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SOCIOLOGIE 1ERE ES

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SOCIOLOGIE
Chapitre 16
COMMENT LA SOCIALISATION DE L’ENFANT S’EFFECTUE-T-ELLE ?
La socialisation : processus d’apprentissage de normes, de valeurs et de rôles
qui se déroule tout au long de la vie d’un individu pour vivre en société.
Vidéo : Comment la socialisation de l’enfant s’effectue-t-elle
I.
Qu’est-ce que la socialisation
La socialisation : c’est un processus d’intériorisation de normes et de valeurs
socialement situées.
Les normes sont des règles sociales ,formelles ou informelles, qui régissent les
comportements individuels et collectifs dans une société. Elles sont dites
formelles lorsqu’elles font l’objet d’un règlement ou d’une loi. Elles sont dites
informelles lorsqu’elles renvoient aux habitudes ou aux coutumes. On peut
prendre comme exemple de norme : dire bonjour, ne pas couper la parole, ne
pas tricher, ne pas voler. Les deux premières normes sont des normes plutôt
informelles alors que les deux dernières sont des normes formelles qui peuvent
faire l’objet de règlement ou de loi.
Les valeurs elles, renvoient plutôt à des idéaux ou des principes moraux qui
orientent les actions ou les comportements. On peut prendre comme exemple
de valeur la politesse et l’honnêteté.
On peut remarquer que une valeur peut renvoyer à différentes normes. Par
exemple la politesse peut renvoyer à « dire bonjour » ou « ne pas couper la
parole ». L’honnêteté peut renvoyer aux normes « ne pas tricher » « ne pas
voler ».
La socialisation est un processus socialement différencié dans la mesure où les
individus intériorisent des manières de penser et d’agir qui sont différentes selon
leur position dans la société.
II.
La construction de la personnalité de l’enfant
La personnalité de l’enfant se construit progressivement à travers le processus
de socialisation. En effet dès leur naissance des individus intériorisent des
normes et des valeurs. Il y a donc un processus d’intériorisation et
d’incorporation des normes et des valeurs. Ce processus permet de façonner la
personnalité des individus. L’intériorisation de ces manières de penser et d’agir
fait que les individus ont tendance à considérer leurs actes comme naturels ou
allant de soi. Or à l’origine des comportements il y a le processus de socialisation.
Par exemple le fait de porter des vêtements va de soi. Or dans les faits cela
renvoie à une socialisation particulière.
Les individus peuvent être socialisés de différentes manières.
 L’injonction : C’est lorsque l’on reçoit des ordres.
 L’imitation : c’est quand on imite le comportement de quelqu’un d’autre.
 L’interaction : c’est lorsque l’individu interagir avec son environnement.
Ces trois modalités de la socialisation permettent de construire la personnalité
de l’individu.
III.
L’action des différentes instances de socialisation
Les individus sont socialisées par une multitude d’instances de socialisation qui
leur transmette des normes et des valeurs. Il y a tout d’abord la famille, l’école,
les amis, encore appelés groupes de pairs, et les médias, comme par exemple la
télévision ou la radio Internet etc.
Les instances de socialisation contribuent à la construction de la personnalité
des individus. Cependant il est possible qu’elles aient des effets contradictoires
sur la personnalité des individus lorsqu’elle leurs transmet des normes et des
valeurs contradictoires. Par exemple si un enfant fume dans son groupe de
paire, il est possible que sa famille réprouve ce comportement. Par conséquent
l’individu fait face a un conflit de socialisation qu’il va devoir gérer.
IV.
La socialisation différentielle
La socialisation est différente selon la position que l’on occupe dans la société.
On parle de socialisation différentielle pour désigner le fait que la socialisation
diffère selon le milieu social et selon le genre.
a) La socialisation diffère tout d’abord selon le milieu social
Par exemple on constate que les individus n’ont pas les mêmes pratiques
sportives selon le milieu social auquel ils appartiennent : le golf est un sport
plutôt associé aux classes favorisées tandit que la boxe est un sport plutôt
associé aux classes populaires. Ainsi selon le milieu social auquel ils
appartiennent des individus ne subissent pas le même processus de
socialisation. Ils acquièrent des manières de penser et d’agir qui sont
socialement situé.
b) La socialisation est différente aussi selon le genre
On parle de socialisation générée pour désigner que le fait que les garçons
et les filles sont élevés de manière particulière en respectant certains
stéréotypes véhiculés par la société. Certaines manières d’agir sont plutôt
associés aux filles comme par exemple être sensible, réservée tandis que
d’autres sont plutôt associé aux garçons être courageux etre fort. Certaines
couleurs sont plutôt associés aux filles, par exemple le rose, alors que
d’autres couleurs sont plutôt associés aux garçons, le bleu. On retrouve le la
trace de cette socialisation genrée à travers également les jouets . Certains
sont plutôt associés aux filles, comme par exemple les poupées, la dînette, et
d’autres jouets qui sont plutôt associé aux garçons, comme des soldats, des
guerriers etc. La socialisation genrée repose donc sur des stéréotypes de
genre qui ont tendance à être reproduit de génération en génération,
entretenant des différences et des inégalités entre les hommes et les
femmes.
Il est donc nécessaire de distinguer le sexe du genre. Le sexe renvoie à une
différence biologique entre les individus tandis que le genre renvoie à des
normes et des valeurs spécifiques associés à chaque sexe. La socialisation
genrée aboutit donc à la mise en place de rôle sociaux féminins et masculins.
Rappelons que le rôle social est l’ensemble de comportements attendus d’un
individu en fonction de sa place dans la société. On retrouve ainsi des
comportements différenciés entre les hommes et les femmes, qui ont même
tendance à générer de fortes inégalités. On peut ainsi distinguer que les femmes
consacrent un temps beaucoup plus important que les hommes à effectuer les
tâches domestiques, comme le ménage et les courses. Cela est une des
conséquences de la socialisation genrée.
 Normes : règles de comportement appliquant une valeur. Le non-respect
d’une norme entraine une sanction
 Valeurs : Principe idéal fixé par un groupe, une société pour orienter les
comportements
 Rôles : Comportement attendu lié au statut qu’on a
 Socialisation différentielle : désigne le fait que la socialisation diffère selon le
milieu social et selon le genre.
Chapitre 17 :
DE LA SOCIALISATION DE L’ENFANT A LA SOCIALISATION DE
L’ADULTE : CONTINUITE OU RUPTURE ?
Vidéo De la socialisation de l’enfant à la socialisation de l’adulte : continuité ou rupture ?
Socialisation primaire, socialisation secondaire
La socialisation est un processus qui dure toute long de la vie. Chaque expérience
sociale vécue peut avoir une influence sur l’individu.
On peut dès lors distinguer socialisation primaire et socialisation secondaire.
La socialisation primaire correspond à celle qui a lieu durant l’enfance alors que
la socialisation secondaire commence à l’âge adulte. Les instances principales de
socialisation ne sont pas les mêmes. La socialisation primaire s’appuie
principalement sur la famille et l’école, alors que la socialisation secondaire
s’appuie davantage sur la socialisation professionnelle qui a lieu au travail, et la
socialisation conjugale c’est-à-dire au sein du couple.
Leur influence n’est pas la même. La socialisation primaire a des effets plus
durable puisqu’elle intervient au moment où l’individu est très malléable et il ne
connaît pas d’autres mondes sociaux. A l’inverse la socialisation secondaire à des
effets plus diffus, elle vient s’ajouter à la socialisation déjà présente et les
normes et valeurs ainsi intériorisés, peuvent être plus facilement modifiés.
Socialisation
primaire
Socialistaion
secondaire
Période de la vie
Enfance
Age adulte
Instences principales de
socialisation
Famille école
Travail,
couple
Instences sur l'indentitée
sociale de l'individu
Effets
durables
Effets plus
diffus
Normes et valeurs
acquises
Savoirs de
bases, rôles
sociaux
Rôles sociaux
Les normes et les valeurs de la socialisation primaire correspondent aux savoirs
de base que doivent maîtriser les individus pour vivre en société. Celle transmise
lors de la socialisation secondaire correspond davantage aux rôles sociaux :
C’est-à-dire à l’ensemble des comportements attendus d’un individu en fonction
de sa place dans la société. Par exemple le rôle social de Marie celui de chef
d’entreprise de parents d’élèves etc.
I.
Une continuité entre socialisation primaire et socialisation
secondaire
La plupart du temps la socialisation secondaire s’inscrit dans la continuité de la
socialisation primaire. Cela est tout d’abord due au faite que la socialisation
primaire est particulièrement ancré dans l’individu. Il est intériorisé dès sa
naissance certaines normes et valeurs qu’il sera ensuite difficile de modifier lors
de la socialisation secondaire.
De plus cette continuité est due aux effets de la socialisation primaire :
° Premièrement la socialisation différentielle entraîne souvent l’homogamie :
c’est-à-dire le fait que les individus en couple proviennent statistiquement
souvent du même milieu social, car ils partagent alors les mêmes normes et
valeurs. Par conséquent la socialisation conjugale sera souvent en continuité avec
la socialisation primaire.
° Deuxièmement la socialisation primaire entraîne souvent une reproduction
sociale. Les enfants d’ouvriers deviennent plus facilement ouvriers que les
enfants de cadres et inversement. Par conséquent la socialisation professionnelle
sera souvent en continuité, elle aussi, avec la socialisation primaire.
° Enfin les rôles sociaux des adultes découlent en grande partie de ce qu’ils ont
acquis au cours de leur enfance. Par exemple le faite que les femmes étant adulte,
passe plus de temps que les hommes aux tâches domestiques découle
directement de leur socialisation primaire différenciée. Les normes et valeurs
transmises lors de la socialisation primaire se traduisent alors en rôles sociaux
différenciés à l’âge adulte. Il y a donc bien une continuité.
Pour ces raisons nous pouvons dire que la socialisation secondaire est souvent en
continuité avec la socialisation primaire
II.
Des ruptures entre socialisation primaire et socialisation
secondaire
Cependant la socialisation secondaire, même si elle n’efface jamais totalement
les socialisation primaire, peut faire évoluer l’identité de l’individu.
Ces changements peuvent notamment avoir lieu lors de passages particulier au
cours du cycle de vie.
Par exemple la socialisation professionnelle peut évoluer au fil du temps, du fait
d’une période de chômage, d’un changement de métier, du passage à la retraite
ect. Chacun de ses événements peut modifier les normes et les valeurs de
l’individu. Il peut en être de même concernant la socialisation conjugale, mise en
couple arrivé d’un enfant etc.
Retraite
Changement
de metier
Periode de
chômage
Premier
emploi
Parfois ce changement peut être plus radical du fait de ruptures biographiques =
c’est-à-dire des événements qui perturbe la trajectoire biographique de
l’individu, comme une guerre ou une rencontre particulière.
De plus la socialisation anticipatrice peut entraîner une rupture avec la
socialisation primaire. Il s’agit d’une socialisation opérée par un individu qui
souhaite appartenir à un autre groupe social dont il apprend les normes et les
valeurs en vue d’en faire partie. On peut donner l’exemple d’un soldat qui
manifeste fortement son goût de la discipline, alors que ce n’est pas une valeur
valorisée par son groupe social, car il désire s’élever dans la hiérarchie militaire.
En conclusion la socialisation secondaire peut renforcer le processus a l’œuvre
lors de la socialisation primaire mais également le transformer radicalement. Le
plus le se situe entre ces entre ces deux extrêmes : il s’agit d’une socialisation de
transformation
 Socialisation primaire : correspond à celle qui a lieu durant l’enfance. La
socialisation primaire s’appuie principalement sur la famille et l’école
 Socialisation secondaire : la socialisation secondaire commence à l’âge adulte
la socialisation secondaire s’appuie davantage sur la socialisation
professionnelle qui a lieu au travail, et la socialisation conjugale
 Socialisation anticipatrice : socialisation anticipatrice c’est-à-dire lorsque
l’individu adopte les traits de caractères et les comportements des individus
du groupe qu’il vise.
Chapitre 18 :
COMMENT LES INDIVIDUS S’ASSOCIENT-ILS POUR CONSTITUER DES
GROUPES SOCIAUX ?
1. Qu’est qu’un groupe social ?
Avant de définir ce qu’est un groupe social, nous allons voir ce qu’un groupe
social n’est pas.
Il faut distinguer le groupe social d’autres rassemblements d’individus, comme
les catégories statistiques ou, les agrégats physiques.
Les catégories statistiques regroupent des individus qui partagent des
caractéristiques communes et éventuellement des buts communs mais qui n’ont
pas conscience d’appartenir au même groupe. Par exemple les chômeurs sont
une catégorie statistique.
On parle d’agrégats physiques pour désigner les individus qui n’ont pas
forcément de caractéristiques ni de but commun ni de conscience
d’appartenance mais qui sont quand même rassemblés. L’exemple le plus
emblématique est celui d’une foule. Une foule de personnes à un concert par
exemple, est composé de personnes qui ont des caractéristiques différentes, qui
n’ont pas forcément des but communs dans l’existence, ni de conscience
d’appartenir au même groupe. Un groupe social ne peut donc pas se résumer a
une simple catégorie statistique où a un simple agrégat physique.
Un groupe social est un ensemble d’individus en interaction. (Ces interactions
peuvent prendre différentes formes elles peuvent être directes lorsqu’elles sont
de face-à-face, ou indirectes quand elles sont par une communication à
distance.)
Les individus qui composent un groupe social
- possèdent des caractéristiques sociales communes.
- Partagent des intérêts communs.
- partagent un sentiment d’appartenance au groupe.
Le plus emblématique des groupes sociaux est la famille dans laquelle les
individus partagent des caractéristiques sociales communes, des intérêts
communs et un sentiment d’appartenance.
2. Groupe primaire, groupe secondaire
Il est cependant possible de distinguer différents types de groupes sociaux. Les
sociologues distingue ainsi les groupes primaires et les groupes secondaires. Le
groupe primaire est caractérisé par une forte cohésion, les individus
développent des relations de proximité directes affectives. L’objectif d’un groupe
primaire est d’intégrer et de socialiser avec les individus. Ce sont souvent des
groupes de petite taille. Les exemples les plus courants de groupes sociaux
primaires sont la famille ou encore le groupe des paires (les amis)
Il existe également des groupes secondaires qui sont marqués par un degré de
cohésion plus faible que dans les groupes primaires. Dans les groupes
secondaires les relations sont utilitaires ou légales c’est-à-dire qu’elles sont
définies par la loi. Dans le cadre de ces groupes les individus partagent des
intérêts communs ou cherchent à les défendre. Ce sont souvent des groupes de
grande taille dans lesquelles les individus ne se connaissent pas tous
personnellement. Ces groupes sociaux secondaires peuvent renvoyer au monde
de l’entreprise au monde associatif ou encore à la nation.
GROUPE PRIMAIRE
GROUPE SECONDAIRE
Degrés de cohésion
Fort
Faible
Nature de relation
Relations de proximité,
directes, affectives
Relations utilitaires ou légales
Rôles
Intégrer et socialiser les
individus
Partage / défense des intérêts
communs
Taille des groupes
Petite
Grande
Exemples
Famille, groupe de paires
Entreprise, syndicat, nation
Il est en fin d’usage de distinguer le groupe d’appartenance du groupe de
référence. Certains individus qui appartiennent à un groupe peuvent chercher
pour diverses raisons à intégrer un autre groupe ou en tout cas a s’y référer à
travers leurs comportements. On peut prendre l’exemple d’une personne
appartenant à un milieu ouvrier qui cherche à intégrer un nouveau groupe : le
groupe des cadres ou en tout cas cherche à se référer à travers son
comportement. Le passage du groupe d’appartenance groupe de référence peut
se faire à l’aide d’une socialisation anticipatrice c’est-à-dire lorsque l’individu
adopte les traits de caractère et les comportements des individus du groupe
qu’il vise.
 Groupes primaires : caractérisés par une forte cohésion, les individus
développent des relations fortes affectives. Son objectif est d’intégrer et de
socialiser avec les individus. Ce sont souvent des groupes de petite taille. la
famille ou encore le groupe des paires
 Groupes secondaires : Groupe avec des personnes qui pont des relations
utiles ou légales avec un degré de cohésion faible. Les individus partagent
des intérêts communs ou cherchent à les défendre. Ce sont souvent des
groupes de grande taille dans lesquelles les individus ne se connaissent pas
tous personnellement. ex :monde de l’entreprise au monde associatif ou
encore à la nation.
 Groupe d’appartenance : Groupe auquel on appartient de base
 Groupe de référence : Un groupe auquel on veut se référer
Chapitre 19
COMMENT LES RESAUX SOCIAUX FONCTIONNENT-ILS ?
Dans la sociologie des réseaux sociaux, ce ne sont pas les attributs de l’individu
qui sont étudiés, comme son âge son milieu social ou son sexe, mais les relations
qu’il entretient avec d’autres individus. Il s’agit donc de comprendre en quoi les
actions des individus dépendent de la forme de la structure des relations qu’ils
entretiennent avec les autres ; des relations tout d’abord directes, de face à
face, mais également les contacts de ses contacts et leurs contacts etc. C’est ce
qu’on appelle un réseau social.
I.
Comment un réseau social se structure-t-il ?
Un réseau social correspond à l’ensemble des acteurs sociaux qui ont des
relations directes ou indirectes entre eux. Il ne faut pas les confondre avec les
réseaux sociaux numériques.
Pour étudier ces réseaux sociaux on s’intéresse à leur structure. On représente
souvent cette structure ainsi. Des points représentant des individus, sont reliés
par des arrêtes, représentant leurs liens. Par exemple dans ce premier réseau
l’individu A, a des liens avec tous les autres individus B,C et D. Au contraire dans
ce deuxième réseau il doit passer par C s’il veut être en lien avec F. Les positions
individuelles ne sont donc pas équivalentes dans les réseaux sociaux. C a par
exemple ici pour plus de pouvoir que A.
A
B
C
II.
E
A
B
D
C
F
D
A quoi servent les réseaux sociaux
Tout d’abord les réseaux sociaux développent la sociabilité. La sociabilité =
ensemble des relations qu’un individu entretient avec d’autres.
G
H
On distingue plusieurs types de sociabilité :
o la sociabilité formelle, qui repose sur des relations imposées et réglées dans le
cadre d’organisation ex : la relation entre un collègue et son supérieur.
o la sociabilité informelle, qui concerne des relations choisies et libres ex : entre
des amis.
On distingue également les liens forts des liens faibles selon l’intensité et la
régularité des liens. L’ensemble de ces liens, forts et faibles, constituent un
capital social. Définie par Pierre Bourdieu comme l’ensemble des ressources
actuelles ou potentielles qui sont liés à la possession d’un réseau durable de
relations.
Le volume de capital social d’un l’individu dépend à la fois du nombre d’individus
qu’il peut mobiliser, et des ressources possédées par ces individus. Or les
membres du réseau dépendent étroitement du milieu social de l’individu. Ainsi
des études sur la bourgeoisie montre que ce milieux social organise et entretient
son réseau à travers l’organisation d’événements mondains d’association etc.
Les individus ne sont donc pas égaux en capital social.
Le capital social dépend aussi également de la structure du réseau social. En
effet les liens faibles, notamment professionnels souvent possédés par les
milieux sociaux favorisés, constituent une ressource importante pour le capital
social des individus, tandis que les liens forts ont une utilité sociale moindre.
C’est ce que Marc Granovetter appelle la force des liens faibles. Il montre dans
une étude sur les cadres de Boston que dans la recherche d’emploi, non
seulement le passage par le réseau est la plus efficace des méthodes, mais que
ce sont bien des liens faibles, les conaissances éloignés, qui sont plus efficaces
que les liens forts. En effet dans un réseau de liens forts les individus sont
souvent semblable et partagent la même information. Au contraire les liens
faibles permettre à l’individu d’avoir accès à d’autres sous réseaux.
Cependant Michel Forsé note que dans les milieux sociaux favorisés ce sont
principalement les liens forts qui peuvent être utiles, les liens faibles étant
insuffisants.
Chapitre 20
COMMENT LE CONTROLE SOCIAL S’EXERCE-T-IL ?
I.
Le contrôle social
Nous avons pu voir précédemment que la socialisation consiste à l’intériorisation
de normes et de valeurs qui guide nos actions et on est qui nous permettent de
nous intégrer dans la société. La société peut sanctionner négativement les
individus qui ne respecte pas ses normes et à l’inverse encourager le respect de
ces dernières. C’est ce que l’on appelle le contrôle social le contrôle social et
l’ensemble des moyens dont dispose une société ou une collectivité pour amener
ses membres à adopter des conduites conformes aux règles prescrites au modèle
établi. Ce qui permet d’assurer le maintien de la cohésion sociale. Les normes et
les valeurs sont respectées par ce qu’il existe des sanctions mais aussi parce
qu’elles sont intériorisées par les individus.
C’est intériorisation c’est effectue lors de la socialisation. On parle alors de
contrôle social interne. C’est-à-dire que les normes et les valeurs qui ont été
apprises est intériorisé par les individus. Le contrôle social est dit externe lorsqu’il
est assortie de sanctions positives ou négatives.
Le contrôle social externe peut prendre deux formes. Il existe tout d’abord le
contrôle social formel, qui est un processus par lequel des groupes sociaux et des
institutions spécifiques, comme la justice la police ou encore l’église, régule les
activités sociales afin d’ assurer le maintien des règles et de prévenir les
comportements déviants. Les sanctions prises peuvent être de nature diverses.
On peut y avoir des sanctions morales comme la réprobation le blâme les
sanctions religieuses ou encore des sanctions juridiques. Ces sanctions peuvent
être positive lorsqu’elle cherche à encourager un certain type de comportement,
où elles peuvent être négatives, quand elle se quand elle cherche à décourager
certains types de comportement.
Le contrôle social a également un aspect informelle, on parle de contrôle social
informel lorsque le contrôle social s’exerce de manière continue au cours des
interactions sociales de la vie quotidienne, et un caractère non institutionnel. Cela
signifie que chaque individu va contribuer consciemment ou inconsciemment, à
réguler le comportement des autres. Là encore on retrouve des sanctions
positives, lors ce que l’on cherche à prouver le comportement d’un individu, ou
des sanctions négatives lorsqu’on cherche à retrouver le comportement d’un
individu.
La stigmatisation et l’ensemble des procédés qui reviennent à disqualifier Les
individus ou des catégories des individus. Elle a tendance à réduire l’identité
sociale d’un individu à une caractéristique dévaloriser comme la couleur de peau
lors du cap la religion ou encore la sexualité. Le contrôle social peut en
stigmatisant les individus, amplifier le fait qu’il ne se conforme pas aux normes.
Grande deux évolution des formes de contrôle social
Dans les sociétés traditionnelles le lien social est personnalisé, c’est-à-dire que les
individus vont être contrôlé par le groupe. Le contrôle social va donc s’exercer
essentiellement par les proches c’est-à-dire le voisinage, ou encore la famille. Le
contrôle social est alors surtout informel puisque les institutions ne vont avoir
qu’un rôle secondaire.
Inversement dans les sociétés contemporaines le lien social s’individualise et le
contrôle social qui est exercée par les proches va perdre de l’importance. Donc
on va avoir un maintien du contrôle social informel mais ce contrôle social
informel va être complété par le contrôle d’autres institutions comme la police
ou encore la justice. Et on voit donc qu’il existe une montée en puissance du
contrôle social formel : c’est-à-dire que le contrôle social est de plus en plus
assuré par des institutions spécialisées comme la police ou la justice. Cela ne
signifie pas pourtant que le contrôle social informel disparaît.
III.
Le contrôle social à l’heure des nouvelles technologies
Quel impact des nouvelles technologies sur le contrôle social ? On note
aujourd’hui un développement des technologies de surveillance telles que les
caméras de télésurveillance ou encore les radars automatiques. Le contrôle social
s’appuie de plus en plus sur la technologie. L’Objectif affiché est de prévenir la
délinquance et les délits plutôt que de seulement les sanctionner. L’objectif est
que les individus parviennent à une forme d’auto régulation.
Cependant il y a un danger. En effet les nouvelles technologies permettent aussi
de suivre les individus dans le temps et dans l’espace et de mémoriser ce qui les
concerne à travers des fichiers d’ordinateur des cartes de crédit et les connexions
Internet. Ainsi d’une certaine manière chaque individu participe à sa propre
surveillance, à travers l’usage des nouvelles technologies telles que les montres
connectés les ordinateurs ou encore les smartphones. On voit donc que les
individus peuvent bénéficier d’une plus grande sécurité à travers le
développement des nouvelles technologies. Mais qu’il y’a un problème qui est
posé qui est celui de l’utilisation des données qui sont récoltés par par la
surveillance. Quel usage peut être fait de ses données, quels sont les risques pour
les individus en fonction de leur appartenance politique ou alors appartenance à
une minorité stigmatiser. On voit qu’à travers cette question de surveillance par
les nouvelles technologies on se pose un risque de remise en question du lien
social, à travers un climat de suspicion généralisé.
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