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 Communiqué de presse avril 2016 Jeudi 26 mai 2016 : Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau -­‐ Mélanome day Le Syndicat National des Dermatologues-­‐Vénéréologues organise pour la 18ème année consécutive, la Journée nationale de prévention et de dépistage des cancers de la peau. L’objectif principal de l’édition 2016 reste d’alerter et de sensibiliser en priorité les publics les plus à risques, c’est-­‐à-­‐dire les personnes exposées au rayonnement des UV soit dans le cadre de leur profession (les agriculteurs, les personnels des BTP ou encore les marins ainsi que toutes les personnes exerçant une activité en plein air), soit dans le cadre de leurs loisirs, les personnes pratiquant des sports et des activités en extérieur… Le Syndicat des dermatologues souhaite également rappeler l’importance d’un suivi dermatologique régulier pour les personnes à risques (présentant de nombreux grains de beauté, de phototype très clair, ayant des antécédents familiaux de cancers de la peau, ayant eu de nombreux coups de soleil pendant l'enfance…). Cette journée bénéficie du soutien de l’Institut National du Cancer. Elle repose sur le bénévolat et le volontariat de centaines de dermatologues qui assurent des consultations de dépistage anonymes et gratuites dans toute la France, dans des centres dédiés. Les adresses des centres de dépistage et les horaires d’ouverture pour la journée du 26 mai, seront communiqués sur le site www.dermatos.fr, actualisé quotidiennement à partir du 26 avril et via le numéro vert 0806 80 2016, à partir du 9 mai (appel gratuit depuis un poste fixe), ainsi que par le biais de l’application gratuite «SoleilRisk», téléchargeable sur l’ensemble des smartphones et tablettes Apple et Androïd. La page Facebook du Syndicat des Dermatologues et son compte Twitter permettront également de relayer les informations sur l’opération. Cette journée est également l’occasion de rappeler les principaux messages de prévention à l’ensemble de la population concernant l’exposition aux UV qu’ils soient naturels ou artificiels. Le Syndicat des dermatologues ne peut que recommander à la population de ne pas avoir recours à ces pratiques addictives. Il souhaite que les autorités de santé et les responsables politiques prennent des mesures efficaces, et mettent en place des campagnes de prévention pour lutter contre le risque sanitaire que représentent les UV (cancers cutanés et notamment le mélanome) dont les conséquences médicales sont coûteuses en matière de santé publique. L’exposition aux rayonnements des UV est en outre responsable d’un vieillissement de la peau prématuré. Mais le but de cette journée est aussi d’inciter au dépistage précoce des cancers de la peau qui permet d’augmenter considérablement les chances de guérison. Il est en effet possible d’agir pour diminuer l’incidence des cancers de la peau en adoptant des comportements préventifs. *A savoir : Sur les trente dernières années, l'incidence et la mortalité de certains cancers ont diminué, alors que d'autres étaient en constante augmentation. Les cancers de l'estomac, du col de l’utérus ou encore de l’œsophage disparaissent progressivement et tuent moins. A l'inverse, les cancers du poumon chez la femme ou le mélanome cutané touchent de plus en plus de Français. (Source : Les cancers en France en 2014 -­‐ L'essentiel des faits et des chiffres. Institut National du Cancer) QUELQUES ENSEIGNEMENTS DE LA JOURNEE 2015 Des consultants typiques pour ces journées de dépistage  En termes socio-­‐démographiques, le profil des consultants reste similaire : majoritairement des femmes, âgées de plus de 40 ans.  Concernant l’exposition aux UV, la hausse constatée en 2014 se stabilise avec 75% des consultants exposés aux UV par des activités extérieures ou en fréquentant des centres de bronzage.  De même, une stabilité dans les antécédents de mélanome et de carcinomes, dans la présence de lésions pigmentées et de taches de rousseur est également constatée. Une journée utile au regard du nombre de lésions suspectes  La raison principale de consultation reste le souhait de montrer ses grains de beauté puis la suspicion de lésion suspecte.  Malgré une légère baisse du nombre de lésions suspectes (-­‐2pts), le nombre moyen de lésions suspectes découvertes par porteur est en forte progression (2,19 en 2015 vs 2,05 en 2014). Depuis 2010, il est passé de 1,64 à 2,19.  La moitié des lésions suspectes péjoratives concerne des lésions mélaniques et 1/4 des kératoses actiniques.  A l’exception des lésions mélaniques à surveiller, l’ensemble des lésions péjoratives sont à traiter dans l’année, et plus particulièrement les kératoses actiniques. En conclusion, une journée de dépistage importante au vu du nombre de lésions suspectes examinées. Pour plus d’informations : www.dermatos.fr https://www.facebook.com/Dermatos @sndv_dermatos Contacts presse : Brigitte Jaillard -­‐ 06 10 15 12 33 Aurélie Schmit – 0140 22 66 43-­‐ aschmit@syndicatdermatos.org Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 1 LES DIFFERENTS TYPES DE CANCERS DE LA PEAU Parmi les cancers de la peau, il faut principalement distinguer les cancers d’origine épithéliale (carcinome basocellulaire et carcinome spinocellulaire) et les mélanomes. Les carcinomes sont les plus fréquents, y compris parmi tous les cancers humains de l’adulte ; les mélanomes sont les plus dangereux. L’incidence de tous ces cancers est croissante dans le monde. Les différents types de cancers de la peau • Le mélanome cutané, une tumeur maligne, il représente 10% des cancers de la peau. Le mélanome cutané peut apparaître sur peau saine (70 à 80 % des cas) ou résulter de la transformation maligne d'un nævus. Avec 11 176* nouveaux cas estimés en 2012, le mélanome cutané se situe au 9ème rang des cancers, tous sexes confondus, et représente 3,1% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers. Près des trois quarts des cas sont diagnostiqués au-­‐delà de 49 ans. On estime en France le nombre de décès imputables à ce cancer à 1 672*, « le taux d’incidence du mélanome cutané a augmenté de manière notable entre 1980 et 2005 passant de 2,4 à 8,5 pour 100 000 hommes et de 3,9 à 9,5 pour 100 000 femmes » estime l’INCa. Cancer agressif, le mélanome doit être détecté dès le début de son évolution pour permettre une prise en charge précoce, seul élément qui laisse au patient le maximum de chances de guérison. Le seul traitement efficace consistant en l’ablation d’une tumeur débutante. * source INCa Le développement d’un mélanome Lorsque des cellules cancéreuses apparaissent, elles sont d’abord peu nombreuses et limitées à la surface de la peau. La plupart des mélanomes se développent d’abord horizontalement dans l’épiderme. Tant que la tumeur se situe au sein de l’épiderme, on parle de mélanome in situ. Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, la tumeur progresse en profondeur à travers le derme et l’hypoderme. Dès lors que la tumeur franchit la couche basale et atteint le derme, on dit que le cancer est invasif. Des cellules cancéreuses peuvent ensuite se détacher de la tumeur et emprunter les vaisseaux sanguins ou les vaisseaux lymphatiques pour aller envahir d’autres parties du corps : • les ganglions lymphatiques proches de la tumeur ; Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 1 • les poumons, le foie, la peau ou le cerveau. Les nouvelles tumeurs qui se forment alors s’appellent des métastases. Les mélanomes dérivent des cellules qui fabriquent le pigment de la peau (mélanine), les mélanocytes. Les mélanomes sont les cancers de la peau les plus dangereux, ils sont susceptibles d’essaimer dans les autres organes et d’avoir des conséquences mortelles. Les mélanomes cutanés diagnostiqués à un stade métastatique sont de mauvais pronostic, les taux de survie à 5 ans ne dépassant pas 20 % pour ces patients. C’est pourquoi la prévention et le diagnostic précoce du mélanome cutané sont essentiels. • Les carcinomes cutanés, les cancers les plus fréquents et les moins graves Les carcinomes basocellulaires 70 % des carcinomes cutanés sont des carcinomes basocellulaires. Ce sont les moins graves dans la mesure où ils menacent rarement le pronostic vital. En effet, leur développement, à partir de la couche basale de l’épiderme, reste local. Ils ne métastasent jamais et leur ablation complète assure donc leur guérison. Leur traitement doit néanmoins être précoce car ces tumeurs peuvent s’étendre en surface. Ils dérivent des cellules constitutives de l’épiderme appelées kératinocytes. Leur incidence en France est estimée à 150/an pour 100 000 habitants. Ils surviennent avec une plus grande fréquence après 50 ans, mais peuvent toucher des individus plus jeunes. Ils sont habituellement localisés sur les zones découvertes : visage, cou, dos des mains. Ces cancers augmentent progressivement de taille. Leur danger est lié à leur potentiel invasif local qui va entraîner des destructions tissulaires. Le traitement de première intention est l’ablation chirurgicale. Une prise en charge tardive impose parfois une chirurgie pouvant être mutilante. Un dépistage précoce permet un traitement chirurgical simple, réalisable sous anesthésie locale dans la majorité des cas. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 1 Les carcinomes spinocellulaires (ou épidermoïdes) : Les carcinomes épidermoïdes sont plus rares (20 % des cancers cutanés) mais plus agressifs que les carcinomes basocellulaires. Leur incidence est d’environ 20/an pour 100 000 habitants. Ils apparaissent surtout après 60 ans. Ils surviennent comme les précédents préférentiellement sur des zones découvertes. Contrairement aux carcinomes basocellulaires, ils se développent parfois sur des lésions dites pré-­‐cancéreuses : kératoses actiniques (ce sont des modifications de la peau ayant l’aspect de croûtes qui reposent sur une base rouge, ces lésions ne sont pas cancéreuses mais peuvent se transformer en carcinome épidermoïde). Ces cancers peuvent aussi apparaître sur des radiodermites (modifications de la peau produites par les radiations ionisantes) sur des cicatrices de brûlure, des plaies chroniques. Des virus de type HPV sont suspectés de jouer un rôle dans la genèse de certains de ces cancers localisés aux muqueuses (col de l’utérus, anus). Plus agressifs que les carcinomes basocellulaires, ils sont susceptibles d’envahir les ganglions lymphatiques et se disséminer dans d’autres organes (poumon, foie, cerveau). Les plus agressifs sont ceux localisés aux zones périorificielles et aux muqueuses (nez, bouche, organes génitaux). Un dépistage précoce permet, là aussi, un traitement chirurgical, en général aisé à mettre en œuvre, alors qu’une reconnaissance tardive impose souvent une chirurgie lourde. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 2 LES DIFFERENTS TRAITEMENTS DU MELANOME Deux principaux types de traitements sont utilisés pour traiter les mélanomes : la chirurgie et l’immunothérapie. La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent être proposées dans des situations particulières. Selon les cas, les traitements ont pour objectifs : -­‐ de supprimer la tumeur ou les métastases ; -­‐ de réduire le risque de récidive ; -­‐ de ralentir le développement de la tumeur ou des métastases ; -­‐ de traiter les symptômes engendrés par la maladie. • LA CHIRURGIE Le mélanome est retiré, tout comme les ganglions à proximité. En complément, I’immunothérapie adjuvante par interféron alpha : elle peut être proposée en option. Elle vise à réduire le risque de récidive. Quelques chiffres sur la chirurgie des cancers (source INCa 2014) 376 776 personnes atteintes de cancer ont été traitées par chirurgie en 2013 (+ 3 % entre 2010 et 2013). 75 % d’entre elles sont prises en charge pour des cancers du sein, de l’appareil digestif, des voies urinaires ou de la peau. En 2013, l’activité de traitement de cancer par chirurgie en ambulatoire s’élève à 87 544 hospitalisations, soit 20,5 % de l’ensemble des hospitalisations pour chirurgie motivée par le cancer (majoritairement de la peau) dans les établissements de court séjour. Cette activité connaît une croissance constante depuis 2010 où elle représentait 16,7 % des séjours de cancer traité par chirurgie. • LA CHIMIOTHERAPIE Elle peut être proposée pour le traitement des mélanomes que l’on ne peut pas retirer par chirurgie. Mélanome avec métastases à distance. • LA RADIOTHERAPIE EXTERNE C’est le traitement de référence des métastases osseuses. Elle est Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 2 éventuellement associée à la chimiothérapie ou à la chirurgie. Elle est dite palliative, c’est-­‐à-­‐
dire qu’elle vise à freiner la progression de la maladie, et donc à atténuer les effets de cette progression dont la douleur. Une radiothérapie peut également être utilisée seule ou après exérèse des métastases cérébrales. • L’IMMUNOTHERAPIE La molécule dont il s’agit est l’Ipilimumab (Yervoy, laboratoires Bristol Myers Squib). Dans ce cas, il ne s’agit pas d’une thérapie ciblée mais d’une immunothérapie car le médicament stimule le système immunitaire. En association avec une chimiothérapie, la dacarbazine, il prolonge aussi la vie des patients. • D’AUTRES TRAITEMENTS PEUVENT ETRE PROPOSES DANS DES SITUATIONS PARTICULIERES : -­‐ La destruction des métastases par radiofréquence, une technique de chirurgie qui détruit les cellules cancéreuses par une chaleur intense produite par des ondes. -­‐
La cryochirurgie des métastases hépatiques, un traitement local qui détruit les cellules cancéreuses par un froid intense. -­‐
La chimiothérapie sur membre isolé. Ce type de chimiothérapie vise à traiter dans son ensemble un membre (supérieur ou inférieur) atteint. La circulation sanguine du membre est dérivée de manière à l’isoler du reste du corps. Une première thérapie ciblée pour le mélanome. Ce médicament, le Vémurafénib, a été spécialement conçu par les laboratoires Roche-­‐Genentech pour inhiber l'activité d’une protéine mutante, BRAF, intervenant dans la croissance et la survie normale des cellules. Or, dans la moitié des cas de mélanome, on retrouve une mutation de BRAF, tout particulièrement impliquée dans les mécanismes de prolifération cellulaire cancéreuse. Les résultats sont très impressionnants : un risque de décès réduit de 63% chez les personnes ayant reçu le Vémurafénib et une diminution de 74% du risque de voir la maladie progresser. Des essais sont en cours avec la Metformine. -­‐
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• LES DERNIÈRES AVANCÉES THÉRAPEUTIQUES De nouveaux traitements sont porteurs d’espoir pour les mélanomes métastasés Depuis 2010 des traitements innovants ont fait leurs preuves dans le traitement du mélanome métastatique, en particulier dans le domaine de l’immunothérapie. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 2 La première immunothérapie, appelée ipilimumab (Yervoy) est disponible en France depuis un an et demi. Il s’agit d’un anticorps monoclonal dirigé contre une molécule appelée CTLA4, aboutissant à maintenir les défenses immunitaires ( lymphocytes) du patient en état d’alerte contre la tumeur. L’arsenal thérapeutique vient s’enrichir d’autres approches et notamment d’anticorps monoclonaux dirigés contre une molécule appelée PD1. Il s’agit dans l’immédiat de 2 traitements appelés « pembrolizumab » (MSD) et « nivolumab » (BMS). Ces deux médicaments stimulent efficacement, au sein même de la tumeur, les défenses immunitaires du patient. Ce sont des traitements généralement bien tolérés. Depuis juin 2014, après la confirmation au congrès de l’ASCO (Chicago 1/4 juin 2014) de résultats extrêmement convaincants publiés en 2013, le pembrolizumab est désormais disponible sur l’ensemble du territoire français, en dehors d’essais thérapeutiques, dans le cadre d’une « autorisation temporaire nominative » délivrée par l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament). Cette mise à disposition, avant l’obtention d’une AMM (Autorisation de mise sur le marché), est néanmoins, dans l’immédiat, réservée à des patients remplissant des critères précis comme par exemple d’être en échec de l’ipilimumab. Les patients pouvant bénéficier de ce type de traitement peuvent être orientés dans tous les services spécialisés en dermatologie disposant d’un département de cancérologie cutanée. Ces consultations spécialisées se situent au sein des centres hospitalo-­‐universitaires des grandes villes du territoire national afin d’assurer la meilleure prise en charge des patients, au plus près de leur lieu de résidence. Les dermatologues, tant libéraux qu’hospitaliers, sont mobilisés et unis dans un effort commun afin d’assurer au mieux le dépistage et le traitement de la population. Les thérapeutiques des mélanomes métastatiques sont de plus en plus performantes, permettant des remissions de plus en plus longues, de plusieurs années, voire de décennies, grâce en particulier à l’immunothérapie. Tous les espoirs sont donc permis pour les années à venir. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 3 LE TRAITEMENT EN PRATIQUE Le choix de traitement dépend des caractéristiques du cancer dont le patient est atteint : son type histologique c’est-­‐à-­‐dire le type de cellules impliquées, son stade (degré d’extension) et son grade (degré d’agressivité). Ces caractéristiques sont déterminées grâce aux examens du bilan diagnostique. L’âge, les antécédents médicaux et chirurgicaux, l’état de santé global, ainsi que les préférences sont également pris en compte dans le choix des traitements. Le choix des traitements fait l’objet d’une concertation pluridisciplinaire La prise en charge du cancer relève de plusieurs spécialités médicales. La situation est donc discutée au cours d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Cette réunion rassemble au moins trois médecins de spécialités différentes (dermatologue, chirurgien, oncologue médical, pathologiste, par exemple…). Compte tenu de la situation particulière du patient et en s’appuyant sur des outils d’aide à la décision appelés recommandations, les médecins établissent une proposition de traitement. Le choix des traitements est déterminé en accord avec le patient Cette proposition de traitement est ensuite discutée avec le patient lors d’une consultation spécifique, appelée consultation d’annonce. Lors de cette consultation, le médecin qui prend en charge le patient, lui explique les caractéristiques de sa maladie, les traitements proposés, les bénéfices attendus et les effets secondaires possibles. Après accord du patient sur la proposition de traitement, ses modalités sont décrites dans un document appelé programme personnalisé de soins (PPS). Il comporte les dates des différents traitements, leur durée, ainsi que les coordonnées des membres de l’équipe soignante. Le programme personnalisé de soins peut évoluer au fur et à mesure de la prise en charge en fonction de l’état de santé et des réactions aux traitements du patient. Après cette consultation avec le médecin, une consultation avec un autre membre de l’équipe soignante, le plus souvent une infirmière, est proposée, au patient et à ses proches. Le patient peut ainsi revenir sur les informations qui lui ont été données par le médecin, se les faire expliquer à nouveau ou poser d’autres questions. L’infirmière évalue aussi les besoins en soins et soutiens complémentaires (sur le plan social ou psychologique par exemple) et oriente le patient, si besoin, vers les professionnels concernés. LES TRAITEMENTS POSSIBLES EN FONCTION DE L’ÉTENDUE DU CANCER Le choix et l’ordre des traitements dépendent notamment de l’étendue du cancer au moment du diagnostic. Pour évaluer cette étendue du cancer, les médecins prennent en compte trois critères : • Les caractéristiques de la tumeur primitive : épaisseur et ulcération Lorsque des cellules cancéreuses apparaissent, elles sont d’abord localisées à l’enveloppe externe de la peau (l’épiderme). Puis, petit à petit, elles atteignent les couches plus Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 3 profondes (le derme et l’hypoderme). L’épaisseur de la tumeur donne donc une indication du degré d’extension de la maladie au moment du diagnostic. On utilise l’indice de Breslow qui mesure l’épaisseur comprise entre les cellules superficielles de l’épiderme et la cellule cancéreuse la plus profonde. L’ulcération en surface du mélanome est également un important facteur de pronostic. Cette destruction de l’épiderme est visible au microscope ou parfois, à l’œil nu, lorsque le mélanome saigne par exemple. • L’atteinte ou non des ganglions lymphatiques, la présence ou non de métastases en transit Les cellules cancéreuses peuvent s’échapper du mélanome primitif et se disséminer ailleurs. Les ganglions lymphatiques, situés à proximité de l’endroit où le mélanome est apparu, peuvent alors être touchés. Les cellules cancéreuses qui circulent entre le mélanome primitif et les ganglions lymphatiques les plus proches peuvent former de nouvelles tumeurs cutanées ou sous cutanées appelées métastases en transit. • La présence ou non de métastases dans d’autres parties du corps Les cellules cancéreuses peuvent envahir d’autres organes que les ganglions lymphatiques et y développer des métastases à distance. Les organes les plus souvent touchés par des métastases lors d’un mélanome sont le poumon, la peau, le foie et le cerveau. Ces trois critères permettent de déterminer ce qu’on appelle le stade du cancer, c’est-­‐à-­‐dire son degré d’extension. LES DIFFERENTES ETAPES DE LA PRISE EN CHARGE DU MELANOME Une fois la suspicion de mélanome établie pour une lésion de la peau, lors de l’examen clinique, la lésion est enlevée en totalité dans la majorité des cas : biopsie exérèse. Ce geste est le plus souvent réalisé sous anesthésie locale au cabinet médical ou en milieu hospitalier. L’analyse de l’exérèse au laboratoire d’analyses permet de déterminer la suite du traitement. C’est à ce stade qu’intervient la présentation du cas en RCP. En fonction de l’indice de Breslow une exérèse complémentaire sera effectuée. En l’absence de dissémination à distance il n’y a pas d’autre traitement à mettre en œuvre. Une surveillance régulière du patient avec examen complet doit être effectuée. Pour des lésions avec un indice de Breslow épais (supérieur à 1,5mm) un traitement par interféron peut être proposé au patient. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 3 En cas de dissémination à distance des traitements complémentaires seront effectués. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 4 LES KERATOSES ACTINIQUES La kératose actinique est un marqueur de cancer de la peau – il faut la prendre au sérieux car elle indique au patient et au médecin l’épuisement du capital solaire et la nécessité de dépistages réguliers des cancers de la peau. En effet, une proportion non négligeable de ces kératoses actiniques (5 à 15%) se transforment en carcinomes épidermoïdes de la peau (également appelés carcinomes spinocellulaires). Elles se présentent sous la forme de lésions en relief souvent recouvertes d’une petite croûte (squame). Les kératoses actiniques sont souvent multiples, elles prédominent sur les zones exposées à la lumière : visage, dos des mains, des avant-­‐bras, oreilles, cuir chevelu des patients chauves et jambes chez des femmes. Elles peuvent également survenir sur les lèvres. Les kératoses actiniques sont dues à une exposition excessive et chronique aux rayons ultra-­‐violets naturels ou artificiels pendant plusieurs années. C’est la raison pour laquelle les kératoses actiniques apparaissent en général chez les personnes d’âge avancé. Les personnes de phototype clair (teint clair, cheveux blonds ou roux, yeux bleus, taches de rousseur) qui bronzent difficilement et ont facilement des brûlures au soleil ont un risque plus élevé de développer des kératoses actiniques et par conséquent un carcinome épidermoïde de la peau. Les traitements des kératoses actiniques La kératose actinique se traite facilement, mais de nouvelles kératoses solaires peuvent apparaître sur la peau avoisinante endommagée par le soleil. Une surveillance régulière est nécessaire pour dépister et traiter les nouvelles lésions dès qu’elles apparaissent. Il est nécessaire de traiter les kératoses actiniques pour prévenir le risque de transformation en cancer de la peau. Différents traitements existent : -­‐ La cryothérapie (utilisée pour des kératoses actiniques isolées et peu nombreuses) La cryothérapie congèle et détruit la kératose actinique par le froid, le dermatologue utilise en général l’azote liquide. Ce traitement conduit à une destruction de la kératose actinique puis à sa formation d’une croûte parfois précédée d’une cloque sanguinolente. La croûte tombe en deux ou trois semaines avec la lésion et laisse à la place une peau rosée qui redevient normale après quelques semaines. -­‐ L’exérèse chirurgicale (utilisée en cas de doute d’un cancer de la peau) Elle consiste à extraire la kératose actinique sous anesthésie locale. La lésion est excisée à l’aide d’un bistouri. L’analyse de la lésion excisée permet de préciser s’il s’agit ou non d’un cancer débutant et ainsi d’adapter le traitement. D’autres techniques chirurgicales peuvent également être utilisées – le curetage électrocoagulation, la dermabrasion, la vaporisation au laser CO2. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 4 -­‐ La photothérapie dynamique (traitement de kératoses actiniques fines ou d’une zone avec plusieurs kératoses actiniques) Elle permet la destruction sélective des cellules altérées de la kératose actinique. La kératose solaire est préalablement imprégnée d’une substance photosensibilisante avant son illumination par une lumière rouge spécifique qui active les composés de la crème et provoque une réaction photochimique au sein des cellules qui ont absorbé la crème. Le médecin applique la crème sur la lésion et la laisse en place pendant 3 heures en la protégeant par un pansement. La zone à traiter est ensuite illuminée pendant 10 à 20 minutes par une source lumineuse spécifique. Le produit contenu dans la crème interagit électivement avec les cellules de la kératose solaire et la lumière et en provoque leur destruction. -­‐ Les traitements par crèmes L’utilisation de crèmes est particulièrement indiquée dans le traitement d’une zone contenant des kératoses actiniques multiples. Elles permettent la destruction des lésions existantes dans les zones à haut risque de cancérisation. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 5 LE SUIVI DES MALADES • LES EXAMENS DE SURVEILLANCE Une fois l'exérèse élargie de la tumeur réalisée et les autres traitements mis en place, le malade fait l'objet d'une surveillance régulière et prolongée. Ce suivi est destiné à : •
dépister un éventuel second mélanome cutané •
s’assurer que le mélanome ne s’est pas étendu à d’autres organes •
évaluer et traiter les éventuels effets secondaires tardifs des traitements évaluer la qualité de vie et prendre en charge ce qui peut l'affecter •
•
faciliter la réinsertion La surveillance est réalisée par le dermatologue, le chirurgien ou bien le médecin traitant. Le malade devra y jouer un rôle central puisqu’il devra d’une part, s’auto-­‐examiner régulièrement et d’autre part, exprimer lors des consultations tout ce qui pourra lui sembler anormal ou inhabituel. S’il découvre une anomalie, il devra le signaler au médecin rapidement et ne pas attendre la prochaine consultation de suivi. La fréquence des consultations ainsi que les examens complémentaires éventuels dépendent du stade auquel le mélanome aura été pris en charge. •
Mélanome in situ : un contrôle annuel est effectué à vie. •
Mélanome invasif stade 1, indice de Breslow < 1 mm : un examen complet de la peau et la palpation des ganglions surtout chez les sujets présentant beaucoup de grains de beauté et/ou un syndrome du neaevus atypique devront être réalisés par le dermatologue tous les 6 mois pendant 5 ans puis tous les ans pour le reste de la vie. •
Mélanome invasif stade 2, indice de Breslow > 1 mm : un examen identique sera réalisé mais à une fréquence plus élevée à savoir tous les 3 mois pendant 5 ans puis une fois par an au-­‐delà. Une échographie locorégionale des ganglions peut être prescrite tous les 3 à 6 mois pendant les 5 premières années. •
Mélanome invasif stade 3 (atteinte régionale des ganglions) : un bilan identique au mélanome stade 2 est réalisé auquel peut s’ajouter un bilan complémentaire composé d’un PET-­‐scan, un scanner abdomino-­‐pelvien, cérébral ou hépatique pendant les 5 premières années pour rechercher d’éventuelles métastases à distance. Une IRM cérébrale peut aussi être envisagée. •
Mélanome invasif stade 4 (métastatique) : les autorités de santé recommandent un suivi identique au mélanome avec atteinte locorégionale, mais, il se fait le plus souvent au cas par cas. •
En cas d’apparition d’anomalies lors d’une consultation de suivi, un bilan d’imagerie global peut être proposé. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 5 • LES SOINS COMPLEMENTAIRES Le mélanome et ses traitements peuvent entraîner des conséquences non négligeables pour le malade. Douleurs, fatigue, troubles alimentaires, déséquilibre affectif, social ou encore psychologique peuvent survenir. La prise en charge de ces troubles constitue ce que l’on appelle des « soins de support » qui viennent en complément du traitement de la maladie elle-­‐même (chirurgie, chimiothérapie…). La prise en charge de la douleur La douleur aigue ou chronique peut être la conséquence soit de la tumeur elle-­‐même, soit des traitements mis en place (douleur post-­‐chirugicale, post-­‐chimiothérapeutique par exemple). Ses retentissements sur la qualité de vie sont multiples, anxiété, dépression ou encore troubles du sommeil. Selon l’origine de la douleur et son intensité, différentes solutions existent. Le médecin peut prescrire des antalgiques et parfois des co-­‐antalgiques, comme par exemple des corticoïdes ou des topiques locaux (cicatrisants, AINS…). Pour les douleurs dites neuropathiques, des traitements antiépileptiques ou anti-­‐dépresseurs sont prescrits. Des techniques non médicamenteuses telle que la kinésithérapie peuvent aussi être proposées et si besoin, le patient peut être orienté vers un centre anti-­‐douleur où un médecin spécialiste, algologue, pourra évaluer et traiter spécifiquement sa douleur. La prise en charge des troubles alimentaires Les malades atteints de mélanome et notamment s’ils sont sous chimiothérapie peuvent souffrir d’une modification du goût pouvant conduire à un désintérêt pour l’alimentation. La prévention de la dénutrition fait également partie de la prise en charge globale des malades. Une prescription de compléments alimentaires hyperprotidiques et hypercaloriques peut être faite et certains services hospitaliers proposent des ateliers pour retrouver l’envie et le plaisir de manger. Le soutien psychologique La maladie peut être source de souffrance psychologique. L’annonce de la maladie, la mise en place des traitements, une rechute, l’angoisse de l’inconnu sont autant de situations qui peuvent déstabiliser. Un soutien psychologique dès le diagnostic puis tout au long de la prise en charge peut être proposé au patient pour qu’il puisse exprimer ses craintes, être écouté et échanger avec d’autres malades. L’entourage du malade peut aussi bénéficier de cet accompagnement. Selon les besoins, la personnalité et les souhaits du malade, l’équipe médicale peut l’orienter soit vers un professionnel (un psychologue ou un psychiatre), soit vers des groupes de parole ou des associations de patients. Certains hôpitaux peuvent aussi proposer des consultations dédiées à des problématiques particulières telles que des consultations de maquillage thérapeutique au cours desquelles les malades vont apprendre à estomper des lésions cutanées, une cicatrice, des rougeurs sur le visage… Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 5 Les soins palliatifs Les soins palliatifs font partie intégrante des soins de support. Ils s’adressent aux malades pour lesquels la guérison définitive n’est pas envisageable. Leur but est d’améliorer la qualité de vie en soulageant les symptômes désagréables et les douleurs physiques mais aussi de prendre en charge les souffrances de type psychologique, social et spirituel tout en respectant les priorités et les choix du malade. Ces soins sont délivrés dans une approche globale et pluridisciplinaire où médecins, infirmiers, psychologues, kinésithérapeutes, assistants socio-­‐éducatifs, collaborent étroitement. Ils peuvent être dispensés à domicile ou en institution. Les aides dans la vie quotidienne L’ALD Une affection de longue durée (ALD) est une maladie dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un suivi, des soins prolongés (plus de 6 mois), un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse. Le mélanome étant inscrit sur la liste des ALD exonérantes (ALD 30), le ticket modérateur est supprimé c’est-­‐à-­‐dire qu’il est pris en charge à 100%. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 6 LE DERMATOLOGUE : L’ŒIL DE L’EXPERT Les dermatologues, experts qualifiés pour la prévention, la détection, le traitement et le suivi des cancers de la peau, ont suivi quatre années de spécialisation après le tronc commun des études de médecine. La participation à des programmes permanents de formation continue et à des congrès de spécialité leur permet d’actualiser leurs connaissances pour s’adapter aux progrès thérapeutiques considérables accomplis dans leur domaine. Le rôle du dermatologue en présence d’une lésion suspecte Après un examen minutieux de la peau, le dermatologue, s'il suspecte fortement un mélanome, procède à un prélèvement de la lésion qui sera soumis à un examen anatomopathologique qui seul peut affirmer qu'il s'agit ou non d'un mélanome. Trois critères essentiels contribuent à évaluer l’extension et le pronostic du mélanome : les caractéristiques de la tumeur primitive (épaisseur et ulcération), l’atteinte éventuelle des ganglions lymphatiques et la présence ou non de métastases dans d’autres parties du corps. • Le 1er critère Les caractéristiques de la tumeur primitive sont analysées sous microscope par le médecin anatomopathologiste sur la pièce de biopsie-­‐exérèse : cela permet, outre le diagnostic, de déterminer l’épaisseur de la tumeur ou indice de Breslow. Cet indice témoigne de l'importance de l'invasion de la tumeur en profondeur et reflète l'agressivité de la lésion et son aptitude à rejoindre les vaisseaux lymphatiques ou sanguins environnants. Plus une tumeur est épaisse, plus elle a envahi la peau en profondeur, plus elle est agressive. L’ulcération en surface du mélanome est également un important facteur de pronostic. La présence d'une ulcération de l’épiderme parfois visible à l’œil nu (le mélanome saigne) est examinée au microscope : elle témoigne d'un désordre important des mélanocytes entrainant une agression du revêtement cutané. Récemment un nouveau paramètre est pris en compte, l’index mitotique (nombre de mitoses/mm2). Si la mesure de l’épaisseur du mélanome révèle qu’il est intraépidermique, on dit qu’il est au niveau 1 de Clark. Il n’a pas franchi le derme, il s’agit donc d’un mélanome in situ, non invasif. Dans ce cas, le dermatologue procèdera à une reprise chirurgicale de la lésion et le suivi se fera annuellement pour détecter un éventuel second mélanome. Si la mesure de l’épaisseur du mélanome révèle qu’il s’est étendu au derme, il s’agit d’un mélanome invasif. Le patient doit dès lors être pris en charge par une équipe pluridisciplinaire qui validera la prise en charge effectuée par le praticien traitant et qui décidera de la marche à suivre. Schématiquement, devant un mélanome invasif, trois situations peuvent se présenter, selon l’indice de Breslow : Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 6 •
Si l’indice de Breslow est inférieur à 1 mm sans ulcération ni mitoses, une reprise chirurgicale de la lésion sera effectuée, une surveillance accrue du malade et une consultation annuelle ou bi-­‐annuelle chez le dermatologue seront nécessaires pour détecter un éventuel second mélanome. Un bilan d’extension comprenant une échographie abdominale et une radiographie des poumons peut être réalisé afin de constituer un bilan de référence utile dans le suivi. •
Si l’indice de Breslow est inférieur à 1 mm mais avec ulcération ou mitoses, le patient pourra se voir proposer la recherche du ganglion sentinelle : en effet, même si l’épaisseur du mélanome est mince, la présence d’une ulcération et de mitoses constitue des critères de risque de métastases. •
Si l’indice de Breslow est supérieur à 1 mm : l’extension du mélanome peut se révéler par la présence de cellules tumorales au niveau ganglionnaire. En effet, les cellules cancéreuses peuvent migrer hors de la tumeur via le système lymphatique et se disséminer ailleurs. Les ganglions lymphatiques situés à proximité de la tumeur peuvent alors être atteints. L’augmentation inhabituelle de volume et le durcissement des ganglions lors de la palpation peuvent indiquer une anomalie. Une échographie peut venir compléter ce bilan d’extension afin de confirmer l’examen clinique . • Le 2ème critère Dans la recherche d’une extension régionale, la technique du ganglion sentinelle est la plus sensible pour détecter une atteinte métastatique ganglionnaire. • Le 3ème critère La recherche de métastases systémiques viscérales ne se fait au stade de tumeur primitive que dans les cas de Breslow supérieur à 4 mm. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 7 DE L’IMPORTANCE DE S’EXAMINER REGULIEREMENT » Il faut pratiquer une auto-­‐surveillance très régulière. Plus on est familier avec sa peau, plus il est facile de repérer de nouvelles taches pigmentées ou des changements de ses grains de beauté. Les visites régulières chez le dermatologue sont le moyen le plus sûr et efficace de prévenir et donc de guérir les cancers de peau. Toutefois, ces visites peuvent être complétées par un auto-­‐examen qu’il est utile de pratiquer régulièrement (au moins trois fois par an). Chacun doit observer régulièrement ses grains de beauté sur toutes les parties de son corps, de la tête aux pieds, et en connaître les principales modifications constituant autant de symptômes d’alerte. Il ne faut pas hésiter à utiliser un miroir pour s’observer ou à demander l’aide d’un proche pour regarder des zones inaccessibles. LA REGLE ABCDE DE L’AUTO-­‐EXAMEN La règle ABCDE permet de mémoriser les signes qui doivent alerter : • A comme Asymétrie : forme non circulaire, avec deux moitiés qui ne se ressemblent pas. • B comme Bords Irréguliers : bords dentelés, mal délimités avec parfois une extension du pigment sur la peau autour de la tache. • C comme Couleur non homogène : présence de plusieurs couleurs (noir, bleu, marron, rouge ou blanc) • D comme Diamètre : diamètre en augmentation, en général supérieur à 6mm. • E comme Évolution : Toute tache qui change d'aspect rapidement (forme, taille, épaisseur, couleur) doit constituer un signe d'alerte. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 8 LES CABINES UV : ATTENTION DANGER Les dermatologues déconseillent vivement d’y avoir recours Bien que le bronzage artificiel soit reconnu comme l’une des principales causes de la forte augmentation des cancers cutanés dans le monde, le développement de la pratique des cabines UV, à finalité purement esthétique, se poursuit et les « professionnels du bronzage » n’appliquent pas la réglementation imposée par les deux arrêtés d’octobre 2014, l’un relatif aux appareils utilisant des rayonnements UV, à leur traçabilité et aux modalités de contrôle de ces appareils, le second à l’information et aux avertissements destinés aux exploitants et aux utilisateurs. L’interdiction de la publicité, en particulier de la promotion auprès des jeunes, n’est pas respectée ; L’encadrement n’est pas assuré, et malgré le « durcissement de la réglementation », rien n’est fait pour empêcher que des mineurs, des femmes enceintes de plus de cinq mois et des personnes à la peau déjà très claire ne soient pas dissuadés de se faire bronzer en cabine. Il faut regretter que la réglementation actuelle laisse toute liberté pour entretenir une désinformation du public. Il est urgent de la durcir comme l’ont déjà fait le Brésil et l’Australie. Rappelons que l’exposition aux rayons ultraviolets A ne s’accompagne d’une pigmentation de la peau que si elle est importante et de ce fait à l’origine d’altérations cellulaires. Ces mêmes expositions n’apportent aucun des bénéfices revendiqués par les professionnels du bronzage : -­‐ l’apport de vitamine D active n’est pas lié à l’action des UVA, elle est liée à une exposition aux UVB, UVB qui ne doivent pas être émis par les cabines de bronzage. L’apport en vitamine D peut facilement se faire par voie orale en cas de carence -­‐L’exposition en cabine ne confère pas une protection lors d’une exposition ultérieure au soleil. Elle ne s’accompagne pas d’un épaississement de l’épiderme qui participerait à une protection efficace de la peau ; enfin, dans le traitement de la dépression saisonnière, les UVA ne sont pas utiles et seule la luminothérapie en lumière blanche peut avoir une certaine efficacité. Rappelons aussi que l’exposition aux rayons UV accélère le vieillissement cutané. Le rayonnement des lampes de bronzage par UV, fortement composé d'UVA (plus encore que le soleil), pénètre dans les couches profondes de la peau et en altère l'élasticité de façon irréversible. Les signes de vieillissement cutané apparaissent ainsi prématurément (rides). Cet effet est encore plus prononcé après des expositions répétées aux UV artificiels qu'après des expositions répétées au soleil. Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 8 Pourquoi les ultraviolets provoquent-­‐ils des cancers de la peau ? Les UVA et les UVB pénètrent dans la peau et induisent, dans le noyau des cellules, des altérations de la structure chimique de l'ADN. Des systèmes de contrôle veillent à la réparation de ces dommages pour assurer l'intégrité de l'ensemble des gènes (génome). Cependant, en cas d'expositions fortes et/ou rapprochées, l'accumulation des dommages peut entraîner une saturation de ces systèmes et ainsi conduire à l'apparition de mutations génétiques et de tumeurs cancéreuses. Les lésions de l'ADN apparaissent pour des doses d'UV inférieures à celles provoquant un coup de soleil. Est-­‐il plus dangereux de s'exposer aux UV artificiels ou au soleil ? L'intensité du rayonnement émis par les cabines de bronzage par UV, en France, est comparable dans la majorité des cas à celle d'un soleil très intense. Ainsi, une séance d'UV artificiels équivaut à une exposition de même durée sur une plage subtropicale sans protection solaire ! De plus, les signaux d'alerte (coups de soleil notamment) qui existent lors d'une exposition au soleil sont absents dans le cas d'une séance de bronzage en cabine. En effet, « l’effet coup de soleil » dû aux UVB n’apparaît pas et la sensation de chaleur du soleil, due aux infrarouges, n'existe pas dans les cabines qui sont ventilées et rafraîchies. Certaines personnes sont-­‐elles plus à risque que d’autres ? La sensibilité individuelle aux UV est hétérogène. Le risque de cancer cutané est dépendant du phototype de l'individu (capacité à bronzer, couleur de la peau, des cheveux,....) (cf. tableau ci-­‐dessous), des antécédents personnels et familiaux de cancer cutané, de l'existence d'un état d'immunodépression, des expositions fortes au soleil pendant l'enfance, de la présence d'un grand nombre de grains de beauté. La sensibilité aux UV peut être également ponctuellement augmentée par la présence de produits cosmétiques ou de coups de soleil sur la zone exposée, et par la prise de certains médicaments photo sensibilisants (antibiotiques, somnifères, antidépresseurs, antiseptiques). Plus que toute autre personne, les personnes de phototype I et II ne doivent pas s'exposer aux UV artificiels (cf. tableau ci-­‐
dessous). Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 8 Dossier de presse SNDV – 26 mai 2016 Fiche 9 GARE AU SOLEIL Les gestes essentiels pour se protéger du soleil : • Éviter le soleil aux heures les plus chaudes soit entre 12h et 16h. • Ne jamais exposer au soleil les enfants de moins de 2 ans, même en dehors des heures les plus chaudes. • Choisir un endroit ombragé (sous un parasol, sous un arbre). A noter que le parasol est efficace uniquement sur sol foncé (herbe) car sur un sol clair comme le sable, le parasol ne protège pas de l’irradiation réfléchie par le sol. • Adopter une bonne protection vestimentaire, essentielle pour les enfants. Protéger le corps avec un tee-­‐shirt par exemple. Il existe aujourd’hui des vêtements anti-­‐UV. • Protéger les yeux avec des lunettes de soleil. L’exposition aux UV peut en effet accroître les risques de cataracte. • Protéger le crâne à l’aide d’un chapeau permettant aussi de protéger le visage et les oreilles. • Utiliser une crème solaire en complément de la protection vestimentaire aux endroits encore exposés (comme le visage) et ce, même en cas de légère couverture nuageuse. Les autorités préconisent d’appliquer la crème 20 minutes avant de s’exposer, de la renouveler peu de temps après le début de l’exposition et après s’être baigné, après avoir transpiré ou s’être essuyé puis toutes les 2h. En termes de quantité, on conseille d’appliquer pour un adulte de corpulence moyenne l’équivalent de 6 cuillères à café : l’équivalent d’une cuillère à café sur chaque bras et chaque jambe, et sur le dos et le torse ; la moitié de cet équivalent doit être appliquée sur le visage et sur le cou, sans oublier les oreilles, les tempes, le dos des mains et des pieds. Une quantité insuffisante diminue nettement le niveau de protection vis-­‐à-­‐vis de l’exposition solaire. Pour le choix de l’indice de protection solaire, les autorités européennes ont défini 4 classes de produits en fonction de leur protection : faible, moyenne, haute et très haute (50 +). Ce choix s’effectue en fonction du type de peau et de la puissance de l’irradiation c’est-­‐à-­‐dire l’intensité lumineuse multipliée par le temps d’exposition. Cette protection solaire ne doit en aucun cas conduire à prolonger le temps d’exposition, de la même manière qu’il ne faut pas réduire la quantité et la fréquence d’application du produit de protection solaire sous prétexte d’utiliser un indice de protection élevé. atteinte de kératoses actiniques
L’engagement de LEO Pharma pour les patients
s’exprime dans sa stratégie à horizon 2020 nommée
«Helping SARAH».
LEO Pharma est un laboratoire d’origine danoise
entièrement détenu par une Fondation. Son ambition est d’aider les patients à travers le monde
en mettant leurs besoins au coeur de sa réflexion
afin de leur apporter des solutions et des
services toujours plus efficaces.
Aujourd’hui, LEO Pharma aide 48 millions de
personnes souffrant de problèmes de peau et de
thrombose. D’ici 2020, ils seront 100 millions.
Retrouvez les témoignages de Françoise, Daniel et Carlos
sur la chaîne
de LEO Pharma France.
LEO Pharma, 2 rue René Caudron, 78960 VOISINS-LE BRETONNEUX. www.leo-pharma.fr.
RCS Versailles N° 572 208 122. Toutes les marques LEO mentionnées appartiennent au groupe LEO - ©LEO Pharma. MiL Communication. 2015/87I - 12-2015
Fiche Météo-France
Journée de prévention et de dépistage des cancers de la peau, 26 mai 2016
Météo-France et les prévisions d’Index UV
Dans le cadre de son partenariat avec le SNDV, Météo-France met à disposition ses
prévisions d’Index UV sur l’application SoleilRisk.
Qu’est-ce que l’Index UV ?
L‘Index UV est une échelle universelle recommandée par l'Organisation Mondiale de la
Météorologie (OMM) et l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour informer du niveau
de risque d'une exposition au soleil. Il exprime l’intensité du rayonnement ultraviolet et son
impact sanitaire sur la peau et les yeux. La pratique la plus courante consiste à diffuser la
valeur maximale de l’index sur la journée, valeur atteinte généralement dans une tranche de
2 à 4 heures autour du midi solaire. Plus l'Index UV est élevé, plus le risque de lésions
cutanées et oculaires est élevé.
L’Index UV en France
Sous nos latitudes tempérées, l'Index UV se répartit suivant 5 classes de risque :
Index UV de 1 - 2 : risque faible
Index UV de 3 à 5 : risque modéré
Index UV de 6 - 7 : risque élevé
Index UV de 8 à 10 : risque très élevé
Index UV de 11 et + : risque extrême
A chaque classe correspondent des moyens de protection et des conseils de comportement.
Les valeurs estivales maximales en France métropolitaine ne dépassent pas en général
l'Index UV 9, mais peuvent atteindre des niveaux plus élevés en altitude et sur les plages.
Des valeurs plus fortes peuvent cependant être rencontrées, en particulier sous les tropiques
ou des index UV supérieurs à 14 sont régulièrement enregistrés.
Prévoir les Index UV
Météo-France réalise des prévisions d’Index UV sur la métropole et l’outre-mer. La valeur de
l’Index UV est établie à partir de l’épaisseur de la couche d’ozone et des conditions
météorologiques (nuages) prévues par les modèles de prévision de Météo-France. Son
calcul prend également en compte la présence d’aérosols et le pouvoir réfléchissant du sol
(albédo).
www.meteofrance.com
Pour la huitième année consécutive, la MSA s'associe à la Journée Nationale de Prévention et de
Dépistage anonyme et gratuit des cancers de la peau.
Avec ce partenariat, la MSA souhaite faire bénéficier, et en priorité, la population agricole à ce
dépistage gratuit. En effet, les agriculteurs sont particulièrement soumis aux risques des cancers de la
peau tout comme les marins et les ouvriers du bâtiment. En travaillant principalement dehors et dans
les champs, ils sont exposés de manière intempestive et régulière aux rayonnements solaires, et très
souvent sans protection. De plus, la population agricole a peu l'occasion de consulter un dermatologue
et n'est pas consciente du problème de l'exposition solaire permanente.
Ainsi, la MSA s'engage pour mieux informer ses ressortissants au risque de l’exposition solaire,
notamment en santé au travail. Des actions thématiques ciblées et adaptées aux besoins du monde
agricole et rural sont mises en place dans de nombreuses régions.
Pour plus d'informations : www.msa.fr
La MSA en bref
La MSA – Mutualité sociale agricole – accompagne ses ressortissants tout au long de leur vie. Elle est
leur interlocuteur unique et gère leur protection sociale de façon globale.
Elle leur verse toutes les prestations auxquelles ils ont droit : prestations familiales, santé, retraite… et
elle assure également le recouvrement des cotisations. Au-delà de la couverture légale, elle mène des
actions à caractère sanitaire et social. C’est le seul régime de sécurité sociale qui prend également en
charge la médecine du travail et la prévention des risques professionnels.
Cette organisation en guichet unique facilite la vie quotidienne des assurés, simplifie leurs démarches
et permet aux caisses de mieux les connaître et de leur proposer une prise en charge personnalisée et
adaptée à leur situation.
En outre, acteur reconnu sur les territoires, la MSA met en œuvre diverses offres et services
accessibles à l’ensemble des populations rurales et qui viennent compléter la protection sociale et
créer de l’animation et du lien social dans le monde rural.
Priorité à la prévention
La politique d’anticipation des risques de la MSA relaye celle de la santé publique et touche une large
population, à tous les âges de la vie. Partout en France, la MSA développe des actions de prévention
locales ou nationales innovantes, à destination des personnes comme des entreprises. Bilans de
prévention santé, éducation thérapeutique, plan santé sécurité au travail et dépistage.
LA MSA participe tous les ans, activement sur le terrain aux dépistages du cancer du sein, du cancer
colorectal et de l'artériopathie, etc.
Avec près de 27,7 milliards de prestations versées pour 5,4 millions de bénéficiaires, la MSA est le
deuxième régime de protection sociale en France. Elle comprend 16 500 salariés répartis entre 35
caisses et une Caisse centrale (CCMSA). Elle couvre l’ensemble de la population agricole et des ayants
droit : non-salariés (exploitants, employeurs de main-d’oeuvre) et salariés (d’exploitation,
d’entreprises coopératives agricoles et d’organismes professionnels agricoles, comme Groupama, le
Crédit agricole, etc.).
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