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Manet

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Art contemporain XXe :
23/01/15
Introduction :
Qu’est ce que le 1er XIXe a essayé de revisiter ?
-La hiérarchie des genres.
L’esthétique s’est construite sur la hiérarchisation et la distinction. L’architecture, tactile
et concrète, était la base de tout (primitive car tactile). La sculpture opère une distance
par rapport à la peinture. Alors que la peinture elle est l’illusion, la fenêtre ouverte au
monde. Dans la distribution des arts il y a aussi une volonté d’établir un ordre. Une
pyramide des arts du sens où la musique est en haut de la pyramide. La musique et la
poésie trônent sur la hiérarchie des sens  ESPRIT.
Les degrés des arts correspondent à la spiritualité. Le XIXe essaye d’abolir ces catégories
et de les brasser au contraire du XVIIIe.
L’art ce serait tous les médias ensembles // fusionner les arts.
-Le format va avec le sujet
Grand genre=grand format // respect des règles
Peinture d’Histoire
Portrait
Nature morte
Paysage et architecture // art mineur
Avec le romantisme et Turner ont voit les paysages de sensations. Le 1er XIXe a voulu
pervertir les genres en plaçant le paysage en haut des grands genres.
Relativisation des critères. Avant ils étaient objectifs car fixés aux normes grécoromaines idéalisation, beau.
L’art a vocation de transformer en idéalisant. Les normes ont constitués le socle de la
tradition. Le XIXe va philosophiquement pervertir ceci, Kant parle du beau avec le goût
et historicise l’idée du beau.
XIXe est le siècle de l’historicisation et qui va faire entrer le concept d ‘histoire. Le siècle
des grandes fresques historiques (ex : journées du patrimoine, persos historiques,
structures administratives). Introduction de ce concept dans la philosophie : Nietzsche
qui pense l’histoire comme travaillée.
Siècle de l’évolutionnisme : Darwin et du transformisme : Lamarck (=l’espèce évolue
selon son milieu et son environnement technologique).
Le propre de la modernité est le temps vectoriel // introduire une évolution // un futur.
La beauté va devenir une catégorie historique, subjective et évolutive # fixe.
Cette notion apparaît dès 1817 avec Stendal dans Histoire de la peinture en Italie où il
oppose idéal fixe et l’idéal moderne. « Le goût est la capacité à plaire aujourd’hui »
=historisation du goût. « La modernité c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la
moitié de l’art dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable » Charles Baudelaire.
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Ex : La mode vestimentaire est fugitive et transitoire. Présentisme et fascination du
présent singulier. Le critère de l’originalité va devenir le facteur clef de l’art //
immuable. Une sorte d’obsolescence accélérée. Ce critère de nouveauté constante
nourrit tout la fin du XIXe et le XXe.
Ce concept de modernité accélère la fascination pour la valeur de rupture //
anticonformisme.
I°/ Modernité = Conscience critique
L’avant garde= lieu de réforme et de révolution. Courbet croit en la valeur médiatique de
l’art. Proudon= anoblissement et mise en valeur du travail. Courbet montrera des
simples paysans qui travaillent= noblesse // Millet également. Développement des
théories sociales de l’art. L’artiste à l’avant garde de la société. Désir de changement //
volonté d’une nouvelle société. L’artiste n’est plus au service du pouvoir dans la société
# David. Cette notion va se développer dans les néo-impressionnistes. Avant garde de
l’art// avant garde sociale // harmonie de l’art.
Notion de réflexivité : L’artiste va être obsédé par la propriété de son œuvre. Une
peinture serait son propre sujet. L’art pour l’art, la peinture pour se qu’elle est.
L’histoire de la peinture aurait été rivée sur le mensonge de l’illusion// créer un pseudo
réel// trompe l’oeil. L’histoire de cette modernité commence avec Manet pour
déboucher sur une peinture qui est son propre sujet // Boris Denis. Revendication
absolue de l’abstraction. Fin de la tromperie de l’illusionnisme= tradition de l’antiillusionnisme.
Edouard Manet (1832-1883)
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Il orchestre le passage de la tradition vers l’âge moderne et la perversion des critères de
tradition. Il va pervertir la hiérarchie et le trompe l’oeuil. Il va rabattre sur un seul plan
ses tableaux. Pour Clement Grindberg, Manet est l’emblème du début de la modernité
« Le moderne emploi l’art pour attirer l’attention sur l’art ». Le propre de la modernité
sera de surenchérir sur la présence de la touche, le cadrage de la toile, magnifier le plan
de la toile.
I°/ Entre tradition et rupture : le scandale de la modernité
Elève de Thomas Couture (1815-1879), décadence, mais à première vue peinture
classique. // éclectisme= hybride néoclassicisme et romantisme. Manet est né dans
l’hybridation. Il va puiser dans de nombreuses écoles, il est partisan de la couleur et va
piocher partout // perversion du système des écoles : Manet va briser tout cela. Manet
est à la fois un peintre de salon, proche de Gervais, et par ailleurs ami des
impressionnistes. Cependant, il refusera de participer au 1er salon impressionniste.
Manet, Jeune femme en costume d’espada, 1862, huile sur toile,165x127cm, Metropolitan
Museum of Art, New York.
Montage, formes distordues et héritage espagnol marqué //Goya. Le sujet est curieux et
il y a une ambiguïté sur la féminité qui est un peu cachée. Au second plan on voit un
picador dans une taille étrange. Il amalgame les références. Les proportions sont
perverties et la perspective linéaire est confondue et pervertie. Il accélère la perspective
pour rendre l’espace intriguant= placage du décor sur la silhouette.
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Manet, Jeune homme en costume de majo, 1863, 188x125cm, Metropolitan Museum of Art, New
york.
Renversement des parties nobles du tableau. Le visage, partie noble, est presque
déplacé. Les couleurs du costume attirent plus le regard. (Vogue d’intérêt pour l’Espagne
et ses traditions) Tout est rapporté vers l’objet.
Manet, Lola de Valence, 1862, huile sur toile,
123x92cm, Musée d’Orsay, Paris.
Le visage est blafard et arrogant, tout est dans
l’apparat et les habits. « Lola est un bijoux rose et
noir, la peinture ne procède plus que de tâches »
Zola. Les enjeux ont été déplacés : le sujet, le
personnage devient anodin et c’est son apparat
que l’on veut mettre au devant de la scène. Ce
n’est plus qu’un exercice de peinture et
d’expressivité
des
contrastes
plastiques :
contrastes de valeurs (entre le clair et l’obscur). Il
y’a un fond et un jupon sombre avec le haut et les
motifs et les chaussures blanches. Système
d’oppositions chromatiques à zones franches.
 Exercice de valeur plastique// distribution des
couleurs dans l’espace. Le sujet devient
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secondaire, il est surface plane. Manet pervertie l’art du portrait.
L’Olympia et le Déjeuner sur l’herbe sont pionniers de ce modernismes et majeurs au
salon des refusés. Manet s’inscrit dans la tradition.
Manet, Olympia, 1863, huile sur toile, 130x190cm, Musée d’Orsay, Paris.
Olympia est cette vénus réduite à la prostitution. Manet cite Titien (ref). Mais il renverse
ce rapport à la tradition : le nu n’est pas idéalisé, le regard est frontal et coquin. Il serait
« trop peu finit ». Derrière la thématique de la cours vénal, le sujet permet de jouer avec
un contraste plastique  Noir et blanc. « Un tableau pour vous est un simple prétexte à
l’analyse » Zola.
On peut peindre n’importe quoi (réf aux natures mortes des pivoines et des asperges),
car ce qui importe est l’exercice pictural.
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