Développement du plan d’action pour la mise en œuvre
de la stratégie régionale changement climatique de la
Commission de l’océan Indien
Livrable 1
PLAN D’ACTION POUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE
2016 - 2020
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TABLE DES MATIÈRES
Abréviation et sigles
Vision et enjeux du PACC_2020
Le contexte de la région de la Commission de l’océan Indien
Des écosystèmes uniques et fragiles
Une vulnérabilité forte des zones côtières
Une pluviométrie en évolution selon les îles
La coopération et l’intégration régionale de la COI
La stratégie régionale d’adaptation au changement climatique (SRACC)
Priorité 1 : Gestion intégrée des ressources en eau
Priorité 2 : Préservation de l’environnement terrestre et marin
Priorité 3 : Planification, gestion des risques, infrastructures et urbanisme
Priorité 4 : Agriculture et sécurité alimentaire
Priorité 5 : Pêche
Priorité 6 : Santé publique et maladies vectorielles
Le plan d’action sur le changement climatique 2016-2020 de la COI
Les principes directeurs du PACC_2020
Vision d’avenir du PACC_2020
Aménagement durable dans la région COI
Innover pour le développement durable : le changement climatique comme
une opportunité
Mobiliser pour sensibilisation et engagement des populations et des
partenaires
Monter la voie – la région COI engagée et exemplaire dans la lutte contre le
changement climatique
La recherche de la dimension régionale dans la lutte contre le changement
climatique
Secteurs d’intervention du PACC_2020
VOLLET ATTÉNUATION
Favoriser une mobilité durable des personnes et des biens
Soutenir les entreprises dans transition vers une économie plus faible
en carbone
Favoriser l’émergence de bâtiments durables
Gestion des déchets / matières résiduelles
VOLLET ADAPTATION
Améliorer la qualité de vies et la santé des individus et des
communautés
Assurer la sécurité alimentaire
Gestion des risques naturels
Conserver la biodiversité et les bénéfices offerts par les écosystèmes
Gestion durable des zones côtières
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Le PACC_2020 comme moteur de la coopération régionale
Création d’un centre de ressources / équipe d’experts à la COI
Appui à la mise en œuvre des mesures identifiées dans les CPDN
Appui à la création des Entités Nationales de Mise en Œuvre
Renforcement des capacités de négociation des pays de la COI pour le
changement climatique
Création d’un Programme Régional pour l’Efficacité Énergétique (PREE)
Stimulation de la coopération sud-sud : plateforme régionale des institutions
de la société civile
Appui de la COI aux initiatives régionales pour le WIO-CC, IO Humanitarian
partnership, Climate Finance skills HUB
Capacité et structure de la COI pour la mise en œuvre
Renforcement de la coopération régionale
Le financement des priorités stratégiques
Suivi des progrès et mise à jour du PACC_2020
CONCLUSIONS
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ABRÉVIATIONS ET SIGLES
CCNUCC
COI
CPDN
CRIP
CTOI
DOM
EE
ENM
ER
GES
MRV
ONG
PACC_2020
PEID
PREE
SRACC
UICN
WIO-CC
Convention cadre des Nations Unies pour le changement climatique
Commission de l’océan Indien
Contribution Prévue Déterminée au niveau National
Climate-Resillient Island Partnership
Commission thonière de l’océan Indien
Département d’outre-mer
Efficacité énergétique
Entité Nationale de Mise en Œuvre
Energies renouvelables
Gaz à effet de serre
Mesure, rapportage et vérification
Organisation non-gouvernementale
Plan d’action sur le changement climatique 2016-2020 de la COI
Petit état insulaire en développement
Programme Régional pour l’Efficacité Énergétique
Stratégie régionale d’adaptation au changement climatique
Union Internationale pour la conservation de la nature
Western Indian Ocean Costal Challenge
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VISION ET ENJEUX DU PLAN D’ACTION 2016-2020 SUR LE CHANGEMENT
CLIMATIQUE DE LA COMMISSION DE L’OCÉAN INDIEN
Le contexte de la région de la Commission de l’océan Indien
Les pays de la région de la Commission de la région de l’océan Indien (COI) sont caractérisés
par des économies et des moyens de subsistance fortement tributaires de leurs ressources
naturelles, surtout de la pêche, le tourisme et le transport. Sans prendre en compte les
impacts du changement climatique, la région souffre déjà de problèmes de développement
urgents tels que la pauvreté, la surpêche, la sécurité alimentaire et la dégradation de
l'environnement qui menacent les principaux secteurs économiques et les moyens de
subsistance de ses populations.
Les habitants de la région de la COI sont très vulnérables au changement climatique parce
qu’ils disposent de ressources limitées et sont fortement dépendantes des importations
notamment pour l’énergie et les produits transformés, et parce que le développement des
activités est principalement tributaire des ressources naturelles et de la qualité de
l’environnement. Les écosystèmes des îles de la COI possèdent une biodiversité
exceptionnellement riche et extrêmement fragile à toute altération ou agression qui peut
rendre irréversible la dégradation de ses milieux terrestres et marins.
Les conséquences du changement climatique vont exacerber les problèmes sociaux et
environnementaux existants et présenter un défi supplémentaire pour le développement
durable de la région en raison de l'élévation du niveau de la mer, du blanchissement des
coraux et des moyens de subsistance des communautés côtières qui dépendent surtout de la
pêche locale pour la sécurité alimentaire.
Les écosystèmes marins et côtiers de ces pays présentent des caractéristiques communes.
Leurs environnements côtiers respectifs sont soumis à des pressions humaines semblables et
connaissent les effets des phénomènes naturels similaires dans la région, y compris le
changement climatique. La collaboration entre les institutions, l'échange d'information et le
partage d'outils d'expérience et de gestion des ressources sont donc très importants et
permettront d'améliorer la coopération régionale et l'intégration économique.
Des écosystèmes uniques et fragiles
Les territoires de l’océan Indien sont tous des écosystèmes fragiles. Madagascar est peuplé
d’espèces faunistiques et floristiques à 90% endémiques. L’île Maurice doit protéger un littoral
dont les écosystèmes sont fragiles. Les Comores ont un taux d’endémisme remarquable et
extrêmement fragilisé avec 14 espèces inscrites sur la liste rouge de l’UICN1. Les Seychelles
ont un patrimoine également exceptionnel avec un récif corallien déjà mis sous pression par le
tourisme. De fait, les îles de l’Océan Indien sont des «hot spots» de la biodiversité dont
l’équilibre risque d’être rompu.
Une vulnérabilité forte des zones côtières
Les îles de la COI sont également extrêmement vulnérables à l’élévation du niveau de la mer.
Donc, sur le long terme, cette question est extrêmement vitale pour ces îles. La hausse du
niveau de la mer aggrave les effets des tempêtes, augmente l’érosion du littoral avec le risque
que cela comporte pour les infrastructures et l’habitat, modifie les milieux ou encore accroit
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Union internationale pour la conservation de la nature
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les risques de submersion. On conçoit le caractère urgent de cette problématique dans une
région du monde où une large partie de la population vie sur les côtes.
Une pluviométrie en évolution selon les îles
Les modifications des régimes de pluies ont des répercussions désastreuses pour les
structures économiques et sociales des territoires. Le cas de Rodrigues est l’un des plus
sérieux où la sècheresse a poussé des agriculteurs à abandonner leur activité.
Il en résulte des économies et des sociétés directement menacées si aucune politique
d’adaptation n’est menée à l’échelle régionale. Une politique d’adaptation au changement
climatique est primordiale pour organiser la résilience des territoires de l’océan Indien à des
bouleversements qui les rendent extrêmement fragiles et vulnérables.
La coopération et l’intégration régionale de la COI
La région de la COI regroupe les Comores, Madagascar, la République de Maurice, les
Seychelles et l’île de la Réunion, qui est un département d’outre-mer (DOM) de la France. La
diversité de contextes socio-économiques justifie une approche régionale adaptée aux
contextes locaux.
Une série de problématiques communes à l’océan Indien commandait une approche
régionalisée, objet de la Commission de l’Océan Indien, créée par l’Accord général de
coopération signé à Victoria (Seychelles) le 10 janvier 19842. Ces éléments sont propices à
l’échange de bonnes pratiques ainsi qu’une approche solidaire entre les différents pays de la
région de la COI.
Dans un contexte d’urgence régionale et en ligne avec des politiques nationales la COI a mis
en place le projet Acclimate3 ayant les objectifs suivants:



répondre aux besoins nationaux et développer une analyse fine de la vulnérabilité des
territoires au changement climatique, afin de fournir des clés de compréhension des
enjeux d’adaptation de cette région.
renforcer les capacités nationales en matière de changement climatique, informer,
communiquer et sensibiliser sur les résultats obtenus, afin de mobiliser l’ensemble des
acteurs sur la thématique de l’adaptation au changement climatique.
dessiner les contours d’une stratégie régionale d’adaptation, permettant une résilience
accrue des îles de la COI au changement climatique sur le long-terme.
La stratégie régionale d’adaptation au changement climatique (SRACC)4
Pour l’élaboration de la SRACC six priorités régionales pour l’adaptation à l’échelle
régionale ont été identifiées.
Priorité 1 : Gestion intégrée des ressources en eau
Le SRACC établit qu’il faut sérieusement se préoccuper de la question de l’eau, car elle est
vitale, et qu’en l’absence d’une vision robuste des tendances à venir, agir sur les tendances à la
consommation et sur l’efficacité des systèmes de collecte et de production d’eau douce est
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3
4
http://www1.chr.up.ac.za/undp/subregional/docs/ioc1.pdf
http://www.acclimate-oi.net/
http://www.acclimate-oi.net/files/documentation/STRATEGIE_Acclimate.pdf
6
une option sans regret. Il est aussi recommandé la communication des bonnes pratiques, de
supports d’information, le partage d’expérience et le renforcement des capacités.
Priorité 2 : Préservation de l’environnement terrestre et marin
Il est certain que l’impact du changement climatique sur les niveaux de dégradation existera et
qu’il renforcera les pressions déjà existantes sur l’environnement. Cependant, il est difficile de
prédire exactement l’extension des impacts du changement climatique sur les niveaux de
dégradation des ressources naturelles. La conservation des environnements sains constitue
une des stratégies d’adaptation potentiellement les plus efficaces.
Il a été recommandé de donner la priorité à la réduction des pressions en cours et
éventuellement de réparer les dégradations actuelles ce qui est une option aux bénéfices
certains. Il est nécessaire donc de faire le suivi de l’état de santé des milieux dans un contexte
de changement climatique, d’améliorer des outils et politiques de préservation et de partager
les expériences, de renforcer les capacités régionales et nationales et de procéder à la
sécurisation et développement des financements pour l’adaptation.
Priorité 3 : Planification, gestion des risques, infrastructures et urbanisme
C’est le domaine couvert par l’aménagement du territoire, des stratégies aux outils de
planification, lesquels traitent notamment de planification territoriale, de gestion des risques,
de développement des infrastructures et d’urbanisme, et constituent des piliers pour la mise
en œuvre de l’adaptation. L’accent est mis sur les zones côtières, qui concentrent pour des
raisons physiques comme économiques, la majorité des activités (tourisme et agriculture
notamment) et des foyers de peuplement. De même que l’accent a été mis sur les villes, qui
pour nombre d’entre elles ont une composante littorale.
La SRACC a recommandé de faire le suivi et l’évaluation des impacts des politiques et actions
d’aménagement, notamment sur les littoraux, d’intégrer la dimension changement climatique
dans l’aménagement du territoire, et de partager les expériences, à travers le développement
d’outils et de techniques de connaissance et de compréhension des risques.
Priorité 4 : Agriculture et sécurité alimentaire
L’agriculture de rente ou vivrière joue un rôle crucial à l’échelle des pays et représente un
secteur économique dynamique et caractéristique. L’agriculture vivrière à l’échelle locale joue
un rôle important car elle est liée à la notion de sécurité alimentaire, qui s’évalue à l’échelle
des ménages, des communautés et des pays. Un accent a été mis sur les zones côtières, et
également sur la menace grandissante que représentent les espèces exotiques et
envahissantes.
Il a été recommandé l’élaboration d’une stratégie régionale commune de production et de
stockage des denrées alimentaires pour réduire les risques de rupture de production et
d’approvisionnement en cas de catastrophe naturelle. Il a été aussi recommandé de faire des
recherches sur les cultures résistantes au changement climatique et de partager des
connaissances et des bonnes pratiques, afin d’assurer une certaine solidarité régionale,
Priorité 5 : Pêche
Dans un contexte d’incertitudes scientifiques sur les tendances futures, il faut commencer par
régler les problèmes actuels. Pour la pêche côtière, cela passe nécessairement par des
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pratiques de pêche moins prédatrices et moins destructrices des milieux (en particulier les
récifs coralliens). Pour la pêche hauturière, l’échelle régionale doit être celle de la gestion, par
exemple en passant par la Commission Thonière de l’Océan Indien (CTOI).
La SRACC recommande l’amélioration des connaissances sur les impacts du changement
climatique sur les espèces, de structurer la filière « pêche », de rechercher d’activités
alternatives et de faire la préservation des habitats marins et côtiers.
Priorité 6 : Santé publique et maladies vectorielles
La santé humaine a été identifiée comme étant prioritaire pour la SRACC. Les
recommandations ont essentiellement porté sur l’amélioration de la connaissance des liens
entre maladies et facteurs climatiques, et de renforcer les systèmes de veille sanitaire, d’alerte
et d’intervention à l’échelle régionale.
À ce propos, la SRACC a recommandé de sensibiliser des populations aux pratiques
favorables à l’éradication des moustiques, aux risques induits par certains comportements, et
de partager les connaissances et les bonnes pratiques.
Le plan d’action sur le changement climatique 2016-2020 de la COI
Le principal résultat du projet a été la SRACC. Ce document et ses propositions ont été
présentés aux représentants des États membres de la COI et ont été validés par les plus
hautes de la COI et a marqué l’engagement effectif de la COI dans la prise en compte du
changement climatique.
Le Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien a demandé à la COI en Mai 2015
de mettre en œuvre son plan d’action climat et ainsi de soutenir ses pays membres dans
l’adaptation aux effets néfastes du changement climatique. La COI a décidé en faveur de
l’élaboration d’un Plan d’Action sur le Changement Climatique programmatique pour la
période 2016-2020 (PACC_2020) pour:




guider l’identification et la priorisation des actions, définir clairement le rôle et les
responsabilités des acteurs régionaux,
renforcer la coopération régionale et inter-régionale entre les acteurs, promouvoir une
compréhension commune et partagée des enjeux régionaux associés au changement
climatique,
intégrer l’adaptation au changement climatique dans l’agenda des différents acteurs
institutionnels régionaux et nationaux, et
définir comment la COI peut défendre les intérêts des États dans les instances
internationales.
Le PACC_2020 s’appuie sur la stratégie régionale d’adaptation en lui permettre de compléter
les actions nationales des États membres, et prévoir un outil de suivi et d’évaluation de la mise
en œuvre de ce plan d’action.
Le PACC_2020 est construit comme soutien aux pays de la COI dans l'adaptation aux effets
néfastes des changements climatiques et dans les domaines où les Etats membres ne sont pas
en mesure d'atteindre au niveau national et bilatéraux (par exemple l'accès au financement
climat des organismes multilatéraux).
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Le plan d’action doit aussi mettre en évidence le rôle vital de la COI pour aider à l'adaptation
des petits États insulaires de l'océan Indien et le développement de Madagascar, pour le
développement économique et social des populations dans le contexte du changement
climatique.
Les principes directeurs du PACC_2020
Le PACC_2020 aura pour but d’aider les pays membres à exploiter les économies d'échelle qui
est réalisable au service de plusieurs pays, l’adaptation restant la priorité absolue, sans pour
autant négliger les mesures d'atténuation. Pour les actions identifiées, il doit être assuré
qu’elles sont conformes aux priorités nationales. Dans la fourniture d'un appui,
l’implémentation des mesures dans les pays respectifs prendra en compte les spécificités
nationales, telles que juridiques, culturelles et économiques.
Le PACC_2020 a les principes directeurs suivants :

assurer le développement durable et le bien-être des populations, tout en tenant compte
que la COI n’est pas une institution supranationale et que les pays membres ont des
différents niveaux de développement ;

prendre en compte les six domaines prioritaires déjà identifiés dans la SRACC, à savoir les
ressources en eau, la préservation de l'environnement terrestre et marin, la planification
et la gestion des risques, des infrastructures et de l’urbanisme, l’agriculture et la sécurité
alimentaire, et la santé publique et les maladies vectorielles;

le changement climatique est une question transversale qui touche tous ces secteurs, et le
niveau des mesures mises en œuvre pour adapter / atténuer les effets du changement
climatique varient d'un pays à l'autre; et

les projets réalisés par la COI varient au niveau des prestations pour les membres, selon le
stade de développement dans le domaine spécifique.
Bien que les émissions de GES provenant des membres de COI soient minimes, les mesures
d'atténuation sont aussi prises en considération. Le PACC_2020 tient en compte les avantages
de l'économie verte, en termes de création d'emplois, la sécurité énergétique, la réduction de
la pollution et l'acquisition de technologies pour un développement durable.
Vision d’avenir du PACC_2020
Aménagement durable dans la région COI
L’empreinte de l’action humaine sur le territoire étant croissante et persistante à l’échelle des
générations, il est indispensable d’aménager les milieux de vie de façon durable. Les décisions
et les interventions dans de l’aménagement du territoire ont une incidence marquée sur les
émissions de GES liées aux déplacements des personnes, à la construction et à l’entretien des
infrastructures mais aussi sur le degré de vulnérabilité des collectivités face au changement
climatique. L’aménagement du territoire constitue donc un chantier prioritaire à la fois pour
réduire les émissions de GES ainsi que et pour s’adapter et diminuer les impacts du
changement climatique.
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Dans une optique de contribuer pour la réduction des impacts du changement climatique,
planifier autrement le développement des villes et villages implique notamment de les
densifier près des axes de transport collectif, de consolider les noyaux urbains et villageois
existants, de favoriser les services de proximité et la mixité des usages et une utilisation plus
poussée des services informatisées. L’application de ces principes permettra de réduire les
distances à parcourir entre les foyers, les lieux de travail, les commerces et les lieux de loisirs,
diminuant ainsi les besoins de déplacement des personnes. Cet axe d’intervention est
important puisque l’étalement urbain dans les îles a comme conséquence de contribuer à
l’augmentation des émissions de GES et d’autres polluants liées à l’usage de l’automobile en
augmentant les distances à parcourir. Cet étalement rend également plus difficile et plus
coûteuse l’extension des réseaux de transport collectif. Afin d’inverser cette tendance, il faut
planifier la mobilité durable en concertation avec l’aménagement du territoire, et vice-versa.
En plus de réduire les besoins en déplacements, une densification urbaine bien orchestrée
limite à la source la nécessité d’infrastructures additionnelles telles que les routes, l’adduction
d’eau et égouts et l’éclairage public en maximisant l’utilisation des infrastructures existantes.
Ceci se traduit par des coûts de construction et d’entretien moindres pour les collectivités et
par une réduction des émissions de GES qui y sont associées, des risques et des coûts de
mesures d’adaptation.
Certains facteurs socioéconomiques contribuent à accroître la vulnérabilité des collectivités à
l’érosion côtière. Le premier élément est la hausse du nombre de constructions sur les côtes,
résultat d’un engouement accru pour la zone côtière et d’une plus grande disponibilité des
méthodes de protection des berges pour sauvegarder les infrastructures et les bâtiments
résidentiels et industriels. Toutefois, ces techniques pour la préservation des berges, qui pour
la plupart consistent en protections linéaires, en enrochement et en érection de murs
verticaux sont souvent mal adaptées et causent des répercussions environnementales
résiduelles importantes.
Innover pour le développement durable : le changement climatique comme une opportunité
La recherche et l’innovation nous permettent de mieux comprendre notre milieu et de trouver
des solutions techniques, économiques et sociales aux défis qui se présentent à nous; elles
revêtent un caractère essentiel dans un contexte du changement climatique. La COI dispose
déjà d’un éventail de projets terminés et en cours visant à favoriser la recherche de solutions
surtout pour la gestion des risques et adaptation au changement climatique. Il existe
également des programmes qui influencent sur la demande de technologies, notamment en
matière de l’intégration des énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, transports ou de
nouveaux procédés.
Par ailleurs, même si la compréhension du changement climatique et de ses impacts a
considérablement progressé au cours des dernières années, des lacunes demeurent en
matière de connaissances et de savoir-faire. Or, les interventions en adaptation doivent
pouvoir s’appuyer sur les connaissances les plus fiables et les plus récentes pour déterminer
les risques des changements climatiques sur la santé, la sécurité, l’économie, les
infrastructures et l’environnement, et identifier des solutions d’adaptation optimales.
L’acquisition d’une expertise de pointe dans l’étude et la modélisation du climat et une
meilleure connaissance des impacts et des vulnérabilités de la société sont des étapes
préalables à des stratégies et actions d’adaptation bien planifiées et à une prise de décision
éclairée. Le PACC_2020 portera donc une attention particulière aux besoins de recherche ainsi
qu’à l’acquisition, adaptation et commercialisation de technologies qui permettront, à
10
l’horizon 2020 et au-delà, la réduction de GES et le renforcement de la résilience des
populations locales aux effets du changement climatique.
Mobiliser pour sensibilisation et engagement des populations et des partenaires
La prise de conscience des multiples bénéfices de l’action pour la lutte contre le changement
climatique et de l’existence de solutions qui n’attendent que notre volonté pour se
matérialiser constitue un premier pas vers une mobilisation active de l’ensemble des acteurs
de la société des pays membres de la COI. Les gouvernements doivent prendre les moyens
nécessaires pour informer tous les acteurs de la société de l’état des connaissances sur
l’évolution du climat à l’échelle globale, régionale, nationale et locale, des impacts anticipés et
des solutions de réduction et d’adaptation disponibles.
La société civile peut jouer un rôle important pour sensibiliser et mobiliser davantage tous les
acteurs de la société. Plusieurs organismes disposent d’une expertise approfondie en matière
de changement climatique et sont en mesure d’améliorer la compréhension du phénomène,
de proposer des voies d’intervention et d’agir comme catalyseur pour la mise en œuvre
d’actions concrètes. L’individu en tant que citoyen ne doit pas être oublié; chacun de ses
gestes quotidiens peut faire une différence et plusieurs programmes nationaux et régionaux
sont disponibles pour accompagner sa volonté de réduire son empreinte carbone et de mieux
s’adapter aux changements climatiques.
Montrer la voie – région COI engagée et exemplaire dans la lutte contre le changement
climatique
En se dotant d’une ambitieuse stratégie d’adaptation au changement climatique, la COI doit
non seulement contribuer à l’atteinte des objectifs pour la lutte contre les conséquences du
changement climatique mais doit également le faire de façon exemplaire. Plusieurs politiques,
directives et stratégies vont déjà en ce sens. Notons, à cet effet, le PACC_2020 entend
poursuivre dans cette voie en s’assurant de la cohérence et de la complémentarité de
l’ensemble des politiques des différents gouvernements et des outils de gestion avec les
objectifs de réduction de GES et surtout d’adaptation que les pays se sont donnés.
La problématique du changement climatique est déjà traitée dans plusieurs programmes ou
projets thématiques de la COI, comme sont le cas des projets « Agro écologie et changements
climatiques », « Risques Naturelles » et « ISLANDS », destiné à la mise en œuvre de la
stratégie de Maurice pour les PEID dans le sud-ouest de l’océan Indien, ou la « Voie à Suivre »
adoptée à la Conférence de Samoa (Septembre 2014).
La recherche de la dimension régionale dans la lutte contre le changement climatique
Les pays membres de la COI ont exprimé une vision commune des priorités nationales, en
matière de gestion des ressources en eau, de la protection de l’environnement, de la sécurité
alimentaire (agriculture et pêche), de la santé publique, de la gestion des risques et des
activités économiques du tourisme. L’amélioration des conditions de vie des populations dans
les milieux insulaires passe par la prise en compte du changement climatique pour prévenir
certains aléas qui peuvent arriver de façon soudaine ou durable et impacter de façon
dramatique la vie quotidienne des populations. Il deviendra notamment important de
s’adapter à des situations de restriction, voire de pénurie de ressources, ponctuelles ou
durables selon les territoires, et de ne plus réfléchir les modèles de développement sur une
base de disponibilité illimitée des ressources.
11
La réalité du fonctionnement des écosystèmes est régionale voire supra régionale et le niveau
d’action régional permet de mieux appréhender et coordonner les moyens d’actions. La
dimension régionale offre actuellement une opportunité pour les pays de pouvoir capter des
fonds «climat» pour financer leurs actions en se regroupant et en portant une vision commune
et régionale de leur stratégie d’adaptation.
Elle répond à la condition nécessaire de se regrouper pour exister et parler au nom d’une
entité régionale « Petit Etat Insulaire en Développement (PEID) » dans les instances
internationales pour capter l’intérêt et les moyens dédiés par les bailleurs de fonds. Enfin la
pertinence de cette réflexion sur ces territoires insulaires à une échelle régionale concerne
également les autres territoires grâce au rôle de sentinelle climatique que peuvent jouer les
petits espaces insulaires.
Au regard des enjeux de préservation de la biodiversité notamment, les milieux insulaires
peuvent servir d’espace « laboratoire » à la réflexion et à l’action pour comprendre les
conséquences des changements climatiques, et suivre et évaluer de la pertinence des
réponses mises en œuvre, dans des laps de temps assez rapides (comme par exemple les
luttes contre les espèces envahissantes).
Secteurs d’interventions du PACC_2020
Pour aider à relever les défis que les Etats membres de la COI sont confrontés, et de réaliser la
vision esquissée ci-dessus, il est estimé que la COI peut contribuer de manière significative à la
réalisation d'un certain nombre d'objectifs clés, dans les domaines de l'atténuation, ainsi que
l'adaptation au changement climatiques. Pour chacun des objectifs mentionnés, les cadres
juridiques doivent être développées et un certain nombre d'activités de soutien doivent être
effectuées, comme élaborés pour les domaines mentionnés ci-dessous. .
En raison de la disparité dans le niveau de développement des différents pays membres de la
COI , les pays seraient à des niveaux différents dans le chemin vers ces objectifs. Plutôt que
d'être un facteur de limitation, ces disparités pourraient être utilisées par la COI pour renforcer
l'intégration régionale. Les pays qui ont plus d'expérience dans un domaine spécifique seront
invités à en partager avec les autres pays membres, avec leurs experts agissant comme des
mentors.
VOLET ATTÉNUATION
Favoriser une mobilité durable des personnes et des biens
 promotion de l’élaboration de cadres légaux favorables
 promotion des transports collectifs et alternatifs
 promotion de l’efficacité énergétique dans le secteur du transport
 promotion des combustibles alternatifs
 promotion de la mobilité durable / transport et énergie
Soutenir les entreprises dans leur transition vers une économie plus faible en carbone
 promotion de l’élaboration de cadres légaux favorables
 promotion des technologies propres pour les industries et services
 promotion de l’efficacité énergétique dans les secteurs des services, de l’agriculture et de
l’industrie
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Favoriser l’émergence de bâtiments durables
 élaboration des codes et standards
 promotion des techniques de construction verte / durable
 promotion de l’usage de matériaux locaux
 promotion de l’intégration des ER
 promotion de l’EE dans les bâtiments
Gestion des déchets / matières résiduelles
 gestion et traitement des déchets
 utilisation des déchets pour production d’énergie
VOLET ADAPTATION
Améliorer la qualité de vie et la santé des individus et des communautés
 milieu urban et milieu rural – état des lieux
 qualité de l’air
 qualité de l’eau / gestion des resources hydriques
 santé publique, épidemies, endemies et changement climatique
 biosecurite
Assurer la securité alimentaire
 promotion développement d’une agriculture durable
 promotion de l’agriculture climato-intelligente
 promotion d’une pêche durable
 création d’un cadre legislative favorable
Gestion des risques naturels
 promotion de l’élaboration de cadres légaux favorable
 promotion des cadres institutionnels appropriés
 préservation de la prospérité économique
 renforcer la pérennité et la sécurité des bâtiments et des infrastructures
Conserver la biodiversité et les bénéfices offerts par les écosystèmes
 promotion de l’élaboration de cadres légaux favorable
 promotion des cadres institutionnels appropriés
Gestion durable des zones côtières
 promotion de l’élaboration de cadres légaux favorables
 promotion des cadres institutionnels appropriés
Le PACC_2020 comme moteur de la coopération régionale
Tenant compte du fait que le COI n'a pas accès à des ressources illimitées, un certain nombre
d'actions prioritaires a été élaboré, comme indiqué ci-dessous. Un principe clé est que le COI
peut contribuer au mieux, en aidant les membres de la COI a les aider. D'où la proposition de
la création d'un centre de ressources, afin de soutenir les membres dans le renforcement des
capacités, la formulation de projets réalisables, l’augmentation du financement climat et de la
mise en œuvre d’une façon efficace des projets bénéficiant des financements. .
13
Ainsi, les pays membres seront plus équipés pour la mise en œuvre de leurs CPDNs, qui
représentent des priorités nationales dans le domaine du changement climatique, telle que
formulée par ces pays il y a quelques mois à la CdP 21. Il a été noté que les 6 priorités
sectorielles identifiées par le SRACC sont largement repris dans les CPDNs respectifs. Avec
plus de ressources, les pays membres de la COI auront la flexibilité de privilégier des secteurs,
en fonction de leurs priorités au niveau national.
Création d’un centre de ressources/équipe d’experts à la COI
Création à la COI d’une capacité multidisciplinaire avec le profil nécessaire dans des domaines
variés pour répondre aux besoins identifiés dans le PACC_2020.




Identification des domaines d’expertise clés
Organisation et modalités de fonctionnement de l’équipe d’experts
Élaboration des termes de référence pour le recrutement des experts
Sélection et recrutement des experts en priorité dans les pays de la COI
Appui à la mise en œuvre des mesures identifiées dans les CPDN
Après la préparation des CPDN la priorité des pays est la mise en œuvre des actions
préconisées dans les différents documents et leur financement. Dans ce contexte, la COI peut
jouer un rôle important pour soutenir les pays membres dans ces tâches. Les modalités
d’application pour les différents fonds disponibles pour des projets changement climatique
sont complexes et difficiles.







Identification des acteurs et partenaires pour la mise en œuvre des CPDNs
Renforcement des capacités pour la traduction des CPDN en des plans d’action chiffrés
Renforcement des capacités pour la rédaction des propositions de projet
Renforcement des capacités pour la mobilisation des ressources finance climat
Renforcement des capacités pour la gestion des projets
Renforcement des capacités pour la codification des dépenses du budget national liées au
climat/environnement
Renforcement des capacités pour MRV pour la transparence en conformité avec l’Accord
de Paris
Appui à la création des Entités Nationales de Mise en Œuvre (ENM)
Il existe beaucoup d’avantages pour un pays de développer des ENM et ainsi d’avoir un accès
direct aux sources de financement disponibles. Cet accès direct permet de gagner du temps
car il ne sera plus nécessaire de passer par un intermédiaire pour accéder aux fonds.


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
Identifier les institutions que pourraient se qualifier comme ENM
Identifier les besoins de ces institutions pour qu’elles puissent se qualifier
Renforcement des capacités des personnes et des institutions ciblées
Coordonner les actions de capacitation
Renforcement des capacités de négociation des pays de la COI pour le changement
climatique
Donner à la région de la COI une visibilité régionale, continentale et globale dans le processus
de négociation du changement climatique des Nations unies.
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


Renforcement des capacités des États membres de la COI à jouer un rôle plus actif dans
les processus de négociations au sein du système de la CCNUCC
Définition de mécanismes et méthodes pour la sanctuarisation des délégations et équipes
d’experts nationaux
Soutien aux négociateurs des membres de la COI dans la préparation des cycles de
négociations annuels
Création d’un Programme Régional pour l’Efficacité Énergétique (PREE)
Faire l’extension des activités menées para le Programme National pour l’Efficacité
Énergétique à Maurice (en collaboration avec la Réunion), vers les autres pays de la région.
Procurer et attribuer du financement aux activités identifiées dans le contexte des audits
énergétiques dans les entreprises des différents pays.
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
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Identification des entreprises dont les audits énergétiques ont démontré un potentiel
intéressant
Élaborer les critères pour soutenir les entreprises et décaissements des fonds
Lancement du processus pour l’appel aux propositions
Évaluation des propositions / sélection / contrats
Accompagnement technique pour la mise en œuvre des mesures et investissements
proposés dans les audits
Stimulation de la coopération sud-sud : plateforme régionale des institutions de la société
civile
Création d’un lien pour que les sociétés civiles des différents pays membres de la COI puissent
partager leur expériences et apprendre les uns des autres dans le domaine du changement
climatique. La COI peut stimuler la coopération entre les différents acteurs concernés à la
lutte contre le changement climatique, au niveau national et au niveau régional.
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
Identification des groupes cibles en vue de leur formation et compétences
Élaborer un cadre approprié pour pérenniser la méthodologie et les résultats du projet
“Inspired Generations” de la COI, pour le changement climatique
Renforcer la coopération régionale et la solidarité entre les îles de la COI dans le domaine
du changement climatique
Appui de la COI aux initiatives régionales pour le WIO-CC, IO Humanitarian partnership,
Climate Finance skills HUB
La COI peut appuyer dans la mise en œuvre de ces différentes initiatives. La COI a les
compétences nécessaires pour aider à rechercher des financements, et donner certains appuis
logistiques pour la mise en œuvre des activités.
Par l’interaction inter-régionale (CRIP) la région de la COI peut bénéficier des expériences des
autres régions insulaires.
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Capacité et structure de la COI pour la mise en œuvre
Atteindre les objectifs et les principaux résultats dépendra de la coopération et l'engagement
de tous les membres et un large éventail de parties prenantes, notamment les bailleurs de
fonds, d'autres organisations régionales, les ONG, les universités et les institutions de
recherche. Compte tenu de la relation entre les habitants et leur environnement, le succès du
PACC_2020 dépendra de l'engagement et le soutien des communautés de la région. Bien que
la mise en œuvre ne soit pas la seule responsabilité de la COI, elle a, en vertu de son mandat et
les ressources techniques et financières dont elle dispose, un rôle essentiel dans la conduite et
catalysant l'effort de la mise en œuvre du PACC_2020.
Pour atteindre ses objectifs, la COI est engagée à faire respecter les objectifs de son plan de
développement stratégique toujours en route :
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Contribuer à la création d’un espace indianocéanique sûr, stable et solidaire, notamment
par la consolidation de la démocratie, de l’état de droit et de la bonne gouvernance.
Construire un espace économique et commercial régional, sécurisé et compétitif, vecteur
de croissance économique intelligente.
Approfondir l’intégration régionale par un développement durable « bleu » et « vert »
exploitant les potentiels et les complémentarités des pays et la promotion de pratiques
responsables et efficientes afin de réduire la dépendance alimentaire régionale.
Accroitre le niveau de vie des populations par la valorisation des ressources marines et
côtières et la promotion d’un développement socio-économique respectueux de
l’environnement.
Créer le ciment identitaire d’une Indianocéanie forte pour consolider l’intégration de la
région, accélérer le développement durable et promouvoir ses atouts naturels, culturels et
humains sur la scène internationale.
Atteindre les objectifs et les principaux résultats dépendra de la coopération et l'engagement
de tous les membres et un large éventail de parties prenantes, notamment les bailleurs de
fonds, d'autres organisations régionales, les ONG, les universités et les institutions de
recherche. Compte tenu de la relation entre les habitants et leur environnement, le succès du
PACC_2020 dépendra aussi de l'engagement et le soutien des communautés de la région.
Bien que la mise en œuvre ne soit pas la seule responsabilité de la COI, elle a, en vertu de son
mandat et les ressources techniques et financières dont elle dispose, un rôle essentiel dans la
conduite et catalysant l'effort de la mise en œuvre du PACC_2020.
La COI fourni un appui technique aux États membres par le biais de plusieurs programmes e
projets:
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Projet ISLANDS
Programme SMARTFISH
Projet Biodiversité
Projet ENERGIES
Projet Gestion durable des zones côtières
L'une des contraintes de la COI est sa capacité technique relativement limitée, pour la vaste
gamme de défis environnementaux de la région de l’ouest de l’océan Indien. La COI dispose
d'un personnel insuffisant pour répondre à toutes les attentes des États membres. Donc, pour
les cinq prochaines années de mise en œuvre du PACC_2020 il sera nécessaire d'investir dans
l'élargissement et le renforcement des capacités techniques de la COI.
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Le Secrétariat examinera les besoins prévus du personnel en analysant des domaines
nouveaux et supplémentaires d'expertise nécessaire (comme la collecte de fonds, les
systèmes d'information géographique, les déchets et la pollution) pour des raisons techniques
et postes de gestion, y compris les coûts et les sources potentielles de financement. Il
examinera également ses accords de partenariat pour développer des approches plus
collaboratives aux membres de soutien, en particulier parmi les organisations du CORP pour
améliorer la prestation régionale coordonnée des services. Le Secrétariat facilitera l'assistance
et la coopération entre les membres pour combler les lacunes.
Renforcement de la coopération régionale
Pour une mise en œuvre efficace du PACC-2020, assurer des liens solides de coordination et
de coopération entre la COI et les autorités et institutions des États membres est essentielle.
Un processus de consultation doit être identifié pour la mise en œuvre et suivi, un mécanisme
qui va servir pour obtenir des commentaires des États membres sur les questions régionales
émergentes et d'assurer que les priorités et les besoins sont comprises et intégrées dans
l’exécution du PACC-2020. Ce mécanisme doit offris aussi de promouvoir les possibilités de
dialogue plus étroit et les partenariats entre la région de la COI.
Le financement des priorités stratégiques
Pour faire face à la capacité limitée de son personnel technique dans les domaines techniques
clés, la COI poursuivra des approches innovatrices pour travailler avec des partenaires,
d'enquêter sur les gains d'efficacité potentiels que ainsi que d'autres sources de financement
du projet.
Au cours des dernières années, la COI a bénéficié du soutien d'un grand nombre de donateurs.
Un soutien dans le long terme pour des programmes et projets est dispensé par des
partenaires qui reconnaissent le rôle unique de la COI comme institution de coordination dans
de la région. Pour la mise en œuvre du PACC-2020, la COI doit travailler avec les États
membres, les partenaires et les bailleurs de fonds pour touver de nouvelles sources de
financement. Une stratégie de financement durable doit être élaborée pour :
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identifier les nouvelles possibilités de financement multilatérales et bilatérales et mettre
la COI dans une position d'accéder à de nouveaux fonds.
identifier les possibilités de financement internationales et privées et des partenariats
appropriés pour renforcer l'accès à ces fonds.
établir des objectifs pour la mobilisation de fonds annuels en provenance des sources
publiques et privées.
identifier des méthodes pour déterminer les priorités au cas où les ressources engagées ne
sont pas suffisantes pour financer toutes les activités du PACC_2020.
Suivi des progrès et mise à jour du PACC_2020
La mise en œuvre du PACC_2020 pour l’obtention de ses objectifs et les résultats préconisés
sera évaluée par rapport à la performance annuelle d’une série d’indicateurs et des rapports
d'évaluation: ces indicateurs seront un outil de surveillance pour suivre les progrès.
Il est essentiel que la responsabilité de la performance de la mise en œuvre et l'atteinte les
objectifs soit partagée par la COI et États membres. Les membres seront appelés à fournir le
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des rapports de progrès, qui feront partie du mécanisme de suivi de la mise en œuvre du
PACC_2020.
CONCLUSIONS
La lutte contre les changements climatiques est un défi de longue haleine, et exige des efforts
soutenus demandant de faire preuve de créativité et d’innovation. Il est essentiel de planifier
de manière cohérente les interventions en adaptation et en atténuation. Il ne s'agit pas de
privilégier un seul instrument ou une seule mesure, mais bien un large éventail de possibilités.
Le succès du PACC_2020 de la mise en œuvre de toute une série d’instruments qui doivent
être bien identifiés et articulés.
Le PACC_2020 s’inscrira parmi d’autres politiques et plans gouvernementaux qui contribuent
également à la mise en œuvre des mesures d’adaptation et d’atténuation des conséquences
du changement climatique. Une intense synergie entre les politiques et les plans nationaux et
régionaux ainsi qu’une responsabilisation de tous les acteurs interpellés par cette
problématique permettront de réaliser les gains et les changements nécessaires à l’atteinte de
la cible de créer des sociétés plus résilientes au changement climatique dans la région de la
Commission de l’océan Indien.
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Plan d`Action - Global Climate Change Alliance