Dossier de presse TAHOE

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THÉÂTRE - MUSIQUE - CRÉATION
TAHOE
DE FRÉDÉRIC VOSSIER
MISE EN SCÈNE SÉBASTIEN DERREY
DU 9 AU 21 DECEMBRE 2013
du lundi au samedi 20h30 – dimanche 17h - relâches les mercredis 11, 18 et mardi 17 décembre
les 16 et19 décembre présentation du diptyque MANNEKIJN 18h30 suivi de TAHOE 20h30
LE NOUVEAU THÉATRE DE MONTREUIL S’ASSOCIE AUX REPRÉSENTATIONS DE TAHOE
EN L’INTÉGRANT Á SON PARCOURS DE THÉÂTRE MUSICAL
Contacts Presse
Pour Le Nouveau Théâtre de Montreuil Désirée Faraon 06 18 51 30 78 desiree.faraon@wanadoo.fr
Pour Le Théâtre L’Echangeur Claire Amchin/L’autre Bureau 06 80 18 63 23 lautre.bureau@wanadoo.fr
59, AVENUE DU GÉNÉRAL DE GAULLE 93170 BAGNOLET — MÉTRO GALLIÉNI
TARIFS 13/10€— RÉSERVATIONS 01 43 62 71 20 — INFO@LECHANGEUR.ORG — WWW.LECHANGEUR.ORG
TAHOE
Texte
Frédéric Vossier
Compagnie
migratori K. merado
Mise en scène
Sébastien Derrey
Jeu
Frédéric Gustaedt
(Freddy)
Catherine Jabot
(Kath)
Nathalie Pivain
(Nath)
Lumière
Coralie Pacreau
Scénographie
Sallahdyn Khatir
Son
Isabelle Surel
Costumes
Elise Garraud
Administration
Silvia Mammano
Diffusion
Sébastien Lepotvin
Production migratori K merado.. Co-production le Studio-Théâtre de Vitry. Avec l'aide à la production d'ARCADI établissement culturel d'île-de-France,du Ministère de la Culture et de la Communication / DRAC île-de-Franc e et de
l’ADAMI. Avec le soutien du CentQuatre / Paris (accueil en résidence), de Théâtre Ouvert, des Ateliers contemporainsClaude Régy et de selectronlibre /Paris. Coréalisation et résidence L’Echangeur -Cie Public Chéri
Tahoe et Mannekjin bénéficieront du soutien de la Charte de diffusion interrégionale signée par l’Onda, Arcadi, l’OARA,
l’ODIA Normandie et Réseau en scène – Languedoc-Roussillon pour la saison 2014-15 “
Tahoe est en cours de publication aux Editions les Solitaires Intempestifs.
TAHOE est la deuxième partie d’un diptyque avec MANNEKIJN, pièce que nous avons créée en janvier 2012 et
reprise en octobre 2012 à L’Echangeur, à Bagnolet puis en février 2013 à Anis-Gras, Arcueil.
Au fin fond d'une immense Villa perdue dans les bois, située au bord d'un lac, vit un couple étrange. Lui,
Freddy, est sûrement un grand chanteur de rock et elle, Nath, sa dernière fiancée. Ils vivent au jour le jour
un amour fragile et incertain, perturbé par des coups de téléphone obscurs, des larmes, des attentes et
des angoisses nocturnes. Heureusement, la fiancée accueille dans ces hauts lieux repliés celle qu'elle
considère être comme sa meilleure amie. C'est Kath. Á vrai dire, sa présence ne semble rien arranger à la
situation. La dérive et le trouble continuent de ronger ce terrible monde intime. Jusqu'où ?
TAHOE cherche une émotion brute et directe qui lui donne des faux airs de mélo, comme MANNEKIJN a
de son côté un air de faux vaudeville. Pas vraiment un mélodrame, mais des moments mélodramatiques
et des procédés qui visent à montrer l’émotion et à l’amplifier. Pas vraiment d’histoire, mais une succession de séquences librement inspirées des derniers jours de la vie d’Elvis Presley à Graceland. Le
texte porte en son cœur la question dérangeante de l’émotion et de sa manipulation. En équilibre entre
émotion transmise, spectacle des sentiments et voyeurisme.
NOTE DE L’AUTEUR
J'ai toujours pensé qu'il fallait aborder au théâtre la question de l'industrie du spectacle - de son pouvoir
économique, social et idolâtrique. Le phénomène de la célébrité est un facteur de domination sociale qui
s'exerce massivement sur les subjectivités. J'ai écrit Mannekijn il y a quelques années en partant de cette
question. Sébastien Derrey et son équipe ont crée le texte. Il y a eu comme une évidence. L'évidence
incalculable d'une rencontre artistique et d'une compréhension commune. Et donc est né un désir de
continuer, d'apporter une étape qui suit. J'ai écrit pour eux, exclusivement, Tahoe. Avec ce texte, j'ai continué
de tisser le fil de cette dramaturgie critique et cynique de l'Idôle.
Frédéric Vossier
Frédéric Vossier
RÉSUMÉ/ NOTE D’INTENTION SUR LE TEXTE
Frédéric Vossier dit qu’il a écrit TAHOE en rêvant sur notre mise en scène de M ANNEKIJN. Il dit qu’il était habité
par les acteurs du spectacle. Que le texte est sorti d’un bloc, il ne sait d’où. Que nombre de choses étaient
potentielles et en creux dans MANNEKIJN dont TAHOE constitue un deuxième volet (c’est pourquoi il sera fait ici
souvent référence à ce spectacle, même s’il n’y a pas besoin de l’avoir vu pour comprendre TAHOE).
Depuis la belle aventure de MANNEKIJN nous échangeons beaucoup. C’est un dialogue très ouvert dans lequel
nous avons pu suivre l’évolution de l’écriture TAHOE.
Les personnages ont pour nom les diminutifs des acteurs pour qui ils ont été écrits. Il s’agit toujours d’un trio.
Pas vraiment d’histoire, mais une succession de moments qui forment le récit de la fin de quelqu’un.
L’auteur s’est librement inspiré des derniers jours de la vie d’Elvis Presley à Graceland, le manoir-mausolée où
vivait « le King » entouré de sa cour. Mais ça pourrait aussi très bien être quelqu’un d’autre. On n’est pas
obligé de s’attacher à la référence. Chez Vossier c’est moins les images telles quelles qui comptent que leur
force d’attraction et le jeu de regard qu’elles instaurent avec le spectateur. On avance pas à pas en suivant les
personnages. Il y a des ellipses.
Voilà Freddy et Nath. L’intimité d’un couple. L’action se passe dans l’une des chambres de « la maison de la
grâce ». Un lit grand et profond comme l’océan. Une salle de bains où l’on peut s’enfermer. Le reste de la
maison qu’on ne voit pas est un labyrinthe, une « forêt de chambres » plus ou moins peuplée. On nous dit
qu’on peut croiser des gens dans la propriété jusqu’aux abords du lac Tahoe.
Une scène se répétera plusieurs fois : Nath rassemble ses affaires pour partir, Freddy pleure et elle reste.
Parfois un téléphone sonne et tout se suspend. Des voix venues d’ailleurs viennent se mêler aux autres,
insidieuses et menaçantes.
Quelqu’un pénètre cet espace clos, c’est Kath invitée par Nath. Fascination pour le roi. Les filles sortiront faire
un tour. Dans la salle de bains Freddy et Nath célèbreront leurs fiançailles et Kath chantera pour eux et ce
sera un moment pleinement joyeux. Suivront des cris, la violence, les larmes de Freddy.
Parfois quelqu’un frappe à la porte et ils s’empressent de reprendre leur places. Une menace plane.
Quelqu’un donne des ordres. Pour s’amuser, Freddy tirera au revolver dans la porte de la salle de bains,
manquant de tuer Nath. Il croira avoir croisé John Lennon, ou peut être Elton John qui veut lui casser la
gueule.
Et les deux femmes à la fin découvriront l’homme allongé dans la salle de bains, on ne comprend pas tout de
suite. Tant la mort paraît improbable elle aussi.
MANNEKIJN nous entraînait dans une zone trouble où tout était suspendu entre violence glacée et loufoquerie
à fleur de peau, mais TAHOE est un texte qui fait plus appel à l’émotion, une émotion brute et directe.
T AHOE a des airs de faux mélo, comme M ANNEKIJN a de son côté un air de faux vaudeville. Ce n’est pas
vraiment un mélo, mais on y trouve des vrais moments mélodramatiques et des procédés qui visent à
amplifier et exacerber l’émotion. TAHOE porte d’abord, en son cœur, cette question dérangeante de l’émotion
et de sa manipulation. Entre émotion transmise, spectacle de l’émotion et voyeurisme. Frédéric Vossier parle
pour TAHOE d’une sorte de « pourrissement du mélodrame ». Comme un cœur qui s’use.
Sébastien Derrey, septembre 2012
NOTE D’INTENTION DE MISE EN SCÈNE
« Le glamour, c’est cette qualité qui consiste à provoquer, allécher, séduire, fasciner, ravir et ensorceler,
toutes choses qui soumettent la structure émotionnelle du spectateur à un état de vibration et de torsion. Le
glamour peut également, bien que rarement, produire une satisfaction purement esthétique, distincte de
toute impulsion primitive, en commençant par vider votre corps de tout son sang (…) »
Joseph von Sternberg
Le glamour obsède Frédéric Vossier. Il s’en sert. Ses personnages ont parfois des airs de stars passées
qui auraient raté leur retour. D’où un curieux effet de familiarité et d’inquiétante étrangeté de cet univers où
on peut croiser les spectres ou les sosies de Maradonna, Elvis, Marilyn, Elisabeth Taylor en n’étant jamais sûr
du rapport à l’original. Il aime partir de ce genre d’icône, c'est-à-dire d’une image artificielle, fabriquée pour
accumuler du capital, pour produire et consommer. Mais quand il l’utilise, c’est comme si au préalable il avait
vidé l’image au point qu’il n’en reste plus qu’une sorte d’enveloppe vide, un standard, un cadre, la variation
monstrueuse d’un cliché reproduit à l’infini (et que donc tout le monde, aujourd’hui, peut remplir de ce qu’il
veut). Ce qui l’intéresse, c’est moins la figure en tant que telle que le phénomène de fascination qu’elle
suscite autour d’elle. Chez lui, la critique de la fétichisation sacralisante de l’homme, de la fabrication des
images avec la fascination qu’elle produit est centrale. Et la menace qu’elle fait peser sur les vies. Des vies
diminuées, pétrifiées sous l’image et la fiction (la légende) qui l’accompagne.
Dans MANNEKIN, une mère rend visite à sa fille qui entretient une relation de couple très trouble avec un
footballeur espagnol déchu. Cette ancienne star du football est l’objet de toutes ses curiosités, la mère en
dresse le portrait et l’invente devant nous, en s’efforçant tout le temps de nous faire croire que ce qu’on voit
colle à ce qu’elle énonce, jusqu’au moment où l’homme apparaît, que la machine performative s’enraye et que
tout bascule. Dans TAHOE, l’acteur est déjà là, mais dans un rôle pas bien défini car les identités ici sont peut
être encore plus flottantes et précaires que dans MANNEKIN. La pièce commence sur une conversation
étrange sur l’ identité (« c’est toi » dit une voix au téléphone, « moi qui ?» répond Freddy ). Et c’est l’arrivée de
Kath, le troisème personnage, c’est sa fascination pour le pantin-Elvis qui permet comme la reconstitution
d’une scène symbolique de la reconnaissance, la célébrité. « T’as vu ça ? C’est lui. C’est bien lui. Le vrai. Le
Roi. Le vrai Roi devant sa télé en train de manger un sandwich. Il regarde la télé. » Dit Nath. Comme s’il
suffisait que quelqu’un y croie pour que la fiction devienne réalité. Simulée, imaginée, la vie alors viendra par
improvisations progressives.
Il y a un lien entre mélodrame, glamour et marchandisation. C’est un genre qui a su très tôt jouer des
effets de mode, il a accompagné la naissance du star system et y participe à plein. Il entretient la curiosité, le
voyeurisme, la fascination, le goût de l’intime et de l’émotion hors-scène dans la presse à scandale. Il est
aussi « industriel » en ce qu’il utilise toujours les mêmes effets, duplique ses succès, standardise les attentes
et les réponses à celles-ci. Il peut se limiter à un assemblage de recettes offrant au public la satisfaction de
retrouver ses émotions amplifiées. Mais il peut être aussi, et avant tout, quand certains artistes trouvent
comment le tordre, une affaire de regard qui interroge les attentes du spectateur et sa capacité de réception
de l’émotion.
Frédéric Vossier aime jouer avec la reconnaissance du public. Mais à la différence du mélodrame où le
public cherche avant tout à retrouver du connu, du « déjà vu », et où le plaisir se trouve dans la redite qui
rassure, Frédéric Vossier sème des trous et des fausses pistes, des décalages entre le modèle et la copie, il
indique une direction puis bifurque. La discordance chez lui est essentielle. En fait, la reconnaissance ne vaut
que pour le moment où elle est contredite et troublée, le moment où survient une inquiétante étrangeté.
Manipulation hitchcockienne.
Ce qui touche chez ces personnages de Frédéric Vossier c’est qu’ils vivent dans cette sorte d’état de
« vulnérabilité linguistique » que décrit Judith Butler1. Ils sont pris dans des processus de déshumanisation
qui prennent plusieurs formes, il y a différents degrés. Ça peut aller du fait de ne pas entendre la parole de
l’autre jusqu’à la rendre inaudible, ne pas voir l’autre et même le rendre invisible. Jusqu’à effacer les traces.
Leurs identités précaires sont dans cette dépendance à la désignation, dans la manière où la langue des uns
ou l’absence de voix des autres les menace, les ramène et les enferme dans une différence à laquelle ils
peuvent être entièrement assimilés. Il y a un défaut de perception, mais aussi un défaut de sensation. En gros
plan. Au niveau moléculaire des mots, on ressent comment le langage devient instrument du pouvoir et de la
violence. C’est une petite mécanique froide et automatique qui marche presque toute seule.
Mécanique de la domination (surtout de la domination masculine). Les pièces la dénoncent et la mettent à
nu, à la fois comme violence, mais aussi comme dispositif de production et de consommation d’images,
mécanique d’exhibition qui tient à la fois d’un cirque obscène, du zoo humain et du reality show. Le risque est
toujours que la mécanique se répète indéfiniment, et que se transmette la pétrification des sentiments et des
souvenirs.
Mais à un moment, on a l’impression que quelque chose peut gripper ou résister dans la machine. La
connivence avec le spectateur ne prend pas comme elle devrait. Il y a trop de décalages qui laissent
apparaître comme une blessure la domination des clichés sur les corps, dans les têtes, dans le langage. Le
décalage donne la possibilité à un espace critique de prendre forme. C’est ainsi que la lecture de MANNEKIJN
nous a invité à réagir au plateau. Par une sorte de réaction de survie contre l’asphyxie. Ce qui nous guidait
dans cette mécanique de pantins, c’était la nécessité de prendre à bras le corps tout le trouble qu’avait semé
l’auteur dans le texte pour contaminer le regard et les mots, avec notre envie de retrouver un peu du mystère
des vies et de la vulnérabilité des corps derrière les images. Le potentiel critique de ces vies nous appelait à
décaler le regard.
C’est cet espace critique, qui est un espace de jeu, dans lequel nous avons choisi de nous engouffrer dans
MANNEKIJN. C’est ce même espace que nous allons continuer de creuser dans TAHOE, avec en plus la question
de l’émotion. Et une dimension plus « opératique » accordée à la voix.
Il est très courageux de la part d’un auteur d’aujourd’hui de prendre de front cette question de l’émotion et
donc de la croyance qui prélude à tout engagement, dans un temps où prédominent plutôt le sentiment
d'impuissance, le relativisme et la dérision. Cette question passe par le personnage de Freddy qui incarne
le mode de l’excès typique du mélodrame. Impudique et sincère, voire obscène, il surexpose l’émotion et
nous regarde à travers les larmes.
Sébastien Derrey, septembre 2012
1
Judith Butler, le Pouvoir des mots, politique du performatif, 2004
FRÉDÉRIC VOSSIER est né en 1968 à Saint-Martin de Ré. Docteur en philosophie (thèse sur Hannah Arendt et le
totalitarisme), il enseigne la dramaturgie et la littérature dramatique contemporaine au Conservatoire de Poitiers, a fondé
l’Atelier de Lecture Contemporaine en Poitou-Charentes, et intervient dans différentes universités en Arts du spectacle
(Censier, Rennes, Poitiers, Tours). Il anime un atelier d’écriture au CDN de Nancy.
Frédéric Vossier assure les fonctions de dramaturge auprès du metteur en scène Jean-Pierre Berthomier (pour plusieurs
créations dont Lisbeth de Fabrice Melquiot – coprod. TAP scène nationale de Poitiers), et auprès d’autres metteurs en
scène pour lesquels il écrit des adaptations : Marie-Claude Morland, (La Confession d’un enfant du siècle d’Alfred de
Musset, Théâtre du Trèfle Poitiers), Jacques Vincey (d’après Le Banquet de Platon pour la Comédie Française, à venir
l’adaptation de L’Ombre d’Andersen pour le Théâtre du Nord), Madeleine Louarn pour laquelle il adapte Les Oiseaux
d’Aristophane pour le Festival Mettre en Scène à Rennes et le Festival d’Automne.
Ses pièces de théâtre Jours de France, C’est ma maison, Bedroom eyes, Rêve de Jardin, La Forêt où nous pleurons,
Mannekjin suivi de Porneia, Bois sacré suivi de Passer par les Hauteurs, Ciel ouvert à Gettysburg, Lotissement sont
publiées depuis 2005 par Les Solitaires Intempestifs, Théâtre Ouvert, Espaces 34, et aux Editions Quartett.
En 2011/2012 : deux de ses dernières pièces ont été créées : Mannekjin, mise en scène par Sébastien Derrey au Théâtre
de l’Echangeur Bagnolet et Ciel ouvert à Gettysburg, mise en scène Jean-François Auguste à Théâtre Ouvert Paris ; et
deux autres pièces ont été mises en chantier : Bedroom eyes au 104 par Cyril Teste (IRCAM / Comédie de Reims), C’est
ma maison par Stuart Seide à Théâtre Ouvert / Théâtre Octobre / Théâtre de l’Aquarium. Les pièces de Frédéric Vossier
ont aussi fait l’objet de productions radiophoniques sur France Culture, avec Jérome Kirsher, Françoise Lebrun, Mireille
Perrier.
Frédéric Vossier a écrit dernièrement en réponse à une commande de l’école du TNB pour Stanislas Nordey (L’Amour &
l’Ennui).
SÉBASTIEN DERREY
débute en 1994 au Théâtre de Genevilliers comme assistant avec Marc François (Les
Aveugles, de M. Maeterlinck, 94),
En 1996 il devient dramaturge de Claude Régy, ce qu’il restera pendant 13 ans, de La mort de Tintagile de Maurice
Maeterlinck, jusqu’à Ode Maritime de Fernando Pessoa en 2009.
Parallèlement, il est acteur pour Marc François (La Mort de Pompée et Cinna. de P. Corneille, 1994 Théâtre des Lucioles Théâtre des 2 roses, TNB Rennes, Théâtre de la Cité Internationale… ; Macbeth, de W. Shakespeare, 1996 Théâtre des 2
roses, TNB Rennes, Le Maillon Strasbourg, Gennevilliers Festival d’Automne Paris / Théâtre de Caen…; Le Roi sur la
place, d'Alexandre Blok, 1998 Dieppe), Noël Casale (Ce qui n'a pas été écrit, après Virginia Woolf, La Fonderie au Mans
1995 ; Le pont de Brooklyn, d’après Leslie Kaplan, Théâtre de Gennevilliers 1995) qu’il assistera également (Clémence,
de N. Casale, 2000, Théâtre d'Ajaccio, de Bastia, des 13 Vents à Montpellier, L’échangeur à Bagnolet), David Lerquet (
L’Association provisoire 2001-02, Tours), Serge Cartellier (Agatha, de M. Duras, 2003, Festival de Duras).
Formateur passionné par la Langue des Signes Française, il anime depuis 2006 des ateliers de théâtre pour sourds et
malentendants.
En 2005, il cofonde la cie migratori k. merado, au sein de laquelle il a mis en scène Est (Montevidéo, Théâtre l’Echangeur,
2005 ; Anis-Gras, 2007), Célébration d’un mariage improbable et illimité, de E. Savitzkaya (Ramdam, La Fonderie, le
Théâtre de l’Echangeur, Anis-Gras, 2006) ; 2009-10 EN VIE/Chemins dans la langue de Pierre Guyotat, d’après les textes
de Pierre Guyotat (Ramdam, CCN de Rillieux la Pape, le CENTQUATRE, Paris ; La Chartreuse de Villeneuve lès Avignon,
Théâtre de l’Echangeur) ; et dernièrement pour la saison 2011-12 M ANNEKJIN (Ramdam, le CENTQUATRE, Théâtre
l’Echangeur, Anis-Gras).
C’est à la suite de ce projet que Frédéric Vossier a écrit TAHOE pour la Cie migratori k. merado et l’équipe de MANNEKJIN.
Sebastien Derrey collabore parallèlement avec d’autres équipes et metteurs en scènes, dernièrement en 2012 en tant
que collaborateur artistique avec Olivier Martinaud et la cie Garçon Pressé, en vue de la création française de L’Homme
qui mangea le monde, de Nils Nomme Stockmann.
LA COMPAGNIE MIGRATORI K. MERADO est née en 2004 de la rencontre d'un groupe d'acteurs, de plasticiens et de musiciens avec l'œuvre de l'écrivain Eugène
Savitzkaya. Une équipe s'est constituée autour de Sébastien Derrey et Catherine Jabot, impliquant le plus souvent les
mêmes acteurs et les mêmes partenaires techniques.
Concepteur et metteur en scène, Sébastien Derrey fait un travail de lecture. Il fore dans l'œuvre d'auteurs contemporains
(Savitzkaya, Guyotat, Vossier), se ressaisit de questions qu'ils portent et qui toujours amènent à éprouver à nouveau et à
s’interroger sur ce que le « commun » veut dire.
Avec ces auteurs apprendre à lire, à parler, et faire passer dans des corps vivants leur langue pour la donner et la recevoir.
Créations
EST de Eugène Savitzkaya
Créé en 2005 au Théâtre de l’Echangeur, Bagnolet – Montevidéo Marseille, Ramdam Sainte-Foy-lès-Lyon, Théâtre
Océan-Nord Bruxelles, NaxosBobine, Paris. Reprise en 2007 à Anis-Gras, Arcueil. Production Cie Migratori k. merado
Célébration d’un mariage improbable et illimité, de Eugène Savitzkaya
Créé en 2006 au Théâtre de l’Echangeur - Anis Gras, Ramdam, La Fonderie, Le Mans, au Centre Wallonie Bruxelles, Paris
et le « Lieu » à Tours. Production Cie Migratori k. merado avec le soutien de la DMDTS et du DICREAM (aide à la création),
d'ARCADI (aide à la production) et de l'ADAMI
EN VIE/Chemins dans la langue de Pierre Guyotat, adaptation de Sébastien Derrey, d’après les textes de Pierre Guyotat,
Montesquieu et Buffon
Créé en 2010 au Théâtre de l’Echangeur – La Chartreuse de Villeneuve lès Avignon, au CENTQUATRE Paris, au CCN de
Rillieux la Pape-cie Maguy Marin, et à Ramdam. Production Cie Migratori k. merado - co-production CCN de Rillieux la
Pape-cie Maguy Marin avec le soutien de DRAC et d’ARCADI (aides à la production)
MANNEKIJN, de Frédéric Vossier,
Créé en 2012 au Théâtre l’Echangeur - Le CENTQUATRE, Anis Gras, Ramdam. Production Cie Migratori k. merado
avec le soutien de la DRAC (aide à la production) et d'ARCADI (aide à la reprise
C’est à la suite de cette dernière aventure que l’auteur Frédéric Vossier a exprimé le désir de prolonger leur collaboration
en écrivant un texte sur mesure pour la compagnie. Ce texte s’appelle TAHOE.
TAHOE, répétition, Studio-Théâtre de Vitry, © Réjane Michel
FRÉDÉRIC GUSTAEDT
Il débute comme comédien aux ateliers théâtre du C.D.N. du Campagnol en 1985. Il joue avec Anne-Laure Liégeois dans
Le Fils (C. Rullier ; 1993) et Electre (Euripide ; 1998) ; et collabore avec Patrice Bigel de 1995 à 2006, (Molière, P. Bigel, J.
Baudrillard, M. Frisch, R. Schimmelpfenning, H. Barker) ; il se perfectionne de 1997 à 1999 en suivant un atelier sur « le
langage » avec Michel Bernardy ; Pascal Kirsch (2000, 2002) sous la direction de qui il développe un travail poétique de
créations (C. Rullier, G. Büchner, P. Celan, F. Dostoïevski) ; Il participe à une entreprise collective d’acteurs sous la
direction de Christophe Reymond qui les mènera à la création de La tour de la Défense de Copi au Théâtre de la Tempête,
Vincennes (2002) ; ensuite, avec Nathalie Pivain et le Théâtre des Lucioles, (S. Alexievitch (2003), C. Salmon (2006), S.
Scimone (2007), I. Ziedonis (2008), J. Fosse (2008) puis avec N. Pivain et la Cie Fractal Le 7ème Kafana de D. Crudu, N.
Esinencu et M. Fusu (2012-2013), ponctué par un travail de recherche sous forme de stages et d’ateliers qu’il dirige (R.
W. Fassbinder, P. Weiss, S. Dagerman, P. Handke) ; en 2007 et 2008, avec Yves-Noël Genod, il aborde de nouvelles
formes de créations avec Blecktre de N. Quintane (Théâtre de la Colline, Théâtre de la Raffinerie à Bruxelles) et Hamlet
constitué de textes divers (W. Shakespeare, James Joyce, des psaumes… ) qui s’est joué à la Halle de La Villette au festival
100 Dessus Dessous ainsi qu’à La Ménagerie de Verre). Depuis 2009 il travaille avec la cie Migratori K Merado de
Sébastien Derrey
CATHERINE JABOT
Elle travaille d’abord comme éducatrice dans diverses institutions psychiatriques pendant 5 ans, puis se forme à la danse
contemporaine avec Françoise et Dominique Dupuy et auprès d’Hervé Diasnas, Jean Gaudin... Au théâtre, elle fréquente
l'école d'Alain Knapp puis travaille avec la cie : "Théâtre de la Passerelle" à Toulouse sous la direction de Sylvie Lagarde
dans des créations : Vies Chavirées et Défis et Facéties, Tournée Bordeaux et Midi-Pyrénées; avec la cie, elle dirige des
ateliers et des stages auprès de personnes en difficulté. Elle rejoint Valérie Auber à la Scène Nationale d'Evreux pour une
création (Le Marin, de Fernando Pessoa) et dirige plusieurs ateliers à l'École de la Forme du Théâtre d’Evreux.
Elle rencontre Marie Vayssière, Marc François, Claude Buchvald, Philippe Minyana au cours de stages de recherches et
se forme au chant auprès de Martine Viard. Elle a joué entre autre dans Agatha de Marguerite Duras, mis en scène par
Serge Cartellier: Festival à Duras (2003), et dans Variations sur la mort de Jon Fosse mis en scène par Pascale Nandillon
Théâtre Berthelot, Montreuil, Théâtre de l'Echangeur, Bagnolet (2005)
Elle travaille depuis 2005 avec Sébastien Derrey
Au cinéma elle a joué sous la direction de François Ozon et Pierre Schoeller, Ursula Meier. Guillaume Bureau et Adrien
Faucheux.
NATHALIE PIVAIN
Après une licence d’études théâtrales à Censier Paris III, Nathalie Pivain entre comme élève dans la première promotion
de l’école du Théâtre national de Bretagne (1991) à Rennes, où elle travaille sous la direction de Christian Colin, Hans
Peter Cloos, Alain Neddam, Benoît Régent, André Marcon, Marc Liebens, Madelaine Marion, Paolo Magelli et joue avec
Didier Georges Gabily Les Juifves de Garnier.
Elle est comédienne, notamment avec Christian Rullier Femmmes, avec Thierry Bédard Éloge de l’analphabétisme de
Hans Magnus Enzensberger, avec Nabil el Azan Football et autres réflexions de Christian Rullier, Le Carnaval des femmes
d’après Aristophane, Quelqu’un va venir de Jon Fosse, avec Christiane Cohendy Saleté de Paix d’Anna Langhoff, avec
Jean-Michel Potiron Aglavaine et Sélysette de Maeterlinck, avec Anne-Laure Liégeois Le Fils de Christian Rullier,
L’Augmentation de Georges Perec, Loterie Sanglante répertoire du Grand Guignol, Électre d’Euripide (rôle titre), avec
Pascal Kirsch Lenz de Büchner, Chant de la Meute d’après Woyzeck de Büchner et poème de Paul Celan, A.D.N. de
Christian Rullier, Stavroguine d’après Les Démons de Dostoïevski, avec Sébastien Derrey.
Elle a par ailleurs mis en scène Nunzio de Spiro Scimone (en 2006), Le Manuscrit des Chiens III de Jon Fosse (2009), Les
Contes des couleurs du poète letton Imants Ziedonis (2009). En 2011, elle est l’actrice du court-métrage de Sandrine
Poget, De l’aube à l’aube, Tarmak Production (Caen).
Depuis 2005, elle est lectrice pour l’association Beaumarchais (SACD).
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SALLAHDYN KHATIR
Régisseur et scénographe, il a travaillé entre autres avec Claude Régy, Yves Beaunesne, Marie Vialle, Régine Chopinot,
Sébastien Derrey, Thomas Ferrand, dernièrement Marielle Pinsard…
Il a conçu notamment les scénographies de Intérieur, 2013.La Barque le soir, 2012, Brume de Dieu, 2010 ; Ode Maritime,
09 ; Homme sans but, 07 ; Comme un chant de David, 05 ; Variations sur la mort, 03 (spectacles mis en scène par Claude
Régy); Mon amour, 2012 (mise en scène Thomas Ferrand) ; Le triomphe du temps, 06 (mis en scène par Marie Vialle) ;
Guardamunt, 08 (mis en scène par Pascal Kirch); et dernièrement de EN VIE/Chemins dans la langue de Pierre Guyotat,
d’après les textes de Pierre Guyotat, et MANNEKIJN mis en scène par Sébastien Derrey. Au cinéma il a travaillé avec
Pierrick Sorin (les bruits de la ville, 98).
ÉLISE GARRAUD
Elle participe à la création des costumes pour Les Jeunes filles, écrit et mis en scène François Tizon (2008), conçoit et
réalise les costumes pour En Vie, chemins dans la vie de Pierre Guyotat (2010) et Mannekijn de Frédéric Vossier (2012),
deux spectacles mis en scène par Sébastien Derrey, et pour Até, écrit et mis en scène par Alain Béhar (2011).
Comme administratrice, elle travaille auprès d'Emilie Flacher de la compagnie Arnica (co-fondation, 1998 à 2006). De
2004 à 2010, elle est coordinatrice et administratrice de Ramdam, lieu de création porté par un collectif. Elle rejoint
Diane Scott et la compagnie Les Corps Secrets en 2011.
ISABELLE SUREL
Après une licence de musiques vivantes à Paris VIII, dans un premier temps s’intéresse à l’électro-acoustique pour
s’orienter ensuite vers la création sonore au théâtre pour lequel elle travaille depuis plus de 20 ans. Elle a collaboré
pendant 14 ans avec la compagnie La Rumeur / Patrice Bigel et a aussi travaillé avec Anne-Marie Lazarini, Alain Bézu,
Claude Yersin, Ricardo Lopez-Munoz et plus récemment avec Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma, pour la danse
avec la cie Fatoumi/Lamoureux et Brigitte Seth/Roser Montllo-Guberna. A travaillé au cinéma avec Christophe Loizillon
et Eric Guirado.
Contacts Presse
Pour Le Nouveau Théâtre de Montreuil Désirée Faraon 06 18 51 30 78 desiree.faraon@wanadoo.fr
Pour Le Théâtre L’Echangeur Claire Amchin/L’autre Bureau 06 80 18 63 23 lautre.bureau@wanadoo.fr
59, AVENUE DU GÉNÉRAL DE GAULLE 93170 BAGNOLET — MÉTRO GALLIÉNI
TARIFS 13/10 EUROS — RÉSERVATIONS 01 43 62 71 20 — INFO@LECHANGEUR.ORG
WWW.LECHANGEUR.ORG
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