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Dans sa dernière allocution hebdomadaire sur les ondes de la radio publique palestinienne, le
Premier ministre démissionnaire a appelé à la tenue d’élections en Cisjordanie et dans la
Bande de Gaza. Il a par ailleurs indiqué qu’il n’envisageait pas de quitter la politique et qu’il
œuvrerait, en tant que citoyen, à la défense des droits palestiniens.
Dans un communiqué publié jeudi, 12 factions ont exhorté le président de l’Autorité
palestinienne, Mahmoud Abbas, à profiter du « momentum » créé par la démission de
Fayyad pour promouvoir la réconciliation entre Fatah et Hamas et tenir des élections.
Le quotidien Haaretz révélait vendredi qu’une rencontre entre le Premier ministre du Hamas,
Ismail Hanyé et le chef de la branche politique de l’organisation islamiste, Khaled Meshaal
était prévu en fin de semaine au Qatar. Selon le journal, si des « échos positifs parvenaient à
Ramallah », Mahmoud Abbas pourrait suspendre la nomination d’un nouveau Premier
ministre et prendre la direction de l’exécutif en vue de l’organisation d’un scrutin. Si ce n’est
pas le cas, ajoute le quotidien, Abbas formera un gouvernement de technocrates et des
élections législatives se tiendront 90 jours après.
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LE TEMPS EST COMPTE POUR REPRENDRE LES
POURPARLERS
Lors d’une intervention à la Chambre des Représentants ce mercredi, le Secrétaire d’Etat
américain John Kerry a réaffirmé son engagement à promouvoir la relance du processus de
paix. « Je serai engagé car je crois que la fenêtre d’opportunité est en train de se refermer »
a-t-il déclaré devant la commission des Affaires Etrangères, ajoutant qu’il restait deux ans au
maximum pour parvenir à un règlement définitif de la situation.
Il a également confié sa volonté de parvenir à surmonter l’impasse dans laquelle se trouvent
les deux parties, à savoir qu’aucune négociation entre Israël et l’Autorité palestinienne n’a eu
lieu depuis quatre ans et demi, et ce après plus de six décennies de conflit. John Kerry a
cependant souligné la détermination de chacune des parties à parvenir à un accord de paix.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait d’ailleurs indiqué au Secrétaire
d’Etat américain durant sa visite en Israël qu’il était possible de parvenir à un règlement
définitif avec les Palestiniens d’ici un an, à condition que Mahmoud Abbas accepte de
reprendre les négociations sans préalables.
Pour la classe politique israélienne, le message adressé aux parties par John Kerry est clair :
l’Administration américaine entend fixer un calendrier précis pour la relance du processus de
paix. Selon des responsables israéliens ayant requis l’anonymat, un échec des négociations
conduirait les Américains à geler leur soutien financier à l’Autorité palestinienne, ce qui
aurait pour conséquence d’affaiblir les services de sécurité palestiniens. Un tel scénario est
redouté à la fois par les Palestiniens et par les Israéliens, dans la mesure où il favoriserait une
recrudescence des troubles et la montée en puissance du Hamas en Cisjordanie.