A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES
24 avril 2017 : 102e anniversaire du génocide arménien de 1915
perpétré par le gouvernement Jeune-Turc
102 ans de déni : ça suffit !
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VEILLE MEDIA
Mardi 21 février 2017
Retrouvez les informations sur notre site :
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et Rubrique News (Revue de Presse) :
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SOMMAIRE
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] vous propose une
revue de presse des informations parues dans la presse
francophone sur les thèmes concernant le négationnisme, le
racisme, l'antisémitisme, le génocide arménien, la Shoah, le
génocide des Tutsi, les crimes perpétrés au Darfour, la Turquie,
l'Union européenne, l'occupation de Chypre, etc... Nous vous
suggérons également de prendre le temps de lire ou relire les
articles mis en ligne dans la rubrique Info Collectif VAN et les
traductions regroupées dans notre rubrique Actions VAN. Par
ailleurs, certains articles en anglais, allemand, turc, etc, ne sont
disponibles que dans la newsletter Word que nous générons
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21/02/2017
Hommage aux Résistants du Groupe Manouchian « étrangers et
nos frères pourtant »
17/02/2017 - OSCE
Haut-Karabakh : Déclaration des coprésidents du Groupe de Minsk
de l'OSCE
21/02/2017 - Collectif VAN
Collectif VAN : l'éphéméride du 21 février
21/02/2017 - Ambassade de France en Arménie
Presse arménienne : Revue du 18 au 20 février 2017
21/02/2017 - L'Orient-Le Jour
Turquie: les tueurs présumés du "héros du putsch" au tribunal
21/02/2017 - Marc Semo - Le Monde
Turquie : « La réforme constitutionnelle veut imposer une
hyperprésidence »
21/02/2017 - La Libre.be
Etats-Unis: Au moins 11 centres juifs ont reçu de nouvelles
menaces
21/02/2017 - NAM
Le président Sarkissian met en garde l’Azerbaïdjan
20/02/2017 - 20 Minutes
Jugés pour avoir tenté de tuer Erdogan
20/02/2017 - Sophie Torlotin - RFI
Exposition: BD et génocide juif au Mémorial de la Shoah, à Paris
21/02/2017 - Yves Bourdillon - Les Echos
Les putschistes turcs au tribunal
20/02/2017 - Quentin Raverdy - Libération
Turquie : après le putsch raté, l’heure du procès
20/02/2017 - Humanite.fr
Turquie: des élus kurdes en appellent à la Cour Européenne des
Droits de l’Homme
21/02/2017 - Émilie SUEUR - OLJ
Erdogan face à la nation
20/02/2017 - Zonebourse
L'Iran convoque l'ambassadeur de Turquie à Téhéran
20/02/2017 - FranceInfo
L'écrivain Mehdi Meklat accusé de racisme et d'antisémitisme : la
polémique en 4 actes
20/02/2017 - Le Figaro Etudiant
Les universités britanniques font face à une préoccupante flambée
d’antisémitisme
21/02/2017 - Simon Gourmellet - FrancetvInfo
VIDEO. Le très controversé business des objets nazis
17/02/2017 - Bruxelles2
Haut-Karabagh : Il faut une mission d’observation de l’OSCE
(Frank Engel)
INFOS COLLECTIF VAN
Hommage aux Résistants du Groupe Manouchian «
étrangers et nos frères pourtant »
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Missak Manouchian, né
le 1er septembre 1906 à Adıyaman dans l'Empire ottoman
(Turquie), est un Arménien rescapé du génocide de 1915 qui a
marqué son enfance au fer rouge et l'avait laissé orphelin. Réfugié
en 1925 en France, militant antifasciste engagé dès 1934 dans le
mouvement communiste, il entre dans la Résistance contre le
régime nazi et est choisi en 1943 pour être le commissaire
militaire des FTP MOI de la région parisienne. Le réseau
Manouchian était constitué de résistants communistes, dont de
nombreux étrangers, des Espagnols rescapés de Franco, des
Italiens résistant au fascisme, des Arméniens rescapés du
génocide perpétré dans l'Empire ottoman par le gouvernement
Jeune-Turc, et surtout des Juifs qui avaient échappé à la rafle du
Vel' d'Hiv de juillet 1942.
La Brigade spéciale no 2 des Renseignements généraux français
avait organisé une vaste filature qui a abouti au démantèlement
complet des FTP-MOI parisiens à la mi-novembre avec 68
arrestations dont celles de Missak Manouchian et Joseph Epstein.
Au matin du 16 novembre 1943 , Manouchian est arrêté avec celuici en gare d'Évry Petit-Bourg. L'épouse de Missak Manouchian,
Mélinée, cachée par les Aznavourian (les parents de Charles
Aznavour), parvient à échapper à la police.
Après avoir été torturés, Missak Manouchian et ses camarades
sont livrés aux Allemands de la Geheime Feldpolizei (GFP) qui
exploitent l'affaire à des fins de propagande. Une parodie de
procès est menée de façon expéditive par le tribunal militaire
allemand du Grand-Paris le 19 février 1944 à l'hôtel Continental en
présence de journalistes. Répondant à leurs cris de haine racistes,
Manouchian se tourne vers eux et leur déclare « Vous avez hérité
la nationalité française, nous l'avons méritée. » La presse
collaborationniste dénoncera le « cynisme » d'accusés qui
assument pleinement les attentats qu'ils ont commis.
Dix des prévenus sont sélectionnés pour la composition de
l'Affiche rouge, sur laquelle apparaît l'expression « l'armée du
crime ». Le tribunal prononce vingt-trois condamnations à mort.
Figure d'une résistance armée, Missak Manouchian meurt fusillé
par les nazis à trente-sept ans au fort du Mont-Valérien le 21
février 1944 avec vingt-et-un de ses camarades de l'Affiche rouge,
pour la plupart « étrangers et nos frères pourtant », tandis
qu'Olga Bancic est transférée en Allemagne et décapitée à la
prison de Stuttgart le 10 mai 1944.
L'Affiche rouge
L'Affiche rouge a été créée par le service de propagande nazie en France
et devait servir à stigmatiser l'origine étrangère de la plupart des
membres de ce groupe, principalement des Arméniens et des Juifs
d'Europe de l'Est. Mais l'Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par
l'ennemi, produit l'effet contraire à celui escompté. Les visages des
résistants suscitent la sympathie et l'admiration. De nombreux anonymes
déposent des fleurs au pied des affiches et collent des bandeaux sur
lesquels on peut lire : « Oui, l’armée de la résistance », « Morts pour la
France », ou « Des martyrs ».
Les 23 membres du groupe Manouchian exécutés par les nazis :
Celestino Alfonso (Espagnol)
Olga Bancic (Roumaine juive)
Joseph Boczov (Boczor József ; Wolff Ferenc) (Hongrois juif)
Georges Cloarec (Français)
Rino Della Negra (Italien)
Thomas Elek (Elek Tamás) (Hongrois juif)
Maurice Fingercwajg (Polonais juif)
Spartaco Fontano (Italien)
Jonas Geduldig (Polonais juif)
Emeric Glasz (Békés (Glass) Imre) (Hongrois juif)
Léon Goldberg (Polonais juif)
Szlama Grzywacz (Polonais juif)
Stanislas Kubacki (Polonais)
Cesare Luccarini (Italien)
Missak Manouchian (Arménien)
Marcel Rayman (Polonais juif)
Roger Rouxel (Français)
Antoine Salvadori (Italien, d'origine arménienne)
Willy Szapiro (Polonais juif)
Arpen Tavitian (Arménien)
Amédéo Usséglio (Italien)
Wolf Wajsbrot (Polonais juif)
Robert Witchitz (Français)
Lire plus d'informations sur :
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Missak_Manouchian
L'exécution du groupe Manouchian au Mont Valérien : L'Affiche rouge Manouchian
http://l-afficherouge-manouchian.hautetfort.com/archive/2011/02/22/lexecution-du-groupe-manouchian-au-mont-valerien-le-21-fevr.html
Fort du Mont Valérien durant la Seconde Guerre mondiale (WWII)
http://www.ajpn.org/internement-Fort-du-Mont-Valerien-277.html
Discours du Président de la République, François Hollande, au Mont
Valérien. 21/02/2014
http://www.elysee.fr/chronologie/#e5665,2014-02-21,ceremonie-dhommage-a-la-resistance
Lire aussi:
Agenda - Cérémonie arméno-juive : 73e anniversaire de l'exécution du
Groupe Manouchian
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95625
Marseille : La stèle de Missak Manouchian à nouveau profanée
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95626
Agenda - France : 73ème anniversaire de l'exécution du groupe
Manouchian
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95629
URL originale :
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95684
Haut-Karabakh : Déclaration des coprésidents du
Groupe de Minsk de l'OSCE
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
invite à lire la traduction de la déclaration des coprésidents du
Groupe de Minsk de l'OSCE publiée sur la page facebook de la
Représentation permanente de la République du Haut-Karabakh.
OSCE
Déclaration des coprésidents du Groupe de Minsk de l'OSCE
Munich, le 17 février 2017 - Les coprésidents du Groupe de Minsk de
l'OSCE (les Ambassadeurs de la Fédération de Russie M. Igor Popov, de
France, M. Stéphane Visconti et des Etats-Unis, M. Richard Hoagland) ont
rencontré hier le Ministre des Affaires étrangères arménien M. Edward
Nalbandian et le Ministre des Affaires étrangères azerbaïdjanais M. Elmar
Mammadyarov, d'abord séparément et ensuite conjointement. Le
Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE,
l'Ambassadeur Andrzej Kasprzyk, a également assisté aux réunions.
Les coprésidents ont discuté avec les ministres de la situation actuelle le
long de la ligne de contact et sur la frontière arméno-azerbaïdjanaise. Les
coprésidents ont souligné qu'il n'y a pas d'alternative à une solution
pacifique du conflit et que la guerre ne saurait être une option. Ils ont
appelé les parties à faire preuve de retenue sur le terrain et dans la
communication publique, ainsi qu'à préparer leur population à la paix et
non à la guerre. Les coprésidents ont également exhorté les parties à
respecter strictement les accords de cessez-le-feu des années 1994/95 qui
constituent le fondement de la cessation des hostilités. Les coprésidents
ont rappelé les déclarations conjointes de leurs présidents à Deauville en
soulignant que l'utilisation de la force ne ferait qu'apporter plus de
souffrances et serait condamnée par la communauté internationale. Les
coprésidents ont eu un échange avec les Ministres sur la mise en œuvre
des accords des sommets de Vienne et de Saint-Pétersbourg visant à
stabiliser la situation dans la zone de conflit.
Les coprésidents ont souligné aux Ministres la nécessité de faire preuve
d'une plus grande souplesse et de reprendre les négociations globales
pour parvenir rapidement à un règlement durable.
Les coprésidents ont reconnu que la récente décision des autorités
arméniennes de retourner le corps d'un militaire azerbaïdjanais était un
geste humanitaire utile. Les deux ministres ont réitéré leur engagement à
respecter strictement leurs obligations humanitaires internationales, y
compris celles de la déclaration Astrakhan d'octobre 2010 faite par les
Présidents d'Arménie, d'Azerbaïdjan et de la Fédération de Russie.
Les coprésidents prennent note du fait qu'un “référendum constitutionnel”
doit avoir lieu au Haut-Karabakh le 20 février 2017. Bien que les
coprésidents notent que les autorités de facto du Haut-Karabakh
considèrent l'utilisation d'une telle procédure comme un effort pour
organiser la vie publique de leur population, ils soulignent à nouveau qu'il
n'y a pas de pays, dont l'Arménie et l'Azerbaïdjan, qui reconnaisse le
Haut-Karabakh comme un État indépendant et souverain. En conséquence,
les coprésidents disent ne pas percevoir les résultats du référendum
comme une circonstance pouvant influer sur le statut juridique du HautKarabakh. Les coprésidents soulignent également que les résultats ne
définissent en aucun cas le statut définitif du Haut-Karabakh ou l'issue des
négociations en cours pour apporter une solution durable et pacifique au
conflit du Haut-Karabakh.
Les coprésidents prévoient de se rendre dans la région en mars.
https://web.facebook.com/ArtsakhFrance/posts/2290006677807296
Lire la déclaration en anglais :
Statement by the Co-Chairs of the OSCE Minsk Group
http://www.osce.org/mg/300591
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95687
Presse arménienne : Revue du 18 au 20 février 2017
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
propose de lire cette Revue de Presse parue sur le site de
l'Ambassade de France en Arménie le 21 février 2017.
Ambassade de France en Arménie
Revue de la presse arménienne du 18 au 20 février 2017
Haut-Karabakh
« Référendum constitutionnel au HK »/ Le 20 février, un référendum
constitutionnel est organisé au Haut-Karabakh, dont la population doit
prendre position sur un projet de réforme constitutionnelle, qui renforce
davantage l’institution présidentielle et qui propose de changer le nom de
la « République du Haut-Karabakh en République d’Artsakh », un nom
arménien qui remplacera le mot Karabakh d’origine turque. 102 757
électeurs sont inscrits sur les listes électorales du HK, soit 711 électeurs
de plus que lors de la dernière consultation électorale dans cette entité en
2015. 280 bureaux de vote sont ouverts à travers le pays. 103
observateurs locaux et autant d’observateurs étrangers venus de 30 pays
suivront le bon déroulement de ce « scrutin ». Parmi les observateurs
étrangers, les médias citent des délégations venues de Lettonie, de
Slovénie, d’Espagne, du Royaume-Uni, de Slovaque, de Belgique etc. Pour
mémoire, à la suite de la réforme constitutionnelle en Arménie, le HK a
également entrepris, au printemps 2016, une réforme de la « constitution
». Mais si l’Arménie est passée d’un régime semi-présidentiel à un
système parlementaire, Stepanakert a voulu renforcer l’institution
présidentielle. L’« Assemblée nationale » du HK a adopté, début janvier, à
la majorité des voix, le projet de réforme, ouvrant la voie à un «
référendum ». Seuls le parti Dachnak et le parti d’opposition du HK «
Renaissance nationale » avaient rejeté le projet, se prononçant pour un
régime parlementaire.
Politique intérieure
L’ancien Ministre de la Défense exclut toute coalition postélectorale avec le parti Républicain/ Lors d’une conférence de presse,
la tête de liste de l’alliance « Ohanian- Raffi- Oskanian », Seyran Ohanian,
a déclaré que l’alliance qu’il a formée avec deux grands partis d’opposition
n’entrerait pas dans un gouvernement de coalition avec le parti
Républicain de Serge Sarkissian. L’ex-Ministre de la défense a invoqué de
sérieuses différences avec S. Sarkissian et son parti en dépit du fait qu’il a
occupé une position importante dans son gouvernement pendant plus de
huit ans. « Je n’ai aucun problème avec le président, sauf que nous avons
des points de vue différents sur la formation et la gestion de notre
système d’Etat », a t-il dit. M. Ohanian a reconnu avoir commis une erreur
en ne dénonçant pas le système « vicieux » actuel alors même qu’il était
au sein du Gouvernement. Il a également cherché à écarter sa part de
responsabilité dans les événements du 1er mars 2008, indiquant que
l’armée n’a pas été impliquée dans la répression violente des manifestants
de l’opposition. Il était alors chef d’Etat- major des forces armées. M.
Ohanian a néanmoins promis de faire la lumière sur les événements de
mars 2008 si son alliance accède au pouvoir au terme des élections
législatives. Par ailleurs, Jamanak relève que lors de cette conférence de
presse, M. Ohanian a dénoncé une campagne de calomnies à son encontre.
Jamanak croit savoir que le parquet militaire, avec des partenaires du HK
où M. Ohanian a également travaillé, serait en train de préparer des
dossiers sur des détournements de millions de dollars et des cas de
corruption au sein des forces armées durant les années de travail de M.
Ohanian. Selon le quotidien, une affaire pénale pourrait être ouverte
suivie d’arrestations. / Rapporté par l’ensemble de la presse
Le fils de Vartan Oskanian a été arrêté : mobiles politiques
derrière cette arrestation ?/ Les agences de presse annoncent
l’arrestation, le 18 février, du fils de l’ancien Ministre des AE Vartan
Oskanian, celui-ci étant l’un des dirigeants de l’alliance « Ohanian-RaffiOskanian ». Il est accusé d’avoir kidnappé un camarade et d’avoir recouru
à la force à son encontre. Dans un entretien avec RFE/RL, Armen
Martirossian, vice-président du parti Héritage et partenaire de Vartan
Oskanian, a dénoncé cette arrestation comme étant politiquement
motivée, dont le but serait de « discréditer » l’alliance « Ohanian-RaffiOskanian ». Il balaie d’un revers de la main l’accusation de kidnapping. M.
Oskanian, quant à lui, s’est refusé à donner des commentaires sur
l’arrestation de son fils.
Promesses électorales ou mensonges ?/ « Arthur Baghdassarian et
son parti Renaissance arménienne essaient d’organiser leur campagne
électorale en dupant les citoyens et en leur donnant de fausses promesses
», écrit le quotidien Joghovourd à la « une », en relayant une récente
déclaration de M. Baghdassarian, qui a déclaré « en toute responsabilité »
que l’Arménie possédait des réserves de pétrole et de gaz, et que si son
parti remportait les élections, il se mettrait à mener de sérieuses études
[en vue de les exploiter]. Le quotidien affirme avoir interrogé le Ministère
des infrastructures énergétiques et des ressources naturelles, qui a
précisé que des études en vue de découvrir des gisements de pétrole ou
de gaz ont été menées en Arménie du temps de l’URSS et n’ont pas
prouvé leur existence sur le territoire de l’Arménie.
Le Ministère du Développement économique a mis en place une plateforme électronique pour les projets d’investissement/ Le site
www.investmentprojects.am conçu à l’attention des investisseurs
potentiels, vise à présenter à ceux-ci des projets intéressants par domaine
ou par région. A l’heure actuelle, 35 projets d’investissement sont
présentés sur ce site. / Hayastani Hanrapetoutioun
Questions régionales
Dialogue arméno-turc - « La meilleure façon de ne pas se laisser
enfermer dans son passé, c’est d’en parler »/ Hayastani
Hanrapetoutioun, Aravot, Arminfo, Armenpress, tert.am, d’autres sites
d’information et des chaînes de télévision rendent compte du débat
organisé à l’Université française en Arménie par cette Ambassade et l’ONG
Yerkir Europe sur le thème « Quel avenir pour le dialogue arméno-turc ?
Entre questions mémorielles et relations internationales : Points de vue de
Turquie, d'Arménie et de la diaspora arménienne de France ». Sont
intervenus : Taline Papazian, Maitre de conférences à Science-Po Paris et
chargée de recherche à l'Université de Californie du Sud, Philippe Kalfayan,
Juriste et chercheur associé au Centre des Droits de l'Homme de
l'Université Paris II, Jean-François Pérouse, Directeur de l'Institut Français
des Etudes Anatoliennes d'Istanbul, Ali Bayramoglu, Politologue et
Professeur à l’Université Kültür d’Istambul, Vahram Ter- Matevosyan, Chef
du département des études turques à l'Institut d'études orientales de
l'Académie nationale des sciences d’Erevan, le journaliste de Civilnet
Tatoul Hakobian, des représentants de think-tank travaillant sur le
dialogue arméno-turc. Le débat a été ouvert par une allocution de
l’Ambassadeur de France. Il a été transmis en direct par CivilNet.am. Les
médias reproduisent des extraits de diverses interventions, dont celles de
l’Ambassadeur, qui a encouragé le dialogue entre les sociétés civiles, et
d’Ali Bayramoglu, l’un des premiers intellectuels en Turquie ayant parlé du
génocide arménien.
Rédaction : Meri Hakobian
TÉLÉCHARGER :
Revue de la presse arménienne du 18 au 20 février 2017
http://www.collectifvan.org/pdf/03-01-06-21-02-17.pdf
http://www.ambafrance-am.org/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95692
Collectif VAN : l'éphéméride du 21 février
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique
Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du
Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).
Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans
la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=51673
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=55304
Ça s’est passé un 21 février (les événements sont classés du plus
ancien au plus récent) :
21 février 1897 -- France : publication du N°327 du périodique « Le Petit
Journal ». En couverture : Abdul-Hamid Khan, Souverain de l'Empire
ottoman. « Des événements graves s'accomplissent en ce moment en
Orient. La diplomatie s’efforce d'en atténuer la portée et d'arriver à une
entente... »
Archives Imprescriptible
21 février 1915 -- Empire ottoman : l'armée turque à Urmia a pris en
otage 61 Assyriens impliqués dans la mission française, et dont ils
exigeaient une rançon importante. La mission n'avait malheureusement
pas les moyens de libérer plus de 20 personnes. Le 22 février, les 41
personnes restantes ont été exécutées et leur tête arrachée de leur corps.
Parmi eux, se trouvait l'évêque Mar Denkha.
Wikipédia : Génocide assyrien
21 février 1918 -- Port-Saïd, le 21 février 1918. (Reçu : 7 mars). Le
témoignage d'un Arménien qui a erré une année et demi avec les émigrés :
Le calvaire des exilés arméniens (1915-1917). [I.] Les Arméniens de la
Thrace (Andrinople, Rodosto, Malgara), de la Bithynie (Baghtchédjik, AdaBazar, Tchenguiler, Ovadjik, etc.) et de Brousse (Banderma, Balikessir)
sont exilés vers Alep par la ligne Ismid, Esgui Chehir [sic], Konia, Bozanti.
Les groupes d'Angora et de Kastamouni composés exclusivement
d'hommes et de la population de Konia et de Césarée se joignent à cette
caravane. La première expulsion a eu lieu en juillet 1915, quatre mois
après les exils individuels.
Archives centrales de la Marine, SS A 166.
Beylérian, Arthur. Les Grandes Puissances, l'Empire ottoman et les
Arméniens dans les archives françaises (1914-1918), recueil de
documents, Paris, Publications de la Sorbonne, 1983.
Imprescriptible : Rapport du Service des Informations de la Marine dans le
Levant au Ministère de la Marine
21 février 1920 -- Grande Bretagne : l’article du Times du 21 février
1920 critiquant dans les termes les plus violents la décision du
gouvernement anglais, lequel, au dire du Times, par ses tergiversations, a
déçu l’espoir de la nation britannique de voir la fin de la domination turque
en Europe. « Il n’y avait pas un homme dans les grandes armées que
nous avions envoyées à Gallipoli et en Palestine, ou dans la flotte de la
Méditerranée, qui ne sût pas que notre double but était de mettre une fin
pour toujours au mauvais gouvernement turc en Europe et de libérer les
nationalités opprimées en Asie Mineure de l’influence flétrissante du
gouvernement impérial ottoman. »
Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le
problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne,
1970.
Imprescriptible : Situation politique vis-à-vis de la Turquie des trois
principales Puissances alliées depuis l'armistice et jusqu'au traité de
Sèvres
21 février 1921 -- La Conférence de Londres se réunit le 21 février 1921
pour s’occuper des affaires allemandes et du problème oriental. Et, dans
cette Conférence, les représentants des gouvernements anglais, français,
italien et japonais entendirent à plusieurs reprises les Délégations de la
Grèce et de la Turquie ainsi que celle des Arméniens.
Mandelstam, André. La Société des Nations et les Puissances devant le
problème arménien, Paris, Pédone, 1926 ; rééd. Imprimerie Hamaskaïne,
1970.
Imprescriptible : La conférence de Londres (21 février - 12 mars 1921)
21 février 1939 -- Allemagne : les nazis forcent les Juifs à se défaire de
tous leurs biens en or et argent.
Seconde guerre : Chronologie de 1939
21 février 1940 -- 21 février : Himmler décide la création à Auschwitz
d'un camp de "quarantaine" destiné aux Polonais de Silésie et du
Gouvernement général.
Cliotexte : Chronologie du système concentrationnaire nazi (1933-1945)
21 février 1941 -- Pologne : 4.000 Juifs sont envoyés au camp de
concentration de Dzialdowo-Soldau.
BS Encyclopédie : Les petits ghettos polonais (Nazisme - 2ième guerre
mondiale)
21 février 1941 -- 3 000 juifs de Warka (Pologne) sont déportés vers le
ghetto de Varsovie.
- Le représentant du Reich allemand écrit ce jour au secrétaire général
du gouvernement néerlandais à propos de l'exécution du décret du 11
novembre 1940 sur le renvoi des fonctionnaires juifs.
- 430 Juifs d'Amsterdam sont déportés à Buchenwald en représailles au
sabotage d'une usine d'ammoniac.
Skynet : 21 février, ce jour-là, n’oubliez pas
21 février 1943 -- Une lettre pastorale condamnant la persécution des
juifs est lue dans les églises protestantes et catholiques des Pays-Bas. Le
17 février, une copie de cette lettre a été envoyée au représentant du IIIe
Reich.
Skynet : 21 février, ce jour-là, n’oubliez pas
21 février 1944 -- Exécution de Missak Manouchian (en arménien :
Միսաք Մանուշյան, Missak Manouchian), avec 21 autres résistants
étrangers, dont de nombreux Juifs. Né le 1er septembre 1906 à Adıyaman
dans l'Empire ottoman, rescapé du génocide des Arméniens perpétré par
le gouvernement Jeune-Turc en 1915, Manouchian est mort fusillé à 37
ans au fort du Mont-Valérien le 21 février 1944. Intellectuel et poète
français d'origine arménienne, militant communiste (responsable de la
section arménienne de la MOI) et résistant (commissaire militaire des FTPMOI de la région parisienne), il est principalement connu pour son rôle
dans la Résistance, en particulier à cause de « l'Affiche rouge ».
Neuf des resistants du Groupe Manouchian étaient juifs; tous étaient
communistes ou sympathisants:
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Celestino Alfonso (espagnol)
Olga Bancic (roumaine)
Joseph Boczov (roumain)
Georges Cloarec (français)
Roger Rouxel (français)
Robert Witchitz (français)
Rino Della Negra (italien)
Spartaco Fontano (italien)
Césare Luccarini (italien)
Antoine Salvadori (italien)
Amédéo Usséglio (italien)
Thomas Elek (hongrois)
Emeric Glasz (hongrois)
Maurice Fingercwajg (polonais)
Jonas Geduldig (polonais)
Léon Goldberg (polonais)
Szlama Grzywacz (polonais)
Stanislas Kubacki (polonais)
. Marcel Rayman (polonais)
. Willy Szapiro (polonais)
. Wolf Wajsbrot (polonais)
. Arpen Tavitian (arménien)
. Missak Manouchian (arménien)
Wikipédia : Missak Manouchian
Lire aussi : les souvenirs de deux des derniers Résistants arméniens du
Groupe Manouchian, encore en vie ce 21 février 2011, Arsène Tchakarian
et Henry Karayan. Hommage à ces héros.
Institut Arménien de France : Ces Arméniens qui ont dit « non »
21 février 1944 -- L'existence d'un camp de concentration pour hommes
dans le village de Germering (Allemagne) est mentionnée pour la
première fois. Il dépend du camp principal de Dachau.
Skynet : 21 février, ce jour-là, n’oubliez pas
21 février 1945 -- Un camp pour femmes, rattaché au camp de
concentration principal de Buchenwald, est créé à Plömnitz (Allemagne).
- Un camp de concentration pour hommes, dépendant du camp principal
de Flossenbürg, est ouvert à Ganacker Allemagne).
Skynet : 21 février, ce jour-là, n’oubliez pas
21 février 2009 -- Paris : en présence d'anciens Résistants du Groupe
Manouchian, une plaque est posée par la mairie de la ville de Paris, le
samedi 21 février 2009 à 11 h, sur la façade de l’immeuble (un ancien
hôtel), 11 rue de Plaisance à Paris, 14e arrdt, où ont vécu Mélinée (née
Assadourian) et Missak Manouchian, juste avant l’arrestation de ce dernier.
Imprescriptible : Cérémonies en hommage à Missak Manouchian et au
groupe de l’Affiche rouge
21 Février 2010 -- Berlin : discours de Recep Maraşlı, personnage
symbole de la résistance kurde. Son livre « Le mouvement national
démocratique arménien et le génocide de 1915 » en a fait une voix
crédible de la critique kurde sur l'historiographie officielle en Turquie.
Collectif VAN : Recep Maraşlı : une voix kurde sur le génocide arménien
21 février 2011 -- Turquie: le maire AKP de Bayburt s’est livré à une
mise en scène grotesque. Comme chaque année, la ville commémore sa
libération le 21 février 1918, alors qu’elle était occupée par les Russes et «
les irréguliers arméniens » [Nota CVAN : les Komités, comme les nomme
la propagande officielle turque]. Le Hürriyet Daily News, journal turc de
langue anglaise, s’interroge : « selon quelle logique, des adultes, censés
être responsables, ont organisé un exercice avec des enfants de 10 ans
parés de costumes d'époque pour effectuer des simulations de crucifixion
de Turcs par des Arméniens ? » Le Hürriyet Daily News et ses rédacteurs
estiment, avec raison, que l’exercice « serait certainement qualifié, dans
de nombreux pays, de crime, d’incitation à la haine raciale ». Une
manifestation qu’a sans doute appréciée avant de mourir le leader
islamiste Necmettin Erbakan, auquel le Président turc Recep Tayyip
Erdogan [AKP] a rendu hommage ce dimanche.
Observatoire du Négationnisme du Collectif VAN - 2011
Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=52005
HAUT KARABAGH
Haut-Karabagh : Il faut une mission d’observation de
l’OSCE (Frank Engel)
Bruxelles2
17 Fév 2017
(BRUXELLES2 à Strasbourg) La guerre du Haut-Karabagh
entre Azerbaïdjan et Arménie, est une vieille histoire. Un conflit gelé. Pour
l’eurodéputé luxembourgeois Frank Engel, membre du parti populaire
chrétien-social (CSV), c’est une erreur : loin d’être gelée, la situation sur
le terrain s’aggrave.
Le cessez-le-feu est violé régulièrement
« L’Azerbaïdjan viole le cessez-le-feu tellement sciemment et
fréquemment que ça en devient simplement ridicule. » Frank Engel (1) est
ferme sur ce point. « C’est un pays qui pratique la guerre, qui commet des
crimes de guerre, qui procède à des arrestations arbitraires, à des
décapitations… Tout ce que vous pouvez imaginer. C’est une république
bananière kleptocrate comme il y en a peu. En Azeri, quand ça tue, ça tue
bien. »
Appel à une mission d’observation de l’OSCE
Une solution existe pour « aider à faire respecter le cessez-le-feu ». Après
le pic de violences d’avril 2016, l’Arménie « a demandé qu’une mission
d’observation du cessez-le-feu soit mise en place », comme cela a été fait
en Ukraine pour la Crimée. « Mais l’Azerbaïdjan a refusé. C’est tellement
clair que ça saute aux yeux. »
Rompre avec Bakou ?
Il faudrait que l’Union européenne « conditionne toutes ses relations à
l’adhésion à ce mécanisme de surveillance du cessez-le-feu au sein de
l’OSCE. S’ils continuent de refuser. [On doit faire la] rupture… de tout.
J’aimerais y croire. Si l’Union européenne prétend être celle qui défend les
droits de l’Homme, elle ne peut pas laisser faire quelque chose de pareil. »
Aujourd’hui, ce n’est pas une question du statut du Karabagh, insiste le
député. « L’urgence c’est de faire respecter le cessez-le-feu, qu’il soit
surveillé par l’OSCE, pour que les violences cessent. »
Abolir le groupe de Minsk
Obtenir un mécanisme d’observation de l’OSCE est d’autant plus
important que « le groupe de Minsk, composé de la France, la Russie et
les États-Unis, ne sert à rien du tout. Il faudrait même abolir le format. Sa
seule utilité est de donner un semblant de cadre pour continuer à se
parler. Ce qui ne se fait pas. » (2) L’eurodéputé compte notamment sur la
France pour changer la donne.
Reconnaître le Karabagh
Pour Frank Engel, il faudrait aussi « reconnaitre le Karabagh » (NB : et sa
demande d’indépendance). Pour lui, l’argument de la souveraineté
nationale ne tient pas. « L’Union européenne pose pour principe le respect
de l’intégrité territoriale, alors qu’on parle d’États qui n’ont jamais existé.
» Il n’est pourtant pas très optimiste… « On en est loin. C’est de tous les
territoires non reconnus, celui avec lequel nous entretenons le moins de
contacts. »
La loi du pétrole azéri
« C’est une question taboue. Le représentant spécial de l’Union pour le
Caucase du Sud n’a même jamais mis les pieds dans le Haut-Karabagh,
alors qu’il est allé en Ossétie du sud ou en Abkhazie. […] Nous continuons
à maintenir une relation parfaitement normale avec l’Azerbaïdjan dans le
cadre du Partenariat oriental. Simplement… pour son pétrole. »
(Leonor Hubaut)
(1) Frank Engel est un arménophile engagé. Il est aussi consul honoraire
de l’Arménie à Luxembourg.
(2) Notons que le Groupe de Minsk, instauré par l’OSCE a demandé, le 8
décembre 2016, à « Bakou (Azerbaïdjan) et Erevan (Arménie) de
respecter l’accord signé en juin (2016) », notamment « de permettre
l’élargissement de la mission de l’OSCE et la mise en place d’un
mécanisme d’enquête » (communiqué).
Les conséquences du conflit d’avril 2016
L’avocat arménien, Ruben Melikian, défenseur des droits de l’homme
(ombudsman) du Haut-Karabagh était l’invité de Frank Engel au
Parlement européen cette semaine. Dans une conférence de presse à
Strasbourg, il a présenté un rapport sur la flambée de violence d’avril
2016, soulignant « les violations systématiques des droits de l’homme
commises pendant la guerre d’avril ». Selon lui, « 90% de tous les
citoyens du Haut-Karabagh qui étaient sous le contrôle de l’Azerbaïdjan
ont été torturés et mutilés » et 32 « exécutés ».
Leonor Hubaut
Journaliste. Diplômée en relations internationales de l'Université Libre de
Bruxelles (mention mondialisation). Mémoire sur les politiques
européennes au Sahel. Je suis pour B2 de près le travail du Parlement
européen, les missions de la PSDC et les questions africaines
https://www.bruxelles2.eu/2017/02/17/haut-karabagh-il-faut-unemission-dobservation-de-losce-frank-engel/
Le président Sarkissian met en garde l’Azerbaïdjan
NAM
Le président arménien Serge Sarkissian a adressé une ferme mise en
garde à l’Azerbaïdjan, le menaçant d’une réponse appropriée si ses forces
armées étaient tentées de mettre à profit la campagne électorale en cours
en Arménie pour les législatives du 2 avril, pour lancer une offensive
militaire contre les Arméniens aux frontières de l’Arménie comme à celles
du Karabagh. Cette éventualité est d’autant plus sérieusement envisagée
par les spécialistes arméniens comme étrangers que les élections
arméniennes coïncident avec le printemps, saison traditionnellement
propice à la reprise des combats, dans ces régions montagneuses où la
fonte des neiges facilite les opérations militaires, comme l’ont
tragiquement montré les combats qui ont ensanglanté la région début
avril 2016. Le scrutin arménien, d’une importance politique majeure, se
déroulera juste un an après ces combats désignés sous l’appellation de
« Guerre des 4 jours », les plus violents qu’ait connus la région depuis le
cessez-le-feu de mai 1994, et qui ont été suivis jusqu’à aujourd’hui par
des provocations militaires quasi quotidiennes des forces de Bakou.
Le président Sarkissian a retrouvé les accents martiaux du chef de guerre
en s’exprimant devant ses anciens compagnons d’armes, les vétérans de
la guerre de 1991-1994 contre l’Azerbaïdjan dont il avait été le
commandant au Karabagh ; dans une allocution prononcée le 18 février
lors de la conférence du mouvement Yergrabah, la plus grande association
de vétérans arméniens, il les appelés à se tenir prêts à combattre à
nouveau pour le Karabagh, ou plutôt l’Artsakh, comme ont décidé
d’appeler officiellement leur pays ses habitants consultés par referendum
le 20 février. « Aujourd’hui, certains en Azerbaïdjan, ont l’impression
qu’une Arménie mobilisée pour les élections pourrait être distraite et dès
lors plus vulnérable”, a déclaré le président lors de la conférence des
délégués de l’Union en ajoutant : “En proie à de telles illusions, l’ennemi
pourrait être tenté de se livrer à de nouvelles provocations”. “Je pense
qu’il est de mon devoir de declarer depuis la tribune de cette conférence
que toute provocation recevra la réponse qu’elle mérite”, a poursuivi le
chef de l’Etat en martelant : “Une politique fondée sur des illusions n’a
aucun avenir”.
Le président Sarkissian a ensuite appelé les membres de l’Union
Yerkrapah à “garder seiche la poudre à canon” face à la menace militaire
persistante de l’Azerbaïdjan. “Notre combat est loin d’être fini”, a insisté le
président, qui a répété le même message en rencontrant les plus hauts
responsables de l’armée arménienne le 20 février, en leur exposant les
raisons pour lesquelles il en appelait plus que jamais à leur “vigilance en
cette période”. Le président Sarkissian a souligné que son gouvernement
“ne ménagera pas ses efforts” pour maintenir l’équilibre des forces avec
l’Azerbaïdjan. Il a aussi récusé les allégations de l’Azerbaïdjan selon
lesquelles la partie arménienne chercherait à prolonger le statu quo.
Erevan oeuvre en faveur d’un règlement pacifique du conflit du Karabagh,
sur la base de concessions mutuelles, a signifié le président arménien. Les
législatives arméniennes coïncideront avec le premier anniversaire du
déclanchement des combats sur la “ligne de contact”, auxquels devait
mettre fin un accord de trêve conclu sous l’égide de la Russie le 5 avril
2016.
La « Guerre de 4 jours » a coûté la vie à au moins 190 soldats de part et
d’autre de la « ligne de contact ». La Russie, ainsi que les deux autres
puissances qui coprésident le Groupe de Minsk de l’OSCE, la France et les
Etats-Unis, avaient réaffirmé, à l’issue des combats, leur engagement au
processus de paix et leur volonté de le sécuriser par des mesures de
confiance susceptibles de prévenir des violations de la trêve. Dans leur
dernière déclaration commune, publiée le 17 février, les coprésidents
américain, russe et français du Groupe de Minsk de l’OSCE ont une fois
encore souligné que la “guerre n’est pas une option”. Des milliers de
membres de l’UnionYerkrapah avaient pris part en avril 2016 aux combats
pour refouler les tentatives d’incursion azéries ; des volontaires de tous
âges avaient répondu à l’appel, une mobilisation massive qui se
poursuivait lorsque les combats ont pris fin... suscitant parfois la
frustration dans les rangs des vétérans, désireux d’en découdre, et qui
restent en tout cas sur le pied de guerre. Dans son discours, le président
Sarkissian a réaffirmé la ligne officielle arménienne selon laquelle Bakou
ne peut espérer reprendre par la force le Karabagh et les territoires
environnants sous contrôle arménien. “Beaucoup d’entre vous se
rappellent que dans le début des années 1990, l’Azerbaïdjan changeait
toutes les semaines de ministre de la défense ; ces ministres prenaient
leurs fonctions avec à chaque fois la même rengaine, se vantant de
pouvoir prendre le thé quelques jours après à Stepanakert”, a déclaré le
président en haranguant les vétérans, pour conclure en ces termes :
« Pourtant, comme l’Histoire l’a montré, les efforts des fils héroïques de
notre nation n’ont pas seulement permis qu’ils ne prennent pas leur thé à
Stepanakert, mais les ont aussi privé de la possibilité de le boire à
Aghdam, Fisuli, Jabrail, Kubatli, Karvachar (Kelbajar), et tant d’autres
lieux encore”, en énumérant les localités dont les forces arméniennes du
Karabagh ont pris le contrôle en 1993.
mardi 21 février 2017,
Gari ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=138145
TURQUIE
Les putschistes turcs au tribunal
Les Echos
Yves Bourdillon Le 21/02 à 06:00
Perpétuité requise pour leur tentative contre Recep Tayyip
Erdogan.
Les 44 prévenus qui ont pris place sur les bancs du tribunal de Mugla sont
bien contents que la peine de mort ait été abolie en Turquie en 2002.
Avec trois autres conjurés en fuite, jugés par contumace, ils sont accusés
d'avoir voulu assassiner le président Recep Tayyip Erdogan, lors du coup
d'Etat manqué du 15 juillet dernier.
Depuis lors, le président turc poursuit une vengeance implacable contre
les auteurs du putsch, qu'il estime lié à la confrérie islamiste Gülen, qui fut
son allié jusqu'à une brouille spectaculaire fin 2015.
Le parquet a demandé plusieurs peines de prison à perpétuité. Vue la
haine qu'ils suscitent auprès d'une grande partie de la population, illustrée
par la foule massée devant le tribunal de cette petite ville de l'ouest du
pays pour réclamer des exécutions, les 47 accusés auraient probablement
risqué la peine capitale si elle n'avait pas été abolie dans le cadre de la
candidature d'Ankara à l'Union européenne. L'émotion suscitée par le
putsch manqué qui a fait près de 300 morts a d'ailleurs poussé des
dirigeants turcs à plaider pour son rétablissement, parfois de manière
rétroactive au mépris des règles essentielles du droit. Erdogan n'exclut
pas une telle mesure, comme une carte dans sa manche s'il voulait
rompre à l'avenir les négociations d'adhésion à l'UE...
Les militaires sont accusés d'avoir tenté d'assassiner le président turc
dans un complexe hôtelier de la mer Egée. Un commando héliporté a
effectivement pris d'assaut l'hôtel, mais est arrivé « dix ou quinze minutes
trop tard », selon Erdogan, qui avait été prévenu et s'était enfui pour
coordonner le contre-putsch avec son téléphone portable.
Un contre-putsch rapidement devenu un véritable nettoyage de l'appareil
d'Etat, justice, enseignement, armée, police, voire des médias et milieux
d'affaires soupçonnés d'être infiltrés par Gülen. La purge faiblit depuis
quelques semaines, faute de personnes à emprisonner ou licencier. Selon
le site Turkey. purge, 3.840 juges et 7.130 enseignants ont été limogés,
45.000 personnes sont en prison, dont 162 journalistes, 2.100 écoles ou
universités ont été fermées, ainsi que 149 médias. La lutte contre les
putschistes semble ne plus être qu'un prétexte, puisque la répression
s'étend aux Kurdes, en rien liés à Gülen. En novembre, l'immunité d'une
douzaine de députés du parti pro-kurde HDP (dont un menacé d'être
liquidé en plein Parlement) a été levée pour permettre leur arrestation.
Les deux chefs du HDP encourent respectivement 142 et 83 ans de prison.
Yves Bourdillon, Les Echos
En savoir plus sur
http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211813563560-les-putschistesturcs-au-tribunal-2066582.php#RUXUeImdxQEdEIih.99
Turquie : « La réforme constitutionnelle veut imposer une
hyperprésidence »
Mithat Sancar, député du Parti démocratique des peuples (prokurde),
critique le projet de réforme constitutionnelle soumis à référendum le
16 avril afin de renforcer les pouvoirs du chef de l’Etat Recep Tayyip
Erdogan.
LE MONDE | 21.02.2017 à 12h52 | Propos recueillis par Marc Semo
Mithat Sancar est professeur de droit constitutionnel à l’université
d’Ankara et député du HDP (Parti démocratique des peuples,
prokurde). Invité à Paris le 18 février pour un colloque organisé
par l’Institut kurde, il revient sur la répression ciblant sa
formation, accusée par le pouvoir d’être une vitrine politique de la
rébellion kurde. Et analyse les enjeux du référendum du 16 avril
voulu par le chef de l’État Recep Tayyip Erdogan pour imposer un
régime présidentiel.
Quelle est aujourd’hui la situation du HDP ?
Les deux coprésidents du parti, Selahattin Demirtas et Figen Yüksekdag,
sont arrêtés [pour refus de témoigner dans des dossiers « de propagande
terroriste »] ainsi que dix autres députés sur nos 59 élus à l’Assemblée
nationale turque. La répression vise en outre nos représentants locaux
toujours pour de prétendus liens avec le terrorisme. Quelque 10 000 de
ces cadres et de ces militants ont été à un moment ou à un autre placés
en garde à vue et plus de 3 000 maintenus en état d’arrestation. Les
maires du Parti démocratique des régions avec lequel le HDP a fusionné
pour les élections locales sont particulièrement ciblés. Quelque 105
d’entre eux ont été destitués et 80 de ces municipalités gérées désormais
directement par l’Etat.
Dans de telles conditions, il est très difficile, voire presque impossible, de
mener une activité politique normale. Mais malgré ces pressions, nous
sommes décidés à utiliser au maximum les espaces démocratiques qui
subsistent. Quitter le Parlement en signe de protestation comme le
proposaient certains aurait signifié que nous arrêtions la politique pour
laisser seulement parler les armes.
Le HDP risque-t-il l’interdiction comme de nombreux autres partis
prokurdes dans le passé ?
L’AKP [Parti de la justice et du développement, islamoconservateur, au
pouvoir depuis 2002] veut nous paralyser sans pour autant oser nous
fermer. Nous sommes la troisième force du Parlement et notre interdiction
susciterait de fortes protestations aussi bien de l’Union européenne que du
Conseil de l’Europe.
Je me trouve moi-même dans une situation absurde, à la fois en sursis
comme tous nos élus et toujours actif dans la vie parlementaire, en
particulier comme membre de la commission constitutionnelle où, en tant
que juriste, je jouis de l’estime aussi bien du CHP [Parti républicain du
peuple], la principale force de l’opposition de gauche, que de nombre de
représentants du parti au pouvoir. Mais tout ce que je peux dire ou faire
dans ces débats n’a guère d’effet comme on peut le voir à propos de la
réforme constitutionnelle qui est soumise à référendum.
Quels en sont à vos yeux les aspects les plus dangereux ?
Elle impose un véritable changement de système politique et un régime
présidentiel fondé sur une hyperprésidence tant seront étendus les
nouveaux pouvoirs dont disposera le chef de l’Etat si la réforme est
approuvée lors du référendum. Le poste de premier ministre est supprimé
et le président de la République est le seul chef de l’exécutif. Il peut
dissoudre la Chambre même si cela implique aussi qu’il remette son
mandat en jeu et les deux scrutins doivent se dérouler simultanément. Le
président étant aussi le leader du parti, on peut imaginer qu’il aura la
majorité qu’il souhaite. Il pourra en outre gouverner par décret.
« Il n’y a pas dans ce projet un équilibre des pouvoirs contrebalançant
celui du chef de l’Etat »
Des grandes démocraties comme les Etats-Unis ou la France ont certes
des régimes présidentiels ou semiprésidentiels. Mais il n’y a pas dans ce
projet un équilibre des pouvoirs contrebalançant celui du chef de l’Etat. La
justice, stipule cette réforme, est « neutre et indépendante ». Dans les
faits, elle ne le sera pas. Ainsi six des treize membres du Haut Conseil des
juges et des procureurs, chargé des nominations dans la justice, seront
désignés par le président et les autres par le Parlement. L’écrasante
majorité des quinze membres du Conseil constitutionnel seront aussi
nommés par le chef de l’Etat.
Ces craintes expliquent l’opposition à la réforme et même une possible
courte victoire du « non » au référendum évoquée par certains instituts de
sondage ?
La société turque est de plus en plus en polarisée, notamment en raison
de la politique de Recep Tayyip Erdogan. Elle le sera encore plus avec ce
régime présidentiel. Notre pays a besoin d’un système pluraliste,
parlementaire, décentralisé afin de permettre à toutes ses différentes
réalités de trouver leur place. Le système présidentiel voulu par Recep
Tayyip Erdogan est à l’opposé, instaurant la domination d’une Turquie
sociologiquement majoritaire qui est sunnite, conservatrice et nationaliste.
Les alévis [secte moderniste issue du chiisme], les laïcs, et ceux qui ne
sont pas ethniquement turcs, ne pourront pas s’y reconnaître. Ils se
vivront toujours comme minoritaires. Ils ont peur de ce que sera la
nouvelle Turquie promise par Erdogan. Ces inquiétudes sur les potentiels
abus de pouvoir d’un seul homme traversent aussi le camp conservateur.
Au sein même de l’AKP, il existe depuis longtemps de fortes oppositions à
ce projet. Nombre de cadres du parti nationaliste MHP [Parti de l’action
nationale] ne veulent pas non plus de cette réforme que soutient
néanmoins leur chef, et craignent pour l’avenir même de leur parti.
Le « non » pourrait-il l’emporter ?
Peut-être, mais il ne faut pas oublier que le pays reste sous le régime de
l’état d’urgence et qu’il est impossible, notamment pour notre parti, de
mener une campagne électorale normale. La pression était déjà très forte
lors des législatives en novembre 2015 mais là c’est encore pire. Nous
tenons nos réunions électorales seulement dans des salles fermées. Nous
ne pouvons pas mener campagne à la télévision pour le « non » et il en
est de même pour les autres forces politiques opposées à ce projet. Mais
une inquiétude est perceptible dans les profondeurs de la société et il peut
donc y avoir des surprises. Ainsi en 1983, lors des premières élections
après le coup d’Etat militaire, le parti créé par les militaires pour
reprendre en main le pays, donné largement favori, n’est arrivé qu’en
troisième position.
Qu’attendez-vous comme soutien de l’Europe ?
Nous pensons qu’il est plus nécessaire que jamais que Bruxelles et les
capitales européennes maintiennent leurs relations et les canaux de
dialogue avec la Turquie. Ces relations ne doivent pas être fondées sur les
intérêts des Européens qui voient dans notre pays un rempart contre le
flot migratoire. Elles doivent encore moins servir à conforter le pouvoir de
Recep Tayyip Erdogan. Quand elle est venue début février à Ankara, la
chancelière allemande Angela Merkel a non seulement rappelé haut et fort
l’importance des libertés, notamment celle de la presse, et de la
séparation des pouvoirs, mais elle a aussi reçu des représentants de
l’opposition dont de notre parti.

Marc Semo
Journaliste au Monde
http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/02/21/turquie-la-reformeconstitutionnelle-veut-imposer-une-hyperpresidence_5083038_3214.html
Turquie : après le putsch raté, l’heure du procès
Libération
Par Quentin Raverdy , Envoyé spécial à Mugla — 20 février 2017 à 20:06
Suspectées d’avoir tenté de tuer le président Erdogan lors de la
tentative de coup d’Etat du 15 juillet, 47 personnes sont jugées
depuis lundi.
C’est dans un concert de sifflets que les quatre bus de la direction
générale des prisons arrivent derrière la chambre de commerce de Mugla,
petite ville du sud-ouest de la Turquie. Le bâtiment, converti pour
l’occasion en salle d’audience, est solidement cadenassé par un lourd
dispositif policier. Sur les toits, des membres des forces de sécurité font le
pied de grue, armes en bandoulière. Les huées de la petite foule
rassemblée à l’extérieur de l’enceinte redoublent à mesure que les bus se
vident. «On veut la peine de mort», hurlent certains en direction de la
trentaine d’hommes, sortis des bus menottés et encadrés chacun par deux
gendarmes. Le temps d’un procès, la petite cité discrète de Mugla sort de
l’anonymat pour devenir le centre de l’attention médiatique et politique du
pays. «C’est l’un des procès les plus importants de l’histoire turque»,
promettait en février le procureur Necip Topuz. Ce lundi, s’ouvrait en effet
le procès de 47 personnes suspectées d’avoir voulu assassiner le président
Recep Tayyip Erdogan, lors de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet. Un
putsch manqué orchestré, selon le gouvernement turc, par le prédicateur
religieux Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis depuis 1999 et jugé
également, par contumace. «Il est le principal suspect, mais aucun avocat
n’a voulu le représenter. Et l’avocat commis d’office s’est retiré de
l’affaire», annonce dès le début de l’audience le président de la cour,
Emirsah Bastog. Le dossier est l’un des plus sensibles dans la Turquie de
l’après-tentative de coup d’Etat où, depuis cet été, plusieurs dizaines de
milliers de personnes ont été arrêtées ou démises de leurs fonctions dans
les institutions turques (armée, police, justice, éducation, etc.),
suspectées d’entretenir des liens avec «Feto» (l’acronyme des autorités
pour désigner les partisans de Gülen). Ce lundi, seuls 37 soldats
putschistes, issus pour la plupart des forces spéciales turques,
comparaissent devant les juges de Mugla. Ils sont accusés d’avoir, durant
la nuit du 15 au 16 juillet 2016, embarqué dans trois hélicoptères en
direction de Marmaris, station balnéaire de renom du sud-ouest du pays,
bordée par les eaux de la Méditerranée. Objectif présumé des mutins :
capturer ou tuer le président Erdogan, alors en vacances avec sa famille
dans un somptueux hôtel de la ville, le Grand Yazici Club Turban. Retardé
par de mauvaises indications sur la localisation exacte du chef de l’Etat
turc, «l’escadron de la mort» n’arrive aux abords de l’hôtel que vers 3 h
30 du matin. Leur cible, elle, a déjà pris la tangente. Alerté par un officier
du risque d’une attaque, Recep Tayyip Erdogan a eu le temps de lancer
son appel, via Facetime, adjurant ses partisans à mater le putsch dans la
rue, avant de quitter Marmaris peu après une heure du matin. Les
membres du commando doivent, eux, faire face à la contre-attaque des
forces de sécurité turques sur place. Les combats sont d’une rare violence.
Des centaines de touristes étrangers, en vacances à Marmaris, assistent
pétrifiés à ces scènes de quasi-guerre urbaine.
Chasse à l’homme
Un officier de police, Nedip Cengiz Eker, et une membre de la sécurité du
président, Mehmet Çetin, sont tués. Mais l’opération a échoué. Les trois
hélicoptères quittent la zone et laissent derrière eux plusieurs dizaines de
putschistes qui prennent la fuite en direction des forêts alentours. Une
chasse à l’homme est alors lancée dans la région. Des centaines de
policiers dépêchés sur place fouillent les véhicules un à un. Bois, plage,
champs, tout est passé au peigne fin. Les fuyards ont laissé derrière eux
un impressionnant arsenal : fusils d’assaut, pistolets, grenades, etc. Au
compte-gouttes, ils sont cueillis par les forces de sécurité. Le 25 juillet, dix
jours après l’assaut contre l’hôtel, le sergent Zekeriya Kuzu est découvert,
avec deux autres complices, cachés dans une canalisation. Son visage
émacié, à la barbe grisonnante et inégale, aux yeux vides, fait le tour des
médias turcs. C’est une prise de taille pour la police. Celui qu’on
surnomme «le pacha» serait l’une des principales figures gulénistes de la
base de Cigli, près de la ville d’Izmir, d’où le commando serait parti.
Adepte du mouvement depuis 2007, l’homme bénéficierait d’une large
influence auprès des troupes. Le 1er août, les onze derniers fugitifs,
dénoncés par des chasseurs de sangliers, sont interpellés par la police, à
plus de 25 kilomètres de la station balnéaire.
«Robe de mariée»
A nouveau réunis ce lundi, parqués derrière un double cordon de
gendarmes au cœur de la salle d’audience, les accusés multiplient les
coups d’œil furtifs vers l’arrière de la pièce. Là, une vingtaine de proches
ont choisi d’assister au procès.
Les chefs d’accusation qui pèsent contre leurs frères, conjoints ou amis
sont lourds : «tentative d’assassinat du président de la République»,
«violation de la Constitution», «crime contre le corps législatif», «crime
contre le gouvernement», «participation à des activités terroristes», etc.
Et pour avoir tenté de renverser le leader turc, la sanction demandée par
le procureur est de six fois la prison à vie pour chacun des 47 accusés.
«On devait se marier en août, je venais d’acheter la robe de mariée,
pourquoi aurait-il pris ce risque ? Il n’était pas membre de Feto», sanglote
la fiancée d’un des soldats, les yeux emplis de larmes. La sœur de cet
accusé, venue épauler son amie, ne parvient pas à la rassurer. « Avec le
président Erdogan qui fait partie des 73 plaignants, cela rajoute beaucoup
de pression sur la cour», estime-t-elle. Quelques mètres derrière, l’avocat
du président turc, plaignant numéro 1 dans cette affaire, répond aux
questions des journalistes. «Avec l’état d’urgence en Turquie instauré
depuis le coup d’Etat, j’ai peur que le procès ne soit pas totalement
équitable», s’inquiète la sœur.
Le travail de la défense n’a pas toujours été simple dans ce dossier. «Nous
n’avons pas pu avoir de contact avec les accusés au début. Maintenant,
quand je parle avec mon client en prison, l’agent pénitentiaire nous
surveille et enregistre nos conversations. Il y a aussi une caméra qui filme.
Mes documents sur l’affaire sont systématiquement vérifiés par l’agent,
même les confidentiels», témoigne nerveusement l’un des avocats des
soldats de Mugla, demandant à garder l’anonymat, tout en précisant que
son client était détenu dans de bonnes conditions.
En début d’après-midi, les premiers accusés ont été entendus par la cour.
Comme lors de son interrogatoire par la police, le major Sükrü Seymen, à
la tête d’une équipe de forces spéciales le soir de la tentative de putsch, a
reconnu les faits. «Oui, je confesse avoir participé à une tentative de coup
d’Etat mais je réfute l’accusation de tentative d’assassinat. C’est une
accusation irréaliste», explique le soldat, debout au milieu de la salle à
l’écoute. L’homme profite de cette tribune pour exprimer quelques
remords : «Ce qui me rend triste surtout, c’est la mort de ces deux
policiers. On ne voulait tuer personne dans cette opération.» Comme
d’autres membres du commando, il martèlera n’avoir fait, ce soir-là, que
suivre les ordres de son supérieur hiérarchique, le général de brigade
Gökhan Şahin Sözmezateş. Plus haut gradé présent sur le banc des
accusés dans ce procès, c’est lui qui a pris la tête de l’opération de
Marmaris, le soir du 15 juillet. «Je savais que c’était une tentative de coup
d’Etat», a ainsi expliqué le général de brigade. Il nie cependant appartenir
à l’organisation de Fethullah Gülen. «Je ne pense pas que Gülen soit un
messie ou un prophète», confiera l’officier à l’audience. «Même si ce ne
sont pas des membres de Feto, participer à un coup d’Etat et violer la
Constitution, c’est un crime grave qui mérite d’être puni sévèrement»,
répond intransigeant le député de la région de Mugla Nihat Öztürk, qui fut
l’un des premiers à s’être rendu auprès du président turc après l’annonce
de l’essai de coup d’Etat. Dès le lendemain de l’attaque, l’élu du Parti de la
justice et du développement (AKP, la formation d’Erdogan) a porté plainte
contre le prédicateur religieux. Aujourd’hui, en tant que plaignant,
l’homme ne manque pas une miette du procès. Selon le parlementaire,
pas de circonstances atténuantes pour ceux qui ont tenté d’assassiner un
président démocratiquement élu. «Ces 37 personnes n’ont pas été
choisies au hasard. Elles sont issues des forces spéciales, elles ont été
choisies pour mener cet assassinat. Si ce coup avait fonctionné, ils ne
nous auraient montré aucune pitié».
http://www.liberation.fr/planete/2017/02/20/turquie-apres-le-putschrate-l-heure-du-proces_1549836
Turquie: des élus kurdes en appellent à la Cour
Européenne des Droits de l’Homme
Lundi, 20 Février, 2017
Humanite.fr
Des élus du HDP demandent à la Cour européenne des Droits de l’Homme
d’exiger d’Erdogan qu’il libère les 12 députés du HDP actuellement
emprisonnés sans jugement, dans un contexte où débute en Turquie la
campagne du referendum destiné à renforcer les pouvoirs du président.
Ils ont fait spécialement le voyage de Turquie jusqu’à Strasbourg. Députés
du Parlement turc, élus municipaux ou responsables politiques du HDP (
Parti démocratique des Peuples ), une dizaine de femmes et d’hommes,
soutenus par de nombreux militants, ont déposé lundi matin à la Cour
européenne des Droits de l’Homme les dossiers des 12 députés du HDP
incarcérés en Turquie depuis novembre dernier, dont ceux des deux coprésidents, Figen Yuksekdag et Selahattin Demirtas.
« Nous sommes venus ici parce que tous les recours juridiques ont été
épuisés en Turquie, » explique l’avocate internationale Reagan Yalçindag.
« En réalité aujourd’hui, on ne peut plus entreprendre aucune action
juridique en Turquie, toutes les voies sont barrées. Il faut que la Cour
européenne des droits de l’Homme prenne ses responsabilités, » ajoute-telle.
Et il y a urgence. Vendredi dernier, le président turc Recep Tayyip Erdogan
a en effet lancé lui-même la campagne en faveur du « Oui » pour le
referendum, qui se déroulera le 16 avril prochain, et dont l’enjeu est de
modifier la constitution pour accorder plus de pouvoirs au président turc.
Erdogan tient à dominer cette campagne qu’il a soigneusement préparée
pour éviter toute contestation possible. Depuis juillet dernier, profitant du
climat provoqué par le coup d’état manqué des partisans supposés du
mouvement Gülen, il a fait notamment fait emprisonner des députés
d’opposition ou des élus régionaux, mais aussi des journalistes, des
magistrats et des universitaires, procédant dans le même temps à la
fermeture près de 160 journaux, radios, télés et autres organes de
presse. « On entre dans la campagne du referendum, mais les
représentants de l’opposition n’ont pas le droit de s’exprimer, » explique
la députée d’Istanbul Flize Kerestesioglu ( HDP. ) « Le gouvernement de
Recep Tayyip Erdogan a fait mettre en prison non seulement nos députés,
mais aussi des militants, et des élus municipaux. Les maires des villes
kurdes ont été soit arrêtés, soit destitués. Dans ces conditions là,
comment voulez-vous qu’on fasse campagne ? » demande-t-elle.
C’est dans ce contexte que les élu(e)s du HDP ont décidé d’en appeler à la
Cour européenne des Droits de l’Homme. Un de ses articles ( l’article 16 ),
signé par la Turquie, qui est membre du Conseil de l’Europe, stipule en
effet qu’aucun député ne peut être jugé en étant incarcéré, et que d’autre
part, en cas d’incarcération d’un député, la Cour Suprême de Turquie doit
faire un rapport et se prononcer dans les 3 jours. « Or il y a aujourd’hui
plus de 90 jours que les 12 députés du HDP sont en prison, et rien n’a été
fait, » explique Reagan Yalçindag.
Quel peut être la portée réelle de cette démarche auprès de la Cour
européenne des Droits de l’Homme ? L’avocate du HDP explique que
même si la Turquie n’a pas respecté une décision déjà prise il y a 4 ans
par la Cour dans une autre affaire, il faut néanmoins insister pour que la
CEDH prenne une décision rapidement. « On est en train de changer la
nature d’un régime en changeant la constitution, par contre les
représentants politiques ne peuvent pas parler dans leur pays, comment
peut-on parler de démocratie ? » s’insurge la députée Flize Kerestesioglu,
qui ajoute : « la seule chose qu’on peut dire c’est qu’une dictature se
prépare. »
http://www.humanite.fr/turquie-des-elus-kurdes-en-appellent-la-coureuropeenne-des-droits-de-lhomme-632409
Erdogan face à la nation
L’édito
Émilie SUEUR | OLJ
21/02/2017
« L'AKP est un parti qui s'appuie exclusivement sur la nation (...). Nous
sommes partis des valeurs communes de notre nation, nous avons défini
notre terrain politique comme le terrain où notre nation se dresse comme
une forteresse. » Ainsi s'exprimait Recep Tayyip Erdogan en 2003, lors du
1er congrès de l'AKP dont il était le président.
Quatorze ans plus tard, engagé dans la campagne pour le « oui » au
référendum sur une révision constitutionnelle qui renforcerait
considérablement ses pouvoirs, M. Erdogan estime que ceux qui veulent
voter « non » « ne s'opposent pas à un système, mais à la nation. Ceux-là
ne sont pas contre Erdogan, mais contre la nation ».
Ceux qui glisseront un « non » dans l'urne, le 17 avril prochain, voteront
contre un basculement des pouvoirs exécutifs entre les mains du
président. Car le projet de révision constitutionnelle prévoit que le
président pourra gouverner par décret, déclarer l'état d'urgence, décider
le budget, nommer les hauts fonctionnaires, le ou les vice-présidents ainsi
que la moitié des membres de la Cour constitutionnelle tout en conservant
la direction de l'AKP. Le Parlement deviendrait dès lors une Chambre
d'enregistrement, alors que le poste de Premier ministre disparaît
purement et simplement. Le Sultan ne veut pas de Grand Vizir.
Pour parvenir à ses fins, le président se rêvant « hyper » a opté pour la
stratégie de la peur et de la division.
« D'une certaine manière, à vrai dire, la place de ceux qui disent "non" est
à côté du 15-Juillet », a déclaré M. Erdogan en référence au coup d'État
de l'été dernier.
Son camp reproduit bien sûr, comme un seul homme, la rhétorique du
chef. « Les organisations terroristes font en chœur campagne pour le
"non" », a ainsi déclaré le Premier ministre Binali Yildirim. « Si nous ne
dépassons pas 50 %, si nous ne sommes pas victorieux lors de ce
référendum, alors préparez-vous à une guerre civile », a lancé, pour sa
part, Ozan Erdem, adjoint au dirigeant de l'AKP pour la province de
Manisa, dans l'ouest du pays. Peu après, l'homme démissionnait, non sans
avoir accusé les médias d'avoir déformé ses propos. Des médias qui,
depuis des mois, et surtout depuis le putsch avorté du 15 juillet, sont
dans la ligne de mire du pouvoir. Journalistes arrêtés, limogés, censurés...
Il y a quelques jours, Nils Muiznieks, commissaire aux Droits de l'homme
du Conseil de l'Europe, constatait, dans un rapport, l'état « alarmant » de
la liberté d'expression et des médias en Turquie. Le tout dans un contexte
de purges massives post 15-Juillet.
C'est donc en tablant sur une stratégie du « moi ou le chaos », du « eux
vs nous », qu'Erdogan veut « fermer la parenthèse du kémalisme ». C'est
en faisant de tout opposant un potentiel « ennemi de l'intérieur »
qu'Erdogan veut ouvrir la porte à une nouvelle Turquie, construite sur une
« nation forteresse ».
Mais comment prétendre se poser en défenseur de la nation turque, d'une
nation forte qui plus est, quand l'on s'acharne à attiser les divisions en son
sein. « Le désir de vivre-ensemble » est aussi l'un des ingrédients de la
pérennité d'une nation.
https://www.lorientlejour.com/article/1036315/erdogan-face-a-lanation.html
SYRIE/TURQUIE/IRAN
L'Iran convoque l'ambassadeur de Turquie à Téhéran
Zonebourse
20/02/2017 | 18:31
L'Iran a sommé lundi l'ambassadeur de Turquie à Téhéran de venir
s'expliquer sur des propos tenus par le président Recep Tayyip Erdogan et
son chef de la diplomatie Mevlut Cavusoglu accusant la République
islamique de déstabiliser le Proche-Orient.
Téhéran et Ankara s'opposent notamment sur la guerre en Syrie même si
les deux pays se sont récemment associés à la Russie pour tenter de
trouver une solution diplomatique au conflit.
En Irak, les milices chiites soutenues par l'Iran ont été particulièrement
virulentes contre le déploiement de soldats turcs près de Mossoul pour
former des combattants sunnites luttant contre le groupe Etat islamique.
Dimanche, lors de la conférence sur la sécurité de Munich, Mevlut
Cavusoglu a accusé l'Iran de vouloir transformer l'Irak et la Syrie en pays
chiites et l'a appelé à cesser de menacer la stabilité et la sécurité de la
région.
Réagissant à ces critiques, le porte-parole du ministère iranien des
Affaires étrangères, Bahram Ghasemi, a prévenu que la patience de
Téhéran avait des limites, selon des propos rapportés lundi par l'agence
de presse Mehr.
A Ankara, le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement,
Numan Kurtulmus, a pour sa part minimisé les tensions entre les deux
pays, estimant qu'il peut y avoir "des divergences de vue de temps en
temps, mais pas d'animosité en raison de déclarations". (Babak
Dehghanpisheh à Beyrouth, Tulay Karadeniz, Tuvan Gumrukcu et Parisa
Hafezi à Ankara; Tangi Salaün pour le service français)
http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/L-Iran-convoque-lambassadeur-de-Turquie-a-Teheran--23909933/
ANTISEMITISME
L'écrivain Mehdi Meklat accusé de racisme et
d'antisémitisme : la polémique en 4 actes
FranceInfo
France Télévisions
Mis à jour le 20/02/2017 | 20:11
publié le 20/02/2017 | 20:11
Le jeune auteur de 24 ans est au cœur d'une tempête médiatique
depuis que plusieurs de ses tweets injurieux ont été déterrés par
des internautes. Il prétend qu'il s'agissait d'une "provocation d'un
personnage fictif", et s'est de nouveau excusé lundi.
Jusque-là, Mehdi Meklat avait toujours été salué par la critique. Que ce
soit pour ses livres ou pour ses chroniques sur Arte, France Inter ou Le
Bondy Blog. Mais depuis le week-end dernier, c'est sur un autre ton,
beaucoup moins dithyrambique, que le jeune auteur de bientôt 25 ans fait
parler de lui. En cause : des tweets à caractère raciste, homophobe,
antisémite ou mysogine, qu'il avait pris l'habitude de poster pendant des
mois. Et que des internautes ont déterrés. Franceinfo vous résume
l'affaire en quatre actes.
1Des internautes ressortent d'anciens tweets
C'est son passage, jeudi 16 février, dans l'émission "La Grande Librairie"
sur France 5 qui semble être le point de départ de la polémique. Ce soir-là,
Mehdi Meklat est en plateau pour la promotion de son dernier livre, Minute,
qu'il publie aux éditions du Seuil.
Au même moment, chez eux, des internautes se précipitent sur leur
ordinateur pour aller voir de plus près le compte Twitter de l'auteur. En
remontant son fil, ils vont tomber sur des dizaines de tweets injurieux
envers les homosexuels, les juifs, les femmes ou faisant l'apologie du
terrorisme, que Mehdi Meklat publiait sous un pseudo, "Marcelin
Deschamps". Des messages que l'intéressé a pris soin d'effacer depuis.
Mais des captures d'écran circulent sur internet.
2Mehdi Meklat s'excuse
Mehdi Meklat est sommé de s’expliquer sur ce double jeu. Samedi
18 février, il publie quatre tweets sous forme de communiqué. Il s'excuse
et invoque un "personnage honteux" qu'il incarnait virtuellement.
3Christiane Taubira dénonce des pensées "hideuses"
Pas de quoi éteindre l'incendie. Tour à tour, les personnes qui ont côtoyé
de près ou de loin Mehdi Meklat vont se désolidariser. C'est le cas de
Christiane Taubira, qui avait été longuement interviewée par ce dernier
dans les colonnes des Inrocks au début du mois de février, et avec qui elle
pose en une du magazine. L'ancienne Garde des Sceaux a publié un
communiqué sur sa page Facebook, dans lequel elle dénonce des
pensées "hideuses". Avant de poursuivre : "Il y a quelque chose à purger.
Il ne peut résider dans un même esprit la beauté et la profondeur d’une
telle littérature et la hideur de telles pensées. Il faut purger, curer,
cureter".
Dans la foulée, c'est le directeur de la rédaction des Inrocks, Pierre
Siankowski, qui y est allé d'un édito, publié sur le site du magazine. "N’y
allons pas par quatre chemins, écrit-il. Ne cherchons pas d’excuses : dans
leur lecture pure et dure, et qu’ils aient été publiés sous un autre nom que
le sien, ces tweets sont abominables, abjects, et certains pris comme tels
sont tout simplement antisémites, racistes et homophobes. Rien à dire làdessus. C’est extrêmement grave et choquant et on ne peut que
condamner ces propos."
Même réaction dans les rangs du Bondy Blog, auquel Mehdi Meklat a
collaboré à partir de 2008.
François Busnel, animateur de "La Grande Librairie", a également tenu à
réagir, lui qui a reçu, jeudi 16 février, Mehdi Meklat dans son émission.
Sur Facebook, les éditions du Seuil, qui publient le jeune auteur, ont aussi
condamné ses propos "avec la plus grande fermeté".
4Mehdi Meklat s'excuse de nouveau
Cette fois, c'est sur sa page Facebook que l'auteur a décidé de s'expliquer.
Un long texte d'une cinquantaine de lignes, publié lundi après-midi, dans
lequel il renouvelle ses excuses, avant de raconter l’origine de son
personnage. "En 2011, j’avais 19 ans. J’ai rejoint Facebook et Twitter.
Twitter était alors un Far West numérique. Un nouvel objet, presque
confidentiel, où aucune règle n’était édictée, aucune modération exercée",
écrit-il. Son pseudo "Marcelin Deschamps" n’était "pas dans la vie réelle, il
était sur Twitter", "il se permettait tous les excès, les insultes les plus
sauvages. Par là, il testait la notion de provocation. Jusqu’où pouvait-il
aller ? Quelles seraient ses limites ? Aucune".
En fin de journée lundi, la Ligue internationale contre le racisme et
l’antisémitisme (Licra) a réagi dans un communiqué, expliquant souhaiter
"que toute la lumière soit faite sur cette affaire".
http://www.francetvinfo.fr/internet/reseaux-sociaux/twitter/l-ecrivainmehdi-meklat-accuse-de-racisme-et-d-antisemitisme-la-polemique-en4actes_2067027.html
Les universités britanniques font face à une
préoccupante flambée d’antisémitisme
Par Le Figaro Etudiant • Publié le 20/02/2017 à 17:29
Inscriptions de croix gammées et de slogans antisémites, tracts niant
l’existence de l’holocauste. Les incidents se multiplient sur les campus
britanniques.
Les universités britanniques font face à une poussée d’antisémitisme sur
leurs campus. Ces dernières semaines, plusieurs incidents sont venus
perturber le fonctionnement de plusieurs établissements, comme
l’explique le Guardian. Distribution de tracts niant l’existence de
l’holocauste, autocollants fascistes collés sur les murs et dessins de croix
gammées: la multiplication d’actes antisémites a créé un fort émoi chez
les étudiants juifs outre-manche. Les prises de paroles se multiplient donc
ces derniers jours pour encourager les établissements à agir rapidement
contre la diffusion de ces idées nauséabondes.
Au début de la semaine, une croix gammée accompagnée du slogan
«Droits pour les Blancs» est gravée sur les murs d’une résidence
universitaire de l’université d’Exeter, dans le sud-ouest de l’Angleterre.
Des étudiants portant des T-shirts arborant des slogans antisémites
avaient déjà été sanctionnés dans le même établissement. Plus
globalement, l’Union des étudiants juifs (UJS) du Royaume-Uni fait part
d’incidents antisémites à Cambridge, à Édimbourg, Glasgow et à
l’université college de Londres.
«Il y a un risque de voir le phénomène s’accroître»
Josh Nagli, le directeur des campagnes UJS, souligne auprès du Guardian
que les étudiants juifs ont généralement une expérience positive à
l’université, mais admet que les événements récents étaient préoccupants.
«Cela semble être une sorte d’activité coordonnée. Je ne dirais pas que
c’est quelque chose de sérieusement préoccupant, mais il y a un risque de
voir le phénomène s’accroître sur les différents campus.
«Ce genre d’antisémitisme flagrant ne devrait pas être toléré dans nos
universités et nos collèges» indique Malia Bouattia, la présidente de
l’Union nationale des étudiants (NUS) au Guardian. «Les institutions
doivent faire plus pour le combattre. Les étudiants doivent être à l’avantgarde de la lutte contre le racisme et le fascisme sous toutes ses formes»
poursuit celle qui y voit un autre exemple de la flambée des crimes
haineux recensés en Angleterre après le Brexit et l’élection de Donald
Trump.
http://etudiant.lefigaro.fr/article/les-universites-britanniques-font-face-aune-preoccupante-flambee-d-antisemitisme_bc030eb2-f777-11e6-ac08b04ff22cb730/
OBJETS NAZIS
VIDEO. Le très controversé business des objets nazis
FrancetvInfo
Régulièrement, des objets liés à Hitler sont mis aux enchères. Et
ils s’arrachent à prix d’or.
Simon Gourmellet France Télévisions
Mis à jour le 21/02/2017 | 06:10
publié le 21/02/2017 | 06:10
Le téléphone rouge d'Adolf Hitler, présenté comme "l'arme la plus
destructrice" de l'Histoire, s'est vendu dimanche 19 février pour 243 000
dollars. La mise à prix était de 100 000 dollars et le prix de vente est au
milieu de la fourchette estimée par la maison Alexander Historical
Auctions : entre 200 000 et 300 000 dollars. Comme souvent, la maison
de vente a refusé de donner une quelconque indication sur l'identité ou la
nationalité de l'acheteur, qui a suivi les enchères par téléphone.
Polémique et vente annulée en France en 2014
Régulièrement, des objets liés à Hitler sont mis aux enchères. Et ils
s’arrachent à prix d’or. Comme en 2016 lors d’une vente à Munich
(Allemagne). Ou encore en 2014, quand une aquarelle du dictateur s’est
vendue 130 000 euros. Les maisons de vente ne sont pas obligées de
communiquer l'identité de l'acheteur. Mais en 2016, un mystérieux
argentin a déboursé 600 000 euros lors d’une vente.
En 2014, une vente d'objets ayant appartenu à Hitler a suscité
l'indignation d'organisations juives françaises. "Il s’agit d’un projet de
vente obscène et de nature à offenser les victimes du nazisme", estimait
alors le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA).
Cette vente a finalement été annulée à la demande de la ministre de la
Culture Aurélie Filippetti. Mais officiellement, rien n’empêche l'organisation
de tels évènements.
http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/video-le-tres-controversebusiness-des-objets-nazis_2067075.html
RUBRIQUE AGENDA
RASSEMBLEMENTS-COLLOQUES-EXPOSITIONS- SPECTACLESPARUTIONS
Agenda - Le Collectif VAN au Festival Bobines
Sociales (La Bellevilloise - Paris 20)
Agenda - Le Collectif VAN au Festival Bobines Sociales (La
Bellevilloise - Paris 20) - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le
Collectif VAN est heureux de vous annoncer qu'il est invité par le
Festival Bobines Sociales qui se clôturera fin février lors d'un
week-end à la Bellevilloise (Paris 75020). Dans le cadre des
séances Des frontières et des (l)armes, le Collectif VAN [Vigilance
Arménienne contre le Négationnisme] y tiendra un stand
d'information le dimanche 26 février 2017, de 13h à 18h, en
marge de la projection des documentaires Voyage en Anatolie (de
Bernard Mangiante) et Gülistan, terre de roses (de Zaynê Akyol).
N'hésitez pas à nous rejoindre et à encourager un Festival qui
témoigne d'un esprit militant, citoyen et généreux.
Festival Bobines Sociales
La Bellevilloise
19-21 Rue Boyer, 75020 Paris
Métro Gambetta - Pelleport - Ménilmontant
Le Collectif VAN tiendra un stand d'information le dimanche 26
février 2017, de 13h à 18h, en marge des films suivants :
13h30 - Des frontières et des (l)armes
Voyage en Anatolie (60’)
Bernard Mangiante - Les lms du Balibari - 2016 - France
Un siècle après le génocide, les agences de tourisme arméniennes
proposent un retour sur la terre des ancêtres. Le réalisateur s’en inspire et
rassemble sept voyageurs arméniens de la diaspora (dont l'historien
parisien Raymond H. Kévorkian), de Turquie et d'Arménie, pour un roadmovie vers l’est de l’Anatolie.
Gülistan, terre de roses (86’)
Zaynê Akyol - Périphéria production INC. - 2016 - Canada / Allemagne
Au Kurdistan, les femmes peshmerga se battent contre Daech et nous
révèlent leurs ré exions et leurs idéaux. Elles nous offrent une immersion
intimiste dans leur univers. Entraînement militaire et attente de l’ennemi.
La bataille se rapproche de Mossoul.
Rencontre / débat avec les invités
À savoir : Le Festival Bobines Sociales débute dès le 19 février, par des
séances gratuites "hors les murs" dont les lieux et horaires de projection
sont détaillés dans le programme disponible ICI.
La belle philosophie du Festival Bobines Sociales se décline en ces
termes :
"Certains récupèrent, partagent, font du plein avec des riens.
D’autres traversent les océans pour fuir un monde invivable et échouent
dans des camps qui ne le sont pas moins.
Quelques irréductibles font le choix de rester quand d’autres quittent leur
univers sinistré.
Les uns saisissant les armes, d’autres empoignent les mots.
Du 19 au 26 février, à travers des projections « hors les murs » gratuites
en semaine et à prix Bobines le week-end à La Bellevilloise, cette édition
du Festival Bobines Sociales est une mosaïque de regards portés sur ces
luttes qui sont aussi les nôtres."
http://www.bobines-sociales.org
TÉLÉCHARGER :
Festival Bobines Sociales - Programme
http://www.collectifvan.org/pdf/10-12-24-31-01-17.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95514
Agenda - France : 73ème anniversaire de l'exécution
du groupe Manouchian
Agenda - France : 73ème anniversaire de l'exécution du groupe
Manouchian - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Des
cérémonies en hommage aux résistants du Groupe Manouchian se
tiennent dans divers villes, dont Montreuil, Marseille, Ivry, Paris,
Romans et Echirolles, à l'occasion du 73e anniversaire de
l'exécution par les nazis de Missak Manouchian et de 21 de ses
camarades, le 21 février 1944 au Mont-Valérien, tandis que la 23e
membre, Olga Bancic, avait été transférée en Allemagne et
décapitée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944. Le Collectif VAN
diffuse ici la liste des commémorations.
Publié le 14 février 2017
Ville de Paris - Mardi 21 février 2017 à 18h30
Cérémonie arméno-juive : 73e anniversaire de l'exécution du
Groupe Manouchian
L'Aumônerie Israélite des Armées (AIA) et l'Association Nationale des
Anciens Combattants
et Résistants Arméniens (ANACRA), vous convient à une cérémonie
officielle en l'honneur des
Juifs et des Arméniens morts pour la France le 21 février 1944. MARDI 21
FEVRIER 2017 à 18h30
Voir plus d'informations ICI (mettre lien Agenda).
-------Ville de Romans - Samedi 25 février 2017 à 11h
Cérémonie du souvenir du 73ème anniversaire de l'exécution du groupe
Manouchian, mort pour la France
La figure emblématique de Missak Manouchian, rescapé du Génocide de
1915 devenu héros de la Résistance, constitue l'un des symboles majeurs
de la communauté arménienne de France et de son intégration réussie.
Elle appartient désormais au patrimoine commun de la Résistance dans la
diversité de ses composantes et de la nation tout entière.
Dépôt de gerbe.
Le 25 février 2017 à 11h00
Rue Missak Manouchian (quartier des Ors, près du cimetière) - 26100
Romans-sur-Isère
http://www.ville-romans.fr/agenda/ceremonie-du-souvenir-du-73emeanniversaire-de-lexecution-du
-------Ville d'Echirolles - 5e Semaine de l'Affiche rouge
Groupe de l'Affiche rouge/Missak Manouchian - 73e anniversaire, Ville
d'Echirolles
Différentes initiatives sont organisées dans le cadre de la 5e Semaine de
l'Affiche rouge d'Echirolles.
- Célébration de l'exécution par les nazis du "groupe de l'Affiche rouge" - Missak-Manouchian et des résistants étrangers des FTP-MOI de la région
parisienne -- le dimanche 19 février, à 11 h, au Monument aux morts.
- Projection du film "Une jeunesse parisienne en Résistance", de
Mourad Lafitte et Laurence Karsznia, suivie d'un débat animé par
l'historien Claude Collin, vendredi 24 février, à 18 h, à l'amphithéâtre
12 de l'Institut de la communication et des médias.
- Deux expositions : "L'Affiche rouge ou les étrangers dans la
Résistance" et "Votre sang qui chante aux frontières", la participation des
étrangers aux combats pour la libération de la France, du lundi 27 au
vendredi 31 mars, au lycée Marie-Curie.
http://www.cite-echirolles.fr/agenda-groupe-de-l-affiche-rougemissakmanouchian---73e-anniversaire~59mstijdhhh9.html
Lire aussi :
Marseille : La stèle de Missak Manouchian à nouveau profanée
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95626
Agenda - Cérémonie arméno-juive : 73e anniversaire de l'exécution du
Groupe Manouchian
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95625
TÉLÉCHARGER :
73e anniversaire de l'exécution par les nazis de Missak Manouchian liste des commémorations
http://www.collectifvan.org/pdf/09-43-18-14-02-17.pdf
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95629
Agenda - Cérémonie arméno-juive : 73e anniversaire
de l'exécution du Groupe Manouchian
Agenda - Cérémonie arméno-juive : 73e anniversaire de
l'exécution du Groupe Manouchian - Collectif VAN www.collectifvan.org - L'Aumônerie Israélite des Armées (AIA) et
l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants
Arméniens (ANACRA), vous convient le Mardi 21 février 2017 à
18h30 à une cérémonie officielle en l'honneur des Juifs et des
Arméniens morts pour la France le 21 février 1944. (Salle de
réception Nourhan Fringhian, Cathédrale arménienne Saint-JeanBaptiste, 15 rue Jean Goujon - 75008 Paris)
Publié le 14 février 2017
L'Aumônerie Israélite des Armées (AIA)
et l'Association Nationale des Anciens Combattants et Résistants
Arméniens (ANACRA),
vous convient à une cérémonie officielle en l'honneur des Juifs et
des Arméniens morts pour la France le 21 février 1944.
Mardi 21 février 2017 à 18h30
En présence de M. HaÏm Korsia, Grand Rabbin de France,
M. Joël Mergui, Président du Consistoire Central,
M. Francis Kalifat, Président du CRIF,
S.E.M. Viguen Tchitetchian, Ambassadeur d'Arménie en France,
S.E.M Vahan Hovhanessian, Primat du Diocèse de l'Eglise Arménienne,
M. Ara Toranian, Président du CCAF
Salle de réception Nourhan Fringhian
Cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste, 15 rue Jean Goujon 75008 Paris
(métro Champs Elysées-Clémenceau)
Les prières seront célébrées en arménien et en hébreu. Verre de l'amitié
et cocktail casher
RSVP AVANT LE 17 FEVRIER 2017
AIA: aumonerie.israelite@orange.fr
ANACRA : d.artinian19@gmail.com
Places strictement limitées
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95625
Agenda - Rencontre au Mémorial de la Shoah :
Génocide et droit international
Agenda - Rencontre au Mémorial de la Shoah : Génocide et droit
international - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le jeudi 23
février 2017 à 19h30 le Mémorial de la Shoah, à l’occasion de la
parution des ouvrages d’Yves Ternon Génocide. Anatomie d’un
crime, éd. Armand Colin, 2016, et Genèse du droit international.
Des pères fondateurs aux conférences de La Haye, éd. Karthala,
2016, organise une rencontre en présence de l’auteur et d’Antoine
Garapon, magistrat, secrétaire général de l’Institut des hautes
études sur la justice à l'Auditorium E.J.Safra (17 Rue Geoffroy
l'Asnier, 75004 Paris, France).
Publié le 13 janvier 2017
Mémorial de la Shoah
Rencontre
Génocide et droit international
jeudi 23 février 2017 à 19h30
Lieu : Auditorium E.J.Safra
Mémorial de la Shoah
17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris, France
À l’occasion de la parution des ouvrages d’Yves Ternon Génocide.
Anatomie d’un crime, éd. Armand Colin, 2016, et Genèse du droit
international. Des pères fondateurs aux conférences de La Haye, éd.
Karthala, 2016.
Une approche comparée de trois génocides avérés du XXe siècle – des
Juifs d’Europe, des Arméniens de l’Empire ottoman, des Tutsi du
Rwanda – permet d’appréhender la spécificité du crime de génocide. La
justice pénale internationale née au XXe siècle est la consécration des
travaux conduits depuis l’Antiquité par des jurisconsultes qui, chacun dans
son espace politique et le mouvement de pensée de son temps, ont fondé
le droit international.
En présence de l’auteur et d’Antoine Garapon, magistrat,
secrétaire général de l’Institut des hautes études sur la justice.
Tarifs : 5€/3€
Réservation ICI
http://billetterie.memorialdelashoah.org/fiche_conference.asp?cfid=17D7
87F8
Lire aussi :
Agenda - Paru : Génocide. Anatomie d’un crime et Genèse du droit
international d'Yves Ternon
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95363
http://www.memorialdelashoah.org/evenementsexpositions/rencontres/genocide-droit-international.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95362
Agenda - Mairie Paris 3 / Journée "Génocides:
Mémoire, Transmission, Prévention"
Agenda - Mairie Paris 3 / Journée "Génocides: Mémoire,
Transmission, Prévention" - Collectif VAN - www.collectifvan.org Une manifestation, organisée à la Mairie du 3e arrondissement de
Paris par le Bnai Brith France, est dédiée le dimanche 5 mars 2017
aux génocides arménien, juif et tutsi. Cette Journée des génocides
réunit dix-huit conférenciers et des musiciens, autour
d'expositions-photos et de stands de livres.
Publié le 10 février 2017
Journée des génocides
Dimanche 5 mars 2017
Mairie du 3e arrondissement
2 Rue Eugène Spuller, 75003 Paris
M° Temple - ligne 3
Bus : 75, 20
Programme
Introduction:
Discours de présentation, du maire du 3ème Ambassadeurs.
Lancement de 3 films
1/ Mémoire:
1.1 Négation des génocides, le cas arménien
Boris Adjemian
Claire Mouradian
Raymond Kevorkian
1.2 Analyse comparative, Juifs, Arméniens et Tutsi
Marcel Kabanda
Georges Bensoussan
Carol Iancu
1.3 Traumatisme des survivants
Régine Waintrater
Alain David
2/ Transmission:
2.1 Transmission dans l’espace public
Jacques Fredj
Alain Chouraqui
2.2 transmission par l’éducation
Vincent Duclert
Paul Kieusseian
2.3 Transmission par la culture et l’art
Philippe Grimbert
Jean Claude Grumberg
Francine Mayran
Déjeuner sur place 13h30/ 14h
3/ Prévention
3.1 Analyse du processus de génocide et moyens de prévention
Yves Ternon
Richard Odier
3.2 Aspects juridiques et limites
Bernard Jouanneau
Joel Hubrecht
Julien Serroussi
3.3Chrétiens d’Orient et autres zones à risques
Jean Pierre Bensimon
David Gakunzi
Conclusion 18h30/19 heures.
Cocktail 19h/ 19h30
Des interventions musicales et des expositions-photos seront prévues
dans la journée.
Les livres des conférenciers seront disponibles à la vente.
TÉLÉCHARGER :
Programme - Journée des génocides
http://www.collectifvan.org/pdf/11-59-05-10-02-17.pdf
http://www.genocide.fr/annonces.htm
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95387
Agenda - Paris/Exposition : Herero et Nama, premier
génocide du XXe siècle
Agenda - Exposition : Herero et Nama, premier génocide du XXe
siècle - Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Le premier
génocide du XXe siècle. Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain
allemand, 1904-1908 » du 25 novembre 2016 au 12 mars 2017 au
Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy – l’Asnier, 75004 Paris.
Ouverture tous les jours sauf le samedi de 10 heures à 18 heures
et le jeudi jusqu’à 22 heures. Entrée libre.
Mémorial de la Shoah
L'exposition
#GenocideHereroNama
Le premier génocide du XXe siècle
Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand, 1904-1908
du 25 novembre 2016 au 12 mars 2017
Entre 1904 et 1908, environ 80% du peuple herero et 50% du peuple
nama vivant sur le territoire de l’actuelle Namibie ont été exterminés par
les forces du Deuxième Reich, soit environ 65 000 Herero et 10 000 Nama.
En passe d’être reconnu publiquement par la République fédérale
d’Allemagne comme génocide, ce crime de l’histoire coloniale africaine est
aujourd’hui considéré comme le premier génocide du XXe siècle.
À travers une exposition riche de nombreux documents d’archives,
d’objets et de photographies, le Mémorial de la Shoah propose pour la
première fois en France d’aborder cet événement encore très largement
méconnu du grand public, et devenu un sujet de recherche depuis le
milieu des années 1990.
Entrée libre niveau crypte et entresol
«C’était, et c’est aujourd’hui encore, ma politique que d’appliquer cette
force par la terreur absolue, voire la cruauté. Je détruirai les tribus
rebelles en versant des torrents de sang et d’argent. C’est uniquement
après un tel nettoyage que quelque chose de nouveau pourra apparaître
et perdurer.»
Lothar von Trotha, 1904.
Mémorial de la Shoah
Adresse : 17, rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris
E-mail : contact@memorialdelashoah.org
Site web : www.memorialdelashoah.org
http://genocide-herero-nama.memorialdelashoah.org/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95138
Agenda - Journée de la mémoire de l’Holocauste :
Expositions et événements en France
Agenda - Journée de la mémoire de l’Holocauste : Expositions et
événements en France - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le
Mémorial de la Shoah étend son activité et son travail de
prévention du racisme, de l’antisémitisme et des génocides audelà de ses murs. En France, de nombreuses villes accueillent une
partie de la programmation et du Mémorial.
Mémorial de la Shoah
---------------------------------------Expositions et événements en France
Le Mémorial de la Shoah étend son activité et son travail de
prévention du racisme, de l’antisémitisme et des génocides audelà de ses murs. En France, de nombreuses villes accueillent une
partie de la programmation et du Mémorial.
------------------« Mus, Mouse, Maus », Variations par des auteurs de bande dessinée
suédois autour de l’oeuvre d’Art Spiegelman
Exposition à Saint-Sébastien-sur- Loire
vendredi 13 janvier 2017 samedi 18 février 2017
À travers les planches d’auteurs de bande dessinée suédois, cette
exposition souligne aussi bien la valeur patrimoniale de l’oeuvre d’Art
Spiegelman que l’utilisation du 9e art comme support pour la transmission
de l’histoire de la Shoah.
En savoir plus Ici
------------------Auschwitz-Birkenau, camp de concentration et centre de mise à mort
Exposition aux Archives départementales du Rhône et de la Métropole de
Lyon
jeudi 26 janvier 2017 vendredi 10 mars 2017
Le complexe d’Auschwitz- Birkenau occupe une place tout à fait singulière
dans l’histoire du génocide des Juifs.
En savoir plus Ici
------------------Les Justes de France
Exposition à Marciac
mardi 21 mars 2017 dimanche 26 mars 2017
Durant la Seconde Guerre mondiale, le silence qui entourait la persécution
dont les Juifs étaient victimes semblait signifier que l’Europe avait sombré
dans la peur et l’indifférence ou la collaboration.
En savoir plus Ici
http://www.memorialdelashoah.org/evenements-et-expositions/hors-lesmurs/expositions-et-evenements-en-france.html
------------------SHOAH ET BANDE DESSINÉE
du 19 janvier au 30 octobre 2017
L'exposition
La mémoire contemporaine réserve une place particulière à la Shoah, un
événement sans précédent dans l’Histoire. Le propre de tout événement
est d’être historicisé, médiatisé, bref de devenir sujet de fiction. Le
génocide des Juifs d’Europe ne pouvait y échapper. Non sans prudence,
erreurs et tâtonnements, parfois avec génie, la bande dessinée s’est donc
emparée de la Shoah.
C’est ce parcours historique et artistique dans ce qu’il est convenu
d’appeler le 9e art que vous invite à explorer l’exposition Shoah et bande
dessinée, en interrogeant les sources visuelles de ces représentations,
leur pertinence, leur portée et leurs limites.
Il appartenait logiquement au Mémorial de la Shoah de s’emparer du sujet,
de s’interroger sur les tenants et les aboutissants de cet art, populaire s’il
en est, et ce dans toute sa diversité, des comics à la bande dessinée
franco-belge, des romans graphiques aux mangas.
Autour de cette exposition, de nombreuses rencontres sont organisées au
Mémorial, dont celle du 22 janvier 2017 sur le thème « Pourquoi les
super-héros n’ont-ils pas libéré Auschwitz ? » avec la présence
exceptionnelle de Chris Claremont, l’homme qui fit de Magneto (X-Men)
un rescapé de la Shoah.
http://expo-bd.memorialdelashoah.org/expositions.html
http://www.memorialdelashoah.org/evenementsexpositions/commemorations/manifestations-commemoratives-avocation-pedagogique.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95487
Agenda - Appel à la diaspora : « Ensemble au service
de la démocratie en Arménie ! »
Collectif VAN - www.collectifvan.org - L’Initiative « CitoyenObservateur », dont le but principal est de favoriser l’instauration
des principes de liberté, de concurrence et de justice dans
l’institution électorale en Arménie, a décidé de se préparer
sérieusement à l’élection législative du 2 avril prochain qui aura
une importance décisive pour le devenir de l’Arménie. L’Initiative
“Citoyen-Observateur” est menée par trois ONG : le Centre AntiCorruption Transparency International, l’Union Droit en Europe, et
le Club de la presse Asparez, dans le but d’assurer la surveillance
des élections arméniennes nationales et locales ainsi que le
contrôle de leur conformité aux normes constitutionnelles et
démocratiques internationales. Cet objectif inédit est de contrôler
tous les bureaux de vote d’Arménie, soit près de 2000 bureaux de
votes, en mobilisant près de 4000 observateurs. À cette fin, une
vaste campagne de « recrutement » d’observateurs est lancée de
façon à associer à l’Initiative « Citoyen-Observateur » non
seulement un plus large volant de nationaux et de résidents
d’Arménie, mais aussi les Arméniens de la diaspora. Le Collectif
VAN diffuse ci-dessous l'appel de l’Initiative « CitoyenObservateur » et espère vivement qu'il retiendra votre attention.
« Ensemble au service de la démocratie en Arménie ! »
L’Initiative « Citoyen-Observateur » d’Arménie
Nous vous adressons ce présent courrier au nom de l’Initiative « CitoyenObservateur » dont le but principal est de favoriser l’instauration des
principes de liberté, de concurrence et de justice dans l’institution
électorale en Arménie. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permetteznous de nous présenter.
Créée en 2013, l’Initiative “Citoyen-Observateur” est menée par trois
ONG : le Centre Anti-Corruption Transparency International, l’Union Droit
en Europe, et le Club de la presse Asparez, dans le but d’assurer la
surveillance des élections arméniennes nationales et locales ainsi que le
contrôle de leur conformité aux normes constitutionnelles et
démocratiques internationales.
L’Initiative a exercé sa première mission durant l’élection du conseil
municipal de Yèrèvan en mai 2013. Par la suite, de 2013 à 2016, elle est
intervenue dans plus de 80 localités urbaines et rurales lors des élections
locales.
Forts de cette expérience, nous pouvons aujourd’hui affirmer qu’en cas de
contrôle public effectif des bureaux de votes, on peut réduire au minimum
les violations électorales et protéger ainsi les droits des électeurs
arméniens.
Le référendum constitutionnel du 6 décembre 2015 en a fourni un
exemple éclatant, lorsque l’Initiative a réussi à rassembler 28 ONG et à
mobiliser plus de 1000 observateurs répartis dans quelques 520 bureaux
de vote dans toute l’Arménie, permettant la prévention d’un grand
nombre de fraudes et leur enregistrement quand elles ont eu lieu. Notons
que l’exercice de notre mission s’est accompagnée d’une formation des
volontaires et qu’à ce jour près de 1500 personnes ont été formées par
nos soins à l’observation électorale.
C’est la raison pour laquelle notre Initiative a décidé de se préparer
sérieusement à l’élection législative du 2 avril prochain, laquelle, vous le
savez, aura une importance décisive pour le devenir de l’Arménie.
Et de fait, nous nous sommes fixés pour objectif inédit de contrôler tous
les bureaux de vote d’Arménie, soit près de 2000 bureaux de votes, en
mobilisant près de 4000 observateurs. Nous sommes conscients qu’il
s’agit là d’un programme ambitieux, mais nous le croyons réalisable pour
peu que nous réussissions à augmenter sensiblement le nombre des
observateurs.
Pour y arriver, nous avons décidé de lancer une vaste campagne de «
recrutement » d’observateurs de façon à associer à l’Initiative « CitoyenObservateur » non seulement un plus large volant de nationaux et de
résidents d’Arménie, mais aussi nos compatriotes de la diaspora.
Il s’agit d’enregistrer un maximum de volontaires prêts à suivre la
formation à distance que nous leur délivrerons d’ici l’échéance, prêts à
venir en Arménie à la fin du mois de mars (idéalement le 26 ou le 27 mars
de façon à être présents aux préparatifs des trois derniers jours de mars),
prêts, le jour du vote du 2 avril, à observer le cours du scrutin du matin
au soir avec leurs collaborateurs d’Arménie ainsi que le processus du
dépouillement des bulletins, et prêts, enfin, à rester sur place encore deux
à trois jours pour participer aux processus post électoraux.*
Nous vous proposons de participer à cette vaste campagne en vous
engageant vous-même et en diffusant notre appel aux membres de votre
association et autour de vous, c’est-à-dire à vos amis et connaissances et
plus généralement aux milieux arméniens de votre pays. Pour s’engager
en tant qu’observateur volontaire, il faut s’inscrire sur le site suivant :
http://citizenobserver.am/observers/registration
En espérant que notre proposition, sous le vocable de « Ensemble au
service de la démocratie en Arménie ! » retiendra votre attention et
deviendra l’occasion d’une collaboration nouvelle, singulière et
enthousiaste entre l’Arménie et la Diaspora, nous vous adressons nos
meilleures et compatriotiques salutations,
Les membres de l’Initiative « Citoyen-Observateur » :
Centre Anti-Corruption Transparency International
Sona Ayvazyan, Directrice-Exécutive
Club de la presse Asparez
Lèvon Barsèghyan, Président
Union Droit en Europe
Loussiné Hakobyan, Présidente
Site officiel de l’initiative « Citoyen-Observateur » :
www.citizenobserver.am
Pour nous joindre : citizenobserver2017@gmail.com
* Nous vous prions de noter que les frais de voyage et de séjour en
Arménie durant la semaine de l’observation sont à la charge des
volontaires de la diaspora, hormis les frais inhérents à la mission
d’observation en elle-même.
http://www.citizenobserver.am/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95210
Agenda - Paru : Génocide. Anatomie d’un crime et
Genèse du droit international d'Yves Ternon
Agenda - Parution : Génocide. Anatomie d’un crime et Genèse du
droit international d'Yves Ternon - Collectif VAN www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous annonce la parution
des ouvrages d’Yves Ternon Génocide. Anatomie d’un crime, éd.
Armand Colin, 2016, et Genèse du droit international. Des pères
fondateurs aux conférences de La Haye, éd. Karthala, 2016.
*******
Génocide - Anatomie d'un crime d'Yves TERNON - Préface
d'Annette Becker
Editeur : Armand Colin
Année : 2016
Imprimeur/Fabricant : 95-Domont : Dupli-print
Description : 14 x 22 cm, 304 pages
Collection : Le temps des idées
Notes : Contient 4 articles publiés précédemment dans la "Revue
d'histoire de la Shoah" et 3 exposés faits lors de conférences, de colloques
ou d'enseignement dispensé par le Mémorial de la Shoah. - Bibliogr. p.
288-292. Index
Sujets : Racisme - Histoire - Génocide -- 20e siècle
ISBN : 9782200614423
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale
apostolique arménienne, Paris
Prix : 23,90 euros
Achat possible sur : Amazon
Présentation
Génocide. Ce néologisme, créé par Rafael Lemkin en 1943 pour signifier la
destruction des Juifs d’Europe, assassinés pour ce qu’ils étaient,
n’appartient hélas pas au passé. Avant la Shoah, le monde avait été
témoin du génocide des Arméniens en 1915 ; plus près de nous, en 1994,
les Tutsi furent également les victimes de ces destructions de masse.
Yves Ternon s’est consacré depuis les années 1960 à l’étude de la
médecine allemande sous le national-socialisme. Il est depuis devenu un
historien de premier plan sur la question du crime de génocide.
Cet ouvrage, qui constitue la synthèse de ses recherches sur la question,
est consacré dans un premier temps à « décortiquer » les sources
idéologiques, juridiques et historiques ; dans un second temps, aux
paramètres ayant conduit à leur application visant à la destruction du
peuple arménien de l’Empire ottoman, des Juifs d’Europe et des Tutsi du
Rwanda.
La préface de l’historienne Annette Becker revient sur le parcours d’Yves
Ternon, parcours ayant abouti à cette réflexion autour de la genèse du
racisme biologique et du crime de génocide.
Une réflexion nécessaire à l’heure où le monde est de nouveau plongé
dans d’autres formes de violences.
Analyse scientifique. Le terreau idéologique : "Penser, classer, exclure.
Origine du racisme biologique". L'infraction criminelle : "Qu'est-ce qu'un
génocide ?" Méthode de travail : "Approche comparée des génocides
avérés du XXe siècle : génocide des Arméniens. Génocide des Juifs
d'Europe Génocide des Tutsi au Rwanda". Dossiers criminels. Le rôle de la
guerre dans l'accélération du processus génocidaire. "Violations des lois et
coutumes de guerre au cours des guerres des Balkans (1912-1913)". "Le
génocide des Arméniens de l'Empire ottoman (1915-1916). Cent ans de
recherche". Première étape de la mise en application du racisme
biologique par purification de la race allemande : "L'Aktion T4. De l'usage
des chambres à gaz par l'organisation SS". Les méfaits de l'ethnisme : "Le
génocide des Tutsi au Rwanda (avril-juillet 1994)
http://www.armand-colin.com/genocide-anatomie-dun-crime9782200614423
----------------------------------Genèse du droit international : Des Pères fondateurs aux
conférences de la Haye Broché – 18 avril 2016
de Yves Ternon (Auteur)
Détails
ISBN : 9782811114534
Nombre de pages: 480
Hauteur: 215 mm
Largeur: 135 mm
Date de parution: 2016
Date de publication: 18/04/2016
Editeur: Karthala
Prix : 27,00 €
Résumé
Comme le développe Yves Ternon dans cet ouvrage, le droit international
est l’œuvre de Pères fondateurs. Pour chacun d’eux, son élaboration se
situe dans un espace politique et un mouvement de pensées qui
influencent leur œuvre. Ce droit, ils l’ont construit avec les philosophes,
les publicistes et autres témoins de leur temps, tout en demeurant
attachés aux intérêts de leur nation.
Description complète
Pendant plus de vingt siècles, les jurisconsultes ont débattu du droit.
Traitant des lois naturelles, ils faisaient référence aux principes moraux du
monde civilisé et à la nécessité pour les États de s’accorder sur des règles
qui leur permettraient de coexister dans la paix. Après qu’Athènes eut
ébauché les premières règles d’un droit international privé, Rome rédigea
un jus gentium, ensemble des droits accordés aux peuples étrangers, un
droit que Justinien codifia pour le monde chrétien.
Au XVIe siècle, le théologien catholique espagnol Vitoria pose la première
pierre de l’édifice d’un droit des gens, expression de la renaissance de
l’humanisme. Au XVIIe siècle, Grotius fixe les règles de ce droit dans la
guerre et dans la paix, alors qu’au terme de la guerre de Trente Ans, la
paix de Westphalie tente d’établir un équilibre européen. Les
jurisconsultes du XVIIIe siècle incluent le droit des gens dans le droit
naturel, puis Vattel, dans un ouvrage écrit en langue française – et non
plus en latin – dissocie ces deux droits, au nom de la raison. Les Lumières,
les Révolutions américaine puis française, l’Empire napoléonien imposent
les principes des droits de l’homme : on commence à parler d’un droit
international.
Au XIXe siècle, conscients de la nécessité de contenir les violences de
guerre, les jurisconsultes posent les fondements d’un droit pénal
international. Au terme de congrès et de conférences, ils les font adopter
par de plus en plus de nations. Néanmoins, à la veille de la Première
Guerre mondiale qui ouvre un siècle de violences extrêmes, ce droit n’est
qu’une ébauche.
Comme le développe Yves Ternon dans cet ouvrage, le droit international
est l’œuvre de ces Pères fondateurs. Pour chacun d’eux, son élaboration
se situe dans un espace politique et un mouvement de pensées qui
influencent leur œuvre. Ce droit, ils l’ont construit avec les philosophes,
les publicistes et autres témoins de leur temps, tout en demeurant
attachés aux intérêts de leur nation.
Yves Ternon, historien, s’est spécialisé dans l’étude des crimes de masse
et a initié une approche comparée des trois génocides qui ont marqué le
XXe siècle : des Arméniens de l’Empire ottoman, des Juifs dans l’Europe
occupée par les nazis et des Tutsi du Rwanda. Il a notamment publié : Les
Arméniens. Histoire d’un génocide ; L’État criminel (ces deux livres aux
Éditions du Seuil) ; Guerres et génocides au XXe siècle (chez Odile Jacob).
http://www.karthala.com/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95363
Agenda - Parution-Événement : Mémorial du 24 avril
par Téotig
Agenda - Parution-Événement : Mémorial du 24 avril par Téotig Collectif VAN - www.collectifvan.org - Événement ! Les Éditions
Parenthèses annoncent la parution de la traduction du livre
référence de Téotig qui a rendu un nom et un visage aux victimes
arméniennes de la rafle du 24 avril 1915 dans l'actuelle Istanbul.
Ce témoignage capital avait été publié en 1919 à Constantinople
pour la première commémoration de cette date fatidique. Un siècle
plus tard, cet irremplaçable Mémorial garde sa valeur de symbole.
Il s’agit ici du document de référence sur la rafle et l’exécution de
761 personnalités, prémisse du génocide perpétré à l'encontre du
peuple arménien par le gouvernement Jeune-Turc.
Publié le 22 novembre 2016
Éditions Parenthèses
Quatre ans après la nuit tragique de la rafle du 24 avril 1915 à Istanbul,
marquant le début du génocide des Arméniens par la Turquie ottomane,
un groupe d’intellectuels survivants se donne la mission de commémorer
solennellement le souvenir des disparus. Il est alors demandé à Téotig,
écrivain et éditeur réputé pour la qualité de ses biographies lui-même
rescapé d’années de déportation, de préparer une publication à l’occasion
de la première Commémoration de cette date fatidique, en 1919, au
lendemain de l’armistice.
Le « Mémorial du 24 avril » se compose de deux parties, l’une purement
biographique (intellectuels de la capitale Istanbul déportés et éliminés —
écrivains, poètes, enseignants, avocats, députés —, médecins, soldats,
artisans, ecclésiastiques de province), par région et ville. Une seconde
partie comprend deux témoignages de rescapés, concernant les deux
centres principaux où l’élite a été déportée puis exécutée :
« Vers Ayache » de Puzant Bozadjian, décrit les arrestations et la
déportation au fin fond de l’Anatolie ; « Souvenirs de Tchanguere » de
Mikael Chamdandjian, s’attache particulièrement aux derniers jours de
deux poètes emblématiques disparus, Daniel Varoujan et Roupen Sevag.
Un siècle plus tard, cet irremplaçable Mémorial garde sa valeur de
symbole. Il s’agit ici du document de référence sur la rafle et l’exécution
de 761 personnalités, prémisse de l’élimination de tout un peuple.
Téotig
Mémorial du 24 avril
Traduit de l’arménien par Alice Der Vartanian et Houri Varjabédian
Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 176 pages, photographies, index, 2016.
ISBN 978-2-86364-300-6
Prix : 23 €
Éditions Parenthèses
72, cours Julien —13006 Marseille
téléphone : 0 495 081 820
info@editionsparentheses.com
http://www.editionsparentheses.com/Memorial-du-24-avril
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94984
Agenda - Paru : Une enquête sur l'assassinat des 3
militantes kurdes à Paris
Agenda - À paraître, une enquête sur l'assassinat des 3 militantes
kurdes à Paris - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Dans le
10e arrondissement de Paris, derrière la lourde porte du 147 rue
La Fayette, se trouve un crime impuni, protégé par la raison d’Etat.
Le 9 janvier 2013, trois femmes kurdes ont été tuées au premier
étage de l’immeuble, dans un petit appartement. Elles ont été
exécutées de plusieurs balles dans la tête. Sakine Cansiz était une
des fondatrices de la guérilla kurde du Parti des travailleurs du
Kurdistan (PKK) et avait créé la branche des femmes de
l’organisation; Fidan Dogan était en charge du lobbying du
mouvement en France et Leyla Saylemez était une jeune militante.
Pendant plusieurs mois, Laure Marchand a enquêté dans plusieurs
pays et a eu accès à des sources turques et françaises inédites qui
lui ont permis d’établir des liens entre le suspect numéro 1 et le
MIT, les services secrets turcs."
Publié le 07 décembre 2016
Actes sud
Triple assassinat au 147, rue La Fayette
Laure MARCHAND
Solin
Hors collection
Janvier, 2017 / 11,5 x 19,5 / 192 pages
ISBN 978-2-330-06889-9
prix indicatif : 22, 00€
Genre : Essais, Documents
Triple meurtre au 147 rue La Fayette
Dans le 10e arrondissement de Paris, derrière la lourde porte du 147 rue
La Fayette, se trouve un crime impuni, protégé par la raison d’Etat.
Le 9 janvier 2013, trois femmes kurdes ont été tuées au premier étage de
l’immeuble, dans un petit appartement. Elles ont été exécutées de
plusieurs balles dans la tête. Sakine Cansiz était une des fondatrices de la
guérilla kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et avait créé la
branche des femmes de l’organisation; Fidan Dogan était en charge du
lobbying du mouvement en France et Leyla Saylemez était une jeune
militante.
Depuis trois ans, les éléments à charge contre les services secrets turcs,
suspectés d’avoir commandité leur exécution, se sont accumulés sur le
bureau de la juge d’instruction qui a bouclé son enquête. Mais un seul
accusé, Ömer Güney, sera jugé lors du procès en assises qui s’ouvrira à
Paris en décembre 2016.
Malgré des faits accablants, les autorités politiques françaises ne
réclament aucun compte à la Turquie. Alors que le courage des
combattantes kurdes du PKK contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie est
salué dans le monde entier, la mort de leurs camarades en plein Paris est
recouverte d’un linceul de silence. Car les autorités françaises ont choisi
de renforcer leur alliance stratégique avec Ankara. Faisant fi de leurs
engagements à lutter contre le terrorisme. L’instruction a conclu que
Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez avaient été victimes d’un «
acte terroriste ». Sur le sol français, cyniquement, les victimes du
terrorisme n’ont donc, à l’évidence, pas toute la même valeur.
Pendant plusieurs mois, j’ai enquêté dans plusieurs pays et j’ai eu accès à
des sources turques et françaises inédites qui m’ont permis d’établir des
liens entre le suspect numéro 1 et le MIT, les services secrets turcs.
http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/triple-assassinat-au-147rue-la-fayette
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95114
Agenda - Paru : Exils arméniens, Du Caucase à Paris
Agenda - Paru : Exils arméniens, Du Caucase à Paris - Collectif
VAN - www.collectifvan.org - "Exils arméniens, Du Caucase à
Paris" vient de paraître aux Éditions Belin, sous la signature
d'Anouche Kunth. Cette jeune chercheuse publie ici sa thèse
menée sous la direction de Claire Mouradian, et brillamment
soutenue à l'EHESS le 8 juillet 2013. Cet ouvrage magistral et
passionnant retrace le destin des grandes familles arméniennes
issues des marges caucasiennes de l'Empire russe et fuyant les
convulsions de la révolution bolchevique. Leurs trajectoires
croisent en France celles des Arméniens de Turquie, rescapés du
génocide de 1915.
Editions Belin
Anouche Kunth
Exils arméniens
Du Caucase à Paris
Collection : Contemporaines
Editeur : Belin
Directeur de collection : Henry Rousso
23.00 €
ISBN 978-2-7011-9838-5
"Une histoire d'exils, de l'Arménie à la France"
Les convulsions de la révolution bolchevique jettent hors de Russie plus
d'un million de réfugiés, qui croient leur fuite temporaire. Elle va s'avérer
irréversible, la perte de la patrie se conjuguant bientôt avec celle des
droits nationaux. Parmi ces « sans-droits », quelques centaines de
grandes familles arméniennes, issues des marges caucasiennes de
l'Empire des Romanov. Banquiers et industriels, artistes, professeurs
d'université, hommes politiques : tous, vers 1920, s'enfuient avec femmes
et enfants, par crainte des violences que le nouveau régime de Moscou
inflige à ses « ennemis de classe ». Hors de Russie, et tout
particulièrement en France où convergent des dizaines de milliers d'exilés,
leurs trajectoires croisent celles des Arméniens de Turquie, persécutés
quant à eux pour des motifs ethno-confessionnels.
L'histoire des exils arméniens s'écrit ici à hauteur d'hommes et de femmes
en fuite, de familles soudées face au danger, parfois séparées, plongées
dans l'opacité après le renversement de l'ordre ancien. Que faire ? Où
aller ? Quel projet poursuivre en ces temps de chaos et d'incertitude ?
Comment préserver ses ressources et recréer un ordre pour soi ? Les
parcours de ces anciens sujets d'empires donnent à penser ce que
reconstruit l'exil, lieu de mise à l'épreuve individuelle et de réélaboration
des destinées collectives.
Anouche KUNTH est historienne, chargée de recherche au CNRS
(Migrinter). Ses travaux actuels, consacrés au monde arménien en exil,
abordent l'événement génocidaire depuis la dispersion massive et forcée
des survivants. Elle est l'auteur, notamment, de Arméniens en France, du
chaos à la reconnaissance, Toulouse, L'Attribut, 2010, co-écrit avec Claire
Mouradian.
http://www.editions-belin.fr/ewb_pages/f/fiche-article-exils-armeniens27735.php?lst_ref=1
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94815
Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger
l'Etat à travers la guerre"
Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à
travers la guerre" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le
Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé
entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de
cette enclave à majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les
premiers dirigeants soviétiques : véritable bombe à retardement,
elle aura lancé la longue série des mouvements nationaux
ébranlant l'URSS à la fin des années 1980. (...) Grâce au conflit
gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au
Caucase du sud." Préfacé par Gérard Chaliand et publié par les
Éditions Karthala, cet ouvrage capital est signé Taline Papazian,
docteure en science politique et chargée de cours à Sciences Po
Paris. Le présent ouvrage constitue sa thèse de doctorat en
science politique, brillamment soutenue le 25 janvier 2011 à l’IEP
de Paris.
Publié 17 octobre 2016
L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à travers la guerre
Par Taline Papazian
Préface de Gérard Chaliand
26€ - Karthala
Le Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de cette enclave à
majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les premiers dirigeants
soviétiques : véritable bombe à retardement, elle aura lancé la longue
série des mouvements nationaux ébranlant l'URSS à la fin des années
1980. Mais tandis que l'URSS se décompose, la question du Karabakh
explose. Le présent ouvrage démontre comment la guerre fournit contre
toute attente des ressorts idéologiques, politiques et militaires favorables
à la reconstruction de l'Etat arménien. C'est paradoxalement au moment
où le cessez-le-feu s'installe dans la durée, depuis le milieu des années
2000, que la pérennité de l'Etat arménien semble la plus sournoisement
menacée. Dans la guerre ouverte comme dans l'absence de paix véritable,
l'Arménie est soumise à l'épreuve du feu. Après avoir remporté la
première manche, c'est désormais la consolidation de l'Etat dans sa
dimension non plus guerrière mais de gouvernance qui sera le gage de
son succès. Le conflit du Karabakh et ses rapports intrinsèques avec les
aléas de l'Etat arménien s'inscrivent dans l'histoire longue des
nationalismes du sud de l'Europe depuis le début du vingtième siècle, à la
croisée des intérêts des puissances européenne, américaine, russe et
turque. Crise politique régionale aux implications internationales dont le
règlement est perpétuellement différé, elle condense les enjeux
géopolitiques contemporains de l'ancienne aire soviétique : grâce au
conflit gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au Caucase
du sud. Si le Haut-Karabakh se rattache aux conflits ethno-territoriaux
légués par l'URSS, sa portée géostratégique est plus large : il est la clé
d'un déblocage des relations géopolitiques entre les trois pays du Caucase
du sud (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) et leurs partenaires
internationaux : Union Européenne, Etats-Unis, Russie, Turquie et Iran.
Taline Papazian est docteure en science politique et chargée de cours à
Sciences Po Paris. Outre l’espace post-soviétique contemporain, ses
travaux portent également sur les usages de la violence armée dans les
espaces impériaux ottomans et russes.
Table des matières
Préface
Remerciements
Introduction
Première partie : Le conflit du Karabakh : problème national,
affaire d’État
1. La question du Haut-Karabakh, d’un syndrôme du nationalisme
à la redéfinition politique de la nation
2. Violence physique et souveraineté politique : aux origines d’une
filiation
3. Un État arménien indépendant, réponse à la question du
Karabakh
L’État, aboutissement du mouvement du Karabakh
Stratégie de gouvernement et topoï nationaux : les ambiguités de l’État
arménien
L’« État des Arméniens » (Hayots bédaganoutiun)
Refonder l’État, l’entreprise politique du MNA
Subordonner les questions nationales aux intérêts de l’État
La « normalité », sens contesté de la refondation de l’État
Idéologie et pratique de la « normalisation »
Nation-État, un rapport au cœur de nouveaux clivages idéologiques
Deuxième partie : La guerre et l’État
4. La guerre, épreuve de l’État arménien
Le contrôle des forces armées, enjeu de l’affirmation du nouvel ordre
étatique
Les fonctions de l’État : assurer la sécurité à l’intérieur
En vue d’affronter l’hostilité extérieure
Du dire au faire : gagner du temps sur la guerre
Situation d’hostilité et décision de guerre : les difficultés d’une réalité
politique
Au-delà des positions de principe, l’irréductibilité de l’ennemi ?
La guerre pour le Haut-Karabakh, épreuve de la souveraineté de l’État
arménien
5. Faire la guerre, bâtir l’armée
Espace de la guerre et territoire de l’État
De l'autodéfense des volontaires à la guerre moderne : faire la guerre et
construire l’armée
Les bases d’une armée régulière
Les officiers supérieurs de l’armée soviétique : l’expérience d’une tradition
militaire d’État dans l’organisation de l’armée nationale
Le combattant volontaire, du défenseur de la liberté au contractuel d’État
Le financement de la contrainte : l’État en quête de ressources
La participation directe de l’État à l’effort de guerre
Effets sur l’État d’une quête de ressources pour la guerre
6. En l’absence de paix, « garder la poudre au sec »
Le renforcement de l’institution militaire, gage de l’État arménien
La guerre, l’armée et l’État
La conscription, problème exemplaire des forces et faiblesses de l’armée
nationale
L’Armée, institution fédératrice de la société
La modernisation de l’armée en situation de ni guerre ni paix
Troisième partie : Trajectoire d’un État forgé dans le conflit
7. Contrainte et capital dans l’Arménie en conflit : entre
implication et déresponsabilisation
Un capital longtemps au service de la contrainte
Le conflit du Karabakh, facteur du déséquilibre ou prétexte à
l’immobilisme ?
8. Guerre et paix : pratiques de pouvoir et institutions
républicaines
Le conflit du Karabakh, domaine réservé du pouvoir exécutif
La situation d’exception, révélatrice de la nécessité d’un pouvoir exécutif
autonome
Le conflit du Karabakh, objet de lutte pour un monopole politique
Le conflit du Karabakh et la Constitution de la République d’Arménie
9. Des représentations conflictuelles de l’État arménien
Cause ou prétexte de la crise de 1997-1998
Clé de la normalité de l’État : Levon Ter Petrossian ou la conviction du
libéralisme
Moteur d’un État-nation : Vazgen Sargsian du père de l’armée au chef de
la nation
Sceptre du pouvoir : Robert Kotchorian de l’enclave assiégée à l’État
forteresse
Ni sans, ni sens : Serge Sargsian, « le dernier des Mohicans » ?
Conclusion : La forge refroidie, l’État achevé ?
Annexes
Sources et bibliographie
http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3089-l-armenie-a-lepreuve-du-feu-forger-l-etat-a-travers-la-guerre-9782811115616.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=94712
Agenda - Paru : Un siècle de génocides. Des Hereros
au Darfour (1904-2004)
Agenda - Paru : Un siècle de génocides. Des Hereros au Darfour
(1904-2004) - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le XXe
siècle restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec
l'anéantissement des Hereros en 1904 et l'éradication des
populations arméniennes de l'Empire ottoman pour se terminer
avec l'extermination des Tutsis du Rwanda et les nettoyages
ethniques dans l'ex-Yougoslavie et du Darfour. Entre ces deux
moments, le monde aura été le témoin de la famine ukrainienne,
de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie
du peuple cambodgien." Un siècle de génocides. Des Hereros au
Darfour (1904-2004), de Bernard Bruneteau, vient de paraître
chez Armand Colin.
Publié le 22 septembre 2016
Armand Colin
Un siècle de génocides
de Bernard Bruneteau
Armand Colin
2016-09-14
PRIX 16,99 €
EAN ebook 9782200616731
Le XXe siècle restera celui de l'épouvante.
Il a commencé avec l'anéantissement des Hereros en 1904 et l'éradication
des populations arméniennes de l'Empire ottoman pour se terminer avec
l'extermination des Tutsis du Rwanda et les nettoyages ethniques dans
l'ex-Yougoslavie et du Darfour. Entre ces deux moments, le monde aura
été le témoin de la famine ukrainienne, de l'immense tragédie de la Shoah,
de la disparition d'une partie du peuple cambodgien.
Cet essai met en perspective les entreprises exterminatrices les plus
marquantes du XXe siècle en donnant un caractère opératoire au concept
de génocide défini en 1944 par Raphael Lemkin. Leur histoire montre que
le génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la
définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur. Aussi
l'auteur s'attache-t-il en permanence à répondre à deux questions :
qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocide? qu'est-ce qui
autorise le génocide à se présenter comme une "solution"?
Nota CVAN : nous avons fait le choix de reproduire le texte de la 4e de
couverture du livre, plus complet que celui présenté en ligne.
http://numerique.armand-colin.com/703887/Un-siecle-degenocides.ebook
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=94530
DOSSIERS PERMANENTS
Observatoire du Négationnisme du Collectif VAN
Récapitulatif des principaux faits et articles négationnistes relevés
depuis 2006.
SOMMAIRE : http://www.collectifvan.org/article.php?id=21105
Ephémérides
La rubrique "Ephéméride" du Collectif VAN a été lancée le 6
décembre 2010. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
SITES INTERESSANTS
Visitez notre page de liens : http://www.collectifvan.org/liens.php?r=7
QUELQUES INFORMATIONS SUR LE SITE DU COLLECTIF VAN
Rubrique Info Collectif VAN
Retrouvez toutes les traductions de la presse anglophone ou
turcophone dans notre rubrique Info Collectif VAN
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1
Le Collectif VAN met en ligne régulièrement des traductions de la presse
anglophone et turcophone. Oeuvres de militants, de sympathisants du
Collectif VAN et de prestataires, ou émanant de sites externes (tel celui de
la FEAJD), ces traductions visent à mettre à la disposition du plus grand
nombre, les informations essentielles à la bonne compréhension de
l'actualité.
Vous retrouverez également dans la Rubrique Info Collectif VAN :
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1
- nos informations ou communiqués de presse, ainsi que ceux de certaines
organisations externes.
- le sommaire bi-quotidien de notre Revue de Presse du jour.
- la Revue de la presse turque en français (ni traduite ni commentée de
notre part).
- la Revue de la presse arménienne préparée par l'Ambassade de France
en Arménie.
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et nous confortent dans la certitude que notre approche du combat que
nous menons, est juste. Et comme ça fait toujours du bien de relire de
temps en temps leurs encouragements et dans la mesure du possible,
nous mettons en ligne les mails reçus, du plus récent au plus ancien (en
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http://www.collectifvan.org/article.php?r=1&id=2203
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Ecrivez à Alain Le Garrec, médiateur des programmes sur :
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Arte - 2a rue de la Fonderie 67080 Strasbourg cedex
Tel : 03 88 14 22 55 — Fax : 03 88 14 22 00
Internet : www.arte-tv.com
Email : communication@arte-tv.com
M6 - 89, av. Charles de Gaulle 92575 Neuilly/Seine cedex
Tel : 0825 06 66 66 - Fax : 01 41 92 66 10
Internet : www.m6.fr
iTélé - 6 allée de la Deuxième DB 75015 Paris
Tel : 01 53 91 50 00— Fax : 01 53 91 50 01
Internet : www.itelevision.fr
LCI - 54 av. de la Voie Lactée 92656 Boulogne cedex
Tel : 01 41 41 23 45— Fax : 01 41 41 38 50
Internet : www.lci.fr
Quelques émissions TV :
France2 :
Relations.france2
Participez
"On n'est pas couché"
Chaque samedi soir, en deuxième partie de soirée, retrouvez Laurent
Ruquier entouré de Natacha Polony et Aymeric Caron.
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Contactez l'émission au 01 41 11 11 11
On n'est pas couché
Participez au débat sur le Forum.
Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddéï.
Tous les vendredis, en direct à 22h30
Participez au débat sur le Forum.
Mots croisés avec Yves Calvi
Tous les lundis, en deuxième partie de soirée, Mots croisés provoque et
nourrit le débat citoyen avec ceux qui font l’actualité.
Une fois l'émission terminée, continuez le débat sur le Forum.
Quelques émissions Radio :
Europe 1www.europe1.fr
Semaine de 10h30 à 12h00
Jean-Marc Morandini
Coup de pied dans le PAF chaque matin : Jean-Marc Morandini nous dit
tout sur le monde du petit écran au travers de reportages et d’enquêtes
dans les coulisses de la télé. Egalement en studio chaque matin, une star
du petit écran ou un patron de chaîne répondra aux questions de JeanMarc Morandini et des auditeurs. A découvrir aussi, le zapping de la télé
de la veille et les commentaires des auditeurs qui donnent leurs coups de
cœur et leurs coups de gueule sur le répondeur de l’émission au 01 42 32
42 32 ou en direct au 01 42 32 15 15.
RTLwww.rtl.fr
En semaine de 13h00 à 14h00
Pierre-Marie Christin"Les auditeurs ont la parole"
Pierre-Marie Christin présente de 13h00 à 14h00, “Les Auditeurs ont la
Parole”. Réagissez à l'actualité par téléphone (32 10) ou sur internet.
Entre 10H et 14H, une standardiste prend votre témoignage. Avant 10H et
après 14H, vous pouvez laisser vos messages sur le répondeur, sans
oublier de laisser vos coordonnées téléphoniques si vous voulez participer
à l'émission.
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En semaine de 19h20 à 20h00
Si vous voulez poser une question, témoigner et/ou intervenir à
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- Internet, en utilisant le formulaire de la page "Pour intervenir".
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Là-bas si j'y suis
En semaine, à 15h
Exprimez-vous sur le répondeur de « Là-bas si j’y suis » : 01 56 40 37 37
ou par mail : labassijysuis@radiofrance.com.
RMCwww.rmcinfo.fr
BOURDIN & Co Le 1er show radio d'info
Du lundi au vendredi de 6h à 10h.
Découvrez une nouvelle façon de traiter l'info du matin avec "Bourdin
&Co" ! Finis les journaux austères et redondants. Voilà enfin un espace de
liberté où auditeurs, politiques et journalistes sont logés à la même
enseigne. Jean-Jacques Bourdin agite, provoque, polémique, et vos
réactions ne se font jamais attendre! Un ton débridé et sincère pour des
échanges parfois musclés mais toujours respectueux. Pour intervenir :
Appelez le 3216 (0,34€/min).
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L'association des auditeurs de France Culture
L'association des Auditeurs de France Culture (aafc), créée en 1984,
rassemble les personnes qui veulent manifester leur intérêt pour cette
chaîne de radio dont les émissions sont écoutées et appréciées au delà de
nos frontières.
L'objet de l'association est de regrouper les auditeurs de France Culture
pour favoriser des rencontres et coordonner les actions visant à :
- l'évolution de la chaîne dans le maintien de sa qualité ;
- la préservation de son identité et de sa spécificité ;
- l'amélioration de sa technique et de son confort d'écoute ;
- son ouverture aux différents aspects de la culture ;
- son rayonnement et développement de son influence ;
- sa pérennité.
L'Association se déclare attachée au caractère de service public de France
Culture et ne saurait en aucun cas se substituer à lui. Elle se veut
pluraliste et indépendante de tout engagement politique, confessionnel,
syndical et philosophique.
Association des auditeurs de France Culture
83 boulevard Beaumarchais
75003 Paris
Téléphone : 01 42 09 03 67
Courriel : aafc@free.fr
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----------------------------------------------------------------------------------Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
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