Le chat
1 Dénomination
2 Anatomie
2.1 Squelette et muscles
2.2 Système digestif
2.3 Pelage
3 Les sens
3.1 L’ouïe
3.2 La vue
3.3 L’odorat
3.4 Le goût
3.5 Le toucher
4 Autres sens
4.1 Organe de Jacobson
4.2 L’équilibre lors d’une chute : l’organe vestibulaire
5 Comportements
5.1 Structure sociale
5.2 Communication
5.3 Vocalisations
5.4 Miaulement
5.5 Grognement
5.6 Ronronnement
5.7 Sommeil
5.8 Griffades
5.9 Toilette
5.10 Lapement
5.11 Déjections
5.12 Chasse
5.13 Comportement en chasse
5.14 Impact sur l’environnement naturel
5.15 Populations domestiques
5.16 Chats retournés à l’état sauvage
6 Reproduction
6.1 Maturité sexuelle
6.2 Accouplement
6.3 Gestation et mise bas
6.4 L’éducation des chatons
6.5 Stérilisation
6.6 Génétique
7 Santé
7.1 Maladies
7.2 Parasites
7.3 Longévité
7.4 Les vaccins
7.5 L'alimentation
8 Obligations légales
8.1 Obligations légales en France
9 Différences morpho-anatomiques
9.1 Les races
9.2 Caractéristiques des différentes races
10 Histoire
10.1 Évolution de l’espèce
10.2 Domestication
10.3 Antiquité
10.4 Moyen Âge et Renaissance
10.5 Périodes moderne et contemporaine
10.6 Superstitions
1 Dénomination
Le chat domestique mâle est couramment appelé un « chat » tandis que la femelle est une « chatte »
et le jeune un « chaton ». Le mot chat vient du bas latin cattus qui d’après le Littré dans son édition
de 1878, provient du verbe cattare, qui signifie guetter, ce félin étant alors considéré comme un
chasseur qui guette sa proie. Cette dernière interprétation porte à controverse, au vu des termes
utilisés dans les langues afro-asiatiques (berbère kadiska) ou nilo-sahariennes (nubien kadis). En latin
classique, « chat » se disait felis (d’où, en français, félin, félidés, etc.), mais désignait uniquement le
chat sauvage d’Europe, tandis que cattus s’appliquait au chat domestique.
On désigne aussi plus familièrement le chat par minet et la chatte par minette. Ce terme, attesté dès
1560, provient de mine, nom populaire du chat en gallo-roman. Ce mot est à l’origine de l’expression
dès potron-minet, qui signifie « de bon matin ». D’après le Littré, il s’agirait d’une déformation de
paître au minet, c’est-à-dire du moment où le chat, qui se lève tôt, va chercher son paître : sa pâture,
sa nourriture… Cette explication doit sans doute à la pudeur de cet auteur du XIXe siècle : selon
Claude Duneton, cette expression provient de poitron-jacquet, jacquet désignant un écureuil (animal
matinal marchant la queue levée) et poitron désignant le postérieur. Dès potron-minet signifie donc :
« à l’heure où l’on voit le derrière du chat ». Quant au « minet » ou à la « minette » qui « fait des
mines », lorsque ce terme est appliqué à l’être humain, c’est un jeune homme ou une jeune fille qui
s’efforce de plaire et se préoccupe beaucoup de son apparence.
Un chat mâle non castré est un « matou », terme à l’origine incertaine qui viendrait peut-être d’une
dérivation de mite comme dans chattemite. Le chat est aussi nommé familièrement « mistigri », motvalise composé du préfixe miste, signifiant adroit, et de gris, la couleur.
En argot, un chat s’appelle un « greffier ». Deux explications s’opposent, qui peut-être n’en font
qu’une : d’une part, le jeu de mot sur griffe est évident ; d’autre part, la fourrure de certains chats
noirs comporte une sorte de plastron blanc sur le poitrail, et celui-ci évoque le rabat blanc que l’on
voyait sur la robe noire des greffiers jusqu’au XIXe siècle
Les différentes espèces de félins ont des poids et tailles variés qui vont de 1,5 kg pour le chat à pattes
noires à plus de 300 kg pour le tigre. Pourtant, malgré leur différence, les félins partagent de
nombreux points communs comme les griffes rétractiles, les vibrisses ou encore le tapetum lucidum.
2 Anatomie
Taille
Les différentes espèces de félins ont des poids et tailles variés qui vont de 1,5 kg pour le chat à pattes
noires à plus de 300 kg pour le tigre. Pourtant, malgré leur différence, les félins partagent de
nombreux points communs.
Le squelette et la musculature en général
Qu'ils soient grands ou petits, l'une des principale caractéristique commune aux félins est leur
squelette flexible, plus particulièrement au niveau de la colonne vertébrale, offrant une grande
souplesse, aidée aussi par des muscles du dos eux aussi très souples. Les omoplates et les clavicules
sont assez libres de mouvement, retenues par très peu de ligaments, et permettent une grande
diversité de mouvement. Les muscles les plus développés sont ceux des pattes arrière, pour que les
félins puissent faire de grands sauts et courir vite (jusqu'à 120 km/h pour le guépard).
Le squelette est composé de 250 os. Les vertèbres du cou sont courtes, et la colonne vertébrale est
très souple. La clavicule de petite taille est reliée au sternum par un unique ligament : cela lui confère
une grande souplesse, les épaules pouvant bouger indépendamment l’une de l’autre. La morphologie
des félins est donc parfaitement adaptée à la chasse, ce qui est inévitable pour leur survie. Mais
chaque félin est différent, et, selon le type de proies qu'ils convoitent, ils s'adaptent
physiologiquement.
Patte de puma
Les Membres
Les membres antérieurs sont très souples (sauf pour le guépard qui a toutefois une plus grande souplesse
de l'échine), ce qui permet d'avoir une grande précision. On peut aussi noter que les félins peuvent écarter
latéralement les pattes avant ce qui permet d'attraper les proies ou de monter aux arbres. Les membres
postérieurs sont plus longs que les membres antérieurs, permettant aux félins de capturer des proies plus
grandes qu'eux et augmentant leurs capacités d'accélérations.
Les pattes
Les félins sont digitigrades. Les pattes antérieures se terminent par cinq doigts pourvus de griffes rétractiles
constituées de kératine, mais seuls quatre doigts touchent le sol, le pouce restant à l’écart, formant un
ergot. Les pattes postérieures, plus longues que les pattes antérieures, se terminent par quatre doigts
également pourvus de griffes rétractiles. Les coussinets, ou pelotes, sont constitués d’une membrane
élastique qui confère une marche silencieuse. Les coussinets de ceux qui vivent et se déplacent sur le sol
brûlant des déserts sont recouverts de poils.
Les griffes
Mécanismes biologiques en jeu lors de la sortie des griffes.
En blanc : les tendons
En rose et en jaune orangé : les os
Les félins, en dehors du guépard, du chat viverrin et du chat à tête plate, ont les griffes rétractiles. Ce
dernier point n'est pas caractéristique des félins, puisque d'autres carnivores en possèdent. Les griffes sont
un élément important du sens du toucher.
La sortie des griffes dépend de la contraction volontaire des muscles fléchisseurs des doigts. Au repos, de
nombreux tendons gardent les griffes à l'intérieur de la gaine protectrice et permettent aux félins de faire «
patte douce ».
La tête
Le crâne d'un chat domestique
La mâchoire raccourcie constitue une innovation de la famille des Felidae. Le crâne est donc plus court que
celui des autres carnivores, et possède en général moins de dents, mais cette forme augmente
considérablement la force des morsures car permettant un mouvement vertical de la mâchoire puissant.
L'articulation de la mâchoire ne permet pas les mastications horizontales, comme chez les ruminants par
exemple.
L'élasticité de la chaîne hyoïde, au-dessus du larynx, permet traditionnellement de séparer les grands félins
(Pantherinae) des petits (Felinae).
Les vibrisses (plus communément appelées « moustaches », mais il y en a aussi aux pattes, sous le menton,
les sourcils) indiquent la proximité d’obstacles, même dans l’obscurité totale, en lui permettant de détecter
les variations de pression de l’air. Celles-ci lui permettent aussi de mesurer la largeur d’un passage. Les
coussinets garnissant ses pattes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est constellée de cellules
tactiles extrêmement sensibles. Comme les poils, elles tombent et repoussent au fur et à mesure de la vie
du chat.
Les yeux
Les yeux sont positionnés vers l'avant, ce qui permet la vision binoculaire, très importante chez les
prédateurs. Chez le chat domestique, l'angle de vision binoculaire est de 130 °, pour un champ de vision
total de 287 °, contre seulement 180 ° chez l'homme, ce qui reste cependant loin du record absolu du
monde animal.
Leur pupille peut se contracter, devenant, selon les espèces, petite et ronde ou en forme de fine fente
verticale en pleine lumière, et grosse et ronde en l'absence de luminosité. Le tapetum lucidum permet la
réflexion de la lumière et favorise la vision dans la pénombre : l'œil du félin est six fois plus sensible dans
l'obscurité que l'œil humain.
Il est toutefois beaucoup plus performant que l’œil humain dans la pénombre. La nuit, l’aspect brillant des
yeux est dû à une couche de cellules de la rétine, appelée tapetum lucidum, qui agit comme un miroir et
renvoie la lumière perçue, ce qui la fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie ainsi par deux
son acuité visuelle dans l’obscurité. Une particularité de l’œil du félin est qu’outre les paupières inférieure
et supérieure, il est protégé par une troisième paupière, la membrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir
du bord inférieur du coin interne de l’œil vers l’extérieur. Quand elle ne se referme pas complètement,
c’est souvent le signe d’un problème de santé chez le chat (troubles digestifs, parasitisme le plus souvent
ou entérite).
Les félins possèdent un grand nombre de bâtonnets mais très peu de cônes, comparativement à l'œil
humain qui en possède six fois plus. De plus, ces cônes absorbent principalement la lumière verte et très
peu le bleu et le rouge : les félins voient principalement leur environnement en nuance de gris. Mais, pour
les prédateurs, percevoir les couleurs est moins important que de percevoir les mouvements, et cela
n'handicape pas leur vision.
Du fait de l'emplacement de leur fovéa où se concentre la majorité de leurs cellules photosensibles, un félin
tourne la tête plusieurs fois avant de sauter sur une proie, afin de gagner en précision.
Pupille en fente du chat domestique
Les oreilles
Pupille ronde du tigre
Les oreilles des félins sont très sensibles et nombre d'entre eux repèrent leur proie à l'ouïe, tel le
serval. D'une grande mobilité, elles sont en outre un organe de communication corporelle important.
Les facultés de l'oreille féline étant bien supérieures à celle de l'humain.
L’ouïe est particulièrement sensible dans les hautes fréquences : un chat domestique perçoit des
ultrasons jusqu’à 50 000 Hz alors que l’oreille humaine est limitée à 20 000 Hz. Le pavillon en cornet
peut être orienté grâce à vingt-sept muscles, ce qui permet de pivoter chaque oreille
indépendamment pour localiser avec précision la source d’un bruit et sa distance.
Les oreilles sont sensibles à la température et sont un lieu de déperdition de chaleur. C'est pourquoi
les félins qui vivent dans des milieux froids ont des petites oreilles, comme l'once, au contraire du
chat des sables qui a de larges pavillons pour évacuer la chaleur. Elles peuvent aussi dépendre des
proies convoitées, plus grandes pour un animal qui fera peu de bruit et vice versa, car un large
pavillon d'oreille répercute les sons et vibrations les plus ténus, permettant une grande précision
pour la localisation des proies, par exemple si elles se cachent sous le sable.
Certains félins comme le lynx et le caracal voient leurs oreilles surmontées de "plumets", touffes de
poils fins d'environ 5 cm. Ces derniers joueraient un rôle essentiel dans l'audition des félins en
portant, mais aucune étude ne confirme à l'heure actuelle cette thèse.
L'organe de Jacobson
L'organe voméronasal ou organe de Jacobson, situé près du palais, permet de goûter certaines
odeurs bien spécifiques, comme les marques olfactives des autres félins. L'utilisation de cet organe
se caractérise par le flehmen : les babines sont retroussées pour permettre aux odeurs de remonter
par deux petits conduits situés derrière les incisives jusqu’à deux sacs remplis de fluide dans les
cavités nasales chargées de concentrer les odeurs. Il complète efficacement l'odorat, sens des félins
le plus complexe à étudier.
La langue
Détail sur les papilles
La langue des félins est tapissée de papilles cornées orientées vers l'arrière qui lui permettent de
laper plus facilement l'eau, mais aussi de faire la toilette, d'enlever en partie les poils de ses proies et
de mieux racler leur chair.
Le sens du goût est développé chez le chat, moins que chez l’homme cependant : chez le chat adulte,
on compte 250 papilles comptant 2 000 bourgeons gustatifs. Contrairement au chien, le sens gustatif
du chat est localisé à l’extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler. Il est sensible à
l’amer, à l’acide et au salé, mais non au sucré.
L’odorat
Gros plan sur le nez du chat.
L’odorat a une grande importance dans la vie sociale du félin pour délimiter son territoire. Par
ailleurs, c’est son odorat développé qui lui permet de détecter la nourriture avariée et empoisonnée.
Le chat domestique possède deux cents millions de terminaux olfactifs, contre cinq millions pour
l’homme.
Les félins possèdent 28 à 30 dents. Leurs quatre canines sont plus longues que celles des loups et
sont utilisées pour la mise à mort. Leur taille a même atteint 18 cm au temps des tigres à dents de
sabre. Les 12 petites dents de devant, ou incisives, servent à arracher les poils ou les plumes et la
viande des os.
Sur les côtés des mâchoires se trouvent les prémolaires et les molaires, également appelées dents
jugales ; elles sont moins utiles pour les félins mâchant peu leur nourriture.
Comme tous les carnivores, la dernière prémolaire supérieure et la première molaire inférieure
forment les carnassières. Celles-ci permettent au félin de déchirer sa nourriture, grâce à des muscles
puissants fixés aux parois latérales de son crâne, et de l’avaler sans la mâcher. De plus, la mâchoire
est munie d’articulations solides qui ne lui permettent de mâcher que dans le sens vertical, mais
possèdent l’avantage de maintenir l’effet de ciseaux des carnassières en toutes circonstances.
2.1 Squelette et muscles
Le squelette est composé de 250 os. Les vertèbres du cou sont courtes, et la colonne vertébrale est
très souple. La clavicule des chats, de petite taille comme pour tous les félins, est reliée au sternum
par un unique ligament : cela lui confère une grande souplesse, les épaules pouvant bouger
indépendamment l’une de l’autre. Comme tous les carnivores, la dernière prémolaire supérieure et
la première molaire inférieure forment les carnassières qui permettent au chat de déchirer sa
nourriture, grâce à des muscles puissants fixés aux parois latérales de son crâne, et de l’avaler sans la
mâcher. L’os hyoïde est entièrement ossifié, ce qui permet au chat de ronronner mais pas de rugir.
Les pattes sont pourvues de griffes rétractiles. Le chat possède cinq doigts aux pattes antérieures,
dont seulement quatre touchent le sol, le pouce restant à l’écart, ainsi que quatre doigts aux pattes
postérieures. Des cas de polydactylie existent et certains standards de races de chats l’admettent
dans les concours. Les coussinets ou pelotes, sont constitués d’une membrane élastique qui confère
une marche silencieuse. Ces spécificités confèrent à l’animal une grande souplesse et une détente
ample lors des sauts : il peut notamment sauter à une hauteur cinq fois supérieure à sa taille. À la
course, sa vitesse moyenne est de 40 km/h et il met 9 secondes pour faire 100 m, mais il n’est pas un
coureur de fond et il se fatigue assez vite. Contrairement à ce que l’on peut penser, tous les chats
savent très bien nager et ils n’hésiteront pas à se jeter à l’eau s’ils y sont contraints. Un chat pèse en
moyenne entre 2,5 et 4,5 kg et mesure de 46 à 51 cm sans la queue, qui peut, elle mesurer de 20 à
25 cm de long. Le record de poids et de taille est détenu par Himmy, un chat castré australien qui, à
sa mort en 1986, pesait 21,3 kg pour 96,5 cm de longueur totale et un tour de taille de 84 cm.
Griffe avec le nerf visible.
Thermographie infrarouge du chat.
2.2 Système digestif
Anatomie des organes vitaux du chat.
Le chat mastique peu et le processus de digestion commence directement dans l’estomac de petite
taille (environ 300 millilitres) mais qui possède un pH très acide qui est également utile comme
moyen de prévention des infections digestives. Son intestin est plutôt court (environ un mètre pour
l’intestin grêle et de 20 à 40 centimètres pour le gros intestin), typique du chasseur de petites proies.
Ces dimensions expliquent pourquoi le chat doit manger fréquemment mais en petites quantités
(entre 10 et 16 repas journaliers).Le système digestif du chat est également peu adapté à la diversité
alimentaire, qui lui vaut généralement des diarrhées et vomissements. Enfin, le transit digestif du
chat est rapide, entre 12 et 14 heures
2.3 Pelage
Les types de pelages sont nombreux, car très variables en fonction des races. Le pelage du chat est
composé de poils longs (jarre) et portant les marques de la robe (taches par exemple). En dessous se
trouvent les poils plus courts (bourre), puis le duvet. Cette organisation permet une bonne isolation
du corps. Il existe des poils longs, courts, frisés, et même crépus. Certaines races, comme le sphinx,
sont presque dépourvues de poils : un très léger duvet recouvre le corps, ainsi que la queue.
Chat au pelage mi- long.
La robe d’un chat est composée d’une ou plusieurs couleurs qui forment diverses combinaisons (les
motifs) appelés patrons : certains individus présentent de larges taches, d’autres des rayures ou des
mouchetures, d’autres encore un pelage uni. La robe peut aussi avoir une pigmentation plus foncée
vers les extrémités du corps (robes colourpoint, mink et sépia). L’alliance des différentes couleurs et
des patrons donnent toutes les variations de fourrure possibles pour un chat. La couleur de la
fourrure du chat peut prendre de nombreuses teintes (noir, blanc, bleu, roux…), plus ou moins
diluées ou foncées. Les mâles pour des raisons génétiques ne peuvent avoir qu’une seule ou deux
couleurs à la fois (sauf exceptions) ; seules en principe les femelles peuvent en comporter trois : ce
sont les robes écaille de tortue et calico.Un effet désigne une teinte aux reflets changeants due à la
variation de clair et de foncé sur la longueur du poil (robes chinchilla, shaded, smoke ou cameo).
3 Les sens
Prédateur crépusculaire (coucher et lever du soleil) à l’origine, le chat possède des sens très
développés. Il perçoit son univers différemment des humains, et on lui a même prêté des pouvoirs
surnaturels. Il existe ainsi de nombreuses légendes de chats ayant prédit des tremblements de terre
ou autres catastrophes. L’explication la plus probable est que ses vibrisses et ses oreilles sont aptes à
percevoir des vibrations inaudibles pour les humains.
3.1 L’ouïe
De 60 à 80 % des chats blancs aux yeux bleus sont sourds
Son ouïe est particulièrement sensible dans les hautes fréquences : il perçoit des ultrasons jusqu’à 50
000 Hz alors que l’oreille humaine est limitée à 20 000 Hz. Son pavillon en cornet peut être orienté
grâce à vingt-sept muscles, ce qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour
localiser avec précision la source d’un bruit et sa distance.
La surdité des chats blancs est liée au gène « W », qui est responsable de l’absence de pigment dans
le poil, qui paraît blanc. Il est en effet démontré que l’allèle W est directement responsable d’une
dégénérescence de l’oreille interne, occasionnant la surdité. La surdité ne s’exprime pas
systématiquement chez tous les chats : elle peut être la surdité bilatérale, unilatérale ou absente. Le
chaton naît normal mais vers l’âge d’une semaine, son oreille interne, au lieu de continuer à se
développer subit des altérations progressives. La dégénérescence est généralement complète à trois
semaines.
3.2 La vue
Gros plan sur l’œil d’un chat.
Le tapetum lucidum des yeux du chat réfléchit la lumière.
La vue est son sens primordial. Son champ de vision est plus étendu que celui des humains : l’angle
de vision binoculaire est de 130°, pour un champ de vision total de 287, contre seulement 180 chez
l’homme, ce qui reste cependant loin du record absolu du monde animal.
L’intensité lumineuse influence la forme de la pupille : allongée en fente étroite en pleine lumière,
elle se dilate en un cercle parfait à la pénombre. Contrairement à une idée répandue, il est incapable
de voir dans le noir complet. Il est toutefois beaucoup plus performant que l’œil humain dans la
pénombre. La nuit, l’aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellules de la rétine, appelée
tapetum lucidum, qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui la fait passer une
seconde fois dans la rétine et multiplie son acuité visuelle dans l’obscurité.
En revanche, il semblerait (cela est encore discuté) que le chat ne perçoive pas la couleur rouge et
que, d’une manière générale, il distingue très mal les détails. Sa vision est granuleuse sur les images
fixes tandis qu’un objet en mouvement lui apparaît plus net (par exemple une proie en mouvement).
Une particularité de l’œil du chat est qu’outre les paupières inférieure et supérieure, il est protégé
par une troisième paupière, la membrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir du bord inférieur du
coin interne de l’œil vers l’extérieur. Quand elle ne se referme pas complètement, c’est souvent le
signe d’un problème de santé chez le chat. Les chats peuvent avoir les yeux de différentes couleurs
comme bleus, verts, jaunes, marrons…
3.3 L’odorat
Gros plan sur le nez du chat.
L’odorat a une grande importance dans la vie sociale du félin pour délimiter son territoire. Par
ailleurs, c’est son odorat développé qui lui permet de détecter la nourriture avariée et empoisonnée.
Il possède deux cents millions de terminaux olfactifs, contre cinq millions pour l’homme. Ce sens est
de 50 à 70 fois mieux développé que chez l’homme.
3.4 Le goût
Le sens du goût est développé chez le chat, moins que chez l’homme cependant : chez le chat adulte,
on compte 250 papilles comptant 2 000 bourgeons gustatifs. Contrairement au chien, le sens gustatif
du chat est localisé à l’extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler. Il est sensible à
l’amer, à l’acide et au salé, mais non au sucré
3.5 Le toucher
Son sens du toucher est également bien développé. Ses vibrisses (moustaches, mais il y en a aussi
aux pattes, sous le menton, les sourcils) lui indiquent la proximité d’obstacles, même dans l’obscurité
totale, en lui permettant de détecter les variations de pression de l’air. Celles-ci lui permettent aussi
de mesurer la largeur d’un passage. Il ne faut surtout pas les couper car le chat serait déstabilisé. Les
coussinets garnissant ses pattes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est constellée de
cellules tactiles extrêmement sensibles
4 Autres sens
4.1 Organe de Jacobson
L’organe de Jacobson est un véritable sixième sens. Comme le chien ou le cheval, le chat est capable
de goûter les odeurs à l’aide de son organe voméro-nasal. Il retrousse ses babines pour permettre
aux odeurs de remonter par deux petits conduits situés derrière les incisives jusqu’à deux sacs
remplis de fluide dans les cavités nasales chargées de concentrer les odeurs
4.2 L’équilibre lors d’une chute : l’organe vestibulaire
Son organe vestibulaire est également particulièrement développé, lui conférant un bon sens de
l’équilibre. Ceci explique l’étonnante faculté qu’ont les chats de se retourner rapidement pour
retomber sur leurs pattes lors d’une chute. Si un chat fait une chute de deux mètres et plus (si tel
n’est pas le cas, sa technique ne marche pas) alors qu’il est sur le dos, il peut se retourner afin
d’amortir cette chute. En effet, il tourne d’abord sa tête en direction du sol, entraînant les pattes
avant puis les pattes arrière. Le chat se retrouve alors le ventre en direction du sol et prend une
position qui ressemble à celle d’un écureuil volant. Il ne lui reste qu’à courber le dos et dès qu’il se
rapproche du sol, il rassemble ses pattes, comme s’il était sur terre. Cependant cela ne le sauve pas
forcément mais rend juste la chute moins grave
5 Comportement
Le chat est d’une nature très indépendante. Contrairement au chien, il se promène seul. C’est un
animal rituel qui apprécie bien les situations récurrentes (heures fixes pour les repas par exemple).
Bien que territorial, c’est un animal social. Bon nombre de chats harets vivent en groupe.
5.1 Structure sociale
Le chat est un animal territorial. Cela signifie que la préservation de son lieu de vie est le moteur
principal de ses interactions avec les autres individus. Lorsque plusieurs chats partagent le même
appartement, il n’est pas rare de les voir choisir chacun son propre « chemin » pour aller d’un lieu à
un autre ; ils se partagent ainsi leur territoire. Le chat n’est pas un animal strictement solitaire : selon
l’espace et les ressources disponibles, les chats forment différentes structures spatiales et sociales.
Cela va des chats solitaires en milieu rural aux larges et denses groupes en milieu urbain. Il est
démontré que ces différentes organisations spatiales et sociales entraînent différents systèmes
d’appariement : en milieu rural, le système est polygyne, tandis qu’en milieu urbain, il est difficile
pour les mâles dominants de monopoliser plusieurs femelles. En raison de leur forte cohésion,
différents groupes de chats se voisinant ont tendance à devenir éloignés génétiquement et la même
recherche a démontré un important déficit en hétérozygotes.
5.2 Communication
Les chats communiquent principalement entre eux par des phéromones ou des positions corporelles.
Les glandes contenant les phéromones se trouvent en de nombreux points sur le corps : glandes
anales, autour de la queue et de la bouche, sur les joues, entre les coussinets et se déposent
également dans la salive, les selles et l’urine. Elles ont l’avantage de pouvoir durer dans le temps,
même en l’absence du chat, contrairement aux vocalises ou aux positions corporelles. Elles peuvent
être déposées de manière volontaire (marquage du territoire, contacts sociaux comme l’allo
toilettage…) ou involontairement (stress, attachement de la mère à ses chatons, phéromones
sexuelles).Le chat utilise également une large gamme de positions corporelles pour communiquer. La
position générale du corps, ses mimiques faciales ou les mouvements de sa queue, de ses yeux et de
ses oreilles indiquent l’état dans lequel se trouve le chat. En dehors de la relation entre une chatte et
ses petits, le miaulement est très peu utilisé lorsque des chats communiquent entre eux. Par contre,
au contact de l’humain, il continue souvent à utiliser différentes vocalises pour communiquer.
Chat soumis à un autre.
Chat se hérissant et courbant le dos.
Groupe de chats se
Partageant des ordures
5.3 Vocalisations
Le langage des félins est composé d'un grand nombre d'expressions et de sons particuliers. En
observant votre compagnon, vous apprendrez à déchiffrer son langage personnel car chaque chat a
son caractère. Néanmoins, nous allons vous aider à mieux le comprendre et à communiquer avec lui.
Le répertoire vocal du chat comprendrait 16 vocalises différentes chez l’adulte et 9 chez le chaton.
On distingue les murmures émis gueule fermée, les « voyelles » émises en fermant progressivement
la gueule et les cris avec la bouche ouverte.
Le miaulement constitue une demande. Suivant sa tonalité, il se fait chuchotement ou protestation.
• Votre chat vocalise en boucle, avec peu de silences entre deux miaulements ? C'est pour lui une
situation plutôt positive, excitante.
• Votre chat émet des vocalises courtes espacées par de longs silences ? C’est une façon de lancer un
SOS. D’ailleurs, les chatons utilisent ce signal pour alerter leur mère.
Les ronronnements sont associés au plaisir le plus souvent mais aussi parfois à l'anxiété : le chat
ronronne alors pour se rassurer lui-même. Les sifflements ou crachements sont la manifestation de la
colère ou de la peur : dans ce cas, mieux vaut le laisser en paix. Il arrive que votre chat présente un
claquement de dents associé à un miaulement ? Ce comportement est caractéristique d’un chat qui
regarde une proie. Votre chat le fait peut-être lorsque vous lui préparez son repas.
5.4 Miaulement
Le miaulement est un cri caractéristique du chat. En général, le chat est d’un tempérament plutôt
discret mais certaines races, notamment les siamois, sont plus « bavardes » que d’autres. Le chat crie
souvent et fortement quand il cherche un compagnon ou une compagne. Certains disent alors qu’il «
margotte », au sens figuré. Les miaulements sont poussés tout d’abord par la femelle au début de
l’œstrus puis pendant toute la période d’accouplement, par le mâle et la femelle, avec de
nombreuses variations possibles. Plus rarement, le chat émet un miaulement saccadé d’intensité
faible lors d’une frustration, comme lorsqu’il voit une proie hors de portée tel un oiseau ou un
insecte volant. Ce miaulement est souvent accompagné de claquement des mâchoires, parfois
accompagné de vifs mouvements de queue, que l’on pourrait comparer à notre expression avoir «
l’eau à la bouche ».En présence de l’humain, le chat très imprégné utilise souvent un registre
spécifique, qui varie selon l’individu et qui semble en grande partie acquis. Selon le chercheur John
Bradshaw, le chat peut utiliser une dizaine de vocalises selon les circonstances et sa situation. Ainsi, il
peut accueillir son maître avec des petits miaulements brefs en rafales (comme s’il « aboyait »),
saluer les passants, demander une action spécifique (le brossage, par exemple), signaler qu’il a faim,
ou mal.
5.5 Grognement
Le chat, en position d’attaque ou de défense, est aussi capable de grogner et de souffler. Le terme de
feulement est également utilisé dans le sens de grondement. Par exemple, de nombreux
grognements et sifflements - en plus des miaulements - sont émis par les mâles qui s’affrontent pour
la femelle lors des périodes de reproduction
5.6 Ronronnement
Le ronronnement est une vocalisation émise par certains félins et viverridés. Produit à l’expiration
comme à l’inspiration, ce sont de basse fréquence apparaît dès l’âge de deux jours. Le mécanisme du
ronronnement est encore mal expliqué. La théorie dominante est que le son est produit par des
contractions des muscles du larynx déclenchées par une oscillation neurale et faisant vibrer les
cordes vocales. La possibilité pour un félin de ronronner ou non est également un point débattu,
notamment pour les grands félins de la sous-famille des panthérinés.Le chat domestique peut
ronronner tant dans une situation de plaisir que de souffrance, c’est pourquoi la signification de
cette vocalisation de contact est peu évidente. Fréquent chez le chat domestique, le ronronnement
est essentiellement limité aux relations mère-progéniture dans la nature. Comparé au sourire par
certains auteurs, son rôle social, tant avec des congénères qu’avec l’Homme, est primordial. Une
théorie assure au ronronnement un rôle curatif : les basses fréquences émises permettraient de
renforcer les os, les muscles, les tendons et auraient même un rôle antidouleur. En français, les
termes associés au mot « ronronnement » sont tirés de l’onomatopée « ronron » utilisée dès le XIXe
siècle. L’utilisation du mot, comme du son, reste anecdotique dans la littérature, la publicité ou le
cinéma. Le ronronnement est un son continu de basse amplitude, produit pendant toutes les phases
de la respiration excepté lors d’une courte pause de quelques dizaines à une centaine de
millisecondes, entre les deux phases de respiration. Le ronronnement est considéré comme plus fort
et rauque à l’inspiration, cependant selon une étude publiée en 2010, le ronronnement du chat est
de même amplitude durant les deux phases de la respiration, et celui du guépard est plus fort à
l’expiration. Le son est produit avec la bouche fermée, il dure le plus souvent plus de deux secondes,
à une fréquence de 25 à 20 Hz, la fréquence fondamentale est d’une vingtaine d’hertz. Le
ronronnement du chat domestique peut être entendu à trois mètres à la ronde, celui d’un guépard
jusqu’à 40 mètres ; le son est plus fort au niveau du museau. La plupart du temps, le ronronnement
du chat domestique est inaudible des cinquante centimètres d’éloignement ; cependant il couvre
tous les autres sons corporels (respiration, battement de cœur) et il est impossible pour un
vétérinaire d’ausculter un chat qui n’arrête pas de ronronner. Le mécanisme phonatoire est tout à la
fois ingressif (produit à l’inspiration) et égressif (produit à l’expiration). La phonation ingressive est
connue depuis Charles Darwin pour être utilisée par de nombreux autres animaux, comme le chien
ou le renard. Chez l’homme, la phonation ingressive est utilisée notamment dans les langues
germaniques. Selon une étude publiée en 2010 comparant le ronronnement du guépard et celui du
chat, la phase égressive est chez la première espèce plus longue et contient plus de cycles, tandis que
chez le chat, il n’y a pas ou peu de différences entre les phases. Comparativement, le guépard
produit un plus grand nombre de cycles que le chat pour les deux phases et la fréquence
fondamentale reste quasiment identique.
Chez le chat domestique, le ronronnement apparaît dès l’âge de deux jours lors de la tétée, où la
mère et ses petits communiquent par ronronnement ; ce phénomène apparaît aussi lors de la
toilette des chatons par la mère. Le ronronnement est le premier cri poussé par le chaton avec les
pleurs, c’est également par le ronronnement que la mère répond à ses petits. Dans la nature, le
ronronnement est le plus fréquent durant les relations entre la mère et ses petits alors qu’il peut
survenir au contact de l’homme ou d’un objet chez le chat domestique. Le chat ne ronronne jamais
lorsqu’il dort, mais peut en revanche miauler.
Mécanisme du ronronnement
Les félins ne possèdent pas d’organes dédiés particulièrement au ronronnement. Plusieurs
hypothèses expliquant le mécanisme du ronronnement ont été proposées. La vibration de la veine
cave, amplifiée par les bronches, la trachée et les nasales, ou encore la vibration de fausses cordes
vocales, l’ossification partielle de l’os hyoïde, la contraction des fibres musculaires du voile du palais,
du diaphragme ou encore des muscles intercostaux sont autant d’hypothèses formulées puis
infirmées.
Le ronronnement est provoqué par une contraction très rapide des muscles du larynx ce qui
comprimerait et dilaterait la glotte et causerait une séparation brutale des cordes vocales, origine du
bruit. Cette hypothèse est basée sur l’électromyogramme des muscles du larynx du chat domestique
qui montre un patron très régulier et stéréotypé composé d’un pic se produisant 20 à 30 fois par
seconde, qui induisent une mise en tension régulière de la glotte.
La tension du diaphragme durant l’inspiration est également hachée et les pics de
l’électromyogramme entre la glotte et le diaphragme sont asynchrones. Cette activation alternée du
larynx et du diaphragme permet de limiter une fluctuation négative de la pression trachéale et
promeut le flux d’air à l’inspiration lors de la période où la glotte offre une résistance minimale. Une
nouvelle étude menée en 1987 à partir d’électromyogramme montre que les muscles expiratoires
peuvent également être impliqués dans le mécanisme du ronronnement. En 2000, Dennis C. Turner
et Patrick Bateson considèrent que le diaphragme et les autres muscles ne sont pas nécessaires au
ronronnement, excepté pour induire la respiration. Un élément pouvant infirmer l’hypothèse de la
contraction des muscles du larynx est que des chats ayant subi une laryngectomie peuvent ronronner
en utilisant leur diaphragme. Les variations laryngiennes sont induites par une oscillation neurale qui
crée un cycle toutes les 30 à 40 millisecondes ; elle ne peut être stoppée, ce qui suggère qu’il existe
un mécanisme oscillatoire de haute fréquence à l’intérieur même du central. La partie du cerveau
provoquant ces oscillations est proche de l’hypothalamus.
Les carnivores qui ronronnent
Les félins « rugissants » pourraient être
Incapables de ronronner
Les viverridés sont capables de
ronronner d’une manière similaire aux félins
La question du ronronnement des félins fait toujours débat : de nombreuses espèces, même les plus
connues comme le lion ou le léopard, restent mystérieuses quant à la possibilité qu’elles ronronnent.
Pour de nombreuses espèces, il n’existe pas d’informations sur le sujet ou celle-ci sont insuffisantes.
Les félins de la sous-famille Pantherinae — lion, tigre, léopard, jaguar, panthère des neiges —
possèdent un ligament de l’os hyoïde partiellement ou non ossifié, ce qui leur permettrait de rugir
mais pas de ronronner. Cette différenciation a cependant été remise en cause dans les années 1990,
la structure vocale des panthérinés pouvant peut-être permettre le ronronnement, bien qu’il soit
difficile à produire. Paul Heine avance que les grands félins ne peuvent ronronner qu’à l’expiration.
La capacité de rugir grâce à un os hyoïde peu ou pas ossifié est l’hypothèse historique ayant permis
de classer les différentes espèces de félins par Owen puis Pocock en 1916 : il existait les félins «
rugissants » (donc non-ronronnant) de la sous-famille des panthérinés et les « non-rugissants » (donc
ronronnant) de la sous-famille des félinés. Pour Gustav Peters, le ronronnement doit être assimilé à
une caractéristique de l’ancêtre commun aux félins et les vocalisations similaires observées chez
certains mammifères (par exemple, le raton laveur ou le lapin) comme des cas de évolutive. Certains
Viverridae ronronnent comme Genetta tigrina et Genetta genetta.Lors de la tétée, l’ourson noir
(Ursus americanus) et l’ourson brun (Ursus arctos) ronronneraient, tout comme la femelle hyène
tachetée (Crocuta crocuta).
L’os hyoïde chez le lion.
5.7 Sommeil
Le chat a besoin d’entre 12 et 16 heures de sommeil, mais en général il dort plus, soit en moyenne 15
à 18 heures par jour. Il reste ainsi éveillé environ 8 à 12 heures, dont une partie de la nuit pour
chasser. Le chat est un animal avec une grande proportion de phases de sommeil paradoxal pendant
lesquelles il rêve : la durée quotidienne de cette phase dure de 180 à 200 min chez le chat, contre
environ 100 min pour l’homme. C’est pour cette raison que le chat est fréquemment utilisé dans le
cadre d’expérimentations sur les cycles du sommeil. Durant les phases de sommeil paradoxal,
l’activité électrique du cerveau, des yeux et des muscles est très importante: plusieurs mouvements
surviennent tels que l’agitation des vibrisses, les sursauts des pattes ou de la queue, le hérissement
du pelage, le battement des paupières, le changement de position…Il est à noter que ces phases de
sommeil paradoxal sont très importantes chez le chat : cela lui permet de garder un équilibre au
niveau mental (puisqu’il rêve de chasse, de ce qu’il fait durant le temps où il est éveillé).Ce sommeil
paradoxal peut voir son temps augmenté par des repas échelonnés au cours de la journée. Durant ce
sommeil paradoxal il est fort probable que le chat capture une proie imaginaire puisqu’il est possible
d’observer chez certains individus quelques mouvements des membres qui évoquent des positions
de chasse. Lorsque le chat entre dans une phase de sommeil paradoxal, le tracé de son
encéphalogramme est analogue à celui de l’éveil malgré une totale perte de conscience : le système
nerveux fonctionne probablement à vide, soit pour sélectionner et mettre en mémoire les
événements de la journée, soit pour évoquer le souvenir des perceptions passées, d’où l’hypothèse
que le sommeil paradoxal est un témoin de l’activité onirique
5.8 Griffades
La pousse des griffes du chat est continue, et compense leur usure naturelle. Le chat peut ajuster la
longueur et aiguiser ses griffes en les frottant contre une surface rugueuse : il « fait ses griffes ». Les
griffades sont des marquages visuels et olfactifs. Ce comportement est un outil de communication.
Chatte griffant une branche d’arbre pour marquer son territoire
Le chat possède entre les coussinets des glandes sudoripares émettrices de phéromones qui servent
à signaler son passage aux autres chats. En outre, les traces de griffades sont un marquage visuel,
pour signaler la présence d’un chat sur le territoire.L’onyxectomie, est parfois pratiquée par les
propriétaires : elle consiste en l’ablation totale de la griffe et l’amputation de la troisième phalange
sur laquelle celle-ci est insérée. Le plus souvent, elle n’est réalisée que sur les pattes antérieures. La
plupart des associations de défense des animaux condamnent cette opération, considérée comme
cruelle. L’animal privé de ses griffes, incapable de se défendre ou de grimper aux arbres, devient
également plus vulnérable puisqu’il ne peut échapper à ses prédateurs. L’ablation des griffes est
couramment pratiquée aux États-Unis et au Canada. Cette opération est en revanche interdite dans
29 pays, principalement européens. D’autres techniques de dégriffage, moins douloureuses pour le
chat, existent, comme la tendinectomie ou la brûlure des nerfs au laser.
5.9 Toilette
Lors de leur toilette, ils avalent de nombreux poils morts qui s’accumulent dans l’estomac, formant
des boules de poils, appelées trichobézoards. Cela perturbe leur transit intestinal et ils sont obligés
de les régurgiter afin d’éviter une occlusion intestinale. Sa salive contient l’allergène qui provoque
l’allergie aux poils de chat. C’est donc lors de sa toilette que le chat le dépose sur ses poils’«
allotoilettage » (action de se lécher mutuellement) est réservé aux chats qui se connaissent et
s’apprécient. Ils se lèchent pour échanger leur odeur et déposent sur l’autre des phéromones
apaisantes. Quand ils s’entendent bien, les chats adultes dorment volontiers ensemble, serrés l’un
contre l’autre comme lorsqu’ils étaient chatons. Un moyen de se procurer mutuellement chaleur et
sécurité. En dormant ensemble, les chats échangent aussi leur odeur.
5.10 Lapement
Chat lapant l’eau d’une flaque
Le chat, à l’instar des félidés, a une technique de lapement différente des autres animaux. On pensait
que les papilles cornifiées de sa langue lui servaient à retenir l’eau mais il en est tout autre. Alors que
l’homme boit par la technique de succion et que le chien, comme beaucoup d’autres vertébrés,
plonge le museau et plie sa langue comme une cuillère, ce qui amène le liquide vers sa gueule, le
chat plie la pointe de la langue vers le bas et vers sa face dorsale pour effleurer le liquide, puis la
retire aussitôt, ce qui crée une colonne de liquide. Le chat, au moment où la gravité reprend le pas
sur la force d’inertie et va faire retomber la colonne, referme sa mâchoire et aspire alors une partie
de cette colonne. Cette technique de lapement (en moyenne 4 lapées par seconde pour le chat,
moins pour les félidés plus gros) a été modélisée mathématiquement et reproduite par un robot
(disque de verre rond remontant par un piston à la même vitesse que la langue féline, soit 1 m/s).
Une hypothèse expliquant cette technique sophistiquée met en cause la région extrêmement
sensible du nez et des moustaches du chat, ce dernier lapant en cherchant à maintenir cette région la
plus sèche possible
5.11 Déjections
Les chats, dans la nature, choisissent un coin de terre meuble pour y laisser leurs déjections. Ils les
recouvrent ensuite de terre, en grattant cette dernière avec leurs pattes avant. L’odeur des selles
déclenche le recouvrement ; cela permettait à l’état sauvage de ne pas faire repérer leurs odeurs par
les prédateurs et de diminuer les risques d’parasitaires. Elle est donc quasiment instinctive, et est
inculquée très tôt par la mère aux chatons. Le chat défèque une à deux fois par jour et urine jusqu’à
cinq fois par jour. Il ne faut pas confondre le marquage urinaire, c’est-à-dire l’opération de marquage
du territoire, et la miction, où le chat « se soulage »: dans le premier cas, le chat est debout, la queue
levée et dos à l’élément qu’il compte marquer, dans le second cas, il adopte une position analogue à
celle de la défécation. La défécation enfouie ne constitue probablement pas un signe du marquage
du territoire chez le chat, au contraire des déjections situées bien en vue sur des lieux de passage des
chats (en hauteur, par exemple sur une souche).Avec le vieillissement de l’animal, le volume d’urine
peut croître à cause de fréquents problèmes bénins d’hyperthyroïdie
5.12 Chasse
Le chat est essentiellement carnivore. Son métabolisme a besoin de taurine présente dans la viande,
qui est un dérivé d’acide aminé qu’il ne peut synthétiser en quantité suffisante. Une carence en
taurine entraîne chez le chat des troubles oculaires, cardiaques, des déficits immunitaires et des
problèmes de reproduction chez les femelles. Deux stratégies de chasse peuvent être distinguées : la
stratégie mobile (ou chasse à l’approche), comportant une phase d’approche de la proie, suivie d’une
phase d’attaque et la stratégie stationnaire (ou chasse à l’affût), qui comporte une phase attentive et
immobile, suivie d’une phase d’attaque. Les méthodes de chasse utilisées ne semblent pas
spécifiques à l’espèce chassée. Pour tuer sa proie, le chat mord généralement à la nuque, en brisant
ainsi la vertébrale. Les proies les plus courantes sont de petits rongeurs mais ils s’attaquent aussi aux
lézards, aux petits oiseaux, aux insectes, aux lapereaux et parfois à des proies moins
conventionnelles comme la grenouille, le hérisson ou l’écureuil. Opportuniste, le chat ne rechigne
pas à s’attaquer aux déchets. La chasse peut simplement se dérouler dans une optique de jeu. Chez
le chaton, on observe des jeux de chasse comme chez les autres félins, avec un rôle social similaire.
Approche
Chat ayant capturé un oiseau
Chat tenant un
rongeur dans sa gueule
5.13 Comportement en chasse
La faim n’est pas la principale raison qui pousse les chats à chasser. Ils sont en effet capables de s’y
mettre immédiatement après avoir reçu de leurs maîtres un repas copieux. Certes, le temps consacré
à la chasse peut doubler quand la pâtée est maigre, mais même un chat très bien nourri y consacre
une grande partie de la journée. Il s’agit essentiellement d’une envie de jouer très forte qui pousse le
chat à capturer des proies et, paradoxalement, c’est la proie elle-même qui stimule ce désir de jeu en
sautant ou en couinant. Ensuite, le jeu qui consiste à jeter en l’air, à secouer, à attraper ou à
repousser ce qui a été capturé est considéré par les experts comme une manière de libérer le stress
et la tension qui se sont accumulés pendant la chasse. Chasser équivaut à jouer, et c’est ce que la
mère chatte inclut dans le lot d’expériences qu’elle transmet à ses petits. Il est donc logique de ne
pas punir le chat quand il rapporte ses trophées. Il faut au contraire le complimenter, car il nous fait
participer à ses jeux et il partage son butin avec nous. C’est également pour cela que le chat ne peut
pas comprendre pourquoi nous hurlons quand il attaque nos chevilles. Il suit son instinct de chasseur
et nos pieds remplacent la proie absente. Voilà pourquoi il faut jouer avec lui en cherchant
constamment de nouvelles idées. Si ce n’est pas le cas et que nos compagnons se voient contraints
de rester à la maison et de s’ennuyer, il est normal que se manifestent des moments d’agressivité,
notamment à l’aube et au crépuscule, quand l’activité prédatrice est maximale et ne peut pas se
libérer naturellement.
Les stratégies de chasse
Le chat doit tout d’abord localiser sa proie. C’est alors que débutent les manœuvres d’approche :
position aplatie et mouvements furtifs permettant de ne pas être vu. Arrivé à quelques mètres de
distance, le chat s’aplatit pour mieux observer l’objectif. Quand la proie se rapproche, la troisième
manœuvre est déclenchée, qui consiste à rétracter les pattes postérieures, sur lesquelles le chat se
balance pour apaiser une partie de la fatigue musculaire : l’approche finale se caractérise par un «
sprint » avec un bond très court permettant aux pattes postérieures de bien retomber sur le sol. Cela
donne un bon équilibre, et le félin peut récupérer sa proie au vol si elle s’enfuit dans une fissure en
allongeant une seule patte antérieure.
Le rôle des sens
L’ouïe est le premier sens utilisé pour localiser une proie. Il semblerait en effet que les chats aient
une sensibilité innée très élevée aux bruissements et aux ultrasons, au point que les chasseurs les
plus experts arrivent à « entendre » de quelle proie il s’agit. Ce n’est que dans un 2e temps que la
vue entre en jeu. Elle associe l’image au son en déclenchant le mécanisme d’approche. L’odorat joue
un rôle mineur, alors que les vibrisses, les poils très sensibles situés sur le museau et l’arrière des
carpes, ont une grande importance : tendues vers l’avant, elles guident l’attaque finale, bien mieux
que la vue et avec plus de fiabilité, même dans l’obscurité. Le goût complète l’ensemble en faisant
sélectionner par notre chasseur des proies appétissantes à poils ou à plumes, plutôt que des proies
plus coriaces et peu savoureuses, comme les hannetons.
Les proies les mieux cotées
Souris, taupes, petits oiseaux, criquets et lézards, si le chat vit dehors. Plus simplement, mouches et
petits papillons si la chasse a lieu dans la maison.
5.14 Impact sur l’environnement naturel
L’instinct de prédateur du chat se traduit par le fait que, même parfaitement « domestiqué », et bien
nourri, il ne renonce pas pour autant à tuer des proies autour de lui.
5.15 Populations domestiques
Un certain nombre d’études ont été faites pour mesurer l’impact de ce comportement, au RoyaumeUni et aux États-Unis :
• une étude portant sur une année menée à Wichita, Kansas, a montré en 2000 que les chats de
cette ville de 300 000 habitants tuaient en moyenne 4,2 oiseaux par an chacun, malgré leur
environnement urbain. Une extrapolation aux 64 millions de chats que comptaient alors les ÉtatsUnis conduirait au chiffre de 250 millions d’oiseaux tués chaque année dans le pays par les chats ;
• en Angleterre, Peter B. Chercher et John H. Lawton ont mené une étude d’un an également sur 78
chats, dans un petit village du Bedfordshire. Les résultats, extrapolés par eux en 1989 sur la base du
nombre de chats en Angleterre (de l’ordre de 5 millions lors de l’étude), correspondaient à un
nombre annuel de proies tuées de toutes espèces de l’ordre de 70 millions, dont environ 35 %
d’oiseaux (soit plus de 20 millions d’oiseaux tués par an). Près de la moitié des oiseaux tués étaient
des hirondelles. Rapporté au nombre de chats, le chiffre d’oiseaux tués par chat est compris entre
4,5 et 5 par an, donc finalement très proche du chiffre trouvé dans l’étude américaine.
Il a été remarqué que le problème vient du fait que cette prédation n’est pas naturelle, puisqu’elle
dépend d’une population de chats anormalement importante, car son nombre est défini par
l’homme, et non par les ressources naturelles. Ceci se traduit en particulier par le fait que le chat
entre en concurrence avec les prédateurs naturels de la région, dont la survie est ainsi rendue plus
difficile. Mais il a aussi été rappelé que ces populations domestiques de chats existent depuis déjà
des siècles, sans que les équilibres naturels en aient été profondément affectés, ni qu’on puisse leur
attribuer la disparition de telle ou telle espèce d’oiseau. Le point crucial dépend donc de la densité
de population humaine elle-même, ainsi que l’augmentation du nombre moyen de chats par foyer
humain. L’étude menée par Peter B. Churcher et John H. Lawton eux-mêmes, si sérieusement qu’elle
ait été conduite, porte sur un échantillonnage trop faible pour pouvoir être extrapolée au niveau
d’un pays tout entier. Reste le fait que le potentiel destructeur du chat domestique s’est révélé, lors
de ces études, être beaucoup plus important que ce que l’on pensait jusqu’alors, s’agissant d’une
population domestique sans réel besoin de trouver sa nourriture par elle-même.
5.16 Chats retournés à l’état sauvage
S’il existe des chats redevenus sauvages dans de nombreux pays, c’est dans l’hémisphère sud, dans
des pays comme l’Australie50 ou la Nouvelle-Zélande — où les chats n’ont jamais été une population
d’origine indigène — que ce problème présente le plus d’acuité. En effet, ces terres abritent des
espèces, telles que le kakapo, particulièrement fragiles face à des carnivores mammifères
placentaires importés, tels que les dingos ou les chats redevenus sauvages (« chat haret »). Ces chats
ont eu des effets importants sur ces espèces animales, et ont joué un rôle majeur dans les risques
d’extinction de plusieurs d’entre elles.
En Australie, de nombreuses espèces indigènes, des oiseaux, des lézards, de petits marsupiaux sont
chaque année la proie de chats harets. Les chats, introduits en Australie au XVIIIe siècle par des
colons britanniques, ont donné lieu à l’apparition d’une population sauvage, en particulier au XIXe
siècle, où des chats domestiques ont été délibérément relâchés pour lutter contre la prolifération de
souris et de lapins. Cette population redevenue sauvage est aujourd’hui très importante, puisqu’elle
a été évaluée en 2004 à 18 millions de chats. Des mesures d’éradication de ces chats, considérés
comme invasifs, y sont d’ailleurs régulièrement menées par le gouvernement australien, sous le nom
de Threat Abatement Plans (« Plans d’amoindrissement de la menace » sur la biodiversité). Ces plans
identifient les espèces menacées par les chats (une trentaine d’espèces pour les seuls oiseaux, par
exemple), ainsi que les actions à mener et les moyens à mettre en œuvre. Ils donnent lieu ensuite à
une analyse des résultats obtenus. Le problème écologique ainsi posé à l’Australie est extrêmement
complexe, puisque la totale extermination des chats harets se traduirait aussitôt par la multiplication
incontrôlée d’autres espèces invasives importées, comme les lapins et les rats. C’est ce qui est arrivé
par exemple dans l’île Macquarie, où l’éradication du chat s’est traduite par une explosion
désastreuse du nombre de lapins. En Nouvelle-Zélande, la menace est du même ordre, à la fois dans
son origine (population de chats domestiques relâchés au XIXe siècle pour lutter contre la
prolifération des lapins), et dans ses conséquences sur les espèces locales. Les chats harets sont par
ailleurs soupçonnés de véhiculer la tuberculose, même s’il est loin d’être prouvé qu’ils puissent
transmettre la maladie à d’autres espèces. Il est permis en Nouvelle-Zélande de tirer sur les chats
soupçonnés d’être des chats harets, ce qui amène à garder enfermés chez soi les chats domestiques
lorsque des battues sont organisées.
Chat haret sur l'île de Serifos (Grèce)
Un chat haret ou errant est un chat domestique retourné à l'état sauvage, par le phénomène du
marronnage. Il peut avoir connu la vie auprès des hommes ou bien être né dans la nature, il n'en
reste pas moins un chat domestique (Felis silvestris catus).La différence entre le chat domestique
proprement dit et le chat haret est donc uniquement éthologique. Le chat haret ne doit notamment
pas être confondu avec les chats sauvages, qui forment plusieurs espèces différentes. Dans certains
pays, où le chat n'est pas une espèce d'origine indigène, les populations de chats harets ont proliféré
; ils représentent en Australie une population évaluée à 18 millions de chats, qui pose de graves
problèmes environnementaux.
Le chat haret en France
En France, le chat haret a été retiré de la liste des espèces chassables (arrêté du 26 juin 19871) et de
la liste des animaux susceptibles d'être classés nuisibles (arrêté du 30 septembre 19882). Le maire
devient seul responsable de la divagation des chats au titre de l'article L.211-203 du code rural et de
la pêche maritime. Par ailleurs, sa limitation peut continuer de s'effectuer dans le cadre de la police
de la rage qui dépend du Ministère de l'Agriculture
Le chat haret en Australie et en Nouvelle Zélande
Si le chat haret ne constitue pas un problème écologique grave en France métropolitaine et dans la
plupart des autres pays, il n'en va pas de même en Australie. En effet, dans ce pays, la faune
mammifère indigène est composée, non de mammifères placentaires, mais de marsupiaux. Le chat
haret entre donc en concurrence dans l'écosystème local avec ses équivalents marsupiaux. En dehors
de l'Australie continentale, les marsupiaux sont présents en Tasmanie, Nouvelle-Guinée ainsi que sur
le continent américain (oppossum).En règle générale (mais non exclusivement), les mammifères
placentaires mis en concurrence avec des marsupiaux finissent par supplanter ces derniers, tout en
modifiant l'écosystème local. On peut rapprocher cette situation à celle qui a mené à la disparition
du thylacine, le « loup marsupial », face à la concurrence du dingo. Or, d'autres mammifères
placentaires, comme les lapins ou les rats avaient été introduits en Australie, et s'y étaient multipliés.
Pour lutter contre cette prolifération, les colons britanniques avaient alors, au XIXe siècle, relâché
volontairement des chats domestiques. Ces chats devenus « harets » se sont à leur tour multipliés, et
se comptent aujourd'hui par millions, puisque leur nombre était évalué en 2004 à 18 millions en
Australie. Aussi le gouvernement australien a-t-il dû mettre en place des plans d'éradication partielle
de ces chats ; ce sont les TAP, Threat Abatement Plans (« Plans d'amoindrissement de la menace »
sur la biodiversité).Le problème écologique ainsi posé à l'Australie est extrêmement complexe,
puisque la totale extermination des chats harets se traduirait aussitôt par la multiplication
incontrôlée d'autres espèces invasives importées, comme les lapins et les rats. C'est ce qui est arrivé
par exemple dans l’île Macquarie, où l'éradication du chat s'est traduite par une explosion
désastreuse du nombre de lapins. En Nouvelle-Zélande, où le chat n'est pas non plus une espèce
indigène, la menace est du même ordre, à la fois dans son origine (population de chats domestiques
relâchés au XIXe siècle pour lutter contre la prolifération des lapins), et dans ses conséquences sur
les espèces locales, en particulier le kakapo et la baisse dramatique de sa population depuis le XIXe
siècle. Les chats harets sont par ailleurs soupçonnés de véhiculer la tuberculose, même s'il est loin
d'être prouvé qu'ils puissent transmettre la maladie à d'autres espèces. Il est permis en Nouvelle
Zélande de tirer sur les chats soupçonnés d'être des chats harets, ce qui amène à garder enfermés
chez soi les chats domestiques lorsque des battues sont organisées
Le chat haret dans le reste du monde
Chat errant, au Japon
Rome
Rome, la capitale de l'Italie, est peut-être la ville comptant la population de chats harets la plus
importante du monde : elle est estimée en effet à un nombre compris entre 250 000 et 300 000
chats, organisés en quelque 2 000 colonies, dont certaines qui vivent dans des lieux historiques
comme le Colisée. Certains historiens pensent que l'affection que les Romains portent aux chats
remonte à la conquête de l'Égypte par l'empire romain, car la Cour égyptienne hébergeait des chats.
D'autres historiens pensent que Rome a été épargné des conséquences dévastatrices des épidémies
de peste bubonique par la population de chats harets de Rome, qui maintenait à un faible niveau le
nombre de rats, principaux vecteurs de la peste. Quoi qu'il en soit, l'affection des habitants de Rome
envers les chats égarés ne se dément pas, encore de nos jours, à l'instar de l'actrice Anna Magnani,
qui les nourrissait régulièrement.
Canada
Pendant de nombreuses années, une colonie de chats harets a existé sur la colline du Parlement, à
Ottawa. La tradition associe les chats à une garnison britannique dans les années 1850. Plus
récemment, des structures d'habitation ont été construites pour eux, et ils sont nourris par un
volontaire qui reçoit à ce titre une allocation de la Chambre des Députés. Des vétérinaires de la ville
donnent gratuitement des soins à ces chats, qui sont stérilisés. La colonie compte environ 15 chats,
dont le nombre demeure sensiblement constant.
États-Unis
Aux États-Unis, la façon de contrôler la population de chats harets fait débat. De nombreuses
municipalités autorisent de les abattre, les considérant comme nuisibles. Certains recommandent de
contrôler la population de chats harets en en autorisant la chasse, soutenant qu'il s'agit là de la
méthode la plus économique. Cependant, une proposition d'avril 2005 visant à légaliser la chasse des
chats harets dans l'État du Wisconsin pour réduire leur nombre a été refusée par les législateurs de
l'État. Le Dakota du sud et le Minnesota autorisent de tirer sur les chats harets. Des programmes de
piégeage dits Trap-Neuter-Return (« Piégeage-Castration-Relâchage ») sont mis en œuvre par des
volontaires et diverses organisations visant à capturer les chats, à les stériliser par castration, puis à
les relâcher. Une variante de ces programmes inclut l'inoculation d'un vaccin contre la rage et
d'autres virus et, parfois, un traitement durable contre les puces. Des vétérinaires marquent à cette
occasion les chats ainsi opérés en leur coupant le bout d'une oreille, de façon à les identifier comme
déjà traités. Des volontaires prennent fréquemment en charge ces chats, les nourrissant et les
soignants pendant le reste de leur vie. Beaucoup d'experts pensent qu'il est pratiquement impossible
d'apprivoiser un chat haret s'il n'est pas capturé et socialisé avant l'âge de six semaines. Cependant, il
existe des témoignages montrant que de nombreuses personnes ont adopté et apprivoisé avec
succès des chats harets adultes. Des associations s'occupant de chats harets proposent des
techniques permettant d'arriver à ce résultat
6 Reproduction
6.1 Maturité sexuelle
Le développement des fonctions reproductrices du chat mâle commence vers trois mois avec
l’augmentation de la production de testostérone. Vers six ou sept mois des épines apparaissent sur le
pénis du chat. A cet âge, il peut commencer à se reproduire et souvent, marque son territoire en
émettant des jets d’urine très odorants. La femelle devient pubère dès son premier œstrus
(communément appelé « chaleurs ») qui survient en moyenne entre sept et dix mois. Dès les
premières chaleurs, qui durent de un à cinq jours, la chatte est capable de se reproduire. Elle connaît
ensuite de nombreuses périodes de chaleurs, généralement situées du printemps à l’automne. Il est
possible qu’une chatte soit de nouveau fécondée deux semaines après avoir mis bas
6.2 Accouplement
Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s’accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette
dernière les accepte. Lors de l’accouplement, qui dure entre 5 et 15 secondes, le mâle monte sur le
dos de la femelle et lui mord la peau du cou et piétine la croupe pour améliorer la pénétration. Les
petites épines présentes sur le pénis du mâle orientées vers l’arrière raclent les parois du vagin de la
femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l’ovulation chez la chatte. A
chaque pénétration, la chatte émettra un nouvel ovule, ce qui explique pourquoi les chatons d’une
même portée peuvent être de pères différents. Des hybridations sont possibles entre chat
domestique et chat sauvage. On s’attend à ce que ce phénomène soit de plus en plus fréquent avec
la fragmentation des forêts et une pénétration plus forte des chats domestiques, et il pourrait être
une source de « pollution génétique » et de propagation de zoonoses et de virus ou autres
pathogènes et parasites félins
6.3 Gestation et mise bas
Quatre chatons d'une portée.
La gestation dure 63 à 65 jours et une portée compte en moyenne quatre à cinq chatons, le
maximum étant de huit. Le ventre de la chatte commence à gonfler vers quatre semaines de
gestation. À environ 35 jours, les mamelles de la femelle grossissent et rosissent. À sept semaines,
elle commencera à chercher un endroit calme et convenable pour accoucher (voir photo cicontre).Environ vingt minutes après ses contractions, la chatte met bas son premier chaton, puis, en
général, les autres chatons arrivent toutes les quinze minutes. Les chatons arrivent dans une poche,
la chatte lave immédiatement ses petits à coups de langue pour stimuler leur première inspiration.
Ensuite, elle mange le placenta, qui est très nutritif, et coupe le cordon ombilical
6.4 L’éducation des chatons
Lorsque les chats vivent en groupe, il y a une synchronisation de l’œstrus entre les femelles du
groupe. Ceci favorise les naissances synchronisées et permet un élevage communautaire des jeunes.
L’élevage communautaire est important car en cas de disparition d’une des mères, les chatons
orphelins sont élevés par les autres femelles. Notons que de nombreux cas ont montré que, chez le
chat domestique, l’élevage des chatons orphelins peut être la tâche d’une chatte ou d’un chat
stérilisé. La synchronisation de l’œstrus permet donc juste l’allaitement par des femelles ellesmêmes allaitantes. Selon N. Magno, psychologue et passionnée d’éthologie, le comportement
maternel est indépendant des hormones ovariennes ; il peut être stimulé par une forte chute du
niveau d’œstrogène et de progestérone, qui se produit après la stérilisation comme après la mise
bas. Le chaton naît aveugle (les yeux fermés) et sourd et pèse de 100 à 110 g ; lorsqu’il ouvre les
yeux, à l’âge de huit à douze jours, ils sont de couleur bleue jusqu’au changement définitif (vers deux
mois).Tous les chatons naissent avec des rayures fantômes qui disparaissent peu à peu avec la
pousse du poil. La chatte apprend aux chatons à se laver, se nourrir, etc. À quatre semaines, elle leur
apporte leur première proie vivante, puis à cinq semaines, elle leur apprend les rudiments de la
chasse. L’émancipation se produit entre huit à douze semaines, mais la séparation de la famille se
déroule à l’âge de six à huit mois
Chatte et sa portée
Chaton âgé de trois heures
Chaton âgé d’un mois
Chaton âgé de six semaines.
6.5 Stérilisation
La stérilisation est une opération chirurgicale destinée à empêcher la reproduction de l’animal. Chez
le mâle, elle est appelée castration et consiste en l’ablation des testicules. Chez la femelle, la
stérilisation est effectuée par l’ablation des ovaires : l’ovariectomie. Outre l’arrêt de la reproduction
(limitation de la taille de population), la stérilisation modifie le comportement et la physiologie de
l’animal. Chez le mâle, une stérilisation précoce (avant la puberté) limite le comportement territorial
et diminue la tendance au marquage (urine, griffades). Les chaleurs des femelles s’arrêtent. Les
changements hormonaux accompagnant la stérilisation peuvent provoquer une prise de poids car les
besoins énergétiques sont réduits. Comme le chat est encore en pleine « adolescence », il faut limiter
le développement des cellules graisseuses. Si le chat est trop nourri au regard de ses nouveaux
besoins, leur nombre aura tendance à augmenter. C’est pourquoi il est fortement recommandé de
surveiller le régime alimentaire du chat stérilisé (mâle ou femelle) pendant les trois mois qui suivent
l’intervention. Ainsi, à l’âge adulte, les risques d’obésité deviendront minimes. Pour les femelles, la
prise de pilules ou de piqûres contraceptives, qui bloquent le cycle de reproduction et fait disparaître
les chaleurs, sont parfois utilisées comme une alternative à la stérilisation chirurgicale. Les injections,
quant à elles, permettent de stériliser provisoirement une femelle sur de plus longues périodes. En
général, leurs effets s’étalent sur trois mois lors de la première injection, puis sur cinq mois si l’on
poursuit régulièrement le même traitement. Étant incompatibles avec un état de gestation, elles
doivent être administrées de préférence en dehors des périodes de chaleurs, sous peine de risques
d’infections. Ces méthodes de contraception sont soupçonnées d’avoir des effets secondaires
comportementaux et cancérigènes
6.6 Génétique
Les facteurs génétiques jouent un rôle essentiel dans la transmission des caractères de tout individu.
Cela vaut évidemment pour les chats. Chaque chaton se distingue par une infinité de caractères
distinctifs visibles qui, considérés dans leur globalité, forment le phénotype. La constitution
génétique (non visible) que chaque individu porte en lui est en revanche appelée génotype. Tous ces
messages sont renfermés dans des structures particulières présentes dans chaque cellule : les
chromosomes. Ils sont constitués d’une molécule, l’ADN (ou acide désoxyribonucléique), composée
de deux filaments s’enroulant en spirale (double hélice) où sont logés les gènes destinés à
transmettre toutes les informations nécessaires à la création d’un individu. Chaque gène occupe un
emplacement précis appelé locus. Chaque cellule féline présente 19 couples de chromosomes, donc
un total de 38. Ce chiffre est valable pour toutes les cellules de l’organisme, exception faite de celles
que produisent les ovaires et les testicules, appelées gamètes, qui renferment la moitié des
chromosomes (19 par cellule).
Patrimoine génétique du chat
Lors de l’union du gamète mâle avec le gamète femelle, la totalité du patrimoine génétique d’un
individu est alors constituée. Les deux gamètes fusionnent et forment la première cellule
embryonnaire, le zygote, avec 38 chromosomes, 19 du père et 19 de la mère : 36 chromosomes
supervisent tous les attributs de l’individu, et 2 sont des chromosomes sexuels. Leur tâche consiste à
déterminer le sexe des nouveau-nés : chez la femelle, le chromosome sexuel est XX, alors que chez le
mâle c’est XY. Les probabilités d’avoir un mâle ou une femelle sont génétiquement de 50 %.Mais,
outre le sexe, un chat hérite d’un gène maternel et d’un gène paternel, appelés allèles, pour chaque
attribut (comme la couleur des yeux). Ils occupent le même locus dans l’ADN. S’ils sont identiques
chez un individu, on parle d’homozygote, et d’hétérozygote s’ils sont différents.
7 Santé
7.1 Maladies
Les maladies propres au chat sont courantes chez les individus vivant à l’extérieur. Le risque qu’ils les
contractent peut être minimisé de manière très importante en procédant à leur vaccination, à leur
stérilisation et en restreignant leurs accès à l’extérieur. Certaines maladies du chat sont des
zoonoses, c’est-à-dire qu’elles sont transmissibles à l’homme. Parmi celles-ci, les plus connues sont la
rage, la tuberculose, la toxoplasmose, la lymphoréticulose, la pasteurellose et la yersiniose.En dehors
des maladies infectieuses, parasitaires et virales, le chat peut être sujet à diverses maladies dues à
son alimentation (allergie, diabète sucré, obésité…), à des blessures, à des maladies génétiques, etc.
Certaines pathologies peuvent être plus ou moins fréquentes selon les races : par exemple, environ
40 % des persans et exotics shorthairs sont sujets à la rénale, et l’abyssin est fréquemment atteint
d’amyloïdose rénale
7.2 Parasites
Le chat a de nombreux parasites, des ectoparasites comme Ctenocephalides felis, une puce plus
spécifique au félidé et qui leur transmettent, comme à d’autres carnivores d’ailleurs, un petit ténia
(Dipylidium caninum).Le chat peut également être touché par d’autres espèces de puces. Felicola
subrostratus est une espèce de poux spécifique infectant principalement les animaux âgés. Bien que
plus rarement touchés que pour les hommes ou les chiens, quelques espèces de tiques peuvent
infecter les chats. Les parasites internes sont moins spécifiques, comme les parasites intestinaux que
ce soit les ténias ou ascaris, les coccidies, les trichuris, enfin d’autres sont mieux connus du public par
les maladies qu’elles causent comme la gale auriculaire, la toxoplasmose, la dirofilariose, les
ankylostomes, la douve du foie, la giardose.
7.3 Longévité
Le chat domestique a une longévité atteignant régulièrement 12 à 18 ans. Creme Puff (3 août 1967
au 6 août 2005), qui mourut à l’âge de 38 ans et 3 jours, est le plus vieux chat jamais enregistré, selon
l’édition 2007 du livre Guinness des records ; il vivait avec son propriétaire, Jake Perry, à Austin,
Texas, États-Unis. Le précédent record était antérieurement détenu par Puss, chat tigré britannique
mort en 1939 à l’âge de 36 ans
7.4 Les vaccins
Les chats sont des animaux indépendants qui ont souvent l’opportunité d’aller se balader. Ils
risquent, de ce fait, tout au long de leur vie, d’être en présence de maladies contagieuses pouvant
être mortelles. Il n’est pas besoin de les empêcher de sortir pour éviter cela, Il suffit de penser à les
vacciner régulièrement.
Les vaccins indispensables
1. Coryza (herpès, calicivirus, chlamydiose)
2. Typhus
3. Leucose
4. Rage
La concentration du vaccin sera choisie en fonction des habitudes du chat : chat d’intérieur, chat qui
sort, chat qui voyage… Le mieux est de protéger votre chat contre toutes les maladies possibles.
Même un chat qui ne sort jamais peut contracter des maladies. Il ne vit pas seul, en entrant dans la
maison vous véhiculez des agents pathogènes susceptibles de contaminer votre compagnon.
A savoir
Pour le corysa, typhus et leucose :
• première injection à 8 semaines
• premier rappel 3 à 4 semaines après
• un rappel annuel
Pour la rage :
• première injection à 12 semaines
• un rappel annuel
7.5 L'alimentation
Comment mange le chat
Le chat est désormais un animal de compagnie très bien domestiqué. Cependant, l’instinct persiste et
se manifeste aussi devant la pâtée. C’est ainsi qu’il attrape un morceau de nourriture avec ses pattes,
le sort de l’écuelle et l’éloigne, pour ensuite le rattraper et éventuellement l’emporter ailleurs, ou le
déposer au pied de son maître comme s’il s’agissait d’un trophée. Le comportement serait le même
avec une proie : il est en effet rare qu’un chat sauvage dévore sa proie à l’endroit où il l’a tuée ; la
plupart du temps, il l’emporte ailleurs afin de pouvoir la manger en toute sécurité. Pour un chat, la
préparation de l’écuelle relève du rituel ; l’occasion de partager un moment important avec le
maître, au point de feindre de s’impatienter tant que le repas n’est pas prêt.
Une approche des aliments stimulée par l'odorat
Comme il a l’habitude de manger plusieurs fois par jour, son approche vis-à-vis des aliments est
avant tout stimulée par l’odorat. L’acuité olfactive initiale s’accroît quand le chat a faim et faiblit
quand il est rassasié. Il préfère les aliments à 38 °C, la température du corps de ses proies naturelles,
et il apprécie moins les aliments trop froids ou trop chauds. Sa façon de toucher à la nourriture est
généralement très délicate et l’on a constaté l’existence de trois modes de préhension de l’aliment,
notamment quand il s’agit de croquettes : labial, lingual supérieur et sublingual.- Le mode labial, le
plus courant, consiste à attraper la croquette avec les incisives sans utiliser la langue.- Le mode
lingual supérieur consiste à attraper la croquette en la léchant.- Le mode sublingual ou lingual
inférieur consiste à attraper la croquette avec la partie inférieure de la langue et à la tourner dans la
bouche pour pouvoir l’ingérer. Le goût joue bien évidemment un rôle très important dans le choix de
l'alimentation du chat adulte et l’on a vu qu’il apprécie plus particulièrement le goût acide.
Ce qu'aime manger le chat
Le goût est étroitement lié à l’odorat. Il semblerait que les papilles sensibles au sucré aient disparu
chez le chat. Pourtant certains maîtres signalent que leurs chats adorent les desserts sucrés. La
consistance lactée est sûrement à l’origine de cette attirance. Les chats ont un sens du goût assez
peu développé. Ils possèdent 473 bulbes gustatifs contre 9 000 chez l’homme. Mais ces 473 suffisent
à vous obliger à changer de boîtes tous les jours !
Les saveurs distinguées par le chat
Le chat distingue quatre saveurs : le doux, l’amer, le salé et l’acide. Le chat détecte le goût d’un
aliment dans les meilleures conditions à 30 °C, car c’est la température d’une proie fraîchement tuée.
Si vous voulez ruser, servez-lui un mets qu’il n’aime pas de préférence à 0 °C. Le goût est un véritable
apprentissage dès le plus jeune âge. Le chat est conditionné par les premiers aliments qui lui sont
proposés et est capable de refuser tout autre aliment s’il est trop habitué à un type alimentaire.
Habituez-le à tout le plus tôt possible. Pour éviter les refus, le repas peut être toujours le même mais
ne doit pas être constitué d’un seul aliment : faites des mélanges.
La consistance des aliments
La consistance des aliments est importante. Les industriels le savent et font d’importantes
recherches sur ce thème. La plupart des chats n’aiment pas les aliments gluants. Ils n’aiment pas les
flocons ni les farines. Ils aiment l’alimentation très humide ou très sèche mais pas l’intermédiaire. Il
est donc déconseillé d’humidifier ses croquettes.
Des aliments à la bonne température
Il préfère les aliments à 38 °C. Cela correspond à la température corporelle des proies. Sortez donc
les aliments du réfrigérateur avant dégustation. Le chat mange les croquettes rouges, vertes ou
bleues. Elles ne sont rouges que pour rappeler la couleur de la viande… au maître et non au chat. Les
chats préfèrent les morceaux plutôt que les pâtées, plus difficiles à saisir. Ils préfèrent la viande
hachée cuite à la viande crue.
Quand doit manger le chat ?
L’alimentation "à volonté" semble la meilleure solution. Le chat peut manger quand il veut et autant
qu’il veut. Il mange en général toutes les deux à trois heures avec une préférence pour les repas
nocturnes. La quantité ingérée est très faible dans l’après-midi surtout s’il fait chaud. Le chat fait
donc dix à seize repas dans une journée. Il mange durant 4 à 7 minutes. Le cadre du repas est très
important pour l’équilibre alimentaire du chat. Il doit se dérouler dans le calme. Il est préférable
d’utiliser des gamelles plates car le chat n’aime pas se salir les moustaches dans un bol.
Besoins nutritionnels du chat
Chaque élément de la portion alimentaire du chat joue un rôle spécifique, les excès et les carences
étant évidemment nocifs. Le bon équilibre des éléments nutritionnels (protéines, lipides, hydrates de
carbone, sels minéraux et vitamines) est le fondement d’une bonne alimentation qui doit varier en
fonction des besoins spécifiques de chaque étape de la vie du chat. En outre, un régime diététique
correct – dans lequel les proportions des nutriments s’adaptent aux exigences métaboliques – est
une aide précieuse qui permet de prévenir ou de freiner l’évolution de certaines pathologies graves.
Les protéines
Le rôle des protéines est de bâtir et de maintenir un bon état physique. Elles sont composées de
chaînes d’acides aminés. Certaines, comme la taurine que le chat n’arrive pas à synthétiser seul,
doivent systématiquement être intégrées dans le régime afin d’éviter de graves problèmes
cardiaques et nerveux. Le pourcentage de protéines contenu dans un aliment est important, mais la
qualité joue un rôle déterminant. En clair, il est tout aussi important d’évaluer la valeur biologique
des protéines existantes quand on lit la composition d’un aliment, qu’il soit sec ou humide. C’est ainsi
que les muscles, le cœur, le foie, l’œuf sont de qualité élevée, alors que les tendons, les ligaments et
la peau ne contiennent que des protéines à faible valeur nutritionnelle.
Les lipides
Les lipides fournissent non seulement un apport énergétique important, mais déterminent aussi
l’appétence de la nourriture. Le chat, en particulier, a besoin d’absorber des acides gras polyinsaturés
tels que les omégas 3 et les omégas 6.Ils sont présents dans toutes les graisses animales et les huiles
végétales. Ils ont un rôle antiinflammatoire, entretiennent le tonus musculaire, le lustre du pelage et
l’élasticité de la peau. Ils sont de plus indispensables dans le processus de cicatrisation et pour le bon
fonctionnement du métabolisme hépatique.
Les hydrates de carbone
Même si les chats sont surtout carnivores, leur alimentation doit intégrer des hydrates de carbone
car une alimentation exclusivement protéique serait non seulement déséquilibrée, mais également
néfaste pour le métabolisme hépatique et rénal. C’est pour cette raison que l’on inclut des amidons
(pommes de terre, riz et pâtes) et des fibres solubles dans le régime d’un chat.
Les sels minéraux
Calcium, phosphore, sodium, potassium, chlorure, magnésium sont indispensables au métabolisme
énergétique, aux transmissions nerveuses, à l’équilibre des fluides de l’organisme, à la formation du
squelette et à la protection.
Les vitamines
Les vitamines A, E, D, K, H et toutes celles du groupe B sont importantes dans un régime équilibré à
condition que les doses soient justes, sachant que des doses minimes peuvent provoquer des
carences, et des doses trop fortes des dégâts. Pour ce qui est de la vitamine C, les chats n’en ont pas
besoin en temps normal car ils la synthétisent seuls. On ne l’ajoute au régime qu’en cas de nécessité
particulière. Fibres brutes Les fibres brutes sont souvent ajoutées aux aliments pour chats afin de
favoriser leur transit intestinal.
L’eau
L'eau est un élément absolument indispensable qui doit toujours être laissé en libre-service.
Les 7 règles de l'alimentation du chat
L'alimentation du chat obéit à des règles. Prenez-en connaissance afin de nourrir au mieux votre
animal.
1. Peu mais souvent
De nombreux petits repas sont tout à fait indiqués, que le chat prendra surtout durant les heures
nocturnes, plutôt qu’en un seul repas famélique, typique de situations de stress (même dans la
nature) et entraînant l’obésité et autres dysfonctionnements. Il faut habituer le chat dès son plus
jeune âge à prendre ses repas de manière autonome.
2. Des rations équilibrées
Réglez la quantité sur la base du poids de votre chat : pour chaque kilo de son poids, il a besoin de
prendre 40 à 50 grammes de ration. L’idéal est de préparer celle-ci à la maison, avec 50 % de viande
animale légèrement bouillie (bœuf, cheval, volaille, poisson, etc.), 20 % de céréales très cuites, 20 %
de légumes verts cuits et le restant en compléments de vitamines et d’huile.
3. Attention aux changements soudains
Habituez petit à petit votre chat à la nouveauté et ne cherchez pas à expérimenter de nouveaux plats
ou des goûts insolites.
4. L’eau est importante
Le chat n’est pas un grand buveur : il absorbe la plus grande partie des liquides avec la nourriture et
sans avoir besoin de boire. Pour cette raison, optez pour une alimentation qui prévoit au moins un
repas humide par jour. Les soupes préparées avec du bouillon de viande ou de légumes et enrichies
avec des céréales, de la viande ou du fromage peuvent très bien faire l’affaire.
5. Pas de « restes »
Le chat n’est pas un être humain et ne doit pas être alimenté comme nous, ou pire, avec nos restes.
Cette habitude est de plus source d’un stress important chez l’animal, qui se répercute aussi dans ses
rapports avec son maître et la vie de la famille, provoquant des conflits et des disputes inutiles au
moment des repas. Rappelez-vous que certaines libéralités dictées par l’affection sont dangereuses
pour la santé du chat (par exemple lui donner des gâteaux et autres « gâteries »).
6. Vérifiez la température de la pâtée
Les aliments ne doivent pas sortir du réfrigérateur lorsqu’ils sont présentés au chat, ni être trop
chauds. L’idéal est une température moyenne semblable à la température corporelle. Une fois le
repas servi, à part lorsqu’il s’agit de croquettes sèches, il ne doit pas être laissé plus de trois ou
quatre heures à disposition du chat.
7. Non aux sucreries
L’élimination des sucreries et du sucre de l’alimentation du chat doit être une règle absolue. Le
chocolat, en plus de le nourrir trop, peut entraîner un empoisonnement à la théobromine.
Cependant, vous pouvez tout à fait lui offrir une friandise pour chat de temps en temps.
Le comportement alimentaire du chat
Les chats, par leur nature, chassent en solitaire et n’arrivent à se nourrir que lorsqu’ils capturent et
tuent une proie. Par conséquent, à la maison aussi, ils se comportent en grappillant. Ils préfèrent
consommer 12 à 20 repas par 24 heures, chaque repas ayant une durée de 2 à 3 minutes. Alimentés
de cette façon, ils s’autorégulent, ne sont pas suralimentés et n’ont que rarement des problèmes
d’obésité contrairement aux chats contraints d’ingurgiter de gros repas 1 ou 2 fois par jour. En ce qui
concerne la qualité de l'alimentation du chat adulte, le chat privilégie généralement la nourriture dite
« industrielle » à celle préparée à la maison. Il apprécie le foie, mais ne préfère pas toujours le
poisson à la viande. Il aime les aliments assez acides et odorants.
Refus de la saveur sucrée
Bien que carnivore endurci, il est quelquefois attiré par les légumes, mais c’est surtout pour le plaisir
de les mastiquer. On sait d’ailleurs que les préférences alimentaires d’un chat sont influencées par
son expérience de vie avec la mère, raison pour laquelle il préférera toute sa vie les aliments de sa
petite enfance. Quoi qu’il en soit, des études récentes ont démontré que le chat ne réagit pas à la
saveur sucrée et va même jusqu’à la refuser. Il semble percevoir certains édulcorants comme étant
amers et ne les apprécie donc pas. C’est un avantage énorme car il n’est pas attiré par les poisons qui
sont souvent un peu amers. En revanche, il adore la saveur acide et savoureuse qu’apportent le
glutamate et la guanosine présents à l’état naturel. En ce qui concerne la saveur salée, on ne sait pas
encore ce qu’il réussit à discerner. Cela dit, si l’on choisit des aliments tout prêts, humides ou secs, il
faut en étudier la composition, le taux de nutriments et la qualité des protéines dont la valeur
biologique doit être élevée. Une lecture systématique et attentive de l’étiquette peut permettre de
faire la différence entre deux aliments et d’opter pour le meilleur.
Alimentation idéale pour le chat
Voici un récapitulatif des aliments appréciés par le chat et la manière de les lui servir.
Viande
Sous quelle forme : N’importe quel type est apprécié (de bœuf, de cheval, de porc)
Comment lui servir : cuite et coupée en petits morceaux.
Quantité : 100 g
Œuf
Sous quelle forme : jaune
Comment lui servir : cuit
Quantité : une fois par semaine
Poisson
Sous quelle forme : n’importe quel type est apprécié
Comment lui servir : cuit et sans arêtes
Quantité : 100 g
Volaille
Sous quelle forme : appétissante et facile à digérer, préférer les parties grasses
Comment lui servir : cuite (à noter : éliminer les parties rendues pointues par les os)
Quantité : 100 g
Fromages
Sous quelle forme : Aliment bien accepté. Éviter les fromages trop gras type roquefort, gruyère, etc.
Comment lui servir : en même temps qu’un autre plat plus léger
Quantité : max. 20 g
Lait
Aliment apprécié et riche en calcium
Comment lui servir : de temps en temps et seulement aux chats qui l’aiment ; en cas de diarrhée,
arrêter d’en donner
Quantité : à volonté
Légumes
Sous quelle forme : ils facilitent la digestion ; les asperges et les courgettes sont appréciées
Comment lui servir : cuits et hachés mélangés à la viande
Quantité : très peu.
Céréales
Sous quelle forme : pâtes et flocons d’avoine ; le riz, donné trop souvent, provoque la diarrhée
Comment lui servir : peu et mélangés à la viande (à noter : ne pas donner aux chats à tendance
obèse)
Quantité : très peu
Nourriture en boîte et croquettes
Sous quelle forme : toutes les variétés de bonne marque sont indiquées
Comment lui servir : sans réserves car elles contiennent toutes les substances dont le métabolisme
du chat a besoin.
Alimentation du chat adulte
Il faut avant tout souligner que l'alimentation du chat dépend de sa corpulence, de son activité
physique, l’environnement dans lequel vie le chat vit ainsi que de nombreux autres facteurs. C’est
pour cela qu’il est impossible d’établir un tableau pouvant s’appliquer à tous les chats, on se limitera
donc à donner des valeurs alimentaires maximales pour le chat non stérilisé (dit « entier ») et le chat
stérilisé, tout en soulignant qu’il faut les adapter à chaque cas.
Alimentation des chats non stérilisés
Pour un chat adulte entier, le pourcentage d’éléments nutritifs de 100 g sec d’un bon aliment se
répartit comme suit :
Protéines : 30 % (environ)
Graisses : 20 % (environ)
Hydrates de carbone (amidons + fibres) : 37 % (environ)
Taurine, oméga 3, oméga 6, sels minéraux, vitamines 13 % (environ)
Alimentation des chats stérilisés
La stérilisation des chatons est une pratique extrêmement utile qui permet de prévenir certaines
pathologies de l’appareil reproducteur des femelles et d’éviter des troubles, des traumatismes et des
maladies graves aux mâles, en lien avec leur vagabondage en période d’accouplement. C’est pour
cela que les chats stérilisés vivent plus longtemps que les chats non stérilisés. Allégresse et vivacité
ne changent pas après l’intervention, mais des modifications du métabolisme peuvent se produire. Si
leurs besoins énergétiques diminuent, leur consommation volontaire de nourriture est accrue, de
même que leur voracité. Cela peut entraîner une prise de poids. Le seul moyen pour qu’ils restent en
forme est que le maître soit capable de respecter les doses de nourriture conseillées sans recourir à
des rations supplémentaires ou à des extras. Pour un chat adulte stérilisé qui mène une vie
domestique, le pourcentage d’éléments nutritifs de 100 g d’aliment sec d’un aliment correct se
répartit comme suit :
Protéines : 27 % (environ) Graisses : 13 % (environ)
Hydrates de carbone (amidons + fibres) : 45 % (environ)
Taurine, oméga 3, oméga 6, sels minéraux, vitamines : 15 % (environ).
Alimentation de la chatte en gestation et allaitement
La durée de gestation de la chatte est de 60 jours en moyenne. La chatte prend du poids dès le
début, mais l’augmentation majeure a lieu au cours des derniers 25-26 jours avec une augmentation
du poids des foetus.La nourriture sera donc enrichie en graisses et en taurine, mais la ration ne doit
pas être augmentée de plus de 10 % pour éviter que la chatte, en engraissant, ne rencontre des
problèmes lors de la mise bas.
Alimentation à disposition de la chatte pendant l'allaitement
Durant l’allaitement, il est conseillé de laisser l’aliment, évidemment très riche en graisses, à libre
disposition de la chatte qui peut, et doit, manger à volonté dans la mesure où la dépense
énergétique est très supérieure à celle de la gestation. Ce n’est qu’une fois le sevrage terminé, c’està-dire 50 jours environ après la mise bas, que la chatte récupérera sa ration alimentaire habituelle.
Pendant la période de gestation et d’allaitement, l’alimentation sera identique à celle des chatons en
période de croissance.
Alimentation du chat âgé
Les traitements médicaux et une alimentation adéquate ont permis de rallonger la durée de vie des
chats.S’il est vrai que la durée de vie moyenne est de 13-14 ans, il n’est cependant pas rare de voir
des chats domestiques vivre plus de 20 ans. Les chats âgés ont des besoins nutritionnels différents
des jeunes chats. En effet, leurs défenses immunitaires faiblissent, les radicaux libres augmentent, et
il n’est pas rare que commencent à se manifester les premiers signes de déficiences rénales. Pour
toutes ces raisons, le régime du chat âgé doit être modifié.
La nourriture pour chat senior présente les caractéristiques suivantes :
- elle est appétissante, car l’appétit diminue
- sa consistance est adaptée à une mastication ne demandant aucun effort
- elle est digeste, car la faculté d’assimilation est moindre
- elle est supplémentée, notamment en acides gras essentiels (oméga 3 et oméga 6) et en vitamines
antioxydants qui aident à combattre les radicaux libres. Il est indispensable de maintenir un bon
pourcentage de protéines, mais sans excès, et de diminuer l’apport de phosphore (0,6 % environ)
afin de préserver la fonction rénale.
Pour les chats seniors, le taux d’éléments nutritifs de 100 g sec d’un bon aliment se répartit comme
suit :
Protéines : 27 % (environ)
Graisses : 15 % (environ)
Hydrates de carbone (amidons + fibres) : 44 % (environ)
Taurine, oméga 3, oméga 6, sels minéraux, vitamines : 14 % (environ)
Les croquettes pour chat
Les croquettes sont un aliment très en vogue, notamment parce qu’elles sont très appétissantes. A
cela s’ajoute une teneur élevée en lipides qui en fait un aliment très apprécié des chats. Pour éviter
tout problème à son compagnon, il est important d’opter pour des croquettes pour chat de qualité,
avec des ingrédients et des éléments nutritifs dosés selon les recommandations en vigueur en
Européen effet, les aliments secs qui ont des concentrations trop élevées en magnésium (plus de
0,09 %) peuvent prédisposer à la formation de calculs dans les voies urinaires basses.
Avantage des croquettes
Les aliments secs ne s’altèrent pas et gardent leur arôme, même exposés à l’air. En été, on peut donc
les laisser sans problème dans l’écuelle. Ils ne nécessitent aucune forme de préparation. Par ailleurs,
les croquettes nettoie les dents du chat lorsque celui-ci les mache. Elles sont donc une bonne arme
pour lutter contre le tartre. Enfin, un chat qui consomme des croquettes aura tendance à faire des
selles moins odorantes et plus moulées que s'il consommait des aliments humides.
Inconvénients des croquettes
Il faut impérativement les accompagner d’un bol rempli d’eau, pour la bonne raison qu’il s’agit
d’aliments déshydratés (6-10 % d’humidité).
Remarque
En raison de son aspect appétissant, la croquette convient au chat à l’appétit capricieux, ou à ceux
dont les excréments sont peu compacts (en effet, la composition particulière de cet aliment donne
des fèces mieux moulées) et, pour finir, aux chats qui ont beaucoup de tartre car la mastication des
croquettes permet de prévenir la formation de la plaque dentaire.
La pâtée pour chat
Commercialisés sous forme de boîtes ou de sachets, les aliments humides sont très appréciés des
chats. Mieux vaut opter pour des confections à usage unique, car le contact de l’air altère la saveur et
l’arôme de l’aliment après l’ouverture, des caractéristiques très importantes pour notre compagnon.
De goût et de consistance très variés (de la pâtée aux bouchées), ils seront bien équilibrés et
contiendront plusieurs ingrédients, pas uniquement des protéines, afin d’éviter les déséquilibres
nutritionnels. Dans ce cas, il faut surveiller les quantités, car leur attrait en fait un aliment très
demandé, avec les risques d’obésité qui s’ensuivent.
Avantages
La pâtée est une très bonne nourriture pour chat, même en voyage en raison de leur taux d’humidité
élevé (75 %) qui rend moins pressant le problème de la soif.
Inconvénients
L’arôme s’altère rapidement en raison d’un processus d’oxydation au contact de l’air, ce qui fait
froncer le nez aux chats les plus délicats.
Remarque
Ces aliments conviennent aux chats qui n’aiment pas mastiquer et veulent goûter des saveurs fortes
et variées. Ils sont également adaptés aux chats souffrant de constipation, en raison du contenu
élevé en fibres.
Aliments frais pour chat
Variés et sains, les aliments frais sont souvent boycottés par les chats qui sont habitués aux arômes
intenses des aliments industriels. Il est important d’ajouter un complément couvrant le besoin
journalier en taurine (un acide aminé important), en vitamines et en sels minéraux, indispensables à
la bonne santé du chat.
Avantages
Une variété de saveurs et de fraîcheur, et l’absence de conservateurs et de colorants.
Inconvénients
Les temps de préparation et la nécessité de varier souvent le type de viande ou de poisson pour
fournir un régime équilibré.
Remarque
Il s’agit évidemment d’un aliment convenant à tous les chats.
Recettes maison pour votre chat
Si vous voulez être le chef cuisinier de votre chat, les plats que vous pourrez inventer sont nombreux.
Vous devez seulement vous préoccuper de suivre les règles que nous avons déjà évoquées et
toujours vous rappeler que votre chat est carnivore ; chaque plat doit donc partir de cet ingrédient
pour être apprécié par votre animal et être sain pour lui.
Plat de viande
120 ou 130 g de muscle cuit rapidement au four puis coupé en tranches ou en dés. Le gras de cuisson
est récupéré et mélangé avec 30 g de légumes mixés. Vous pouvez ajouter une pincée de sel et 20 g
de lard haché.
Plat de poisson
120 ou 130 g de maquereau, sans tête et sans arêtes, cuit au gril puis coupé en morceaux. Mélangezles avec 30 ou 40 g de légumes cuits et hachés en ajoutant un peu d’huile de maïs et de sel.
Plat de volaille et lapin
120 ou 130 g de poulet, de lapin ou de canard, au préalable désossés. Coupez en petits morceaux et,
avec le gras de cuisson, mélangez à 30 g de riz très cuit et à des légumes hachés. Ajoutez de l'huile de
maïs et du sel ou bien 20 g de lard haché.
Plat d'œuf et de fromage
Coupez un œuf dur en morceaux que vous mélangerez avec 40 g de fromage blanc. Remélangez le
tout avec des légumes verts et ajoutez de l'huile de maïs et du sel.
Donnez du poisson à manger à votre chat !
Excellente source de protéines, riche en huiles précieuses, la chair de poisson culmine au sommet de
la pyramide nutritionnelle de l’alimentation humaine. C’est pour cela, ainsi que pour d’autres raisons
que nous allons étudier, qu’il faut en donner également aux chats.
Le poisson est riche en…
C’est d’abord une source essentielle de taurine, dont l’action a un effet véritablement salvateur sur
les chats. En effet, les chats n’arrivent pas à synthétiser cet acide aminé indispensable à leur survie.
Une carence en taurine provoque de graves lésions sur la rétine, entraînant une cécité, une
dégénérescence du muscle cardiaque et des altérations neurologiques extrêmement graves. Voilà
pourquoi l’alimentation du chat doit inclure cet élément, qui est présent en quantités élevées
notamment dans le thon. Les acides gras essentiels oméga 3 et oméga 6 sont également présents
dans les poissons, surtout les poissons gras de mer du Nord. Ces acides gras ont une action naturelle
anti-inflammatoire, ils favorisent la cicatrisation des blessures et améliorent l’élasticité de la peau.
Leur carence peut entraîner le desséchement de la robe et une plus grande irritabilité de la peau,
notamment chez les individus souffrant de dermatites allergiques. Les vitamines A et D sont
largement présentes dans le poisson et elles sont indispensables au bon développement des chatons.
Le poisson est conseillé à...
Tous les chats, naturellement, mais surtout aux chats allergiques et aux chats obèses.
- Les chats allergiques. Avec les pommes de terre et le tapioca, et outre la présence des acides gras
essentiels mentionnés précédemment, le poisson est une source énergétique complète et digeste
qu’un sujet souffrant d’allergies alimentaires tolère sans problème.
- Les chats obèses. Les poissons maigres notamment, comme la sole, sont une source alternative de
protéines à basse teneur en graisses et à faible valeur calorique.
Le poisson se cuisine…
Grillé ou cuit à l’eau, avec éventuellement un bouquet de romarin pour l’arôme. Il est important de
ne pas le donner cru car il peut être porteur de rickettsie, notamment dans le cas du saumon et de la
truite, responsables d’une maladie grave des chats connue sous le nom d’« empoisonnement par le
saumon ».La cuisson élimine ce risque. En outre, la cuisson élimine également l’éventualité pour les
chats d’attraper un parasite, le Diphyllobothrium latum, présent au stade larvaire dans les muscles
des poissons d’eau douce et qui, une fois ingéré, se transforme dans l’intestin du chat en un ténia de
plusieurs mètres.
Comment nourrir son chat pour embellir son poil
Des touffes de poils éparpillées dans toute la maison. Pas de doute : la mue estivale est là et passe,
aussi dévastatrice qu’un typhon. Une fois que le vétérinaire a vérifié l’état de santé du chat, un bon
régime et quelques conseils d'alimentation peuvent permettre de résoudre le problème ; nous allons
voir comment.
Un régime adapté
Quasiment un tiers des protéines ingérées quotidiennement par le chat servent au renouvellement
de l’épiderme et du poil. Un apport protéique équilibré est donc la première règle à respecter pour
que le chat ait une belle robe. Un régime avec un bon équilibre entre les hydrates de carbone et les
protéines a une importance capitale. Les vitamines ont un rôle essentiel pour la vitalité du poil. C’est
pour cela qu’il faut équilibrer le régime avec des vitamines A et H, car une carence peut provoquer
une sécheresse cutanée et une desquamation, une sensibilité accrue de la peau aux infections
bactériennes (les sources les plus courantes de vitamine A sont le foie, le jaune d’œuf, le lait, l’huile
de foie de poisson ; les sources de vitamine H sont le maïs, les anchois, la levure).On ne négligera pas
pour autant les vitamines E, B6 et B5 car, quand leur taux est insuffisant dans le régime, le poil
devient sec et fragile (les sources de vitamine E sont les céréales ; celles de vitamine B6 sont le
poisson, le son et le germe de blé ; la vitamine B5 se trouve dans les céréales et le soja). Il faut
également surveiller la présence de vitamine B10 (dont sont riches les céréales, les légumes verts et
le foie), garantie d’une belle pigmentation de la robe. Les sels minéraux, notamment le cuivre et le
zinc, sont indispensables à la synthèse de la kératine (la protéine de base qui constitue le poil). Les
aliments à base de poisson, de viande, de maïs et de froment sont donc les bienvenus. La liste des
alliés du pelage est complétée par les acides gras essentiels contenus dans l’huile de maïs et de soja,
ainsi que par la méthionine, présente dans l’œuf, le poisson et le germe de blé.
L’herbe à chat
Les chats mangent la Nepeta cataria, communément appelée « herbe à chat », qui favorise un
comportement (roulement du corps et frottement de la tête) semblable à celui adopté durant la
période des chaleurs.Rien ne certifie pourtant qu’elle contienne des substances déclenchant des
comportements de type sexuel ou qu’elle procure un plaisir particulier. La Nepeta contient un
composant semblable à une substance présente dans l’urine de l’étalon, auquel tous les chats sont
sensibles, les mâles également, et en particulier les chattes en chaleur.L’herbe à chat stimule les
comportements joueurs et les simulations de bagarre, mais elle n’incite pas, par exemple, les
femelles à montrer leur zone génitale, à faire des vocalises ou à adopter des postures propres à
l’accouplement. En outre, les chattes en chaleur ne secouent pas la tête comme font les chats ayant
mangé de l’herbe à chat. Quant aux mâles, ils ont les mêmes réactions que les femelles après avoir
ingéré de l’herbe à chat.
Que faire si mon chat est difficile ?
Lundi poulet, mardi lapin, mercredi pâté de thon, et ainsi de suite. Un menu de restaurant ? Non : ce
ne sont que les plats proposés à un chat dans l’espoir que quelque chose lui plaise. C’est parfois le
cas, mais, la plupart du temps, le chat fait la grève de la faim, bien qu’il soit en pleine forme.
Remords et reddition du maître : la valse des menus recommence comme précédemment. La
majeure partie des maîtres de chat se comporte de cette façon, mais ils n’y sont pour rien. La faute
en incombe à la mère : elle a mal dressé ses petits. Voyons pourquoi, et ce qu’il faut faire pour que le
chat ait une alimentation à la fois saine et bonne sans céder à l’énervement à chaque repas.
Si le chaton n’est pas encore sevré
Dans ce cas, il est assez facile de le familiariser avec un régime varié, mais simple. C’est en effet
durant la période de sevrage, quand on passe du régime lacté au régime solide, que se commettent
les erreurs alimentaires les plus fréquentes. Si la mère est là, le chaton s’habitue à manger ce qu’on
lui offre, des croquettes aux souris en passant par les grillons et la nourriture en boîte, en fonction de
ses propres penchants alimentaires. Si l’on adopte une jeune chatte au moment du sevrage, il faut
penser à cette règle et apprendre au chaton à manger de tout (y compris des légumes), car même s’il
est essentiellement carnivore, il trouve dans la nature, dans l’estomac des petits herbivores chassés,
la quantité nécessaire de fibres végétales riches en sels minéraux et indispensables à son transit
intestinal. Une chatte alimentée ainsi fera certainement une excellente mère, même sur le plan
nutritionnel.
Si le chat est déjà sevré ou s’il est adulte
Il est moins difficile d’éduquer un chaton qu’un chat adulte à un nouveau régime, mais on utilisera la
même astuce. Elle consiste à intégrer progressivement et en quantités de plus en plus élevées un
aliment nouveau à la nourriture que le chat consomme habituellement, sachant que la mutation
complète peut nécessiter 20 à 30 jours, pendant lesquels il faudra être très patient. La victoire est
garantie avec les chatons. Elle est un peu plus difficile avec les adultes.
L'inappétence chez le chat
Comme chacun sait, les chats sont des mangeurs très difficiles, ce qui implique une alimentation très
appétissante. La plupart d’entre eux préfèrent le poisson à la viande et les aliments nouveaux à ceux
déjà connus, comme l’ont parfaitement compris les fabricants d’aliments pour chats. Si un aliment
nouveau ne s’avère pas aussi goûteux que celui habituel, le chat voudra revenir à son régime habituel
au bout de quelques jours. La plupart des chats semblent indifférents au saccharose et donc aux
douceurs à la saveur sucrée.
De l'inappétence à l'anorexie
L’inappétence peut se transformer en problème clinique bien plus complexe, à la limite de l’anorexie.
On observe souvent chez les chats hospitalisés que des chats légèrement malades compromettent
sérieusement leur santé en refusant de s’alimenter. Même si on peut intervenir en les forçant à
manger grâce à une sonde gastrique, il est préférable d’essayer de les faire manger de leur plein gré,
car un aliment ingéré normalement par la bouche stimule bien plus les sécrétions gastrique et
intestinale qu’un aliment introduit directement dans l’estomac par une sonde. Pour stimuler l’appétit
du chat, on peut également utiliser de la benzodiazépine fournie sur ordonnance par le vétérinaire.
Troubles alimentaires du chat
Le chat, ne pouvant pas chasser sa nourriture dans votre appartement, pourra manifester une
certaine agressivité ; c’est pourquoi le jeu est fondamental. En outre, laissez-le sortir les croquettes
de sa gamelle et n’exigez pas une tenue impeccable ! Cela lui permettra d’évacuer ses pulsions
instinctives. Et d'éviter l'apparition de troubles alimentaires.
La boulimie
Elle se rencontre fréquemment chez des chats qui s’ennuient ou qui font peu d’exercice dans la
journée. La surconsommation d’aliments trop gras est aussi à montrer du doigt. Le chat mange pour
se distraire, pour le plaisir comme il chasse. La prise de poids peut donc être rapide.
L’anorexie
Le chat ne mange plus. En dehors de toutes les causes médicales, ce trouble peut avoir une origine
psychologique. Les modifications de son environnement ou de ses habitudes (le décès de son maître,
une mise en pension…) peuvent être des sources importantes d’anxiété. Le chat peut aussi essayer
d’attirer l’attention de son maître. Dans ce cas, n’hésitez pas à le caresser lors des repas pour le
rassurer.
Les téteurs
Le comportement de tétée peut persister à l’âge adulte. Il est fréquent chez des chatons orphelins
frustrés. L’animal suce une peluche et en pétrit en même temps la surface.
Le pica
Ce trouble consiste à manger des substances non alimentaires : de la laine, des élastiques… L’anxiété
est souvent à l’origine de ce comportement.
8 Obligations légales
Comme tous les carnivores domestiques de compagnie le chat doit posséder un passeport européen
pour voyager et pour cela être vacciné, examiné et identifié. Les animaux de compagnie, et
notamment les chats, ne peuvent être vendus à des mineurs de moins de 16 ans, sauf avec l’accord
exprès du responsable parental
8.1 Obligations légales en France
La puce sous-cutanée électronique, comme le tatouage, permet d’attribuer au chat un numéro
identifiant unique.
Lors de la vente d’un chat domestique :
• l’animal doit être âgé d’au moins 8 semaines (les éleveurs préconisent d’attendre l’âge de 3 mois
pour une meilleure socialisation) ;
• identification de l’animal par tatouage (à partir du 3 juillet 2011, celui-ci n’est cependant plus
suffisant) ou transpondeur (puce sous-cutanée électronique), obligatoire même en cas de don ;
• si l’animal est un chat de race, il doit posséder ou avoir fait l’objet d’une demande de pedigree ;
• contrat de vente ou facture pour les professionnels ;
• fiche de conseils d’élevage.
Divagations de l’animal : « Est considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé
à plus de deux cents mètres des habitations ou tout chat trouvé à plus de mille mètres du domicile
de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci, ainsi que tout chat dont le
propriétaire n’est pas connu et qui est saisi sur la voie publique ou sur la propriété d’autrui». Il peut
alors être capturé et conduit en fourrière pour être placé ou euthanasié à moins d’être réclamé et
identifié par son propriétaire dans les huit jours qui suivent
9 Différences morpho-anatomiques
Les caractéristiques essentiellement de morphologie et de couleur conservées entre générations de
chats servent usuellement à définir des races, dont la pureté repose sur la constance et la
concordance avec des standards. Rappelons que cette notion de race a d’abord un but descriptif de
catégorisation arbitraire, plutôt qu’une consistance biologique forte (seule l’espèce montre une
homogénéité dont, pour certains critères, anatomiques, génétiques… la variance est parfois moindre
que dans la population d’une race). Les races restent interfécondes. La consanguinité produit
fréquemment des tares. Par exemple, la surdité est fréquente sur les chatons croisés de chats blancs.
En France, un chat de race est un chat ayant un pedigree23. Les registres d’immatriculation des
spécimens sont maintenus par différentes associations comme les américaines TICA, l’ACFA et le CFA,
la française LOOF, deux fédérations internationales, la FIFé et la WCF ou encore la GCCF britannique.
Ces associations permettent l’inscription des spécimens sur des critères d’origines génétiques stricts.
Ainsi tout animal dont les géniteurs ne sont pas inscrits est écarté. Ces inscriptions sont payantes. Les
chats de race sont une minorité et ne représentent selon l’AFIRAC que 5 % de la population totale
des chats. Tous les autres chats domestiques, ceux ne possédant pas de pedigree, sont considérés
comme chats de gouttière, appelés également chats de maison. Le nombre de races reconnues varie
du simple au double selon ces organisations 4. Certaines sont très anciennes, comme le siamois ou
l’angora turc, d’autres ont été créées plus récemment, comme le ragdoll ou le peterbald. L’homme a
également procédé à des hybridations entre chats domestiques et petits félins, ce qui a donné
naissance à des races telles que le bengal.
9.1 Les races
Les chats font partie du genre Felis Linnaeus, 1758. La plupart sont des Felis silvestris catus ou chats
domestiques, parmi lesquels on distingue de multiples races. Chaque race est décrite dans des
standards établis par les différentes associations félines. Il existe aussi de nombreux autres chats
dans le monde qui ne sont pas des races mais des espèces biologiques à part entière. Une race de
chat rassemble des sujets aux conformations physiques identiques et dont les origines, parfois très
lointaines, sont communes et connues. Une race de chat peut être naturelle, comme le siamois, ou
bien créée par l'homme en croisant différents chats ensemble afin d'obtenir le physique désiré,
comme le ragdoll. Il peut aussi s'agir de races hybrides obtenues en croisant des chats sauvages et
des chats domestiques, comme avec le bengal.
Quelques races de chat en 1897
Historique
Le premier inventaire de race de chat est effectué par le naturaliste suédois Linné au XVIIIe siècle
dans son Systema Naturae, il y distingue quatre grandes races félines : le chat domestique (Catus
domesticus), le chat d'Angora (Catus angorensis), le chat d'Espagne (Catus hispanicus) et le Chat des
Chartreux (Catus coeruleus).Buffon, contemporain de Linné, compte six races dans l’Histoire
naturelle : « le Chat sauvage, le Chat domestique qui a les lèvres et la plante des pieds noires, le Chat
domestique qui a les lèvres vermeilles, le Chat domestique appelé chat d’Espagne, le Chat
domestique connu sous le nom de Chat des Chartreux, et le Chat domestique venu d’Angora. »
Cette classification restera jusqu'au milieu du XIXe siècle, où la félinotechnie moderne, en Angleterre,
va modifier cet ordre. Le Traité de zootechnie spéciale. Les petits mammifères de la basse-cour de
Charles Cornevin publié en 1897 ajoute à la liste une race de chat chinois aux oreilles tombantes, qui
devait ressembler au scottish fold, mais qui a disparu aujourd'hui, et deux races sans queue dont la
description correspond à l'actuel bobtail japonais et au manx.
Au XVIIIe siècle, Linné introduit les quatre premières races de chat.
Ici, illustrations de l’Histoire naturelle de Buffon, contemporain à Linné.
La race espagnole disparaît au début du XXe siècle, et est rattachée au chat domestique. Mais les
races persan et abyssin sont ajoutées. Le nombre de races va alors jusqu'à maintenant ne plus
arrêter d'augmenter car on est passé de 8 races en 1900 à entre 25 et 30 en 1989, puis aux alentours
d'une centaine aujourd’hui. Les expositions et les concours ont joué un rôle important dans le
développement des races. La première exposition féline se tint à Winchester en Angleterre, en 1598,
pour la Saint-Gilles, cependant, la première exposition moderne féline fut organisée au Crystal Palace
de Londres en 1871 par Harrison Weir. Plus de 170 chats y étaient réunis, répartis dans les catégories
British Shorthair et Persan. Cette exposition marque le début de la définition des standards des races.
En France, la première exposition fut organisée par le Cat Club en 1925.Aux États-Unis ce fut celle du
Madison Square Garden à New York en 1898 qui rendit populaire les expositions, et les fit se
répandre en Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, au Japon et en Europe.
Les expositions furent interrompues pendant la Seconde Guerre mondiale mais reprirent
progressivement, pour finalement se multiplier et se démocratiser. Ces expositions sont organisées
par les fédérations dont une des plus anciennes est la britannique GCCF fondée en 1910 par la fusion
du National Cat Club et du Cat Club. Aux États-Unis, c'est la Cat Fancier Association, qui fut fondée en
1899.En Europe continentale, c'est la fédération internationale féline qui est la plus importante,
fondée en 1949 à l'initiative du Cat club de Paris, elle regroupe la majeure partie des pays de l'Europe
continentale
Le chat de race
Pour qu'un chat soit reconnu comme étant un chat de race il doit avoir un pedigree. Un chaton né de
deux parents de race ne sera pas reconnu comme un chat de race s'il n'a pas de pedigree. On dira
alors que c'est un chat "de type" (par exemple un chat de type siamois) ou "d'apparence" (par
exemple un chat d'apparence mau égyptien).Chaque pays possède un ou plusieurs organes
s'occupant de l'émission des pedigrees. En France, cet organe s'appelle le LOOF, aux États-Unis,
plusieurs grandes associations se partagent cette mission, il s'agit entre autres de la TICA, de la CFA
et de l'ACFA. Il existe également des associations internationales comme la FIFé. Ainsi un chat né en
France ne peut être considéré comme « chat de race » depuis la loi du 6 janvier 1999 que s'il possède
un pedigree émis par un Livre des Origines habilité par le Ministère de l'agriculture à tenir une
généalogie officielle (actuellement, seul le LOOF possède cette autorisation), que ses parents soient
nés en France ou non. Pour qu'un chat né à l'étranger soit considéré en France comme "de race", il
est nécessaire que son pedigree soit édité par un organisme reconnu par un Livre des Origines
français officiel. Comme les races et les croisements autorisés dans les différentes races peuvent
différer d'un Livre d'Origine à l'autre, un chat d'origine étrangère peut n'être reconnu que dans un
registre spécifique du Livre d'Origine, le Registre Expérimental (RIEX).Un chat d'apparence peut être
reconnu comme chat de race. Dans ce cas, il est inscrit dans un registre spécifique du Livre d’Origine,
le Registre d'Apparence (RIA) Les descendants d'un chat inscrit au RIA ou au RIEX sont inscrits au
même registre pendant 3 générations avant d'être considérés comme chats de race à part entière.
Gérer les races de chats
Chaque association féline de gestion d'un livre des origines est libre de reconnaître une race ou pas.
Par exemple, le LOOF reconnaît une soixantaine de races, tandis que la FIFé n'en reconnaît que
quarante. Chaque association regroupe les races selon son propre système. Certains par longueur de
poils (courts, mi- longs et longs), par morphologie, souvent une catégorie spéciale est réservée aux
chats de type orientaux. Les associations félines de différents pays peuvent également avoir des
standards différents pour la même race, bien que dans les grandes lignes la description physique
corresponde. Par exemple, un Maine coon américain tout à fait conforme peut être disqualifiée en
France s'il est polydactyle. Cette particularité physique est reconnue aux États-Unis mais en France
elle est considérée comme un défaut grave.
Créer une race
Pour qu'une nouvelle race se crée, il faut une modification substantielle du phénotype, par rapport
aux races déjà existantes. Cette modification peut être obtenue en croisant deux races différentes
ensemble ou alors lorsque l'éleveur rencontre un chat de gouttière particulier (caractère, robe, ...). Il
cherchera alors des sujets semblables afin de les accoupler pour que les chatons gardent ces
caractéristiques. Un travail important consiste ensuite à stabiliser ces traits particuliers au fil des
générations, à éviter la transmission de maladies génétiques ou une consanguinité trop importante
ainsi que l'apparition de tares.
Reconnaissance de la race
Pour reconnaître une nouvelle race, chaque association utilise un système plus ou moins semblable,
avec des phases plus ou moins longues et détaillées. D’une manière générale, la race est d'abord
mise en observation. Les critères physiques ne sont pas encore fixés, la race évolue plus ou moins
rapidement et le nombre de sujets augmente. À ce stade, ces chats ne peuvent pas participer aux
expositions autrement que comme maison. Lorsque l'évolution de la race s'est stabilisée et que
plusieurs générations de chats ont été observées, les associations lui donnent le titre de "nouvelle
race". Cela permet aux chats d'être exposés mais ils ne peuvent pas concourir pour l'obtention de
titres. Un standard est écrit afin de guider les éleveurs dans leurs sélections de reproducteurs et
d'autoriser ou non les mariages avec d'autres races. On ouvre également le studbook, ou registre
d'élevage, qui permet d'enregistrer les chats et de leur attribuer les pedigrees. Lorsque la race a fait
ses preuves, elle est totalement acceptée et peut participer aux championnats organisés par les
associations qui la reconnaissent. Par exemple il y a plus de 60 races reconnues en France par le
LOOF: Abyssin, American bobtail, American curl, American shorthair, American wirehair, Angora turc,
Asian, Balinais, Bengal, Bleu russe, Bobtail Japonais, Bombay, British Longhair, British Shorthair,
Burmese, Californian rex, Californian Spangled, Ceylan, Chartreux, Chausie, Cornish rex, Cymric,
Devon Rex, Donskoy, Européen, Exotic Shorthair, German Rex, Havana Brown, Highland Fold, Korat,
Kurilian bobtail, LaPerm, Maine Coon, Mandarin, Manx, Mau Égyptien, Munchkin, Nebelung,
Norvégien, Ocicat, Ojos Azules, Oriental, Persan, Peterbald, Pixie-bob, Ragdoll, Sacré de Birmanie,
Savannah, Serengeti, Scottish Fold, Selkirk Rex, Siamois, Sibérien, Singapura, Snowshoe, Sokoké,
Somali, Sphynx, Thaï, Tiffany, Tonkinois, Turc de Van, York Chocolat. Ce n'est pas pour autant que les
critères de la race sont figés. Des races telles que le siamois ont connu une forte évolution de leur
physique au cours des siècles et dans des cas pareils, les associations modifient les standards
Race abyssin
Race chartreux
Race persan
Race siamois
Race Sphynx
Maintenir une race
Afin de maintenir une race, les éleveurs sont guidés par le standard et par la connaissance de l'arbre
généalogique de leurs reproducteurs. Le premier aide dans la sélection des chats qui seront
reproduits. L'éleveur peut ainsi choisir ceux ayant le meilleur type ou ne souffrant pas des défauts
indiqué dans ce standard. Le second permet d'éviter une trop grande consanguinité.
Vente de chats de race
Un chat de race s'achète auprès d'un éleveur. Cet éleveur doit avoir son affixe (nom de la chatterie)
enregistrée auprès d'une association féline. En France, si l'éleveur vend plus d'une portée par an, il
doit également obtenir un certificat de capacité auprès de la Direction des Services Vétérinaires
après cours et examens et avoir un numéro de Siret. Le prix d'un chat de race est avant tout fixé en
fonction des frais des éleveurs. La rareté de la race, d'une couleur ou les conformations du chat au
standard augmentent également le prix de vente. Les chatons de race sont généralement vendus soit
pour la compagnie (chaton n'étant pas tout à fait conforme au standard, défauts de couleurs, taches
mal placées, ...) et ne devraient alors pas être reproduits, tandis que les chatons tout à fait
conformes et bien typés sont vendus comme chats reproducteurs et coûtent plus cher. Certains
chats conformes au standard mais qui ne sont pas achetés dans un but de reproduction sont vendus
dans le but de faire des expositions. Leur prix se situe entre celui du chat de compagnie et celui de
reproduction
10 Histoire
10.1 Évolution de l’espèce
Les ancêtres des chats, au sens d’animaux félidés, sont apparus avec tous les autres carnivores au
paléogène (environ -65 millions d’années). De taille réduite, leur morphologie faisait d’eux de
formidables prédateurs. Le genre Felis apparait au pléistocène (environ -600 000 ans), se
différenciant des Panthera (ou Leo, genre qui comprend le lion, le tigre, le léopard et le jaguar), et
des Acinonyx (guépard). Ils s’adaptèrent a un habitat varié, se répandant sur toute la surface du
globe (excepté l’Australie, où ils furent introduits par les colons : chats harets). Le chat, au sens plus
courant, est typiquement devenu le Felis silvestris (Chat sauvage commun), dont on distingue le Felis
silvestris silvestris (Chat européen), le Felis silvestris libyca (Chat sauvage africain) et le Felis
margarita (Chat des sables). Il est impossible d’établir précisément le moment où le chat, ou du
moins l’un de ces félins, a été domestiqué, alors même que sa classification en espèces et sousespèces reste controversée, et compliquée par la domestication et le marronnage. La domestication
par l’homme notamment du Felis silvestris silvestris (Chat domestique (Felis silvestris forma catus)
encore appelé Chat de maison, Chat de gouttière) fut probablement tardive, vu son comportement
indépendant, du moins n’apparaît-il jamais dans les peintures préhistoriques. L’évolution des chats
domestiques dirigée par l’Homme, en tant qu’animaux de compagnie, auxiliaires utiles, puis
aujourd’hui sélection de Pedigrees, a conduit à une cinquantaine de races. L’évolution a croisé
d’autres voies non naturelles, comme pour le chat Bengal (croisé d’un chat commun avec le chat
léopard du Bengale, Prionailurus bengalensis), ou naturelles pour des chats d’autres genres que Felis
(Chat de Temminck, Catopuma temminckii ; Chat à tête plate, Prionailurus planiceps).Sa première
description par Carl von Linné en 1758 est en tant qu’espèce Felis catus dans la trentième édition de
Systema naturae, mais sa position dans la classification des êtres vivants a varié fortement : le chat
domestique a pris tantôt le statut d’espèce, tantôt celui de sous-espèce du chat sauvage (Felis
silvestris) et de nombreux synonymes de l’un ou l’autre des termes ont existé. En 2006, des travaux
effectués sur les chromosomes sexuels et l’ADN mitochondrial de toutes les espèces de félins,
conjugués à des recherches paléontologiques, ont révélé que la lignée du Chat domestique (Felis
catus) a vraisemblablement divergé il y a 3,4 millions d’années, au Pliocène, dans les déserts et les
forêts denses du bassin méditerranéen. Une autre étude moléculaire menée sur 979 individus (chats
des sables, chats sauvages de différentes sous-espèces et chat domestique) en 2007 a permis de
montrer les liens proches entre le chat ganté (Felis silvestris lybica) et le chat domestique : ceux-ci
auraient divergé il y a environ 130 000 ans
Dans son Het Leven der Dieren Zoogdieren, Brehm désigne le chat domestique comme Felis
maniculata domestica.
10.2 Domestication
Les premières découvertes paléontologiques situaient les premiers foyers de domestication du chat
en Égypte, vers 2000 av. J.-C., mais la découverte en 2004, par une équipe d’archéozoologie des
restes d’un chat aux côtés de ceux d’un humain dans une sépulture à Chypre repoussent le début de
cette relation entre 7 500 et 9 000 ans av. J.-C. Le chat découvert présente une morphologie très
proche du chat sauvage d’Afrique, sans les modifications du squelette dues à la domestication : il
s’agissait d’un chat apprivoisé plutôt que domestiqué. La cohabitation des chats et des hommes est
probablement arrivée avec le début de l’agriculture : le stockage du grain a attiré les souris et les
rats, qui ont attiré les chats, leurs prédateurs naturels. L’étude menée par Carlos Driscoll sur 979
chats a permis de déterminer l’origine probable du chat domestique : c’est dans le Croissant fertile
que félins et hommes auraient noué contact. Cinq domestications différentes du Chat ganté eurent
lieu, il y a 8 000 à 10 000 ans80. Le chat domestique n’est pas la seule espèce parmi les Felinae
utilisée comme animal de compagnie, le Chat ganté83 et le Jaguarondi sont ou ont été apprivoisés
eux aussi pour chasser les souris et les rats.
10.3 Antiquité
Les Égyptiens de l’Antiquité divinisent le chat sous les traits de la déesse protectrice Bastet, symbole
de la fécondité et de l’amour maternel, dont le culte se situe principalement dans la ville de Bubastis.
Les archéologues ont découvert de très nombreuses momies de chats qui montrent à quel point les
Égyptiens les vénèrent ; on peut voir ces momies, entre autres, à Paris (musée du Louvre), à Londres
(British Museum) ou au Caire (Musée égyptien du Caire).En guise d’animaux chasseurs de rongeurs,
la Grèce antique ne connaît longtemps que les mustélidés (furets et belettes). Ce sont les Phéniciens
qui volent aux Égyptiens quelques couples de leur animal sacré pour les revendre aux Grecs.
Aristophane cite même la présence d’un marché aux chats à Athènes.Les Romains, en revanche,
vouent une passion aux gros animaux agressifs, et plus tardivement au chat : d’abord réservé aux
classes aisées, l’usage de posséder un chat se répand dans tout l’Empire et dans toutes les couches
de la population, défendre les récoltes et les greniers contre la menace des rongeurs habituels, puis
assurant la dispersion de l’animal dans toute l’Europe
Une mosaïque de Pompéi
.
La déesse nordique Freyja dans son char tiré par
Ses chats, Nils Blommér, 1852.
10.4 Moyen Âge et Renaissance
En principe, l’image du chat est positive dans l’islam en raison de l’affection qu’éprouve Mahomet,
sauvé de la morsure d’un serpent par un chat86. À l’inverse, le chat est satanisé dans l’Europe
chrétienne durant la majeure partie du Moyen Âge, manifestement en raison de son adoration
passée de la part des païens et surtout de la réflexion de la lumière dans ses yeux, qui passe pour
être les flammes de l’Enfer. Dans la symbolique médiévale, le chat est associé à la malchance et au
mal, d’autant plus quand il est noir, ainsi qu’à la sournoiserie et à la féminité. C’est un animal du
diable et des sorcières. On lui attribue des pouvoirs surnaturels, dont la faculté de posséder neuf
vies. Dans certaines régions françaises, la légende attribue au matagot, un chat noir diabolique, la
possibilité de rendre riche son maître en lui rapportant chaque nuit des pièces d'or. Toutefois le chat
est un animal courant et banal tout au long du Moyen Âge et on lui reconnaît un rôle prophylactique.
Sa fourrure est couramment un objet de commerce Cependant, la Renaissance marque un certain
retour en grâce du chat, principalement en raison de son action préventive contre les rongeurs,
dévoreurs de récolte. Les Grandes découvertes et la mise au jour d’espèces exotiques jouèrent
également un rôle certain. L’empereur Charles Quint emporte ainsi avec lui lors de sa retraite au
monastère de Yuste deux petits chats brésiliens qui lui ont été offerts par sa sœur Catherine de
Portugal
10.5 Périodes moderne et contemporaine
Une première tentative de réhabilitation est la célèbre Histoire des Chats : dissertation sur la
prééminence des chats dans la société, sur les autres animaux d’Égypte, sur les distinctions et
privilèges dont ils ont joui personnellement (1727) de François-Augustin de Paradis de Moncrif.
L’auteur y prend la défense du chat à travers des références historiques, notamment à l’ancienne
Égypte, qui se veulent érudites et constituent en réalité un pastiche de la pédanterie. Vers 1727, avec
l'invasion massive du rat gris en Europe, les chiens ratiers, comme l'Affenpinscher, prennent la place
des chats impuissants face à ce rat plus gros et agressif. Le chat perd ainsi son rôle de prédateur pour
devenir progressivement un animal de compagnie. Malgré de nobles exceptions comme les chartreux
de Richelieu ou le persan blanc de Louis XV, le chat ne connaît son véritable retour en grâce qu’à la
faveur du romantisme : il devient l’animal romantique par excellence, mystérieux et indépendant.
Toujours au XIXe siècle, il se retrouve également symbole du mouvement anarchiste (France), à
travers son image poétique, autonome et gracieuse. Le XXe siècle, quant à lui, garde cette vision
romantique tout en s’intéressant au chat d’une manière plus scientifique.
10.6 Superstitions
Au Japon, le chat est un porte-bonheur au travers des Maneki-Neko, ces talismans représentants un
chat avec la patte derrière l’oreille. Diverses légendes attribuent aux chats le pouvoir de prédire le
temps qu’il fera : en Thaïlande, la bienveillance du dieu Indra est demandée au travers d’un rituel
consistant à asperger d’eau un chat dans une cage, promenée autour du village. Les chats pourraient
aussi prévoir les séismes. On lui associe aussi le chiffre neuf : les sorcières pouvaient se changer en
chat neuf fois, le chat aurait neuf vies et pourrait avoir neuf propriétaires différents, le dernier étant
emporté en enfer ; enfin, citons ce fouet de marine : le chat à neuf queues. En Europe, le chat est le
représentant du diable au Moyen Âge, ou est offert par celui-ci pour enrichir son propriétaire,
comme la légende provençale des matagots qui ramènent une pièce d’or chaque matin. Le chat
amène aussi les sorcières au sabbat sur leur dos ; celles-ci peuvent aussi se jucher sur des chars tirés
par des chats, de la même manière que la déesse Freya. De nombreux sorciers prennent la forme de
chat durant leur réunion : c’est ce que reconnurent les sorciers du Vernon lors de leur procès en
1566.Le chat noir est particulièrement sujet aux superstitions et croyances. En France, le noir et le
rouge représentent les couleurs du diable ; aussi les chats noirs étaient-ils souvent rejetés de peur
qu’ils n’attirent le malheur. Au contraire, au Royaume-Uni, croiser un chat noir porte bonheur
Chat officiel sur un bâtiment
De guerre de la Royal Navy britannique (1942),
Totalisant 30 000 milles marins à son actif.
La sorcière traditionnelle
Est accompagnée d’un chat noir.
Maneki-Neko.
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Le chat 1 Dénomination