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Infection par le VIH – le dépistage précoce limite
les dommages pour l’individu et la société
Barbara Bertisch, Pietro Vernazza
Spécialité Infectiologie/Hygiène hospitalière, Département de Médecine interne, Hôpital cantonal de St-Gall
Quintessence
P En 2009, le taux de nouveaux tests positifs de dépistage du VIH a pour
la première fois diminué en Suisse. Néanmoins, avec 640 nouveaux cas
dépistés, ce chiffre reste encore trop élevé. A eux-seuls, ces nouveaux cas
font augmenter les coûts de traitement de plus de 10 millions de francs
chaque année.
P En Suisse, la primo-infection par le VIH (et donc la phase d’infectiosité maximale) passe souvent inaperçue.
P Les recommandations actualisées de l’OFSP listent les symptômes et
les résultats d’examen indiquant une primo-infection par le VIH qui doivent inciter à la réalisation d’un test de dépistage du VIH, faute de quoi il
s’agirait d’une erreur médicale.
P Les données scientifiques sont en faveur d’un traitement antirétroviral précoce au cours de la primo-infection par le VIH, afin de préserver
des fonctions immunitaires essentielles.
P Les conséquences de la perte de temps sans traitement sont toutefois
relativisées par les nouvelles recommandations préconisant un traitement antirétroviral plus précoce au stade chronique de l’infection.
P En Suisse, près d’un tiers des infections par le VIH sont uniquement
diagnostiquées lorsque la numération des cellules T auxiliaires est inférieure à 200 cellules CD4/µl.
Introduction
Barbara Bertisch
Pietro Vernazza
Les auteurs
certifient
qu’aucun conflit
d’intérêt n’est lié
à cet article.
Actuellement, en raison de modalités thérapeutiques
toujours plus complexes, les personnes infectées par le
VIH sont presque exclusivement traitées dans des cabinets spécialisés et dans des centres de traitement du
VIH. En particulier grâce à cette spécialisation des soins,
les succès thérapeutiques obtenus dans les centres
suisses spécialisés dans le traitement du VIH n’ont
cessé d’augmenter. Cependant, les médecins de premier recours et les médecins travaillant dans les services d’urgence des hôpitaux jouent également un rôle
essentiel dans le cadre de traitement des patients infectés par le VIH. Ils ont le défi tout particulier de ne pas
passer à côté des primo-infections par le VIH. A cet effet, la Commission d’experts Clinique et Thérapie VIH/
sida de l’OFSP a publié des recommandations actualisées, que nous aimerions présenter dans cet article. Le
diagnostic précoce de l’infection par le VIH est absolument essentiel pour éviter la transmission du virus en
cette période d’infectiosité maximale. Par ailleurs, nous
présentons des données qui, selon nous, constituent
Vous trouverez les questions à choix multiple concernant cet article
à la page 796 ou sur Internet sous www.smf-cme.ch.
des arguments importants en faveur de l’initiation la
plus précoce possible d’un traitement antirétroviral en
situation de primo-infection.
«Lueur d’espoir»: taux de tests de
dépistage du VIH positifs pour la première
fois en régression en 2009
Après environ dix ans de chiffres stables pour les nouveaux diagnostics d’infection par le VIH, en 2009, le
nombre de nouvelles infections par le VIH qui ont été
signalées en Suisse était pour la première fois significativement en régression. Malgré cette nouvelle réjouissante, le nombre de nouveaux cas d’infections par le
VIH ne doit pas être minimisé. Malgré toutes les améliorations en thérapie, évolution de la maladie et pronostic, une infection par le VIH signifie un tournant
énorme pour chaque personne touchée et souvent aussi
pour son entourage. Cependant, des aspects financiers
sont aussi à considérer: pour chaque nouvelle infection
par le VIH diagnostiquée, les coûts de traitement augmentent d’environ 25000.– francs. Ainsi, il faut compter sur une augmentation des coûts de traitement de
plus de 10 millions de francs chaque année.
Diagnostics du VIH toujours trop tardifs
Les efforts en matière de prévention permettent donc
toujours de réaliser des économies. A côté d’autres
formes de prévention, le diagnostic précoce des infections par le VIH est également un moyen important
pour réduire les nouvelles infections. Tout comme dans
d’autres pays européens, en Suisse, dans près d’un
tiers des cas (données SHCS), le diagnostic est uniquement posé au stade de déficience immunitaire avancée
(numération des CD4 <200/µl) [1] (fig. 1 x). Plus préoccupant encore, chez de nombreux patients présentant
une primo-infection par le VIH, le diagnostic n’est pas
posé, bien que 40 à 90% de ces patients présentent des
symptômes [2–4]. Ainsi, dans de nombreux cas, les
symptômes poussent les patients à consulter un médecin mais trop souvent, les symptômes sont mal interprétés en raison de la similitude entre l’infection par le
VIH et les infections grippales ou d’autres maladies (virales) courantes [5–7]. Par ailleurs, les patients n’ont
souvent pas conscience d’avoir été exposés au VIH récemment [5]. Le dépistage d’une primo-infection est
d’une importance épidémiologique capitale en raison
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Figure 1
Chez près d’un tiers des patients dans l’étude suisse de cohorte VIH, le diagnostic d’infection par le VIH est uniquement posé lorsque
la numération des cellules CD4 est inférieure à 200/µl. De ce fait, le traitement antirétroviral est uniquement initié lorsque la numération
des cellules T auxiliaires atteint 200–250/µl (médiane), et dans des cas isolés, uniquement lorsque la numération atteint 100/µl.
Tableau 1. Symptômes et résultats d’examen indiquant
une primo-infection par le VIH.
Fréquents
Fièvre
Fatigue
Lymphadénopathie disséminée
Pharyngite érythémateuse
Eruption cutanée
Céphalées
Lymphocytes réactifs
Moins fréquents
Myalgies et arthralgies
Diarrhée aiguë
Nausées et vomissements
Ulcère oral et génital
Rares
Hépatosplénomégalie
Méningite aseptique et autres manifestations
neurologiques
du risque massivement augmenté de transmission du
VIH [8–10]. Dans ce contexte, la Commission d’experts
Clinique et Thérapie VIH/sida de l’OFSP a modifié les
recommandations relatives à la réalisation d’un test de
dépistage du VIH [11]: dans certaines situations particulières, le médecin a le devoir de diligence de pratiquer un
test de dépistage du VIH, même si le patient n’a pas
conscience d’avoir eu un comportement à risque. En cas
de non-respect des recommandations, le médecin devra
éventuellement justifier sa décision. Naturellement, le
médecin devra systématiquement informer le patient de
la pratique du test.
Dans quelles situations le médecin praticien doit-il songer à une primo-infection par le VIH? En principe, les
patients infectés présentent les symptômes non-spécifiques d’une affection virale. La présence de fièvre,
accompagnée d’une éruption cutanée ou d’une lymphadénopathie, doit tout particulièrement attirer l’attention du médecin (tab. 1 p). Une méningite aseptique ou
la détection de lymphocytes réactifs devrait pousser le
médecin à pratiquer un test de dépistage du VIH.
Pour ces raisons, lorsque des analyses biologiques pour
détection de CMV, toxoplasmose, EBV, rougeole ou rubéole sont prescrites, il est donc toujours nécessaire de
prescrire à la même occasion un test de dépistage du
VIH.
Les recommandations de la Commission d’experts
Clinique et Thérapie VIH/sida de l’OFSP mentionnent
encore d’autres affections médicales dans lesquelles une
infection par le VIH doit impérativement être recherchée car ces affections surviennent fréquemment dans
le cadre du VIH (tuberculose, lymphome, maladies
vénériennes, parésie faciale et autres affections neurologiques ainsi qu’affections cutanées atypiques, particulièrement zona chez des sujets de moins de 40 ans, etc.).
Quant aux médecins de premier recours, il pourrait leur
paraître choquant que les critères pour la réalisation
d’un test de dépistage soient en partie formulés d’une
manière un peu édulcorée, bien qu’une omission puisse
être interprétée comme une faute. Par ailleurs, cette
nouvelle stratégie peut donner l’impression d’une
«mise sous tutelle». Par exemple, les médecins sont
également contraints de réaliser un test de dépistage du
VIH dans les situations citées, alors qu’ils sont prêts à
«mettre leur main au feu» quant au risque de transmisForum Med Suisse 2010;10(46):798–801
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sion du patient. D’un autre côté, les médecins peuvent
également se sentir soulagés de pouvoir s’appuyer sur
cette «contrainte extérieure». En effet, le jugement, par
le médecin, des risques que court un patient est biaisé.
Dans la pratique, il n’est pas rare qu’il ressorte rétrospectivement que les patients, pour diverses raisons,
n’ont pas parlé des situations à risque de VIH auxquelles ils ont été confrontés ou qu’eux-mêmes ignoraient cette situation fut à risque.
Faut-il traiter les primo-infections par le VIH?
A ce jour, il n’existe pas d’études contrôlées qui démontrent les bénéfices d’un traitement anti-VIH au cours de
la primo-infection. Dans les lignes suivantes, nous expliquons pourquoi nous recommandons un traitement
en urgence durant la primo-infection par le VIH.
Destruction du système immunitaire intestinal
par le VIH
Des coloscopies et des biopsies réalisées chez des patients nouvellement infectés par le VIH ont montré que
durant la primo-infection par le VIH, il y avait une destruction importante des lymphocytes CD4-positifs dans
le système immunitaire
intestinal (MALT) en
Si une «guérison» du VIH
l’espace de quelques
était un jour possible, elle
jours. Après quelques
le serait le plus vraisemblasemaines, les follicublement chez les patients
les lymphatiques dans
qui ont débuté le traitement
l’iléon terminal, normatrès tôt
lement visibles à la coloscopie, ont totalement
disparu, les cellules CDA dans la lamina propria ont été
éliminées [12] et ont éventuellement été remplacées par
du tissu conjonctif. Cette destruction est si profonde,
que même un traitement anti-VIH ultérieur n’est plus
capable de rétablir l’architecture du système immunitaire gastro-intestinal. Même lorsque le traitement était
instauré au cours des trois premiers mois ayant suivi
l’infection, une normalisation de la numération des
CD4 dans la lamina propria a uniquement été observée
chez moins d’un tiers des patients après 1–3 ans.
Dommages cosmétiques ou déficit immunitaire
central?
La destruction du MALT est pourtant bien plus qu’une
altération visible à la biopsie. La plupart des dommages
associés à l’infection par le VIH, y compris la destruction
des cellules CD4, sont aujourd’hui imputés à l’activation
massive du système immunitaire par le VIH. Une hypothèse dominante est que la destruction du MALT conduit
à un efflux massif de produits bactériens de l’intestin,
particulièrement de lipopolysaccharides (LPS) [13].
Dans l’infection par le VIH, la paralysie fonctionnelle
des cellules immunitaires est l’un des nombreux dommages causés au système immunitaire. Récemment,
Said et al. ont publié une série d’expériences intéressantes, rendant les LPS (et d’autres antigènes de l’intestin) responsables de la paralysie immunitaire [14]. Les
auteurs ont recherché les causes de l’activation massive
du système immunitaire dans l’infection par le VIH.
Pour ce faire, ils ont analysé deux marqueurs essentiels, le récepteur PD-1 (programmed death-1) et l’interleukine 10 (IL-10). L’activation du récepteur PD-1
empêche une prolifération des lymphocytes: les cellules
deviennent inactives, ce qui à terme bloque également
les défenses contre le VIH. Il est également connu que
l’IL-10 (essentiellement produite par les monocytes) dégrade la fonction des cellules T et donc les défenses
contre le VIH.
Les auteurs ont à présent découvert que les LPS (et
d’autres antigènes), en fonction de leurs concentrations, entraînent une surexpression des récepteurs
PD-1 des monocytes et en parallèle, augmentent massivement la sécrétion d’IL-10 par les monocytes. Curieusement, l’action paralysante via l’activation de l’IL-10
est particulièrement prononcée lorsque les cellules CD4
spécifiques au VIH interagissent avec les monocytes, ce
qui signifie que l’action des LPS paralyse avant tout la
réponse immunitaire spécifique au VIH, mais qu’elle
contribue également de manière non-spécifique à la paralysie des défenses immunitaires.
Traitement précoce pour préserver des fonctions
immunitaires majeures
Même s’il n’est pas encore clair dans quelle mesure un
traitement très précoce est capable d’empêcher la paralysie du système immunitaire médiée par l’IL-10, il
est tout de même possible de supposer qu’un traitement précoce augmente la probabilité d’un effet de préservation du système immunitaire. L’étude de cellules
CD8 CD127hi-positives a permis d’illustrer un effet positif du traitement précoce. Ces cellules régulent le
fonctionnement normal du système immunitaire. Fait
intéressant, elles sont présentes en quantités moindres
chez toutes les personnes infectées par le VIH. Une normalisation de ces cellules peut uniquement être obtenue si les patients ont été traités dès les premières semaines suivant l’infection par le VIH [15].
Le principal argument en faveur d’un traitement précoce en urgence en cas de primo-infection est que les
dommages dûs à l’infection par le VIH sont
Argument en faveur du
en partie irréversibles
traitement précoce: Les
et que le traitement
dommages dus à l’infection
anti-VIH a peu d’effets
par le VIH sont en partie
indésirables. Ainsi, si
irréversibles et le traitement
nous soupçonnons chez
anti-VIH a peu d’effets
un patient une primoindésirables
infection par le VIH et
que le test de dépistage
(test combiné antigène-anticorps) est positif, nous débutons le traitement encore le même jour, même si la
confirmation au moyen de l’ARN du VIH (PCR) n’est pas
encore disponible.
Un autre argument important en faveur d’un traitement
précoce est la réduction des cellules infectées de façon
latente. Il s’agit de cellules mémoires infectées par le
VIH, qui peuvent être activées soudainement et produire du VIH. Leur dégradation naturelle est si lente,
qu’il faudrait 60 ans pour qu’elles aient totalement disparu. La situation est tout autre dans le cas d’une
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primo-infection: si un patient est traité durant la primoinfection, la durée de dégradation de ces cellules est
considérablement raccourcie, avoisinant encore les
7–10 ans. Chez cinq patients sur 32 qui avaient débuté
un traitement très tôt, Hocqueloux et al. ne sont plus
parvenus à détecter le virus jusqu’à deux ans après l’arrêt d’un traitement d’une durée de cinq ans [16]. Chez
ces cinq patients, le traitement avait été débuté 2,3 semaines après le début des symptômes par rapport à
5,3 semaines dans le groupe de patients chez qui le virus a à nouveau augmenté après l’arrêt du traitement.
Si une «guérison» du VIH était un jour possible, elle le
serait le plus vraisemblablement chez les patients qui
ont débuté le traitement très tôt.
Il serait possible de répliquer qu’avec cette approche,
nous traitons des patients qui n’auraient peut-être pas
eu besoin de traitement durant de nombreux années ou
décennies. Pourtant, cette crainte ne se confirme pas
dans les études épidémiologiques. Récemment, des
chercheurs argentins ont rapporté que 34% de patients
présentant une primo-infection symptomatique avaient
déjà une numération des CD4 inférieure à 350/µl après
un an et qu’ils remplissaient ainsi les conditions pour
recevoir un traitement [17].
Traitement antirétroviral en cas d’infection chronique
par le VIH: quand débuter?
Comme le montre la figure 1, dans l’étude suisse de cohorte VIH, en cas d’infection chronique, le traitement
débute lorsque la numération des cellules T auxiliaires
atteint 200–250/µl (valeur médiane) et dans des cas isolés, uniquement lorsque la numération atteint 100/µl.
Les patients chez qui l’infection par le VIH a été diagnostiquée tardivement y contribuent. En cas d’initiation tardive du traitement, le traitement peut s’avérer
plus difficile, tout comme l’obtention d’une réponse clinique au traitement [18]. Au cours des dernières années,
il était considéré comme justifié de débuter le traitement lorsque la numération des CD4 passait en-dessous de 350/µl. Actuellement, certaines études suggèrent que les patients infectés par le VIH qui sont
asymptomatiques et qui ont une numération de cellules
T auxiliaires supérieure à 350/µl peuvent également
tirer des bénéfices d’un traitement antirétroviral [19,
20], tandis que d’autres études n’ont retrouvé aucun
bénéfice [21]. Néanmoins, il existe des facteurs supplémentaires qui justifient l’initiation d’un traitement en
cas de numération des CD4 plus élevée (par ex. co-in-
fection VIH-VHC). Ainsi, la question de l’instauration
d’un traitement en cas de valeurs de CD4 plus élevées
doit être discutée au cas par cas avec le spécialiste
jusqu’à ce que des études randomisées permettent de
définir des recommandations définitives. Cette tendance à initier plus précocement le traitement relativise
encore davantage la perte de temps sans traitement
lors de l’initiation du traitement antirétroviral dans le
cadre d’une primo-infection.
Résumé
Les primo-infections par le VIH restent trop souvent
non diagnostiquées. Les recommandations commentées dans cet article doivent aider à poser plus souvent
le diagnostic et à faire intervenir les spécialistes le plus
rapidement possible pour un traitement précoce. Ainsi,
le taux nettement augmenté de transmission du VIH en
cas de primo-infection peut être diminué et les fonctions immunitaires majeures peuvent être préservées.
Remerciements
Nous remercions Monsieur le Prof. B. Ledergerber ainsi que l’étude
suisse de cohorte VIH pour l’aimable mise à disposition de la figure 1.
Correspondance:
Dr Barbara Bertisch
Fachbereich Infektiologie/Spitalhygiene
Departement Innere Medizin
Kantonsspital
CH-9007 St. Gallen
barbara.bertisch@kssg.ch
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La liste complète des références numérotées se trouve sous
www.medicalforum.ch
Forum Med Suisse 2010;10(46):798–801
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HIV-Infektion – Früherkennung verhindert Folgeschäden für
Individuum und Gesellschaft /
Infection par le VIH – le dépistage précoce limite les dommages
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Weiterführende Literatur (Online-Version) / Références complémentaires (online version)
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