1
Ganglion
DIAGNOSTIC D'UNE ADENOPATHIE
PERIPHERIQUE CHEZ L'ENFANT
DIAGNOSTIC D'UNE ADENOPATHIE
PERIPHERIQUE CHEZ L'ENFANT
MEILLEURS VOEUX
2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006 2006
1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427 1427
F.M.C : l’insuffisance cardiaque La pelade d’origine dentaire
L’œil rouge Les perles du langage médical
N°36 - Janvier 2006
8
ème
année
Publication trimestrielle éditée par l’association
du corps médical privé de la wilaya de Chlef
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La médecine tient beaucoup de l'art, mais elle est en même temps sans aucun doute
La médecine tient beaucoup de l'art, mais elle est en même temps sans aucun doute La médecine tient beaucoup de l'art, mais elle est en même temps sans aucun doute
La médecine tient beaucoup de l'art, mais elle est en même temps sans aucun doute
une science. Toutefois, c’est une science vivante qui progresse et avec laquelle nos
une science. Toutefois, c’est une science vivante qui progresse et avec laquelle nos une science. Toutefois, c’est une science vivante qui progresse et avec laquelle nos
une science. Toutefois, c’est une science vivante qui progresse et avec laquelle nos
connaissances doivent constamment évoluer.
connaissances doivent constamment évoluer. connaissances doivent constamment évoluer.
connaissances doivent constamment évoluer.
Aimer son métier, c’est se laisser envoûter par ses caprices, se laisser au gré de ses
Aimer son métier, c’est se laisser envoûter par ses caprices, se laisser au gré de ses Aimer son métier, c’est se laisser envoûter par ses caprices, se laisser au gré de ses
Aimer son métier, c’est se laisser envoûter par ses caprices, se laisser au gré de ses
exigences et de ses contraintes. C’est tout simplement de l’engagement me diriez
exigences et de ses contraintes. C’est tout simplement de l’engagement me diriezexigences et de ses contraintes. C’est tout simplement de l’engagement me diriez
exigences et de ses contraintes. C’est tout simplement de l’engagement me diriez-
--
-vous
vousvous
vous
!
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Si c’est cela, pourra
Si c’est cela, pourraSi c’est cela, pourra
Si c’est cela, pourra-
--
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--
-on aller au
on aller auon aller au
on aller au-
--
-delà de notre mission qui ne consiste pas seulement
delà de notre mission qui ne consiste pas seulement delà de notre mission qui ne consiste pas seulement
delà de notre mission qui ne consiste pas seulement
de guérir ou soulager.
de guérir ou soulager.de guérir ou soulager.
de guérir ou soulager.
Ne pas chercher à s’informer et à se former équivaut à une mission et confirme plu-
Ne pas chercher à s’informer et à se former équivaut à une mission et confirme plu-Ne pas chercher à s’informer et à se former équivaut à une mission et confirme plu-
Ne pas chercher à s’informer et à se former équivaut à une mission et confirme plu-
tôt une fuite des responsabilités vis
tôt une fuite des responsabilités vistôt une fuite des responsabilités vis
tôt une fuite des responsabilités vis-
--
-à
àà
à-
--
-vis des personnes qu’on a la charge de soigner.
vis des personnes qu’on a la charge de soigner.vis des personnes qu’on a la charge de soigner.
vis des personnes qu’on a la charge de soigner.
Le laboureur creuse son sillon.
Le laboureur creuse son sillon.Le laboureur creuse son sillon.
Le laboureur creuse son sillon.
Le navigateur trace son sillage.
Le navigateur trace son sillage.Le navigateur trace son sillage.
Le navigateur trace son sillage.
Le médecin se situe entre ces deux personnes
Le médecin se situe entre ces deux personnesLe médecin se situe entre ces deux personnes
Le médecin se situe entre ces deux personnes
; son acte thérapeutique doit être marqué
; son acte thérapeutique doit être marqué ; son acte thérapeutique doit être marqué
; son acte thérapeutique doit être marqué
par un geste psychologique, se rapprocher davantage de son malade, être à son écoute.
par un geste psychologique, se rapprocher davantage de son malade, être à son écoute.par un geste psychologique, se rapprocher davantage de son malade, être à son écoute.
par un geste psychologique, se rapprocher davantage de son malade, être à son écoute.
Ce geste simple, celui de la compassion, une bonne parole, parfois un simple sourire
Ce geste simple, celui de la compassion, une bonne parole, parfois un simple sourireCe geste simple, celui de la compassion, une bonne parole, parfois un simple sourire
Ce geste simple, celui de la compassion, une bonne parole, parfois un simple sourire
;
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prêcher une médecine humaine qui va au
prêcher une médecine humaine qui va auprêcher une médecine humaine qui va au
prêcher une médecine humaine qui va au-
--
-delà des performances techniques et des
delà des performances techniques et des delà des performances techniques et des
delà des performances techniques et des
progrès thérapeutiques.
progrès thérapeutiques.progrès thérapeutiques.
progrès thérapeutiques.
Dr ARAÏBI Ali
Dr ARAÏBI Ali Dr ARAÏBI Ali
Dr ARAÏBI Ali
LA MÉDECINE DU CŒUR
ÉDITORIAL :
La médecine du cœur
Dr ARAIBI A.
.………………..…………………………….……………………………………………….……….….…..…
page 2
FMC :
Compte-rendu du colloque sur l’insuffisance cardiaque
Dr BENKHALED A.
.
………………………...……………………………………………………………………..….……
pages 4-5
MÉDECINS ILLUSTRES :
Le professeur Issad Hanafi
Dr BENKHALED A.
.
………………………...……………………………………………………………………..….……
page 6
RÉFLEXIONS :
Ventilateurs dites-vous?
..…..…..…………………………………………………..………...……..……….
page 6
Les perles du langage médical (3ème partie)
..…..…..…….………..………...……..……….
page 19
Dr GHRISS M.
DOSSIER :
Diagnostic d’une adénopathie périphérique chez l’enfant
Dr GHRISS M.
………....……………………………………………..…...…………………………………...…...……...….
pages 7-12
OPHTALMOLOGIE :
CAT devant un œil rouge
..…..………………………..……………………………..………...……..……….
page 13
Les perles du langage médical (3ème partie)
Dr GHRISS M
..…..…………………………………………………………………………………..………...……..……….
page 18
ODONTO-STOMATOLOGIE :
La pelade d’origine dentaire
Dr ARAIBI A
..………………………………….………………………………………………………….…………..………
pages 14-15
CULTURE GÉNÉRALE :
Histoire des parfums
Dr DEHABA T.
.…………………………..……………………………………………………………....………………..…
pages 16-19
3
Salut à toute l'équipe de Chlef Medical
De retour à bon port, nous avons une pensée amicale à votre endroit.
Ce fut un grand plaisir de vous rencontrer, d'admirer votre enthousiasme et votre persévérance. Et aussi, dans l'avion,
de vous lire.
Votre bulletin est très bien conçu. Il est tonique, sympathique avec le lecteur. Il fourmille de bonnes idées.
Bravo ! Continuez ainsi.
A titre de soutien de la revue Prescrire, Houria Farhi va vous faire parvenir gratuitement la Bibliothèque électronique
Prescrire. Puisez-y à fond tout ce dont vous avez besoin.
De même sur le site internet Prescrire : étudiez-le à fond. Vous y verrez des tas de textes utiles pour votre bulletin.
N'hésitez pas à y puiser.
Vous avez fait le choix de l'indépendance. C'est magnifique. Mais vous ne tiendrez pas longtemps si vous en restez
à la gratuité, c'est-à-dire au financement par vos poches.
Faites payer... Au départ, vous diffuserez moins, mais votre diffusion augmentera petit à petit. Et vous agirez plus
longtemps
Compte tenu de tous les cas de figure que nous connaissons dans le monde, on peut imaginer :
- une cotisation pour appartenir à votre association ; cotisation qui intègre aussi le prix de l'abonnement
- un prix de l'abonnement pour les non membres (un peu plus cher que la cotisation...)
- + des subventions des autorités sanitaires de la Wilaya de Chlef, sous la forme d'abonnements groupés de leur
personnel
- + la même chose avec des Wilayas limitrophes.
Avec beaucoup d'astuces pour avoir le moins de dépenses possible (nous pouvons vous passer des tuyaux à ce
sujet), vous devez vous en sortir, et progresser au fil des années.
NB : ce que je n'ai pas pris le temps de dire dans la conférence, c'est qu'avant de créer la revue Prescrire, nous
avions conçu et diffusé un revue comme la vôtre dans le cadre d'un groupement professionnel créé de toutes pièces.
En 5 ans, nous sommes parvenu à 1 500 abonnés sur l'ensemble du pays. Et c'est cette "carte de visite" qui nous a
permis d'avoir la subvention, etc.
Bon travail et bon plaisir de faire du bon travail
A un jour futur
Gilles Bardelay
La
boussole
du
praticien,
représentant
de
la
revue
Prescrire
en Algérie a organisé le 30 novembre 2005 au siège de
l’APW de Aïn Defla une rencontre-débat très intéressante
sur problématique de la prescription médicale.
Ont pris part à cette rencontre, outre les praticiens
(privés et de santé publique) des wilayas de Chlef et de
Aïn Defla,
le Dr Gilles
BARDELAY
-
PDG de la revue médicale
française Prescrire qui n’est pas à présenter ;
le Dr Jacques JUILLARD directeur de la publication
la très sympathique Dr FARHI - directrice de «La bous-
sole du praticien » à qui nous rendons hommage pour
l’intérêt qu’elle ne cesse de porter à notre revue CHLEF
MEDICAL.
Accompagné du directeur de la santé de la wilaya, le
Wali de Aïn Defla - qui a offert le déjeuner à l’ensemble
des participants a assisté à une bonne partie des dis-
cussions de la matinée. Nous tenons à le remercier pour
son hospitalité.
De retour en France, le Dr Gilles BARDELAY nous a
adressé un courrier que nous publions intégralement par-
ce que - vu sa longue expérience dans le domaine de
l’édition - nous jugeons qu’il est très instructif pour nous.
Dr BENKHALED Ahmed
«CHLEF
MÉDICAL»
À
LA
DÉCOUVERTE
DE
LA MÉTHODE «MIEUX PRESCRIRE» À
L’AIDE
DE
«LA
BOUSSOLE
DU
PRATICIEN»
4
L’INSUFFISANCE
Compte-rendu du colloque de cardiologie
L’association ACMPC a organisé
dans le cadre du programme de FMC
« Jeudi médical de Chlef » un collo-
que de cardiologie consacré à l’insuf-
fisance cardiaque le 22 décembre
2005 au musée régional Abdelmadjid
Meziane à Chlef.
C’est pour la première fois que notre
association tient son colloque dans
l’enceinte de cette belle réalisation
architecturale qui abrite la mémoire
de la région. Disons tout de suite que
ce « joyau » - dont la salle de confé-
rence qui sy trouve offre le confort et
la fonctionnalité technique de qualité -
est apte à accueillir des manifesta-
tions culturelles et scientifiques de
haute facture. Il mérite d’être bien
entretenu et préservé comme le sont
les objets et vestiges des temps pas-
sés qui s’y trouvent exposer.
C’est le professeur KARA chef de
clinique de cardiologie à Oran qui a
animé cette rencontre médicale. Celle
-ci s’est déroulée en fait sous forme
de conférence unique suivie d’un ri-
che débat. La forte « présence magis-
trale » du Pr KARA, son aura et son
sens de la communication acquis sui-
te à une longue expérience ont vite
fait polariser l’attention de l’assistance
aux propos du maître.
Ce dernier a commencé son inter-
vention en précisant que cette ren-
contre serait l’entame d’une tournée
qu’il compte organiser dans plusieurs
villes de l’ouest du pays pour causer
avec ses pairs du thème de l’insuffi-
sance cardiaque (IC).
Son exposé sur la question à l’ordre
du jour bute par un tour d’horizon
épidémiologique d’où se dégage une
prévalence de plus en plus forte d’IC
notamment dans les pays avancés.
Selon les statistiques européennes,
cette prévalence serait comprise en-
tre 0,4 à 2% dans la population géné-
rale du vieux continent.
En Algérie, cette pathologie serait
également en progression, à l’allure
de l’émergence des maladies non
transmissibles constatée dans le
contexte de transition épidémiologi-
que que connaît actuellement le pays
et en raison de l’accroissement de
l’espérance de vie des algériens.
L’orateur aborde ensuite le chapitre
de la physiopathologie, essentiel pour
comprendre le veloppement de
l’IC, l’évolution ultérieure des symptô-
mes et envisager des conduites thé-
rapeutiques raisonnables et efficaces.
Lorsque le cœur devient défaillant,
l'organisme essaie alors de s'adapter
pour compenser le déficit du pompa-
ge cardiaque (y arrive dans un pre-
mier temps puis se voit déborder et
impuissant ultérieurement) :
réajustements opérés par le systè-
me neurovégétatif tant sur la fréquen-
ce des contractions du muscle cardia-
que (accélération du pouls) que sur la
redistribution du lit vasculaire
(vasoconstriction en périphérie) ;
stimulation du système rénine-
angiotensine-aldostérone.
DIAGNOSTIC CLINIQUE
D’INSUFFISANCE
CARDIAQUE
Lorsque le muscle cardiaque devient
défaillant, le retentissement se fait
d'abord en amont :
ainsi, quand le ventricule gauche
n'éjecte plus suffisamment de sang,
il se produit un engorgement dans
les poumons qui se traduit d'abord
par un essoufflement (dyspnée) puis
par un passage d'eau dans les al-
véoles pulmonaires (OAP) ;
de même, quand le ventricule droit
à son tour ne fonctionne plus correc-
tement, le sang veineux stagne dans
les tissus, d'où un gros foie doulou-
reux, reflux hépato-jugulaire et des
œdèmes des membres inférieurs.
Un cœur insuffisant ne parvient
plus à éliminer l'eau et le sel : la
diurèse baisse et il y a une surcharge
hydrosodée.
Ce n'est que quand le débit de sang
éjecté par le VG est très diminué que
la tension artérielle commence à bais-
ser, avec même apparition de signes
de choc, lorsque les tissus ne reçoi-
vent plus de sang oxygéné.
Ces
signes
cliniques
d’IC
doivent
être
recherchés et évalués au cours d’un
examen clinique soigneux du patient.
La dyspnée, les OMI et la fatigue sont
des symptômes caractéristiques d’IC
mais peuvent être difficiles à interpré-
ter mais quand un troisième bruit car-
diaque est ausculté, on peut affirmer
le diagnostic d’IC en toute confiance.
SYMPTÔMES ET
SÉVÉRITÉ DE L’INSUFFI-
SANCE CARDIAQUE
Une fois le diagnostic d’IC établi, on
peut utiliser les symptômes pour juger
de la sévérité de l’IC et pour appré-
cier la réponse de l’organisme au
traitement.
On distingue selon la classification
internationalement
admise
de
la
NYHA
quatre degrés de gravité d’une IC :
Classe
I
: l’activité physique ordinaire
n’entraîne ni fatigue, ni dyspnée. Il y a
maladie cardiaque mais sans consé-
quence sur la résistance physique.
Classe II : le patient est à l’aise au
repos, mais l’activité ordinaire entraî-
ne chez lui une fatigue, des palpita-
tions ou une dyspnée et impose. Limi-
tation modeste de l’activité physique
du malade.
Classe III : Réduction marquée de
l’activité physique : à l’aise au repos,
mais une activité moindre qu’à
5
l’accoutumée provoque chez le pa-
tient des symptômes gênants.
Classe IV : Impossibilité de poursui-
vre une activité physique sans gêne :
les symptômes de l’IC sont présents,
même au repos et la gêne est accrue
par toute activité physique.
LES EXAMENS
COMPLÉMENTAIRES
ECG :
L’ECG est essentiel pour déceler un
trouble du rythme cardiaque favori-
sant le développement d’une IC. La
valeur diagnostique des anomalies
ECG s’accroît fortement lorsque la
clinique est parlante.
Radiographie thoracique :
Cet examen est utile pour déceler
une cardiomégalie et/ou une stase
pulmonaire.
Hématologie et biochimie
Bilan habituel demandé en cas d’IC :
FNS complète, ionogrammes sanguin
et urinaire,
créatininémie, glycémie, enzymes
hépatiques.
On peut y ajouter : protéine C réacti-
ve (CRP), dosage de la TSH, uricé-
mie, azotémie.
Dans les épisodes aigus, il est impor-
tant d’écarter le diagnostic d’infarctus
aigu du myocarde en dosant les en-
zymes spécifiques du myocarde.
Le dosage du Brain Natriuretic pepti-
de (BNP), secrété par le cœur souf-
frant, peut être utile pour le diagnos-
tic. Plus le taux de BNP est élevé,
plus le risque d'insuffisance cardiaque
est sérieux. « Actuellement, dira le Pr
KARA, il est possible grâce à un petit
appareil de réaliser le test au lit du
malade. C’est ainsi qu’on procède
dans les pays avancés. Pour gagner
du temps au pavillon des urgences, la
clinique + le dosage du BNP suffisent
à poser le diagnostic d’IC. »
Échocardiographie :
L’échocardiographie est l’examen
complémentaire de choix pour cerner
l’IC. Elle permet d’évaluer les dimen-
sions des cavités, l’épaisseur pariéta-
le et la ométrie, les indices des
fonctions systoliques et diastoliques.
L’échographie peut également aider
au diagnostic étiologique de l’IC.
TRAITEMENT
Il comporte trois volets :
1- Le traitement de la maladie
causale
poussée
hypertensive
;
accident
isché-
mique ; infection, endocardite bacté-
rienne ; anémie ; dysthyroïdie ; aggra-
vation d'une insuffisance rénale ; em-
bolie pulmonaire ; grossesse….
Les investigations complémentaires
permettent de faire le diagnos-
tic (positif, différentiel et étiologique)
et d'évaluer le pronostic.
2- Mesures hygiéno-diététiques :
Pas d’efforts physiques ; régime
sans sel ;
3- Le traitement pharmacologi-
ques de l’IC :
Pour traiter d’IC, il est courant de
combiner des médicaments prove-
nant des différents groupes. Ce traite-
ment doit s’adapter à la situation
particulière de chaque patient.
MÉDICAMENTS POUR LE
TRAITEMENT DE
L'INSUFFISANCE
CARDIAQUE
1- Les IEC (inhibiteurs de l’enzyme
de conversion):
Les IEC sont donc la pierre angulaire
de traitement de l'insuffisance cardia-
que, à tous les stades de la maladie,
quasiment indispensables. Les IEC
ont montré des effets bénéfiques sur
mortalité, morbidité et qualité de vie
et sont indiqués dans tous les stades
de l'insuffisance cardiaque. Ils rédui-
sent la production d'angiotensine II,
un puissant vasoconstricteur et aug-
mentent les concentrations de brady-
kinine (vasodilatateur). Les effets se-
condaires comprennent la toux, les
vertiges et la dégradation de la fonc-
tion rénale.
Lorsque les effets secondaires des
IEC sont insupportables pour le pa-
tient, on peut les substituer par des
médicaments d’une autre classe qui
agissent eux également sur le systè-
me rinine-angiotensine, les antago-
nistes des récepteurs de l'angiotensi-
ne II (ARA2).
2- Les diurétiques soulagent le
cœur en réduisant les œdèmes dans
l'organisme et en diminuant la tension
lors du remplissage du cœur.
Les diurétiques de l'anse (type fu-
rosémide) et les thiazidiques entraî-
nent une élimination d’eau mais aussi
des électrolytes (sodium et potas-
sium) ; en tenir compte donc lors de
la réanimation du patient.
La spironolactone (antagoniste de
l'aldostérone) est un diurétique qui
épargne le potassium. Il a été démon-
tré qu’effectivement, la spironolactone
améliore notablement l’IC.
3- Les bêtabloquants cardio-séle-
ctifs
:
en
entraînant
une
diminution
de
la fréquence cardiaque, ils améliorent
la capacité de pompage du cœur. Il
faut utiliser en petites doses.
4- La digitaline ne sera utilisée que
lorsqu’il y a indication, c’est-à-dire
une fibrillation auriculaire ou en cas
d’ACFA dira le Pr KARA.
L'ordonnance du patient insuffisant
cardiaque est donc particulièrement
longue,
d'autant
plus
que
c'est
souvent
un sujet âgé qui a d'autres maladies
pour lesquelles ce dernier suit des
traitements : diabète, dyslipidémie…
Dr BENKHALED Ahmed
CARDIAQUE
tenu le 22 décembre 2005 à Chlef
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