UNIVERSITE PARIS 13 / SORBONNEPARIS CITÉ
U.F.R. DES LETTRES, DES LANGUES, DES
SCIENCES DE L'HOMME ET DES
SOCIETES
ECOLE NORMALE SOCIALE
2, RUE DE TORCY
75018 PARIS
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Formation Continue
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RECHERCHE ACTION QUALIFIANTE PAH
Le récit d’investigation professionnel (RIP)
ENS, 75019
JC BOURGUIGNON, P13
Martine BESTEGUI, P13
Claire MARECAUX, P13
Hélène LAPOSTOLLE, ENS
Lundi 1er juin 2015
1ère partie : retour sur l’expérience d’écriture
Les travaux individuels (d’écriture) trouvent dans les échanges et le partage un moyen de saisir ce qui a constitué
NOTRE expérience professionnelle.
Raconter l’expérience demande un déploiement qui n’est pas celui de la vie.
Réflexivité : « on fait retour sur »
2ème partie : travail en petits groupes
Résonnance biographique
Quelle forme de réponse ?
Faire attention à ce que dit l’altérité ?
Proposition 3 : racontez comment vous êtes devenu le professionnel que vous êtes ici et maintenant.
Répond à ce que c’est qu’une autobiographie.
Cette proposition débute avec les Confessions de Rousseau. Nous sommes des êtres historiques,
de devenir, l’Homme grandit avec des expériences.
Il existe l’idée que se raconter c’est se situer dans un devenir de soi-même. Je vis et cumule les
enseignements de ces expériences qui me font grandir.
Les vies parallèles de Plutarque1, qui raconte les vies
de personnes célèbres.
Pour Plutarque, l’être humain comme un être d’essence pas
complètement actualisé.
Ce n’est pas une pensée du devenir mais de substance.
Henri DESROCHE
Plutarque (en grec ancien Πλούταρχος / Ploútarkhos), né à Chéronée en Béotie vers 46 ap. J.-C. et mort vers
125, est un philosophe, biographe, moraliste, et penseur majeur de la Rome antique. Grec d'origine, il fut
influencé par le courant philosophique du néoplatonisme et s'opposa dans ses traités de morale aux courants
stoïciens et épicuriens.
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RECHERCHE ACTION QUALIFIANTE PAH
Pratiques associatives et action publique
ENS, 75019
Murielle BEGUE, ENS
Mardi 2 juin 2015
INTRODUCTION
Qu’est ce que l’association ?
Tocqueville : l’association, c’est « l’art de s’associer »
Construire des liens entre les membres d’un même groupe, société, Etat
Ce lien est d’une qualité différente selon la manière dont on le construit
Créer du lien créatif et de manière positif pour les personnes qui vont créer ces liens
T. écrit au 18ème siècle, s’intéresse à l’Amérique
L’association, c’est la liberté, c’est d’abord un droit politique lié à la notion de démocratie
L’A° produit de « l’être ensemble ». Cela relève-t-il de son essence ou de sa réalité ?
L’association est une problématique politique : comment fait on coïncider l’existence d’un peuple qu’on crée et
le « faire ensemble » c’es à dire faire coïncider le peuple comme principe et le peuple comme société
Caractéristique du contexte contemporain en France :
1. La montée de l’individualisme :
L’individualisme n’est pas que négatif, il est aussi un élément d’émancipation car c’est la liberté de choisir nos
valeurs et mode de vie.
L’individualisme dit que le bien être de l’individu ne peut pas être négligé au profit de la société
La montée de l’individualisme est un fait social.
Les sociologues ont montré la monté d’une « individuation » : la modernité s’est accompagnée de
l’individualisme.
Impacts :
 sur la famille :
Fragilisation de la solidarité familiale
Injonction à l’autonomie avec le libéralisme
 changement dans les liens ordinaires dans l’espace public :
a.
anonymat
b.
menace de l’isolement, de la solitude
c.
judiciarisation
d.
NTIC, virtualisation…
Le désengagement de l’Etat avec une délégation de (mission de) service public
Pour pallier, on en appelle aux vertus des associations, à la « société civile ».
2
PARTIE 1 : PRATIQUE ASSOCIATIVE ET HETEROGENEITE DES ASSOCIATIONS
1,3 millions d’associations en France (chiffre qui augmente de 4% par an depuis 2010).
Secteurs d’activités2 :
 actions caritatives et humanitaires 45%
 action sociale et la santé
13%
 éducation, formation
11%
 sport
10%
 culture
7%
 loisirs, vie sociale
6%
 défense de droit et de cause
6%
 économie et développement local 3%
23 millions d’adhérents dont 43% de plus de 18 ans. Le nombre d’adhérents est stable.
63% adhèrent à une association, 23% à 2 et 17% à 3 ou plus.
Le principal secteur d’adhésion est le sport.
Statuts variables au sein des associations.
Le bénévolat :
16 millions de bénévoles en France
Vieillissement (continu) des présidents d’associations dont la moyenne d’âges est de 58 ans. Difficulté de
renouvellement des cadres.
Matthieu HELY interroge les nouvelles catégories de l’association et celle de l’entreprise associative.
14% des associations sont employeuses = 1,8 millions de salariés (1 ou 2 par association), 8% des emplois
salariés.
Action social, éducation santé et animation sportive et culturelle.
Activités des associations représentent 68 milliards d’€, soit 3,2% du PIB
Avec toute la richesse non mesurée de l’activité associative, on arrive à entre 15 et 30 milliards d’€
2
TCHERNAGOG & ARCHAMBAULT
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PARTIE 2 :
Robert PUTMAN3
Approche du lien social comme bien collectif. Le lien social nous apporte du capital
social.
Bowling alone4
Robert Putnam est probablement l'un des contributeurs majeurs aux États-Unis et dans le monde du concept de
capital social, notamment par la publication en 1995 d'un article controversé intitulé « Bowling alone »
(développé en 2000 dans Bowling Alone. The Collapse and Revival of American Community). Cependant, il
convient de ne pas confondre le concept de capital social développé par Putnam avec le concept de capital social
utilisé par le sociologue français Bourdieu.
Chez ce dernier, le capital social correspond au « carnet d'adresses » qui permet de conforter ou d'améliorer sa
position sociale. En revanche selon Putnam, le capital social est en fait synonyme de lien social. En effet, il
décrit le capital social comme relatif aux « caractéristiques de l'organisation sociale telles que les réseaux, les
normes, et la confiance, qui facilitent la coordination et la coopération pour un bénéfice mutuel ».
Putnam soutient que, depuis les années 1960, les États-Unis subissent un effondrement sans précédent de leur vie
civique, sociale, associative et politique – soit du capital social, avec des conséquences dramatiques. Il mesure ce
déclin à l'aide de données variées, notamment la pratique du bowling : les ligues de bowling ont connu un déclin
massif de leurs membres alors que, parallèlement, le nombre total de joueurs augmentait énormément.
Putnam établit une distinction entre deux types de capital social : le bonding capital (bonding : formation de liens
affectifs en anglais) et le bridging capital (qui crée des ponts). Le bonding capital est celui qui est créé par une
socialisation entre personnes semblables : de même âge, de même race, de même religion, etc. Mais afin
d'obtenir des sociétés paisibles dans un pays multiethnique, un second type de capital social est nécessaire.
Bridging, c'est ce qu'on fait quand on devient amis de personnes qui ne nous ressemblent pas, comme les
supporters d'une autre équipe de football.
Nina ELIASOPH
Avoiding politics, how american produce apathiy in everyday life
Elle travaille sur les groupes de nature différente. De quelle manière les
citoyens actifs créent en pratique l’espace public ?
Son ouvrage vient bousculer les idées reçues. Les personnes interrogées
sont soucieuses qu’il est possible de faire quelque chose ensemble et nient
le caractère politique.
L’idéal de participation civique en dehors du politique.
Elle traite les problèmes de races, de pauvreté, éducation…
Son ouvrage recoupe les travaux de Pierre ROSANVALLON = le problème c’est « l’impolitique », être dans un
impensé politique.
3
Robert David Putnam, né le 9 janvier 1941 à Rochester, État de New York, est un politologue américain,
professeur à l'université Harvard. Il s'est rendu célèbre par ses écrits sur l'engagement civique, la société civile et
le capital social. Putnam a aussi développé une théorie des jeux selon laquelle les accords internationaux seront
négociés avec succès seulement s'ils apportent aussi des avantages nationaux.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Putnam
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RECHERCHE ACTION QUALIFIANTE PAH
Socialisation et enjeux de l’interculturalité
ENS, 75019
Salima AMARI, ENS
Mardi 2 juin 2015
1 Socialisation
1.1. Définition
1.2. Synthèse de supports théoriques sur la socialisation
2. Enjeux de l’interculturalité
2.1. Définition et débats
2.2. La différence culturelle
1 Socialisation
1.1. Définition
Distinguer les notion s de sociabilité et socialisation
Sociabilité est une notion à saisir en tant que relation directe et forme de relation entre individus dans un cadre
social donné (école, famille, rue…)
Simmel5 (sociologue allemand) dit que « la sociabilité est la forme ludique de la socialisation ».
C’est une traduction des relations directes à l’intérieur des socialisations
5
Georg Simmel, né le 1er mars 1858 à Berlin en Allemagne et mort le 28 septembre 1918 à Strasbourg, est un
philosophe et sociologue allemand. Sociologue atypique et hétérodoxe, Georg Simmel dépasse les clivages,
pratiquant l'interdisciplinarité.
À partir de nombreuses observations et discussions lors de séminaires privés ou publics, il écrit sur plusieurs
thèmes : l'argent, la mode, la femme, la parure, l'art, la ville, l'étranger, les pauvres, la secte, la sociabilité,
l'individu, la société, l'interaction, le lien social… Son ouvrage Philosophie de l'argent (publié en 1900) est
considéré comme son chef-d'œuvre.
Il a influencé les intellectuels de son époque ainsi que des proches d'aujourd'hui : Max Weber, Karl Mannhein,
Alfred Schütz, Raymond Aron, Erving Goffman, Howard Becker, Anselm Strauss, Isaac Joseph, Patrick Watier,
Raymond Boudon, Guillaume Erner, Georg Lukacs, Zygmunt Bauman.
Sa pensée complexe a été critiquée par Émile Durkheim[réf. nécessaire].
Son œuvre n'est redécouverte en France qu'à partir des années 1980, notamment par le concours de quelques
sociologues comme Raymond Boudon, Lilyane Deroche-Gurcel, Michel Maffesoli, Patrick Watier, Alain
Deneault1,2 ou encore François Léger3.
Simmel a constitué une référence importante pour l'école sociologique de Chicago (à ne pas confondre avec
l'école économique de Chicago).
5
Au terme de Sociabilité, 3 sens sont attachés :
1.
2.
3.
L’aptitude à vivre en société
La facilité des rapports sociaux ou relations sociales
L’ensemble des diverses formes intellectuelles et mondaines
La notion de socialisation renvoie à l’ensemble des mécanismes par lesquels les individus font
l’apprentissage des rapports sociaux et assimile les normes, les valeurs et les croyances d’une société ou
d’un groupe social.
Autrement dit, la S° est le processus par lequel un être biologique est transformé en un être social
(sociable).
Au niveau théorique, définition de Guy ROCHER :
« la S° est le processus par lequel la personne humaine apprend et intériorise tout au cours de sa vie les
éléments socioculturels de son milieu, les intègre à la structure de sa personnalité sous l’influence d’expériences
et d’agents sociaux significatifs ». (Introduction à la sociologie générale, Seuil).
Processus tout au cours de la vie
Influence du milieu
Ex : les parents
La socialisation se passe par l’inculcation par imprégnation
Processus volontaire
et conscient
Différences entre les valeurs et les normes :
Les valeurs sont des notions abstraites qui définissent ce qui est considéré comme souhaitable et qui orientent
nos actions.
Les normes sont des comportements concrets exigés ou tolérés dans la société. Les normes sont souvent le reflets
de nos valeurs.
Le processus de socialisation se déroule tout au long de la vie. Différentes instances de S° vont contribuer à le
socialiser.
Certains auteurs distinguent :
 la socialisation primaire (la famille)
 la socialisation secondaire (école, travail, média, religion, groupe de pairs – adolescents)
Il existe 2 grilles de lecture du processus de socialisation :
1. perception holiste notamment avec DDURKHEIM où les normes sont apprises et contraignent l’individu.
La société est prise dans un ensemble.
2. Dans l’individualiste méthodologique (WEBER), chaque individu adapte les normes qu’il a apprises en
fonction des situations sociale. La socialisation est davantage perçue comme une interaction entre l’individu
et son environnement. Il y a une interaction.
Les principaux lieux de socialisation : la famille et l’école
La famille tient une place essentielle dans la socialisation de l’enfant. La S° familiale est précoce, intense,
durable, sans concurrence (avant l’école) explique le poids de l’origine sociale dans les comportements sociaux.
Toutes les familles ne socialisent pas de la même manière leurs enfants. On observe une socialisation
différentielle selon le milieu social et le sexe ou le genre (genre=sexe social).
Les parents influencent fortement leurs enfants à travers leur
 catégorie socio-professionnelle (CSP)
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


niveau d’étude, capital culturel
patrimoine
mode de vie
Le développement salarié des femmes a contribué à faire évoluer la socialisation par la famille. Les rôles
masculins et féminins évoluent peur à peu. Ces transformations engendrent la tendance au rapprochement des
rôles. La répartition des tâches domestiques connaît encore des limites.
L’école
L’éducation scolaire ne se réduit ni à l’acquisition de connaissances ni à la distribution de compétences et de
diplômes.
En France, on attend de l’école quelle forme des citoyens.
DURKHEIM6 a théorisé le rôle de l’école dans la socialisation des jeunes.
Pour lui, l’école a une importance primordiale dans la formation morale du pays.
Seule l’école est capable d’offrir un lieu de socialisation commun à tous les enfants et
d’éduquer les futurs citoyens français en transmettant des valeurs communes.
1.2. Synthèse des apports théoriques sur la socialisation
Dans « les règles de la méthodes sociologique », DURKHEIM explique que la socialisation remplit une
fonction morale anthropologique essentielle dans la mesure où la nature humaine ne peut être régulée par autre
chose que par le social.
Dans son ouvrage « De la division du travail » (1893), il distingue la « solidarité mécanique » et la « solidarité
organique ». Pour l’auteur, les sociétés traditionnelles sont caractérisées par une solidarité de type mécanique ou
par similitude dans laquelle l’accent est mis sur les valeurs et les symboles communs.
Les sociétés modernes au contraire exigent la mise en œuvre d’une solidarité organique dans laquelle les
croyances et les valeurs se mêlent de manière individualisée.
WEBER (1864-1920) considère que les institutions sont au fondement de la vie sociale (les individus sont des
acteurs). La socialisation pour Weber est un processus plus ouvert qui laisse une part plus active à la liberté des
individus. Pour lui, il y a 2 formes de socialisation :
 la socialisation communautaire. C’est un processus d’inculcation des coutumes, des valeurs
partagées par la communauté.
 la socialisation sociétaire. Moins exigeante, c’est une forme plus souple qui repose sur
l’entente, l’engagement mutuel pour poursuivre des intérêts socio-économiques.
6
David Émile Durkheim (15 avril 1858, Épinal - 15 novembre 1917, Paris1) est l'un des fondateurs de la
sociologie moderne.
En effet, si celle-ci doit son nom à Emmanuel-Joseph Sieyès et a été popularisée par Auguste Comte à partir de
1848, c'est grâce à Durkheim et à l'École qu'il formera autour de la revue L'Année sociologique2 (1898) que la
sociologie française a connu une forte impulsion à la fin du xix e siècle et au début du xxe.
Formé à l'école du positivisme, Durkheim définit le « fait social » comme une entité sui generis, c'est-à-dire en
tant que totalité non réductible à la somme de ses parties. Cette définition lui permet de dissocier l'individuel du
collectif et le social du psychologique, et de fonder logiquement les conditions de possibilité d'une action
contraignante de la société sur les individus. « Extériorité, étendue et contrainte caractérisent le fait social » :
cette thèse fit de lui le véritable fondateur de la sociologie en tant que discipline autonome et scientifique.
Durkheim est à l'origine de plusieurs termes qui sont aujourd'hui très connus, comme anomie et conscience
collective.
L'apport de Durkheim à la sociologie est fondamental puisque sa méthode, ses principes et ses études
exemplaires, comme celle sur le suicide ou la religion, constituent toujours les bases de la sociologie moderne.
Toutefois, l'apport de son œuvre va bien au-delà de cette discipline et touche presque toutes les disciplines dans
les sciences humaines, dont l'anthropologie, la philosophie, l'économie, la linguistique, et l'histoire.
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BOURDIEU (1930-2002) :
Pour lui, les actions de sociales s’inscrivent dans un monde social construit, c’est le
courant « constructiviste ».
Bourdieu veut rompre avec les dualismes antérieurs entre :
 objectivisme et subjectivisme
 structure et agent
 société et individu
 déterminisme social et action individuelle
Il aspire à trouver ce juste milieu pour dépasser le déterminisme social ou l’individu n’a pas de marge de
manœuvre.
L’individu a des capacités d’agir à l’intérieur d’un déterminisme social, d’une structure.
Le concept permettant ce dépassement est le concept d’Habitus qui désigne l’ensemble des dispositions à agir
(ou pas) que les individus héritent de leur trajectoire sociale et notamment des conditions de leur socialisation et
qui leur permet d’acquérir un sens pratique et une capacité d’agir. Bourdieu inscrit ainsi l’habitus comme une
médiation entre les pratiques sociales et les structures.
3.
Enjeux de l’inter culturalité
La culture est une notion complexe. Il existe autant de définitions que d’auteurs.
Chocs de cultures, Camilleri et Cohen Emerique
La culture est l’ensemble de
Il y a une tension entre :
 l’universalisme (la République française, Droit de l’Homme universels…) la culture n’interfère pas
 et le relativisme culturel ou le multi culturalisme (USA, Canada...)
Multiculturalisme ne passe pas en France contrairement à l’inter culturalité.
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