SOMMAIRE

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N° 119
SOMMAIRE
Éditorial
Pourquoi si peu ?
Nouveautés
BETMIGA°
2
Et le point sur la vessie hyperactive
Pour en savoir plus
Préparations immunostimulantes
6
Procréation médicalement assistée
11
Pansements spéciaux
15
Image du mois :
Parfois,
cette
d’hyperactivité
jeune…
forme
commene
En bref
19
Lauréat(e)s
20
Test de lecture
21
Editorial
Faire beaucoup avec peu Ce mois, nous ne vous apportons « que » quatre articles à lire. Et pour cause : il y a tellement à dire qu’il aurait été cruel de vous en donner plus à lire. Certains nécessitent même un complément dans le prochain numéro. Nous vous laissons donc découvrir ces quelques sujets passionnants. Bonne lecture ! Marie-Thérèse Guanter
Jérôme Berger
Pierre Bossert
Germanier
Anne-Laure Guntern
Séverine Huguenin
Elodie Resenterra
Martine Ruggli
Nouveautés
VESSIE HYPERACTIVE ET BETMIGA° (mirabégron) Un nouveau traitement destiné au traitement de la vessie hyperactive, un type d’incontinence urinaire, a récemment été mis sur le marché. Ceci nous donne l’occasion d’aborder ce sujet et les traitements associés. Mécanisme de fonctionnement de la vessie La vessie sert à emmagasiner l’urine jusqu’à son élimination au moment jugé opportun. On peut l’imaginer comme un ballon gonflé dont les parois sont principalement constituées d’un muscle, le détrusor. Ce ballon est fermé à la sortie par un autre muscle, le sphincter urétral. Au fur et à mesure que l’urine est produite, les parois de la vessie se relâchent de façon à pouvoir accumuler le liquide sans provoquer une trop grande hausse de la pression intra-­‐vésicale. Ce relâchement du détrusor dépend du système sympathique et notamment de récepteurs appelés béta3-­‐adrénergiques. Lorsque la vessie est pleine, le système parasympathique entre en jeu, par l’intermédiaire de © Pharma-­‐News page 2 Numéro 119, novembre 2014 l’acétylcholine, et donne l’ordre au détrusor de se contracter (le tout de façon involontaire). Parallèlement, par contrôle volontaire, le sphincter urétral se relâche provoquant la miction. Il arrive que le fonctionnement de la vessie ne permette pas une continence parfaite, on parle alors d'incontinence urinaire. Celle-­‐ci se divise en différentes catégories et l’incontinence urinaire d’urgence ou vessie hyperactive en est une. Elle est définie comme une fuite involontaire d’urine plus ou moins importante, accompagnée ou précédée par un besoin urgent et irrépressible d’uriner. Le simple fait de penser à uriner (en ouvrant la porte de l’appartement p.ex.) ou d’entendre de l’eau couler peut déclencher des pertes d’urine parfois importantes. Cette incontinence est liée à une hyperactivité du détrusor (muscle constituant les parois de la vessie) qui se contracte suite à une libération d’acétylcholine par le cerveau, sans contrôle conscient ou volontaire du patient. Ce type d’incontinence fait partie d’un ensemble de symptômes appelés « vessie hyperactive » qui comprend encore une augmentation de la fréquence urinaire (plus de sept mictions par jour) et une nycturie (plus d’une fois par nuit). Elle représente le quart des incontinences féminines, et peut toucher l’enfant et l’homme âgé 1. Les facteurs de risque de la vessie hyperactive sont multiples et plus ou moins modifiables 2. Ils peuvent être liés • au patient : âge, sexe, obésité, tabagisme, •
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effort physique intense, etc. à des problèmes médicaux : constipation, ménopause, maladie neurologique, etc. à des médicaments : diurétiques, neuroleptiques, etc. Le plan de traitement de la vessie hyperactive est à adapter selon ses répercussions sur la qualité de vie du patient 3. -
approche conservatrice : o mesures d’hygiène de vie : maintien d’un poids optimal, cessation des produits caféinés et du tabac, maîtrise de la constipation, o gestion des liquides consommés : réduire la consommation de liquide n’élimine pas l’incontinence ; Il faut veiller à ce que les urines ne soient pas trop concentrées, car ceci peut irriter la vessie. Nous pouvons cependant conseiller aux patients de réduire la consommation de liquide le soir en cas d’incontinence nocturne et de ne pas trop boire dans des circonstances risquées (en dehors de chez soi, loin de toilettes, etc.) 2, Les exercices de Kegel ont pour but de renforcer les muscles du plancher pelvien, de manière que la vessie reste bien en place et l’urètre bien fermé. Ils donnent les meilleurs résultats pour les cas d’incontinence d’effort et mixte, mais ils peuvent profiter à tous les types d’incontinence et avoir même un effet préventif. Ils peuvent s’effectuer debout, assis ou couché. Ils peuvent être effectués à tout moment de la journée et en tout lieu. Le but est de contracter les muscles pelviens sans contracter l’abdomen ni les fesses. Une fois ces muscles reconnus (avec l’aide du gynécologue ou d’un physiothérapeute), il suffit de les serrer et les relâcher 10 à 20 fois de suite plusieurs fois par jour. 1
Passeportsanté.net, L’incontinence urinaire, mai 2011 2
Québec pharmacie, novembre 2008, vol 55, no 10 3
Le Médecin du Québec, avril 2014, L’incontinence urinaire, un stress possible à maîtriser © Pharma-­‐News page 3 Numéro 119, novembre 2014 o horaire mictionnel : miction à heures fixes puis allongement des intervalles entre les mictions, o rééducation des muscles pelviens (exercices de Kegel) : le plus souvent sous la supervision d’un physiothérapeute. -
approche médicamenteuse pour laquelle divers types de médicaments sont proposés, parmi lesquels : o anticholinergiques sont les médicaments les plus prescrits : DETRUSITOL° (toltérodine), DITROPAN° (oxybutinine), EMSELEX° (darifénacine), SPASMO-­‐
URGENINE NEO° (trospium), TOVIAZ° (fésotérodine), VESICARE° (solifénacine) et leurs génériques. De part leur effet parasympatholytique ils ont pour but de : • stabiliser le détrusor et d’augmenter la capacité de la vessie, • diminuer la fréquence des contractions involontaires, ▪ retarder la perception du besoin d’uriner. Globalement, leur efficacité est modeste et leur balance bénéfices-­‐risques est jugée comme défavorable 4. Peu sélectifs pour la vessie, ils induisent l’apparition d’effets indésirables dont les plus fréquents sont sécheresse buccale (10% à 35%) et constipation (1% à 7%). Ils peuvent également provoquer des troubles de l’accommodation visuelle, des maux de tête, de l’agitation, de la confusion, un glaucome aigu et des troubles du rythme cardiaque notamment pour DETRUSITOL° et SPASMO-­‐URGENINE NEO°. Certains de ces médicaments sont spécifiques aux récepteurs cholinergiques de la vessie, ce qui diminue des effets indésirables tels que sécheresse buccale et constipation (EMSELEX° et VESICARE°). Les médicaments anticholinergiques sont également responsables d’interactions médicamenteuses liées principalement à des additions de cet effet. Ils sont contre-­‐indiqués en cas de glaucome à angle aigu. Nous n’avons pas trouvé dans la littérature de tableau de correspondance pour ces différents produits. o antispasmodique et anticholinergique, URISPAS° (flavoxate) a une action plus localisée et présente donc moins d’effets indésirables. o agonistes béta3-­‐adrénergiques : nouvelle catégorie de médicaments actuellement représentée en Suisse uniquement par BETMIGA° (mirabégron) : agit en relâchant le muscle détrusor. - approche chirurgicale : possible (modulation des nerfs sacrés, botox). Place de BETMIGA° (mirabégron) dans le traitement de la vessie hyperactive BETMIGA° est un spasmolytique urinaire proposé dans le traitement de la vessie hyperactive (incontinence d’urgence). Il s’agit d’un agoniste des récepteurs béta3-­‐adrénergiques, ce qui signifie qu’il va stimuler les récepteurs du détrusor et par là même induire un relâchement de la paroi de la vessie. Il agit donc différemment des médicaments anticholinergiques qui empêchent le détrusor de se contracter. La combinaison des deux traitements n’est pas recommandée 5. 4
La Revue Prescrire, septembre 2013, 359, 687 © Pharma-­‐News page 4 Numéro 119, novembre 2014 BETMIGA° se présente sous forme de comprimés à libération prolongée contenant 25 ou 50 mg de mirabégron. La dose initiale recommandée est de 25 mg une fois par jour indépendamment des repas. Le délai d'action est généralement de huit semaines. Selon l'efficacité et la tolérance individuelle, la dose peut être augmentée à 50 mg par jour. S’agissant d’une forme à libération prolongée, les comprimés ne doivent pas être croqués, fractionnés ou broyés 5. Les principaux effets indésirables de BETMIGA° sont de la tachycardie (une personne sur cent) et des infections urinaires (un peu moins de trois personnes sur cent) 6. Du fait d’un effet inhibiteur sur certains cytochromes P450 (CYP2D6), il faut éviter de l‘associer à des médicaments tels que RYTMONORM°, TAMBOCOR° et aux antidépresseurs tricycliques (TOFRANIL°, SAROTEN°). Son efficacité est modeste et il n’a jusqu’à présent été évalué que dans des études de courte durée. Il n’existe pas non plus d’études le comparant aux médicaments anticholinergiques. Nous n’avons pas trouvé dans la littérature de tableau de correspondance entre les différents produits disponibles sur le marché. Selon NICE (institut anglais de référence dans le domaine de la santé), il ne se justifie dans la prise en charge de la vessie hyperactive qu’en cas d’efficacité insuffisante des anticholinergiques ou en cas de contre-­‐indication ou d’intolérance à ces derniers 7. Vessie hyperactive et BETMIGA° (mirabégron) – à retenir pour le conseil : 
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l’incontinence d’urgence (vessie hyperactive) est un type d'incontinence urinaire les médicaments les plus utilisés en cas de vessie hyperactive sont les anticholinergiques un béta3-­‐adrénergique vient s’ajouter à la liste des médicaments disponibles contre une vessie hyperactive : BETMIGA° (mirabégron) agit en induisant un relâchement du détrusor se présente sous forme de comprimés à libération prolongée ne devant pas être croqués, ni coupés délai d’action moyen : huit semaines son efficacité est modeste et il ne devrait être prescrit qu’en seconde intention 5
Compendium suisse du médicament, 2014 Betmiga°, EMA, résumé EPAR à l’attention du public, 2012 7
www.cbip.be, Folia pharmaceutica, novembre 2013 6
© Pharma-­‐News page 5 Numéro 119, novembre 2014 Pour en savoir plus
LES PREPARATIONS IMMUNOSTIMULANTES L’hiver est à nos portes! Nombreux sont les patients qui souhaitent stimuler leur système immunitaire afin de mieux résister aux refroidissements typiques de cette saison. Nous vous proposons un tour d’horizon de quelques préparations immunostimulantes. De nombreuses spécialités sont disponibles en officine : homéopathie, spagyrie, plantes issues de la médecine traditionnelle. Au vu du manque d’études disponibles, il nous est de juger de leur efficacité. Nous donc concentré cet article sur quelques choisis de façon purement subjective! 8 difficile avons produits Echinacée Les préparations à Le terme de refroidissement fait référence au fait base d’échinacées (p.ex que les infections respiratoires de type rhinite Echinacea purpurea, sont plus fréquentes lors de la saison froide. Il est Echinacea angustifolia) vrai que les défenses de l’organisme sont plus faibles par temps sec et froid (muqueuses sont fréquemment asséchées plus vulnérables et système utilisées pour le traitement immunitaire affaibli) et que les virus sont des rhumes et en particulièrement résistants au froid. Mais l’hypothèse la plus vraisemblable pour expliquer prévention des la fréquence élevée des infections respiratoires refroidissements en en hiver est le regroupement des gens en milieu général. Un aperçu des propriétés de la plante a déjà été fermé qui facilite la transmission des agents 8
présenté dans le PN (PN n°108 d’octobre 2013). infectieux par la toux et les éternuements … Sachant qu’un simple éternuement expulse les Des études in vitro ont montré l’effet antiviral, microbes aux alentours à plus de 100 km/h, il est antibactérien et anti-­‐inflammatoire d’un extrait rare d’échapper à une contamination pendant alcoolique des parties aériennes et de la racine de E. l’hiver ! Des mesures d’hygiène permettent cependant de réduire le risque infectieux, purpurea 9. notamment le lavage régulier des mains. L’analyse des études cliniques est en revanche difficile, car les préparations existantes varient dans leur composition chimique. Celle-­‐ci dépend en effet de l’espèce, de la partie de la plante (tige, racine ou les deux), de la saison, du lieu de récolte et de la Refroidissements 8
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Rev Med Suisse 2005 ; 36 Ars Medici Thema Phytotherapie 2010 © Pharma-­‐News page 6 Numéro 119, novembre 2014 méthode de préparation (séchage, extraction alcoolique ou jus de plante fraîche). Certaines préparations testées contenaient de plus d’autres extraits de plantes. Les résultats sont contradictoires. Une préparation d’E. purpurea pourrait réduire la durée et la sévérité du rhume si elle est prise dès les premiers symptômes 10 (les preuves semblent cependant faibles 4). Les études montrent une tendance vers un faible effet préventif, mais dans la majorité des cas, les résultats ne sont pas significatifs 11. L'usage traditionnel voudrait plutôt que ce produit soit pris en prévention sur quelques semaines et non pas en traitement lors de l'apparition des premiers symptômes comme dans ces études. De nouvelles études avec des produits standardisés seraient souhaitables pour confirmer les effets sur le système immunitaire. Le risque allergique est important, comme pour les autres genres de la famille des Astéracées (camomille, arnica…). Voici des exemples de préparations disponibles en Suisse : • E. purpurea : o ECHINACIN° : jus frais (adulte : 20 à 40 gouttes 3x/jour, enfant dès 4 ans : 10 gouttes 3x/jour) o ECHINAFORCE° : comprimés à sucer (adulte : 2 cpr 3x/jour, enfant dès 4 ans : 1 cpr 3x/jour, en cas d’infection, jusqu’à 5x/jour) o ECHINAFORCE° : gouttes (adultes : 20 gouttes 3x/jour, enfant dès 4 ans : 10 gouttes 3x/jour, en cas d’infection, jusqu’à 5x/jour) o ECHINAFORCE PROTECT° : comprimés à sucer (adulte : 1 cpr 2x/jour) o ECHINAFORCE JUNIOR° : comprimés à sucer (enfant dès 4 ans : 1 cpr 3x/jour, dès 12 ans : 2 cpr 3x/jour, en cas d’infection, jusqu’à 5x/jour) o ECHINAMED° : comprimés à sucer (adultes : 2 cpr 3x/jour, enfant dès 4 ans : 1 cpr 3x/jour, en cas d’infection, jusqu’à 5x/jour) o ECHINAMED PROTECT° : comprimés à sucer (adulte : 1 cpr 2x/jour) o ESBERITOP° : + Thuja + Indigo, comprimés à sucer (adulte : 3-­‐4 cpr 3x/jour, enfant dès 6 ans : 1-­‐2 cpr 3x/jour) o RESISTON° : + Acerola, comprimés effervescents (adulte : 1 à 2 cpr eff./jour, enfant dès 4 ans : 1 cpr eff./jour) o CERES° ECHINACEA : teinture mère (adultes : 3 gouttes 3 x/jour) o ECHINAROM° : + E. angustifolia + huiles essentielles (adulte : 20 gouttes 3x/jour, enfant dès 6 ans : 10 gouttes 3x/jour) … • E. angustifolia : o ECHINADORON° : + calendula + matricaire, comprimés à sucer (adulte : 1-­‐2 cpr 3x/jour, enfant dès 4 ans : 1 cpr 3x/jour) … Vitamine C La vitamine C est souvent utilisée pour prévenir et traiter les refroidissements. Les études cliniques 12 montrent que la prise régulière d’une préparation à base de vitamine C (min. 200 mg par jour) ne permet pas de diminuer le nombre de refroidissements dans la population générale, mais réduit de moitié la survenue des rhumes chez les patients sujets à un grand stress physique (p. ex. sportifs de haut niveau). Une supplémentation régulière réduit de plus modestement la durée et la sévérité des symptômes 10
Canadian Family Physician 2011; 57: 31-­‐36 Cochrane Database Syst Rev 2014 : Echinacea for preventing and treating the common cold 11
© Pharma-­‐News page 7 Numéro 119, novembre 2014 dans l’ensemble de la population 12. L’effet de doses plus élevées n’est pas démontré. A des doses supérieures à 2000 mg par jour, le seuil d’absorption intestinale peut être dépassé et la vitamine C non absorbée peut provoquer des diarrhées 13. Il existe sur le marché suisse un grand nombre de préparations contenant de la vitamine C, toutes recommandées dès l’âge de 12 ans : BIORGANIC VITAMIN C° (1000 Le saviez-­‐vous ? mg), BURGERSTEIN VITAMIN C RETARD° (500 mg), CEGROVIT° Selon la croyance populaire la (1000 mg), CETEBE° (500 mg), REDOXON° (500 mg à 1000 mg), vitamine C ne devrait pas être VITACEN° (1000 mg)… consommée le soir car elle aurait Certaines sont à base de plantes riches en vitamine C comme un effet stimulant. Les rares études existantes n’ont cependant pas l’acérola : ACEROLA BIOSANA VITAMINE C° (100 mg), montré d’effet négatif de la ARKOPHARMA ACEROLA° (180 mg, dès 7 ans), ou le cynorrhodon vitamine C sur le sommeil 14. dans LITOZIN° (40 mg). 14 Zinc Le zinc est un métal qui appartient aux oligo-­‐éléments essentiels (présents en traces dans l’organisme mais indispensables à son bon fonctionnement). Nous avons déjà parlé de sa supplémentation (PN n°80 de décembre 2010) dans de nombreuses utilisations. Dans le cadre de la prévention et du traitement des refroidissements, le zinc serait efficace s’il est administré dans les 24 heures suivant le début des symptômes et permettrait de réduire significativement la durée moyenne du rhume. Une dose d’env. 75 mg par jour est alors recommandée. L’effet préventif n’est en revanche pas clairement établi 15. Les effets indésirables, à ces doses, comprennent des nausées et des douleurs abdominales. L’usage est déconseillé chez l’enfant. Les préparations doivent être prises une heure avant ou deux heures après les repas. Attention aux interactions avec de nombreux antibiotiques. Il existe en Suisse un complément alimentaire ne contenant que du zinc : BURGERSTEIN ZINKVITAL° (10 mg). La dose recommandée est de un comprimé par jour. D’après la firme Burgerstein, la prise de 60 à 100 mg par jour pendant une semaine dès les premiers symptômes de refroidissement ne semble cependant pas poser de problème de toxicité 16. Les autres spécialités suisses sont en liste B : BURGERSTEIN ZINC° (15 mg), BURGERSTEIN GLUCONATE DE ZINC° (8.5 ou 30 mg), COLLAZIN° (23 mg), ZINC NUTRIMED° (5 mg), ZINK VERLA° (20 mg). D'autres spécialités de conseil contiennent aussi du zinc : •
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en combinaison avec la vitamine C : o BURGERSTEIN ZINK-­‐C° comprimés à sucer (10 mg Zn, 80 mg Vit. C) o REDOXON° ZINC comprimés effervescents (10 mg Zn, 1 g Vit. C) ou comprimés à croquer (5 mg Zn, 500 mg Vit. C) en préparations multivitaminées : BIORGANIC GERI GISAND° (25 mg Zn), VITANA° (19 mg), PREMAVID° (11 mg), BEROCCA° (10 mg), SUPRADYN° (6 ou 8 mg), … Il s’agit de veiller à ne pas combiner plusieurs préparations contenant du zinc, ou de prendre des doses importantes sur une longue période, un effet toxique par accumulation pourrait alors apparaître (les premiers signes sont vomissements et fièvre). 12
Cochrane Database Syst Rev 2013 : Vitamin C for preventing and treating the common cold www.passeportsanté.net : vitamine C (consulté le 14.10.2014) 14
J Nutr. 1975 Oct;105(10):1356-­‐8. 15
Cochrane Database Syst Rev 2013 : Zinc for the common cold 16
Burgerstein Handbuch Nährstoffe, 12. Auflage, (2012), p. 491-­‐492 13
© Pharma-­‐News page 8 Numéro 119, novembre 2014 Probiotiques Selon la définition de l’OMS, les probiotiques sont « des micro-­‐organismes vivants qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au-­‐delà des effets nutritionnels traditionnels ». L’intestin possède son propre système immunitaire et est très impliqué dans la défense générale de l’organisme. L’intérêt des probiotiques réside dans le renforcement de ces défenses, par augmentation de l’effet barrière de la flore intestinale, en produisant des substances qui inhibent les bactéries pathogènes et stimulent les cellules immunitaires. Différentes études évaluant l’effet de probiotiques du genre Lactobacillus et Bifidobacterium sur les infections respiratoires chez des enfants et adultes sains ont montré une diminution significative de la durée des symptômes. La durée moyenne du traitement dans les études concernées est de trois mois 17. Par précaution, les probiotiques ne devraient pas être délivrés à des patients immunosupprimés (voir plus bas). Les préparations disponibles en Suisse pour cette indication comprennent : • PHARMALP PRO-­‐D° : Lactobacillus helveticus, Bifidobacterium bifidum, B. infantis A prendre sous forme de un sachet ou une gélule par jour dix jours par mois pendant trois mois consécutifs, dès 3 ans. • VITAFOR PROBI-­‐IMMUN° : Lactobacillus paracasei et L. plantarum, Vit. D, B9 et B12 Prendre un comprimé à mâcher par jour, avant ou pendant la saison des refroidissements, dès 3 ans. Ginseng Le ginseng (Panax Ginseng) est utilisé en médecine traditionnelle chinoise comme tonique général et stimulant des fonctions immunitaires. Quelques études cliniques montrent un probable effet sur le système immunitaire, à la fois en prévention et en traitement, mais d’autres études sont nécessaires pour déterminer avec précision quels extraits et doses sont à privilégier 18. Parmi les préparations à base de ginseng on trouve en Suisse : ARKOCAPS GINSENG°, GINSANA°, GINSOR°, PHYTOPHARMA GINSENG°, … Elles sont toutes contre-­‐indiquées chez les enfants de moins de 12 ans. Le ginseng est à déconseiller chez les patients prenant des anticoagulants (effet diminué) et des antidiabétiques (effet augmenté) ainsi que chez les femmes enceintes et allaitant. Il est conseillé de consommer le ginseng le matin à cause de son action stimulante. Propolis et gelée royale La propolis est une résine végétale fabriquée par les abeilles à partir d’écorces et de bourgeons de végétaux. Elle est utilisée comme mortier pour réparer et comme anti-­‐infectieux pour assainir la ruche. Outre des résines aromatiques, la propolis contient de nombreux flavonoïdes et des acides organiques qui lui conféreraient ses propriétés thérapeutiques. Des études en laboratoire ont montré une activité antioxydante, antimicrobienne et modulatrice du système immunitaire, mais 17
British Journal of Nutrition 2014 ; 112, p.41-­‐54 www.passeportsante.net : ginseng (consulté le 16.09.2104) 18
© Pharma-­‐News page 9 Numéro 119, novembre 2014 le manque d’études cliniques probantes ne permet pas de poser des recommandations sur l’usage de la propolis comme immunostimulant 19. La gelée royale est produite par des abeilles ouvrières. Elle est destinée à nourrir les larves et la reine de la colonie. Elle est riche en protéines, acides aminés, lipides, sucres, vitamines et oligoéléments et est souvent considérée comme ayant des vertus médicinales, malgré le peu d’études scientifiques. Il n’y a pour l’instant pas de données permettant de recommander la gelée royale pour stimuler l’immunité. En résumé, aucune préparation n’a permis de diminuer le nombre de refroidissements dans la population générale, mais plusieurs permettraient une réduction de la durée et de la sévérité des symptômes lorsqu’elles sont prises régulièrement en prévention. Lors de demande pour de tels produits, ils peuvent donc être recommandés en tenant compte des préférences des patients et en se rappelant que même en cas Qu’est-­‐ce que l’immunité ? d’efficacité modeste ou L’immunité représente la capacité de l’organisme à se défendre contre des controversée d’une préparation éléments menaçant son bon fonctionnement ou sa survie : des microbes immunostimulante, on évitera (bactéries, virus, champignons, parasites), des cellules devenues cancéreuses ou un corps étranger (écharde, mais aussi organe greffé…). par précaution de la proposer à Certaines mesures d’hygiène de vie aident à maintenir un système un patient atteint d’une maladie immunitaire performant : auto-­‐immune (sclérose en • veiller à une alimentation saine et variée et éviter le surpoids •
pratiquer une activité physique régulière et modérée plaques, …) ou sous traitement • éviter le manque de sommeil immunosuppresseur tels que • arrêter de fumer corticoïdes, ciclosporine • éviter le stress chronique Certaines personnes sont plus susceptibles d’avoir un système (SANDIMMUN°), azathioprine immunitaire moins performant : personne âgée, patient souffrant de (IMUREK° et génériques) et maladie chronique ou grave (diabète, cancer, VIH, …) ou prenant certains anti-­‐TNF-­‐alpha (HUMIRA°, médicaments (anti-­‐cancéreux, immunosupresseurs,…) 20. 20
ENBREL°, etc.). PREPARATIONS IMMUNOSTIMULANTES -­‐ A retenir pour le conseil : 
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nombreuses préparations disponibles, mais faible niveau de preuve d'efficacité. Dans le doute, ne pas les employer chez certains patients, p.ex. sous traitement immunomodulateur echinacea : faible réduction de la durée des symptômes possible, mais effet préventif non prouvé, attention aux allergies vitamine C : réduction de la durée des symptômes possible, mais effet préventif non prouvé zinc : réduction de la durée des symptômes possible, mais effet préventif non prouvé, attention aux interactions probiotiques : réduction de la durée des symptômes ginseng : effets probables en traitement et en prévention, plus d’études nécessaires propolis et gelée royale : peu d’études, aucun effet prouvé 19
www.drugs.com: propolis (consulté le 16.09.2014) www.passeportsante.net : renforcer le système immunitaire (consulté le 16.09.2104) 20
© Pharma-­‐News page 10 Numéro 119, novembre 2014 LA PROCREATION MEDICALEMENT ASSISTEE (PMA), part.1 A la pharmacie, nous voyons parfois des ordonnances pour des traitements permettant aux couples de devenir parents. Que veut dire « rencontrer de la difficulté à avoir des enfants » ? Quelles sont les causes d’infertilité ? A partir de quand faut-­‐il consulter ? Quels sont les traitements ? Dans cet article, nous présentons la fertilité et les causes d'infertilité. Les traitements proprement dits seront abordés dans un prochain numéro. La fertilité et… l’hypofertilité ! Un couple "normalement" fertile ayant plusieurs rapports sexuels par semaine a une probabilité de grossesse de 20 à 30% par cycle féminin. Lorsque après deux ans de rapports sexuels non protégés, il n’y a pas de grossesse, on parle d’hypofertilité. Les spécialistes préfèrent utiliser ce mot moins négatif que stérilité ou infertilité 21. Le tableau suivant présente les probabilités de fertilité d'un couple 22 : % de couples Ont un enfant 25% des couples après le premier cycle 66% des couples après six mois 85% des couples au cours de la première année 90% des couples au cours des deux premières années L’hypofertilité : fréquence et causes On estime donc qu’environ un couple sur dix n’arrive pas à avoir d’enfant après deux ans. D’après les différentes sources, il est recommandé de consulter après une année de tentatives infructueuses. Des investigations sont alors menées pour élucider la ou les causes de l’hypofertilité du couple. Elles sont multiples et touchent : •
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la femme dans 30% des cas : troubles de l’ovulation, causes mécaniques, anomalies génitales, endométriose, excédent ou insuffisance de poids, fluctuations de poids importantes et rapides, efforts physiques extrêmes, dysfonctionnement de la glande thyroïde, l’homme dans 30% des cas : anomalies génitales, anomalies du sperme ou encore absence de spermatozoïdes dans l’éjaculat 1,2, l’homme et la femme dans 30% des cas : combinaison de causes mentionnées ci-­‐dessus. Les 10% de cas restants sont non élucidés. Dans notre société actuelle, une des causes d’hypofertilité est l’âge toujours plus tardif auquel le couple décide d'avoir des enfants. En effet, plus le temps passe, plus la fertilité diminue ! Chez la femme, elle diminue de manière significative après 35 ans, alors que chez l’homme, elle baisse progressivement à partir de 50 ans. 21
CPMA, Centre de Procréation Médicalement Assistée, Lausanne, Brochure patient « Un enfant…Autrement ! » C.Keim Stocco, G.Zoutter, Albertine, Editions Azote liquide, Juin 2001 22
© Pharma-­‐News page 11 Numéro 119, novembre 2014 La procréation : physiologie naturelle Afin de bien comprendre la PMA, il est indispensable de rappeler le déroulement du cycle féminin ainsi que le processus de la fécondation. Le cycle féminin Période qui dure entre 25 et 35 jours, le cycle menstruel se répète de l’adolescence à la ménopause. Durant la première partie du cycle, l’hypophyse sécrète une hormone, la FSH, qui va stimuler la maturation de follicules contenant des ovocytes (ou ovules). Sous l’effet de la FSH, un follicule sécrète également des estrogènes. Les estrogènes font aussi produire au col de l’utérus la glaire cervicale qui favorisera le parcours des spermatozoïdes et vont permettre à la muqueuse utérine (ou endomètre) de se préparer à accueillir un ovule fécondé par un spermatozoïde (=un embryon) dans les conditions idéales d’une nidation pour la poursuite d'une grossesse. Vers le 14ème jour du cycle, l’hypophyse va produire une deuxième hormone, la LH. Lorsque le pic de LH est atteint, le follicule arrivé à maturation se rompt. L’ovule est alors expulsé du follicule et de l’ovaire pour être capturé par les pavillons des trompes de Fallope. C’est l’ovulation. Le follicule rompu va devenir « corps jaune » et produit de la progestérone qui va poursuivre le travail des estrogènes en élevant la température du corps de la femme. Quant à l’ovule, il pourra, en cas de rapport sexuel sans contraception rencontrer un spermatozoïde dans la trompe de Fallope pour être fécondé. Sa durée de vie est de 24 heures alors que les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu’à 48 heures dans le corps de la femme. Si la rencontre n’a pas lieu, l’ovule dégénère rapidement. La muqueuse de l’utérus, préparée pour une éventuelle nidation est alors inutile et sera éliminée par le processus des règles qui surviennent environ 14 jours après l’ovulation. Rappelons que le premier jour du cycle correspond au premier jour des règles 21,22. •
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La fécondation Rappel sur la suite de la fécondation : embryon, fœtus… o
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Au cours d’une éjaculation, jusqu'à 300 millions de spermatozoïdes sont libérés dans le corps de la femme. Mais seul un petit nombre parviendra à atteindre les trompes de Fallope. Lorsqu’ils rencontrent l’ovocyte, ces spermatozoïdes doivent encore percer la zone dite pellucide qui l’entoure et le protège. Un seul pourra alors pénétrer et la fécondation a lieu… C’est le stade de l’ovule imprégné ou zygote. Durant les quelques heures suivantes, les chromosomes masculins et féminins s’associent et créent la première cellule qui va rapidement se diviser pour former un amas de cellules : l’embryon. L’embryon, tout en poursuivant ses divisions, va migrer dans l’utérus et s’implante dans la muqueuse utérine. C’est le stade de la nidation et la grossesse commence. Dès que la grossesse commence, le corps produit l'hormone chorionique gonadotrophique humaine (HcG). C’est cette hormone qui est détectée dans le sang ou dans l’urine de la mère au cours d’un test de grossesse. 21,22
Si tout se passe bien, l’utérus et l’endomètre vont nourrir et protéger le fœtus durant neuf mois . © Pharma-­‐News page 12 Numéro 119, novembre 2014 La plus haute probabilité d’une grossesse (pour rappel 20 à 30 % au cours d’un cycle) est donc entre les deux jours précédant et le jour même de l’ovulation. Comme la date exacte de l’ovulation n’est généralement pas connue, les gynécologues préconisent la période allant du neuvième au seizième jour du cycle comme plus favorable pour une grossesse 21,22. La procréation médicalement assistée La procréation médicalement assistée est définie comme l’ensemble des méthodes permettant d’induire une grossesse en dehors de l’union naturelle d'un homme et d'une femme. En Suisse, les techniques autorisées sont l’insémination et la fécondation in vitro avec transfert d’embryons. Par contre les techniques suivantes ne sont actuellement pas autorisées. Certaines le sont par contre dans d’autres pays: •
le don d’ovules, •
le don d’embryons, •
les mères porteuses, •
le diagnostic préimplantatoire et •
la congélation d’embryons. Globalement, la procréation médicalement assistée permet aux couples, dans 60 à 80% des cas, de réaliser leur projet de grossesse et d’avoir un enfant 21. Le début de la prise en charge médicale Les premières consultations servent à dresser une anamnèse visant à mettre en évidence les causes de l’hypofertilité chez l’homme ou/et chez la femme. Les deux partenaires subiront ensuite de nombreux examens cliniques afin de poser un diagnostic. Les traitements de la PMA Les tableaux suivants résume les divers traitements possibles chez l’homme ainsi que chez la femme et les expliquent brièvement. Ensuite la fécondation in vitro sera traitée en détail. Traitements chez l’homme Type de traitements Commentaires Interventions chirurgicales Principalement contre les anomalies anatomiques ou génitales Traitements médicamenteux ou hormonaux © Pharma-­‐News • Médicamenteux : pour traiter principalement une infection (p.ex à chlamydia) • Hormonaux : rare et efficace dans moins d’un pourcent des cas page 13 Numéro 119, novembre 2014 •
Les traitements homologues •
•
Le suivi thérapeutique Bilan des ressources et soutien psychologique •
Les traitements hétérologues Insémination homologue : préparation du sperme (spermatozoïdes mobiles et normaux) en laboratoire et introduction dans la cavité utérine à l’aide d’un cathéter Fécondation in vitro et transfert d’embryon : (FIV ETE) voir ci-­‐
dessous Micro-­‐injection ou injection intracytoplasmique : (ICSI) même procédé que la FIV mais le biologiste injecte directement un spermatozoïde dans chaque ovule •
Insémination avec donneur : même procédé que l’insémination homologue mais avec le sperme d’un donneur Fécondation in vitro avec donneur : (FIV ETE D) même procédé que la FIV ETE avec le sperme d’un donneur Traitements chez la femme Type de traitements Commentaires Interventions chirurgicales Principalement contre les anomalies anatomiques ou génitales (ex. interventions sur les trompes ou l’utérus) Traitements hormonaux Rétablissent un cycle ovulatoire « normal » à l’aide d’hormone (FSH, LH, progestérone) •
Les traitements homologues •
•
Rapports sexuels "dirigés" : avec ou sans stimulation ovarienne, autosurveillance ou surveillance médicale du cycle afin de déterminer la date de l’ovulation avec précision en vue d’un rapport fécondant Insémination homologue avec ou sans stimulation ovarienne FIV ETE Le suivi thérapeutique Bilan des ressources et soutien psychologique Les traitements hétérologues Même procédé que la FIV mais les ovocytes utilisés sont ceux d’une donneuse. Interdit dans plusieurs pays dont la Suisse !!!! Généralement, et en fonction du diagnostic d’hypofertilité, le couple se fera proposer une insémination accompagnée, dans la majorité des cas, d’une stimulation ovarienne. En cas d’échec, une FIV ETE est alors entreprise. Dans le prochain numéro, nous aborderons en détail les phases « techniques » d’une FIV et les traitements que nous voyons passer à l’officine. © Pharma-­‐News page 14 Numéro 119, novembre 2014 PMA, part.1 -­‐ A retenir pour le conseil : 
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les chances de grossesse sont de 20 à 30 % par cycle féminin pour un couple « normalement » fertile et ayant des rapports sexuels réguliers on ne parle plus de stérilité mais d’hyporfertilité, qui se définit lorsque la grossesse ne survient pas après deux ans de tentatives les causes sont multiples mais l’âge de la femme est déterminant en Suisse, seules sont autorisées l’insémination et la fécondation in vitro avec transfert d’embryon LES PANSEMENTS SPECIAUX, part.1 Les plaies….un domaine souvent réservé spécifiquement au personnel soignant et aux médecins. Et pourtant, la prise en charge des plaies est devenue de plus en plus complexe, se fait la plupart du temps à la maison, et la gamme des pansements à disposition s’étend rapidement. Il est important que l’équipe officinale puisse conseiller les clients et leur entourage qui viennent chercher des pansements spéciaux afin qu’ils les utilisent de façon adéquate. Nous allons aborder les pansements pour les plaies chroniques dans une série de quatre articles qui seront publiés ces prochains mois dans le Pharma-­‐News. Pour savoir comment utiliser les pansements, il faut connaître quelques points importants de la plaie chronique: •
On parle de plaie chronique quand elle ne guérit pas en six semaines ou pour une plaie infectée ou intoxiquée qui n’évolue pas vers la cicatrisation. •
La prise en charge de la plaie chronique se fait par thérapie humide : on met des pansements afin d’éviter que la plaie soit en contact direct avec l’air et qu’elle sèche, entraînant la formation d’une croûte. •
Une plaie évolue au cours du temps (de façon variable d'une plaie à l'autre chez un même patient) : d’abord elle passe par une phase exsudative ou inflammatoire avec une forte production d’exsudat (liquide qui coule de la plaie), puis par une phase de bourgeonnement où le tissu lésé commence à se réparer et la quantité de l’exsudat diminue pour terminer par une phase d’épithélisation durant laquelle il n’y a presque plus d’exsudat et la peau se referme. •
Les pansements doivent être adaptés à ces différentes étapes ; de ce fait, il est rare qu’un même type de pansement puisse être utilisé durant les trois phases. Ainsi, une plaie doit être réévaluée très fréquemment et les pansements choisis en fonction. Avant d’évaluer une plaie de façon adéquate, il est important de la nettoyer (la plupart du temps avec une solution de NaCl 0.9%). •
La cicatrisation se fait toujours depuis les bords (appelés aussi berges de la plaie) vers le centre. Il est donc extrêmement important de soigner ces bords et de les protéger contre la macération : lorsque la peau devient trop humide au bord la plaie à cause de l’exsudat qui coule, elle devient blanchâtre et ne peut plus être le tissu idéal permettant la guérison. On peut améliorer la protection des berges en recouvrant les bords d’une couche siliconée © Pharma-­‐News page 15 Numéro 119, novembre 2014 •
(p.ex. crèmes ou sprays CAVILON° ou SENSICARE° obtenables facilement chez les grossistes). Il faut toujours essayer de connaître la cause de la plaie (insuffisance veineuse, diabète, insuffisance rénale…) et d’y remédier dans la mesure du possible. Le pansement n’est qu’un des éléments de la prise en charge d’une plaie. De nombreux facteurs jouent un rôle important : pour n’en citer que quelques-­‐uns, la vascularisation des tissus (une personne diabétique aura beaucoup plus de difficulté à cicatriser), la localisation (par exemple une escarre au niveau du sacrum ou une plaie au niveau du talon, toujours soumise à des pressions et des mouvements sera difficile à guérir), l’état de la peau (une personne âgée a souvent une peau parcheminée, toute fine qui se déchire facilement), mais aussi l’état nutritionnel de la personne (pour guérir, la personne a besoin de beaucoup de protéines). Ainsi donc, malgré le meilleur pansement, toutes les plaies chroniques ne parviennent malheureusement pas à guérir, car certains facteurs ne peuvent pas être modifiés. Mais l’équipe officinale peut au moins aider le patient à mettre toutes les chances de son côté en augmentant son apport protéinique et en évitant les pressions et frottements sur la plaie et la macération des berges. Nous allons aborder dans ce premier article deux types de pansements, les hydrocolloïdes et les hydrogels. Les hydrocolloïdes Ce sont les pansements les plus fréquemment utilisés dans le traitement des plaies chroniques. Ils contiennent de la carboxyméthylcellulose et/ou de la pectine et/ou de la gélatine, substances qui vont gonfler afin d’absorber l’exsudat et favoriser la cicatrisation depuis les berges de la plaie. On différencie les hydrocolloides fins et épais, selon l’épaisseur du pansement qui détermine la capacité d’absorption. Les pansements épais peuvent être mis dès la phase exsudative si la quantité de liquide coulant de la plaie n’est pas trop importante. Lorsque l’exsudat est absorbé dans le pansement, il se mélange avec la substance gonflante pour former une masse gélatineuse, qui, selon les caractéristiques de la plaie, peut être verdâtre ou jaune-­‐brune, ressemblant à du pus et sentant très mauvais : attention donc de ne pas croire à une contamination de la plaie ! Il suffit de la laver pour s’en rendre compte. C’est une information très importante à dire aux personnes qui utilisent des hydrocolloïdes. La masse gélatineuse forme une « bulle » au centre du pansement; à cet endroit, la plaque ne colle plus sur la plaie. Lorsque la bulle atteint la grosseur de la plaie, le pansement est saturé et doit être changé, normalement entre deux jours à une semaine selon la quantité d’exsudat. Comme le pansement ne colle plus sur la plaie lorsque l’exsudat est absorbé, le changement de pansement n’est pas douloureux ; mais il adhère très fortement sur la peau sèche, ce qui peut provoquer un arrachement de la peau autour de la plaie ou du tissu nouvellement formé dans la plaie si celle-­‐ci est trop © Pharma-­‐News page 16 Numéro 119, novembre 2014 sèche ; dans ce cas-­‐là, il est souhaitable de mouiller le pansement à l’eau ou au NaCl 0.9% puis d’attendre 5 à 10 minutes avant de le retirer. Les hydrocolloïdes fins ont deux fonctions : comme ils sont peu ou très peu absorbants, ils sont surtout utilisés en phase de cicatrisation où il n’y a plus d’exsudat afin de garder la plaie humide et de la protéger contre les agressions de l’extérieur. On peut les laisser jusqu’à trois semaines lorsque leur fonction est de protection. Leur deuxième usage est d’être pansement secondaire (on parle de pansement secondaire lorsque ce pansement est mis sur un autre pansement de n’importe quel type, pour tenir ou protéger le pansement actif). Dans ce cas-­‐là, ils sont changés chaque fois que le pansement primaire doit être renouvelé. Les hydrocolloïdes peuvent être laissés durant la douche, mais ne résistent pas toujours au bain. On choisit la grandeur du pansement en fonction de celle de la plaie en comptant que le pansement doit dépasser le bord de la plaie d’environ 2 cm. Les plaques peuvent être collées directement sur la plaie et les berges, sans nécessité de fixation supplémentaire. Il est important de les chauffer un peu entre les mains avant de le fixer pour améliorer leur adhésivité et de bien sécher le pourtour de la plaie. Malheureusement, elles collent mal sur la peau humide (p.ex. en cas de transpiration importante ou d’incontinence) et s’enroulent souvent depuis les bords, ce qui occasionne des changements de pansement plus fréquents, et donc un coût plus élevé. Il est possible de renforcer la fixation du bord du pansement à l’aide de VLIES° ou de MEFIX°. Les patients peuvent être sensibles, voire même allergiques à certaines colles : toujours observer la réaction de la peau lors des premières utilisations. Si nécessaire, il faut changer de marque pour voir si un autre produit est mieux toléré. Voici quelques noms de spécialités d’hydrocolloïdes : en regardant sous le nom de marque, vous trouverez des pansements de diverses grandeurs (de 5 cm x 5 cm à 20 cm x 20 cm), de différentes formes (carré, rectangulaire, forme du sacrum….) et de diverses épaisseurs (les hydrocolloides fins porteront l’indication « THIN »). SUPRASORB H°, CUTIMED° HYDRO, TEGADERM° HYDROCOLLOIDE, COMFEEL° PLUS (transparent ou flexible), VARIHESIVE° E (Border ou Signal ou fin), COMBIDERM§, NU-­‐DERM°, ASKINA° (biofilm ou hydro), 3 M TEGASORB°, HYDROCOLL°, URGO ALGOPLAQUE°. Les hydrogels Les hydrogels sont composés d’une grande partie d’eau permettant d’apporter aux plaies l'humidité nécessaire durant les phases de granulation et d’épithélisation. Ils maintiennent ainsi le climat humide propice à la guérison, évitent la formation de croûte et permettent Bon à savoir… de ramollir les croûtes Ils sont aussi utilisés pour les er
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existantes et les débris brûlures du 1 ou du 2 degré (par exemple en cas pour leur effet rafraîchissant, qui peut être amplifié en réfrigérant de nécrose). les compresses avant application. Les compresses sont transparentes ce qui permet de voir la plaie en tout temps. Malgré leur haut contenu en eau, elles sont capables d’absorber l’exsudat et les débris par gonflement; ce processus très lent, continu, se poursuit sur plusieurs jours. Ainsi, les hydrogels peuvent rester jusqu’à 3 à 4 jours sur une plaie faiblement exsudative pour autant qu’elle ne soit pas nécrosée, ni infectée (pour ce type de plaie très dangereuse un suivi et contrôle quotidien est nécessaire, donc on change le pansement chaque jour). Ce ne sont pas des pansements utilisables si la plaie saigne © Pharma-­‐News page 17 Numéro 119, novembre 2014 ou si l’exsudat est important, car le risque de macération des berges est grand puisque le pansement est incapable d’absorber une forte quantité d’exsudat (dans ce cas, on emploie d’autres types de pansements dont nous discuterons plus tard, comme les alginates de calcium et les hydrofibres). Les hydrogels existent aussi en tubes pour remplir complètement les plaies creuses peu exsudatives ; il faut alors recouvrir la plaie d’un pansement secondaire. Les gels en tube ne doivent rester que 2 à 3 jours au maximum dans la plaie. Si le gel est utilisé pour ramollir des débris ou des nécroses, il est recommandé de changer le pansement quotidiennement. Voici quelques noms de spécialités d’hydrogels : VARIHESIVE HYDROGEL°, COMFEEL PURITON° GEL, BIATAIN SUPER°, INTRASITE GEL°, NU-­‐GEL°, HYDROSORB°, ASKINA° GEL, SUPRASORB° G, TEGADERM HYDROGEL°, URGO° HYDROGEL Le remboursement de ces différents pansements par les caisses-­‐maladie est décrit dans la LIMA : les montants remboursés varient selon la grandeur entre 5.-­‐ CHF et 63.-­‐ CHF par pièce (tenir compte du prix des différents pansements lors du choix afin de trouver un pansement dont le prix est couvert au maximum par la LIMA). De plus, les limitations suivantes sont appliquées : Pansements hydrocolloïdes/hydrogels En général prise en charge durant trois mois et, avec une attestation du médecin traitant, durant six mois dans les cas suivants : ulcères de jambe, ulcères de décubitus des 1er et 2ème degrés, brûlures des 1er et 2ème degrés, greffe cutanée temporaire en cas de prélèvement partiel de peau. Dans le prochain article, nous aborderons les pansements hydrocellulaires, les hydrofibres et les alginates de calcium… LES PANSEMENTS SPECIAUX, part.1 -­‐ A retenir pour le conseil : 
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thérapie humide pour la prise en charge d’une plaie chronique la prise en charge doit être globale, en traitant si possible la cause de la plaie et les facteurs modifiables pansement à adapter à la plaie évoluant vers la cicatrisation : changer de type de pansement durant le traitement! hydrocolloïdes épais utilisés si exsudat pas trop abondant. Sécrétion jaune, visqueuse et malodorante se forme. Changer le pansement avant que la bulle ait dépassé le bord de la plaie, normalement tous les 2 à 3 jours hydrocolloïdes fins servent de pansement secondaire ou de protection dans la phase de cicatrisation. Peuvent être gardés jusqu’à 3 semaines dans certains cas hydrogels servent à humidifier les plaies sèches et à ramollir les croûtes et/ou les nécroses. Aussi utilisés dans les cas de brûlures afin de rafraîchir la plaie. Pansement à changer tous les jours à tous les 3 à 4 jours limitation de durée de remboursement Références : Wundmanagement, Probst-­‐Vasel-­‐Biergans, 2. Auflage, 2010 Wundmaterial-­‐Kompendium : www. Medinform.ch Les soins de plaie, guide pratique, SAfW, éditions Médecine & Hygiène, 2011 © Pharma-­‐News page 18 Cahier pharmactuel 2011 ; les plaies chroniques www. Wunduhr.de LIMA, version 2013 Utile pour la pratique : http://quelpansement.fr/dispositifs/ Numéro 119, novembre 2014 En bref
PN n° 117: une erreur à signaler! Merci à une lectrice attentive qui nous a signalé une erreur dans l'article consacré à FLUTIFORM° (fluticasone + formotérol)! Nous avions indiqué que le formotérol semble agir un peu plus rapidement que les autres LABA, mais qu'il ne convient pas pour le traitement des crises. Or, on en trouve dans SYMBICORT° (budésonide et formotérol), qui peut être employé dans le traitement des crises grâce à son contenu en formotérol. Ce dernier convient donc dans le traitement des crises! ISOTRETINOINE: grossesses sous traitement encore trop nombreuses… L'isotrétinoïne est un dérivé synthétique de la vitamine A employé dans le traitement des formes graves d’acné. Il a un effet anti-­‐inflammatoire et diminue l’activité et la taille des glandes sébacées (ce médicament a été traité dans le PN n°1 de février 2003 et les risques liés à son usage rappelés dans le PN n° 49 de novembre 2007). Ce composé présente un risque tératogène important : un quart des enfants exposés durant la grossesse ont un risque de malformation : principalement des atteintes crânio-­‐faciales, cardiovasculaires et du système nerveux central. Entre le 1er octobre 2012 et le 28 février 2014, Swissmedic a enregistré l'annonce de treize grossesses chez des femmes sous isotrétinoïne, soit une chaque six semaines environ… Il est donc essentiel de rappeler que le traitement est initié après exclusion d’une grossesse et que la prise d’une contraception efficace est nécessaire un mois avant, pendant et jusqu’à un mois après l’arrêt du traitement. De plus, les éventuels médicaments non employés ne doivent pas être remis à une autre personne! NEULASTA° (pegfilgrastim): nouvelle seringue avec protection Cet injectable est employé chez les patients traités par une chimiothérapie cytotoxique pour diminuer la durée et l'incidence des neutropénies fébriles. Cet effet indésirable des chimiothérapies est caractérisé par une baisse marquée de granulocytes (le type de "globules blancs" le plus fréquent). C'est un facteur de risque important de développer une infection et un effet indésirable potentiellement mortel. On administre donc des médicaments comme NEULASTA°, qui est un facteur de croissance granulocytaire qui va donc stimuler la production et la mobilisation de granulocytes à partir de la moelle osseuse. Ce traitement s'administre sous forme d’une injection sous-­‐cutanée environ 24 heures après la fin d'un cycle de chimiothérapie: pas plus tôt et pas dans les 14 jours précédant une prochaine chimiothérapie. L'administration se fait donc souvent à domicile par le patient. Récemment sa présentation a légèrement changé: la seringue est maintenant équipée d'un système automatique de protection de l'aiguille. On peut donc le jeter à la poubelle après untilisation. Note de l'éditeur Les avis exprimés dans le Pharma-­‐News reflètent l'opinion de leurs auteurs en fonction des données disponibles au moment de la rédaction et n'engagent en aucune manière le CAP. © Pharma-­‐News page 19 Numéro 119, novembre 2014 Résultats du test de lecture du PN 115 – Lauréates :
Sans faute ! Baudin Angélique Hofer Isabelle Blanchard Jennifer Sacco Bruno Maria-­‐Angela Rollier Carine Fonseca Solange Neuhaus Annie Zufferey Olivia Hofmann Evelyne Membré Jennifer Tschopp Jessica Beka Besarta Fioritto Priscille Gerber Valérie Panettieri Sophie Baptista Daniela Ramseyer Elisa Fontanella Carine Schmid Jaël Gonseth Agnès Peguiron Nicole Droghi Cinzia Werner Marie-­‐Thérèse Rais Monelle Offner Séverine Elshani Liridona Vuillemier Cindy Branche Véronique Niquille Laura Pochon Gaelle Berchier Sandrine Grange Jennifer Descombes Céline Guélat Elise Vuichard Jacqueline Bernard Anne Laure Pharmacie Sun Store Etoy Pharmacie Sun Store Etoy Pharmacie Sun Store Etoy Pharmacie de Malagnou Genève Pharmacie de Malagnou Genève Pharmacie de Malagnou Genève Pharmacie Arc-­‐en-­‐Ciel Oron-­‐la-­‐Ville pharmacieplus de bramois SA Bramois Pharmacie de St-­‐Prex SA St-­‐Prex Pharmacie Sun Store Sierre Pharmacie Sun Store Sierre Pharmacie Sun Store Sierre pharmacieplus schneeberger Tramelan pharmacieplus schneeberger Tramelan pharmacieplus schneeberger Tramelan Pharmacie Amavita D’Herborence Boudry Pharmacie Amavita D’Herborence Boudry Pharmacie Plus Centrale Fleurier Pharmacie Plus Centrale Fleurier er
Pharmacie du 1 Mars Les Geneveys-­‐sur-­‐Coffrane Pharmacie de la Vallombreuse Prilly Pharmacie de Charnot Fully Pharmacie Populaire Tranchées Genève Pharmacie de l’Ile Rolle Pharmacie de l’Ile Rolle Pharmacie de l’Ile Rolle Pharmacie de Begnins Begnins Pharmacie du Hêtre Belfaux Pharmacie du Hêtre Belfaux Pharmacie Sun Store Avenches Pharmacie Sun Store Avenches Pharmacie Coop Vitality Granges-­‐Paccot Pharmacie Coop Vitality Granges-­‐Paccot Pharmacie du Val Terbi Courroux Pharmacie Benu SA Bulle Sun Store Les Eplatures La Chaux-­‐de-­‐Fonds L’heureuse lauréate est Liridona Elshani! Elle gagnera un bon de Frs 100.-­‐ de son choix. NOUVELLE OPTION : dès 2014, vous pouvez choisir de gagner un bon de Frs 120.-­‐ au CAP à faire valoir sur des cours de votre choix ! © Pharma-­‐News page 20 Numéro 119, novembre 2014 #
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e) La morphine, en traitement de substitution aux opiacés, provoque plus de sédation et d’interactions que la méthadone 2) VRAI ou FAUX sur les uvéites ? a) l’uvéite s’accompagne systématiquement d’une baisse de la vision VRAI/FAUX b) Le traitement principal des uvéites est l’administration d’un collyre contenant un corticoïde VRAI/FAUX VRAI/FAUX c) Les uvéites sont toujours d’origine infectieuse d) La rétine n’est jamais touchée lors d’uvéite VRAI/FAUX VRAI/FAUX e) L’uvéite peut être la manifestation d’une maladie inflammatoire telle que la polyarthrite rhumatoïde 3) A vous de choisir ! 2$
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a) La mémantine appartient à la même famille que celle de l’ARICEPT° d’aucune autre molécule b) La posologie de 10 mg par jour de mémantine est destinée aux patients souffrant d’insuffisance rénale de démence légère c) Les médicaments utilisés dans le traitement de la maladie d’Alzheimer permettent de guérir la maladie de diminuer légèrement les atteintes cognitives d) Le traitement de mémantine doit être instauré progressivement immédiatement à la dose efficace e) Comparativement aux inhibiteurs de l’acétylcholinestérase, la mémantine est plus efficace d’efficacité comparable 4) ALOXI° c’est (plusieurs réponses possibles) : a) Un antiémétique de la même famille que celle du ZOFRAN° b) Un médicament utilisé pour les vomissements de la gastro-­‐entérite c) Une spécialité pouvant être combinée à d’autres antiémétiques d) Un « sétron » qui ne nécessite qu’une seule dose e) Un traitement préventif des nausées et vomissements liés aux chimiothérapies, uniquement disponible sous forme injectable © Pharma-­‐News page 21 Numéro 119, novembre 2014 !
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5) Cochez les associations qui sont contre-­‐indiquées ou qui interagissent entre elles : a) ALOXI° -­‐ FORTECORTIN° b) ZOFRAN° -­‐ ZYPREXA° c) SPERSADEX MONO° -­‐ TIMISOL SDU° d) RIFAMPICINE° -­‐ GYNERA° e) SEVRE-­‐LONG° -­‐ DUPHALAC° 6) OUI ou NON ? a) Le GIOTRIF° peut-­‐il être utilisé dans le traitement de tous les types de cancers du poumon ? b) Le tabagisme est-­‐il la seule cause du cancer du poumon ? c) La prise de nourriture influence-­‐t-­‐elle l’efficacité du GIOTRIF° ? d) Les cigarettes light sont-­‐elles moins dangereuses pour la santé que les autres ? e) Les comprimés de GIOTRIF° peuvent-­‐ils être dispersés dans du jus de fruits ? 7) Parmi les propositions ci-­‐dessous, tracez celles qui ne sont pas des complications de l’uvéite : myopie – cataracte – sécheresse oculaire – glaucome – décollement de rétine – conjonctivite – cécité – presbytie – chalazion – mauvaise irrigation sanguine du nerf optique 8) Concerne le cancer du poumon à petites cellules (PC) et/ou non à petites cellules (NPC) ? a) Représente le pourcentage le plus élevé de cancers du poumon b) Présence possible de métastases c) Peut être lié au tabac d) Impossible à traiter au moyen de la chirurgie e) Sensible au GIOTRIF° 9) Cochez les spécialités qui augmentent l’intervalle QT : a) ZOFRAN° b) KETALGIN° c) TRESIBA° d) MEMANTINE-­‐MEPHA° e) KYTRIL° 10) Cochez ce qui convient : OUI/NON OUI/NON OUI/NON OUI/NON OUI/NON PC/NPC PC/NPC PC/NPC PC/NPC PC/NPC Traitement le meilleur marché Peut parfois être administrée deux fois par semaine Expose à de nombreuses interactions médicamenteuses Autorisée depuis un peu plus d’une année dans le traitement de substitution aux opiacés Possède un effet antidépresseur Méthadone Buprénorphine Morphine Test à renvoyer une fois par assistant(e) en pharmacie par fax au N° 022/363.00.85 avant le 25 novembre 2014 Nom Prénom Signature Timbre de la pharmacie © Pharma-­‐News page 22 Numéro 119, novembre 2014 
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