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Lycée technique Mohammedia
Année scolaire : 2011-2012
Cours des sciences de l’ingénieur
Chaine d’énergie
Module A.D.C.
Nom et prénom : …………………………….
Classe : 2STE…
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L.Technique
Classe : 2 STE
CHAINE D’ENERGIE : UNITE A.D.C.
I. Présentation
Pour agir sur la matière d'œuvre, un système automatisé a besoin d’énergie, qui subira de nombreux traitements
pour être adaptés à la nature de l'action sur la matière d'œuvre.
L’unité ADC traite donc de ces aspects qui peuvent être modélisés par les fonctions génériques qui s'appliquent
sur la plupart des systèmes ; il s'agit des fonctions :
 Alimenter ;
 Distribuer ;
 Convertir;
Informations
CHAÎNE D’INFORMATION
Grandeurs
physiques,
consignes
Traiter
Acquérir
Communiquer
Messages
MO
Ordres
Alimenter
Distribuer
Convertir
Transmettre
Agir
Unité ADC
CHAÎNE D’ENERGIE
-
Système triphasé
Postes de transformation
Transformateurs
Protection des biens et des
personnes
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
- Convertisseurs statiques :


Redresseurs
Onduleur monophasé
 Gradateur
- Variateurs industriels pour
- Moteur asynchrone
- Distributeur proportionnel
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- Machine synchrone
- Moteur asynchrone
- Moteur pas à pas
- Vérins
MO+VA
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION ALIMENTER : SYSTEME TRIPHASE
Réseau triphasé équilibré
Définition
Un système triphasé est un réseau à trois grandeurs (tensions ou courants) sinusoïdales de même fréquence et déphasées,
les unes par rapport aux autres, d’un angle de 120°. Le système est équilibré si les grandeurs sinusoïdales sont de même
valeur efficace. Il est direct si les phases sont ordonnées dans le sens trigonométrique et inverse dans l'autre cas.
Tensions délivrées
Représentation temporelle de ces tensions
1
V1
2
U12
V2
3
U31
U23
V3
N
Tensions simples
Ce sont les d.d.p entre les divers conducteurs de phase et de point neutre (réel ou fictif) : v1, v2, v3.
Ecriture complexe (polaire)
Ecriture temporelle
v1(t) = V √2 sin (ωt)
v2(t) = V √2 sin (ωt-2π/3)
v3(t) = V √2 sin (ωt- 4π/3)
Tensions composées
V1 = [ V , 0°]
V2 = [V , -120°]
V3 = [V, -240°]
Ce sont les d.d.p entre les conducteurs des phases consécutives: U12, U23, U31. Voici le détail du calcul pour la tension U12 :
U12 =V1 -V 2 = [ V√3, + π/6 ].
En effectuant les mêmes opérations pour les autres tensions
Ecriture complexe (polaire)
Ecriture temporelle
U12 =V1-V2 = [V√3, + 30°]
U23 =V2-V3 = [V√3, - 90°]
U31 =V3-V1 = [V√3, + 150°]
u12 (t) = V√3√2 sin (ωt+ π/6)
u23 (t) = V√3√2 sin (ωt- π/2)
u31 (t) = V√3√2 sin (ωt- 7π/6)
Représentation vectorielle de Fresnel des tensions
A partir des expressions définies précédemment, il est possible de représenter les différentes tensions. La
représentation vectorielle de Fresnel des tensions :
U12
V3
U31
V1
U
Origine des
phases
-2/3
V2
V
Triangle des tensions
U23
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120°
30°
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Classe : 2 STE
FONCTION ALIMENTER : SYSTEME TRIPHASE
Remarque : On voit ainsi apparaître un nouveau système de tensions triphasées : u12, u23, u31.
La relation qui existe entre l'amplitude V et U se calcule facilement à partir du triangle des tensions :
2.V.cos(/6) = U c'est à dire : U= 3 .V
Ainsi, un système triphasé à basse tension sur le réseau est intitulé : 220V/380V, 220V représentant la tension simple
efficace et 380V la tension composée efficace.
Récepteurs triphasés équilibrés
Définitions
Récepteurs triphasés : ce sont des récepteurs constitués de
trois éléments identiques, d’impédance Z.
Equilibré : car les trois éléments sont identiques.
Courants par phase : c’est le courant qui traverse les éléments
Z du récepteur triphasés. Symbole : J
Courants en ligne : c’est le courant dans les fils du réseau
triphasé. Symbole : I
Le réseau et le récepteur peuvent se relier de deux façons
différentes : en étoile ou en triangle.
Récepteur j1
Z
j2
Z
j3
Z
Réseau i1
1
2
i2
3
i3
N
Couplage étoile
Montage
1
2
3
N
i1
Z
i2
Z
i3
j1
v2
v1
j2
Z
v1
i1
j3
v2
v3
v3
i2
Même branchement représenté de deux façons
différentes. Le premier schéma explique le terme
«étoile».
i3
Comme il s’agit des mêmes impédances, de ce fait
i1 + i2 + i3 = 0, donc iN = 0.
Le courant dans le fil neutre est nul. Le fil neutre n’est
donc pas nécessaire.
Pour un système triphasé équilibré, le fil neutre ne sert à
rien.
1
2
3
i1
Z
i2
Z
i3
Z
v1
v2
v3
j1
j2
j3
Fil neutre est
supprimé
N
Relations entre les courants
On constate sur les schémas précédents que les courants en ligne sont égaux aux courants par phase.
i1 = j1 ; i2 = j2 ; i3 = j3
De plus la charge et le réseau sont équilibrés, donc : I1 = I2 = I3 = I = J
On retiendra pour le couplage étoile : I = J
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Classe : 2 STE
FONCTION ALIMENTER : SYSTEME TRIPHASE
Couplage triangle
Montage
1
2
3
i1
i2
i3
j1
u12
j2
Z
2
j3
Comme il s’agit des mêmes impédances, i1 + i2 + i3 = 0
et j1 + j2 + j3 = 0
Ici en aucun cas le fil neutre n’est nécessaire.
Relations entre les courants
D’après les schémas du montage triangle :
i1 = j1- j3 => I1 = J1 - J3
i2 = j2- j1 => I2 = J2 - J1
i3 = j3- j2 => I3 = J3 - J
j1
u12
Z
Z
u23
i1
1
i2
j2
u31
u23
j3
i3
3
Le système triphasé est équilibré : I1 = I2 = I3 = I
et J1 = J2 = J3 = J.
Pour le couplage triangle, la relation entre I et J est la même que la
relation entre V et U.
Pour le couplage triangle :
I = √3 J
Réseau triphasé déséquilibré
Un récepteur est non équilibré s’il est constitué de trois impédances différentes Z1, Z2 et Z3, couplées en étoile ou
en triangle.
Couplage étoile avec neutre
On détermine la somme des trois courants en ligne, c'est à dire le
courant dans le neutre, dans la charge étoile déséquilibrée :
IN = I1 + I2 + I 3 =
V1
V2
V3
+
+
Z1
Z2
Z3
1
2
3
Cette somme n'est plus nécessairement nulle : Un courant circule
dans le conducteur de neutre.
IN ≠ 0
N
i1
Z1
i2
Z2
i3
Z3
v1
v2
v3
iN
Couplage triangle
On détermine les courants I1, I2 et I3 à partir des courants J1, J2 et J3 calculés par :
i1 = j1- j3 => I1 = J1 - J3
i2 = j2- j1 => I2 = J2 - J1
i3 = j3- j2 => I3 = J3 - J2
La relation I =√3 J n’est plus valable car le système est déséquilibré.
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FONCTION ALIMENTER : SYSTEME TRIPHASE
Puissances en triphasé
Théorème de Boucherot (rappel)
Les puissances active et réactive absorbées par un groupement de dipôles sont respectivement égales à la somme des
puissances actives et réactives absorbées par chaque élément du groupement.
Remarque : Ce théorème ne s'applique pas aux puissances apparentes, que l'on ne peut cumuler (la puissance apparente
est une somme complexe, de composantes pas nécessairement en phase).
Charge triphasée déséquilibrée (ou quelconque)
Donc d’après ce théorème, la puissance active absorbée par le récepteur est la somme des puissances véhiculées
par chaque phase : P = P1 + P2 + P3
En cas de charge déséquilibrée, tensions et courants sont déphasées de φ1, φ2 ou φ3 suivant les phases.
La puissance active est:
P = V1I1 cos φ1 + V2I2 cos φ2 + V3I3 cos φ3
Et la puissance réactive s'écrit alors :
Q = V1I1 sin φ1 + V2I2 sin φ2 + V3I3 sin φ3
Charge triphasée équilibrée
Si la charge est équilibrée, les trois impédances sont
identiques, donc :
φ1 = φ2 = φ3 = φ ;
En résumé, la puissance peut toujours être exprimée de la
même manière avec les grandeurs en tête de réseau, tension
composée U et courant en ligne I et ceci quelque soit le type
de montage.
V1 = V2 = V3 = V et
I1 = I2 = I3 = I.
La puissance active a pour expression : P = 3VI cos φ
La puissance réactive est :
Q = 3VI sin φ.
La puissance apparente se déduit de la relation :
S = √P2 +Q2 = 3VI
P = √3UI cos φ
Q = √3UI sin φ
S = √3UI
Mesure de puissance en triphasé
Circuit équilibré
Il suffit de mesurer la puissance consommée par une phase et de
multiplier par trois.
Un seul Wattmètre est nécessaire.
P=3.P1N
1
2
3
N
W
Circuit déséquilibré
Il faut mesurer les puissances consommées par les trois phases et
additionner.
Trois wattmètres sont nécessaires.
P = P1N + P2N + P3N
1
W1
2
W2
3
W3
N
Méthode des deux Wattmètres
Le montage des deux wattmètres que le système soit équilibré ou
non.
(La seule condition est qu’il n’y ait pas de fil neutre).
P = P13+ P23
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1
W1
2
W2
3
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Classe : 2 STE
FONCTION ALIMENTER : SYSTEME TRIPHASE
Méthode des deux Wattmètres en régime équilibré
Les indications des wattmètres donnent :
P13 = U13 I1 cos ( I1 , U13 ) = U I cos (φ-π/6 )
P23 = U23 I2 cos ( I2 , U23 ) = U I cos (φ+π/6 )
V3
On peut vérifier directement que:
P13 + P23 = UI[cos (φ - π/6 ) + cos (φ + π/6 ) ]
= UI[ 2.cosφ.cos π/6 ]
= √3 UI cos φ
P13 + P23 = P
P13 - P23 = UI[cos (φ - π/6 ) - cos (φ + π/6 ) ]
= UI[ 2.sinφ.sin π/6 ]
= UI sin φ
P13 - P23 = Q/√3
Donc Q = √3 (P13 - P23)
φ
I2
V1
I1
φ-π/6
φ
φ+π/6
U13
V2
U23
En régime équilibré, la méthode des deux wattmètres fournit donc des renseignements précis sur le système
étudié :
P = P13 + P23
Q = √3 (P13 - P23)
où P13 et P23 sont algébriques
tg φ = Q/P
P13 et P23 considérées séparément n’ont toujours aucun rapport avec la puissance dissipée dans une phase, mais on
peut tout de même tirer quelques renseignements dans certains cas particulier :
P13= P23 ↔ φ = 0
→ cos φ = 1
P13 < 0
si φ < -π/3
P13= 0
↔ φ = -π/3 → cos φ = 0,5
P23 < 0
si φ > +π/3
P23= 0
↔ φ = +π/3 → cos φ = 0,5
Amélioration du facteur de puissance " cos φ "
Pourquoi améliorer le facteur de puissance
Une trop grande consommation d'énergie réactive (facteur de puissance faible) pour une installation électrique va
augmenter considérablement ses courants en ligne bien que sa puissance active n'est pas changée.
Pour limiter les courants en ligne et donc l'énergie réactive absorbée par l'installation, on doit donc installer des batteries de
condensateurs sources d'énergie réactive en parallèle sur notre installation.
On appelle cette technique " Compensation de l'énergie réactive ".
Cette compensation permet d'améliorer le facteur de puissance (cos ).
Calcul de la capacité des condensateurs de compensation
Couplage des condensateurs en triangle
cos φ’
Tension aux bornes d’un condensateur : U
Puissance réactive absorbée par un condensateur : QC1 = - CωU2
(signe – signifie que le condensateur fournit de la puissance réactive)
Puissance réactive absorbée par les trois condensateurs :
L2
L3
cos φ
C
Batterie de
condensateurs
QC = 3QC1 = -3CωU2
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Récepteur
triphasé
équilibré
L1
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Classe : 2 STE
FONCTION ALIMENTER : SYSTEME TRIPHASE
Détermination de la capacité
Puissance active
Puissance réactive
Facteur de puissance
P
Q = P.tg φ
Charge seule
Batterie
0
QC = -3CωU2
condensateurs
Charge +
P
Q ' = Q +QC = P.tg φ’
condensateurs
On en déduit la capacité du condensateur de la manière suivante:
QC = -3CωU2 = Q’- Q
-3CωU2 = P.tg φ' - P.tg φ
Finalement : C =
On a cos φ
0
On veut cos φ’
P (tg φ - tg φ’)
3ωU2
Couplage des condensateurs en étoile
En utilisant le même raisonnement que précédemment, on montre que la capacité du condensateur est donnée par
la relation :
P (tg φ - tg φ’)
P (tg φ - tg φ’)
=
C=
2
ωU2
3ωV
Le couplage en étoile est donc moins intéressant puisque la capacité des condensateurs nécessaires est trois fois
plus grande que pour le couplage en triangle.
Plus la capacité est grande, plus le condensateur est volumineux et onéreux.
Applications
EX1 :Etude d’une installation triphasée
L’atelier d’un artisan comporte :
 Un moteur asynchrone triphasé dont les caractéristiques sont les suivantes :
Puissance utile : Pu = 6,0 kW Rendement :  = 92 % cos M = 0,75
Le moteur est composé de 3 enroulements couplés en étoile.
 Une perceuse équipée d’un moteur triphasé qui absorbe la puissance électrique Pa = 4,0 KW avec un facteur de
puissance cos P = 0,80.
 Un radiateur électrique triphasé composé de 3 résistances identiques.
Les caractéristiques d’une résistance sont : 400 V - 90 .
Cet artisan dispose du réseau triphasé : 230/400 V - 50 Hz.
1) Etude du radiateur électrique.
1.1) Comment peut-on coupler les trois résistances du radiateur sur le réseau (justifier votre réponse) ?
Choisir le couplage du radiateur.
1.2) Calculer la valeur efficace Ir des courants circulant dans chaque résistance.
1.3) Calculer les grandeurs suivantes pour ce radiateur :
a) la puissance active Pr ;
b) la puissance réactive Qr.
2) Etude du moteur asynchrone.
2.1) Représenter le couplage des enroulements du moteur
2.2) Calculer les grandeurs suivantes pour ce moteur :
a) la puissance active Pm ;
b) la valeur efficace des courants en ligne Im ;
c) la puissance réactive Qm.
d) la puissance apparente Sm.
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FONCTION ALIMENTER : SYSTEME TRIPHASE
Classe : 2 STE
3) Etude de l’ensemble moteur, perceuse et radiateur
3.1) Calculer les grandeurs suivantes pour l’ensemble moteur, perceuse et radiateur :
a) la puissance active P ;
b) la puissance réactive Q ;
c) la puissance apparente S ;
d) la valeur efficace I des courants en ligne ;
e) le facteur de puissance cos .
4) Relèvement du facteur de puissance.
4.1) Calculer la valeur de la capacité C des trois condensateurs à placer en triangle telle que le facteur de puissance de
l’installation moteur, perceuse, radiateur et condensateurs soit égal à cos’ = 0,98.
4.2) Calculer alors la nouvelle valeur efficace I’ des courants de ligne de la nouvelle installation.
EX2 :
Trois récepteurs identiques ont des impédances de même module Z.
Ils sont couplés en triangle sur un réseau triphasé220/380 V, 50 Hz. La puissance est mesurée par la méthode des
deux wattmètres : P12 = 868W
et
P23 = -132W
1. Calculer les puissances active et réactive.
2. Calculer l'intensité efficace du courant dans un fil de ligne.
3. Calculer Z.
Les trois récepteurs Sont maintenant associés en étoile.
4. Calculer l’intensité efficace d’un courant en ligne.
5. Calculer les puissances active et réactive et comparer aux valeurs du 1. Le résultat était-il prévisible?
EX3 :
Un récepteur triphasé est formé de trois bobines
identiques. Chaque bobine est représentée par
une inductance
L = 0,10 H en série avec une résistance
R = 40 Ω.
Les trois éléments sont alimentés par un réseau
triphasé équilibré 220/380 V ; 50 Hz. Le schéma
est donné ci-dessous
1.
1.2.
1.3.
2.
3.
4.
5.
5.1.
5.2.
5.3.
5.4.
6.
6.1.
6.2.
Quel est le couplage des bobines.
Déterminer l’intensité du courant traversant le fil neutre.
Déterminer la valeur efficace de la tension aux bornes d’une des trois bobines.
Calculer l’impédance Z d’une bobine.
Calculer l’intensité du courant I1.
Calculer le déphasage de l’intensité i1 par rapport à la tension v1.
La puissance indiquée par le wattmètre est de 750 W. On prend pour valeur efficace de l’intensité traversant une
bobine I = 4,32 A et un déphasage de 38°. Calculer en précisant les formules, pour le récepteur triphasé :
le facteur de puissance
la puissance apparente
la puissance active
la puissance réactive
On veut relever le facteur de puissance du système à 0,95. Pour cela, on couple en triangle trois condensateurs
identiques C.
Déterminer la valeur efficace de la tension appliquée aux bornes d’un condensateur.
Calculer la capacité d’un condensateur.
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FONCTION ALIMENTER : RESEAU NATIONAL
Classe : 2 STE
Pour être acheminée depuis les centrales de production vers les consommateurs, l’électricité emprunte des
chemins successifs qui sont « comparables au réseau routier. »
Les différentes étapes de l’alimentation électrique sont :
 La production.
 Le réseau de grand transport.
 Le réseau de répartition.
 Les réseaux de distribution.
RESEAU NATIONAL
Différentes tensions
Les générateurs des centrales électriques fournissent généralement une tension comprise entre 5 et 20 KV.
Cette tension est élevée à une valeur de 400 KV afin d’être transportée vers les centrales de répartition
(dispatching) puis vers les lieux d’utilisation par les réseaux de transport et de distribution de l’énergie
électrique.
Ancienne dénomination
Nouvelle dénomination
Type de ligne
Très Haute
Tension (THT)
Tension alternative
400KV ou 225KV
Domaine
Haute Tension B
(HTB)
Tension alternative
>50 000V
Haute Tension
(HT)
90KV ou 63KV
Haute Tension A
(HTA)
1KV <U< 50KV
Moyenne
Tension (MT)
30KV, 20KV ou
15KV
Basse Tension B
(BTB)
500V<U<1000V
Basse Tension
(BT)
400V, 230V
Basse Tension A
(BTA)
50V<U<500V
Usage
Transport d’énergie électrique à
longue distance et international
Transport d’énergie électrique
distant, industries lourdes, transport
ferroviaire
Transport et distribution d’énergie
électrique en local : industries, PME,
services, commerces
Distribution d’énergie électrique :
ménages, artisans
Réseau national
Le réseau national possède deux types de ligne :
 Les lignes de transport : tension supérieure à 20 KV
 Les lignes de distribution : tension inférieure à 20 KV
Il est organisé en trois niveaux :
Réseau de grand transport et d’interconnexion
Son rôle est de transporter l’électricité des principaux centres de production jusqu’aux zones de consommation. Il
permet aussi les échanges d’énergie avec les pays voisins. Pour assurer les transits sur de telles distances, la Très
Haute Tension (THT) est nécessaire afin de minimiser les pertes.
Réseau de répartition
A proximité des zones de consommation des postes de transformation abaissent la tension. Ce sont les points de
départ du réseau de répartition qui achemine un courant à Haute Tension (HT) vers les centres distributeurs et les
grands clients industriels. Il assure le transport régional et la répartition proprement dite
Réseau de distribution
C’est au réseau de distribution qui amène l’électricité au client final (petites et moyenne industries, tertiaire,
particuliers) en moyenne tension (MT) puis en basse tension (BT).
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FONCTION ALIMENTER : RESEAU NATIONAL
Classe : 2 STE
Schéma général de la production, du transport et de la distribution
PRODUCTION
TRANSPORT
DISTRIBUTION
Centrale
hydraulique
Sidérurgie
ONCF
Mines
400 kV
Poste d'interconnexion
Centrale
thermique
Livraison en
HTA (20 kV)
20 kV
Centrale
nucléaire
HTB / HTA
Transformateur 400 kV / 225 kV
400 kV
Transformation
HTA/BT
Réseau BT 230 / 400 V
Transport en haute tension
Le réseau électrique national s'étend sur des milliers de kilomètres de lignes électriques. Ces lignes sont constituées de
câbles métalliques très longs qui sont des conducteurs électriques imparfaits. Ainsi, lorsque des courants électriques de
forte intensité traversent ces câbles, une partie de l'énergie transportée est transformée en chaleur par effet joule et donc
perdue. Afin de limiter ces pertes d'énergie, il est nécessaire de diminuer l'intensité du courant donc d'augmenter la tension
aux bornes de la ligne
L’énergie produite par les différents sites de production doit être acheminée sur tout le territoire. Cet acheminement est
réalisé par des lignes aériennes ou souterraines.
Lignes aériennes
A haute et très haute tension, les lignes de transport sont aériennes dans leur grande
majorité. Elles sont constituées de conducteurs nus en alliage d’aluminium et de
supports (pylônes). Leur diamètre augmente avec la puissance à transporter.
Elles sont composées de câbles; elles transportent essentiellement du courant alternatif
triphasé. On regroupe en général deux circuits sur une seule ligne
Tension KV
225
400
Distance entre phases (m)
6
10
Distance du sol (m)
11
13
Lignes Souterraines
Les liaisons souterraines nécessitent des câbles de fabrication plus complexe. Ils sont constitués d’une partie conductrice
centrale en cuivre ou en aluminium, l’âme du câble, entourée d’une gaine isolante en matière synthétique.
En MT, ces câbles sont enterrés dans de simples tranchées. En HT et THT, c’est un peu plus compliqué. Toutefois le
recours aux liaisons souterraines entraîne un coût d’investissement qui est 3 à 5 fois supérieur à l’aérien en HT et 5 à 7 fois
en THT.
Mouvements d’énergie
Il faut qu'à chaque instant la puissance demandée par les abonnés soit égale à la puissance fournie par ONE. Il faut aussi à
chaque instant que l'énergie livrée soit :
 à une fréquence fixe,
 à une tension fixe,
 à une puissance variable
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION ALIMENTER : RESEAU NATIONAL
Variation de la demande d'énergie
Au cours d’une journée de 24 heures, la consommation d’électricité suit l’activité du pays. Elle varie également
en fonction des jours de la semaine et des saisons
Centres de répartition (Dispatching national)
C'est là que des opérateurs spécialisés surveillent et
pilotent le réseau électrique, 24 heures sur 24. Pour
cela, ils sont à l'écoute du réseau afin d'ajuster les
offres de production aux demandes de consommation.
Postes d’interconnexion
Fonction
Structure
S3
S2
Ils assurent la liaison entre les centrales de production
d'énergie électrique et le réseau de transport et
d'interconnexion.
Des transformateurs de puissance permettent des
échanges d'énergie entre réseaux et différentes tensions.
Tp : Transformateur de potentiel.
S1 : Sectionneur de ligne.
Tc : Transformateur de courant.
D1 : Disjoncteur.
S2-S3 : Sectionneurs de liaison avec les 2 jeux de barres.
Arrivée1 : 400KV
S1
Tc
D1








Tp
Arrivée2 : 400KV
Tc

Tp
Départ : 225KV
T1
225/400KV
Départ : 150KV
T2
150/400KV
2 jeux de barres
Réseau de distribution d’énergie MT/BT
A partir de postes sources alimentés par le réseau de transport, O.N.E distribue l'énergie en moyenne tension
(HTA) 20 kV, mais il existe encore des réseaux en 5, 10, 15 kV ou en 24 ou 30 kV.
On distingue deux types de réseaux moyenne tension :
 réseau aérien surtout en zone rurale
 réseau souterrain en zone urbaine
Réseau en zone rurale
Ce sont essentiellement des lignes aériennes assez longues, assurant une distribution avec une faible puissance à
des utilisateurs très dispersés.
Réseau en zone urbaine
I1 s'agit surtout de câbles souterrains, qui ne sont pas influencés par les intempéries (orage par exemple). La
puissance installée est beaucoup plus importante par unité de surface.
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L.Technique
FONCTION ALIMENTER : RESEAU NATIONAL
Classe : 2 STE
Structure des réseaux de distribution
Alimentation en antenne
À partir d'un poste-source alimenté par
le réseau de transport d'énergie, une
artère principale du 20 kV dessert des
postes de transformation 20kV/400V
disposés en multiples dérivations
comme une grappe. Cette structure est
utilisée pour l’alimentation des usagers
en milieu rural par ligne aérienne.
Avantage : simple à mettre en place et
économique
Inconvénient : lorsqu’un défaut
intervient sur la ligne de distribution,
les postes de distribution placés en aval
ne sont plus alimentés
Alimentation en coupure d’artère
Tous les postes HTA/BT sont branchés en
dérivation sur une boucle ouverte en un
point dit point de coupure, proche du
milieu de la boucle. Tous les appareils de
coupure de l’artère sont fermés, sauf un.
Avantage : bonne continuité de service
Inconvénient : solution coûteuse
Alimentation en double
dérivation
Chaque poste est alimenté par deux
câbles avec permutation
automatique en cas de manque de
tension sur l'une des deux arrivées,
ce qui permet d'assurer une grande
continuité de l'alimentation.
Cette disposition est surtout utilisée
en souterrain et dans les grandes
villes.
Avantage : bonne continuité de
service
Inconvénient : solution très
coûteuse.
Poste de transformation HTA/BT (poste de livraison)
Un poste de transformation reçoit l’énergie en 20 KV et la transforme en 400 V, la puissance du transformateur est fonction
du nombre d’abonné et de la puissance demandée individuellement.
En fonction des besoins en énergie de l’utilisateur, la puissance installée chez le client varie de 3 à 36 KVA pour le
domestique et de 36 à 250 KVA pour les professionnels.
Conception générale d’un poste de transformation
Le poste de livraison comporte essentiellement de l'appareillage et un ou plusieurs transformateurs afin d'assurer les
fonctions suivantes :
 dérivation du courant sur le réseau;
 protection du transformateur coté HT;
 transformation HT/BT;
 protection du transformateur coté BT;
 comptage d'énergie
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Différents types de postes de livraison
Poste sur poteau
Le transformateur et
l’appareillage sont fixes sur le
poteau, l'alimentation est
aérienne, le départ s'effectue en
aérien ou en souterrain.
Protection : Cote haute tension,
protection contre la foudre par
éclateur. Cote basse tension, un
disjoncteur protège le
transformateur contre les
surintensités.
Poste préfabriqué
Postes d’intérieur
Ces postes peuvent être soit en bas de
poteau soit sur une plate-forme
extérieure. Le raccordement s'effectue
par câble soit au réseau aérien, soit au
réseau souterrain.
Le tableau BT comporte un interrupteur
avec fusibles ou un disjoncteur avec
coupure visible.
La puissance du transformateur est
comprise entre 100 KVA et 1000 KVA.
L'installation d'un poste de livraison en
intérieur se justifie lorsqu'on doit protéger
l'appareillage HT et BT du poste contre les
fortes variations de température, ou dans le
cas de puissances importantes.
On distingue les postes dont l'appareillage
HT est sous enveloppe métallique (cellules),
des postes équipés d'appareillage HT sans
enveloppe; ces derniers sont pratiquement
remplacés par des postes avec cellules
préfabriquées métalliques ; ils présentent
l'avantage d'une meilleure sécurité, et d'une
mise en place rapide.
Exemple : Poste avec cellules préfabriquées métalliques
Cellules préfabriquées métalliques
Ces cellules sont juxtaposées à la demande et permettent de réaliser n'importe quelle disposition de poste de
livraison. Chaque fabriquant propose son jeu de cellules préfabriquées.
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3 cellules
4 cellules
3 cellules
Mesure et comptage
Mesures électriques sur les réseaux
Les données en provenance des capteurs placés sur le réseau sont traitées par l’unité de protection et de contrôle
qui commande les actionneurs sur le réseau.
Capteur de courant (TC)
Capteur de Tension (TP)
Ce sont des transformateurs de courant. Ils permettent :
 d'adapter le courant à mesurer aux appareils de
mesure.
 d'isoler le circuit de puissance du circuit de mesure
Caractéristiques :
Courant primaire : 10, 15, …, 500 A
Courant secondaire : 1 à 5 A
Ce sont des transformateurs de tension et permettent:
 d'adapter la tension aux calibres des appareils de
mesures
 isoler le circuit de puissance des circuits de
mesures
Caractéristiques :
Tension primaire : 3.5, 10, 20, 30 kV (H.T.A.)
Tension secondaire : 100, 110 V (B.T.)
Exploitation des mesures
Les valeurs d'intensité et de tension à la sortie des transformateurs (TC et TP) sont l'image exacte des valeurs du
réseau H.T.A.. Ces images sont exploitées pour le comptage de l'énergie, les mesures de déphasages, de
puissance, de courant, de tension. Elles sont aussi exploitées pour la protection des personnes et des biens.
Comptage
Compteur monophasé - principe de fonctionnement
Les compteurs d'énergie fonctionnent
sur le principe des moteurs
d'induction, et comportent des
enroulements parcourus par
l'intensité I et par la tension U.
Le nombre de tours d'un disque est
proportionnel à l'énergie consommée
dans le circuit.
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Branchement d'un compteur triphasé
L'énergie active et l'énergie réactive sont
mesurées selon les mêmes principes que les
mesures de puissances actives et réactives
en triphasé. Pour les intensités supérieures à
64 A on dispose de transformateurs de
courant.
Pour les abonnés aux réseaux HT Possession d'un seul transformateur
Possession d'un seul transformateur
Si le poste de livraison ne
comporte qu'un seul
transformateur (HT/BT - P maxi
1250 kVA), le comptage
s'effectue en basse tension (BT).
La tarification tient compte des
pertes du transformateur.
Tc
Wh
Possession d'un ou plusieurs transformateurs
Si le poste de livraison comporte:
 soit un transformateur de
P > 1250 kVA,
 soit plusieurs transformateurs
(courant assigné du poste HT
400 A),
Le comptage est réalisé sur la
haute tension (HT).
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Tc
Tp
Wh
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Transformateur monophasé
Photo
Symbole normalisé
Rôle
Le transformateur est utilisé pour adapter (élever ou abaisser) une tension aux besoins de l’utilisation
Adapter
la tension
Tension d’alimentation
Tension d’utilisation
Constitution et principe de fonctionnement
Enroulement primaire
Source
Enroulement secondaire
U1
U2
Charge
Secondaire
Primaire
Circuit magnétique
Il est constitué de 2 enroulements placés sur un circuit magnétique fermé :
 Le primaire est alimenté par le réseau et se comporte comme un récepteur. Il crée un champ et un flux
magnétique (t) alternatif) dans le circuit magnétique feuilleté.
 Le secondaire est soumis à la variation de ce flux, il est le siège d'une f.é.m. induite due à la loi de Lenz
et alimente la charge.
Un transformateur qui produit une tension plus grande est dit élévateur de tension, à l'inverse il est dit
abaisseur de tension.
Transformateur parfait
Hypothèses simplificatrices
- Circuit magnétique fermé de perméabilité infinie (pas de fuites de flux et pas de pertes de fer).
- Enroulements primaire et secondaire de résistance nulle (pas de pertes par effet joule dans les enroulements).
Relations entre les tensions
A chaque instant, chaque spire est traversée par le même flux magnétique.
Au primaire
e1 = - N1
dΦ
dt
et u1 = - e1
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Au secondaire
U1 = - E1 = j ω N1 Φ (1)
e2 = - N2
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dΦ
et u2 = e2
dt
U2 = E2 = - j ω N2 Φ (2)
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Rapport de transformation
On tire immédiatement :
u2
e2
N2
===-m
u1
e1
N1
les tensions u1 et u2 sont en opposition de phase.
U2
La relation entre les valeurs efficaces U1 et U2 ne tient pas compte du déphasage : m =
U1
m est le rapport de transformation du transformateur.
Formule de Boucherot
où
U, E : (valeurs efficaces) en (V),
B : (champ magnétique) en Tesla (T),
s : (section de fer) en (m2)
f : (fréquence) en (Hz).
L’équation (1) donne en valeur efficace :
U1 = E1 = ω N1 Φ = 2 π f N1 Φmax /√2 = 4,44 f N1 Φmax
Soit :
U1 = 4,44. f. N1.s.Bmax
et
U2 = 4,44. f .N2 .s.Bmax
Relations entre les intensités
η = P2/P1
Bilan des puissances: P1 = P2 (transformateur parfait) soit le rendement est :
Comme 12 on a: S1= S2 = U1 I1= U2 I2  m =
U2 I1
=
U1 I2
Schéma électrique équivalent et diagramme de Fresnel
Un transformateur parfait est alimenté au primaire par une tension sinusoïdale u1. Il alimente une charge Zc,
telle que le courant i2 présente un déphasage d’un angle φ2 avec la tension u2.
i1
i2
I1
u1
u2
m
Z2
U1
1
U2
2
I2
L’intensité du courant I2 dépend de la charge appliquée au secondaire, il en est de même pour le facteur de
puissance cos φ2. Ces deux grandeurs imposent l’intensité du courant I1 appelé au primaire, ainsi que le facteur
de puissance du primaire, sachant que φ1 = φ2.
Transformateur réel
En éliminant toutes les hypothèses précédentes
i1
R1
u1
L1
L2
- mi2
Lm
RF
i10
e2
R2
i2
u2
e1
Relations entre les tensions
Le circuit du primaire peut se mettre en équation comme suit :
U1 = - E1 + R1.I1 + j L1 ω.I1
Le circuit du secondaire peut se mettre en équation comme suit : U2 = E2 - R2.I2 - j L2 ω.I2
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Relations entre les intensités
i1 = i1o-
La relation s’écrit :
N2
i2 = i1o – m i2
N1
Avec i10, intensité du courant absorbé par le primaire du transformateur à vide.
Comportement simplifié dans l'hypothèse de Kapp
L’hypothèse de Kapp permet de négliger le courant i10 vis à vis de i1 si bien que i1 et i2 sont dans le rapport de
transformation
Schéma équivalent simplifié ramené au secondaire
Le modèle de Thévenin équivalent au transformateur vu du secondaire consiste à ramener tous les éléments du
transformateur sur le circuit du secondaire. Connaissant la charge, il sera aisé de calculer les paramètres électriques du
transformateur complet.
Les éléments R1 et X1 = L1ω peuvent être déplacés au secondaire en les multipliant par m2, ainsi :
Le secondaire se comporte comme une source de tension :
• de f.é.m.: U20 = m U1
• d'impédance ZS = √ XS2 + RS2
avec : RS = (R2+m2 R1) et XS = (X2 + m2 X1)
Il peut se mettre en équation comme suit :
En valeur efficace : U2 =U20 -ΔU2
U2 =U20 - (RS + jXS) I2 = U20 - ZS I2
avec ΔU2 chute de tension au secondaire
m2 R1
i1
u1
L2
i2
u2
e2
m
e1
m2 L1
R2
ZS
i1
u1
e1
RS
m
LS
Xs
i2
u2
e2 = u20
Rs
i2
u2
mu1
Calcul approché de la chute de tension au secondaire
Le calcul de la chute de tension peut être alors réalisé à l’aide d’une formule approchée :
ΔU2 =U20 -U2 = RSI2 cos φ2 + XSI2 sin φ2
Détermination des éléments RS et XS
A partir de ces deux essais :
 Essai à vide
 Essai en court-circuit
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Essai à vide
Essai en court circuit
I10
I1CC
W
A
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U1N
V2
V1
W
Tension
U20
I2CC = I2n
A
V
réduite
Pour U1 = U1N, on mesure U20 et P10
On calcule :
U20
le rapport de transformation du transformateur m =
U1
On tire :
Puisque I10 est très faible donc PJ10 << P10.
Cet essai doit être réalisé sous tension réduite U1CC (sinon
destruction du transformateur)
Pour I2cc = I2n, on mesure: U1CC et P1CC.
Finalement : essai à vide P10 = Pfer
Zs = mU1CC /I2CC et
On calcule : Rs = P1CC /I22
Xs = √ ZS2- RS2
Rendement du transformateur
Méthode directe
Cette méthode consiste à mesurer avec deux wattmètres P1 et P2.
η = P2 / P1
Méthode indirecte ou méthode des pertes séparées
Cette méthode consiste à évaluer les différentes pertes dans les conditions nominales d’utilisation.
η=
P2
P1
=
U2.I2.cosφ2
U2.I2.cosφ2 + P10 +RS.I22
Remarque : le rendement est maximal lorsque pertes fer et pertes Joule sont identiques.
Applications
Ex1 :
Un transformateur monophasé a été soumis a un essai à vide : U1= 220V, U20= 110V, I10= 0,3A, P10=10W.
L’enroulement primaire présente une résistance R1= 8 Ω et le secondaire, une résistance R2= 2 Ω. On néglige
les fuites magnétiques.
1) Déterminer le facteur de puissance à vide.
2) Le courant appelé par le secondaire étant I2 = 2 A, en phase avec la tension U2, calculer :
a- la tension U2 obtenue, le primaire restant alimenté sous 220V.
b- le rendement du transformateur.
Ex2 :
Un transformateur monophasé a été soumis à un essai à vide :
U1= 220V, U20= 110V, I10= 0,3A, P10=10W
L’enroulement primaire présente une résistance R 1  8  et le secondaire, une résistance R 2  2 .
1) Déterminer le facteur de puissance à vide.
2) Le courant appelé par le secondaire étant I 2 =2 A, en phase avec la tension U2, calculer:
 la tension U2 obtenue, le primaire restant alimenté sous 220V.
 le rendement du transformateur.
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Transformateurs triphasés
Photos
Symbole normalisé
Constitution
Circuit magnétique
Culasse supérieure
Le circuit magnétique canalise le flux magnétique. Il est constitué d’un
empilage de tôles. Ces tôles sont :
 Isolées entre elles par oxydation (diminutions des pertes par courant
de Foucault) ;
 à cristaux orientés (diminution des pertes par hystérésis) ;
 assemblées en alterné pour limiter l’entrefer ( réductions des fuites
magnétiques).
Culasse inférieure
Circuit électrique
Il comprend les enroulements primaires et secondaires ainsi que les éléments
permettant les connexions avec les circuits extérieurs. Pour les
transformateurs triphasés, il y a 3 enroulements primaires et 3 enroulements
secondaires.
Couplage
Comme tous les récepteurs triphasés, le primaire d’un transformateur peut avoir ses enroulements couplés en étoile ou en
triangle. De la même façon, les bobines secondaires pourront être connectées en étoile, en triangle ou en zig- zag.
Par convention :
- les bornes haute tension sont repérées par des lettres majuscules : A , B , C.
- les bornes basse tension sont repérées par des lettres minuscules : a , b , c.
Y
Couplage étoile
D
Couplage triangle
Z
Couplage zig-zag (nécessite des enroulements à point milieu)
2ème lettre (minuscule)
couplage secondaire
y, d ou z
Idem
3ème lettre
N ou n
Neutre sorti
Indice horaire
0, 1,2,…, 11
Retard de la BT sur la HT exprimé en multiple de 30°
1ére lettre (majuscule)
Couplage primaire
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Indice horaire
Les conditions de couplage des enroulements primaires et secondaires ont aussi pour effet d’introduire un
déphasage entre des tensions primaires et secondaires et homologues, c’est à dire apparaissant entre les bornes
désignées par des mêmes lettres (VA , Va) ou (UAB , Uab).
En pratique, le déphasage θ obtenu est toujours un multiple entier de ± 30°.
θ = retard d’une tension BT sur son homologue HT.
L’indice horaire I est :
I = θ / 30°
UAB
0 ≤ I ≤ 11
Va
Vecteur a
au vecteur
AB car les
tensions Va
et UAB sont
en phase.
(entier)
On pose le vecteur A
verticalement (HT).
Le triangle représente le
couplage au primaire
a indique 11h
donc l’indice
horaire est 11
Représentation de Fresnel
Dyn11
Caractéristiques d'un transformateur triphasé
La plaque signalétique d'un transformateur donne les principales caractéristiques électriques et de raccordement.
• La puissance assignée (en KVA).
• Les tensions primaire et secondaire assignées (en V ou KV).
• Les courants primaire et secondaire assignés (en A ou KA).
• La fréquence d'emploi (50 Hz).
• Les couplages côtés HT et BT.
• L'indice horaire.
• La tension de court-circuit (pourcentage de la tension primaire assignée pour obtenir le courant nominal au
secondaire, lorsque le secondaire est en court-circuit).
• Le mode de refroidissement.
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Protection des personnes : Régimes de neutre
Nécessité de la liaison à la terre
L'énergie électrique demeure dangereuse et la majorité des accidents est due aux défauts d'isolement des récepteurs.
La masse des récepteurs doit donc être reliée à la terre pour assurer une tension de contact la plus faible possible.
Quelle que soit la cause de ces défauts, ils présentent des risques pour :
• la vie des personnes
• la conservation des biens
• la disponibilité de l’énergie électrique.
Pour la liaison à la terre, plusieurs solutions existent qui se trouvent dans la famille des Schémas de Liaison à la Terre
(SLT) appelés "régimes de neutre".
Tous assurent la sécurité des personnes avec chacun des avantages et des inconvénients en fonction des besoins de
l'utilisateur.
Les trois régimes de neutre.
SLT
TT
TN
IT
NEUTRE du transformateur
Terre
Terre
Isolé ou Impédant
MASSE du récepteur
Terre
Neutre
Terre
Régime TT
Caractéristiques



Déclenchement des protections au 1er défaut.
Le neutre du transformateur d’alimentation est relié à la terre.
Les masses sont interconnectées et reliées à la terre.
Schéma
Rd : résistance de défaut. Rd = 0,1 
Rn : résistance de prise de terre. Rn =10 
Ru : résistance de prise de terre des masses. Ru =10 
230V
Rd
Défaut
Rn
Id =
Ru
Id
230
U
=
Rd+Rn+Ru
0,1+10+10
= 11,4 A
Uc
Uc = Ru x Id = 10 x 11,4 = 114 V  Tension mortelle
Protection
Toutes les masses des matériels protégés par un même dispositif de protection doivent être interconnectées et reliées par
un conducteur de protection (PE) à une même prise de terre.

La condition de protection doit satisfaire à la relation suivante : Ru. I∆n < UL
 I∆n : Courant de fonctionnement du dispositif de protection ;
 Ru : résistance de la prise de terre des masses ;
 UL : tension de contact limite : UL = 50V, 25V selon les locaux.
 Dans les schémas TT, on assurera la protection par un dispositif différentiel à courant résiduel placé à l’origine de
l’installation. Dans ce cas, le courant I∆n est égal au courant différentiel résiduel du disjoncteur.
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Régime TN
Le neutre de l’alimentation est relié à la terre et les masses sont reliées au neutre.
Tout défaut d’isolement est transformé en un défaut entre phase et neutre.
Ce qui se traduit par un court-circuit phase neutre.
Régime TNC
Le conducteur de protection et le neutre sont confondus en
un seul conducteur PEN :
Protection Electrique + Neutre
Section des conducteurs actifs  10 mm²
On utilise l’appareillage tripolaire.
PEN
Régime TNS
Le conducteur neutre est séparé du conducteur de protection
électrique PE.
N
Utilisation de matériel tétra polaire.
PE
Dans les deux cas, la protection doit être assurée par coupure
au premier défaut .
Boucle de Défaut
Les prises de terre du neutre et des masses sont
interconnectées.
En cas de défaut, un courant Id circule dans le conducteur
PE ou PEN.
Id
PEN
 Court circuit donc Id est important.
 Déclenchement des protections.
Caractéristiques




déclenchement au premier défaut.
répartition des prises de terre dans toute l’installation.
défaut d’isolement phase/masse est transformé en défaut phase/neutre.
aucune élévation du potentiel des masses
Protection
Un défaut d’isolement se traduit par un court-circuit
Le courant de défaut n’est limité que par la résistance des conducteurs :
Id = 0,8V / (Rph + Rpe)
Il faut vérifier que les dispositifs de protection réagissent en un temps inférieur à celui imposé par la norme,
avec m = Sph / Spe
soit pour un disjoncteur : I magnétique < 0,8 .V. Sph / ρ . l. (1+m)
Il faut pour les fusibles If < Id (courant de fusion du fusible).
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Régime IT
Le neutre est isolé de la terre, ou relié à la terre par une
impédance.
Les masses sont reliées à une prise de terre.
Ru : R de la prise de terre.
Rn : R de la terre du neutre.
Zn : Impédance d’isolement
PE
Zn
Ru
Rn
Boucle de défaut
Premier
défaut
Le premier défaut est inoffensif.
 Id est très faible.
Exemple de calcul :
Zn = 2200 
Rn = 10  - Ru = 10 
Id = V / Ztotal = 220 /(2200+10+10)
Id = 0,1 A
Tension de défaut :
Ud = Ru x Id
Ud = 10 x 0,1 = 1V Tension non dangereuse
La coupure n’est pas impérative
PE
Zn
Ru
Rn
Id
Id
PE
Uc
Zn
Deuxième
défaut
Ru
Rn
En cas de double défaut, il y a présence d’un fort courant de court circuit (entre phase) et d’une tension de
contact (Uc) dangereuse.  Coupure automatique obligatoire.
Deux cas se présentent :
 masses séparées : protection par dispositif différentiel : Régime TT.
 masses communes : protection contre les surintensités : Régime TN.
Caractéristiques



le premier défaut doit être signalé par un contrôleur permanent d’isolement (CPI), par un signal sonore ou visuel.
la coupure est obligatoire au deuxième défaut.
un personnel de surveillance doit être capable de réparer au 1er défaut.
Fonctionnement du CPI
Relais de
détection

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Mesure
Signalisation
Cet appareil contrôle en permanence l’isolement du réseau.
Un générateur injecte du courant continu entre le réseau et la terre.
a) Absence de défaut : le courant continu ne circule pas entre le
réseau et la terre.
b) Présence de défaut : un faible courant est débité sur le réseau
et le relais actionne les alarmes.
Cet appareil signale l’apparition du 1er défaut
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Application :
Sachant que :
Rn : la résistance du
neutre à la Terre.
Ru : la résistance
de la prise de Terre.
Rc = 1000 Ω : la
résistance corporelle.
Rd : la résistance de
défaut.
Caractéristique de l’installation : 230V / 400V ; régime TT ; disjoncteur 30A/ 500mA.
1/ La phase 1 de la machine 1 touche la masse avec une résistance de défaut Rd =20 Ω .
a- Représenter le parcours du courant de fuite IC 1 .
b- Calculer la valeur de ce courant de fuite.
c- Calculer la tension de contact UC 1 à laquelle est soumise la personne.
d- Calculer alors l’intensité IC 1 qui traverse la personne.
e- Le différentiel déclenche – t – il ? Pourquoi ?
2/ Le défaut de la première machine est réparé. La phase 2 de la machine 2 touche la carcasse de celle-ci.
La résistance de contact est de 100 Ω.
a- A quel potentiel se trouve la carcasse ?
b- Une personne touche la carcasse de cette machine ; à quel potentiel est –elle soumise ? Calculer le courant qui la
traverse IC2.
c- Le différentiel déclenche-t-il ? Pourquoi ?
3/ Maintenant, les deux défauts sont présents sur chaque machine. Une personne touche d’une main la machine 1 et de l’autre
la machine 2 tout en étant isolée de la Terre. Expliquer ce qui se passe (Tension entre les deux mains, courant corporel,
danger.
Protection des matériels
Défauts dans les installations électriques
Défauts
Surintensité
Surcharge
Courts-circuits
Surtension
Baisse de tension
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Tout courant supérieur à la valeur assignée (valeur normale d’emploi)
correspondant à un accroissement anormal du courant
Accroissement anormal du courant absorbé par le circuit dû à une demande de
puissance plus importante.
Exemple : plusieurs radiateurs sur une même prise de courant ou moteur
électrique bloqué.
Elévation brutale du courant absorbé par le circuit due à un contact électrique entre
deux conducteurs de polarité différente.
Exemple : 2 conducteurs dénudés qui se touchent.
Elévation anormale de la tension due à un défaut d'isolement avec une installation
de tension plus élevée, des surtensions atmosphériques, des phénomènes de
résonance.
Baisse anormale de la tension.
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Dispositifs de protection.
Fusibles
Photos et
représentation
Fonction du fusible
Caractéristiques
électriques
1
1
1
2
2
2
F1
Il permet la transmission de l’énergie électrique tout en protégeant contre les courants de
court-circuit.
L’élément fusible est constitué d’un fil métallique dans une enveloppe fermé.
Le fusible fond si le courant qui le traverse dépasse la valeur assignée.
Il existe trois types principaux de fusibles :
 très rapide (prosistor) : protection des semi-conducteurs,
 standard (type gG): usage général, protection câbles et tout type de récepteurs,
 lent (type aM (accompagnement Moteur)): démarrage des moteurs, accepte un fort
courant de démarrage durant quelques secondes.
Courbe de fusion
d’une cartouche
cylindrique type
aM
Pour une cartouche cylindrique (10 x 38) 4A, aM , 400 V :
Le temps de fusion de ce fusible parcouru par une intensité de 50 A
sera de 0,3 s.
Choix d'un fusible
On choisit le calibre du fusible égal au courant :
 à pleine charge de l'installation à protéger pour la classe gG.
 nominal du moteur à pleine charge pour la classe aM.
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
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L.Technique
FONCTION ALIMENTER : RESEAU NATIONAL
Classe : 2 STE
Disjoncteurs
Photos et
représentation
Fonction
Organe de commande et de protection, les disjoncteurs sont pratiquement tous
magnétothermiques, c’est-à-dire composé d’un relais de protection thermique (protection
contre les surcharges moyennes et de longues durées) et d’un relais de protection magnétique
(protection contre les surcharges importantes et de courtes durées).
Il possède un « pouvoir de coupure » et agit directement sur le circuit de puissance.
S’il est différentiel, il permet d'ouvrir le circuit en cas de détection d'un courant de défaut.


Le principe de la détection thermique est le même que pour un relais thermique.
La détection magnétique se fait à l’aide d’un bobine capable de détecter très rapidement un
courant de court-circuit (ex : 10 In au bout de 20 ms)
Caractéristiques
Courbes de déclenchement associées en fonction des récepteurs :
électriques
 Courbe B: déclenchement entre 3 et 5 In: pas de pointes de courant, circuit de chauffage.
 Courbe C: déclenchement entre 5 et 10 In: applications générales, lignes et circuits
 Courbe D: déclenchement entre 10 et 14 In : circuits à fort courant d’appel, moteurs.
Partie thermique
(Protection contre les surcharges)
Temps de
déclenchement
d’un
disjoncteur
réglé pour un
courant
nominal In
Pour une surcharge de 4 à 5 In, le
relais déclenchera entre 2 et 8 s.
Pour une surcharge de 15 In, le relais
déclenchera en 10 ms.
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
Partie magnétique
(Protection contre les courts circuits)
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Classe : 2 STE
FONCTION ALIMENTER : RESEAU NATIONAL
Relais thermique
95
96
5
3
km1
6
S2
4
6
SCHEMA COMMANDE
F2
F2
4
98
96
6
4
2
1
+
5
Ph
F2
pôles de
puissance
SCHEMA PUISSANCE
reseau continu
2
F2
1
97
N
95
5
L3
2
Photos et
représentation
L2
3
1
L1
SCHEMA PUISSANCE
reseau monophasé
3
SCHEMA PUISSANCE
reseau triphasé
pôles
auxiliaires
KM1
Fonction
du relais
thermique
Le relais thermique permet de protéger le moteur contre les surcharges.
Il ne possède pas de "pouvoir de coupure", il intervient seulement sur le circuit de commande.
C'est à dire qu'il donne l'ordre aux contacts auxiliaires qui lui sont associés et qui sont insérés
dans le circuit de commande, d'ouvrir celui-ci.
Comme il ne protège pas contre les courants de court-circuit, il doit obligatoirement être
accompagné d’un fusible.
Son principe est basé sur l'image thermique du courant.
Il agit grâce à des bilames qui se déforment en fonction du courant qui les traversent. Un
Caractéristiques courant important qui traverse un bilame échauffe celui-ci et vient alors agir sur un contact.
Le relais protège les moteurs contre :
électriques
 les surcharges (augmentation anormale du courant pendant un temps assez long),
 les coupures de phase où les déséquilibres de celles-ci.

Temps de
déclenchement
d’un relais
thermique
réglé pour un
courant
nominal In


Pour une surcharge de
1,2 In, le relais
déclenchera en 4 m.
Pour une surcharge de
2 In, le relais
déclenchera en 35 s.
Pour une surcharge de
4 In, le relais
déclenchera en 10 s.
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
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FONCTION ALIMENTER : RESEAU NATIONAL
Classe : 2 STE
Dispositifs de protection moyenne tension
Destinés à la protection des réseaux de distribution, et des postes de transformation
Fusibles moyenne tension
Disjoncteur moyenne tension
Fusibles MT Fusarc de chez Schneider Electric
Disjoncteur moyenne tension pour l’intérieur de chez
Schneider Electric
Caractéristiques
•
•
•
tension assignée : 3,6 - 7,2 - 12 - 17,5 - 24 - 36KV;
pouvoir de coupure : 20 – 32 – 40 – 50 - 63 KA ;
courant assigné: 6,3 - 10 - 16 – 20 – 25 - 31,5 – 40 50 – 63 - 80 -100 –125 - 160 - 200 - 250 A.
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
Ces disjoncteurs utilisent la coupure dans l’hexafluorure de
soufre (SF6) pour l'isolement et la coupure.
Caractéristiques :
 tension assignée : 7,2 - 17,5 - 24 – 36 kV ;
 courant de courte durée admissible : 12,5 – 16 – 20 – 25
kA ;
 courant assigné : 400 – 630 – 1 250 A.
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FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Classe : 2 STE
Introduction
Nécessité de la conversion d’énergie
Les différents réseaux électriques industriels alimentent de nombreux actionneurs. Cette énergie apparaît sous deux formes :
alternative (tensions ou courants sinusoïdaux à valeur moyenne nulle) ou continue.
Suivant le type d’actionneur, il est nécessaire d’adapter la forme de l’énergie fournie par le réseau
Classification des convertisseurs statiques
Type de convertisseur
Energie en entrée
Energie en sortie
Réglage de la puissance
Alternatif
Alternatif
Continu
Continu
Alternatif
Continu
Continu
Continu
Alternatif
Alternatif
Non
Oui
Oui
Oui
Oui
Redresseur à diodes
Redresseur à thyristors
Hacheur
Onduleur
Gradateur
Redresseurs
Généralité
Le redresseur permet la conversion d'une tension alternative en une tension continue.
On utilise un convertisseur alternatif-continu pour alimenter un récepteur en continu à partir du réseau de
distribution alternatif.
Redresseur ou
commutateur
Source alternative ( )
Récepteur à courant continu (--)
Redresseurs à diodes (non commandés)
Dans ses redresseurs, l’élément commutateur utilisé est la diode.
Diode
La diode est un dipôle passif polarisé.
En électrotechnique, la diode est équivalente à un interrupteur unidirectionnel non commandé.
Caractéristique d’une diode parfaite
Repère de la
i
Aspect
vAK
Symbole
i
vAK
K
Diode bloquée Diode
passante
v
 
 
Diode se comporte
Diode se comporte
comme un interrupteur comme un interrupteur
A
Jonction
A
Anode
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
P
N
K
Cathode
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Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Redresseur monophasé (Charge résistive)
Redresseur simple alternance
Schéma du montage
D
v
i
iD
VD
u
R
v est la tension d’entrée du montage.
u est la tension de sortie.
vD est la tension aux bornes de la diode
R est la charge résistive.
Analyse du fonctionnement
Oscillogrammes
v
La diode est parfaite
v (θ) = V√2 sin θ
0 < θ < π  v > 0 alternance positive
0
D est passante (interrupteur fermé) vD = 0
u
Loi des mailles donne : v – vD – u = 0
Donc : u = v >0
 
i
VD = 0
v
u= v
VD
u
R
i = u/R = v/R
iD = i
π
3π
2π
4π
θ
i
iD
π < θ < 2π  v < 0 alternance négative
vD
D se bloque (interrupteur ouvert) i = 0
i
v
VD
R
u
i= 0
u = Ri = 0
vD = v
iD = 0
Diodes passantes
D
D
D
Grandeurs caractéristiques
Valeur moyenne de la tension u
u = V√2/π
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
Valeur efficace de la tension u
Tension maximale supportée par la
diode
U = V√2/2
VDmax = V√2
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FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Classe : 2 STE
Redresseur double alternance PD2 (Pont de Graëtz)
Schéma du montage
 M
iD1
vD1
A
v
i
D1
i'
u
v est la tension d’entrée du montage.
u est la tension de sortie.
vD1 est la tension aux bornes de la diode D1
R est la charge résistive.
D3
R
B
D4
D2
 N
Analyse du fonctionnement
0<θ<π
v > 0  vA > vB
D1 et D4 sont passantes  vD1 = 0 et vD4 = 0
(Interrupteurs fermés)
Le courant i circule la maille suivante :
A  D1  R  D4  B
Oscillogrammes
v
0
M
vD1
A
v
i
D1
2π
θ
3π
4π
D2 et D3
D1 et D4
u
R
i'
B
u
D3
π
D2
D4
N
i
u = vM –vN = vA –vB = v
i = u / R = v / R et i’ = i
vD1 = vD4 = 0 et
vD3 = vD2 = - v
π < θ < 2π
v < 0  vB > vA
D2 et D3 sont passantes  vD2 = 0 et vD3 = 0
(Interrupteurs fermés)
Le courant i circule la maille suivante :
B  D3  R  D2  A
iD1
vD1
M
vD1
A
v
B
i
D1
u
D3
Diodes passantes
D1 et D4 D2 et D3
R
i'
D2
D1 et D4
D4
N
u = vM –vN = vB –vA = - v
i = u / R = -v / R et i’ = - i
vD2 = vD3 = 0 et
vD1 = vD4 = v
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
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Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Grandeurs caractéristiques
Valeur moyenne de la tension u
u = 2V√2/π
Valeur efficace de la tension u
Tension maximale supportée par la diode
U=V
VDmax = V√2
Redresseur monophasé (Charge R.L.E.)
Redresseur double alternance PD2 (Pont de Graëtz)
Schéma du montage
i
i1
VD1
A
v
i'
D1
M
u
L
D3
v est la tension d’entrée du montage.
u est la tension de sortie.
vD1 est la tension aux bornes de la diode D1.
R est la résistance de la charge.
L est l’inductance de la charge.
E est la f.é.m. de la charge
R
B
E
D4
D2
N
Analyse du fonctionnement
Oscillogrammes
v
En électronique de puissance, pour de forts débits du
courant, le lissage se fait par une inductance.
L’ondulation du courant alors diminue.
Le courant ne passe plus par zéro.
C’est le régime de conduction ininterrompue ou
continue.
0
π
2π
3π
4π
θ
u
Si l’inductance est assez grande, on peut considérer
le lissage comme parfait : le courant i est constant.
i
La tension u est imposée par le réseau, à travers
le transformateur et le pont de Graëtz.
Le courant i est lissé par la bobine d’inductance L.
Son intensité est imposée par la charge R, E.
i'
iD1
Pour les autres grandeurs :
Alternance positive
iD1 = i
i' = i
vD1 = 0
Alternance négative
iD1 = 0
vD1 = -u = v
i’ = -i
vD1
Diodes passantes
D1 et D4
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
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D2 et D3
D1 et D4
D2 et D3
D1 et D4
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Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Redresseur triphasé (Charge résistive)
Lorsque la puissance demandée par le récepteur atteint une certaine valeur (> 10 KW), il est intéressant de
l’alimenter à partir du réseau triphasé.
Redresseur triphasé PD3
Schéma de montage
i
iD1
1 i1
v1 2
v2
3
v3
VD1
D1
D2
M
Le pont redresseur comporte:
 3 diodes pour l’aller: D1, D2, D3,
 3 diodes pour le retour: D1’, D2’, D3’,
u
D3
R
iD1’
E
D1’
D2’
D3’
Les diodes sont parfaites
N
Analyse du fonctionnement
vM = v1, v2 ou v3 la plus positive à l'instant considéré :
vM est constitué donc par les «calottes supérieures»
des sinusoïdes v1, v2, v3.
Oscillogrammes
u
vv11
vN = v1, v2 ou v3 la plus négative à l'instant considéré :
vN est constitué donc par les «calottes inférieures»
des sinusoïdes v1, v2, v3.
La tension u = vM - vN.. Elle est périodique, de
période π/3 en θ. Soit de fréquence :
f ‘ = 6 x 50 = 300 Hz. (Si la fréquence du réseau est 50 Hz)
π/6 < θ < π/2
vM = v1 = V√2 sin θ
vN = v2 = V√2 sin (θ - 2π/3)
Le courant i circule la maille suivante :
1  D1  R  D2’  2
D’où :
u = vM - vN = V√2√3 sin (θ + π/6)
Le courant dans la charge :
i = u/R
Le courant dans une diode :
Le courant dans les diodes est égal à :
 i lorsque la diode considérée est passante
 0 si la diode est bloquée.
iD1 = i lorsque D1 conduit
Le courant demandé par la source triphasée :
i1 = iD1 - iD1’ (loi des nœuds)
 Lorsque π/6 < θ < 5π/6
i1 = i
 Lorsque 7π/6 < θ < 11π/6 i1 = - i
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
0
v22
π/
π/2
2
π/
π/6
6
vv33
ππ
θ
2π
2π
i
v1
v2
v3
D1 0
D2 0
1
1
0
0
0
0
1
0
0
1
1
0
0
0
D3 1
D1’ 0
D2’ 1
0
π/ 0
6
1
0
π/
0
2
0
0
π
0
0
1
1
1
1
0
2π
0
0
0
0
0
1
1
D3’ 0
u u32
0
u12
1
u13
1
u23
0
u21
0
u31
0
u32
0
u12
vD1 0
i1 0
0
0
u12
u12
u13
u13
0
i
i
0
-i
-i
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0
i
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Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Grandeurs caractéristique
Valeur moyenne de la tension u
Valeur moyenne du courant iD
u = 3√3 V√2
π
iD = i / 3
Tension maximale supportée par la
diode
VDmax = V√3√2
Redresseur triphasé (Charge R.L.E.)
Redresseur triphasé PD3
Schéma de montage
iD1
vD1
1
D1
D2
i
D3
M
u
L
i1
v1 2
v2
Analyse du fonctionnement
R
3
v3 iD1’
D1’
D2’
D3’
L’inductance L est suffisante pour que le courant i soit
considéré constant.
La tension u a la même forme que le montage précédent
(c.à.d. charge résistive).
E
N
Grandeurs caractéristique
Valeur moyenne de la tension u
u = 3√3 V√2
π
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
Valeur moyenne du courant iD
iD = i / 3
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Tension maximale supportée par la
diode
VDmax = V√3√2
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L.Technique
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Classe : 2 STE
Redresseurs à thyristors (commandés)
L’intérêt du redressement commandé et qu’il permette de faire varier la tension moyenne en
sortie du pont et donc de faire varier par exemple la vitesse de rotation d’un moteur à courant
continu.
Thyristor
En électrotechnique, le thyristor est équivalent à un interrupteur unidirectionnel commandé à la fermeture.
Aspect
vAK
A
Symbole
K
G
Anode
A
Jonction
P
N
P
G
Amorçage d’un thyristor
Montage
R
Cathode
K
Gâchette
Conclusion
iG
Pour amorcer un thyristor : il faut que la tension vAK soit
positive et un courant de gâchette suffisant le temps que i AK
s’établisse. Le thyristor se comporte alors comme un
interrupteur fermé.
 On ferme K1 : lampe est éteinte donc Th est bloqué.
 On ferme K2 : lampe s’allume donc Th est passant.
 On ouvre K2 : lampe reste allumée donc Th est passant.
 On ouvre K1 : lampe s’éteint donc Th se bloque.
 On ferme K1 : lampe reste éteinte donc Th est bloqué.
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
N
Pour bloquer le thyristor : il faut annuler le courant i AK
ou appliquer une tension vAK négative. Le thyristor se
comporte alors comme un interrupteur ouvert.
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Redresseur monophasé à thyristors (Charge résistive)
Redresseur simple alternance
Schéma du montage
T
v
iT
i
vT
v: est la tension d’entrée du montage.
u: est la tension de sortie.
vT : est la tension aux bornes du thyristor
R : est la charge résistive.
u
R
Analyse du fonctionnement
Oscillogrammes
Le thyristor est supposé parfait.
v (θ) = V√2 sin θ
0<θ<π  v>0
 Pas d’impulsion sur la gâchette : u = 0 et i = 0
 Loi des mailles donne : v – vAK – u = 0
 vAK = v – u = v >0
donc le thyristor est susceptible d’être amorcé.
L’amorçage s’effectue avec le retard t0, qui correspond
à l’angle α = ω.t 0 appelé l’angle de retard à
l’amorçage,
après chaque début de période T.
à θ = α le thyristor est amorcé
 
v
i
vT
R
u
v
0
α
π
3π
2π
4π
θ
u
i
vT = 0
u= v
i = u/R = v/R
iT
àθ=π
Le courant i s’annule ce qui bloque le thyristor.
vT
π < θ < 2π  v < 0
Si l’on envoie un courant de gâchette alors que la
tension est négative, le thyristor reste bloqué
i
v
vT
R
u
Thyristors passants
T
i= 0
u = Ri = 0
vT = v
T
Grandeurs caractéristiques
Valeur moyenne de la tension u
Valeur efficace de la tension u
u = V√2/π .(1+cos α ) / 2
U = V√2/2.√ (1- α /π + sin2α / 2 π)
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
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Tension maximale supportée par le
thyristor
vTmax = V√2
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Redresseur mixte double alternance PD2 (Pont de Graëtz)
Schéma du montage
iT1
A
v
B
vT1
i'
i
T1
M
u
T2
R
i D1
D1
v est la tension d’entrée du montage.
u est la tension de sortie.
vT1 est la tension aux bornes du thyristor T1
R est la charge résistive.
D2
N
Analyse du fonctionnement
θ = α : v > 0  vA > vB
Le thyristor T1 est susceptible d’être amorcé.
Il est amorcé, le courant i circule la maille :
A  T1  charge  D2  B
On en déduit que :
Oscillogrammes
v
u = vM –vN = vA –vB = v
i=u/R=v/R
i’ = i
vT1= vD2 = 0
vT2 = vD1 = - v
0
α
π
3π
2π
4π
θ
u
Lorsque θ franchit π v < 0  vB > vA
le thyristor T2 est susceptible d’être amorcé
mais il ne sera amorcé que lorsque θ = π + α .
Par contre D2 se met à conduire dés que θ > π
Ainsi (π < θ < π + α ), la charge est courtcircuitée
par T1 et D2 d’où u = 0
θ = π + α : v < 0  vB > vA
T2 est amorcé, le courant i circule la maille :
B  T2  charge  D1  A
On en déduit que :
i
iT1 et iD2
vT1
u = vM –vN = vB –vA = - v
i = u / R = -v / R
i’ = - i
vT2 = vD1 = 0
vT1 = vD2 = v
Eléments passants
T1 et D2
T2 et D1
T1 et D2
T2 et D1
Grandeurs caractéristiques
Valeur moyenne de la tension u
Valeur efficace de la tension u
u = 2V√2/π .(1+cos α ) / 2
U = V√(1- α /π + sin2α / 2 π)
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
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Tension maximale supportée par les
éléments
vTmax = V√2
vDmax = V√2
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Onduleur autonome
L’onduleur permet la conversion d'une tension continue en une tension alternative.
Il est autonome lorsqu’il impose sa propre fréquence à la charge
Onduleur
autonome
Source continue ( -- )
Récepteur à courant alternatif
Onduleur monophasé (Débit sur charge résistive)
Interrupteurs électroniques
L’interrupteur peut être à transistor (ou thyristor si grande puissance), plus une diode de récupération
(indispensable si la charge est. inductive).
i
K ouvert ↔ T bloque et D en inverse
K fermé ↔ T commandé :
- si i > 0 : T conduit
- si i < 0 : D conduit
i
K
D T
T
D
Commandes
La commande dans un onduleur peut être : symétrique, décalé ou MLI
Commande symétrique
Il s’agit d’actionner alternativement les interrupteurs K1 et K2 (K1, K4 et K2, K3) durant des intervalles de temps réguliers.
Montage
Onduleur en demi-pont à deux interrupteurs
Onduleur en pont à quatre interrupteurs
i1
+
V
u
+
V
v1
i
i1
K1
V
K2
u
v1
i
K4
Analyse du fonctionnement
Onduleur en demi-pont
Onduleur en pont
(à deux interrupteurs)
(à quatre interrupteurs)
K1
K2
Oscillogrammes
u
V
0 < t < T/2
K1 est fermé  v1 = 0
K2 est ouvert  i2 = 0
u=V
i = i1 = V/R
v2 = V + u = 2.V
0 < t < T/2
K1 et K4 sont fermés  v1 = v4 = 0
K2 et K3 sont ouverts  i2 = i3 = 0
u=V
i = i1 = V/R
v2 = v3 = u = V
T/2 < t <T
K1 est ouvert  i1 = 0
K2 est fermé  v2 = 0
 u = -V
i = -i2 = -V/R
v1 = V - u = 2.V
T/2 < t <T
K1 et K4 sont ouverts  i1 = i4 = 0
K2 et K3 sont fermés  v2 = v3 = 0
 u = -V
i = -i2 = -V/R
v1 = - u = -(-V) = V
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
K3
+
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-V
i
V/R
-V/R
v1
V
i1
Ond ½ pont
Ond en pont
Eléments
K1
K1 et K4
K1
K1 et K4
K2
K2 et K3
T/2
T
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Commande décalée (onduleur en pont)
Montage
i1
Dans la commande précédente la tension, ainsi que le
courant, sont riches en harmoniques ce qui pose des
problèmes pour une utilisation avec des moteurs
(pertes joules, couples pulsatoires …).
La commande décalée permet d'éliminer en partie ces
harmoniques et améliore donc le convertisseur.
K3
+
V
u
K1
i
K4
Analyse du fonctionnement
v1
K2
Oscillogrammes
u
La fermeture des interrupteurs d’un bras est
décalée de l'angle α
0<t<α
K1et K3 sont fermés  u = 0
α < t < T/2
K1et K4 sont fermés  u = V
T/2 < t <T/2+α
K2et K4 sont fermés  u = 0
T/2+α < t <T
K2et K3 sont fermés  u = -V
V
-V
K1
K3
α
K2
K4
T/2 T/2+α
Interrupteurs
K3
T
fermés
Commande par modulation de largeur d’impulsion : MLI
Ici, il y a modulation par un signal modulant sinusoïdal. Pour obtenir la tension de commande des transistors, on
compare un signal triangulaire appelé porteuse au signal modulant sinusoïdal de fréquence beaucoup plus faible.
La tension aux bornes de la charge est fragmentée en plusieurs impulsions de tension (négative et positive). Cette
fragmentation permet si elle est savamment calculée d’éliminer les harmoniques gênants. L’allure de la tension
MLI permet de se rendre compte du principe de cette commande.
Principe de commande MLI du bras K1 – K2
Porteuse et modulante
Modulant






-
+
Comparateur
-
Us : Signal de
commande
Us
+V
Porteuse
-V
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Gradateur
Généralité
Le gradateur est un convertisseur alternatif - alternatif, capable de faire varier la tension efficace
aux bornes d'une charge.
Gradateur
Source alternative
~
~
Récepteur à courant alternatif
Gradateur monophasé (débit sur charge résistive)
Interrupteurs électroniques
L’interrupteur est constitué par deux thyristors
tête-bêche.
Pour les faibles puissances, les deux thyristors
sont remplacés par un triac.
2 thyristors
tête-bêche
Triac
Montage
Triac
T1
A
v
A1
A
T2
u
R
v
A2
G
u
R
B
B
Commandes
Les deux thyristors doivent être commandés avec le même angle de retard α pour obtenir une tension u alternative
(valeur moyenne nulle). Deux modes de commande de l'énergie transférée à la source sont possibles :
Commande par la phase
Analyse du fonctionnement
Oscillogrammes
la variation de la valeur efficace U est obtenue en agissant sur
l'angle de retard α.
0 << π : v > 0  vA > vB
Le thyristor T1 est susceptible d’être amorcé.
A θ = α T1 est amorcé, le courant i circule la maille :
A  T1  R  B
On en déduit que :
u=v
i=u/R=v/R
T1 se bloque naturellement en i = 0).
 << 2 : v < 0  vB > vA
Le thyristor T2 est susceptible d’être amorcé.
A θ = α T2 est amorcé, le courant i circule la maille :
B  R  T2  A
On en déduit que :
u=v
i=u/R=v/R
T2 se bloque naturellement en i = 0).
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v
0
α
π
3π
2π
4π
θ
u
i
Thyristors passants
T1
T2
T1
T2
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION DISTRIBUER : CONVERTISSEURS STATIQUES
Grandeurs caractéristiques
Valeur moyenne de la tension u
Valeur efficace de la tension u
u = 0 (tension alternative)
U = V.√ (1- α /π + sin2α / 2 π)
Tension maximale supportée
par les éléments
vTmax = V√2
Commande par train d'ondes
Analyse du fonctionnement
Oscillogrammes
Dans ce type de gradateur, le signal envoyé sur
l’entrée de commande du gradateur est de type TOR
T : période du réseau
TON : Durée du train d'ondes, (Temps de conduction)
Tc: Temps de cycle du gradateur
Grandeurs caractéristiques
Valeur moyenne de la tension u
u = 0 (tension alternative)
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Valeur efficace de la tension u
U = V.√α
avec α=TON/Tc
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Tension maximale supportée par les
éléments
vTmax = V√2
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L.Technique
FONCTION DISTRIBUER : COMMANDE PAR MODULATION D’ENERGIE Classe : 2 STE
Intérêt de la modulation d'énergie
La modulation d'énergie permet de modifier les paramètres des actionneurs en fonction de l'évolution du
processus.
Pour un actionneur électrique (moteur), le changement de vitesse est assuré par un variateur de vitesse.
Pour un actionneur pneumatique (vérin) ou hydraulique, le déplacement est réalisé par un distributeur
proportionnel.
Variateurs industriels pour moteur asynchrone
Intérêt de la variation de la vitesse
De nombreux systèmes industriels entraînés par des moteurs électriques utilisent la variation de vitesse pour
optimiser leur fonctionnement. Deux technologies permettent d'obtenir cette variation de vitesse :

la technologie mécanique (boîte de vitesse, système poulies- courroie, système pignon-chaine, ...)

la technologie électronique (convertisseur d'énergie).
Avantages des convertisseurs électroniques






diminution des pertes mécaniques présentes dans les variateurs mécaniques (poulies et courroies,
engrenages),
limitation voire suppression des surintensités lors du démarrage,
adaptation précise de la vitesse et modification facile,
allongement de la durée de vie des constituants mécaniques des systèmes (moins d'à-coups),
limitation du bruit,
économies d'énergie.
Généralités
Deux types de moteurs sont présents sur les systèmes :
Les moteurs à courant continu : leur vitesse est proportionnelle à la tension d'alimentation.
Les moteurs asynchrones : leur vitesse est proportionnelle à la fréquence d'alimentation.
Les variateurs de vitesses sont des systèmes qui convertissent les caractéristiques d'une alimentation en
fonction d'une consigne donnée. Ils ont plusieurs fonctions parmi lesquelles :
 Le démarrage : le moteur passe de la vitesse nulle jusqu'à sa vitesse établie en un temps prédéfini et en
évitant les pointes d'intensité.
 La variation de vitesse : modification de la fréquence de rotation du moteur par accélération ou
décélération en un temps donné.
 La régulation : la fréquence de rotation du moteur est maintenue constante quelles que soient les
fluctuations de la charge (dans certaines limites).
 Le freinage : le moteur passe d'une vitesse établie à une vitesse inférieure (ralentissement) ou à la vitesse
nulle (arrêt) avec maintien en position possible.
 L'inversion du sens de rotation : permet de faire fonctionner le moteur dans les deux sens de rotation.
 La récupération d'énergie : permet lors d'un ralentissement ou d'un freinage des systèmes de transformer
l'énergie mécanique en énergie électrique. Dans ce cas, le moteur fonctionne en génératrice et l'énergie
récupérée peut être soit dissipée dans des résistances, soit utilisée pour recharger des batteries ou encore
réinjectée dans le réseau.
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L.Technique
FONCTION DISTRIBUER : COMMANDE PAR MODULATION D’ENERGIE
Classe : 2 STE
Fonction du variateur de vitesse
Réglage (vitesse, rampe…)
Energie
Energie
électrique
MODULER
L’énergie
Energie électrique
modulée en fréquence
Variateur de vitesse
Structure interne
La tension monophasée ou
triphasée du réseau est convertie
en une tension continue par
l’intermédiaire du pont redresseur
et des condensateurs de filtrage
Cette tension continue est
découpée par un pont
onduleur pour donner une
succession d’impulsions de
largeur variable (M.L.I)
Réseau triphasé
L'ajustement de la largeur
des impulsions et leur
répétition, permettent
d'obtenir une fréquence
variable tout en maintenant :
le rapport U/f constant.
Filtrage
Pont
redresseur
Pont
onduleur
M1
3~
0
Tension a l'entrée
de l'onduleur
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Tension
moteur
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Courant moteur
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L.Technique
FONCTION DISTRIBUER : COMMANDE PAR MODULATION D’ENERGIE
Classe : 2 STE
Exemple ALTIVAR 11 (doc Telemecanique)
Photo
Borniers puissance
Disposition, caractéristiques et fonctions des bornes contrôle
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L.Technique
FONCTION DISTRIBUER : COMMANDE PAR MODULATION D’ENERGIE
Classe : 2 STE
Schéma de branchement
Commande du sens direct
(Li1) et inverse (Li2)
Vitesses
présélectionnées
Réseau triphasé
Potentiomètre
de consigne
Moteur triphasé
200…230 V
Paramétrage
les paramètres les plus importants
sont :
 BFR : fréquence de base : il faut
choisir la même fréquence que
celle du réseau (50 Hz)
 ItH : Protection thermique du
moteur : il faut régler ItH à
l’intensité nominale du moteur
 ACC et DEC : rampe
d’accélération et de décélération
Module et résistance de
freinage éventuels
BFR
(50Hz)
Fréquence (Hz)
25 Hz
Temps (s)
Les rampes sont définies de 0 à
BFR, si l’on effectue une rampe de 0
à 25 Hz en 5s, il faut entrer 10s dans
le paramètre ACC.
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Rampe
d’accélération
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Rampe de
décélération
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FONCTION DISTRIBUER : COMMANDE PAR MODULATION D’ENERGIE
Classe : 2 STE
Distributeur proportionnel
Photo et symbole
Comparaison des fonctionnements
Distributeur « Tout Ou Rien » (TOR)
La bobine du distributeur n’est pas alimentée, tous les
orifices du distributeur sont fermés.
Lorsque la bobine du distributeur TOR est alimentée, le tiroir
se déplace complètement à droite, permettant le passage
total du débit
Distributeur à commande proportionnelle
La consigne est nulle (0V) : tous les orifices du
distributeur sont fermés.
La consigne est non nulle mais de faible valeur. La force de
la bobine proportionnelle a déplacé le tiroir en opposition à
l’action mécanique du ressort jusqu’à une position
d’équilibre. Le débitest faible.
La consigne est maximale. La force plus importante de la
bobine a déplacé complètement le tiroir à droite. Le débit
passant par le distributeur est maximal.
Schéma de principe d’un dispositif à commande proportionnelle
Le distributeur proportionnel est piloté par une consigne formée d’une tension de valeur comprise entre 0 et 10 V.
La consigne est donnée par un API (Automate Programmable Industriel) ou à partir d'un potentiomètre. Elle transmet au
distributeur proportionnel, via une carte d’amplification, l'ordre d'atteindre une pression ou un débit souhaité(e).
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MACHINE SYNCHRONE
La machine synchrone est un convertisseur réversible. Elle peut fonctionner soit en génératrice soit en moteur.
Lorsqu'elle fonctionne en génératrice, la machine synchrone prend le nom d'alternateur.
Alternateur triphasé
Photo
Symbole normalisé
Induit
GS
GS
Inducteur
Constitution


L’inducteur, constitué d’électroaimants parcourus par un courant continu, ou parfois simplement constitué
d’aimants permanents (porté par le rotor).
L’induit, constitué d’enroulements monophasés ou triphasés (porté par le stator)
Inducteur (porté par le rotor)
Il a pour rôle de créer un champ magnétique tournant à l’aide d’un rotor magnétisant mis en rotation.
L’inducteur comporte 2.p pôles (p : paires de pôles).
Il existe 2 types d’inducteurs :
Rotor à pôles lisses
Rotor à pôles saillants
S
N
N
N
S
S
Rotor à pôles lisses p = 1
Rotor à pôles saillants p = 2
Très robuste, il permet d’obtenir des fréquences de
rotation élevées (> 3000 tr/min).
Il est utilisé dans les centrales thermiques et les
centrales nucléaires.
Induit (porté par le stator)
Tournant moins vite, et de ce fait fournissant moins de
puissance, il est utilisé dans les centrales hydrauliques et les
groupes électrogènes.
Constitué de trois groupes de conducteurs logés dans des encoches
formant trois circuits (un pour chaque phase) décalés les uns des autres
d’un angle convenable (120°) et fournissant de ce fait des courants
triphasés.
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L.Technique
FONCTION CONVERTIR : MACHINE SYNCHRONE
Classe : 2 STE
Caractéristiques de l’alternateur
Fréquence des f.é.m. induites
Les enroulements de l’induit sont soumis à un champ
magnétique tournant à la fréquence n dite fréquence de
synchronisme.
Il apparaît donc aux bornes des enroulements de l’induit des
f.é.m. induites de fréquence f telles que : f = p.n
Avec :
p : nombre de paires de pôles
n : fréquence de rotation du champ tournant
f : fréquence des f.é.m. induites
Valeur efficace de la f.é.m. induite par un enroulement
Avec :
K : coefficient de Kapp qui ne dépend que des
caractéristiques technologiques de l’alternateur.
N : nombre de conducteurs actifs par enroulement
Φmax : flux utile maximal sous un pôle
Chaque enroulement génère une f.é.m. induite
e = - NS dΦ/dt, dont la valeur efficace s’exprime :
E = K.p.n.N.Φmax = K.f.N.Φmax
Couplage des alternateurs triphasés
La f.é.m. induite définie précédemment est générée par chacun des enroulements. La formule précédente donne
donc la valeur efficace d'une tension simple si les enroulements sont couplés en étoile, et la valeur d'une tension
composée s'ils sont couplés en triangle.
Exemple : A vide, si E = 230 V par phase.
Couplage en étoile
V
Couplage en triangle
U
U
U = √3.E = 400 V
U
U = E = 230 V
Excitation des alternateurs
Lorsque l’alternateur est à aimants permanents, il n’a pas besoin d’être excité.
Lorsque l’inducteur est constitué d’électro-aimants, ils doivent être traversés par des courants continus fourni
par :
 une source extérieure reliée au rotor par un système de bagues et de balais.
 l’induit lui-même : une partie des courants triphasés fournis par l’induit sont redressés à l’aide d’un pont
de diodes afin de pouvoir alimenter directement l’inducteur : l’alternateur est alors dit auto excité
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MACHINE SYNCHRONE
Fonctionnement en charge
Modélisation d’une phase de l’alternateur
XS
R
Pour étudier l'alternateur triphasé, on modélise une phase
de l'alternateur par une f.é.m. E en série avec une résistance R
et une réactance synchrone XS
I
V
E
V = E - RI – j XS I
Diagramme vectoriel (synchrone)
E
RI : Chute ohmique au niveau de chaque enroulement induit
XS I : Chute inductive due à la self de fuite et à la réaction d'induit.
V
Remarque : Si R est négligeable, la représentation se simplifie.
φ
jXSI
RI
I
Détermination de la réactance synchrone
On peut facilement déterminer les éléments du modèle électrique
équivalent, à l'aide de deux essais :
 essai à vide E = f(Ie)
 essai en court-circuit ICC = f(Ie)
On a alors les deux caractéristiques ICC = f (Ie) et E = f (Ie).
E0
Pour un courant d'excitation donné Ie0 (zone linéaire), on connaît
donc :
ICC0 et E0 , on en déduit XS.
ICC0
E(Ie)
ICC(Ie)
Z = E0 / ICC0 et XS =√Z2 - R2
La réactance est généralement très grande devant la résistance d'un
enroulement, d’où :
Z = E0/ ICC0 ≈ XS
Ie0
Bilan des puissances et rendement
Bilan des puissances
Puissance reçue
Puissance restituée
L'alternateur reçoit une puissance mécanique PM qui lui est
Il restitue une partie de cette puissance sous la forme de
fournie par le moteur d'entraînement
puissance électrique P qui est reçue par la charge :
PM = CM Ω
P = √3 U I cos φ
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MACHINE SYNCHRONE
Bilan des pertes de puissance
Pertes ne dépendant pas de la charge
Pertes par effet Joule
 Dans l'inducteur :
(appelées pertes « constantes »)
la puissance perdue par effet Joule est égale à : pje = Ue Ie.
Les pertes mécaniques pm dépendent de la fréquence de
Avec Ue : la tension continue aux bornes de l'inducteur;
rotation; les pertes dans le fer pf dépendent de la fréquence
Ie : l'intensité du courant d'excitation.
et du flux dans la machine. Pour une machine synchrone
 Dans l'induit :
utilisée à fréquence et tension constantes, elles varient peu la puissance pjs perdue par effet Joule est égale à :
entre le fonctionnement à vide et le fonctionnement à
PJS = 3 R I2
pleine charge.
2
On les considère donc comme constantes.
Avec R la résistance mesurée entre deux bornes de phase de
la machine
Expression du rendement
η =
Dans le cas général, nous pouvons exprimer le rendement en
fonction des différentes pertes de puissance :
√3 U I cos φ
√3 U I cos φ + pm + pf + pje + pjs
Moteur synchrone
Réversibilité de l’alternateur
Expérience
Constatation
Couplons un alternateur triphasé sur le
réseau, puis supprimons l’alimentation
du moteur.
Déduction
Le groupe continue toujours à
tourner, l’alternateur est converti en
moteur.
Puisque le moteur tourne à la vitesse de
synchronisme n = f/p, on l’appelle
moteur synchrone
Fonctionnement : Couple moteur
Couple électromagnétique
La rotation du système est assurée par le couple:


Ω
C=μ.B
μ: moment magnétique du rotor
B : champ magnétique du stator
S
B
θ
S
F
Soit en module :
N
μ
N
Cem = μ .B .sin θ
L’évolution du couple en fonction de θ
C moteur
Cmax
0
Zone
Zone instable
stable
Le moteur décroche
π/2
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π
 Si θ = 0  C = 0  moteur est en arrêt
 Si 0 < θ < π/2  C est croissant
 moteur en marche (fonctionnement statique stable).
 Si π/2 < θ < π  C est décroissant
 moteur décroche.
θ
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MACHINE SYNCHRONE
Schéma équivalent. Equation .Diagramme
Equation
Schéma équivalent
Diagramme
V
E = V - R.I - j Xs.I
θ
φ
soit V = E + R.I + j Xs.I
I
E
R
XS
I
jXSI
RI
V
E
I est en arrière sur V
Avantages
Inconvénients
La machine synchrone est plus facile à réaliser et plus
robuste que le moteur à courant continu.
Son rendement est proche de 99%.
On peut régler son facteur de puissance cos φ en modifiant
le courant d’excitation Ie.
Un moteur auxiliaire de démarrage est souvent nécessaire.
Il faut une excitation, c’est-à-dire une deuxième source
d’énergie.
Si le couple résistant dépasse une certaine limite, le moteur
décroche et s’arrête.
Moteur synchrone autopiloté
Les moteurs synchrones autopilotés sont aussi appelés moteurs Brushless ou moteurs autosynchrones.
Ils sont utilisés en commande d’axe de robots : on peut les commander en vitesse ou les commander en position avec un
couple à l’arrêt.
Schéma de principe
Le capteur de position (synchro-résolveur) règle l’instant d’amorçage et de blocage des interrupteurs de manière à avoir le 
voulu. La vitesse de rotation fixe la fréquence d’alimentation de la machine et impose le synchronisme entre V et E.
Moteur synchrone
Réseau
triphasé
Redresseur
Variateur
Phases du
moteur
Commutateur
électronique
Onduleur MLI
Commande
Capteur de
position qui
repère l’axe
Axe du
moteur
Moteur Brushless
Commande en position
Pour commander le moteur en position on détermine le champ statorique dans la direction de la position recherchée.
La position réelle du rotor est donnée avec un angle qui peut varier légèrement autour de la position recherchée, en fonction
du couple :
A l’arrêt sur la position souhaitée, l’angle interne θ dépend de la valeur du couple à l’arrêt
0 < θ < π /2  0 < C < Cmax.
Pour obtenir l’accélération la plus rapide possible, il faut travailler avec le couple maximum C max.
L’angle interne est fixé à θ = π /2. Cmax = μ Bmax
Commande en vitesse
Pour travailler en vitesse constante, il faut déterminer l’angle interne en fonction de la valeur du couple fourni.
La position du champ statorique est calculée en fonction de la position du rotor et du couple.
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MOTEUR ASYNCHRONE
Moteur asynchrone triphasé
Photo
Symbole normalisé
M ot eur à
rot or à cage
M
3
M ot eur à
rot or bobiné.
M
3
Constitution
Le moteur asynchrone est constitué de deux parties distinctes : le stator et le rotor.
Stator (partie fixe du moteur)
Présentation
Il est identique à celui des machines synchrones, c’est à dire constitué de 3 enroulements formés de conducteurs logés dans
des encoches.
Ces enroulements sont parcourus par des courants triphasés, d’où la création d’un champ magnétique tournant à la
fréquence n = f / p et à la vitesse Ω = ω / p
Couplage sur le réseau
Sur la plaque signalétique d’un moteur asynchrone, il apparaît une indication concernant les tensions (ex : 127V/230V).
Cela signifie que, quelque soit le réseau, chaque enroulement doit être soumis, au régime nominal, à la tension
correspondant à la valeur indiquée la plus faible (ici 127V). En fonction du réseau, il faudra donc réaliser le couplage
adapté.
Exemple : Indication sur la plaque signalétique : 230V / 400V  Chaque enroulement doit donc être soumis à 230 V.
Schéma de branchement
Les moteurs triphasés possèdent 3 enroulements qui sont reliés à 6 bornes repérées U1, V1, W1 et U2, V2, W2 ; le
positionnement de trois barrettes permet d'alimenter le moteur sous deux tensions différentes
Couplage étoile
Couplage triangle
Rotor (partie mobile du moteur)
Le rotor n'est relié à aucune alimentation. Il tourne à la vitesse de rotation n'. Il existe 2 possibilités :
Rotor à cage d'écureuil
Rotor bobiné
Il porte un ensemble de barres conductrices, très souvent en
aluminium, logées dans un empilement de tôles.
Les extrémités des barres sont réunies par deux couronnes
conductrices.
Le rotor comporte des encoches dans lesquelles sont logés
des conducteurs formant un enroulement triphasé.
Les enroulements sont généralement accessibles par
l’intermédiaire de 3 bagues et de 3 balais, permettant ainsi de
modifier les caractéristiques de la machine.
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MOTEUR ASYNCHRONE
Fonctionnement
Le stator crée au niveau de l’entrefer un champ magnétique tournant à la vitesse  =  / p (vitesses de synchronisme) et à
la fréquence n = f/p.
Le rotor, soumis à ce champ tournant, génère des courants induits qui, conformément à la loi de Lenz, s’opposent à cette
rotation en entraînant la rotation du rotor dans le même sens, à la vitesse ’ (à la fréquence n’).
Remarque : En charge, cette vitesse ’ est toujours légèrement inférieure à .
Glissement
g=
n – n’ Ω – Ω’
=
n
Ω
n : vitesse de rotation de synchronisme du champ
tournant (tr/s)
n’ : vitesse de rotation du rotor (tr/s)
ng : vitesse de glissement (tr/s) ng = n – n’
soit : n’ = (1 – g) n
n’ = 0  g = 1
n’ = n  g = 0
Fréquence des courants induits
Le rotor voit un champ statorique tournant à la fréquence de glissement ng = g.n. Soit :
fg = g.f = fr
Bilan des puissances
Puissance absorbée et puissance utile
Pa
Puissance absorbée :
P = √3U I cos 
S = √3U I
Q = √3U I sin 
Puissance utile :
PU = CU Ω’
avec
Pu
PU = P - ∑ Pertes.
Puissance transmise au rotor
Cette puissance est transmise au rotor par le couple électromagnétique
Ptr = P – Pfs - Pjs = Ce Ω
avec
Ce: moment du couple électromagnétique en Nm.
Ω : vitesse angulaire synchronisme (2..n) en rad/s.
Puissance sur le rotor: Pr = Ptr – Pjr = Ce Ω’ avec Ce: moment du couple en Nm.
Ω’: vitesse angulaire rotor (2..n’) en rad/s.
Pertes constantes
Les pertes mécaniques pm dépendent de la fréquence de rotation; les pertes dans le fer pf dépendent de la fréquence et du
flux dans la machine. Pour un moteur asynchrone utilisé à fréquence et tension constantes, elles varient peu entre le
fonctionnement à vide et le fonctionnement à pleine charge.
On les considère donc comme constantes.
Pertes joule
Pertes Joule Stator
Si r est la résistance d’une phase du stator :
PJS = 3 rI2 pour le couplage étoile
PJS = 3 rj2 pour le couplage triangle
Si R est la résistance entre phase du stator couplé et I
l’intensité en ligne alors : PJS = 3/2 RI2
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Pertes Joule Rotor
Pjr = g Ptr
avec Ptr: puissance transmise au rotor
g: glissement.
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Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MOTEUR ASYNCHRONE
Rendement
η=
PU
P
=
CU Ω’
√3U I cos 
=
P – Pjs – Pfs – Pjr - Pm
P
Caractéristiques
Fonctionnement à vide
A vide le moteur n'entraîne pas de charge.
Conséquence : le glissement est nul est le moteur tourne à la vitesse de synchronisme.
A vide: g = 0 et donc n’ = n et la puissance absorbée P0 = Pmec + Pfs + Pjs0
Fonctionnement en charge
Le moteur est maintenant chargé, c'est-à-dire que l’arbre de ce dernier entraîne une charge résistante qui s’oppose
au mouvement du rotor.
En régime permanent, ou régime établi : Cu = Cr
Caractéristique mécanique CU = f (n’)
Le point de fonctionnement se trouve sur l’intersection de la
caractéristique mécanique du moteur et de la courbe qui
caractérise le couple résistant de la charge.
La caractéristique mécanique du moteur dans sa partie utile
est un segment de droite (d’équation de forme y = ax + b).
Cu (Nm)
Cr (Nm)
Cu1
Pour la tracer, il suffit de deux points :
 Premier point donné par l’étude d’un cas précis :
Cu = a n’ + b
 Le second se déduit de l’essai à vide : 0 = a n + b
Le point de fonctionnement (Cu1 ; n’1) permet de calculer très
facilement le glissement et la puissance utile dans ce cas bien
précis.
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0
n'1 n
n' (tr/s)
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FONCTION CONVERTIR : MOTEUR ASYNCHRONE
Classe : 2 STE
Problème posé par le démarrage des moteurs asynchrones triphasés
Lors de la mise sous tension d'un moteur, l'appel de courant Id sur le réseau est souvent important (4 à 8In). Cette forte
intensité peut provoquer des chutes de tension en ligne. C’est le cas du démarrage direct.
Démarrage direct
Principe
Courbes
C'est le mode de démarrage le plus
simple dans lequel le stator est
directement couplé sur le réseau.
Le moteur démarre sur ses
caractéristiques naturelles.
Ce démarrage est utilisé lorsque le
courant à la mise sous tension ne
perturbe pas le réseau (chutes de
tension dans les câbles).
Démarrage étoile-triangle
Principe
Courbes
Ce démarrage consiste à coupler le
stator en étoile pendant le démarrage,
puis à rétablir le couplage en triangle
Il se fait en 2 temps :
Premier temps :
On démarre en étoile, chaque
enroulement reçoit une tension √3
fois inférieure à sa tension nominale.
Conséquence : l’intensité absorbée est
divisée par 3.
Second temps :
2 à 3 secondes après, on bascule en
triangle puis on y reste.
Inconvénient : le couple au
démarrage est également divisé par
3!
Conséquence:
Ce procédé n'est possible que si le moteur a été conçu pour fonctionner en triangle sous la tension composée du réseau.
Ce démarrage convient aux machines de moyenne puissance (P<50KW) démarrant de préférence à vide ou à faible
couple résistant : ventilateurs, machines-outils....
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L.Technique
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FONCTION CONVERTIR : MOTEUR ASYNCHRONE
Schéma d’un démarreur étoile / triangle
Circuit de commande
F1 95
F2
96
1
S1
2
13
3
KM2
14
4
13
KM1
14
KM2 68
55
KM2
56
67
21
21
KM3
KM1
2
A1
A1 22
A1
Circuit de puissance
Fonctionnement
Q1
S2
A2
KM1
A2
KM2
Q1
KM2
1
3
5
2
4
6
1
3 5
2
4
6
0
1
KM3
2
3 5
4
1
6
2
3
5
4
KM1
6
Ordre de marche
1
M1
1
3
5
2
4
6
F2
KM2
Temporisation
2
U1 V1 W1
KM1
KM2
Ouverture de KM1
3
KM2
KM3
Ordre d’arrêt
W2 U2 V2
A2
KM3
Réduction de courant de ligne dans le rapport √3.
Réduction du couple dans le rapport 3.
Les bilames de F2 mesurent le courant J et pas le courant de ligne I. On règle donc le thermique à In/√3.
Démarrage par gradateur de tension (démarreur électronique)
Principe
Circuit de puissance
Le moteur asynchrone triphasé est alimenté par l’intermédiaire d’un
gradateur qui provoque la montée progressive de la tension.
On peut réduire l’intensité de démarrage à une valeur précise en agissant
sur l’angle de commande des thyristors.
Pour limiter l’appel de courant au démarrage, on réduit la tension efficace
ce qui limite le couple moteur au démarrage. On doit donc s’assurer en
permanence que le couple de démarrage soit supérieur au couple résistant
du système à entraîner
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FONCTION CONVERTIR : MOTEUR ASYNCHRONE
Démarrage rotorique
Principe
Le démarrage rotorique consiste à insérer, dans un premier temps, des résistances en série avec l’enroulement
rotorique afin de limiter les courants rotoriques et ainsi réduire l’appel d’intensité. Dans un deuxième temps on
court-circuite les enroulements rotoriques. Le démarrage est terminé.
Schéma d’un démarreur rotorique
Circuit de commande
Q1
S2
F1 95
F2
96
1
S1
2
13
3
KM1
14
4
Circuit de puissance
Q1
KM1
U1
A2
KM1
3
5
2
4
6
1
3
5
2
1
4
3
6
5
2
4
6
0
Ordre de marche
Temporisation
RhH
1
3
5
4
KM2
6
M1
K
A2
2
M
L
KM1
2
V1 W1
A1
KM1
1
F2
68
KM1
67
A1
1
Fonctionnement
KM2
Ordre d’arrêt
KM2
Ce type de démarrage est en voie de disparition, le meilleur choix économique étant le variateur électronique.
Exemple de plaque signalétique
MOT.
LS 80 L
3~
T kg
N°7345 BJ
70
002 9
40°C
Fréquence nominale
Tension triangle
Tension étoile
IP 55 LcL .F
S1V
Hz tr/min kW
Cos 
A
0,83
3
1,9
Courant
nominal
en ligne
triangle
min
230
400
50 2800
0,75
Vitesse nominale de
rotation
Courant nominal en ligne étoile
Puissance utile
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Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MOTEUR PAS A PAS
Moteurs pas à pas
Photo
Symbole normalisé
M
Description
Un moteur pas à pas transforme des impulsions de commande en une rotation de "n" pas du rotor : il permet donc un
positionnement précis sans boucle d’asservissement. A chaque impulsion du signal de commande correspond au niveau
du rotor un déplacement angulaire défini appelé « pas ».
1
Automate, PC,
microprocesseurs,
oscillateur (quartz, …)
Signal horloge
Sens
Mode (ex: demi-pas)
Génération des signaux
2
de commande de
chaque bobine
Circuit de
3 puissance
(transistors)
Moteurs
pas à pas
4
On distingue 3 catégories technologiques :
 moteur à aimants permanents
 moteur à reluctance variable
 moteur hybride
Résolution angulaire
Un moteur pas à pas est caractérisé par sa résolution angulaire ou encore son nombre de pas par tour. Il peut avoir une
valeur comprise entre 0,9°et 90°. Les valeurs les plus couramment rencontrées sont :
 0,9° : soit 400 pas par tour
 1,8° : soit 200 pas par tour
 3,6° : soit 100 pas par tour
 7,5° : soit 48 pas par tour
 15° : soit 24 pas par tour
La vitesse de rotation est fonction de la fréquence des impulsions
Moteur à aimants permanents
Constitution
Il comprend :
 un stator à 2 paires de pôles (partie fixe)

un rotor bipolaire constitué d’un aimant permanent (partie mobile)
Fonctionnement
Les bobines diamétralement opposées constituent les phases. Elles sont connectées de façon à créer un pôle Sud et un pôle
Nord.
En inversant les sens des courants dans une phase, on permute les pôles engendrés par une bobine. Le rotor se déplace alors
et prend une nouvelle position d’équilibre stable.
Caractéristiques
Nombre de pas par tour plus faible, dû à la difficulté de loger les aimants du rotor.
 Construction plus élaborée.
Couple moteur élevé, dû à la puissance des pôles aimantés (Couple proportionnel au courant).
 Sens de rotation lié à l'ordre d'alimentation des bobines et au sens du courant dans les bobines.
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FONCTION CONVERTIR : MOTEUR PAS A PAS
Classe : 2 STE
Moteurs pas à pas à réluctance variable
Constitution
Ce moteur comporte une denture dont le pas n’est pas le même au stator et au
rotor ; le rotor n’est pas aimanté.
Exemple :
Stator 8 pôles et rotor 6 pôles
Pas statorique : αs = 360°/8 = 45°
Pas rotorique : αr = 360°/6 = 60
Fonctionnement
Quand on alimente les bobines AA', puis BB' et enfin CC', le rotor se place de telle façon que le flux qui le
traverse soit maximal ; la réluctance est donc minimale.
Pour rendre la réluctance variable, le rotor et le stator auront des encoches disposées de telle façon qu'il n'existe
qu'une seule possibilité pour diminuer la réluctance compte-tenu de la bobine alimentée.
Le nombre de pas par tour est donné par la relation : Np = 360 / (r - s)
Avec : - r : Pas dentaire rotorique (en degrés)
- s : Pas dentaire statorique (en degrés)
Caractéristiques
 Nombre de pas par tour important (bonne résolution) ;
 Construction assez facile ;
 Couple moteur (proportionnel au carré du courant dans les bobines) assez faible ;
 Sens de rotation lié à l’ordre d’alimentation des bobines.
Ce moteur présente une simplicité de construction mais du fait de son faible couple moteur, il est le plus souvent
remplacé par des moteurs pas à pas à aimant permanent ou hybrides.
Moteur pas à pas hybride
Constitution
C'est un moteur qui associe les deux principes précédents ; on
l'appelle aussi moteur réluctant polarisé.
Il existe des dispositions très variables selon les constructeurs et
le nombre de pas par tour (résolution).
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Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MOTEUR PAS A PAS
Fonctionnement
Son fonctionnement est sensiblement identique à celui du moteur à aimant permanent.
Les figures suivantes montrent les positions successives du rotor après l'alimentation des bobines du stator.
Caractéristiques
 Très bonne résolution.
 Couple moteur élevé dû à l'aimantation du rotor (proportionnel au courant).
 Sens de rotation lié à l'ordre d'alimentation des bobines et au sens du courant.
Alimentation des phases des moteurs pas à pas
Le principe de fonctionnement des moteurs pas à pas repose sur la commutation successive des enroulements
stator (ou phase). Pour cela, une impulsion électrique est traduite par un séquenceur agissant sur une électronique
de commutation (drivers ou transistors de puissance) qui distribue les polarités dans les enroulements. Une seule
commutation provoque un seul pas quelle que soit la durée de l’impulsion (supérieur à une valeur minimale).
Alimentation unipolaire
Alimentation bipolaire
Les enroulements sont à point milieu. Les bornes sont
toujours alimentées par une polarité de même signe (d’où
le terme unipolaire).
Les enroulements du stator n’ont pas de point milieu. Chaque
borne de chaque enroulement est alimentée par une polarité
positive puis négative (d’où le terme bipolaire).
-
S
S
N
N
-
+
+U
+U
E
F
G
A
H
0V
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B
C
D
0V
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Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR : MOTEUR PAS A PAS
Ordre d’alimentation des phases
Modes de commande
H1
P
H’4
Les signaux de commande d’un moteur à 2 ou 4 phases sont
absolument identiques.
Dans notre cas, il s’agit d’un moteur pas à pas unipolaire.
L’excitation individuelle des bobines est assurée par l’un des
interrupteurs P, R, Q, S.
H’1
R
H4
+
H’2
H’3
H3
Principe
Mode 1
commande
en
pas entier
Mode 2
commande
décalée
en
pas entier
R
0
1
0
0
Q
0
0
1
0
S
0
0
0
1
Moteur
S
P
R
Q
S
L’excitation par paire des bobines crée les
champs suivants :
P-R  H’1
R-Q H’2
Q-S  H’3
S-P  H’4
Etablir le cycle de commutation :
P
R
P
R
Q
S
Moteur
1
1
0
0
0
1
1
0
0
0
1
1
1
0
0
1
La combinaison des deux modes permet de
doubler le nombre de pas, le rotor s’alignant
successivement face à un pôle et entre 2 pôles.
Etablir le cycle de commutation :
P
R
Q
S
Moteur
Mode 3
1
0
0
0
Commande 1
1
0
0
en
0
1
0
0
demi-pas
0
1
1
0
0
0
1
0
0
0
1
1
0
0
0
1
1
0
0
1
SI – Chaine d’énergie – unité A.D.C
Q
chronogrammes
L’excitation individuelle des bobines crée les
champs suivants :
P  H1
R  H2
Q  H3
S  H4
Ce qui donne le cycle de commutation :
P
1
0
0
0
V
H2
Q
S
P
R
Q
S
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FONCTION CONVERTIR: CONVERTISSEURS HYDRAULIQUES
Classe : 2 STE
Les convertisseurs hydrauliques transforment l’énergie hydraulique en énergie mécanique. On distingue :
 Les récepteurs pour mouvement de translation: les vérins.
 Les récepteurs pour mouvement de rotation: les moteurs hydrauliques.
Vérins
Un vérin est l’élément récepteur de l’énergie dans un circuit hydraulique. Il permet de développer un effort très
important avec une vitesse très précise.
Commande
Energie
hydraulique
Energie mécanique
Transformer
l’énergie
(Mouvement de translation)
Vérin hydraulique
Principaux types de vérins
symboles
schémas
Vérin simple effet
L’ensemble tige piston se déplace dans un seul
sens sous l’action du fluide sous pression. Le
retour est effectué par un ressort ou charge.
Avantages : économique et consommation de
fluide réduite.
Inconvénients : encombrant, course limité.
Utilisation : travaux simples (serrage, éjection,
levage…)
Vérin double effet
L’ensemble tige piston peut se déplacer dans les
deux sens sous l’action du fluide. L’effort en
poussant est légèrement plus grand que l’effort en
tirant.
Avantages : plus souple, réglage plus facile de la
vitesse, amortissement de fin de course réglable.
Inconvénients : plus coûteux.
Utilisation : grand nombre d’applications
industriels
Vérins spéciaux
1- Vérin à tige télescopique : simple effet permet
des courses importantes tout en conservant une
longueur repliée raisonnable.
2- Vérin rotatif : l’énergie du fluide est
transformée en mouvement de rotation. L’angle
de rotation peut varier de 90° à 360°. Les
amortissements sont possibles.
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR: CONVERTISSEURS HYDRAULIQUES
Dimensionnements des vérins
Pour déterminer la pression (p) d’utilisation d’un vérin
il faut connaître
- La force F nécessaire à
développer.
- La section annulaire S.
S = π x r² ou
S = π x d²/4
S = S2 – S1
F (N – daN)
(Pa – Bar) S (m2 – cm2)
Pression: P =
S1
S2
Détermination des vitesses de sortie et de rentrée des tiges de vérins hydrauliques
Formule classique : V = Q/S2
S = S2 – S1
Avec: V est en [m/s] ; Q est en [m3/s] et S2 est en [m2]
S2
Formule pratique: V = Q/ (0.06xS2)
Avec: V est en [cm/s] ; Q est en [L/mn] et S2 est en [cm2]
Puissance d’un vérin
Travail utile effectué par le vérin
F = force utile du vérin
Travail utile effectué par le vérin est :
d
F
W=Fxd
Puissance utile
Donc :
P = W/t or W = F x d d’où P = F.d /t mais comme
d (course) égale la vitesse : v.t
P = F. V
(Watt)
(N)
(m/s)
Puissance absorbée (hydraulique)
Donc :
Caractérisée par deux grandeurs : le débit noté Q et la
pression notée P.
P = Q. P
(Watt)
(m3/s)
(Pa)
Exercices
EX1 : On doit déplacer une charge de 10 T à l’aide d’un vérin. Sachant que le diamètre de la tige du vérin est de 20 mm et
que son alésage est de 100 mm. Calculer la pression p1 nécessaire pour pousser la charge et la pression p2 . On donne g =
9,81. Vous exprimerez vos résultats en unité légale puis en unité pratique.
EX2 : Le piston d’un vérin a une surface de 40 cm². Ce vérin reçoit un dédit de 24 L/min. Quelle est :
1/La vitesse V de déplacement en sortie de tige. V = …
2/La durée de la course si celle-ci fait 20 cm.
t = ….
EX3 : Pour élever une charge de 6 000 N de 1,5 m il faut fournir un travail de : W = …………
EX4 : Un vérin D.E. a pour section côté piston 40 cm². Il reçoit un débit de 36 L/min. La pression de service est de 80 bar.
Calculer :
1/La puissance fournie par le vérin.
2/La puissance nécessaire au récepteur sachant que le rendement global de l’installation est de 60 %.
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L.Technique
Classe : 2 STE
FONCTION CONVERTIR: CONVERTISSEURS HYDRAULIQUES
Application en commande proportionnelle
Variation de vitesse de la tige d’un vérin
Débit d’huile
provenant de la
pompe
Tension de
consigne Uc
Consigne
Carte
électronique de
A
Distributeur
proportionnel
puissance
Uc = f(I)
- Potentiomètre
- Clavier
- Automate
- etc ….
1C
B
Régulation et asservissement de la vitesse de la tige d’un vérin
Débit d’huile
provenant de la
pompe
Tension de
consigne Uc
Consigne
Carte de
régulation
Carte
électronique
de puissance
Uc = f(I)
A
Distributeur
proportionnel
1C
B
- Potentiomètre
- Clavier
- Automate
- etc ….
Dispositif permettant de
mesurer la vitesse de
déplacement du vérin et
de la transformer par
exemple en signal ( -10 +
10 V cc )
Asservissement en position de la tige d’un vérin
Débit d’huile
provenant de la
pompe
Tension de
consigne Uc
Consigne
Carte de
régulation
Carte
électronique
de puissance
Uc = f(I)
A
Distributeur
proportionnel
B
- Potentiomètre
- Clavier
- Automate
- etc ….
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Potentiomètre permettant
de donner une résistance
proportionnele au
déplacement
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