Cadre de référence en matière de vie affective, amoureuse et sexuelle

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Ce cadre de référence relatif à la vie affective, amoureuse et sexuelle des personnes présentant une déficience intellectuelle ou un trouble du
spectre de l’autisme précise les orientations cliniques ainsi que les aspects légaux, éthiques et cliniques qui doivent être considérés.
Politique en matière de vie affective, amoureuse et sexuelle de l’usager
Il s’appuie sur la Politique en matière de vie affective, amoureuse et sexuelle de l’usager (DSPRP-304-2009-07) adoptée par le conseil d’administration
du CRDI de Québec en 2004. Cette politique a été révisée en 2009.
La Politique relative à la vie affective, amoureuse et sexuelle de l’usager met de l’avant les valeurs et les principes directeurs de l’établissement
concernant les interventions relatives à l’expression de la vie affective, amoureuse et sexuelle de l’usager.
~
Elle reconnaît à la personne présentant une déficience intellectuelle (DI) ou un trouble du spectre de l’autisme (TSA) le droit de s’épanouir
à l’égard des relations affectives et de vivre sa sexualité.
~
Elle précise que les interventions d’adaptation et de réadaptation doivent offrir un accompagnement respectueux envers les personnes
desservies. L’accompagnement à privilégier s’oriente à la fois dans le sens de l’épanouissement de la personne et de la prévention des
risques sexuels. De plus, les notions de respect, de droits et de responsabilités doivent être au centre des interventions.
~
~
Elle affirme que le soutien clinique doit tenir compte des caractéristiques de la personne, de son niveau de fonctionnement et de ses
capacités d’introduire les dimensions d’une vie affective, amoureuse et sexuelle dans sa vie.
Elle stipule que l’accompagnement doit dépasser l’information sur les aspects mécaniques de la sexualité et favoriser le développement
des relations dans une dimension de communication.
Ce cadre de référence a été élaboré par Carmen Côté,
agente de planification, programmation et recherche, sexologue
Direction des services professionnels, recherche et programmation
Point de services Centre de réadaptation en déficience intellectuelle de Québec
CIUSSS de la Capitale-Nationale
Publication : Avril 2015
2
Table des matières
o PAGE 4 :
Relation privilégiée
o PAGE 5 :
Expression de l’orientation sexuelle
o PAGE 6 :
Parentalité
o PAGE 8 :
Contraception
o PAGE 9 :
Santé sexuelle et prévention
o PAGE 10 :
Stérilisation
o PAGE 11 :
Masturbation
o PAGE 12 :
Matériel érotique ou pornographique, bar de danseuses ou de danseurs nus et prostitution
o PAGE 14 :
Troubles du comportement sexuel
o PAGE 15 :
Agression sexuelle : interventions lors de soupçon ou de divulgation
3
Relation privilégiée
Définition
Principe directeur
Une relation privilégiée se définit comme étant un
partage significatif et réciproque de sentiments,
d’émotions et d’expériences de vie. Elle peut
impliquer des contacts intimes ou non entre deux
personnes de sexe différent ou de même sexe.
Permettre à la personne présentant une déficience
intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme
de pouvoir vivre des relations affectives,
amoureuses et sexuelles.
Le partage d’une relation privilégiée peut prendre
plusieurs formes; elle peut être familiale, amicale ou
amoureuse.
Une relation amoureuse privilégiée peut conduire à
l’intimité sexuelle et à la relation sexuelle.
Capsule légale
Au Canada, l’âge de consentement aux
activités sexuelles est de 16 ans.
Il est à noter qu’une personne de moins de 18
ans ne peut consentir légalement à avoir des
relations sexuelles avec une personne en
position d’autorité comme un enseignant, un
fournisseur de soins, un entraîneur sportif ou
un membre de la famille.
Capsule éthique
Ne pas encourager ni défendre une relation
privilégiée. Accompagner et responsabiliser
la personne dans les choix qu’elle fait. Les
relations empreintes de violence ou de
manque de respect ne seront pas tolérées.
Elles nécessiteront des orientations cliniques
spécifiques.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
Soutenir l’apprentissage d’habiletés sociales
favorisant la création et le maintien d’un réseau
social.
o
Développer la connaissance liée aux différentes
formes de relations (dispensateurs de soins,
ressources professionnelles, relations amicales,
familiales et amoureuses).
o
Encourager l’expression d’une relation privilégiée
dans les contextes et les lieux appropriés,
accessibles aux différents types d’échanges.
o
Favoriser le développement de la capacité à
donner et à demander un consentement à l’autre
personne dans le cadre d’une relation entre deux
personnes et, particulièrement, lors de partage
d’intimité sexuelle et d’une relation sexuelle.
o
Accompagner le développement d’habiletés
personnelles et sociales pour comprendre les défis
que pose la relation privilégiée : le respect de soi
et de l’autre, les étapes d’une relation, le respect
des normes sociales, le consentement, l’intimité,
les ruptures, la peine d’amour, etc.
4
Expression de l’orientation sexuelle
Définition
Principe directeur
L’orientation sexuelle se définit à partir de l’attrait
physique et émotionnel (ou l’un des deux) ressenti
pour des personnes de sexe différent ou de même
sexe.
Respecter l’orientation sexuelle de la personne
présentant une DI ou un TSA et lui offrir au besoin
de l’information complémentaire, l’accompagner
dans une démarche de réflexion et l’orienter vers
les organismes communautaires desservant la
population homosexuelle ou bisexuelle.
On distingue trois types d’orientation sexuelle :
o
L’hétérosexualité
o
L’homosexualité
o
La bisexualité
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
Soutenir la personne afin qu’elle puisse exprimer
son orientation sexuelle (si elle se questionne) par
la
démarche
suivante :
apporter
des
connaissances sur le sujet, favoriser l’affirmation
de soi ainsi que l’exploration des sentiments.
o
Offrir de l’information et de la formation à la
personne afin qu’elle puisse exprimer son
orientation sexuelle de manière responsable en
adoptant des comportements sexuels sécuritaires.
o
Orienter et accompagner la personne vers les
organismes communautaires appropriés, tels que
GRIS-Québec, PRISME-Québec.
o
Soutenir la personne qui pourrait subir les
réactions
négatives
provenant
de
son
environnement et vivre ainsi de l’isolement, de
l’anxiété ou avoir des idées suicidaires.
5
Parentalité
Définition
Principe directeur
La parentalité est le fait de concevoir et de donner
naissance à un enfant.
S’assurer que la personne présentant une DI ou
un TSA connaît les besoins des enfants, les
responsabilités et les exigences parentales afin
qu’elle puisse prendre une décision éclairée.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
Être attentif au désir de parentalité manifesté par la
personne et lui proposer de participer à une
démarche de réflexion objective en individuel.
o
Proposer à la personne d’adopter un moyen
contraceptif pendant la démarche de réflexion.
o
Explorer objectivement les besoins pouvant être
sous-jacents au désir de parentalité : Que
représente ce projet? Sentiment de solitude ou
d’ennui? Recherche d’un statut social? Désir de
prendre soin ? Etc.
o
Faire connaître les besoins des enfants, les
responsabilités et les exigences parentales, ainsi
que les enjeux associés à un tel choix, par des
moyens d’éducation et par des expériences
concrètes.
o
Référer, au besoin, la personne aux ressources
médicales et aux organismes communautaires
appropriés : suivi médical, suivi social, SOS
Grossesse.
Capsule éthique
Conscientiser et responsabiliser les futurs
pères en les impliquant dans la démarche,
d’une part à propos de la contraception et,
d’autre part, quant au projet d’être parent.
(Suite page suivante)
6
Parentalité
Définition
Principe directeur
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
*Lors d’une grossesse désirée, planifiée
ou non planifiée
Travailler en collaboration avec les proches et les
partenaires du réseau pour offrir les services adaptés qui
favoriseront, chez la personne, les habilités à assumer son
rôle parental et à assurer la sécurité et le développement
de l’enfant.
Si la grossesse est non planifiée, offrir le soutien requis
afin d’aider la personne à clarifier son choix et à prendre
une décision libre et éclairée. Collaborer avec les
ressources appropriées : suivi médical, suivi social, SOS
Grossesse.
*Lors d’une grossesse non désirée
Si non désirée, offrir le soutien requis afin d’aider la
personne à clarifier son choix et à prendre une décision
libre et éclairée. Collaborer avec les ressources
appropriées : suivi médical, suivi social, SOS Grossesse.
Informer la personne des options possibles (pilule du
lendemain, interruption volontaire de grossesse, etc.).
Orienter et accompagner la personne vers les ressources
appropriées
7
Contraception
Définition
Principe directeur
La contraception est un ensemble de méthodes
biologiques, techniques ou naturelles qui empêchent
la procréation.
S’assurer que la personne présentant une DI ou
un TSA s’engage dans une démarche de réflexion
pour se responsabiliser en matière de
contraception, de façon à ce qu’elle puisse utiliser
la méthode contraceptive de son choix et adaptée
à sa condition.
Noter que parmi l’ensemble des méthodes
contraceptives disponibles, certaines peuvent
convenir davantage à une personne plutôt qu’à une
autre selon les caractéristiques qu’elle présente.
Capsule d’information
Les méthodes contraceptives présentent un
taux
d’efficacité
variable
et
peuvent
occasionner des effets secondaires.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
Informer la personne des risques de grossesse
inhérents aux relations sexuelles.
o
Donner une information adaptée concernant les
méthodes contraceptives.
o
Orienter et accompagner la personne vers les
ressources médicales appropriées pour une
méthode contraceptive adaptée à sa condition.
o
Offrir le soutien nécessaire à la personne dans
l’utilisation des moyens de contraception retenus :
prise de pilule contraceptive, utilisation adéquate
du condom, etc.
Il importe d’informer les ressources médicales
de l’ensemble des médicaments, de produits
naturels ou antibiotiques présents au dossier
médical de la personne.
Certaines méthodes demandent un suivi
médical régulier et une attention particulière de
la part de l’entourage afin que la personne
utilise adéquatement la méthode contraceptive
retenue.
8
Santé sexuelle et prévention
Définition
Principe directeur
La santé sexuelle est un état de bien-être physique,
émotionnel, mental et sociétal relié à la sexualité
(Santé Canada, 2003).
S’assurer que la personne présentant une DI ou
un TSA connaisse et utilise des moyens de
prévention afin de maintenir sa santé sexuelle.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
Promouvoir la santé sexuelle en valorisant
l’importance d’avoir une hygiène de vie adéquate
et en adoptant des mesures préventives; en ayant
les suivis et les examens médicaux habituellement
requis et en se protégeant lors des relations
sexuelles.
o
Offrir l’information requise concernant les ITS, leur
mode de transmission et les moyens de
prévention.
o
Favoriser l’adoption de méthodes de protection
(utilisation du condom en latex) lors des relations
sexuelles.
o
Sensibiliser et encourager la personne à s’affirmer
dans ses demandes visant l’utilisation du condom
auprès du partenaire.
o
Orienter et accompagner la personne vers les
ressources médicales appropriées à des fins de
prévention, de dépistage et de traitement
(médecine générale, gynécologie, urologie, etc.).
Ensemble de moyens mis en œuvre afin de :
o
o
Empêcher l’apparition, l’aggravation ou la
propagation des infections transmises
sexuellement (ITS).
S’assurer du maintien de la santé sexuelle.
Capsule d’information
Suivis et examens médicaux habituellement
requis :
~
~
~
~
~
Vaccination pour le virus du papillome
humain (primaire).
Test «PAP» pour la prévention du cancer
du col utérin (début des relations
sexuelles).
Tests pour la prévention du cancer
colorectal pour les personnes de 50 ans
et plus sans facteur de risque.
Dépistage du cancer de la prostate pour
les hommes de 50 ans et plus.
Examen clinique et mammographie pour
la prévention du cancer du sein pour les
femmes de 50 ans et plus.
9
Stérilisation
Définition
Principe directeur
La stérilisation consiste en une intervention
chirurgicale mineure pratiquée sur une personne qui
renonce à son désir et à sa capacité de procréation.
Il s’agit de la vasectomie pour les hommes et de la
ligature des trompes de Fallope pour les femmes.
Permettre à la personne présentant une DI ou
TSA de recevoir toute l’information afin qu’elle
puisse faire un choix libre et éclairé au sujet de la
stérilisation.
Capsule d’information
Une demande d’intervention en lien avec la
stérilisation doit être effectuée avec le
consentement libre et éclairée de la personne et
adressée aux autorités médicales compétentes.
Stérilisation thérapeutique
Pratiquée pour guérir, soulager une maladie,
les impacts d’une déficience ou un trouble du
système génito-urinaire. Elle peut être
volontaire, d’urgence, non-volontaire.
Stérilisation non thérapeutique volontaire
Capsule légale
L’article 19 du Code civil stipule que : «La
personne humaine est inviolable. Nul ne
peut porter atteinte à la personne d’autrui
sans son consentement ou sans y être
autorisé par la loi.»
Peut être effectuée à la demande d’une
personne apte à consentir.
L’article 20 du Code civil stipule que :
Stérilisation non thérapeutique non
volontaire
«Une personne majeure, apte à consentir,
peut aliéner entre vifs une partie de son
corps pourvu que le risque couru ne soit pas
hors de proportion avec le bienfait qu’on
peut raisonnablement en espérer.»
Lorsque la demande provient de l’entourage
d’une personne jugée inapte à donner un
consentement, la demande doit être adressée
au médecin.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
Lors des situations de stérilisation non
thérapeutique volontaire
o Offrir un accompagnement adapté afin que la
personne puisse faire un choix éclairé.
~
Le processus de consultation et de décision
appartient aux services médicaux spécialisés.
Lors de situations de stérilisation non
thérapeutique non volontaire
o Adresser la demande au médecin, qui amorcera
un processus de consultation et de décision
impliquant le comité d’éthique de l’établissement
où il pratique.
Rappelons que si une personne est sous un régime de
protection du Curateur public du Québec, celui-ci doit être
informé de toute situation où une stérilisation est
envisagée.
Capsule éthique
Informer la personne concernée et son
entourage
des
lois
en
vigueur.
L’établissement et ses employés ne peuvent
soutenir une demande de stérilisation qui
n’est pas conforme à la loi.
10
Masturbation
Définition
Principe directeur
La masturbation est un comportement naturel qui
consiste à l’expérimentation du plaisir par des
caresses et des touchers aux organes génitaux et
autres zones érogènes du corps.
Permettre que ce comportement naturel, la
masturbation, se réalise dans le respect des
normes sociales chez la personne présentant une
DI ou un TSA.
La masturbation représente une expression saine et
courante de la sexualité, elle peut être présente à
tout âge de la vie.
Capsule éthique
Si une personne ne connaît pas ou n’utilise pas
la masturbation, on ne doit pas lui enseigner
(sauf par exemple pour éviter une masturbation
blessante
ou
compulsive).
Un
avis
professionnel spécialisé doit être obtenu.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
S’assurer que la personne bénéficie d’un endroit
approprié si elle désire des moments d’intimité; en
l’occurrence sa chambre, avec des rideaux dans
les fenêtres et une porte qui ferme.
o
S’assurer que la personne connaît et respecte les
normes sociales relatives à l’intimité.
o
Adopter
des
attitudes
éducatives
non
culpabilisantes lors des apprentissages concernant
les normes sociales et l’hygiène.
o
S’assurer que la personne ne présente pas un
problème médical tel qu’une infection urinaire ou
autre, provoquant le comportement dans des lieux
inappropriés.
o
Être vigilant en regard de toute situation
problématique : blessure aux organes génitaux,
détresse psychologique, isolement social excessif,
maintien du comportement dans des lieux
inappropriés malgré les interventions éducatives
réalisées.
o
Référer à son supérieur toute demande pour une
intervention sur des problématiques reliées à la
masturbation. Une évaluation en sexologie
permettra de mieux comprendre la problématique
et de déterminer l’ensemble des interventions
éducatives et thérapeutiques.
Capsule clinique
Il n’est pas du ressort de l’intervenant en
réadaptation d’intervenir au plan des techniques liées
à la masturbation.
11
Matériel érotique ou pornographique, bar de danseuses ou de danseurs nus et prostitution
Définition
Principe directeur
Le matériel érotique ou pornographique peut
comprendre des revues, photos, films, vêtements,
objets divers, ainsi que l’utilisation d’Internet, du
clavardage et des réseaux téléphoniques.
L’usage de matériel érotique ou pornographique
est accepté dans la mesure où la personne en fait
une utilisation sécuritaire, respectant le cadre
légale, individuellement ou entre partenaires
adultes consentants.
Capsule légale
Capsule clinique
La possession ou la consultation par Internet
de matériel érotique ou pornographique portant
sur des mineurs (18 ans et moins) est interdite,
car illégale, et ce, même en représentation,
comme sur une bande dessinée.
Porter une attention particulière afin que
l’usage
de
matériel
érotique
ou
pornographique ne compromette pas
l’intégration sociale et la sécurité de la
personne.
Capsule légale
Capsule éthique
Théoriquement, la pornographie est interdite
aux personnes de 18 ans et moins, mais
comme sa diffusion est légale et facilement
accessible, il est important de faire de
l’éducation auprès de ces personnes afin
qu’elle développe une vision plus réaliste et
moins réductrice de la sexualité.
Il n’appartient pas à l’intervenant en
réadaptation de procurer du matériel
érotique ou pornographique à la personne.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
S’assurer que la personne connaît et respecte les
lois et les normes sociosexuelles (lieux et temps
privés appropriés).
o
S’assurer que l’usage de matériel érotique ou
pornographique ne compromet pas l’intégration
sociale et la sécurité de la personne : présence
d’une consommation
compulsive
ou des
comportements sociaux et sexualisés inappropriés.
o
Aider la personne à développer une vision plus
réaliste et moins réductrice de la sexualité.
o
Informer la personne des règles de sécurité à
observer lors de l’utilisation d’Internet et du
clavardage. Par exemple : placer l’ordinateur dans
un espace commun, ne jamais divulguer
d’informations personnelles, ne pas donner suite
aux messages ou propos obscènes, etc.
(Suite page suivante)
12
Matériel érotique ou pornographique, bar de danseuses ou de danseurs nus et prostitution
Définition
Principe directeur
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
Bar de danseuses et de danseurs nus
Ne pas encourager ou interdire la fréquentation de ces
lieux. Apporter un soutien éducatif adapté à la personne
visant sa capacité à effectuer des choix éclairés, la prise
de conscience des enjeux et de l’enseignement des lois et
des risques associés à de telles pratiques. Ces endroits
sont interdits aux personnes de 18 ans et moins.
Prostitution
Certaines personnes ont recours aux services de
travailleurs du sexe, à des services d’escorte ou offrent
elles-mêmes leurs services. Un tel contexte les rend plus à
risque de compromettre leur intégrité, leur santé sexuelle
et d’être mises en difficulté au plan juridique ou financier.
Apporter un soutien éducatif adapté à la personne visant
sa capacité à effectuer des choix éclairés, la prise de
conscience des enjeux et de l’enseignement des lois et
des risques associés à de telles pratiques.
*La Loi sur la protection des collectivités et des personnes
victimes d’exploitation, loi fédérale entrée en vigueur en
décembre 2014, rend la prostitution et la sollicitation
illégales.
13
Troubles du comportement sexuel
Définition
Principe directeur
Les troubles du comportement sexuel sont des
pratiques sexuelles qui portent atteinte à l’intégrité
physique ou morale de la personne elle-même ou à
celle d’autrui.
Toute pratique sexuelle portant atteinte à l’intégrité
physique ou morale de la personne présentant
une DI ou un TSA ou d’un autre individu est
désapprouvée.
Ils comprennent l’ensemble des déviances sexuelles
contrefaites et des déviances sexuelles ou
paraphilies, telles que décrites dans le DSM-V (ex. :
pédophilie, exhibitionnisme, voyeurisme, fétichisme,
etc.).
Certaines
déviances
et
paraphilies
représentent des délits au sens de la loi et peuvent
faire l’objet de sentences judiciaires.
S’assurer que la personne présentant une DI ou
un TSA ayant des troubles du comportement
sexuel soit référée pour une évaluation en
sexologie afin de déterminer les interventions
éducatives et thérapeutiques les plus adaptées.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
o
Privilégier une attitude préventive afin d’identifier
rapidement les troubles du comportement sexuel
chez une personne.
o
Déterminer en équipe clinique un plan d’action
consistant à :
~
~
Capsule clinique
Capsule d’information
La déviance contrefaite n’est pas le reflet de la
présence d’un véritable trouble de santé
mentale ou de la présence d’un profil
d’excitation sexuelle déviant exclusif ou
persistant. Elle résulte davantage du fait que la
personne
manque
d’intimité,
de
connaissances, d’opportunités pour avoir des
activités sexuelles appropriées, égalitaires,
consentantes et respectueuses (Griffiths,
Hingsburger et Quinsey, 1991).
Prudence! Il appartient au professionnel
possédant
l’expertise
d’émettre
un
diagnostic.
~
Informer la personne du caractère inapproprié
et inacceptable du comportement et des
conséquences légales possibles qui s’y
rattachent.
Déterminer et mettre en place les
aménagements et les interventions éducatives
appropriées afin d’éliminer les déviances
contrefaites, s’il y a lieu.
Déterminer et mettre en place un plan de
sécurité afin d’agir en prévention et de
sécuriser l’environnement.
Si les comportements se reproduisent malgré les
aménagements et les interventions éducatives, procéder à
une demande d’évaluation en sexologie.
Une évaluation en sexologie permettra de mieux
comprendre la problématique et de déterminer l’ensemble
des interventions éducatives et thérapeutiques.
~
Travailler en étroite collaboration avec les
différents partenaires impliqués dans le
dossier de la personne.
14
Agression sexuelle : interventions lors de soupçon ou de divulgation
Définition
Principe directeur
Acte de pouvoir où l’emploi de menaces, de force
physique, de chantage ou de manipulation affective,
de harcèlement, de persuasion est utilisé afin
d’obliger une personne à avoir des activités
sexuelles contre sa volonté.
S’assurer que la personne présentant une DI ou
un TSA ne soit en aucun cas obligée à avoir des
activités sexuelles contre sa volonté.
L’agression sexuelle peut prendre différentes formes,
telles que l’exhibitionnisme et le voyeurisme, les
attouchements sur ou sous les vêtements, la nudité
imposée, les baisers, la masturbation, l’exposition à
la pornographie imposées, le harcèlement sexuel,
les relations sexuelles sans consentement, la
prostitution imposée, l’inceste, etc.
Capsule d’information
On estime que 39 à 68 % des femmes ayant
une DI seront victimes d’une agression
sexuelle avant 18 ans. Dans la majorité des
cas (75 à 99%), les personnes qui agressent
sont des proches, des dispensateurs de soins,
des membres de la famille, des amis et des
pairs.
Lors de soupçon ou de divulgation, il est requis de
se référer au Guide d’intervention dans les
situations de violence (2013) afin de déterminer
les interventions à réaliser et ainsi élaborer un
plan d’action tenant compte des aspects légaux et
cliniques.
Orientations cliniques en fonction des besoins
exprimés par la personne et de son vécu
Interventions lors de situations de
soupçon ou de divulgation
o Se référer au Guide d’intervention dans
les
situations de violence (2013) afin de déterminer les
interventions à réaliser et ainsi élaborer un plan
d’action tenant des aspects légaux et cliniques.
Le Guide d’intervention dans les situations de violence
(2013) traite entre autres de :
~
~
~
~
~
~
~
~
~
~
~
~
~
Définitions de la violence
Indicateurs de violence lors de situation de
soupçon
Comment accueillir une divulgation
Qui recueille la déclaration
Obligations légales
Orientations cliniques
Trousse médico-légale
Trajectoires d’intervention pour 18 ans et moins et
18 ans et plus
Aide-mémoire pour faire un signalement au DPJ
Éléments à tenir compte pour élaborer un plan
d’action
Mesures de protection
Stratégies d’adaptation favorisant le rétablissement
Éducation à la prévention des abus
Le Guide d’intervention dans les situations de violence
(2013) est disponible sur l’Extranet et sur le site Internet du
CRDI de Québec.
15
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