Pharma-News

publicité
Pharma-News
Le journal de l'équipe officinale
Juillet 2003
Numéro 5
Sommaire
Nouveautés :
XEFO°
ALOMIDE°
CORTINASAL°
CO-ACEPRIL°
LEVITRA°
"nouvel" AINS, pas si nouveau que ça
passe en liste C, pour la conjonctivite allergique
un générique du RHINOCORT°
nouveau générique du CO-RENITEN°
encore un cousin du VIAGRA°
Phytothérapie : TESALIN°
alternative naturelle aux anti-histaminiques
Rappel :
le point de vue de la Revue Prescrire
CIALIS°
Pharmacovigilance : Toxicité oculaire des antipaludéens de synthèse
Pour en savoir plus : L'hypertension
En bref :
HUMINSULIN° - CONCOR° - Sartans et prévention de la migraine
Editorial
Restons critiques !
Lorsqu'un nouveau médicament apparaît sur le marché, les professionnels de santé reçoivent
en général de l'industrie de nombreux documents destinés à les informer sur le produit. Plus
ou moins détaillée, cette documentation a aussi pour but, c'est évident, de stimuler ses lecteurs
à prescrire ou conseiller le médicament en question et faire ainsi monter les ventes.
Tout le problème pour l'équipe de la pharmacie est donc de séparer le bon grain de l'ivraie, de
trier les informations fiables et pertinentes de celles qui le sont moins. C'est un des buts que
s'est fixé l'équipe du Pharma-News, en effectuant pour vous les recherches de littérature
nécessaires à ce tri (cf. Editorial du Pharma-News n°3, mai 2003).
Dans ce numéro, nous avons choisi d'illustrer à deux reprises (XEFO°, TESALIN°) le travail
d'analyse que nous effectuons, afin de vous montrer à quels genres de pièges nous tous,
professionnels de santé, pouvons être confrontés lors de nos lectures. Vous constaterez que le
problème est souvent que les informations ne sont ni complètement vraies, ni complètement
fausses (voir le cas du XEFO°) mais interprétables de différentes manières, l'interprétation du
fabricant étant souvent plus favorable au produit que celle des auteurs indépendants.
Il est capital de rester vigilant et d'accueillir les informations avec un regard critique, quelle
que soit leur source. C'est une des conditions indispensables au maintien de notre crédibilité
envers nos clients, qui nous accordent leur totale confiance en matière de médicaments.
Bonne lecture !
Pierre Bossert
Marie-Thérèse Guanter
Caroline Mir
Christophe Rossier
Martine Ruggli
Marie-Laure Savoia Bossert
Nouveautés
XEFO° (lornoxicam)
Le XEFO° est un nouvel AINS de la classe des
oxicams (TILCOTIL°, FELDEN°, MOBICOX°)
disponible en deux dosages : 4 et 8 mg. Il s'agit d'un
AINS non sélectif, c'est-à-dire agissant sur les enzymes
COX-1 et COX-2 (cf. Pharma-News n° 1, février 2003,
p.13). Il est indiqué dans le traitement des douleurs et
des inflammations lors d'arthrose ou de polyarthrite
rhumatoïde.
Les études à disposition sont extrêmement limitées et anciennes (1991-1998) et ont souvent
été réalisées dans des indications pour lesquelles le XEFO° n'est pas enregistré, ce qui est très
étonnant pour la mise sur le marché d’un nouveau médicament et rend difficile l’évaluation de
sa place en thérapie. Lors d’une étude, à un dosage de 12 à 16 mg/j, il semble aussi efficace
chez les patients souffrant d’arthrose et de polyarthrite rhumatoïde que le diclofénac
(VOLTARENE°, etc…) donné à 50 mg 3 fois par jour 1.
La publicité faite pour ce produit le compare à la morphine en disant que ses propriétés
analgésiques sont aussi puissantes. Qu'en est-il réellement ? Le XEFO° fait partie des AINS,
médicaments du palier 1 de la douleur, défini par l'OMS (cf Pharma-News n°2 d’avril 2003,
p. 2) alors que la morphine fait partie du palier 3 2. De plus, l' étude sur laquelle se base la
firme pour faire sa publicité a été en fait réalisée en 1996 3 pour des douleurs après extraction
de dents de sagesse : la morphine et le lornoxicam étaient tous deux donnés en injection
intramusculaire (!!) juste après l'opération.... Peut-on en extrapoler l'efficacité du XEFO°
administré par une autre voie (orale), pour une autre indication et sur une durée beaucoup plus
longue, et affirmer qu'il est aussi efficace que la morphine ? Cela nous paraît abusif !
1
Micromedex, april 2003
La Revue Prescrire, oct 2002; 22(232): 651
3
Pain, oct 1996: 67(2-3):335-43 abstract
2
© Pharma-News
page 2
Numéro 5, Juillet 2003
Quoiqu'il en soit, le XEFO° doit être donné 2 à 3 fois par jour, la dose idéale n’étant pas
encore bien définie (8 à 16 mg/j répartis en 2 à 3 doses) 4. Ses effets secondaires sont
semblables à ceux engendrés par tous les AINS : dyspepsie, nausées, risque d'hémorragie
gastrique, oedèmes, problèmes rénaux, maux de tête, éruption cutanée 1. Les interactions sont
aussi typiques des AINS, c'est-à-dire que le XEFO° ne doit pas être donné avec des
anticoagulants oraux et la prudence est de mise avec les antihypertenseurs car les AINS en
diminuent l'effet 1, 5.
XEFO° - A retenir pour le conseil :
nouvel AINS classique de la même famille que le FELDEN° ou le MOBICOX°
place en thérapie très difficile à évaluer
dose de 8 à 16 mg/j répartie en 2 à 3 prises
attention aux effets secondaires, surtout gastriques
contre-indiqué avec les anticoagulants oraux
ALOMIDE° 0,1% (lodoxamide)
ALOMIDE° est un collyre antiallergique commercialisé depuis plusieurs
années, utilisé pour le traitement de la conjonctivite allergique. Son
passage récent en liste C invite à un rappel sur ce médicament afin de
pouvoir donner un conseil complet quant à son utilisation.
ALOMIDE° n’est pas un antihistaminique H1 comme LIVOSTIN°, mais
s’inscrit dans la lignée du cromoglycate de sodium (OPTICROM°,
CROMOSOL OPHTA°, ALLERGO-COMOD°) pour le conseil et de
TILAVIST° et NAAXIA° en liste B. Son action n’est donc pas immédiate :
les symptômes allergiques diminuent après quelques jours de traitement
seulement 6. Selon certaines études, ALOMIDE° semblerait être un peu plus
efficace que le cromoglycate de sodium 7,8 et le LIVOSTIN° 9.
La posologie de l’ALOMIDE° est de 1 à 2 gouttes 4 fois par jour dans les deux yeux, pour les
adultes et enfants dès 4 ans 10. A noter qu’aux USA, le fabricant recommande l’utilisation dès
l’âge de 2 ans 11 ! La durée de l’automédication est limitée
Voir le mécanisme d’action du
à 4 semaines. Sur avis médical, la durée maximale de
cromoglycate de sodium dans l’article
traitement est de 3 mois 10. Les effets secondaires
sur ALLERGO-COMOD°, dans le
Pharma-News n° 4, mai 2003, p.5.
principaux sont d’ordre local : brûlures, picotements ou
malaise oculaires.
4
Minerva Med 2002;93 (4):315-320 abstract
Clin Pharmacokinet june 1998; 34(6): 421-8 abstract
6
Compendium suisse des médicaments 2003, Documed SA
7
La revue Prescrire 1991 ;11 (113) :574
8
Ophtalmology 2000 Jul ;107 (7) :1333-1337 Abstract
9
Eur J Ophtalmol 2001 Apr-Jun;11 (2): 120-125 Abstract
10
Compendium suisse des médicaments 2003, supplément 3, Documed SA
11
www.alconlabs.com
5
© Pharma-News
page 3
Numéro 5, Juillet 2003
Il est important d’informer le patient du délai d’action de quelques jours et que l’utilisation
régulière du collyre est indispensable au succès du traitement. De plus, ALOMIDE° contenant
du chlorure de benzalkonium comme agent conservateur, il est conseillé de ne pas porter de
lentilles de contact souples pendant toute la durée du traitement 10. A ce jour, ALOMIDE°
n’existe pas en flacon monodoses (sans agent conservateur), ce qui empêche en fait de
conseiller ce médicament aux porteurs de lentilles.
Avec un prix de vente de Fr. 10.70, ALOMIDE° est moins cher
que la majorité des collyres antiallergiques, les spécialités à
base de cromoglycate se situant plutôt autour de Fr. 13-14.-.
LIVOSTIN°, avec un prix de Fr. 20.25 mais avec une
posologie réduite de moitié (1 goutte 2 fois par jour), serait
comparable mais étant donné le surplus de produit restant à la
fin d’un mois d’utilisation du collyre, il reste moins
économique.
A relire à ce sujet :
"Diagnostic et traitement de la
conjonctivite allergique" dans
la rubrique Pour en savoir
plus du Pharma-News n°4,
mai 2003, pp.17-18.
ALOMIDE° - A retenir pour le conseil :
nouveau pour le conseil : collyre pour le traitement
de fond de la conjonctivite allergique
1-2 gouttes 4 fois par jour dès 4 ans
efficace après quelques jours en traitement régulier
ne pas porter de lentilles de contact souples
CORTINASAL° (budésonide)
CORTINASAL° est le générique du RHINOCORT° nébuliseur. La
substance active, le budésonide, est un glucocorticoïde à action
principalement locale sur les muqueuses nasales. Ces sprays nasaux sont
indiqués en cas de rhinite allergique ou de polypes nasaux (= petites
tumeurs généralement bénignes). Le budésonide est également utilisé
dans le traitement de l'asthme (PULMICORT°, SYMBICORT°,
MIFLONIDE°) ainsi que de la maladie de Crohn (= inflammation d'un
segment de l'intestin grêle) (BUDENOFALK°, ENTOCORT°) 12.
L'effet anti-inflammatoire et antiallergique des glucocorticoïdes à action
locale les place au premier plan du traitement des rhinites allergiques modérées à sévères
et/ou persistantes. Autrement dit, lorsque les symptômes
Les traitements de base de la rhinite
sont surtout concentrés dans la région nasale
allergique sans corticoïdes
(démangeaisons,
éternuements,
écoulement
et
Solutions de rinçage, vasoconstricteurs
obstruction des voies nasales) et que les traitements de
du type TRIOFAN°, NASIVINE°,
etc…, antihistaminiques à action locale
base sont inefficaces ou inadaptés, l'application locale
du type VIBROCIL°, LIVOSTIN°,
dans les narines de glucocorticoïdes du type budésonide
OTRIVIN°
Rhume
des
foins
apporte
un
meilleur
soulagement
que
les
(cf. Pharma-News n°2 d’avril 2003)
antihistaminiques oraux (ZYRTEC°, CLARITINE°) 13.
12
13
Compendium Suisse des médicaments 2003
Weiner J.M., Abramson M.J., Puy R.M. British Medical Journal 1998; 317: pp. 1624-1629
© Pharma-News
page 4
Numéro 5, Juillet 2003
La posologie doit être adaptée individuellement. En général, le dosage initial est de 2 bouffées
de CORTINASAL° 100 dans chaque narine le matin ou 2 bouffées de CORTINASAL° 50
dans chaque narine matin et soir. Une à deux semaines après l'obtention de l'effet clinique
désiré, la dose d'entretien doit être abaissée jusqu'à la dose minimale garantissant un effet
optimal. Il est recommandé de commencer le traitement avant l'exposition attendue aux
allergènes, car les corticostéroïdes intranasaux n'atteignent leur pleine efficacité qu'après
2-4 jours (parfois même après 2 semaines). Il peut s'avérer utile d'employer un spray
vasoconstricteur comme adjuvant les premiers jours lorsque les voies nasales sont très
obstruées 12.
Les effets secondaires des
Mode d'emploi du spray
corticostéroïdes intranasaux sont
- avant chaque application, se moucher délicatement et agiter le
limités car la résorption est faible
flacon avant d'enlever le capuchon
et la petite quantité de principe
- avant la première utilisation, bien agiter le nébuliseur, nébuliser
ensuite 5 à 10 doses dans l'air; lorsque le médicament est utilisé
actif qui passe dans le sang est
quotidiennement, 1 nébulisation dans l'air avant l'administration
rapidement
inactivée.
Leur
dans le nez suffit 12
utilisation sur une période
- tenir le nébuliseur bien verticalement entre les doigts
- nettoyer régulièrement l'embout nasal et le capuchon à l'eau tiède et
prolongée est donc possible et
bien les laisser sécher
même recommandée en cas de
- les enfants doivent utiliser le nébuliseur sous le contrôle d'un
14, 15
rhinite chronique
. Des
adulte 12
irritations
nasales
peuvent
survenir, ainsi que des réactions d'hypersensibilité (p.ex. urticaire, dermatite, prurit) ou
occasionnellement des saignements de nez 12. CORTINASAL° ne doit pas être utilisé chez les
enfants en-dessous de 6 ans (risque de retard de croissance lors de traitement de longue
durée).
CORTINASAL° – A retenir pour le conseil :
générique du RHINOCORT°
spray nasal avec glucocorticoïde à action locale indiqué en cas de rhinite
allergique
peu d'effets secondaires, bien toléré au niveau des muqueuses nasales
avertir les patients que l'effet ne peut se manifester qu'après quelques
jours de traitement
associer un spray vasoconstricteur pendant les premiers jours en cas de
forte obstruction
la dose quotidienne peut être administrée en une fois (le matin) ou en
deux fois (matin et soir)
bien agiter avant utilisation et nébuliser dans l'air avant l'application
dans le nez
contre-indiqué chez les enfants en-dessous de 6 ans
14
15
Van Cauwenberge P. et al. Allergy 2000; 55: pp. 116-134
Klimet L. et al. Der Deutsche Dermatologe 2003; 2: pp. 103-110
© Pharma-News
page 5
Numéro 5, Juillet 2003
CO-ACEPRIL° (énalapril 20 mg, hydrochlorothiazide 12,5 mg)
Le CO-ACEPRIL° de la maison Spirig est un
nouveau générique du CO-RENITEN°. Il en existe
deux autres déjà commercialisés : le CO-ENATEC° et
le CO-EPRIL°. Il s'agit d'un traitement associé de
l'hypertension comprenant un IECA (énalapril) et un
diurétique (hydrochlorothiazide).
Dans la pathologie de l'hypertension, lorsqu'un
traitement en monothérapie ne permet pas d'atteindre
les valeurs-cibles de tension (<140/<90), on peut
augmenter les doses ou combiner deux principes
actifs qui vont, par des actions différentes, renforcer l'effet antihypertenseur. On parle alors de
traitement associé; c'est ce qui est proposé dans le CO-ACEPRIL°. La combinaison
IECA + diurétique est l’une des associations les plus utilisées dans le
Voir aussi la rubrique
traitement de l'hypertension. Il existe beaucoup d'autres IECA
Pour en savoir plus
associés avec l'hydrochlorothiazide comme le ZESTORETIC°, le
sur l’hypertension à la
page 11.
CAPOZIDE°,
l'ACCURETIC°, l'INHIBACE PLUS°, le
CIBADREX°...
Le CO-ACEPRIL° doit être pris 1 fois par jour. Les effets secondaires les plus courants
(semblables pour tous les IECA) sont les maux de tête, la fatigue, l'hypotension lors de
l'instauration du traitement, une perte ou un changement de goût (dysgueusie) 16 et la toux 17.
La toux sèche est un problème important lié au mécanisme d'action de l'IECA qui touche plus
de 10% des patients. Si ce phénomène se produit, il faut changer de médicament
antihypertenseur. Des cas graves d'angioedème (ou oedème de Quincke : oedèmes au niveau
de la face, des yeux, de la langue, du pharynx pouvant entraîner la mort par asphyxie) ont été
décrits; là aussi, il faut stopper immédiatement la thérapie 18. Comme tous les IECA, le
CO-ACEPRIL est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement (risque de lésions
graves, voire mort du foetus) 19.
CO-ACEPRIL° - A retenir pour le conseil :
générique du CO-RENITEN°
traitement associé de l'hypertension lorsque le patient ne répond pas à une
monothérapie
1 prise quotidienne
toux : effet indésirable fréquent; angioedème: effet indésirable très rare mais
grave. Ces deux effets secondaires nécessitent l'arrêt du traitement
contre-indiqué durant la grossesse et l'allaitement
16
La Revue Prescrire 2002; 22 (233): 752
Base de la thérapeutique médicamenteuse , 2001
18
La Revue Prescrire 2001; 21 (218): 443
19
J-F Delaloye et al, 1997
17
© Pharma-News
page 6
Numéro 5, Juillet 2003
LEVITRA° (vardenafil)
Dans le numéro 2 du Pharma-News (avril
2003), nous vous annoncions la prochaine
mise sur le marché du CIALIS°, un
"nouveau VIAGRA". Et voilà maintenant
l’arrivée prochaine du LEVITRA°, le 3ème
représentant de la classe des PDE5
(= inhibiteurs de la phosphodiestérase de
type 5), après le VIAGRA° et le CIALIS°,
utilisés pour le traitement des troubles de l’érection. Comme le CIALIS°, sa mise sur le
marché en Suisse se fera dans le courant de l’année 2003 et il est déjà commercialisé en
France et en Allemagne 20.
Avec le peu de données que nous avons à disposition, nous pouvons seulement dire que par
rapport aux autres PDE5, LEVITRA° a une durée d’action comparable au VIAGRA° mais
plus courte que le CIALIS° et que les effets secondaires et les risques sont aussi à peu près
comparables.
La posologie de base est de 1 comprimé à 10 mg 25 à 60 minutes avant une activité sexuelle
prévue (il existe également des comprimés dosés à 5 mg et 20 mg), une fois par jour au
maximum. Après stimulation sexuelle, une érection peut être obtenue jusqu’à 5 heures après
la prise de LEVITRA° 20.
Les effets secondaires principaux (≥ 5-10%) du LEVITRA° sont des céphalées, des rougeurs
de la face, et une congestion nasale 20,21. Nous n’avons pas trouvé de données concernant les
autres effets secondaires (principalement cardiaques), ni si la nourriture avait une influence
sur l’absorption du LEVITRA° comme c’est le cas avec le VIAGRA°.
LEVITRA° ayant le même mécanisme d’action que les autres représentants de sa classe, il est
contre-indiqué avec tous les dérivés nitrés (ISOKET°, NITROGLYCERINE°,
SORBIDILAT°, TRINITRINE°, CORANGINE°, DEPONIT°, NITRODERM°, NITRODUR°, CORVATON° et leurs génériques) car il augmente leur effet hypotenseur, pouvant
mettre la vie en danger 20. Certains antirétroviraux, les antibiotiques macrolides et certains
antifongiques peuvent augmenter les concentrations de LEVITRA° et par conséquent
augmenter le risque d’effets secondaires, notamment l’hypotension. Leur utilisation
concomitante doit être évitée, surtout chez les hommes de plus de 75 ans 20.
LEVITRA° ne semblant pas avoir d’avantage particulier par rapport au VIAGRA°, ce dernier
restant le médicament de choix pour les troubles de l’érection étant donné son plus grand
recul d’utilisation.
LEVITRA° - A retenir pour le conseil :
encore un "nouveau VIAGRA°" avec :
- une durée d’action similaire (de 25 min à 5 heures)
- les mêmes effets secondaires
contre-indication absolue avec tous les dérivés nitrés
20
21
Pharmavista 22.04.2003
www.fda.gov
© Pharma-News
page 7
Numéro 5, Juillet 2003
Phytothérapie
TESALIN° (extrait de pétasite)
Un extrait de feuilles de pétasite vient d’être commercialisé
par la maison Zeller sous le nom de TESALIN° pour le
traitement des symptômes de la rhinite allergique (rhume
des foins). Ceci constitue une nouvelle indication pour une
plante bien connue. TESALIN° (liste B) rejoint dans cette
indication le ZYRTEC°, la CLARITINE°, etc…
Le principe actif du pétasite est la pétasine. Celle-ci est surtout connue pour ses propriétés
spasmolytiques et sédatives 22 (PETADOLOR°, VALVERDE DETENTE NERVEUSE°,
etc.). Une étude, financée par la maison Zeller, a comparé l’extrait de feuilles de pétasite au
ZYRTEC°. Les résultats obtenus sont similaires pour les deux produits en ce qui concerne
une amélioration de la "qualité de vie" lors du traitement des symptômes dus à la rhinite
allergique. L’étude conclut que le pétasite devrait être considéré comme un traitement de la
rhinite allergique quand les effets sédatifs des antihistaminiques doivent être évités 23.
Ceci amène les commentaires suivants :
- pourquoi avoir comparé la qualité de vie des patients plutôt que l’efficacité des traitements
sur les symptômes de la rhinite (congestion nasale, rhinorrhée, démangeaisons nasales ou
oculaires, etc...) 24 ?
- pourquoi proposer une posologie de 2 fois 8 mg de pétasine par jour, alors que l’étude
portait sur une posologie de 4 fois 8 mg par jour ?
- dans l’étude, la durée du traitement était limitée à deux semaines alors qu’un rhume des
foins peut durer beaucoup plus longtemps.
- le potentiel hépatotoxique des préparations à base de pétasite a récemment fait l’objet d’une
mise en garde par Swissmedic. Bien que les effets secondaires très rares, mais
potentiellement graves aient été mis en relation avec l’extrait de racines de pétasite, on ne
peut garantir l’innocuité de l’extrait de feuilles 25.
En conclusion, le TESALIN° semble être une alternative naturelle intéressante pour le
traitement du rhume des foins. Il permet également d’échapper à la somnolence provoquée
par les antihistaminiques H1. Cependant, son efficacité et son utilisation à long terme restent
une affaire à suivre. Une grande prudence est également de mise quand à sa potentielle
hépatotoxicité. Il est essentiel de s’assurer lors de sa délivrance que le patient ne souffre
d’aucune affection hépatique.
TESALIN° - A retenir pour le conseil :
extrait de feuilles de pétasite pour le traitement des symptômes du rhume des foins
produit de liste B
1 comprimé 2 fois par jour , dès12 ans
prudence lors de grossesse ou d’allaitement (pas d’études cliniques)
contre-indiqué en cas de lésions hépatiques préexistantes
22
http://phyto.astral.ch, monographie : Pétasites hybridus (L.) Gaertn., Meyer et Scherb.
BMJ 2002 ; 324 :144 (19 January)
24
Critique et Pratique, Tiré de l’Actualité médicale, 1er mai 2002 (Canada)
23
© Pharma-News
page 8
Numéro 5, Juillet 2003
Rappel
CIALIS° (tadalafil) : le point de vue de la Revue Prescrire
Dans le Pharma-News n° 2 du mois d’avril 2003 (p. 8),
nous avons évoqué une nouveauté à paraître : le
CIALIS°, un "nouveau VIAGRA°". Or la revue
Prescrire nous donne ce mois-ci son avis au sujet de ce
nouveau médicament déjà commercialisé en France 26 :
Le traitement de référence reste le VIAGRA°
dont l’efficacité est reconnue et qui jouit d’un
plus long recul d’utilisation
Les études prouvent l’efficacité du CIALIS° par rapport à un placebo, ainsi que la
supériorité du dosage à 20mg par rapport au 10mg. C’est la Commission européenne
d’autorisation de mise sur le marché qui a estimé qu’une dose de 10 mg était
préférable pour débuter le traitement
La durée d’action du CIALIS° est plus longue que celle du VIAGRA° ; il est admis
qu’elle n’est totale que 30 minutes après la prise du CIALIS° mais se prolonge
pendant 12 heures (encore plus au dosage maximal de 20 mg)
L’efficacité du VIAGRA° semble identique, voire supérieure au CIALIS°
Les effets secondaires sont relativement similaires (maux de tête, dyspepsies
essentiellement), bien qu’on n’ait pas observé de troubles visuels sous CIALIS° alors
que c'est le cas avec VIAGRA°
Les deux médicaments sont sujets aux mêmes types d'interactions avec certains
antirétroviraux, les antibiotiques macrolides et certains antifongiques qui peuvent
augmenter les concentrations de VIAGRA°/CIALIS° et par conséquent augmenter le
risque d’effets secondaires, notamment l’hypotension
Comme pour le VIAGRA°, CIALIS° est contre-indiqué avec tous les dérivés nitrés
(NITROGLYCERINE WANDER°, TRINITRINE°, ISOKET°, NITRODERM°, etc..)
L’absorption du CIALIS° n’est pas influencée par l’alimentation; il peut donc être
pris à tout moment de la journée, contrairement au VIAGRA° dont les aliments
retardent l’action
Il n’est pas démontré que CIALIS° est efficace en cas d’échec du VIAGRA°
CIALIS° - A retenir pour le conseil :
Pour le traitement oral des troubles de l’érection, le VIAGRA° (sildénafil)
reste la référence. Le CIALIS° (tadalafil) est plus pratique d’utilisation
grâce à sa durée d’action plus longue et son absence d’interférence avec
l’alimentation, ce qui peut être apprécié par certains patients.
25
26
Journal suisse de pharmacie, 21/2002, 749-750
La Revue Prescrire 2003 ;23 (239) :325-328
© Pharma-News
page 9
Numéro 5, Juillet 2003
Pharmacovigilance
Toxicité oculaire des antipaludéens de synthèse
Bien que de moins en moins utilisés pour le traitement de la malaria (résistance oblige), des
antipaludéens de synthèse (APS) comme le PLAQUENIL° (hydroxychloroquine) et la
NIVAQUINE° (chloroquine) sont encore très utiles lors de
nombreuses maladies articulaires et auto-immunes telles que
l’arthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux. Ils sont
dans ce cas réservés aux patients résistants aux schémas
thérapeutiques traditionnels comprenant le repos, la
physiothérapie et les AINS 27. En général, leur efficacité
thérapeutique se développe seulement après plusieurs
semaines de traitement.
Les APS possèdent une forte affinité pour la mélanine et sont notamment attirés par
l’épithélium pigmenté de la rétine. Leur accumulation au niveau des yeux peut provoquer des
effets indésirables sévères et parfois irréversibles 28. Certains de ces effets indésirables, tels
que des dépôts cornéens ou des troubles de la
La mélanine
motricité
oculaire,
sont
réversibles
et
disparaissent plus ou moins rapidement à l’arrêt
La mélanine est une substance pigmentaire foncée
présente dans la peau, les cheveux, les poils et les
du traitement. Une détérioration de la rétine peut
membranes de l’œil. Elle est synthétisée par des
cependant survenir et entraîner la cécité si elle
cellules spécialisées appelées mélanocytes. La
n’est pas détectée à temps (altération de la vision
mélanine détermine la couleur de la peau et donne
à l’iris des nuances foncées. En son absence, on
des couleurs). Il est donc essentiel de dépister
voit les couches profondes de l’iris, dont la
les premiers signes de l’atteinte rétinienne, chez
couleur est bleue. La quantité de mélanine
un patient traité par des APS, afin d’éviter le
présente chez un individu dépend de son hérédité,
de la stimulation hormonale, de ses mélanocytes
passage d’un état encore réversible à celui d’une
et d’un éventuel facteur pathologique (albinisme).
intoxication rétinienne irréversible.
Leur toxicité est fortement dépendante de la dose et de la durée du traitement. Pour une
personne de 60 kg, on considère que jusqu’à des doses de 2 comprimés par jour de
PLAQUENIL° (6.5 mg/kg/j) et de 2,5 comprimés par jour de NIVAQUINE° (4 mg/kg/j) les
risques sont quasi nuls.
Conclusion : il est important lors de la délivrance d’APS (pour une durée moyenne à longue)
d’informer le patient du risque visuel et de la nécessité de la surveillance ophtalmologique. En
cas de dosage inférieur aux dosages ci-dessus, un bilan ophtalmologique doit être effectué
tous les ans. En cas de dosage plus élevé, un bilan sera effectué tous les 6 mois. Il est
également conseillé d’effectuer un examen ophtalmologique complet avant le début d’un
traitement prolongé. Si le patient ressent une baisse
Actuellement, la NIVAQUINE° et le
de l’acuité visuelle ou une altération des couleurs, il
PLAQUENIL° ne sont plus prescrits pour la
doit consulter immédiatement. En cas d’examen
chimioprophylaxie du paludisme. La
NIVAQUINE° reste un traitement de secours
anormal, une diminution des doses, voire un arrêt
29
pour les voyageurs se rendant en Amérique
du traitement peut s’imposer .
1
centrale .
27
Goodman & Gilman, Les pharmacologiques de l’utilisation des médicaments, 9ème Ed., 1998, 653
La Revue du Praticien, tome 17, no 607, 417-420
29
Pharma-Digest, no 3634
28
© Pharma-News
page 10
Numéro 5, Juillet 2003
Toxicité oculaire des antipaludéens de synthèse - A retenir pour le conseil :
PLAQUENIL° et NIVAQUINE° sont utilisés pour le traitement de maladies
articulaires et auto-immunes
ils peuvent provoquer des effets indésirables et parfois irréversibles au niveau des
yeux
le patient doit être informé du risque lors d’un traitement de longue durée
un contrôle ophtalmologique régulier doit être effectué
Pour en savoir plus…
L'hypertension
L'hypertension , ou pression élevée, désigne une pression artérielle
trop haute. Elle n'est pas une maladie mais un risque majeur de
complications cardiovasculaires graves comme une attaque
cérébrale, un infarctus, une insuffisance cardiaque, une insuffisance
rénale, …30.
La pression artérielle se définit par deux valeurs: la pression
systolique et la pression diastolique : pour schématiser, la première
correspond à la force d’éjection du sang du cœur (c’est la valeur
haute) et la seconde à la force d’aspiration (c’est la valeur basse). La
mesure de la pression artérielle est très importante car elle va
déterminer les valeurs sur lesquelles on va se baser pour faire un traitement. De plus, on sait
que même des baisses minimes des valeurs systoliques ou diastoliques (de 2 mm de Hg ou
plus) diminuent déjà fortement le risque de complications cardiovasculaires 31.
Valeurs de pression 30:
Pression systolique
<120
<130
entre 130 et 140
entre 140 et 160
entre 160 et 180
> 180
Pression diastolique
<80
<85
entre 85 et 90
entre 90 et 100
entre 100 et 110
> 110
Interprétation
valeur "idéale"
valeur "normale"
valeur "légèrement élevée"
hypertension de stade 1
hypertension de stade 2
hypertension de stade 3
On parle déjà d'hypertension lorsqu'une seule des deux valeurs (pression systolique ou
pression diastolique) est trop élevée. Il y a quelques années, on pensait que la pression
diastolique était l'indicateur important du risque cardiovasculaire; or on sait maintenant que la
pression systolique est tout aussi importante pour déterminer le risque cardiovasculaire. Il faut
donc aussi traiter les patients dont seule la pression systolique est trop élevée, ce qui est
courant chez les personnes âgées 34.
32 33
,
30
N Engl J med, feb 2003; 348 (7): 610-617
The Lancet, June 2002; 359:1969-74
32
Journal Suisse de Pharmacie, 11/2003, pp. 390-395
31
© Pharma-News
page 11
Numéro 5, Juillet 2003
Prise de la pression
La pression est prise grâce à un tensiomètre. Il en existe plusieurs sortes (mesure automatique,
semi-automatique, manuelle / au poignet, à l'avant-bras..), pas toutes très fiables. Il faudrait de
préférence utiliser des modèles calibrés mesurant la pression à l'avant-bras 32. Le mode de prise
de la pression est aussi extrêmement important : le patient doit se reposer 5 minutes avant la
prise, ne pas avoir bu de café ou ne pas avoir fumé 30 min avant la prise, avoir un appui et le
bras (ou le poignet) à hauteur du coeur. Le mieux serait de prendre au moins deux mesures en
laissant au minimum 2 minutes entre les prises 33.
Causes de l'hypertension 34
Dans 5 à 10% des cas, l'hypertension est due à un problème rénal ou hormonal. Mais dans les
autres cas, les causes sont rarement connues : on parle alors d'hypertension primaire (ou
essentielle). Un facteur génétique, un stress psychologique, un apport trop important en sel,
un apport trop faible de potassium peuvent être des facteurs favorisant l'hypertension.
Comment traiter ?
Lorsque la pression est légèrement supérieure à la normale et
que le patient n'a pas de pathologies associées (comme le
diabète par exemple), on va entreprendre
•
des mesures comportementales
- diminuer le poids
- augmenter les exercices physiques
- diminuer la consommation de sel : dans les pays industrialisés nous consommons
entre 10 et 15 g de sel par jour alors que nous ne devrions en consommer que 4 g/j !
Ces trois mesures sont très efficaces, le seul problème étant que le patient doit être
décidé à changer durablement ses habitudes de vie!
Lorsque l'hypertension est trop élevée ou que les mesures comportementales ne suffisent pas,
on traite l'hypertension par des médicaments appelés
•
antihypertenseurs.
Les plus utilisés sont
- les diurétiques, comme HYGROTON°, FLUDEX°
- les bêta-bloquants, comme TENORMIN°, VISKEN°, BELOK ZOK°...
- les IECA, (inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine) comme
RENITEN°, ZESTRIL°, LOPIRIN°...
- les A2A, (antagonistes de l'angiotensine II, ou "sartans"), comme ATACAND°,
APROVEL°, COOSAR°.....
- les anticalciques, comme ADALAT°, NORVASC°, PLENDIL°....
33
Joint National Commitee on Prevention, Detection, Evaluation and Treatment of High Blood Pressure, NIH
1997
34
Atlas de poche de physiopathologie, Flammarion 2000
© Pharma-News
page 12
Numéro 5, Juillet 2003
Modes d'action et effets secondaires des différents antihypertenseurs 35
Pour mieux comprendre certains modes d’action, il faut connaître la chaîne de réactions
suivante :
- L’Angiotensinogène est transformé en Angiotensine I par l’intermédiaire de la Rénine
- L’Angiotensine I est transformée en Angiotensine II par l’intermédiaire de l’Enzyme de
Conversion de l’Angiotensine (ECA)
- L’Angiotensine II est un puissant vasoconstricteur et fait donc augmenter la pression
rénine
Angiotensinogène
ECA
Angiotensine I
Angiotensine II
Antihypertenseurs
diurétiques
Mode d'action
augmentent l’excrétion
urinaire en empêchant la
réabsorption d'eau et de
NaCl au niveau rénal
bêta-bloquants
diminuent le débit
cardiaque et la sécrétion
de rénine
IECA
inhibent l'enzyme de
conversion de
l'angiotensine, donc
vasodilatateurs
bloquent le récepteur de
l'angiotensine II, donc
vasodilatateurs
relaxent la musculature
lisse au niveau artériel =
vasodilatateurs;
le vérapamil ISOPTIN° et
le diltiazem DILZEM°
agissent de plus
directement sur le coeur
A2A
Anticalciques
vasoconstriction
Effets secondaires principaux
surtout déséquilibre des électrolytes:
hypokaliémie (sauf pour les épargnants
potassiques comme la spironolactone
ALDACTONE°) hyponatrémie,
hypomagnésémie
troubles sexuels, diminution de la
circulation dans les extrémités,
augmentation de la résistance
bronchique (risque de bronchospasmes
surtout chez les asthmatiques)
toux, angioedème, troubles du goût
idem IECA, mais moins fréquents que
pour les IECA
oedèmes surtout dans les membres
inférieurs, maux de tête;
pour vérapamil et diltiazem : risques au
niveau cardiaque : troubles de la
conduction, insuffisance cardiaque
On devrait toujours débuter le traitement avec un seul de ces médicaments (monothérapie) et
seulement en cas d'échec associer un autre médicament agissant différemment. Les
associations les plus fréquentes ajoutent un diurétique à une des autres classes comme par
exemple TENORETIC°, CO-RENITEN°, CO-APROVEL°. Lors d'hypertension extrêmement
élevée ou de pathologie associée (diabète, insuffisance cardiaque,...), on peut être obligé
d'associer trois ou quatre antihypertenseurs.
On essaie d'atteindre par les traitements des valeurs cibles de < 140/90 33. Les médicaments
sont efficaces, mais malgré tout seuls 20 à 30% des patients hypertendus ont un bon contrôle
de leur pression (manque de compliance, mauvais choix de thérapies...) 30.
35
Atlas de poche de pharmacologie, Flammarion 2001
© Pharma-News
page 13
Numéro 5, Juillet 2003
L'hypertension - A retenir pour le conseil :
l'hypertension est un risque majeur de complications cardiovasculaires graves
valeur normale de la pression artérielle : < 130 / < 85
traitement par mesures diététiques seules ou combinée aux antihypertenseurs
l'association d'antihypertenseurs est fréquente
valeur-cible recherchée lors de traitement : < 140 / < 90
En bref…
HUMINSULIN° (insuline)
Afin de se mettre en phase avec les codes-couleurs internationaux des insulines (c.à.d. que
pour éviter les confusions, chaque type d'insuline devrait être délivré dans des seringues de
même couleur dans tous les pays), la maison Lily va modifier les couleurs de ses emballages
d'HUMINSULIN°. Il n'est évidemment pas nécessaire d'apprendre ces couleurs, mais il est
bon de se souvenir qu'il y a un changement, de manière à pouvoir rassurer les patients qui
seraient surpris.
CONCOR° et CONCOR° COR (bisoprolol)
Suite à de nombreuses questions, la maison Merck tient à apporter la précision suivante au
sujet de CONCOR° et CONCOR° COR : les deux médicaments sont identiques et
interchangeables ! La seule différence est l'indication pour laquelle chacun a été enregistré :
hypertension et angine de poitrine pour le CONCOR°, insuffisance cardiaque (en association)
pour le CONCOR° COR. On peut donc admettre, en cas d'urgence ou de rupture de stock, de
remplacer l'un par l'autre.
Sartans et prévention de la migraine
Un étude récente suggère que le candesartan (ATACAND°, BLOPRESS°), un A2A
(cf. pp. 12-13), pourrait être utile pour prévenir les crises de migraine chez certains patients 36.
Un IECA, le lisinopril (ZESTRIL°) avait déjà montré un tel effet. Bien que cette indication
n'ait pas encore été enregistrée en Suisse, on peut
Rappel
s'attendre à rencontrer à l'avenir des prescriptions
Un autre type de médicament du domaine
de BLOPRESS° ou d'ATACAND° pour la
cardio-vasculaire est déjà officiellement indiqué
prévention de la migraine, étant donné que celle-ci
et largement utilisé pour la prévention de la
est parfois résistante à tous les autres traitements
migraine.
Il
s'agit
des
ß-bloquants
(LOPRESOR°,
par
exemple).
disponibles.
Note de l'éditeur
Les avis exprimés dans le Pharma-News reflètent l'opinion de leurs auteurs en fonction des
données disponibles au moment de la rédaction et n'engagent en aucune manière le CAP.
36
JAMA. 2003 Jan 1; 289(1):65-9
© Pharma-News
page 14
Numéro 5, Juillet 2003
Téléchargement
Random flashcards
Ce que beaucoup devaient savoir

0 Cartes Jule EDOH

Le lapin

5 Cartes Christine Tourangeau

découpe grammaticale

0 Cartes Beniani Ilyes

Anatomie membre inf

0 Cartes Axelle Bailleau

Créer des cartes mémoire