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Jeudi 10 mars 2011
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Campagne soutenue par le Ministère de la Santé et des Sports, le Ministère du Travail,
des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville,
le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer,
le Ministère de l’Éducation Nationale
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Association Journée Nationale
de l’Audition pour l’information
et la prévention dans
le domaine de l’audition
Ce dossier contient un argumentaire détaillé sur l'audition,
la malentendance et les solutions pour mieux entendre.
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SOMMAIRE
L'audition
• Le système auditif
• Le son
• La déficience auditive
• Les acouphènes
• L’hyperacousie
Le bruit
• La gêne due au bruit
• Le bruit nocif
• L’audition et la vie professionnelle
• Le bruit et la musique amplifiée
La recherche
• Les surdités d'origine génétique et les perspectives thérapeutiques
• Surdité, acouphènes : vers une nouvelle pharmacologie
Le dépistage
• Le dépistage chez le nouveau-né
• Le dépistage chez l’enfant
• Le dépistage chez l’adulte
La Presbyacousie
Testez votre audition
Faire face aux troubles auditifs
• Les aides auditives ou prothèses auditives
• La prise en charge des aides auditives
• La chirurgie et les implants
Le confort auditif
Les professionnels de l'audition
• Le médecin ORL : un spécialiste
• L'audioprothésiste : un professionnel de la correction auditive
L'orthophoniste : un spécialiste de la communication orale
Les associations
Comité Scientifique
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L'audition
L'audition exerce deux fonctions primordiales :
- Une fonction de vigilance et d’alerte basée sur l’écoute permanente de l’environnement
proche, écoute que n’interrompt ni l’obscurité, ni les obstacles,
- Une fonction de communication par la parole.
• Le système auditif, organe de l’audition, intervient à deux niveaux fonctionnels :
- Un système périphérique, l’oreille, capte, analyse, et transforme les sons en influx nerveux ;
- Un système central constitué par les voies nerveuses qui transmettent l’influx nerveux et les
aires auditives cérébrales qui interprètent le message transmis.
• L’audition s’exerce par le son, onde se propageant dans l’air sous forme de rapides
variations de pression (vibrations) ; l’amplitude de ces variations fait que le son est perçu
faible ou fort, la fréquence des vibrations donne la sensation de grave ou aigu.
Le système auditif
>L’oreille
Elle comprend trois parties :
- l’oreille externe, constituée du pavillon et du conduit
auditif, capte et guide le son jusqu’au tympan, membrane
mise en vibration par les variations de pression ;
- l’oreille moyenne, constituée par une chaîne de
3 osselets, le marteau, l’enclume et l’étrier, transmet les
mouvements du tympan à l’oreille intern ;
- l’oreille interne est au cœur du système auditif ;
c’est un milieu liquide renfermant deux ensembles
fonctionnels distincts : le vestibule, organe de l’équilibre,
et la cochlée ou limaçon, dédiée à l’audition.
La cochlée qui abrite environ 15 000 cellules sensorielles a
une triple action :
• elle amplifie les vibrations qui lui parviennent,
• elle transforme l’énergie vibratoire en influx nerveux ;
• elle analyse les sons et les aiguilles selon leur fréquence vers les différentes fibres nerveuses spécialisées
qui lui sont connectées.
La plupart des surdités sont consécutives à une atteinte des cellules sensorielles ou cellules ciliées ; il en
résulte une double carence : le malentendant n’entend pas certains sons par manque d’amplification,
et a des difficultés à comprendre la parole, faute d’analyse.
>Les fibres nerveuses
et les aires auditives
L’influx nerveux généré par la cochlée est
conduit jusqu’aux aires auditives du cerveau
par un faisceau de fibres nerveuses dont chacune
porte une partie des informations résultant
de l’analyse effectuée par la cochlée.
Le cortex cérébral interprète le message sonore
et génère la sensation auditive, image perceptive
du message sonore capté par l’oreille.
Saviez-vous que ?
>L’audition est un sens particulièrement vulnérable, car les cellules ciliées,
sont peu nombreuses, environ 15000, leur nombre ne s’accroît pas, et elles
ne se renouvellent pas.
>En comparaison, la vision, utilise plusieurs millions de cellules rétiniennes,
et l’odorat dispose de millions de cellules sensorielles qui, de plus, peuvent
se renouveler
Chiffre clé :
15 000
c’est le nombre de cellules contenues dans la cochlée.
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Le son
Un son stimule spécifiquement le système auditif, et induit une sensation auditive représentative du son
qui l’a fait naître. Chaque son est fait d’un ensemble particulier de fréquences (spectre) lui conférant une
originalité qui permet de l’identifier et qui constitue la source des informations que nous avons sur
l’environnement proche.
L’intensité des sons est exprimée en décibels (dB) dans une échelle allant :
• de 0 dB, seuil de l’audition humaine au-dessous duquel aucun son n’est perceptible,
• à 120 dB, niveau très éle, nocif pour l’oreille, limite supérieure des sons naturels de notre environnement.
Mais des sons plus faibles, inaudibles par l’homme, et plus forts, extrêment dangereux peuvent exister.
Les fréquences perçues par l’homme sont comprises entre 20 et 20 000 hertz ; certaines espèces animales
entendent jusqu’à 10 0000 hertz, d’autres à partir de quelques hertz.
• au dessus de 85 dB, les sons deviennent nocifs pour l’oreille.
La déficience auditive
La déficience auditive, ou malentendance, ou encore surdité,
est caractérisée par une élévation du seuil de l’audition ;
alors que le sujet normal perçoit les sons à partir de zéro
décibel, le déficient auditif a un seuil anormal toujours
plus élevé. On caractérise la perte auditive par la différence
entre niveau sonore minimum perçu par un sujet normal
(seuil normal d’audition à 0 dB) et le niveau minimum
perçu par le sujet considéré.
>Les classifications
On classe les déficiences auditives (D.A.) selon différents
critères dont les plus pertinents sont l’importance de la perte
et la localisation de l’altération auditive.
• Le classement en fonction de la perte moyenne sur les fréquences 500, 1 000 et 2 000 Hz, distingue :
- l’audition normale perte moyenne inférieure à 20 dB
- les DA légères perte entre 20 et 40 dB : handicap léger
- les DA moyennes entre 40 et 70 dB : handicap aisément surmontable
- les DA sévères entre 70 et 90 dB : handicap important
- les DA profondes perte supérieure à 90 dB : handicap lourd
• Le classement en fonction de la localisation de l’altération considère les :
- DA de transmission lorsque l’oreille externe
ou le plus souvent l’oreille moyenne est
atteinte ; la perte n’est jamais supérieure à
50 dB ; la surdité est souvent opérable et
facilement appareillable ;
- DA de perception, fréquente, due à une
altération de la cochlée, non opérable,
appareillable,
- DA mixtes, fréquentes, combinaison
des DA précédentes, appareillables,
- DA nerveuses, rares, dues à une atteinte
nerveuse, parfois appareillables ou opérables.
Saviez-vous que ?
>L’oreille humaine peut discerner une différence de niveau de 1 dB.
Chaque fois que le niveau croît de 10 dB, le son est perçu 2 fois plus
fort. L’échelle logarithmique fait que lorsque 2 sons diffèrent de plus
de 10 dB, l’effet du plus faible sur le niveau total est négligeable :
grosso modo on peut écrire : 90 dB + 70 dB = 90 dB
Chiffres clés :
50 à 70 dB
intervalle de confort dans lequel l’oreille possède la meilleure
discrimination en niveau et en fréquence
90 dB
de perte est le seuil des surdités profondes
Valeurs en décibels de quelques ambiances sonores
0 dB
au-dessous de 0 dB, aucun son n’est perçu par l’homme
0 à 10 dB
seuil normal d’audition
20 dB
local d’essais acoustiques, sons inaudibles dans un
environnement normal
20 à 25 dB
studio d’enregistrement, campagne sans vent,
oiseaux ou insectes
25 à 35 dB
conversation à voix chuchotée, lieux de culte
35 à 55 dB
lieux de repos, bureaux, salles de classe
55 à 75 dB
conversation, lieux de vie, rue piétonne, grand magasin
75 à 90 dB
voix criée, rues animées et à fort trafic
90 à 110 dB
sports mécaniques, discothèque
+ de 110 dB
concert, rave party, tuning.
Risque de traumatisme sonore aigu.
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>Les causes
Elles sont nombreuses et on ne peut en citer que certaines.
• Pour les DA de transmission, on citera l’otospongiose, maladie métabolique qui a pour effet de limiter
les déplacements de la chaîne des osselets. Ces DA sont classiquement opérées avec succès lorsque
l’oreille interne n’a pas subi de dommages. Les otites non douloureuses de l’enfant sont susceptibles
d’induire une DA de transmission qui relève de traitements thérapeutiques ou de la chirurgie dans les cas
plus avancés.
• Certaines DA de perception sont congénitales, soit génétiques, soit accidentelles ; mais la plupart sont
acquises et ont pour cause les nombreux facteurs agressifs qui altèrent les cellules ciliées de l’oreille
interne : bruit, vieillissement, médicaments ototoxiques, pathologies diverses.
>Les conséquences
La DA a pour conséquence un handicap social bien plus important qu’on ne l’imagine habituellement.
Ce handicap provient de la perte ou de la dégradation des fonctions primordiales de l’audition : l’alerte
et la communication audio-verbale.
Prid’ambiance sonore, le malentendant ne participe que par intermittence, souvent lorsque la vision
ou le toucher exerce une suppléance, aux événements qui se produisent dans son environnement proche.
Ce processus constitue un facteur supplémentaire de risque par annulation de la fonction d’alerte.
De plus, la privation sensorielle tend à couper le malentendant du monde extérieur, lui donnant ainsi une
attitude et un comportement atypique pouvant susciter la curiosité ou le rejet .
Partiellement privé de communication audio-verbale, le sourd a tendance à se retirer de toute participation
à la vie sociale. Cette attitude est certes liée à la diminution des capacités de communication, mais aussi
à des freins d’ordre psychologique : refus de l’état de malentendance, minimalisation du handicap, crainte
d’une moquerie. Chez les sujets atteints de presbyacousie évolutive, le cheminement est progressif et,
sans une aide extérieure, le refus s’aggrave avec le temps.
Saviez-vous que ?
>En France, 1 enfant sur 1000 naît avec une surdité sévère ou
profonde ; 2 sur 1 000 deviennent sourds avant l’âge de 14 ans.
>Chez l’enfant, les otites séreuses qui sont indolores et altèrent
l’oreille moyenne se traduisent souvent par un retard du langage
dû à une mauvaise audition
>D’après l’enquête IPSOS JNA 2001, pour 43 % des personnes
interrogées, les problèmes psychologiques sont un frein
à l’appareillage
Chiffre clé :
30 dB
la déficience auditive commence lorsque la perte moyenne
atteint 30 décibels, valeur à partir de laquelle l’appareillage
est succeptible d’améliorer le confort
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