Tortue luth de l`Atlantique

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Tortue luth de l’Atlantique
Photo : Groupe de travail sur la Tortue luth de l’Atlantique de la N.-É.
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Dermochelys coriacea
Situation actuelle au N.-B.
En voie de disparition
Situation actuelle selon le COSEPAC (2001)
En voie de disparition
Groupe d’ espèces
Reptile
Renseignements sur la Tortue luth de l’Atlantique
Description :
• La Tortue luth est la plus grosse tortue vivante.
• On la nomme aussi Tortue-cuir parce que sa carapace,
formée de centaines de plaques osseuses irrégulières, est
recouverte d’une peau tannée et caoutchouteuse qui lui
donne l’aspect du cuir
• Elle peut atteindre une longueur de 2 m du nez à la
queue.
• Elle pèse jusqu’à 600 kg.
• Il s’agit d’une espèce migratoire.
• Les individus nidifient sur les plages tropicales et
subtropicales (p. ex. la Floride et Puerto Rico).
• Une fois
Habitat :
• Il s’agit d’une espèce migratoire.
• Les individus nidifient sur les plages tropicales et
subtropicales (p. ex. la Floride et Puerto Rico).
• Une fois la reproduction terminée, ils se dispersent
dans les eaux tempérées à la recherche de nourriture,
de juin à octobre.
• Sur la côte Est de l’Amérique du Nord, on les a aperçus
au nord jusqu’à la baie de Fundy, la côte atlantique de
la Nouvelle-Écosse, le détroit de Northumberland du
Nouveau-Brunswick et la côte Est de Terre-Neuve.
• Au N.-B., les pêcheurs les rencontrent parfois au large.
• On les retrouve presque partout sur le globe, de l’Alaska au
nord, jusqu’à Cape of Good Hope (en Afrique).
Biologie :
• Les individus nidifient de novembre à avril.
• Chacun peut nicher de 4 à 10 fois par saison.
• La femelle peut pondre de 50 à 70 œufs la période
d’incubation est de 53 à 74 jours.
• La Tortue luth se nourrit principalement de méduses.
• Parmi ses prédateursà, on compte les requins et les
épaulards.
• Elles migre entre les eaux tempérées et les eaux
tropicales.
Menaces :
• Perturbations sur les plages où elle nidifie
• Plages de nidification cédées à l’aménagement
commercial
• Les humains qui ramassent les oeufs
• Enchevêtrements accidentels dans les attirails de pêche
• La pollution des berges et des océans
• L’ingestion de plastiques et autres déchets
Efforts de rétablissement :
• Les Tortues luth sont sous la protection de la
Convention sur le commerce international des espèces
de faune et de flore sauvages menacées d’extinction
(CITES). ______Il est contre la loi de faire le
commerce des Tortues luth ou d’en importer.
• Elles sont protégées par les lois de plusieurs pays.
• Plusieurs sites de nidification sont protégés localement
par les lois sur la conservation des pays où elles
nichent.
• Au Canada, elles sont sous la surveillance constante de
Pêches et Océans (le ministère du gouvernement
fédéral canadien).
• On s’efforce de renseigner la population des
collectivités côtières au sujet de la Tortue luth.
Que peut-on faire pour protéger la Tortue luth?
• Ne pas jeter de plastiques ou de déchets sur les plages
et dans les eaux côtières ; appuyer les travaux de
nettoyage des plages.
• Appuyer les programmes de remise en liberté des
espèces marines enchevêtrées.
Espèces semblables ou apparentées :
• Les tortues marines : la Tortue caouanne et la Tortue
bâtarde
Pygargue à tête blanche
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Situation actuelle au N.-B.
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
Photo : Richard Kuzminski
Haliaeetus leucephalus
En voie de disparition
Non en péril
Oiseau
Renseignements sur le Pygargue à tête blanche
Description :
• Le Pygargue à tête blanche est un gros oiseau de proie
dont les ailes atteignent souvent les 2 m d’envergure.
• Le Pygargue adulte a la tête, le cou et la queue
recouverts de plumes blanches.
• Le Pygargue immature est d’un brun foncé uniforme
jusqu’à sa deuxième année de vie, les plumes blanches
commencent alors à pousser.
• Après quatre ou cinq ans, il est entièrement recouvert
de son plumage adulte.
• Ils a le bec et les pattes jaunes et de puissantes serres.
Habitat :
• Le Pygargues à tête blanche vit et se reproduit presque
partout au Canada et aux États-Unis.
• Il nidifie près des eaux libres (lacs, rivières, baies et
littoral marin).
• Les nids sont très grands (jusqu’à 2 m de large), garnis
d’herbe et généralement construits de bouts de
branches au sommet de gros arbres anciens.
• Les nids peuvent servir plusieurs années avant d’être
abandonnés.
• Au N.-B., la plus grande concentration de nids se situe
dans la partie sud-ouest de la province et en aval du
fleuve Saint-Jean.
• En hiver, beaucoup de Pygargues à tête blanches du
N.-B. se rapprochent de la côte sud-est de la province
ou plus encore plus loin vers le sud, aux É.-U., où la
nourriture est généralement plus abondante étant
donné l’accès à la mer libre.
Biologie :
• Au N.-B., il y a deux sous-espèces de Pygargues à tête
blanche; la sous-espèce « du nord » se reproduit et
passe l’hiver au N.-B. ou dans les régions avoisinantes;
la sous-espèce « du sud » migre ici chaque été, depuis
le sud-est des É.-U. mais ne se reproduit pas ici.
• Les Pygargues à tête blanche se reproduisent d’ordinaire
au début du printemps (avril ou mai) et la femelle
pond d’habitude 2 (et parfois 3) œufs.
• À la saison des amours, le pygargue peut défendre un
territoire de nidification atteignant 2 km2.
• Le pygargue est en mesure d’attraper des poissons
vivants, mais ils peut aussi manger des poissons morts
sur l’eau ou sur le rivage.
• Ils peut également manger de petits mammifères et de
la sauvagine.
Menaces :
• Actuellement, il existe peu de menaces majeures pour
les pygargues de la province, quoique les pesticides et
autres polluants, les limitations alimentaires et l’accès
aux arbres convenant à la nidification, constituent de
moindres dangers.
• La persécution pose problème. On abattait jadis les
aigles et autres oiseaux de proie à tort et à travers,
comme espèces nuisibles ou pour les empêcher de
chasser d’autres espèces (poisson, petits oiseaux). De
nos jours, on entend parfois parler d’aigles abattus.
• Les aigles partout en Amérique du Nord ont subi
autrefois les effets polluants des pesticides.
Efforts de rétablissement :
• On effectue des évaluations afin de trouver de
nouveaux emplacements de nids; de plus, on contrôle
sur une base annuelle plusieurs emplacements de nids
actuels.
Que peut-on faire pour protéger le Pygargue à tête
blanche?
• Lui laisser de la place – ne pas trop s’approcher de
l’oiseau nicheur; conserver les arbres anciens puisqu’ils
servent souvent à la nidification ou comme perchoir
habituel.
• Protéger les emplacements de nids et respecter les
interdictions de chasser les rapaces.
Espèce semblable ou apparentée :
• Le balbuzard pêcheur (aigle pêcheur)
Couguar
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Situation actuelle au N.-B.
En voie de disparition
Situation actuelle selon le COSEPAC
Données insuffisantes
Groupe d’ espèces
Photo : Mountain Lion Foundation
Puma concolor couguar
Mammifère
Renseignements sur le Couguar
Description :
• Même si chaque année, on rapporte plusieurs observations
de Couguars, on doute de la permanence de l’espèce dite
« Couguar de l’est », c’est pourquoi on le désigne ici sous
le nom de « Couguar » ou de « population des Couguars
de l’est », plutôt que sous le nom de « Couguar de l’est ».
• Le Couguar, parmi les plus grands de la famille des chats,
mesure souvent 2 m de long.
• Sa fourrure, d’un brun roux pâle ou rousse à brun-gris, est
courte et grossière.
• Sa queue, étonnamment longue et cylindrique (comme un
câble), est à l’extrémité noire.
• Certaines personnes rapportent des observations de
Couguar du genre « chat noir » même si la panthère noire
ne se rencontre actuellement qu’au sud-ouest des ÉtatsUnis, en Amérique centrale et en Amérique du Sud.
Habitat :
• On croit que, autrefois, la population des Couguars de
l’est existait depuis la Nouvelle-Écosse jusqu’à la région du
sud du Québec et du sud-ouest de l’Ontario et, plus au
sud, en Caroline du Sud et au Tennessee.
• C’était autrefois le mammifère le plus largement réparti
dans le monde occidental; on le rencontrait presque
partout dans le sud du Canada, aux États-Unis et en
Amérique du Sud.
• Les Couguars vivent dans divers habitats. Au N.-B., ils
étaient associés à un habitat boisé.
• On croit qu’ils étaient rares au N.-B., même depuis les
débuts.
• Les observations au N.-B., quoique difficiles à prouver,
proviennent d’un peu partout, mais surtout des régions du
sud et du centre de la province.
• La preuve la plus récente de la présence du Couguar dans
la province remonte à 1932; cette année-là, on en avait
abattu un dans le comté de Kent.
• Le Couguar est très territorial : le mâle défend un domaine
vital qui peut s’étendre de 200 à 1800 km2.
• Il trouve un abri dans des branches et troncs d’arbres
abattus, aussi bien que dans des dépressions ou cavernes
naturelles.
Biologie :
• Le Couguar est solitaire et fuyant.
• À l’ouest, il peut se reproduire tout au long de l’année, et
la femelle a des portées de 1 à 4 petits.
• À l’ouest, le Couguar se nourrit surtout de gros ongulés;
au N.-B., ceci comprend l’orignal, le cerf de Virginie et,
autrefois, le caribou.
Menaces :
• Une fois établis en Amérique du Nord, les Européens ont
chassé et tué le Couguar, soit parce qu’il menaçait le bétail
ou pour des raisons de sécurité personnelle.
• Les menaces actuelles sont difficiles à évaluer vu
l’incertitude au sujet de l’importance et du statut de la
population de Couguars dans l’est de l’Amérique du Nord.
• Si l’espèce est vraiment présente, il se peut que les
Couguars aient de la difficulté à se trouver des partenaires
et ils pourraient souffrir de consanguinité.
Efforts de rétablissement :
• Le Couguar est source de confusion et de controverse au
N.-B. Même si l’on rapporte toujours des observations, il
existe peu de preuves concrètes d’une population établie.
De plus, il n’est pas certain que ces bêtes proviennent de la
nature; elles auraient pu s’échapper de lieux de captivité
d’autres régions de l’est de l’Amérique du Nord car, dans
certains États, la loi permet de posséder un Couguar
comme animal domestique. Il n’en est pas ainsi au N.-B..
• C’est le Musée du N.-B. qui recense les observations de
Couguars dans la province.
Que peut-on faire pour protéger le Couguar?
• Les observations rapportées au Musée du N.-B. par le
public pourraient aider à établir si l’espèce existe toujours
dans la province.
• Appuyer l’entretien de grandes aires boisées continues, cela
afin d’égaler l’envergure du domaine vital du mâle.
Espèces semblables ou apparentées :
• Le Lynx du Canada
• Le Lynx roux
Arlequin plongeur
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Situation actuelle au N.-B.
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
Photo : Richard kuzminski
Histrionicus histrionicus
En voie de disparition
Préoccupante
Oiseau
Renseignements sur l’Arlequin plongeur
Description :
• L’arlequin, un canard de petite taille, mesure environ
45 cm de longueur.
• Le mâle adulte a un plumage bleu-gris et un plastron
blanc bien défini sur la tête, sur le cou et sur la
poitrine; il a les côtés roux ou marron.
• La femelle est d’un brun sombre et ses plastrons blancs
sont répartis de la même façon.
• Le mâle produit son plumage adulte au cours de la
deuxième ou troisième année.
Habitat :
• L’Arlequin plongeur, un canard de mer migrateur, se
trouve sur les deux côtes de l’Amérique du Nord, ainsi
qu’en Asie du Nord et de l’Est, en Islande et au
Groenland. Il fréquente les aires d’hivernage
traditionnelles.
• Il n’existe que quelques comptes rendus au sujet de la
reproduction d’arlequins au N.-B., sur deux rivières du
nord de la province.
• L’Arlequin plongeur se reproduit sur les rivières et les
cours d’eau rapides, clairs et turbulents.
• Les nids sont construits à même le sol, assez souvent à
l’abri d’épaisses broussailles, et, en général, près de
rivières et de cours d’eau rapides et à fond rocheux.
• Le N.-B. lui sert surtout d’habitat d’hivernage (de
décembre à mars), dans la baie de Fundy.
• Pendant les mois d’hiver, on aperçoit l’Arlequin
plongeur le plus souvent le long des longues côtes
rocheuses et exposées, et sur les récifs en mer.
• Il s’alimente sur les surfaces rocheuses immergées et sur
les roches et récifs battus par les vagues.
Biologie :
• L’Arlequin plongeur se reproduit en mai ou au début
de juin.
• La femelle pond 5 ou 6 oeufs.
• En été, l’arlequin se nourrit surtout de larves d’insectes
aquatiques.
• En hiver, son régime varié comprend l’escargot, la
patelle, le crabe, les bivalves, les amphipodes, les
gastéropodes, les copépodes et peut-être les œufs de
poisson.
• Année après année, l’Arlequin plongeur regagne la
même aire d’hivernage.
Menaces :
• Au N.-B., la perturbation des aires d’hivernage par les
activités et l’aménagement accrus sur les côtes pourrait
être très nuisible à nos populations déjà faibles.
• Il existe peu de renseignements historiques au sujet des
populations d’Arlequins plongeurs au N.-B.
• La chasse a peut-être contribué à abaisser le nombre
d’individus au taux actuel, mais le faible taux de
reproduction de l’animal est aussi un facteur probable.
• Le braconnage et les tirs accidentels pendant la chasse
peuvent encore représenter un danger pour ce canard
malgré son statut d’espèce protégée dans la plupart des
régions de l’est.
• Les déversements de pétrole près des aires d’hivernage
traditionnelles peuvent nuire à une bonne partie des
individus qui hivernent au N.-B.
Efforts de rétablissement :
• À l’heure actuelle, il est interdit de chasser l’Arlequin
plongeur dans l’est du Canada.
• Selon des recherches récentes, une population
importante d’Arlequins plongeurs hiverne au large du
Groenland, mais elle se reproduit au Canada. Ainsi, sa
population dans l’est est beaucoup plus importante
qu’on ne le croyait.
• C’est pourquoi, selon le COSEPAC, le statut de la
population d’Arlequins plongeurs de l’Est s’est
amélioré, passant de « En voie de disparition » à
« préoccupation spéciale » en 2001.
• Comme l’Arlequin plongeur est encore présent en
nombre très limité au N.-B., il est une espèce menacée.
• Au N.-B., on contrôle chaque année les aires
d’hivernage actuelles.
Que peut-on faire pour protéger l’Arlequin plongeur?
• Appuyer les programmes de formation des chasseurs.
• Appuyer la protection des aires d’hivernage contre les
perturbations et l’aménagement.
• Appuyer les initiatives de réduction des risques de
déversements de pétrole dans toutes les eaux côtières et
surtout près des aires d’hivernage traditionnelles.
Lynx du Canada
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Lynx canadensis
En voie de disparition
Situation actuelle selon le COSEPAC
Non en péril
Groupe d’ espèces
Mammifère
Photo : Dr. Gordon Court
Situation actuelle au N.-B.
Renseignements sur le Lynx du Canada
Description :
• Le Lynx du Canada peut atteindre une longueur de 85
cm et un poids de 10 kg.
• Il a de longues aigrettes pointues aux oreilles et une
courte queue à extrémité noire.
• Ses larges pattes lui permettent de se déplacer dans la
neige profonde. Le mâle est un peu plus grand et
pesant que la femelle.
• Il est un proche parent du Lynx roux, sauf que la queue
de ce dernier est plus longue et la partie noire se
retrouve seulement sur la surface supérieure, au bout.
Le Lynx roux est incapable de vivre dans les régions de
neiges profondes où prospère le Lynx du Canada.
Habitat :
• Le Lynx du Canada se retrouve dans la plupart des
régions boisées du nord du Canada; on le dit
maintenant rare le long des limites sud de son terrain
de parcours naturel, y compris au N.-B.
• On l’associe en général aux longues bandes de forêts de
conifères denses, parsemées d’affleurements rocheux, de
marais et de broussailles.
• En hiver, ces régions sont d’habitude caractérisées par
des neiges profondes et par de basses températures.
• La majorité des observations et des piégeages
accidentels se produisent à l’extrémité nord-ouest du
N.-B.
Biologie :
• Le Lynx du Canada se reproduit surtout de la mi-mars
au début d’avril.
• La femelle a d’habitude une portée de 2 à 3 petits et
peut en avoir jusqu’à 5.
• On estime le domaine vital du Lynx du Canada entre
10 et 250 km2, selon l’âge, l’effectif de la population, le
sexe, et la disponibilité des proies.
• Sa proie principale est le Lièvre d’Amérique, mais il
mange aussi d’autres petits mammifères.
• On croit que le nombre de lynx dépend directement
du cycle d’abondance de 10 ans du Lièvre d’Amérique.
• Une diminution du nombre de lièvres entraîne une
diminution du succès de reproduction du lynx, et donc
de sa population.
Menaces :
• Il est difficile d’évaluer les menaces étant donné le
manque d’information au sujet de l’espèce au
Nouveau-Brunswick.
• Les préoccupations ont trait aux changements dans le
paysage (foresterie, agriculture, urbanisation), de la
compétition du Lynx roux et des pratiques forestières.
• Étant donné ses nombres restreints, le Lynx du Canada
souffre des piégeages accidentels et de la disponibilité
réduite du Lièvre d’Amérique.
Efforts de rétablissement :
• Au N.-B. on interdit toujours le piégeage et la chasse
au Lynx du Canada.
• Le ministère des Ressources naturelles recueille
l’information au sujet des emplacements du lynx, des
observations et des piégeages accidentels.
Que peut-on faire pour protéger le Lynx du Canada?
• Appuyer l’aménagement forestier qui met l’accent sur
la vie sauvage et sur son habitat.
• Encourager les efforts éducationnels qui visent à
prévenir le piégeage accidentel.
Espèce semblable ou apparentée :
• Le Lynx roux
Satyre fauve des Maritimes
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Situation actuelle au N.-B.
En voie de disparition
Situation actuelle selon le COSEPAC
En voie de disparition
Groupe d’ espèces
Photo : Reginald Webster
Coenonympha inornata nipisiquit
Insecte
Renseignements sur le Satyre fauve des Maritimes
Description :
• Le Satyre fauve des Maritimes est un petit papillon
(ailes de 3.8 cm d’envergure) de couleur brun roux.
• Il se caractérise par un ocelle sur la face inférieure de
l’aile antérieure.
• Il ressemble au Satyre commun, quoique ce dernier soit
plus abondant dans les zones sèches près des marais
salés.
Habitat :
• Dans l’ensemble, le Satyre fauve des Maritimes est très
peu répandu au Québec et au N.-B.; au N.-B., on le
trouve seulement sur la côte de la baie des Chaleurs,
près de Bathurst.
• Il vit uniquement dans un habitat de marais salé.
• Sa répartition et son abondance dans le marais varient
selon que s’y trouvent ou non la Spartine étalée
(plante-hôte de la larve) et la Lavande-de-mer (source
de nectar pour l’adulte).
• L’habitat principal se situe là où les deux espèces
végétales prédominent.
• Les papillons sont peu nombreux dans les zones très
humides inondées par les marées et dans les zones
élevées et très sèches des marais.
Biologie :
• Le cycle vital du Satyre fauve des Maritimes comporte
quatre stades qui, dans l’ensemble, durent toute
l’année : l’oeuf, la chenille (larve), pupe et adulte.
• Les papillons adultes commencent à sortir à la mijuillet et sont présents dans le marais jusqu’à la fin
août.
• L’adulte ne vit qu’une semaine.
• Pendant leur développement, les larves ou chenilles se
nourrissent des pousses de la Spartine étalée.
• Les adultes se nourrissent du nectar qu’ils retirent de la
Lavande-de-mer.
Menaces :
• dommages à l’habitat provoqués par l’aménagement
humain ou les polluants marins (pétrole, toxines,
détergents)
• perturbations causées par les véhicules sur les marais
salés (interdit par la loi).
• activités de rejet ou de remplissage dans les marais.
• systèmes septiques inadéquats qui polluent les marais.
Efforts de rétablissement :
• Une équipe de rétablissement provinciale a été formée.
• Les sites connus sont contrôlés annuellement afin de
surveiller la population.
• Près de Bathurst, un endroit où vit le Satyre fauve des
Maritimes est protégé en tant que réserve.
Que peut-on faire pour protéger le Satyre fauve des
Maritimes?
• Appuyer la conservation des marais salés.
• Encourager et respecter une bonne gestion des abords
des marais et des rivages.
• Éviter de jeter des ordures dans les marais.
• Éviter de cueillir toute plante de marais et de piétiner
l’herbe sur les plages.
• Éviter de conduire des VTT et autres véhicules sur les
marais salés.
Espèce semblable ou apparentée :
• Le Satyre commun
Faucon pèlerin
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Falco peregrinus
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
En voie de disparition
Photo : Richard kuzminski
Situation actuelle au N.-B.
Menacée
Oiseau
Renseignements sur le Faucon pèlerin
Description :
• Le Faucon pèlerin est de la taille de la corneille; la taille
de la femelle dépasse d’environ le tiers celle du mâle.
• Il a un capuchon et une moustache noirs, de longues
ailes en pointe et une longue queue.
• Il fait de 38 à 50 cm de longueur.
Habitat :
• Au N.-B., on trouve des nids de Faucons pèlerins
surtout dans la région de la baie de Fundy; parfois, au
moment de la migration, on en trouve dans d’autres
parties de la province.
• Au N.-B., la plupart des nids de Faucons pèlerins sont
construits sur les corniches de falaises abruptes, mais
on en trouve parfois sur des falaises artificielles telles
des bâtiments et des ponts.
• Le Faucon pèlerin chasse dans des aires dégagées
comme les marais, sur le littoral marin et parfois dans
les forêts ouvertes.
• Il défend son territoire durant la saison des amours.
• Les sites de nidification ne sont jamais très près les uns
des autres; la plupart séparés par plus de 20 km.
• On n’a jamais considéré l’espèce comme étant
commune au N.-B.
• On rencontre le Faucon pèlerin partout sur le globe; sa
reproduction est possible dans la plupart des provinces
canadiennes.
Biologie :
• L’accouplement se fait au printemps; la femelle pond 3
ou 4 œufs.
• Ils se nourrissent principalement d’oiseaux de petite et
de moyenne taille. Leurs proies préférées comprennent
les oiseaux de rivage, les oiseaux chanteurs, la
sauvagine, les pigeons et autres petits oiseaux.
• Ils attrapent la plupart de leurs proies au vol.
• Les deux sous-espèces vivant au N.-B. sont : la
Tundrius du Faucon pèlerin – un migrateur se
déplaçant entre les aires de reproduction au Nord et les
aires d’hivernage au Sud; et le Faucon pèlerin
(Anatum) – se reproduisant ici que l’on peut voir à
l’année, mais qui ne passe pas tous ses hivers ici.
Menaces :
• Autrefois, la menace principale au Faucon pèlerin
provenait du DDT et autres polluants semblables.
• La menace posée par le DDT semble atténuée depuis
que l’on a interdit l’utilisation du DDT en Amérique
du Nord.
• L’accumulation de pesticides et de polluants dans
l’environnement représente toujours un risque
potentiel dans les aires d’hivernage du Faucon pèlerin.
• La collecte des œufs, la chasse et la capture des petits
pour la fauconnerie étaient jadis des menaces.
Efforts de rétablissement :
• À la suite de sa disparition au début des années 50, le
Faucon pèlerin (Anatum) a été réintroduit, de 1982 à
1990, dans la baie de Fundy par la mise en liberté
d’oiseaux élevés en captivité.
• On considère aujourd’hui que les efforts de
réintroduction ont réussi puisque leurs nombres au
N.-B. approchent les niveaux antérieurs estimés.
• En 2000, le COSEPAC a modifié positivement le
statut du Faucon pèlerin (Anatum) de « espèce en voie
de disparition » à « espèce menacée ».
• On effectue régulièrement (aux 5 ans) des contrôles
afin de trouver de nouveaux nids, et les aires de
nidification actuelles sont contrôlées chaque année.
Que peut-on faire pour protéger le Faucon pèlerin?
• Encourager les initiatives visant à protéger les aires de
nidification contre les perturbations.
• Utiliser moins de pesticides et de toxines.
• Appuyer les programmes de protection des habitats
côtiers.
Espèce semblable ou apparentée :
• Le faucon émerillon
Pluvier siffleur
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Situation actuelle au N.-B.
En voie de disparition
Situation actuelle selon le COSEPAC
En voie de disparition
Groupe d’ espèces
Photo : Richard kuzminski
Charadrius melodus melodus
Oiseau
Renseignements sur le Pluvier siffleur
Description :
• Le Pluvier siffleur est plus petit que le merle et pèse
environ 50 grammes.
• Lorsqu’ils portent leur plumage nuptial (au printemps)
ils ont une seule bande noire (parfois interrompue) sur
le front et autour du cou – les bandes ne sont pas
présentes en hiver ou sur les juvéniles.
• Ils sont principalement de la couleur du sable sec –
d’un beige grisé au dessus et blanc en dessous.
Habitat :
• Les Pluviers siffleurs se nourrissent sur les bas-fonds
intertidaux et sur les vasières des régions côtières.
• Ils nidifient sur les rives sablonneuses du littoral en
créant une dépression peu profonde, parfois entourée
de galets ou de coquillages, dans le sable, en haut de la
laisse de haute mer.
• Au N.-B., les pluviers se reproduisent sur les plages de
la côte le long du détroit de Northumberland, de l’île
de Miscou jusqu’à la région de la Réserve nationale de
faune de Cap Jourimain.
• À l’Est, le Pluvier siffleur se reproduit au N.-B., en
Nouvelle-Écosse, à l’Î.-P.-É., à Terre-Neuve, aux Îles de
la Madeleine, à St-Pierre et Miquelon (France), ainsi
que du Maine à la Caroline du Sud aux É.-U.
• Une bonne partie de la population nidifiant dans la
province se trouve dans la péninsule acadienne.
• Les Pluviers siffleurs migrent vers leurs aires
d’hivernage du sud des É.-U. et des Caraïbes dès la fin
août/début septembre.
Biologie :
• Ils arrivent au N.-B. au début du printemps pour se
reproduire (mi-avril à mai), et volent vers le sud des
É.-U. dès le début ou la mi-août.
• La couvée typique est de 4 œufs.
• Ils mangent des vers marins, de petits crustacés, des
larves de mouches, des coléoptères, des puces de mer et
des éphydridés
Menaces :
• Les véhicules et autres activités des êtres humains sur
les plages causent des perturbations pouvant nuire à la
survie des petits.
• Les ordures laissées sur les plages peuvent attirer les
prédateurs.
• La prédation des nids et des oisillons par les renards, les
goélands, les corneilles, les ratons laveurs et les chiens
domestiques sont une menace.
• Les chiens sans laisse dérangent souvent les Pluviers
siffleurs et leurs petits.
• Le développement côtier peut causer la destruction
d’habitat.
Efforts de rétablissement :
• Un plan de rétablissement est mis en œuvre.
• Divers groupes travaillent activement à la protection du
pluvier et de son habitat : par exemple le Projet
Siffleur, le parc national Kouchibouguac et l’Écocentre
Irving de la Dune de Bouctouche.
• Des programmes de Gardiens du Pluvier siffleur
surveillent l’espèce et renseignent le public.
• Le Service canadien de la faune et ses partenaires
suivent de près la répartition de l’espèce (c.-à-d. qu’ils
dénombrent les adultes sur chaque plage) et le succès
d’envol (le nombre d’oisillons, par couple, qui
atteignent l’âge de l’envol). Des études sont en cours
afin de déterminer les taux de survie et pour évaluer le
taux de succès des programmes de conservation.
Que peut-on faire pour protéger le Pluvier siffleur?
• Appuyer les programmes d’éducation qui s’adressent
aux utilisateurs de plages, aux élèves et au grand
public.
• Respecter les enseignes installées pour protéger les aires
de nidification des Pluviers siffleurs. Éviter toute zone
désignée habitat du pluvier.
• Éviter de conduire sur les plages; la loi l’interdit, et cela
risque de déranger ou de tuer les pluviers.
• Éviter de laisser des déchets ou des ordures sur la plage.
• Tenir vos animaux domestiques en laisse lorsque vous
allez à la plage.
Espèces semblables ou apparentées :
• Le Pluvier semipalmé
• Le Pluvier kildir
Aster d’Anticosti
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Symphyotrichum anticostense
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
En voie de disparition
Photo : Projet Siffleur
Situation actuelle au N.-B.
Menacée
Plante
Renseignements sur l’Aster d’Anticosti
Description :
• Ses « pétales » sont bleus, mais peuvent aussi comporter
du rose ou du blanc. Comme dans le cas de tous les
asters, ce que nous appelons des pétales sont en réalité
de minuscules fleurs individuelles.
• Ses feuilles sont étroites et lancéolées.
• L’Aster d’Anticosti peut atteindre 1 m de hauteur.
• On le confond parfois avec l’Aster de la NouvelleBelgique.
Habitat :
• Au N.-B., on le trouve seulement en amont du fleuve
Saint-Jean et de la rivière Restigouche.
• Le long des grandes rivières à courant rapide, l’aster
colonise les berges calcaires qui subissent des
inondations saisonnières.
• L’Aster d’Anticosti croît sur le gravier ou sur les bandes
pierreuses sur les bas rivages.
• Il ne pousse pas dans les zones boisées adjacentes.
• À l’extérieur du N.-B., l’Aster d’Anticosti croît
également au Québec et en quelques endroits du
Maine.
Biologie :
• L’Aster d’Anticosti est une espèce pérenne, ce qui
signifie que le même plant vit plus d’un an.
• Les graines germent au printemps et la plante est en
mesure de fleurir et de produire des graines dès la
première année.
• Les fleurs apparaissent de la mi-juillet jusqu’aux
premiers gels de la fin de l’été ou du début de
l’automne.
• On connaît peu la biologie de cette plante.
Menaces :
• L’Aster d’Anticosti serait plus abondant qu’on ne le
croyait.
• Il semble que l’Aster de la Nouvelle-Belgique puisse se
croiser avec l’Aster d’Anticosti, ce qui réduit le nombre
potentiel d’Asters d’Anticosti purs. On ne sait pas bien
dans quelle mesure son abondance est réduite.
• Les principales menaces humaines sont le piétinement
ou le dérangement des plantes le long des berges et les
VTT qui circulent sur le rivage.
• Par le passé, la construction de barrages sur le fleuve
Saint-Jean a probablement causé la destruction
d’habitats.
Efforts de rétablissement :
• La plupart des efforts de rétablissement ont été axés sur
la recherche de nouveaux sites et la surveillance, ou le
déplacement de sites connus.
Que peut-on faire pour protéger l’Aster d’Anticosti?
• Empêcher l’aménagement humain sur les rivages où
poussent ces plantes.
Espèces semblables ou apparentées :
• Aster de la Nouvelle-Belgique
• Autres asters
Aster subulé
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Symphyotrichum subulatum var obtusifolius
Situation actuelle selon le COSEPAC
En voie de disparition
Photo : Harold Hinds
Situation actuelle au N.-B.
Préoccupante
Groupe d’ espèces
Plante
Renseignements sur l’Aster subulé
Description :
• L’Aster subulé a des fleurs minuscules formées de
quelques « pétales » (comme dans le cas de tous les
asters, ce que nous appelons pétales sont en réalité de
minuscules fleurs individuelles).
• Les « pétales » varient du blanc au bleu pâle.
• Les feuilles sont plaquées tout contre la tige.
• Il dépasse rarement 20 cm de hauteur.
• L’Aster subulé var obtusifolius ou « Aster de Bathurst »
est une variante distincte de l’Aster annuel des marais
salés.
Habitat :
• On trouve l’Aster de Bathurst sur les substrats de
gravier influencés par les marées, près des habitats de
marais salés.
• Son habitat est régulièrement inondé d’eau saumâtre à
marée haute.
• Il croît dans les zones présentant peu de compétition
par d’autres espèces.
• Au N.-B., il ne vit que le long de la côte de la baie des
Chaleurs, à Bathurst ou dans la région immédiate.
• Il n’existe nulle part ailleurs au monde.
Biologie :
• L’Aster subulé est une plante annuelle, ce qui veut dire
que son cycle vital – de graine à floraison à graine –
dure une année.
• Il fleurit du milieu à la fin d’août.
• Il peut se reproduire par autopollinisation, ce qui veut
dire qu’il peut produire ses propres graines, sans
l’apport de pollen d’autres plantes.
• Puisqu’il s’agit d’une annuelle, qui se développe chaque
année à partir d’une graine, elle peut varier
grandement en nombre d’une année à l’autre et
dépend des conditions qui favorisent la germination et
la production des graines.
• Étant donné les changements aux rivages dus aux
marées et aux tempêtes, l’Aster subulé peut varier en
nombre et changer d’emplacement d’une année à
l’autre.
Menaces :
• L’Aster subulé est sensible aux dérangements
catastrophique, par exemple la pollution d’origine
marine et les fortes vagues de tempête.
• La perturbation des habitats de marais salés par les
activités humaines (p. ex. l’aménagement du littoral)
constitue la principale menace.
Efforts de rétablissement :
• Surveillance et protection des sites connus.
• Recherche de nouveaux sites.
Que peut-on faire pour protéger l’Aster subulé?
• Appuyer la bonne gestion de nos marais et rivages.
• Éviter de jeter des ordures dans les marais.
• Éviter de cueillir toute plante de marais et de piétiner
l’herbe sur les plages.
• Éviter de conduire un VTT ou autre véhicule dans les
marais salés.
Espèces semblables ou apparentées :
• L’Aster annuel des marais salés
• Les autres asters
Pédiculaire de Furbish
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Situation actuelle au N.-B.
En voie de disparition
Situation actuelle selon le COSEPAC
En voie de disparition
Groupe d’ espèces
Photo : Projet Siffleur
Pedicularis furbishiae
Plante
Renseignements sur la Pédiculaire de Furbish
Description :
• La tige de la Pédiculaire de Furbish est rouge foncé ou
marron, a peu ou pas de branches et n’a que quelques
feuilles étroites éparses d’un vert foncé qui sont
fortement sectionnées.
• Elle a une grappe serrée de petites fleurs d’un jaune
verdâtre, ne s’ouvrant que quelques-unes à la fois.
• Elle a une grappe de feuilles semblables à la fougère à la
base de la tige.
• Elle pousse en moyenne jusqu’à 75 cm de hauteur,
mais elle peut atteindre 1 mètre.
• Elle fait partie de la famille des scrophulariacées.
Habitat :
• Elle croît sur les rives en amont du fleuve Saint-Jean.
• Elle pousse dans la terre humide, sur les pentes
ombragées, entre la forêt et l’eau.
• Elle vit dans les zones libres ou ombragées, sur les
rivages raclés par la glace lors des inondations
printanières.
• Son étendue globale est très limitée : à l’extérieur du
N.-B., on ne la retrouve qu’en amont de le fleuve
Saint-Jean au Maine.
Biologie :
• La Pédiculaire de Furbish fleurit de juillet à août et elle
est pollinisée par les bourdons.
• Il faut aux plants 2 ou 3 ans pour atteindre leur
maturité et pour fleurir.
• Elle se reproduit au moyen de graines. Les jeunes
plants sont en fait des racines parasites et dépendent
des plantes hôtes environnantes pour obtenir leurs
éléments nutritifs. La plante hôte pourrait être le trèfle,
l’aulne ou une autre plante fixatrice d’azote.
• Il s’agit d’une espèce pérenne, ce qui veut dire qu’une
plante spécifique vivra plus d’un an.
• Chaque année, une bonne partie de son habitat est
perturbée, soit inondée ou récurée par la glace; la
population de la pédiculaire a donc tendance à varier.
Menaces :
• Les dangers actuels sont surtout au niveau local : les
dépotoirs, par exemple, les ordures, l’exploitation de
gravières et l’enlèvement d’arbres sur les rives.
• L’aménagement industriel, agricole ou résidentiel au
bord de l’eau peut nuire à l’habitat de cette plante.
• Les barrages hydroélectriques ont altéré certains rivages
où pousse actuellement la Pédiculaire de Furbish et où
elle poussait autrefois.
Efforts de rétablissement :
• La Fondation pour la protection des sites naturels du
N.-B. a fait l’achat d’une première réserve pour la
Pédiculaire de Furbish afin de la protéger.
• Les sites connus font l’objet de surveillance.
• Une équipe de rétablissement de la Pédiculaire de
Furbish est à l’oeuvre.
Que peut-on faire pour protéger la Pédiculaire de
Furbish?
• Favoriser une bonne gestion de la zone riveraine.
• Se joindre aux organismes de conservations locaux et
provinciaux qui offrent l’occasion de se renseigner sur
les espèces menacées et sur les habitats naturels d’une
importance spéciale à travers la province.
• Encourager la protection des rives, en créant par
exemple des zones tampons.
Espèce semblable ou apparentée :
• La Pédiculaire du Canada
Aster du golfe Saint-Laurent
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Symphyotrichum laurentianum
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
En voie de disparition
Préoccupante
Photo : Projet Siffleur
Situation actuelle au N.-B.
Plante
Renseignements sur l’Aster du golfe Saint-Laurent
Description :
• Comme pour tous les asters, la fleur de l’Aster du golfe
Saint-Laurent est composée de plusieurs petites fleurs.
Ces fleurs minuscules ressemblent davantage à des soies
qu’à des « pétales ».
• Les capitules sont blanchâtres à rosâtres.
• Ses feuilles, d’un vert pâle, sont succulentes (ou
charnues).
• L’Aster du golfe Saint-Laurent peut atteindre 30 cm de
haut, mais certains individus atteignent à peine 5 cm.
Habitat :
• Il croît dans les marais côtiers, le long de barachois ou
dans des dépressions derrière les dunes.
• Il croît dans le sable ou la vase saumâtres, d’ordinaire
dans les parties plus sèches des marais salés.
• Il vit d’habitude là où les plantes sont éparses et où il y
a moins de compétition.
• Au N.-B., il pousse en quelques endroits le long du
littoral de Northumberland.
• Il se rencontre également au Québec (Îles de la
Madeleine) et à l’Î.-P.-É.
Biologie :
• L’Aster du golfe Saint-Laurent est une plante annuelle,
ce qui veut dire que son cycle vital – de graine à
floraison à graine –dure une année.
• Il fleurit du début à la mi-septembre.
• Les graines se développent à la fin septembre et sont
dispersées par le vent et l’eau à la fin d’octobre.
• Puisqu’il s’agit d’une annuelle, qui se développe chaque
année à partir d’une graine, le nombre peut en varier
grandement d’une année à l’autre et il dépend des
conditions qui favorisent la germination et la
production des graines.
• Étant donné les changements aux rivages dus aux
marées et aux tempêtes, l’Aster du golfe Saint-Laurent
peut varier en nombre et changer d’emplacement d’une
année à l’autre.
Menaces :
• L’Aster du golfe Saint-Laurent est sensible aux
perturbations catastrophiques, par exemple à la
pollution arrivant de la mer et aux fortes vagues de
tempête.
• La perturbation des habitats de marais salés par les
activités humaines (p. ex. l’aménagement du littoral)
constitue la principale menace.
Efforts de rétablissement :
• Les emplacements connus sont contrôlés annuellement.
• Divers groupes comme le Projet Siffleur, le parc
national Kouchibouguac et l’ÉcoCentre Irving – la
Dune de Bouctouche participent aux efforts de
surveillance.
• On recherche régulièrement de nouveaux
emplacements.
Que peut-on faire pour protéger l’Aster du golfe
Saint-Laurent?
• Appuyer la bonne gestion de nos marais et rivages.
• Éviter de jeter des ordures dans les marais.
• Éviter de cueillir toute plante de marais et de piétiner
l’herbe sur les plages.
• Éviter de conduire un VTT ou un autre type de
véhicule dans les marais salés.
Espèces semblables ou apparentées :
• Les autres asters
Ériocaulon de Parker
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Eriocaulon parkeri
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
En voie de disparition
Non évaluée
Photo : NBDNRE
Situation actuelle au N.-B.
Plante
Renseignements sur l’Ériocaulon de Parker
Description :
• Il se caractérise par des « boutons » blanchâtres de
fleurs minuscules sur une tige unique.
• De petites touffes de feuilles poussent à la base de la
tige.
• Il peut croître jusqu’à 10 cm de haut, mais est souvent
moins que cela.
• L’Ériocaulon septangulaire, une espèce semblable, se
distingue de l’Ériocaulon de Parker par sa morphologie
et par son habitat.
Habitat :
• Les habitats de l’Ériocaulon de Parker sont les eaux
saumâtres peu profondes, la zone intertidale et les
rivages vaseux ou graveleux
• Il est limité aux zones où l’eau douce (rivières et cours
d’eau) rencontre l’eau salée (estuaires).
• Au N.-B., on le trouve seulement le long de l’estuaire
de la Miramichi.
• À l’extérieur du N.-B., on le trouve le long de l’estuaire
du Saint-Laurent de même que plus au sud, dans le
Maine et en Virginie.
Biologie :
• L’Ériocaulon de Parker fleurit de la fin août au début
septembre.
• Il s’agit d’une espèce pérenne, ce qui veut dire qu’un
plant donné vivra plus d’un an.
Menaces :
• Les perturbations aux rivages causées par les
aménagements humains.
• La pollution par les contaminants d’origine marine ou
par les eaux de ruissellement.
Efforts de rétablissement :
• La surveillance des sites connus.
• La sensibilisation des propriétaires fonciers.
• Des projets de gestion et d’éducation.
Que peut-on faire pour protéger l’Ériocaulon de
Parker?
• Favoriser la bonne gestion des rivages et respecter les
zones tampons le long des cours d’eau.
• Se joindre aux organismes de conservation locaux et
provinciaux offrant l’occasion de se renseigner sur les
espèces menacées et leurs habitats partout dans la
province.
Espèce semblable ou apparentée :
• L’Ériocaulon aquatique
Ptérospore andromède
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Pterospora endromedea
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
En voie de disparition
Non évaluée
Photo : MRN&ENB
Situation actuelle au N.-B.
Plante
Renseignements sur la Ptérospore andromède
Description :
• La Ptérospore andromède n’a pas de chlorophylle et
donc pas de feuilles vertes caractéristiques que l’on
s’attend de voir sur une plante.
• Sa tige est droite et non ramifiée.
• D’un rouge distinct l’été, la Ptérospore andromède
brunit à mesure que la saison avance.
• Sa hauteur varie entre 30 et 100 cm.
• Ses fleurs pendantes, en forme d’urne, de couleur
blanche à rougeâtre, poussent le long de la tige.
• Elle est apparentée au monotrope uniflore et au
monotrope du pin qui non plus, n’ont pas de
chlorophylle.
• Le plus gros de sa croissance se produit en quelques
semaines, du milieu à la fin de l’été.
• Les champignons spéciaux absorbent l’eau et les
éléments nutritifs puis alimentent la Ptérospore
andromède à partir de la couche d’humus.
Menaces :
• La perturbation de forêts matures et anciennes de pin
blanc et de pruche au N.-B., par exemple par les
incendies et la récolte d’arbres.
Efforts de rétablissement :
• Les sites connus font l’objet de surveillance.
Habitat :
• La Ptérospore andromède croît dans les forêts de Pin
blanc ancien ou de Pin blanc et de pruche.
• Elle pousse dans les zones ayant accumulé une bonne
couche de vieilles aiguilles et autre matière végétale.
• On ignore la raison pour laquelle elle ne colonise pas
les peuplements plus jeunes; il est possible que ce soit
en raison de la composition du sol, des conditions de
leur microenvironnement ou encore de la disponibilité
de champignons associés.
• Au N.-B., on la trouve souvent sur les pentes abruptes.
• Sa population est réduite au N.-B., mais beaucoup plus
abondante dans l’Ouest canadien.
Biologie :
• La Ptérospore andromède est incapable de
photosynthèse étant donné l’absence de chlorophylle
(c.-à-d. qu’elle n’obtient pas son énergie du soleil).
• Elle obtient sa nourriture de champignons spécifiques,
en branchant ses racines aux racines d’anciens pins et
pruches.
Que peut-on faire pour protéger la Ptérospore
andromède?
• Favoriser la protection de forêts de conifères matures
où poussent le pin blanc et la pruche.
• Se joindre aux organismes de conservation locaux et
provinciaux qui offrent l’occasion de se renseigner sur
les espèces menacées et leur habitat partout dans la
province.
Espèces semblables ou apparentées :
• Le Monotrope uniflore
• Le Monotrope du pin
Isoète prototype
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Isoetes prototypus
Situation actuelle selon le COSEPAC
En voie de disparition
Non évaluée
Groupe d’ espèces
Photo : Jim Goltz
Situation actuelle au N.-B.
Plante
Renseignements sur l’Isoète prototype
Description :
• Il ressemble à une poignée d’aiguillons verts poussant
sur le fond du lac.
• Ses feuilles, ou aiguillons, s’attachent à la base de la
plante et pointent vers le haut.
• Il est d’un vert foncé et sa base est rousse.
• Ses feuilles, ou aiguillons, atteignent 15 cm de
longueur.
Habitat :
• Il pousse dans les lacs frais approvisionnés par des
sources, à une profondeur d’environ 2 m.
• Il pousse dans les substrats immergés composés de
limon, de boue, de sable ou de gravier meubles.
• Au N.-B., on le trouve dans un seul lac, près de
Harvey, dans le sud-ouest.
• On le trouve également en Nouvelle-Écosse et au
Maine.
Menaces :
• On est incertain du niveau de danger qui menace
l’Isoète prototype. Le danger pourrait comprendre la
destruction de l’habitat par le déversement d’ordures,
le ratissage, la création de lieux de baignade,
l’enlèvement de plantes aquatiques ou, indirectement,
par la pollution.
Efforts de rétablissement :
• Le site unique du N.-B. fait l’objet de contrôle régulier.
• Des botanistes de la province sont à la recherche
d’autres sites de l’Isoète prototype.
Que peut-on faire pour protéger l’Isoète prototype?
• Favoriser la bonne gestion des rivages d’eau douce.
• Se joindre aux organismes de conservation locaux et
provinciaux qui offrent l’occasion de se renseigner sur
les espèces en voie de disparition et de leur habitat
partout dans la province.
Biologie :
• Ce n’est qu’en 1991 qu’on a reconnu l’Isoète prototype
en tant que nouvelle espèce.
• Il n’a pas de fleurs mais produit plutôt des spores à la
fin de l’été ou au début de l’automne.
• C’est une espèce pérenne, c.-à-d. qu’une plante donnée
vit plus d’une année.
• Il s’agit d’un sempervirent, c.-à-d. qu’il est vert à
longueur d’année.
Espèce semblable ou apparentée :
• L’Isoète des étangs
Listère australe
Répartition de
l’espèce au N.-B.
Listera australis
Situation actuelle selon le COSEPAC
Groupe d’ espèces
En voie de disparition
Non évulaét
Photo : Jim Goltz
Situation actuelle au N.-B.
Plante
Renseignements sur la Listère australe
Description :
• La Listère australe est une petite plante portant, à
mi-tige, une paire de feuilles en forme de cuillères.
• Ses fleurs, très petites, sont d’un mauve rougeâtre (un
sous-ensemble de cette espèce a des fleurs vert pâle).
• Elle atteint les 20 cm de hauteur.
Habitat :
• Elle pousse aux abords des tourbières de sphaigne,
d’habitude sur des buttes de sphaigne.
• Elle préfère la base d’épinettes noires rabougries aux
abords des tourbières.
• Il se retrouve aussi en Nouvelle-Écosse, au Québec, en
Ontario, ainsi que dans l’Est des États-Unis.
Biologie :
• La Listère australe fleurit d’ordinaire de la mi-juin
jusqu’en juillet.
• Il s’agit d’une espèce pérenne, ce qui veut dire qu’un
plant donné vivra plus d’un an.
• Le cycle vital de la Listère australe est complexe et peut
s’étendre sur une ou deux années si elle ne produit pas
de feuillage aérien. C’est pourquoi elle n’est pas
nécessairement absente d’un site où on ne l’a pas vue.
Menaces :
• La perte d’habitat due à l’exploitation forestière et à la
récolte de la tourbe, qu’il s’agisse de leurs effets directs
ou des changements qu’ils causent au système
hydrologique, provoquant ainsi l’assèchement de la
sphaigne.
Efforts de rétablissement :
• Les sites du N.-B. sont contrôlés régulièrement.
• Un site qui se situe à l’intérieur du parc national
Kouchibouguac est protégé.
Que peut-on faire pour protéger la Listère australe?
• Se joindre aux organismes de conservation locaux et
provinciaux qui offrent l’occasion de se renseigner sur
les espèces menacées et leurs habitats partout dans la
province.
Espèces semblables ou apparentées :
• Les autres listères
62 — Espèces en péril
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