Actes de la 1ere journée SMPV

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SOCIÉTÉ MAROCAINE DE PHARMACOVIGILANCE (SMPV)
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SOMMAIRE
•
Mot de la présidente de la SMPV
•
Membres du Bureau de la SMPV
•
Comités
•
Programme Scientifique
•
Session 1
•
Session 2
•
Session 3
•
Session 4
•
Communications libres
•
Communications affichées
•
Sponsoring
•
Agenda
- Date de l’Assemblée Générale de la SMPV
- Date de la prochaine réunion scientifique de la SMPV
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
SOCIÉTÉ MAROCAINE DE PHARMACOVIGILANCE (SMPV)
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MOT DE LA PRÉSIDENTE
La sécurité et la qualité représentent les principes fondamentaux des soins. Leur
amélioration implique une approche globale portant sur toutes les étapes de la prise en
charge du patient. La pratique de la pharmacovigilance en constitue un maillon
incontournable.
La Pharmacovigilance conventionnelle a 40 ans d’existence au niveau international et
20 ans au Maroc. Mais depuis sa naissance, l’objectif et la méthodologie de cette
discipline n’ont cessé d’évoluer et de s’épanouir et l’Effet Indésirable n’est plus
considéré comme lié au médicament seul mais souvent, il est lié à sa mauvaise
utilisation. La sécurité du patient en est devenue la priorité principale de la
Pharmacovigilance.
Le thème que nous traitons aujourd’hui «Usage et mésusage des médicaments» n’a
pas été choisi au hasard par le comité scientifique de la Société Marocaine de
Pharmacovigilance (SMPV). A l’issue de cette journée nationale, la SMPV tient à
délivrer un message qui lui paraît essentiel en matière de santé publique : la sécurité du
patient doit constituer une priorité de tous les acteurs de santé. La pharmacovigilance
en est le pivot principal. A cette fin, la pharmacovigilance doit évoluer dans un cadre
législatif bien structuré et avant-gardiste définissant le rôle et les attributions de chaque
acteur du système de santé : professionnels de santé, industries pharmaceutiques,
autorités sanitaires (Centre National de Pharmacovigilance, Direction de la Pharmacie
et du Médicament, Direction des Hôpitaux,….etc.) et experts dans le domaine.
Notre société savante n’est certainement pas là pour défendre des intérêts
administratifs, corporatistes ou individuels. Depuis sa création en 2003, elle a offert un
lieu de discussion et de concertation pour améliorer la place stratégique de la
pharmacovigilance avec un seul objectif commun : la sécurité du patient lors de
l’utilisation des médicaments.
Je tiens en cette occasion à remercier le Ministère de la Santé d’avoir parrainé cette
manifestation et à exprimer ma gratitude à madame la ministre d’avoir bien voulu
accepter d’inaugurer cette journée. Je tiens également à féliciter chaleureusement tous
les membres de la SMPV particulièrement le comité d’organisation et le comité
scientifique pour le travail accompli. Mes sincères remerciements vont à toutes les
personnes, institutions et industries pharmaceutiques qui ont soutenu moralement ou
financièrement la tenue de cette réunion.
Je souhaite enfin que cette jeune société savante, en raison de sa particularité d’agir de
façon horizontale, puisse devenir un pont de liaison entre tous les acteurs de la santé et
entre toutes les sociétés savantes préoccupées par l’usage rationnel des médicaments
et par la sécurité du patient.
Pr. Rachida Soulaymani-Bencheikh
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
SOCIÉTÉ MAROCAINE DE PHARMACOVIGILANCE (SMPV)
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MEMBRES DU BUREAU DE LA SMPV
Président :
Pr Rachida Soulaymani-Bencheikh
Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
Premier Vice Président :
Pr Maâti Nejmi
Institut National d’Oncologie
Deuxième Vice Président
Dr Raja Benkirane
Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
Secrétaire Général :
Dr Amina Tebaa
Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
Secrétaire Général Adjoint :
Mr Abdelmajid Belaiche
Laboratoires Promopharm
Trésorier :
Dr Taoufik Agoumi
Groupe Sanofi-Aventis
Trésorier Adjoint :
Dr Rajae Benjelloun
Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
Assesseurs :
- Pr Idriss Alaoui
Professeur en Médecine (Anesthésie- Réanimation)
- Dr Ghita Benabdallah
Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
- Dr Moustapha Benmimoun
Laboratoires Pfizer
- Dr Samira Serragui
Faculté de Médecine et de Pharmacie- Rabat
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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COMITÉS
Comité d’Organisation
•
Pr R. SOULAYMANI-BENCHEIKH (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du
Maroc)
• Dr A. TEBAA (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc)
•
Mr L. OUAMMI (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc)
•
Mr A. BELAICHE (Promopharm)
•
Dr A. DERRAJI (Pharmacien d’Officine, Mohammedia)
•
Dr N. DAOUDI (Sanofi-Aventis)
•
Dr H. STAMBOLI (Lilly)
•
Dr O. MOTII (Cooper)
•
Dr S. SAYAGH (Roche)
Comité Scientifique
•
Pr M. NEJMI (Oncologie- Rabat)
•
Pr M. HASSAR (Institut Pasteur)
•
Dr S. SKALLI (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc)
•
Dr Z. ARSALANE (Pfizer)
•
Dr R. BENKIRANE (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc)
•
Pr Y. CHERRAH (Laboratoire National de Contrôle des Médicaments)
•
Dr M. BENMIMOUN (Pfizer)
•
Dr N. ADIB (Maghreb Médical Concept)
•
Dr M. AZAMI EL IDRISSI (Pfizer)
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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PROGRAMME
08h00 :
Accueil des participants
08h30 :
Séance d’ouverture présidée par Madame la Ministre de la Santé
SESSION 1 : PHARMACOVIGILANCE ET SECURITE DU PATIENT
Présidents : Pr. R Abouqual & Dr. CE Khassouani
Rapporteurs : Dr. I Talibi & Dr. R Ouled Errkhis
Conférence plénière ‫״‬partagée‫ ״‬:
09h15-09h30 :
1ère partie : Sécurité du Patient : Concept et état d’avancement
Dr. A SAHEL (Direction des Hôpitaux, Rabat)
09h30-09h45 :
2ème partie : Pharmacovigilance et sécurité du patient au Maroc
Pr. R SOULAYMANI-BENCHEIKH (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance
du Maroc)
Communications :
09h55-10h10 :
Iatrogénie sur ordonnance : responsabilités prescripteur/dispensateur
et pharmacovigilance
Pr. Y BENSOUDA (Faculté de Médecine et de Pharmacie Rabat)
10h15-10h25 :
L’intoxication par la vitamine D chez le nourrisson
Dr. A BABAKHOUYA (CHU Hassan II, Fès)
10h30-10h40 :
Bilan des pathologies iatrogènes recensées en unité de réanimation
néonatale sur une période de 12 mois
Dr. A ZAKARIA (Hôpital d’Enfants Rabat)
10h45-10h55 :
Détection des erreurs médicamenteuses dans le système Marocain de
Pharmacovigilance
Dr. L ALJ (Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc)
11h00-11h30 :
Pause Café & Séance Posters
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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SESSION 2 : EFFETS INDESIRABLES ET USAGE RATIONNEL DES
MEDICAMENTS
Présidents
Rapporteur
: Pr. S Motaouakkil & Pr. Z Tazi Mezalek
: Dr. N Smiress
Conférence plénière :
11h30-12h00 :
La thrombopénie induite par l’héparine : un paradoxe clinico-biologique
complexe pour une prise en charge multidisciplinaire
Pr. I ELALAMY (Service d'Hématologie Biologique, Hôpital Tenon, Paris)
Communications :
12h10-12h20 :
Accidents des anticoagulants
Dr. S DERFOUFI (Hôpital des Spécialités, Rabat)
12h25-12h35 :
Cholécystite néonatale suite à l’administration de ceftriaxone (à propos
d’une observation)
Dr. S ABOURAZZAK (CHU Hassan II, Fès)
12h40-12h50 :
Le syndrome de Lyell aux beta-lactamines
Pr. S SIAH (Hôpital Militaire d'Instruction Mohamed V, Rabat)
13h00-14h00
Pause Déjeuner
SESSION 3 : CONTREFAÇON ET CIRCUITS INFORMELS DES MEDICAMENTS
Présidents
Rapporteur
: Dr. C Mrani & Dr M Harcha
: Dr. A Derraji
Conférence plénière :
14h00-14h30 :
La contrefaçon, l’Espoir n’est pas une Méthode, Problématique à l’échelle
locale et globale
Mr. DAVID R COOPER (Directeur de Sécurité, EMEA, Pfizer inc, New York)
Communications :
14h40-14h50 :
Le secteur Informel du Médicament au Maroc
Dr A FENNICH (Président de la fédération nationale des syndicats des pharmaciens
du Maroc)
14h55-15h05 :
La contre façon des médicaments une inquiétude mondiale cas des
spécialités pharmaceutiques
Dr. R ES SEMMAR (Ex Pharmacien Directeur du LNCM)
15h10-15h20 :
Contre bande des médicaments à Oujda
Dr. Z SEDKI (Centre de Transfusion Sanguine, Oujda)
15h25-15h45 :
Pause Café & Séance Posters
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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SESSION 4 : CADRE LÉGAL ET RÉGLEMENTAIRE DE LA PHARMACOVIGILANCE
AU MAROC
Présidents
Rapporteur
: Mme. Kh Meshak & Mr. M Zdmari
: Dr. M Benmimoun
Conférences plénière “partagée” :
15h50-16h05 :
1ère partie : Pharmacovigilance Bilan et Perspectives
Mr. M DRISSAT (Service de la législation et de la réglementation sanitaire, Ministère
de la Santé)
16h05-16h20 :
ème
2
partie : Recommandations de la Réunion Nationale des 3 & 4 Juillet
2006
Dr. S SKALLI (Centre Anti Poison & de Pharmacovigilance du Maroc)
Communications :
16h30-16h40 :
Utilité d’un Centre Régional de Pharmacovigilance. Etude pilote à propos
de Tanger de 2003-2006
Dr. Ch MERROUCH (Institut Pasteur du Maroc, Tanger)
16h45-16h55 :
Rapport périodique actualisé de pharmacovigilance : PSUR
Dr. Kh KHEIREDDINE (Pharmacienne, Free Lance)
Communications libres :
17h00-17h10 :
Les génériques & bioéquivalence
Dr. K EL ATTAOUI (Directeur Général des Laboratoires Tecnimede Maroc)
17h15-17h25 :
Ulcère de l’œsophage et la prise de Bromure de Pinaverium
Dr. S AHID (Laboratoire National de Contrôle du Médicament, Rabat)
17h30
Clôture
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SESSION 1 : PHARMACOVIGILANCE ET SECURITE
DU PATIENT
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Conférence plénière ‫״‬partagée‫ ״‬: 1ère partie
SÉCURITÉ DU PATIENT : CONCEPT ET ÉTAT D’AVANCEMENT
Sahel A
Direction des Hôpitaux, Rabat
Bien que les interventions de santé soient conçues au bénéfice du patient, il existe
toujours un risque que des événements indésirables (EI) se produisent lors de la
fourniture de soins. Un événement indésirable est défini comme « un tort ou une
«lésion» qui se produisent pendant le traitement de la maladie et qui est la
conséquence directe des actes du personnel plutôt qu’un effet de la maladie ellemême».
C’est dans ce sens que l’OMS a appelé les pays membres à prêter une attention toute
particulière à ce problème de sécurité de patients en établissant un système
d’amélioration de la sécurité des patients. Se joignant à ce mouvement international, le
Maroc est en train de mettre en place un certain nombre d’action pour la détection
précoce, la déclaration et la prévention de ces risques dont la pharmaco et l’hemovigilance. Par ailleurs, une étude est en train d’être menée par le ministère de la santé
pour estimer la prévalence des incidents critiques liés aux soins dans les hôpitaux
marocains. Ses résultats serviront d’arguments pour sensibiliser les professionnels de
santé sur la problématique de la sécurité des patients et les faire adhérer aux actions
de prévention notamment un système de notification et de déclaration des EI et
l’élaboration aux protocoles et procédures de service visant à prévenir les mauvaises
pratiques et les erreurs médicales.
Enfin, une stratégie de lutte contre les infections nosocomiales est en train d’être
élaborée par le MS et une réflexion sur la sécurité des injections de même que des
actions pour des soins chirurgicaux sécurisés sont également engagées pour la
prévention des accidents.
Mais quelle que soit la stratégie adoptée pour la sécurité des patients, sa réussite est
tributaire de l’existence d’un milieu ouvert à la divulgation, résolu à évoluer et capable
d’apprendre de ses erreurs.
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Conférence plénière ‫״‬partagée‫ ״‬2ème partie
PHARMACOVIGILANCE ET SECURITE DU PATIENT AU MAROC
Soulaymani-Bencheikh R
Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
Le concept de la sécurité du patient est devenu une des principales priorités des
systèmes de santé depuis la publication du rapport alarmant de l’Institute of Medicine
aux Etats Unis: To err is human : building a safer health system, estimant le nombre
des décès par an aux USA liés aux erreurs médicales entre 44 000 à 98 000 dont 7000
imputables aux erreurs médicamenteuses. A la lumière de ces résultats et de
nombreuses études réalisées sur les événements indésirables liés aux médicaments, la
55ème assemblée mondiale de la santé en 2002, dans sa résolution concernant la
sécurité des patients presse les états membres de se pencher sur la question de la
sécurité des patients.
L’utilisation sécuritaire du médicament est l’un des principaux domaines de la sécurité
des patients dans la mesure où les erreurs médicamenteuses constituent la cause la
plus fréquente d’évènements indésirables évitables. La Harvard Medical Practice study
réalisée en 1991 aux USA, a été la première étude à grande échelle effectuée sur
l’incidence des événements indésirables survenant en milieu hospitalier : l’analyse de
30 195 dossiers hospitaliers a révélé que 3.7 % des patients avaient été victimes d’un
événement indésirable, dont 58% étaient jugés évitables. Les événements indésirables
médicamenteux ont constitué les événements non opératoires les plus communs soit
19% de l’ensemble des événements indésirables.
Au début de sa création, le champ d’application de la pharmacovigilance était limité à la
surveillance des effets indésirables des médicaments survenus dans les conditions
normales d’utilisation, après leur mise sur le marché.
Actuellement, la pharmacovigilance est devenue le pivot autour duquel se développe le
concept de l’utilisation rationnelle du médicament. De ce fait la pharmacovigilance est
actuellement impliquée dans tous les domaines pouvant contribuer à rationaliser
l’utilisation des médicaments et autres produits de santé et à limiter leur utilisation
inappropriée. Son champ d’action s’intéresse à la surveillance des effets indésirables
des médicaments après la mise sur le marché mais aussi au cours des essais cliniques,
à la surveillance des effets indésirables des médicaments dans les conditions normales
d’utilisation mais aussi en cas d’intoxication, toxicomanie, pharmacodépendance,
sevrage, absence d’efficacité, erreur médicamenteuse, échec thérapeutique,
résistance, contre façon mauvaise qualité du produit ou mauvaise information et enfin à
la surveillance des effets indésirables de tous les produits de santé. Ainsi, le nouveau
challenge assigné aux centres de pharmacovigilance est de collecter les incidents en
rapport avec les erreurs médicamenteuses. Dans ce sens, en Janvier 2007, un projet
pilote lancé par le Centre International OMS de Pharmacovigilance en collaboration
avec la World Alliance for Patient Safety a été initié afin de détecter et prévenir les
erreurs médicamenteuses. Le Centre Marocain de pharmacovigilance a été désigné
comme centre coordonnateur de ce projet. Les résultats attendus de ce projet sont de
délivrer au réseau international des centres de pharmacovigilance un kit de formation
définissant les capacités d’un centre de pharmacovigilance à détecter les erreurs
médicamenteuses, à analyser les informations en se basant sur la taxonomie du
concept de la sécurité du patient, et à rechercher la cause profonde des erreurs
médicamenteuses en vue de définir les stratégies de prévention. Les résultats des
enquêtes et des études réalisées seront présentés.
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IATROGENIE SUR ORDONNANCE : RESPONSABILITES PRESCRIPTEUR /
DISPENSATEUR ET PHARMACOVIGILANCE
Bensouda Y, Msallak H
Laboratoire de Pharmacie Galénique et Pharmacotechnie Industrielle - Faculté de Médecine et de
Pharmacie, Rabat
La iatrogénie médicamenteuse est un sérieux problème de santé publique, tant par ces
répercussions en terme de morbi-mortalité que par son coût. Actuellement, il n’est pas
possible de se faire une idée précise sur la fréquence de ce phénomène ni sur ses
étiologies.
L’analyse de 1500 prescriptions médicamenteuses collectées auprès des officines à
l’aide d’un formulaire pré établi dans ce but, nous a permis de mettre le point sur les
origines apparentes de la iatrogénie médicamenteuse.
Matériel : Formulaire, Bases de données pour le traitement des formulaires, Pharmacie
d’officine,
Méthodes : Nous avons procédé au recueil des prescriptions médicamenteuses au
niveau officinal. Les formulaires ont été complétés sur les lieux de dispensation en ville
pour tout patient venant à la pharmacie avec une ordonnance en évitant tout critère de
sélection.
Nous avons analysé le contenu des prescriptions médicamenteuses sur le plan
réglementaire mais aussi selon leur contexte physiopathologique et médicamenteux.
Pour mieux apprécier les résultats, les données ont été saisies sur Excel et sur Access.
Résultat et analyse : 23 % des ordonnances étaient non-conformes sur leur plan
réglementaire, avec comme paramètres majeurs la non figuration de l’identité du
médecin et celle du malade sur l’ordonnance.
43 % des ordonnances étaient non-conformes sur le plan pharmacologique, avec
comme interférences majeures notées le non respect de la posologie ou d’une
précaution d’emploi.
8 % des interférences observées étaient des contre-indications.
58 % des ordonnances non conformes étaient prescrites pour des femmes.
10.2 % des ordonnances non-conformes, l’étaient à cause d’interférence avec un
médicament pris en automédication.
68 % des familles thérapeutiques ayant présentées des interférences
pharmacologiques selon notre série étaient des anti-inflammatoires non stéroïdiens,
des antibiotiques et des neuroleptiques.
Discussion : Cette étude nous a montré que la iatrogénie médicamenteuse sur
ordonnance, entrainant un mésusage du médicament, peut être évitable pour la
majorité des cas par prise de certaines mesures simples :
• La formation continue des professionnels de la santé,
• La valorisation de l’acte pharmaceutique,
• L’établissement d’une opinion pharmaceutique pour toute dispensation,
• Et enfin l’enregistrement de ces opinions pharmaceutiques pour constituer un
dossier pharmaco thérapeutique permettant le suivi des malades.
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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L’INTOXICATION PAR LA VITAMINE D CHEZ LE NOURRISSON
Babakhouya A, Hajjaj S, Guerberlmous F, El Arqam L, Chawki S, Atmani S,
Bouharrou A, Hida M
Service de Pédiatrie CHU Hassan II - Fès
Introduction : L’intoxication par la vitamine D chez le nourrisson reste rare mais ses
complications peuvent être dramatiques en particuliers cardiaques et rénaux. Nous
rapportons le cas d’un petit nourrisson admis sous un tableau de déshydratation aiguë
ayant révélé une hypercalcémie sur intoxication par la vitamine D.
Observation : Mohammed 3 mois, sans antécédents pathologiques particuliers en
dehors d’une notion de faible poids de naissance ayant bénéficié d’une
supplémentation en calcium et en vitamine D, admis au service pour déshydratation sur
vomissements incoercibles. L’examen a objectivé une hypotrophie avec déshydratation
à 10%. Le bilan a montré une hypercalcémie sévère avec néphrocalcinose.
L’interrogatoire poussé a retrouvé une erreur de livraison de la vitamine D. la prise en
charge a consisté en une hyper hydratation avec administration des diurétiques et
corticoïdes. L’évolution était fatale dans un tableau d’arrêt cardiocirculatoire.
Conclusion : A travers cette observation nous allons mettre le point sur les risques
d’intoxication par la vitamine D et leur prise en charge. L’utilisation des biphosphonates
semble être très efficace en cas de résistance aux traitements classiques.
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BILAN DES PATHOLOGIES IATROGENES RECENSEES EN UNITE DE
REANIMATION NEONATALE SUR UNE PERIODE DE 12 MOIS
Zakaria A, Tafraouti A, Kabiri M, Karboubi L, Barkat A, Lamdouar Bouazzaoui N
Unité de réanimation néonatale. Service de pédiatrie Centre national de référence en néonatologie et en
nutrition- Hôpital d’Enfants Rabat
Introduction : Le développement de soins intensifs en néonatologie a permis une
amélioration du taux et de la qualité de survie, en particulier chez les nouveau nés de
petit poids et les prématurés, considérés comme une population à haut risque et
vulnérable à toute procédure médicale invasive. De nombreuses complications en
relation avec des nouveaux traitements apparaissent et nécessitent d’être connues et
évitées ou traitées. Ces complications de soins ou de traitements peuvent donner des
lésions transitoires ou permanentes et sont considérées comme «iatrogènes».
Les principales complications iatrogènes rencontrées en réanimation néonatale sont
des lésions secondaires à des accès vasculaires, des erreurs de prescription ou
d’administration de médicaments, des lésions cutanées, ou des infections
nosocomiales., en plus des lésions des voies aériennes supérieures suite à une
assistance respiratoire .
Matériels et Méthodes : Il s’agit d’une étude de cohorte prospective étalée sur une
période de 12 mois allant de octobre 2006 à octobre 2007. Les lésions iatrogènes ont
été systématiquement et prospectivement enregistrées chez tous les patients
hospitalisés moyennant une fiche d’exploitation standardisée établie à cet effet.
Résultats : 40% des patients admis pendant la période d’étude ont présenté des
lésions iatrogènes. Ces lésions sont principalement en relation avec des complications
vasculaires périphériques 30%, puis centrales 20%. Les lésions nasales représentent
10% et les extubations accidentelles 18%. Les lésions cutanées étaient présentes chez
16 % des patients, et les erreurs de prescription ou d’administration de médicaments
chez 10% des patients. Les sepsis sur cathéters centraux ont été rencontrés chez 6%
des patients. Par contre, l’incidence des lésions iatrogènes secondaires à une
assistance respiratoire prolongée tel la dysplasie bronchopulmonaire est de 2 %.
L’analyse détaillée de ces complications par catégorie de poids de naissance permet de
préciser leur importance chez les nouveaux nés dont le poids est moins de 1500 g.
Conclusion : Il est essentiel de reconnaître et documenter toute lésion attribuable à
une procédure médicale. Ceci permet l’évaluation précise des risques et bénéfices de
toute procédure ainsi que l’adoption de recommandations pour diminuer la fréquence et
la gravité de ces complications.
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DETECTION DES ERREURS MEDICAMENTEUSES DANS LE SYSTEME
MAROCAIN DE PHARMACOVIGILANCE
Alj L, Benkirane R, Soulaymani-Bencheikh R
Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
Objectif : Récemment, la pharmacovigilance s’est focalisée de plus en plus sur le
problème de la sécurité du patient et ce, suite à la publication du rapport de l’Institute of
Medicine.
L’objectif de notre étude est d’évaluer la capacité de collecter et d’identifier les erreurs
médicamenteuses « EM » à partir des événements indésirables médicamenteux
« EIM » rapportés au Centre Marocain de Pharmacovigilance.
Matériel et Méthodes : Notre étude consiste en une analyse rétrospective des EIM
parvenus au Centre Marocain de Pharmacovigilance entre l’année 2003 et 2006.
Résultats : 1300 cas d’EIM ont été rapportés au Centre Marocain de
Pharmacovigilance, dont 14.4% sont considérés évitables. Les EM associés aux EIM
évitables, se sont produites le plus souvent au niveau de l’étape de la prescription
(36.3%) et de l’administration (34.8%) du circuit du médicament. Concernant le type de
l’EM, la plupart des erreurs sont dues à des erreurs de dose (49.3%), suivis par les
erreurs de suivi thérapeutique et clinique (15.9%). Parmi les EIM évitables, 41.7% sont
sérieux et l’évolution a été favorable dans 93% des cas.
Conclusion : Le Centre Marocain de Pharmacovigilance est capable de détecter les
EM à travers les déclarations des EIM. A cet effet, la mise en place d’un système de
déclaration efficace est incontournable pour obtenir une banque de données exhaustive
des EIM. Cette banque de données permettra de détecter les EM et contribuera à la
mise en place de stratégies préventives afin d’améliorer l’usage rationnel du
médicament et assurer la sécurité du patient dans notre pays.
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SESSION 2 : EFFETS INDESIRABLES ET USAGE
RATIONNEL DES MEDICAMENTS
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Conférence plénière
LA THROMBOPENIE INDUITE PAR L'HEPARINE : UN PARADOXE CLINICOBIOLOGIQUE COMPLEXE POUR UNE PRISE EN CHARGE MULTIDISCIPLINAIRE
Elalamy I
Service d'Hématologie Biologique; Hôpital TENON, Paris
La Thrombopénie induite par l'Héparine est une complication iatrogène immune rare
mais potentiellement sévère. Une diminution rapide et isolée des plaquettes
comparativement à la numération plaquettaire initiale (>40%) associée ou non à un
accident thrombotique sont les circonstances classiques de suspicion d'une TIH. Le
problème majeur de ce syndrome parodoxal est sa reconnaissance et sa prise en
charge qui doivent être les plus précoces possibles pour éviter un pronostic péjoratif. La
TIH survient souvent lors de contextes inflammatoires, sepsis ou périodes postopératoires soulignant la vigilance nécessaire dans de telles circonstances. En 1992, J
Amiral a découvert la cible majeure des anticorps de TIH qui est le complexe
macromoléculaire associant l'héparine au Facteur 4 Plaquettaire, une protéine
tétramérique. Dans certains cas, le F4P modifié est remplacé par d'autres chémokines
telles que l'interleukine 8 ou le neutrophil Activating peptide 2 (NAP-2). Ces anticorps
induisent une activation multicellulaire et systémique du compartiment vasculaire
responsable d'un véritable état d'hypercoagulabilité acquise. Compte tenu de cette
génération accrue de thrombine, des accidents thrombotiques artériels et surtout
veineux sont fréquemment associés à la thrombopénie. Des thromboses insolites sont
rapportées comme l'infarctus hémorragique bilatéral des surrénales, la gangrène
veineuse des membres ou la nécrose cutanée. Le diagnostic de TIH doit être basé à la
fois sur des critères cliniques et biologiques. Il n'y a pas de critère de certitude et un
score pré-test (score des 4 T) est proposé pour évaluer la probabilité de TIH. Des tests
fonctionnels comme l'agrégation plaquettaire ou le test de libération de la sérotonine
radiomarquée et des tests immunoenzymatiques comme l'ELISA (Heparin Platelet
Induced Antibodies, Diagnostica Stago) ou l'immunodiffusion en gel (PaGIA; Diamed)
sont généralement réalisés par des laboratoires spécialisés. Ces deux types de tests
avec leurs avantages etleurs limites sont complémentaires pour le diagnostic de TIH. Le
traitement de la TIH est une urgence et il requiert une coopération multidisciplinaire. En
France, le Danaparoide (Orgaran; Organon) et la Lépirudine (Refludan; Pharmion) sont
les deux traitements antithrombotiques alternatifs qui ont l'autorisation de mise sur le
marché dans cette indication. Un certificat doit être établi au patient TIH pour éviter
toute réexposition ultérieure d’héparine potentiellement délétère.
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ACCIDENTS DES ANTICOAGULANTS
Derfoufi S, Alami Z, Bensouda Y
Hôpital des Spécialités, Rabat- Maroc
La coagulation normale est efficace pour freiner de petites et grandes hémorragies et
éviter ainsi des pertes effectives de sang. Dans certains cas où la coagulation sanguine
pourrait poser un problème, telle que l'apparition d'une thrombose, la coagulation
sanguine naturelle peut être inhibée par l’utilisation d’anticoagulants.
Objectif : Le présent travail donne un rappel actualisé des complications liées aux
héparines (HNF et HBPM), aux antivitamines K (AVK) et à d’autres classes
d’anticoagulants (danaparoïde et l'hirudine)
Matériel et Méthodes : Ce travail est élaboré à la base des données figurantes dans le
guide des médicaments au Maroc, l’encyclopédie pratique du médicament et d’autres
articles publiés sur le web.
Résultats : Les accidents liés aux anticoagulants sont dominés par les hémorragies,
quelque soit le type de traitement : héparine non fractionnée (HNF), héparine de bas
poids moléculaire (HBPM), antivitamine K (AVK). Cependant, d’autres accidents plus
rares et parfois sérieux existent et doivent être identifiés et prévenus.
Conclusion : Connaître les complications potentielles liées aux anticoagulants est la
condition d’une utilisation rationnelle adaptée à chaque patient et d’une optimisation du
rapport bénéfices/risques.
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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CHOLECYSTITE NEONATALE SUITE A L’ADMINISTRATION DE CEFTRIAXONE (A
PROPOS D’UNE OBSERVATION)
Abourazzak S*, Hajjaj S*, Achour S**, Oulmaati A*, Hida* M, Bouharrou A*
*Service de Néonatologie et de Réanimation Néonatale, CHU Hassan II, Fès
**Centre Anti-poison et de Pharmacovigilance du Maroc
Introduction : La cholécystite néonatale est une pathologie rare. Plusieurs facteurs de
risque ont été rapportés : la prématurité, l’alimentation parentérale, les hémolyses,
l’infection néonatale en particulier à E.Coli, et l’origine médicamenteuses, ainsi
plusieurs médicaments ont été incriminés (Furosémide, Ceftriaxone)
Objectif : Nous rapportons l’observation clinique d’un nouveau-né hospitalisé dans
notre service de néonatologie et de réanimation néonatale ayant présenté une
cholécystite aiguë suite à l’administration de ceftriaxone.
Observation : Nouveau né de sexe féminin K.A, admise à H1 de vie pour prise en
charge d’une détresse respiratoire aigue, l’examen clinique à l’admission a révélé un
score de silvermann à 5/10, une hypotonie avec des réflexes archaïques faibles. Le
bilan infectieux a montré l’isolement et l’identification d’un klebsiella dans l’examen des
urines traité par une antibiothérapie intraveineuse initiale à base d’amoxicilline
(200mg/kg/j) + céfotaxime (200mg/kg/j) dès le premier jour pendant 4 jours, ceftriaxone
100 mg/kg/j à J5.
L’évolution a été marquée par l’apparition d’un subictère à J3 d’hospitalisation, une
hypocalcémie à 68mg/l à J6 corrigée par voie parentérale, une échographie abdominale
faite dans le cadre d’une distension abdominale à J10 a montré de façon fortuite une
vésicule biliaire très allongée contenant un sludge et de nombreux calculs.
un deuxième contrôle échographique à J13 a montré un aspect en faveur d’une
cholécystite aigue avec une paroi vésiculaire épaissie multistratifiée et une
augmentation significative de la CRP jusqu’à 134 mg/l, L’attitude était l’arrêt de la
ceftriaxone et l’introduction de la céftazidime avec bonne évolution biologique.
Un suivi échographique régulier par ailleurs, a permis de conclure à une disparition
spontanée des calculs et du sludge ainsi que l’épaississement de la paroi vésiculaire
sans traitement spécifique.
Conclusion : L’exposition au ceftriaxone à forte dose semble être la cause de la
cholécystite néonatale, en effet, il a été montré récemment le développement de
«sludge» ou de concrétions dans la vésicule de patients traités avec cet antibiotique.
Ces concrétions disparaissent après arrêt du traitement et le terme de «pseudolithiase»
a été utilisé pour décrire ces phénomènes.
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LE SYNDROME DE LYELL AUX BETA-LACTAMINES
Siah S, Ababou K, Nassim Sabah T, Ihrai I
Service des brûlés, Hôpital Militaire d'Instruction Mohamed V, Rabat- Maroc
Le syndrome de Lyell ou nécrolyse épidermique toxique (NET) est l’un des accidents
médicamenteux cutanéomuqueux les plus graves, dont l’issue peut être fatale. Il est
cependant rare, avec une incidence de 0,1 % de la population générale
L’aspect clinique de la NET est celui d’une brûlure étendue du 2éme degré profond. Il
se caractérise par un décollement cutané et des lésions muqueuses quasi- constantes.
La fièvre est présente et l’état général est gravement altéré, ainsi qu’une atteinte
multiviscérale (oculaire, respiratoire, rénale, hématologique…) qui vient compliquer le
tableau clinique.
La NET et le syndrome de Stevens Johnson (SJS) sont des degrés différents de
sévérité d’une même affection. L’atteinte cutanée de 10% est le seuil au delà duquel on
constate une augmentation de la mortalité. Ainsi on attribue au SJS (réputé moins
sévère) une atteinte cutanée inférieure ou égale à 10%. Sur le plan histologique, la NET
se caractérise par une nécrose des kératinocytes et une altération de la jonction dermoépidermique. Plusieurs facteurs génétiques, immunologiques, viraux, sont supposés
être impliqués dans la physiopathologie du syndrome de Lyell, mais qui reste encore
mal élucidés.
L’atteinte systémique dans la NET impose une prise en charge précoce
multidisciplinaire des patients par les unités de soins intensifs pour les grands brûlés.
Ceci a amélioré le taux de la mortalité qui variait il y a quelques années entre 25% et
100%, se situent actuellement en dessous de 20%. Ce progrès remarquable est au prix
d’une bonne prise en charge en réanimation d’un nursing contraignant.
Nous rapportons les observations de deux patientes ayant présenté un syndrome de
Lyell aux bêta-lactamines et nous développerons les aspects étiologiques, cliniques,
thérapeutiques et les données de la pharmacovigilance.
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SESSION 3 : CONTREFAÇON ET CIRCUITS
INFORMELS DES MEDICAMENTS
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Conférence plénière
LA CONTREFAÇON, L’ESPOIR N’EST PAS UNE METHODE, PROBLEMATIQUE A
L’ECHELLE LOCALE ET GLOBALE
Cooper David R
EMEA, Pfizer inc, New York
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LE SECTEUR INFORMEL DU MEDICAMENT AU MAROC
Fennich A
Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc
Le médicament et la pharmacie sont parmi les secteurs les mieux réglementés dans le
domaine de la santé. L’industrie pharmaceutique marocaine a prouvé sa performance
en assurant une production couvrant 70 % de la consommation marocaine.
Le nombre de pharmacie a connu un accroissement considérable couvrant tous le
territoire national. Avec tous cela le secteur informel reste très développé menaçant
ainsi la santé des citoyens et perturbant le secteur pharmaceutique en particulier et le
secteur de la santé en général.
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LA CONTREFAÇON DES MEDICAMENTS UNE INQUIETUDE MONDIALE : CAS
DES SPECIALITES PHARMACEUTIQUES
Es Semmar R
Centre de transfusion sanguine, Oujda
Le médicament contrefait n’est ni un générique, ni un médicament importé. Il s’agit
d’une copie illicite et très souvent ne répondant pas aux normes de conformité sur le
plan du contenu, d’une spécialité pharmaceutique. Ce volet mondialement répertorié et
de manière croissante peut avoir de très graves répercussions sur la santé publique et
sur l’économie abstraction faite du volet juridique. Bien que doté de procédures
rigoureuses de contrôle et de structures administratives et techniques appropriées
comme la direction du médicament, le LNCM, le centre antipoison et le centre de
pharmacovigilance, notre pays n est nullement à l’abri d’une telle défaillance dans notre
réseau de distribution à l’aube de l’ouverture des frontière dans le cadre de la
mondialisation des échanges. La vigilance de veille sanitaire s’impose par la
généralisation du visa sanitaire et la réelle volonté politique de faire appliquer et
respecter les lois et règlements tout en légiférant dans ce domaine par la recherche du
consensus entre professionnels du terrain.
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CONTRE BANDE DES MEDICAMENTS A OUJDA
Imounachen H, Derouich M, Imounachen R, Keddani H, Sedki Z
Centre de transfusion sanguine, Oujda
Entre de mauvaises mains, même le médicament le plus soigneusement contrôlé en
terme de qualité peut menacer une vie au lieu de la sauver c’est le cas des
médicaments de contre-bande.
Vu sa situation géographique (zone frontalière avec l’Algérie et l’Espagne : enclave de
Mellilia) et ses spécificités socio-économiques (contre bande et grand pourcentage de
ressortissants marocains à l’étrangers), la région orientale et surtout la ville d’Oujda
connaît depuis la fin des années 80 le développement d’un circuit informel et illégal des
médicaments.
Dans le souk que les Oujdis ont baptisé «Souk El Fellah» à l’instar de ses homologues
en Algérie, on peut trouver pratiquement toutes les familles médicamenteuses :
psychotropes,
antibiotiques,
corticoïdes,
antidiabétiques,
antiasthmatiques,
antiulcéreux, insuline, etc. présentées à l’étalage sur les trottoirs.
La population y a recourt en raison de leur prix très bas et en absence de toutes les
règles légales de dispensation surtout pour les psychotropes.
L’origine de ces médicaments reste inconnue malgré le conditionnement Algérien ou
Français parce que les grandes «mafia» de la contrefaçon se déguisent selon les sites
où elles opèrent.
Il est évident que le malade est la première victime de ce fléau. Malgré la mobilisation
de tous les professionnels de santé auprès des autorités locales et du ministère de la
santé, le phénomène ne fait que s’amplifier.
Nous souhaitons que l’application de la nouvelle loi 17-04, notamment la pénalisation
de l’exercice illégal de la pharmacie et la mobilisation de tous les acteurs concernés
permettront d’éradiquer ce fléau.
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SESSION 4 : CADRE LÉGAL ET RÉGLEMENTAIRE DE
LA PHARMACOVIGILANCE AU MAROC
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Conférences plénière “partagée” : 1ère partie
PHARMACOVIGILANCE BILAN ET PERSPECTIVES
Drissat M
Service de la législation et de la réglementation sanitaire, Ministère de la Santé
La pharmacovigilance permet de détecter et d’évaluer aussi précocement que possible
les effets indésirables non identifiés par les études cliniques avant l’AMM, à partir des
signalements en provenance des professionnels de santé mais aussi d’informations
venant des patients. La maîtrise du risque et du bon usage des médicaments repose
non seulement sur les données issues du dossier d’AMM, mais également sur celles
qui proviennent de l’utilisation des médicaments après leur commercialisation. Il s’agit
d’un enjeu essentiel pour garantir la sécurité des patients.
C’est à cet effet que le ministère de la santé a imposé en 1980, par circulaire, la
déclaration par les professionnels de santé de tout cas d’intoxication et a mis en place
les jalons d’une activité de toxicovigilance au sein du centre anti-poison du Maroc. La
médicalisation du centre en 1989 a permis l’essor de l’activité précitée et la création du
système national de pharmacovigilance qui s’est élargi rapidement à la vigilance des
produits de santé. (Circulaire du ministre de la santé n° 2 DR/10 du 17 janvier 1992).
Le système national de pharmacovigilance comprend le Centre national de
pharmacovigilance, les centres régionaux de pharmacovigilance, le comité technique de
pharmacovigilance et la commission nationale de pharmacovigilance. Le Centre
national de pharmacovigilance, les structures régionales de pharmacovigilance, le
comité technique de pharmacovigilance ont un rôle technique, alors que la commission
nationale de pharmacovigilance a un rôle consultatif pour les décisions à soumettre au
ministre de la santé.
Enfin, il est à signaler que le système national de pharmacovigilance vient d’être
renforcé par plusieurs dispositions législatives contenues dans le nouveau code du
médicament et de la pharmacie et qui permettent de garantir la surveillance du
médicament après l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché.
En Conclusion, le renforcement technique des structures déjà existantes et
l’amélioration de la coordination entre les différentes structures concernées constituent
l’un des moyens pour garantir la protection de la population à travers l’anticipation du
risque.
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Conférences plénière “partagée” : 2ème partie
RECOMMANDATIONS DE LA REUNION NATIONALE DES 3 & 4 JUILLET 2006
Skalli S, Soulaymani-Bencheikh R
Centre National Anti Poison et de Pharmacovigilance, Rabat
Dans le cadre du projet OMS portant sur le renforcement du système de
pharmacovigilance, le Centre National Anti Poison et de Pharmacovigilance (CNAP) a
organisé un séminaire atelier les Lundi 3 et Mardi 4 Juillet 2006.
Sous forme d’un forum de concertation qui a visé la mobilisation de tous les partenaires
autour de la pharmacovigilance pour une meilleure sécurité du patient et de la qualité
des soins, quatre ateliers ont été organisés pour répondre aux objectifs fixés pour ce
séminaire :
«Champ d’application de la pharmacovigilance», «Rôle des instances du système
national de pharmacovigilance», «Rôle du responsable de la mise sur le marché des
produits» et «Pharmacovigilance et programmes de santé».
Sous le thème de «La Pharmacovigilance, outil de sécurité et de qualité des soins du
Patient», ce séminaire avait comme objectif principal de discuter et d’enrichir les
«Bonnes Pratiques de Pharmacovigilance», manuel signé par Monsieur le Ministre de
la santé en circulation depuis 2003 afin de sortir avec des recommandations précises et
concertées. Ces recommandations serviront à élaborer les décrets d’application du
système national de pharmacovigilance.
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UTILITÉ D’UN CENTRE RÉGIONAL DE PHARMACOVIGILANCE : ETUDE PILOTE À
PROPOS DE TANGER DE 2003-2006
Merrouch C
Institut Pasteur du Maroc site Tanger : 1, rue Al Kortobi Plateau Marshan, Tanger
Parmi les solutions envisagées à la sous-notification des effets indésirables au Maroc,
la décentralisation par la création des centres régionaux de pharmacovigilance. Pour
évaluer cette proposition nous avons comparer les activités de pharmacovigilance de
deux villes, l’une avec un centre régional pilote et l’autre dépourvue.
Suite à la journée de sensibilisation effectuée à Tétouan le 20 Février 2003, un centre
régional officieux a été crée sur Tanger. l’étude porte sur 2003-2004-2005-2006 des
deux villes Tanger et Tétouan et ce pour tout effet indésirable respectant la durée de
l’étude. Nous avons comparé les proportions des déclarations des effets indésirables
par rapport au nombre de médecins généralistes dans les deux villes supposées à
population de même ethnie et de même culture alimentaire.
Nous avons dénombré à Tanger 175 médecins généralistes et 91 à Tétouan. Les effets
indésirables déclarés sont respectivement 94 et 5. En considérant Tanger exposée au
centre régional de Pharmacologie et Tétouan comme témoin nous obtenons un Odds
ratio de 19,96 avec un intervalle de confiance à 95% de (7,34 <OR<58,79) confirmé par
un X²=59,57 avec un p < 10-9
On peut conclure que la différence qui existe entre les deux proportions n’est pas du au
hasard avec un risque alpha inférieur à 10-9. En considérant l’appui au centre par une
formation diplômante, la multiplication des séances de sensibilisation et la
communication de proximité réalisés à Tanger durant les années d’étude on peut
prédire que le centre régional de pharmacologie améliore de façon significative la
proportion des déclarations des effets indésirables par médecin.
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RAPPORT PERIODIQUE ACTUALISE DE PHARMACOVIGILANCE : PSUR
Kheireddine K
Free lance
Objectif : définition et intérêt des PSURs
Les PSURs (Periodic Safety Update Reports) sont des rapports périodiques de
tolérance, ils centralisent et analysent l'ensemble des cas de pharmacovigilance dans le
monde. A partir de données médicales, économiques et réglementaires, ils permettent
d’évaluer le rapport bénéfice risque de tout les médicaments mis sur le marché.
Matériel et Méthodes : Pour la préparation des PSURs
En Europe, aux USA ainsi qu’au Japon, il est obligatoire d’utiliser le format adopté par
les recommandations de la conférence internationale sur l’harmonisation et détaillé
dans le guideline ICH E2C.
Les informations sont recueillies à partir de différents départements, sont compilées et
analysées pour une période donnée du PSUR. Ces données proviennent
essentiellement des :
- département réglementaire pour toutes les informations concernant les
enregistrements, les variations, les retraits ou les suspensions temporaires ;
- département financier pour les données de vente à l’échelle internationale ;
- département de pharmacovigilance qui fournit les informations médicales (effets
indésirables survenus pendant la période couverte par le PSUR). Ces données
proviennent des cas individuels rapportés de manière spontanée (cas de
professionnels de santé, cas d’autorité et cas consommateur) ainsi que de la
littérature scientifique et des études observationnelles (post marketing).
Résultats : Une fois les données recueillies, compilées et validées selon le format ICH
E2C, une analyse et une synthèse sont faites sur le rapport bénéfice / risque du
médicament.
Ces PSURs sont soumis aux autorités compétentes de santé selon un calendrier bien
défini pour évaluation et avis.
Conclusion : Ces rapports permettent d’éventuelles prise en compte de mesures
sécuritaires supplémentaires par rapport à l’utilisation du produit ainsi que la mise à jour
de l’information médicale destinée aux professionnels de santé et au grand public.
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Communications libres
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LES GENERIQUES & BIOEQUIVALENCE
El Attaoui K
Laboratoires Tecnimede Maroc
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ULCERE DE L’ŒSOPHAGE ET LA PRISE DE BROMURE DE PINAVERIUM
Ahid S2, Mounier G1, Guy C1, Beyens Mn1, Cherrah Y2, Gouilloud S3, Ollagnier M1
1
Centre de Pharmacovigilance et de Renseignements sur le médicament, C.H.U de Saint-Etienne,
France.
2
Laboratoire de Pharmacologie, Faculté de Médecine et de Pharmacie, Rabat Institut, Maroc
3
t
Gastro-entérologie et Hépatologie.37, rue du 11 novembre. 42 100. S Etienne. France.
Introduction : Les ulcères de l’œsophage d’origine médicamenteuse sont une cause
relativement fréquente de douleurs oesophagiennes.
Observation : Nous rapportons ici un cas d’une patiente de quarante ans qui lors de la
substitution de son traitement princeps de bromure de pinavérium par son générique,
ce qui a causé deux ulcérations, dont une plus creusante, au niveau du tiers supérieur
de l’œsophage.
Discussion : Dans cette observation, plusieurs arguments permettent d’établir un lien
entre la substitution du princeps par le générique et l’apparition de l’ulcère
oesophagien : le délai d’apparition, l’aspect endoscopique d’allure toxique typique,
l’évolution rapidement favorable à l’arrêt du générique et l’absence de récidive à la
reprise du princeps
Conclusion : La formulation galénique est un facteur favorisant ainsi que le non
respect du mode d’administration en cas de prise par voie orale.
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COMMUNICATIONS AFFICHÉES
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P1 : BILAN D’ACTIVITÉ DE L’UNITÉ DE PHARMACOVIGILANCE DU CHU IBN
ROCHD DE CASABLANCA : BILAN TRIMESTRIEL
Benlmouden A, Filali H, Zaoui S, Daoudi M, M’Zah D, Tazi A, Hakkou F
Service de pharmacologie clinique et de toxicologie, CHU Ibn Rochd de Casablanca, Maroc
Introduction : La pharmacovigilance est une activité vieille de 30 ans. Depuis la
création du centre international de pharmacovigilance de l’OMS en 1976, cette activité
s’est considérablement développée dans plusieurs pays et s’est surtout dotée d’un
cadre légal lui conférant une légitimité. Au Maroc, cette activité est naissante. Conscient
de l’importance de la pharmacovigilance dans tout système de santé, le ministère de la
santé public œuvre depuis quelques années déjà pour le développement de cette
discipline.
Matériels et Méthodes : L’équipe de pharmacologie du CHU de Casablanca présente
le bilan de son activité de pharmacovigilance hospitalière. Une présentation du service,
de son potentiel humain ainsi que sa méthodologie de travail se fera en guise
d’introduction. Suivra un bilan trimestriel d’activité de collecte des effets indésirables au
sein du CHU de casablanca.
Résultats et Discussion : Nous avons collecté au cours du trimestre Mai-Juin-Juillet
2007, 26 effets indésirables. Ces effets indésirables ont été collectés auprès de treize
services hospitaliers du CHU. Les effets colligés sont dominés par les toxidermies
(7cas), cinq cas d’atteintes hématologiques sous chimiothérapie, quatre cas de troubles
digestifs, deux cas de cytolyse hépatique, un cas de rupture tendineuse et un cas de
pancréatite aiguë médicamenteuse.
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P2 : LE SYNDROME DE DRESS MEDICAMENTEUX. A PROPOS DE 2 CAS
M’Zah D, Filali H, Zaoui S, Daoudi M, Benlmouden A, Hakkou F
Service de pharmacologie et de toxicologie, CHU IBN ROCHD
Le syndrome d’hypersensibilité médicamenteux ou DRESS (Drug Rash with
Eosinophilia and Systemic Symptoms) est une réaction médicamenteuse aiguë, sévère
parfois grave par une atteinte hépatique souvent mortelle. Sa fréquence est rare mais
probablement sous-estimée du fait du tableau clinique parfois trompeur.
Dans le présent travail, nous rapportons deux cas de syndrome d’hypersensibilité,
l’un au phénobarbital, l’autre à l’association amoxicilline-acide clavulanique.
La notification des cas a été réalisée de manière active auprès du service de
dermatologie du CHU Ibn Rochd.
Premier cas : Mr M, 24 ans, épileptique, sous Carmabazépine depuis 4 ans. Le DRESS
syndrome a été retenu devant les arguments suivants: l’installation d’une éruption
cutanée maculo-papuleuse 25 jours après l’introduction du Phénobarbital et ayant
rapidement évolué vers une érythrodermie fébrile associée à une hépatosplénomégalie, une hyperéosinophilie avec une cytolyse hépatique.
Deuxième cas : Mr A, âgé de 16 ans, sans antécédents pathologiques particuliers qui
suite à l’apparition d’un syndrome grippal, a pris (automédication) un traitement
antibiotique à base d’amoxicilline + acide clavulanique. Deux jours après, le DRESS
syndrome a été retenu devant les arguments suivants : l’apparition d’une éruption
cutanée oedémato-érythémateuse généralisée et fébrile associée à une hépato
splénomégalie, des adénopathies cervicales, une hyperéosinophilie et une cytolyse
hépatique. L’incrimination des médicaments en cause était basée sur des données
sémiologiques, chronologiques, bibliographiques et validée par la méthode
standardisée d’imputabilité Française.
Dans les deux cas, l’évolution a été favorable suite à l’arrêt du médicament incriminé
avec un traitement à base de corticoïdes pendant un mois dans le deuxième cas. Le
DRESS syndrome est un effet indésirable grave, encore méconnu. Il survient
généralement 2 à 6 semaines après le début du traitement responsable. De nombreux
médicaments sont mis en cause. Le traitement repose sur l’arrêt immédiat du
médicament suspect. La corticothérapie générale est indiquée dans les formes sévères
avec atteinte cutanée importante, pulmonaire et/ou hépatique. Il est donc obligatoire
d’arrêter tout médicament suspect dès la constatation de l’effet indésirable dont la
déclaration à un centre de pharmacovigilance serait d’un grand intérêt pour le suivi et le
développement de la pharmacovigilance nationale.
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SOCIÉTÉ MAROCAINE DE PHARMACOVIGILANCE (SMPV)
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P3 : RUPTURE SPONTANÉE ET BILATÉRALE DU TENDON ROTULIEN SOUS
TRAITEMENT IMMUNOSUPPRESSEUR : À PROPOS D’UN CAS
Benlmouden A, Filali H, Zaoui S, Daoudi M, M’Zah D, Tazi A, Hakkou F
Service de pharmacologie clinique et de toxicologie, chu Ibn Rochd de Casablanca, Maroc
Introduction : La rupture bilatérale du tendon rotulien est une pathologie rare
(quelques cas décrits de part le monde). Son étiologie est généralement traumatique.
La cause iatrogène est rare et surtout difficile à confirmer. Cette atteinte souvent
dramatique pour le patient, est de bon pronostic sous traitement chirurgical.
Les médicaments généralement incriminés dans ce type de pathologies sont dans les
pays occidentaux les fluoroquinolones, les corticoïdes et les chimiothérapies
immunosuppressives.
Matériels et Méthodes : Nous rapportons ici un cas de rupture bilatérale spontanée
(non traumatique) du tendon rotulien consécutive à un traitement par corticothérapie et
bolus de cyclophosphamide chez un jeune patient suivi pour polyarthrite chronique
probablement d’origine lupique.
Résultats et Discussion : Notre patient âgé de 24 ans, mis sous corticothérapie pour
polyarthrite chronique lupique, et bolus de cyclophosphamide pour son atteinte rénale,
a présenté une rupture bilatérale du tendon rotulien au troisième bolus avec notion de
douleurs tendineuses au début du premier bolus. Notons que ce patient présente des
facteurs de risque de rupture tendineuse à savoir la corticothérapie au long court et la
maladie lupique.
En conclusion, l’histoire clinique est très en faveur d’une cause iatrogène et
l’imputabilité globale est en faveur du cyclophosphamide sans pouvoir exclure la
probabilité d’une tendinopathie sous jacente.
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P4 : PARACETAMOL–DEXTROPROPOXYPHENE : APPORT DE L’ANALYSE
TOXICOLOGIQUE
Ahid S1, Desplechain P2, Basset T2, Montchamp Jpg2, Cherrah Y1, Ollagnier M2
1
2
t
Laboratoire de Pharmacologie - Toxicologie, CHRU S Etienne. France.
Laboratoire de Pharmacologie - Toxicologie, faculté de médecine et de pharmacie – Rabat. Maroc
Introduction : En France, une étude sur les cas d’intoxications avec l’association
médicamenteuse Dextropropoxyphène/Paracétamol entre 1995 et 2003 a révélé 12144
cas d’intoxications avec 62 décès.
Observation : Nous rapportons un cas d’une patiente âgée de 18 ans hospitalisée en
réanimation pour ingestion volontaire de quatre-vingt comprimés de Di-antalvic®, soit
32g paracétamol et 2,4g dextropropoxyphène. La patiente a présenté un arrêt
cardiocirculatoire complet, asystolie, ainsi que des pupilles aréactives.
Résultats : Le diagnostique biologique a montré des transaminases élevées et une
hypokaliémie à 2.7mmol/l. L’analyse toxicologique par chromatographie liquide haute
performance couplée au spectromètre de masse a révélé un taux sanguin de 2.16mg/l
de Dextropropoxyphène et 1.88mg/l de son métabolite Norpropoxyphène. Alors que le
dosage paracétamolémie par méthode immuno-enzymatique a montré un taux de
425,2mg/l. Nous avons aussi suivi la cinétique de la paracétamolémie deux fois par jour
pendant quatre jours et utilisé le test abaque de Prescott pour évaluer l’indice de gravité
entre H4 et H16.
Discussion : L’analyse toxicologique a confirmé l’intoxication de la patiente par les
deux molécules. Aussi, le suivi journalier de la paracétamolémie a permis de contrôler
l’efficacité de traitement. La paracétamolémie était corrélée au risque hépatotoxique.
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P5 : BILAN 2006-2007 DES RECUEILS DE PHARMACOVIGILANCE DANS LE CHU
IBN ROCHD DE CASABLANCA : ROLE DU PHARMACOLOGUE CLINICIEN
Daoudi M, Zaoui S, Benlemouden A, Mzah D, Fellah O, Filali H, Tazi A, Hakkou F
Service de Pharmacologie médicale et clinique, CHU Bnou Rochd, Casablanca - Maroc
Introduction : L’unité de pharmacovigilance du service de pharmacologie médicale et
clinique est mise en place dans notre établissement au sein du laboratoire de biochimie.
La coopération et l’optimisation de l’activité sont faites avec des médecins
pharmacologues et des étudiants en médecine de quatrième année. La présence de
pharmacologues cliniciens dans différents services du CHU Ibn Rochd permettent un
taux de déclaration plus élevé que dans les services sans pharmacologue clinicien
présent.
Matériel et Méthodes : L’activité de pharmacovigilance a été renforcée dans cinq
services du CHU Ibn Rochd. Les étudiants en médecine de quatrième année ont un
rôle sentinelle.
Résultats et Discussion : De 2002 à 2007, le nombre de recueil des effets
indésirables annuels causés par les médicaments a augmenté considérablement (32 à
194) (figure 1).
EIM
250
200
f igure 1 : Nombre de recueils des EIM annuels dans les services du CHU Bnou
Rochd de Casablanca
s ept-07
150
2006
100
50
2002
2004
2003
2005
0
anné e s
70% des effets indésirables proviennent des cinq services intégrant un pharmacologue
clinicien : 17% pour la dermatologie, 17% pour l’oncologie, 16% pour l’infectieuse, 13%
pour la pédiatrie et 7% pour la psychiatrie. Les principaux effets indésirables sont :
toxidermies (29%), hépatopathies (13%), neutropénies (9%), dyskinésies (9%),
hémopathies (7%), hémorragies (2%), chocs (1%) et autres (31%).
Conclusion : L’impact sur le nombre et la qualité des recueils dans les services avec
présence pharmacologique est hautement significatif. Les pharmacologues cliniciens
contribuent à une réflexion pluridisciplinaire concernant la conduite à tenir en alternative
à l’effet indésirable. La relative inefficacité des exposés de sensibilisation à la
déclaration nous amène à réfléchir à d’autres stratégies, à savoir la mise en place
d’alliances entre les différents secteurs Pharmacologie-Services Cliniques-Laboratoires.
Les perspectives seraient l’élaboration systématique d’un process de vigilance selon la
méthode FMEA (Failure Mode and Effect Analysis), méthode d’assurance-qualité.
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P6 : CAS D’UNE INSUFFISANCE HEPATIQUE FULMINANTE ASSOCIEE A
L’ISONIAZIDE, A LA RIFAMPICINE ET AU PYRAZINAMIDE
Daoudi M, Zaoui S, Benlmouden A, Mzah D, Fellah O, Filali H, Tazi A, Hakkou F
Service de Pharmacologie médicale et clinique, CHU Ibn Rochd, Casablanca
Il s’agit d’une patiente de 20 ans, mère d’une fille, traitée pour une tuberculose miliaire
sous le régime 2RHZEb/7RH, qui a développé un ictère cutanéo-muqueux évoluant
vers une encéphalopathie hépatique et décès.
En mars 2007, Mme F. a été mise sous isoniazide 5mg/kg/j, rifampicine 10mg/kg/j,
pyrazinamide 30mg/kg/j, éthambutol 20mg/kg/j pendant 2 mois. Le 22 mai, la patiente a
présenté des troubles de conscience suivis d’un ictère cutanéo-muqueux généralisé. 48
h après, Mme F. fût hospitalisée au service des maladies infectieuses. Le bilan
biologique a montré un taux de transaminases avec ASAT à 8 fois la normale et ALAT à
18 fois la normale; un taux de prothrombine à 8%, une hypoalbuminémie, une
hyperbilirubinémie, une hémoglobine à 9,6 g/ et une hyperleucocytose. La sérologie
virale non faite. La patiente est décédée trois jours après son admission.
Le catabolisme de l’isoniazide, antituberculeux de base, est hépatique par acétylation
en acétyl isoniazide, puis en acétyl hydrazine avec production de radicaux libres
hépatotoxiques. Or, il existe un polymorphisme génétique de l’acétylation de
l’isoniazide. Ce qui permet de définir des acétyleurs lents (AL) exposés aux effets
indésirables et des acétyleurs rapides (AR) exposés au risque d’une inefficacité
thérapeutique. Par ailleurs, la rifampicine et le pyrazinamide sont des facteurs
favorisants. En effet, la rifampicine est un inducteur de l’acétyltransférase et
l’hépatotoxicité est due à l’acétyl-isoniazide. Aussi, les hépatites cytolytiques se voient
surtout chez les AR, du 7ème au 30ème jour. De plus, l’isoniazide potentialise
l'hépatotoxicité du pyrazinamide.
En conclusion, il est recommandé de réaliser un test d'acétylation de l’isoniazide avant
la mise sous traitement antituberculeux, avec une dose test de 4 à 5 mg/kg/j
d'isoniazide orale et, un prélèvement sanguin 3 heures après la prise.
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P7 : EFFETS INDESIRABLES CUTANES MEDICAMENTEUX ET IMPUTABILITE
Daoudi M, Zaoui S, Benlemouden A, Mzah D, Fellah O, Tazi A, Hakkou F
Service de Pharmacologie médicale et clinique, CHU Bnou Rochd, Casablanca, Maroc
Une analyse rétrospective menée sur les cas de toxidermies médicamenteuses
notifiées à l’unité de pharmacovigilance du service de pharmacologie clinique et de
toxicologie entre janvier 2002 et septembre 2007, rappelle la fréquente survenue de cas
de ces réactions cutanées (105 cas). Pour chaque notification de pharmacovigilance, la
relation causale entre la prise du ou des médicaments et la survenue de l’évènement
indésirable est évaluée selon la méthode officielle d’imputabilité. Les manifestations
cutanées les plus courantes sont les érythrodermies (53 cas), les rash cutanés (13 cas),
les urticaires (11 cas), les syndromes de Lyell (11 cas), les syndromes de Stevens
Johnson (9 cas), les pustuleuses exanthématiques aigues généralisées (3 cas), les
érythèmes polymorphes (2 cas), le syndrome d’hypersensibilité ou DRESS (2 cas),
l’eczématisation des lésions bulleuses (1 cas).
77% des effets indésirables proviennent de trois services intégrant un pharmacologue
clinicien présent : 50% pour la dermatologie, 16% pour la médecine infectieuse et 11%
pour la pédiatrie (figure 1). L'ordre de fréquence des classes pharmacologiques
imputées (figure 2) était le suivant : les antibiotiques (39%), les antiinflammatoires
(16%), ensuite les anticonvulsivants (9%), les antibacillaires (8%), les antihypertenseurs
(7%) les psychotropes (6%), et autres. La polymédication, fréquente, représente une
difficulté d'analyse. La difficulté de recueil des effets indésirables cutanéo-allergiques
est confirmée dans notre établissement. D’où, la nécessité d’une meilleure
sensibilisation médicale par la présence des médecins pharmacologues et la formation
des cliniciens à déclarer les effets indésirables médicamenteux.
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P8 : CONDUITE PHARMACOLOGIQUE DEVANT UNE IATROGENE
MEDICAMENTEUSE CHEZ LE SUJET AGE
Daoudi M, Zaoui S, Benlmouden A, Mzah D, Fellah O, Filali H, Tazi A, Hakkou F
Service de Pharmacologie médicale et clinique, CHU Ibn Rochd, Casablanca
Nous rapportons le cas d’un patient de 74 ans polypathologique et polymédiqué qui
développa une inversion veille/sommeil, nausées, myoclonies et épilepsie. Les
médicaments prescrits sont résumés dans le tableau ci-joint. Le but de ce présent
travail est de chercher, suivant la méthode française d’imputabilité, la relation cause à
effet vraisemblable et souligner l’importance de certains préalables à la prescription.
Marque
DCI
Pharmacodynamie
1) Coversyl
2) Zestril
3) Lasilix
4) Amlor
5) Cordarone
6) Hypérium
7) Plavix
8) Zyloric
9) Hydrea
10) Déroxat
11) Dépakine
12) Xatral
13) Forlax
14) Inéxium
15) Xalatan
16) Timoptol
Périndopril
Lisinopril
Furosémide
Amiodipine
Amiodarone
Rilmenide
Clopidogrel
Allopurinol
Hydroxycarbamide
Paroxétine
Acide valproïque
Alfuzosine
Macrogol 4000
Esoméprazol
Latanoprost
Timolol
Inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC)
IEC
Diurétique de l’anse
Inhibiteur Calcique
Antiarythmique classe III
Antihypertenseur
Antiagrégant plaquettaire
Inhibiteur de la synthèse d’acide urique
Antinéoplasique
Antidépresseur ISRS
Antiépileptique
α-1 bloquant
Laxatif osmotique
Inhibiteur de la pompe à protons
Antiglocomateux
β-Sympatholytique
L’acide valproïque, étant un inhibiteur enzymatique, interfère avec le métabolisme de la
paroxétine et entraîne un taux plasmatique excessif de cette dernière. Ceci va être à
l’origine du syndrome sérotoninergique qui explique la survenue de myoclonies et
d’épilepsie. Un surdosage en acide valproique engendre une hépatotoxicité
médicamenteuse. Par ce biais, la dégradation de la paroxetine ne pourrait se faire.
Aussi, le surdosage en paroxetine va être à l’origine du syndrome sérotoninergique. Le
métabolisme de la paroxetine est assuré par le cytochrome 2D6 (CYP6) dont le
fonctionnement est saturable d’où une cinétique non linéaire. Or, ce CYP6 présente un
polymorphisme génétique à l’origine de métaboliseurs lents et rapides. Par ailleurs, il y
a une potentialisation des nausées engendrées par l’association des molécules,
d’autant plus qu’il y a une association de deux IEC.
En conclusion, il faut améliorer la prescription médicamenteuse chez la personne âgée
pour prévenir la polymédication.
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P9 : A PROPOS D’UN CAS D’OSTEOPOROSE AVEC FRACTURE PATHOLOGIQUE
SOUS CORTICOTHERAPIE
Fellahi O, Filali H, M’Zah D, Zaoui S, Daoudi M, Benlmouden A, Hakkou F
Service de pharmacologie et de toxicologie, CHU IBN ROCHD
La corticothérapie tient une place prépondérante dans le protocole de chimiothérapie
actuellement utilisé au Maroc pour les leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL). Ce
protocole comprend plusieurs cures de chimiothérapie à base de vincristine,
métothrexate à forte dose, aracytine, doxorubicine, purinéthol, asparginase et les
corticoïdes. Environ la moitié des patients sous traitement de glucocorticoïdes
présentent des fractures ostéoporotiques.
Nous rapportons le cas d’une patiente de 6 ans, sans antécédents pathologiques
particuliers, traitée pour une LAL2 phénotype B selon le protocole MARALL et qui a
développé une ostéoporose évoluant vers une fracture pathologique au niveau du tiers
inférieur du fémur.
Onze mois auparavant, l’enfant I. a été mise sous corticothérapie à base de prédnisone
à la dose de 60 mg /m2 pendant 22 jours s’en suit une série de 15 séances de
corticothérapie discontinue s’étalant sur toute cette période et au bout de laquelle la
patiente a présenté de façon spontanée (sans notion de traumatisme) une fracture
pathologique avec trait de fracture simple siégeant au niveau du tiers inférieur du fémur
droit, traitée par immobilisation par plâtre.
Le bilan biologique a montré une hypocalcémie à 60mg/l avec natrémie et kaliémie
normale, à noter qu’un bilan phosphocalcique complet n’a pas été réalisé.
La localisation de la fracture observée chez cette enfant est rare. En effet, en raison du
remodelage osseux très accéléré, c’est essentiellement les corps vertébraux
trabéculaires qui sont atteints, avec une multiplication par trois du risque relatif de
fracture. Une dose quotidienne de 5 mg de prédnisone suffit à induire une perte de
substance osseuse et le risque de fractures augmente fortement dès les premiers 3 à 6
mois. Une dose quotidienne élevée de glucocorticoïdes est plus corrélée avec le risque
de fracture que la dose cumulative et semble toucher uniformément tous les groupes et
classes d’âge de la population. A l’arrêt du traitement stéroïdien, la densité osseuse et
le taux de fracture rejoignent ceux de la population générale après un an.
En se fondant sur la survenue assez fréquente de l’ostéoporose chez les patients sous
corticothérapie chronique, il est indispensable d’instaurer une supplémentation en
calcium par voie orale pour assurer une ingestion quotidienne d’environ de 1,5g avec
ou sans vitamine D.
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P10 : INNOCUITE DES VACCINS & EFFETS SECONDAIRES SUIVANT
L’IMMUNISATION
Hermani N, Moumad F, Hassar M
Institut Pasteur, Casablanca - Maroc
L’innocuité des vaccins constitue une question primordiale. En effet, comme l’incidence
des infections évitables par la vaccination a diminué, l’innocuité des vaccins est
devenue le point qui retient l’attention de la population et des médias.
L’intérêt du présent travail bibliographique est de souligner l’importance critique de la
surveillance post commercialisation de l’innocuité des vaccins en décrivant la façon
dont les vaccins sont évalués et réglementés, ainsi que les limites scientifiques des
évaluations pré commercialisation.
Une fois les vaccins homologués et utilisés à large échelle, la surveillance est
maintenue car il s'agit de repérer des manifestations indésirables moins courantes, des
manifestations qui risquent de se produire au bout d’un certain temps d’utilisation ou
encore des manifestations qui surviennent dans des sous-groupes particuliers de la
population cible.
La surveillance des vaccins homologués se fait par le biais de systèmes de notification
spontanée. Il arrive parfois qu’elle se fasse à travers des essais de phase IV plus
structurés.
Une manifestation indésirable survenant après une vaccination nécessite la
détermination de l'existence d'un lien de cause à effet, un examen plus poussé est
nécessaire.
Les risques perçus liés aux vaccins font autant parler d’eux que les risques réels et il
peut être difficile de dissiper ces perceptions malgré l’existence de données
scientifiques crédibles. Cette perte de confiance menace de saper le succès continu
des programmes d’immunisation. D’où l’importance de souligner le rôle essentiel et
central à jouer par les membres du personnel soignant visant à préserver la confiance
de la population dans l’innocuité des vaccins disponibles.
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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P11 : ANALYSE DE LA CONSOMMATION DES ANTIHYPERTENSEURS AU
MAROC : PERIODE 1991-2005
Soussi-Tanani D
Hôpital Mohammed V, Meknès
Introduction : La prise en charge médicamenteuse des maladies chroniques au Maroc,
notamment l’hypertension artérielle, reste problématique du fait de la faiblesse du
pouvoir d’achat, du manque d’une couverture sociale, et du contexte socioculturel.
Les objectifs de ce travail étaient :
- d’évaluer la consommation des antihypertenseurs au cours de la période : 19912005 ;
- de réaliser la segmentation du marché des antihypertenseurs et les tendances ;
- d’étudier la part du marché des génériques des antihypertenseurs.
Données utilisées : Toutes les données présentées dans ce travail ont été élaborées à
partir des déclarations de l’Information Médicale Statistique (IMS health) pour le Maroc.
Les données concernent les ventes aux officines uniquement et ont été exprimées en
doses définies journalières (DDJ) pour mille habitants par jour.
Résultats : Les diurétiques étaient les plus consommés avec un nombre de DDJ pour
1000 habitants de 3,5 en 2005, suivis des bétabloquants seuls, des inhibiteurs de
l’enzyme de conversion seuls et des inhibiteurs calciques seuls avec un nombre de
DDJ pour 1000 habitants d’environ 2. Les autres familles connaissent une évolution très
lente avec moins de 0,5 DDJ/ 1000, voire décroissante pour les antihypertenseurs
centraux.
La consommation de l’ensemble des antihypertenseurs en 2005 était segmentée
essentiellement en 5 familles : les diurétiques (31%), les antagonistes des récepteurs
de l’angiotensine seuls (18%), les bétabloquants seuls (17%), les inhibiteurs de
l’enzyme de conversion seuls (16%) et les inhibiteurs calciques seuls (13%).
Le marché des génériques des antihypertenseurs est passé de 3,3% en 1991 à 21,7%
en 2005.
Conclusion : La consommation des antihypertenseurs au Maroc reste trop faible
malgré une tendance croissante. Les diurétiques restent la famille la plus consommée.
Le marché des génériques des antihypertenseurs est prometteur en faveur d’une forte
accessibilité à ces médicaments.
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P12 : LE SYNDROME DE LYELL MEDICAMENTEUX. A PROPOS DE 14 CAS
M’Zah D, Filali H, Daoudi M, Zaoui S, Benlmouden A, Hakkou F
Service de pharmacologie et de toxicologie, CHU IBN ROCHD
Le syndrome de Lyell est une nécrolyse épidermique, rare, imprévisible et de pronostic
sombre, dont l’étiologie médicamenteuse représente 80%.
Durant une période de 8 années, allant de septembre 1999 jusqu’au mois de juillet
2007, l’unité de pharmacovigilance du service de pharmacologie du CHU IBN ROCHD
a collecté 14 cas de syndrome de Lyell sur 216 atteintes cutanéo-muqueuses, ce qui
représente une incidence de 6,48 %. La moyenne d’âge des patients était de 26,5 ans
avec un sexe ratio de 0,14. Un terrain d’atopie était retrouvé chez 32,14 %.
L’incrimination des médicaments en cause dans notre étude était basée sur des
données sémiologiques, chronologiques, bibliographiques et validée par la méthode
standardisée d’imputabilité Française. Ainsi les différentes classes thérapeutiques
incriminées dans notre étude étaient : les AINS, les sulfamides, les anticonvulsivants...
En tenant compte de l’évolution grave et souvent fatale du syndrome de Lyell
médicamenteux, il est obligatoire d’arrêter tout médicament suspect dès la constatation
de l’effet indésirable dont la déclaration à un centre de pharmacovigilance serait d’un
grand intérêt pour le suivi et le développement de la pharmacovigilance nationale.
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P13 : SYNDROME DE LYELL CONSECUTIF A L’ADMINISTRATION DU
TRIMETHOPRIME - SULFAMETHOXAZOLE À PROPOS D’UN CAS CLINIQUE
Sbai H, Smail L, Essatara Y, Harrandou M, Khatouf M, Kanjaa N
Service d’anesthésie réanimation polyvalente - CHU Hassan II - Fès
La necrolyse épidermique toxique (TEN) ou syndrome de Lyell est une toxidermie
majeure, de survenue imprévisible, grave et potentiellement mortelle. Le mécanisme
physiopathologique reste incertain. La principale cause est iatrogène et de nombreux
médicaments ont été incriminés dans sa genèse. La prise en charge doit être précoce
en unité de soins intensifs. Les auteurs rapportent la survenue d’un syndrome de Lyell
chez une femme de 30 ans, imputable à la prise de trimethoprime-sulfamethoxazole
(Bactrim R) prescrite pour une gastroentérite aiguë. La surface cutanée brûlée était de
80%. Le décès était survenu dans un tableau de défaillance multiviscérale après dix
jours d’hospitalisation en milieu de réanimation.
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P14 : SUIVI THERAPEUTIQUE DES ANTI-EPILEPTIQUES: EXPERIENCE DU
CENTRE ANTI-POISON DU MAROC (CAPM)
Ait Moussa L*, Khassouni CE*, Achour S*, Soulaymani R**
* Laboratoire de Toxicologie et de Pharmacologie, Centre Anti Poison et de Pharmacovigilance du Maroc
** Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat
Le suivi thérapeutique des médicaments antiépileptiques est un outil précieux dans la
surveillance du traitement des patients. L’objectif de notre étude était d’évaluer et
comparer la distribution des concentrations de 3 médicaments antiépileptiques dosés
en routine dans notre laboratoire de Toxicologie et de Pharmacologie du CAPM
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective établie entre 1995 et 2006 au laboratoire
de Toxicologie et de Pharmacologie du CAPM. Les médicaments dosés sont la
carbamazépine (CBZ), le phénobarbital (PHO) et l’acide valproïque (AV). Les dosages
sont réalisés par HPLC (Chromatographie Liquide Haute Performance). Les
concentrations plasmatiques (CP)sont évaluées par rapport aux fourchettes
thérapeutiques (FT). Le test t de student est utilisé pour analyser la différence entre les
concentrations plasmatiques en monothérapie et en polythérapie. Le test de Chi 2 est
utilisé pour comparer la distribution des concentrations plasmatiques en relation avec la
fourchette thérapeutique
Résultats : 659 échantillons de sujets adultes traités par les 3 médicaments en mono
ou en polythérapie (CBZ+ PHO, CBZ+VA, PHO+VA, et CBZ+PHO+VA) sont analysés.
Les résultats obtenus sont représentés dans le tableau suivant :
mean CP ± DS ( µg/ml)
CBZ
PHO
VA
Fréquence des CP sup. à la FT (%)
Fréquence des CP inf. à la FT (%)
Moyenne du rapport entre CP /dose ± DS
CBZ
PHO
VA
N
** P< 0, 05
Monothérapie
Polythérapie
7.4 ± 3.3
23.2 ± 21.5
53.8 ± 35.0
39.3
8.0
6.2 ± 3.1
21.3 ± 13.6
51.5 ± 28.0
33.3
9.6
1.1 ± 0.8
12.0 ± 9.8
4.5 ± 3.0
524
0.7 ± 0.3**
12.8 ± 8.9
2.9 ± 1.5**
135
Les moyennes des CP des trois anti-épileptiques dosés (CBZ, PHO, AV) étaient dans la
majorité des cas dans la fourchette thérapeutique aussi bien en mono qu’en
polythérapie. Le ratio CP/dose était significativement inférieur en polythérapie qu’en
monothérapie pour CBZ.
Conclusion : Le suivi thérapeutique des médicaments antiépileptiques permet un bon
ajustement de la posologie permettant ainsi une meilleure efficacité thérapeutique et un
risque moindre d’apparition des effets indésirables.
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P15 : INVESTIGATION DES EFFETS «ANTIDEPRESSEURS-LIKE» DE LA
MELATONINE: ETUDE COMPARATIVE AVEC UN ANTIDEPRESSEUR
TRICYCLIQUE, L’IMIPRAMINE
Ouichou A, Benabid N, Ouakki S, Alaoui N, Nasri I, Mesfioui A
Laboratoire de Génétique et Physiologie Neuroendocrinienne, Unité de Physiologie Nerveuse et
Endocrinienne, Faculté des Sciences, Université Ibn Tofaïl, Kénitra.
Depuis plusieurs décennies, de nombreux travaux de recherche se sont intéressés au
traitement des troubles dépressifs et anxieux. Actuellement on distingue divers
anxiolytiques et antidépresseurs, qui agissent en régulant principalement les altérations
des systèmes monoaminergiques qui résultent de l’anxiété et la dépression.
L’imipramine (IMP) est l’un des antidépresseurs tricycliques largement utilisé dans le
traitement de la dépression. C’est un inhibiteur mixte de la recapture présynaptique de
la noradrénaline (NA) et de la sérotonine (5-HT). Ces dernières années, les recherches
pharmacologiques s’intéressent de plus en plus à certaines molécules naturellement
synthétisées par l’organisme comme molécules potentiellement efficaces dans le
traitement de la dépression. La mélatonine (MEL) est actuellement une des substances
les plus investiguées et les plus prometteuses dans le traitement de la dépression et de
l’anxiété. La MEL est une hormone naturelle synthétisée par la glande pinéale, à partir
du tryptophane, initialement hydroxylé puis décarboxylé en 5-HT.
Dans cette étude, on se propose d’étudier l’effet de la MEL, sur la régulation du
comportement dépressif chez le rat Wistar. Cette étude s’appuie sur une colocalisation
des récepteurs à MEL et la NA et /ou la 5-HT au niveau de nombreuses structures
monoaminergiques suggérant un rôle possible de la MEL dans le traitement des
syndromes dépressifs.
L’étude de l’effet antidépresseur de la MEL a été entreprise grâce à l’utilisation du test
de la nage forcée ou test de Porsolt, dont l’augmentation du temps d’immobilité (Timm)
révèle un état dépressif. Les antidépresseurs augmentent ce Timm.
Deux expériences basées sur des injections chroniques, de la MEL associée ou non à
l’imipramine (IMP) ont été réalisées et les résultats obtenus sont analysés par ANOVA
suivie par le test de Fisher. Dans la première expérience, un groupe de rats témoins
reçoit le placebo (NaCl 9 ‰), les autres groupes reçoivent de la MEL à 2, 4 ou 16
mg/Kg. Dans la deuxième expérience, un groupe de rats témoins reçoit le placebo
(NaCl 9 ‰), les autres groupes reçoivent 4 mg/Kg de MEL ou 2 mg/Kg d’IMP ou
simultanément les deux substances.
La MEL à ses différentes doses réduit de façon significative le Timm dans le test de
Porsolt. Elle induit un effet antidépresseur-like évident dans ce test. L’effet maximum
est obtenu à la dose de 4 mg/Kg. L’injection chronique de la MEL, de l’IMP ou des 2
substances produit un effet antidépreseur-like et un effet potentialisateur entre la MEL
et l’IMP est observé suggérant une interaction entre les 2 molécules. L’effet de la MEL
est légèrement inférieur à celui de l’IMP. L’effet de la MEL concerne une modulation
sélective du comportement dépressif puisque l’activité locomotrice mesurée dans le test
d’OF n’a pas été affectée par les différents traitements. Les effets de la MEL
impliqueraient une action modulatrice au niveau de la neurotransmission
monoaminergique centrale.
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P16 : EXPLORATION DES PROPRIETES « ANXIOLYTIQUES-LIKE » DE LA
MELATONINE : ETUDE COMPARATIVE AVEC UN ANXIOLYTIQUE
BENZODIAZEPINIQUE, LE DIAZEPAM
Mesfioui A, Benabid N, Ouakki S, Alaoui N, El Mrabet Fz, Ouichou A
Laboratoire de Génétique et Physiologie Neuroendocrinienne, Unité de Physiologie Nerveuse et
Endocrinienne, Faculté des Sciences, Université Ibn Tofaïl, Kénitra.
L’anxiété fait partie des troubles comportementaux pathologiques les plus répondus à
travers le monde. Elle est le résultat de plusieurs facteurs génétiques,
environnementaux et neurobiologiques. La neurobiologie de l’anxiété implique plusieurs
structures cérébrales systèmes et neurotransmetteurs. L’expression des phénomènes
anxieux est liée à une altération centrale des mécanismes de la neurotransmission
monoaminergique, essentiellement noradrénergique et sérotoninergique. L’usage
d’anxiolytiques benzodiazépinique comme le diazépam (DZ), facilitateur de la
neurotransmission GABA- ergique s’avère efficace dans le traitement de ce syndrome.
Dans cette étude, on se propose d’étudier l’effet d’une hormone, la mélatonine (MEL),
ou N-acetyl-5-methoxytryptamine qui est une amine biogénique synthétisée dans la
glande pinéale, à partir du tryptophane sur la régulation du comportement d’anxiété
chez le rat Wistar.
L’étude de l’effet anxiolytique de la MEL chez le rat wistar a été réalisée en se basant
sur l’usage du test comportemental d’Open Field (OF). Dans ce test, la diminution du
temps passé dans les carrés centraux (TCC) est révélatrice d’un état d’anxiété. Les
anxiolytiques augmentent ce TCC.
Deux expériences basées sur des injections chroniques, de la MEL associée ou non au
DZ ont été réalisées et les résultats obtenus sont analysés par ANOVA suivie par le test
de Fisher. Dans la première expérience, un groupe de rats témoins reçoit le placebo
(NaCl 9 ‰), les autres groupes reçoivent de la MEL à 2, 4 ou 16 mg/Kg. Dans la
deuxième expérience, un groupe de rats témoins reçoit le placebo (NaCl 9 ‰), les
autres groupes reçoivent 4 mg/Kg de MEL ou 2 mg/Kg de DZ ou simultanément les
deux substances.
Les résultats obtenus montrent que la MEL injectée seule a une tendance claire à
augmenter de façon dose dépendante le TCC dans l’OF suggérant un effet
anxiolytique-like de la MEL, l’effet maximum étant obtenu à la dose de 16 mg/Kg.
L’injection chronique de la MEL, de DZ ou des 2 substances ne produit aucun effet
dans le test d’OF, tandis que les 2 molécules seules ou associées produisent un effet
antidépresseur évident dans le test de la nage forcée. L’effet de la MEL obtenu
concerne une modulation sélective du comportement d’anxiété, car l’activité locomotrice
mesurée dans le test d’OF n’a pas été affectée par les différents traitements. L’absence
de potentialisation des effets des 2 molécules ne suggère aucune action modulatrice de
la MEL au niveau de la neurotransmission centrale. Cependant des études
complémentaires sont nécessaires pour confirmer cette hypothèse.
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P17 : MESUSAGES MEDICAMENTEUX ET ANTIDOTES, CAS DE LA PHARMACIE
HSR
Rahali Y1, Ait Haj Said A1, Bensouda Y2
1:
2:
Résident en pharmacie Industrielle, Service de la Pharmacie de l’HSR,
Professeur d’enseignement supérieur, chef de Service de la Pharmacie de l’HSR.
Au Maroc la répartition des intoxications selon le produit en cause situe le médicament
en deuxième position après le scorpion avec près de 18 % des intoxications. D’un point
de vue mortalité, le médicament est classé en avant dernière position avec près de 1%.
Objectif : Regrouper les antidotes communément référencés par les centres antipoison
et utilisés pour traiter les intoxications médicamenteuses afin de les mettre à la
disposition du médecin. L’attention est particulièrement portée sur les médicaments de
l’HSR. Le but n’étant pas d’abroger la démarche vers le centre antipoison le plus proche
mais plutôt d’améliorer la réactivité du corps médical face à une intoxication due aux
médicaments de l’hôpital.
Matériel et Méthodes : Pour la réalisation de cette liste nous avons consulté la
littérature et les antidotes référencés par certains centres antipoison, à partir desquels
nous avons retenu pour nos médicaments, les antidotes utilisés en cas d’intoxication.
Résultats : Mise à disposition effective d’une liste synthétique d’antidotes aux services
de l’HSR pour faire face à une intoxication par les médicaments internes à l’hôpital. Il y
est clairement mentionné d’impliquer tant que possible le centre antipoison de Rabat,
du moins par l’information.
Conclusion : Il n’existe pas d’antidotes pour toutes les spécialités médicamenteuses
présentes dans la pharmacie de l’hôpital des spécialités. Pour ceux dont on connait
l’antidote, sa seule connaissance n’est pas suffisante mais constitue une étape non
négligeable pour une prise en charge rapide du sujet intoxiqué. L’étape suivante serait
l’acquisition de ces antidotes pour l’HSR.
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P18 : ANTI-INFLAMMATOIRE NON STEROÏDIENS ET INFERTILITE
Hermani N
Institut Pasteur, Casablanca
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont des médicaments largement
consommés et l’automédication représente une part importante de cette utilisation.
Plusieurs aspects sont à considérer chez la femme en âge de procréer. En effet, il est
connu qu’un traitement au long cours par AINS, y compris les COX-2 sélectifs, peut
entraîner une infertilité secondaire anovulatoire par non rupture du follicule de De Graaf
due à l’inhibition des cyclo-oxygénases et de la synthèse de prostaglandines.
L’intérêt du présent travail bibliographique qui s’appuie sur les résultats des études
publiées sur des rapports de cas d’infertilité avec un certain nombre d’AINS est de
mettre l’accent sur cet effet indésirable d’autant plus qu’aucune mention concernant la
fertilité ne figure dans les résumés des caractéristiques (RCP) des AINS classiques.
Une dizaine de cas d’infertilité primaire ou secondaire évoluant depuis 1 à 8 ans ont été
publiés chez des femmes traitées au long cours par des AINS pour une maladie
rhumatismale. La responsabilité des AINS a été évoquée en raison de la survenue
d’une conception ou d’une ovulation à leur arrêt. Même si une conception spontanée
peut survenir après une période d’infertilité inexpliquée, la possibilité d'un lien de
causalité est renforcée par des données pharmacologiques, expérimentales et
cliniques. Les prostaglandines sont impliquées dans les principales étapes de la
reproduction que sont l’ovulation, la fécondation, l’implantation et l’accouchement, et
leur inhibition pourrait exercer une influence négative sur les phénomènes de
reproduction. Au moins 3 études cliniques réalisées chez un petit nombre de femmes
montrent que les AINS seraient une cause d’anovulation par non rupture de follicules
lutéinisés en l’absence d’anomalies des dosages hormonaux. Tous les AINS semblent
impliqués, y compris les coxibs. Un effet dose dépendant a été évoqué.
Ces données encore limitées, apparaissent suffisamment pertinentes pour envisager le
rôle des AINS devant une infertilité. Un arrêt du traitement devrait donc être tenté avant
d’envisager des investigations complémentaires ou une conception médicalement
assistée. Une période d’observation d’au moins 3 mois est alors nécessaire.
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P19 : LA SECURITE DES PATIENTS : MAITRISE ET ANALYSE DES RISQUES
Azerkane K
Institut National d’Oncologie Avenue Allal El-Fassi B.P 6213, RI – Rabat
Le risque zéro n’existe pas et il faut déterminer le niveau d’acceptabilité du risque,
surtout lorsque ce risque est rare et quand les conséquences sont lourdes pour les
patients en milieu hospitalier.
L’objectif est de définir une stratégie de maîtrise de risque chez les patients, qui repose
sur : la prévention par analyse de risque, le diagnostique par déclaration d’incident et le
traitement par mise en place des mesures correctives.
Il existe deux méthodes applicables dans l’industrie et qui peut être applicable dans le
domaine de santé :
- Méthode AMDEC (Analyse de mode de défaillances, de leur effets et leurs
criticités) qui repose sur une vision globale de l’ensemble du processus de
production de santé, utilisant comme outil le brainstorming, la cotation
consensuelle et le classement.
- Méthode d’analyse par arbre des pannes, utilisant comme outil la quantification
de la probabilité de chaque évènement et l’estimation des fréquences.
Comme résultat, l’analyse de risque permet d’avoir une vue d’ensemble des risques, de
les hiérarchiser et d’accompagner une démarche d’amélioration continue.
En conclusion la méthode AMDEC s’applique bien dans le domaine de la santé, elle est
simple à mettre en œuvre, alors que la méthode des arbres des pannes nécessite la
connaissance des fréquences d’occurrence et elle permet de calculer les probabilités
d’erreurs.
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P20 : PENICILLINES: ANTECEDENTS D’ALLERGIE ET NOUVELLE
PRESCRIPTION, QUEL RISQUE ?
Hermani N
Institut Pasteur Maroc
Les réactions d'hypersensibilité représentent l’effet indésirable principal associé aux
antibiotiques de la classe des bêtalactamines. Environ 15% des adultes rapportent des
antécédents d’allergie à l’une des molécules de cette classe et se voient ainsi contreindiquer l’ensemble de la classe.
Les réactions mettant la vie en danger sont rares. Elles sont de l’ordre de 15 à 40 pour
100.000 patients traités ; une issue fatale survient dans 10% des cas environ.
Cependant, le risque de récidive allergique lors d’une seconde administration n’est pas
précisément évalué. Les informations dont on dispose suggèrent que les patients qui
ont des antécédents d’allergie à la pénicilline courent un risque de réaction ultérieure au
moins six fois supérieur par rapport aux patients sans antécédents.
Le but de ce travail qui est basé sur différentes études publiées à ce sujet est de mettre
le point sur cette iatrogènie médicamenteuse qui peut dans certains cas être fatale,
décrire ces différentes caractéristiques ainsi que les différents moyens de prévention
possibles.
La plupart des réactions graves sont observées chez des patients n’ayant pas eu de
problème lors d’une administration précédente. La voie d’administration parentérale
semble présenter plus de risque que la voie orale. Les patients atopiques ne présentent
pas un risque plus important.
L’incidence exacte de l’allergie croisée entre les différents antibiotiques qui possèdent
un cycle bétalactame n’est pas connue. Des tests allergiques ou de désensibilisation
peuvent être effectués pour éventuellement confirmer le diagnostic ; mais ils doivent se
faire dans des unités spécialisées. En présence d’un indice sérieux de réaction
antérieure, il reste préférable de d’éviter ce traitement.
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P21 : EFFET D’UNE ADMINISTRATION CHRONIQUE DE MELATONINE AU DEBUT
DE LA PHASE ECLAIREE SUR LE COMPORTEMENT AFFECTIF CHEZ LE RAT
Benabid N, Mesfioui A, Ouichou A
Unité de Physiologie Nerveuse et Endocrinienne, Laboratoire de Génétique et Physiologie
Neuroendocrinienne, Faculté des Sciences, Université Ibn Tofaïl, Kénitra- Maroc
Objectif : La sécrétion de la mélatonine à partir de la glande pinéale survient pendant
la nuit chez tous vertébrés et la durée de sa sécrétion est négativement proportionnelle
à la longueur de jour ou photopériode. Dans ces expériences, l’effet d’une prolongation
de la mélatonine circulante sur le comportement de dépression a été étudié chez des
rats mâles de la souche Wistar.
Matériel et Méthodes : Les rats hébergés en longue photopériode sont administrés
chroniquement par voie sous cutanée (SC) par 3 doses de l'hormone pinéale (0.4, 2 ou
10 mg/kg) ou véhicule et ce quotidiennement pendant 8 semaines. Les injections
étaient effectuées au début de la phase éclairée à fin d’étendre la durée de présence de
la mélatonine dans la circulation. A la fin du traitement, les rats sont soumis au test de
la nage forcée pour mesurer le temps d’immobilité qui est un indicateur du niveau du
comportement de dépression.
Résultats : A la dose de 10 mg/ kg, la mélatonine réduit significativement le temps
d’immobilité dans le test de la nage forcée, tandis que les doses 0.4 et 2 mg/kg
échouent à induire aucun effet chez rats.
Conclusion : La mélatonine est connue par son rôle d’antidépresseur quand elle est
injectée en fin d’après midi, nos résultats suggèrent que la mélatonine garde son
activité antidepressant-like même quand elle est injectée chroniquement à des doses
pharmacologiques dans le matin subjectif d'animal.
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P22 : INTOXICATION GRAVE À L’ETHYLENE GLYCOL PAR ABSORPTION
CUTANEE
Bouattar T¹, Madani N², Malihy A3, Elquessar A4, Hamzaoui H¹, Abouqual R²,
Alhamany Z³, Bayahia R¹, Ouzeddoun N¹
1- Service de Néphrologie- Dialyse – Transplantation rénale.CHU Ibn Sina-Rabat
2- Service de Réanimation Médicale. CHU Ibn Sina-Rabat. Maroc.
3- laboratoire d’Anatomie Pathologique. Hôpital d’enfants- CHU Ibn Sina – Rabat
4- Service de Radiologie- Hôpital de Spécialité -CHU IBN SINA Rabat
L’intoxication à l’éthylène glycol (EG) est relativement rare mais potentiellement grave,
responsable d’une acidose métabolique, d’une dépression du système nerveux centrale
et d’insuffisance rénale aiguë.
Objectif : Rapporter un cas grave d’intoxication par l’éthylène glycol suite à un passage
transcutané.
Méthodes : Patient victime d’une intoxication par l’EG.
Résultats : Patient âgé de 38 ans, employer dans une usine de cimenterie depuis 02
mois, a comme antécédents un psoriasis, a présenté des nausées, vomissements et
douleurs abdominales d’installation brutale suivis de troubles de conscience et de
convulsions tonico cloniques, hospitalisé pour un état de mal convulsif. L’examen
clinique à l’admission trouve un patient comateux (GCS à 9), nuque souple, apyrétique,
TA à 150 /80 mmHg, pouls à 80 b/min, eupnéique, oligo-anurique avec un sédiment
urinaire actif et des lésions psoriasis. La ponction lombaire et le scanner cérébral avec
injection sont normaux. L’imagerie par résonance magnétique cérébrale a montré une
encéphalite postérieure réversible. Le bilan biologique révèle une insuffisance rénale
aiguë (azotémie = 1,69 g/l, créatinémie = 94 mg / l), acidose métabolique sévère à trou
anionique élevé avec hyperkaliémie. L’osmolalité calculé était à 294 mosmoles/ Kilo
d’eau plasmatique. La biopsie rénale a objectivé des cristaux intra tubulaires. Le patient
a bénéficié d’un traitement symptomatique et de 3 séances d’hémodialyse. L’évolution a
été marquée par la reprise de la diurèse avec normalisation de la fonction rénale au
bout de 2 semaines et une amélioration de la conscience (GCS à 15). L‘interrogatoire
avec le patient montre qu’il analyse des échantillons de matières primaires du ciment
pour déterminer sa teneur en choux libre en manipulant d’éthylène glycol avec ses
mains sans gants puis réchauffement à 80º au four pendant 15 min. La cristallurie est
négative. Le dosage de l’éthylène glycol n’a pas été fait. Ce patient a gardé un
steppage à droite.
Conclusion : La toxicité de l’EG est due à ses métabolites. Le contact cutané avec
l’éthylène glycol provoque une dermite d’irritation responsable d’intoxication si peau
déjà lésée. La biopsie rénale montre des dépôts intra tubulaire des cristaux d’oxalate.
L’hémodialyse permet l’élimination du toxique et de ses métabolites avec correction de
l’acidose métabolique si insuffisance rénale oligo aurique. La précocité du traitement
conditionne le pronostic.
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P23 : SECURISATION DU CIRCUIT DES MEDICAMENTS EN MILIEU HOSPITALIER
Azerkane K
Institut National d’Oncologie, Rabat- Maroc.
Chaque étape du circuit : prescription, dispensation, administration est source d’erreurs
potentielles pouvant mettre en jeu la sécurité des patients en milieu hospitalier.
L’objectif de cette étude est de réduire la durée moyenne de séjour des patients
hospitalisés suite à des accidents médicamenteux au sein des hôpitaux et de réduire la
mortalité liée aux accidents iatrogènes, ainsi que le surcoût engendré par l’iatrogénie.
La méthode consiste à étudier et à revoir le circuit des médicaments et de créer une
nouvelle organisation, reposant sur la dispensation nominative et non sur la
dispensation globalisée aux services de soins, avec un investissement en matériel, tel
que : outils informatiques, unités de préparations centralisées (cytostatiques,
alimentation parentérale) et armoires mobiles à clé.
Le résultat de cette démarche permet un bon usage du médicament, une optimisation
économique et une optimisation organisationnelle.
La sécurisation du circuit des médicaments en milieu hospitalier offre une qualité de
soins avec une sécurité intégrant le médicament, le patient et le professionnel de la
santé qui se voit réduire sa charge de travail, ainsi que le développement d’une
nouvelle forme de management hospitalier.
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SPONSORS
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Organisme/société
AMIP
MIS
Logo
Coordonnées
• Adresse : Boulevard Abderrahim Bouabid, Place
Division Leclerc, Résidence Amir, Oasis,
Casablanca, BP 8112.
• Tél : 022 23 44 45 / 022 23 36 90 ; Fax : 022 23
40 90
• Adresse : Residence Fellah, 2.Rue Najib Mahfoud,
Quartier Gauthier, Casablanca.Maroc.
• Tél : 022 47 58 61 ; Fax : 022 47 34 93
•
CAPM
Adresse : Centre Anti Poison et de
Pharmacovigilance du Maroc, Rue Lamfedel
Cherkaoui, Rabat Instituts, Madinate Al Irfane.
B.P. 769, Rabat, Maroc.
• Tél : 037 68 64 64 ; Fax : 037 77 20 67
•
GSK
Adresse : 42, boulevard Rachidi, 20000,
Casablanca.
• Tél : 022 48 00 02 ; FAX : 022 48 00 41
•
COOPER
Adresse : 41, rue Mohammed Diouri 20000
Casablanca – Maroc.
• Tél : 022 30 51 16 ; Fax : 022 30 48 53
•
LILLY
•
•
PFIZER
PHI
•
Adresse : 209, bd d'Anfa, Casablanca.
Tél : 022 39 55 49 / 022 39 55 50 ; Fax : 022 39 56
41
Adresse : 280, bd Yacoub El Mansour
Tél : 022 39 07 84/022 39 49 42/022 39 49 45 ;
Fax : 022 39 49 44
•
Adresse : R.S 203, Route Akreuch Oum Azza
11850, Ain Aouda, Rabat.
• Tél : 037 74 82 84 ; Fax : 037 74 86 39
•
SANOFI–AVENTIS
TECNIMEDE
MAROC
LAPROPHAN
Adresse : Km 7, route de Rabat - Aïn-Sebâa,
20250 Casablanca – Maroc.
• Tél. : 022 67 88 00 ; Fax : 022 67 88 45
•
Adresse : 3, Rue Bab El Mansour Bâtiment "D"
Espace Porte D'anfa, 5°ét, CASABLANCA Maroc.
• Tél. : 022 39 47 52 ; Fax : 022 39 47 42
•
•
Adresse : 18, bd Emile Zola, 20300, Casablanca.
Tél : 022 54 38 38 ; FAX : 022 44 43 97
•
AFRIC-PHAR
NOVARTIS
Adresse : Route côtière, n°111 km 12,400, 20630,
Aïn Harrouda.
• Tél : 022 66 29 15 ; FAX : 022 66 29 19
•
Adresse : 82, bd Cherfchaouni, 20250,
Casablanca.
• Tél : 022 35 93 14 ; FAX : 022 35 93 11
•
ROCHE
Adresse : 225 Boulevard d'Anfa, 20 100
Casablanca.
• Tél : 022 95 90 00 ; Fax : 022 95 90 55
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AGENDA
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SOCIÉTÉ MAROCAINE DE PHARMACOVIGILANCE (SMPV)
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Date
de l’Assemblée Générale de la SMPV : 14 décembre 2007.
Date
de la prochaine réunion scientifique de la SMPV : 15-16
novembre 2008.
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Première Journée Nationale de Pharmacovigilance : "Médicaments au Maroc : Usage et Mésusage". Rabat, le 16 novembre 2007
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