II/ Les différentes catégories de microbes III/ Comment les microbes

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Chapitre 1 : les microbes sont partout
I/ Introduction
Les travaux de Pasteur, les perfectionnements du microscope optique,
puis l’invention du microscope électronique ont montré qu’il existait dans notre
environnement, un monde invisible, mais omniprésent : celui des microbes ou microorganismes. Leur très petite taille fait qu’ils peuvent se retrouver partout : dans l’air,
dans l’eau, dans nos aliments, sur notre peau, dans nos organes. Certains sont
inoffensifs, voir utiles mais d’autres entraînent des maladies, on dit qu’ils sont
pathogènes
II/ Les différentes catégories de microbes
On peut schématiquement classer les microbes en 4 catégories :
 Les bactéries
 Les champignons microscopiques
 Les protozoaires
 Les virus

Voir Documents polycopiés (4)
III/ Comment les microbes peuvent-ils pénétrer dans notre
organisme ?
Il existe de multiples « portes d’entrées » par lesquelles les microbes peuvent
nous envahir, les principales sont :
1 / Par la voie respiratoire
C’est le chemin idéal pour une grande quantité de microbes qui se retrouvent en
contact avec les muqueuses nasales, celles du pharynx, des bronches ou des poumons.
Exemples :
Voie
Catégories de microbe
Nom du microbe
Maladie développée
Bacille Légionella
Légionellose
Streptocoque
Angine bactérienne
Aspergillus
Aspergillose
Virus grippal
Grippe
Virus du Rhume
Rhume
Respiratoire
Bactéries
Champignons
Virus
2. Par la voie digestive
Il peut arriver que la nourriture ou les boissons que nous consommons contiennent
des microbes pathogènes, en raison de pollutions diverses ou d’un manque d’hygiène:
Exemples :
Voie
Catégories de microbe
Nom du microbe
Maladie développée
Bacille Listéria
Listériose
Bacille cholérique
Choléra
Champignons
Candida albicans
Candidose digestive
Protozoaires
Amibe
Amibiase
Virus
Virus de l’Hépatite A
Hépatite A
Digestive
Bactéries
3. Par la voie transcutanée (à travers la peau)
On verra par la suite que la peau est une barrière efficace contre les microbes,
mais une blessure, une morsure, une piqûre (par un insecte ou par injection), font
que cette barrière peut être franchie librement par les microbes.
Exemples :
Voie
Catégories de microbe
Nom du microbe
Maladie développée
Staphylocoques
Furoncles, Orgelet
Transcutanée
(à travers la peau)
Bactéries
Bacille tétanique
Moisissures
Champignons
Levures
Protozoaires
Plasmodium
Virus Rabique
Virus
Virus de l’Hépatite
Tétanos
(par blessure)
Mycoses cutanées
ex : « pied d’athlète »
Malassieza
(mycose : pityriasis versicolor)
Paludisme
(Piqûre de moustique)
Rage
(par morsure)
Hépatite C
(par transfusion)
4. Par la voie sexuelle
Au cours d’un rapport sexuel non protégé, existe le risque de contracter une
infection sexuellement transmissible (IST), les muqueuses génitales étant un milieu
favorable au développement des micro-organismes.
Exemples :
Voie
Catégories de microbe
Nom du microbe
Maladie développée
Gonocoque
gonorrhée
Tréponème
Syphilis
Candida albicans
Candidoses vaginales
Virus Herpès
Herpès génital
Virus VIH
Sida
Virus de l’Hépatite
Hépatite B
sexuelle
Bactéries
Champignons
Virus
IV. Comment éviter la prolifération des micro-organismes ?
1. Par des simples règles d’hygiène


Corporelle : se laver les mains, se brosser les dents, faire sa toilette
intime.
Alimentaire : Laver les fruits et légumes, éviter les viandes mal
cuites, les aliments restés dehors….
2. Par l’utilisation de l’asepsie


Démarche préventive qui consiste à éliminer le maximum de
microbes de l’environnement (ex : salle d’opération)
Elle utilise des techniques (ex : stérilisation) ou des produits (ex : eau
de Javel)
3. Par l’utilisation de l’antisepsie


Démarche curative qui consiste à détruire les microbes qui sont déjà
à l’œuvre (bactéries surtout)
Elle utilise des produits antiseptiques à usage externe comme
l’alcool à 9O° ou à usage interne ex : antiseptiques intestinaux
Chapitre 2 : Comment lutter contre les microbes ?
I/ Grâce à nos propres défenses immunitaires
Toutes les cellules de notre organisme possèdent à leur surface, des molécules
chimiques spéciales appelées : « les marqueurs du soi ». Grâce à elles, il est possible de
distinguer ce qui nous appartient : « le soi », de ce qui ne nous appartient pas : « le nonsoi ». Tout ce qui est étranger comme un microbe, une toxine, un venin, mais aussi un
greffon portent ces marqueurs du « non soi » appelés : antigènes. Leur présence va
entraîner une riposte à cette intrusion c’est la réaction immunitaire. Elle met en jeu des
globules blancs dont certains sont spécialisés dans le repérage des intrus, et d’autres
chargés de les détruire.
Ces différentes cellules du système immunitaire sont fabriquées, comme tous les
globules du sang, par la moelle rouge des os, et stockées en de nombreux endroits du
corps : thymus, rate, ganglions lymphatiques (schéma polycopié)
Le sang et la lymphe (plasma sanguin filtré au travers des parois des capillaires)
jouent un rôle majeur pour le transport de ces cellules qui sont ensuite récupérées, par
le circuit lymphatique (schéma polycopié).
Capillaire sanguin avec des
globules rouges et blancs
Cellules d’un
organe
Vaisseau
lymphatique
Retour de la
lymphe
Sortie de la lymphe
du capillaire
Circulation de
la lymphe entre
les cellules
Ganglion
lymphatique avec
des globules
blancs
Globule blanc sortant
d’un capillaire
lymphe rejoignant la
circulation générale
Il existe deux types de réaction de défenses :
1/ Les réactions immédiates de défense (non spécifiques)
Quand un microbe (porteur d’antigènes) a réussi à pénétrer, ex : par la peau, cela
provoque aussitôt une réaction inflammatoire : rougeur, œdème. Des globules blancs
vont sortir en nombre des vaisseaux sanguins (schéma polycopié), emprisonner le
microbe en l’entourant, le digérer puis l’éliminer. Ce processus se nomme la phagocytose
et les globules blancs chargés de ce travail sont appelées macrophages ou phagocytes
Cytoplasme
Noyau
Vacuole digestive
Bactérie
1. Repérage d’un
bacille
3. Digestion du microbe
grâce aux vacuoles
digestives
2. Encerclement de
l’intrus
4. Expulsion des déchets ou
libération de toxines
Ce type d’attaque se fait contre n’importe quel antigène, sans distinction, cette action est
donc non spécifique.
Il arrive fréquemment que ce système de défense soit pris en défaut :
 D’une part en raison des toxines (poison) que contiennent certains microbes
(notamment des bactéries) et qui détruisent les cellules phagocytaires.
 D’autre part en raison du nombre de microbes qui ont réussi à pénétrer dans
l’organisme et à s’y multiplier rapidement.
Toutes ces cellules mortes forment le pus, parfois l’infection gagne, et un deuxième
rideau de défense doit se mettre en place :
2/ Réactions de défenses lentes (mais spécifiques)
Elles mettent en jeu des globules blancs spécialisés appelés : Lymphocytes dont il existe deux
types :


Les lymphocytes B
Les lymphocytes T
a.
Mise en évidence de l’action des Lymphocytes B :
(Expérience de Von Behring modifiée) :
Doc 1 p 166

Début de l’expérience:
1. On injecte au lot de rongeurs n°1 des bacilles tétaniques, presque tous meurent
mais certains survivent.
2. Chez les survivants on prélève un peu de leur sang et on en sépare le sérum (ou
plasma) de ses cellules sanguines.
3. On fait une double injection aux rongeurs du lot n°2, de bacilles tétaniques et de
sérum provenant des rongeurs guéris. On constate que tous survivent.
Conclusion 1 :
Il y a des substances présentes dans le plasma sanguin des rongeurs survivants qui ont
protégé le lot n° 2 de la maladie. Ces substances ont été nommées par lui des
anticorps.

Suite de l’expérience de Behring
Sur de nouveaux rongeurs sains du lot n°3, on injecte simultanément des bacilles
diphtériques et le sérum des rongeurs guéris du tétanos. On constate qu’ils meurent
presque tous de la diphtérie.
Conclusion 2 :
Les anticorps efficaces contre le tétanos ne peuvent empêcher la diphtérie. Leur action
est donc spécifique d’un seul antigène.
b. Par qui sont produits ces anticorps ?
Ils le sont par des globules blancs à gros noyaux qui circulent en permanence dans la
lymphe, les lymphocytes B . Ils sont produits dans la moelle rouge des os. Au départ ils sont dits
« naïfs » tant qu’ils n’ont pas rencontré de microbe. Attirés par les antigènes, ils deviennent actifs à
leur contact. Ils en prennent « l’empreinte chimique », fabriquent la contre empreinte de l’antigène
c’est cette molécule chimique « en forme de Y » qui est appelée anticorps. Les lymphocytes B
détenteurs de cette « recette » se multiplient en grand nombre dans les ganglions lymphatiques et
se mettent alors à fabriquer des millions de ces anticorps (Doc 4 p 169)
c. Comment agissent les anticorps ?
Ces molécules chimiques solubles dans la lymphe sont transportées par elle et se
fixent sur chaque antigène rencontré, ce qui constitue un complexe antigène/anticorps qui
neutralise le microbe (les formes des molécules sont complémentaires). Des macrophages viendront
phagocyter ces complexes antigènes/anticorps, la durée du processus peut prendre une semaine ou
plus.
d. Mise en mémoire de lymphocytes B
Une partie de ces lymphocytes actifs qui possèdent donc la « recette de fabrication »
d’un anticorps sera mis en réserve dans les ganglions, ce qui fait que si le même microbe se présente
à nouveau il sera « attendu » et la riposte sera beaucoup plus rapide et efficace car ces lymphocytes
B mémoire peuvent se multiplier et agir sans délais : Doc 4 p 173
e. Action de cellules tueuses : les Lymphocytes T
Ces lymphocytes particuliers s’attaquent aux cellules étrangères en particulier les virus
ou les cellules cancéreuses dont les antigènes ont été repérés. Comme pour les lymphocytes B, ils
sont programmés pour s’attaquer à une cible précise, ils se multiplient ensuite très vite dans le
Thymus. Leur mode d’action est cependant différent : ils vont au contact des cellules identifiées et
les détruisent directement.
Il est parfois nécessaire de limiter leur action (cas des allogreffes) car tout greffon étant identifié
comme étranger est combattu (rejet).
Comme pour les lymphocytes B, il existe des Lymphocytes T mémoire mis en réserve en cas de
nouvelle attaque et qui assurent une bonne défense immunitaire
II / Des pratiques médicales pour prévenir ou pour guérir les maladies
1. La vaccinothérapie
La vaccination est une méthode consiste à injecter à une personne soit des microbes
atténués soit des microbes morts afin de stimuler la production d’anticorps ou de lymphocytes T. Le
but est de mettre en place une mémoire immunitaire pour que l’organisme soit prêt à réagir tout de
suite en cas d’attaque réelle.
C’est une mesure préventive qui prend au moins deux semaines avant d’avoir un effet
protecteur. Les vaccins avec microbes atténués ne nécessitent pas de rappels.
2. La sérothérapie
C’est une mesure curative souvent employée en urgence pour soutenir les défenses
immunitaires défaillantes d’un patient. Elle consiste à injecter le sérum d’une personne ou d’un
animal (ex : le cheval) possédant les anticorps recherchés pour lutter contre la maladie (ex sérum
antitétanique). Il s’agit d’un transfert momentané de défenses immunitaires, il n’y a aucun effet
mémoire à en attendre puisque aucune cellule immunitaire n’a été transférée.
3. Les médicaments
Ils offrent des moyens de lutte souvent déterminants pour vaincre une infection ou accélérer
sa guérison. Suivant les microbes ont été développés des ripostes adaptées.
a. Contre les bactéries
C’est le règne des antibiotiques dont on abuse parfois car ils ne sont efficaces que contre
les bactéries. La découverte par A. Fleming en 1928 de l’action de la moisissure Pénicilium
notatum a été à l’origine de leur développement qui a révolutionné la médecine. On en
compte 7 familles dont l’efficacité peut être testée grâce à un antibiogramme :
b. Contre les virus
Les antibiotiques n’ayant aucun effet on peut utiliser des antiviraux (ex AZT en trithérapie
pour le Sida, Rétrovir contre l’herpès etc.…)
c. Contre les champignons
Ce sont les antimycosiques ou antifongiques
d. Contre les protozoaires
Des médicaments spécifiques ont été développés : antipaludéens (ex Nivaquine),
antiamibiens …
III/ Les défaillances du système immunitaire
1. Immunodéficience innée
Parfois certains enfants naissent sans que leur organisme soit capable de produire des
macrophages, des lymphocytes B ou des lymphocytes T. Ils ne peuvent survivre que dans une
enceinte stérile (bébés bulle) en l’attente d’une greffe de moelle osseuse Doc p 192
2. Immunodéficience acquise
C’est ce qu’ont développé les victimes du SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise)
maladie due au virus VIH (virus d’immunodéficience humaine). C’est une maladie mondiale :
Doc p 184. Les voies de contamination sont sexuelles ou sanguine. Le virus envahit les
lymphocytes T et détruit progressivement toutes les défenses immunitaires, ce qui entraine la
mort à la suite de nombreuses maladies opportunistes. Il n’y a pas de vaccin, mais des
traitements qui bloquent l’évolution de la maladie au stade où elle en est rendue. D’où la
nécessité impérative du dépistage précoce d’une éventuelle séropositivité en cas de doute :
Doc p 186 et p 187.
3. La réaction allergique
Il s’agit d’un dérèglement du système immunitaire qui se met à fabriquer de manière très
excessive des anticorps appelés immunoglobulines E (IgE) en réponse à une substance
allergisante normalement sans effets ex : pollen, poils d’animaux, acariens, piqûre d’insectes,
cacahuètes etc : Doc A p 188, cela provoque souvent des œdèmes qui peuvent être graves. On
peut suivre un traitement de désensibilisation.
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