Les Nœuds logiques
et leurs effets sur les tables de vérité
présentées comme des tables de lois de composition internes
J.M. Vappereau, le 31 mars 2015
Nos premiers travaux en logique classique modifiée étaient menés dans un nœud
logique des plus simple que nous notons maintenant (0,S).
Il s'agissait de le définir par l'introduction d'une première négation modifiée notée : ∼,
en tant qu'une lettre primitive ajoutée au système d'écriture du calcul de la coordination de la
Logique canonique classique caractérisant les énoncés du nœud logique classique et trivial
(0,1) et ainsi d'augmenter ce système d'écriture standard.
Pour cela il faut accompagner cette lettre supplémentaire et originale d'une clause
formative qui explicite la manière d'écrire les expressions recevables dans ce nouveau
système d'écriture :
cf. 4 "Si P est une expression bien écrite alors (∼P) est une expression bien écrite",
et d'un axiome supplémentaire qui accompagne les déductions de thèses qui présentent cette
négation supplémentaire dans leur énoncé :
ax. 5 (∼p  (q  ¬q)).
Nous réservions au début la construction du composant sémantique de la logique ainsi
modifiée, les tables de vérité de son calcul de la validité, pour une étape ultérieur de la
construction.
Cette première négation originale conduit à définir dans l'espace de la Logique
modifiée ainsi ouvert sous cet aspect de stricte syntaxe, une seconde négation modifiée.
En effet cette seconde négation modifiée était définie comme simple abréviation par
substitution, grâce à l'expression :
p =def ( ¬p  ¬∼p)
qui emploie les deux négations, à la fois (¬p) du nœud logique classique trivial (0,1) et d'autre
part (∼p) du nouveau nœud logique modifié (0, S) ce qui la rend impropre à participer de l'un
et de l'autre. Celle-ci était extrinsèque, du fait de sa définition, au nœud logique classique et
trivial (0,1) et au nœud logique modifié et déformé (0,S) qui a provoqué la modification de la
Logique canonique classique.
Cette troisième négation est en fait la négation pseudo classique d'un troisième nœud
logique défini par (0, ¬S) dans cet espace de la Logique modifiée où sont plongés les nœuds
en vertu de la thèse de la logique modifiée
[∼( ¬p  ¬∼p)
¬( ¬∼p  ¬∼∼p)]
pour donner la série d'équivalences
∼ p =def ∼( ¬p  ¬∼p) = ¬ ~ p =def ¬( ¬∼p  ¬∼∼p) =dual. clas. ( ∼p  ∼∼p) =def S
C'est la conséquence d'énoncés inscriptibles et déductibles à partir des clauses
formatives et des axiomes classiques augmentés de la clause formative et du nouvel axiome.
A cette époque (années 1985-1990), nous voulions éclairer les apories de la logique
classique comme la condition tarskienne d'emploi du prédicat de vérité (voir L'AMOUR DU TOUT
AUJOURD'HUI1), la confusion entre le principe du tiers exclu et le caractère binaire de la logique
qui n'est pas binaire mais de caractéristique deux (2). Puis quelques apories freudiennes qui
rendent impossible la raison dans la psychanalyse tant qu'elles ne sont pas traitées en suivant
Lacan de manière effective, ce qui veut dire explicite, à commencer par la définition en bonne
1
1
sur jeanmichel.vappereau.free.fr
logique de la scène fondamentale du désir de Freud nommé Inconscient qu'il écrit aussi Ics.
(voir EROS ET PSYCHE) et contredire ainsi Wundt qui n'avait pas imaginé qu'une telle solution
soit constructible et par là concevable en raison (L'INSTANCE DE LA LETTRE ou la raison
depuis Freud de J. Lacan).
Il faut signaler ici que Wundt ne fait que prendre la suite de Locke, le fondateur de la
conscience européenne, dont É. Balibar à refait la traduction historique de Coste et où, dans
sa préface 2 , il met, à juste titre, au défi de rendre compte de l'objection Lockéenne, ses
anciens collègues de l'Ecole, les professeurs de philosophie devenus psychanalystes lacaniens
plus ou moins par des alliances bizarres avec des psychiatres qu'ils prétendent contrer.
Au regard de son interpellation, une seule et simple objection persiste à l'adresse de
Balibar sous l'aspect d'une question : "Pourquoi ne le fait-il pas lui même?".
Car quiconque est embarqué, comme le dirait B. Pascal, et il se doit de l'expliquer, au
lieu de refiler le problème aux copains de l'Ecole qui n'en peuvent rien dire, et faire comme si
la psychanalyse de Freud et de Lacan n'était qu'une idéologie mondaine. Ce à quoi, il est vrai,
elle se réduit la plupart du temps, pour et par ces gens.
Ici le psychisme qui n'est pas : "¬- conscient" (lire : "non-conscient") au sens classique
et n'est pas de ce fait : un psychisme "¬-psychisme" (lire "non-psychisme ) au sens classique
comme l'assertent Wundt avec beaucoup d'autres logiciens raisonnables, c'est à dire remplis
de préjugés, comme dans les familles et l'éducation de enfants.
Mais l s'agit d'un "∼ 1-conscient", (lire : "non-conscient") d'un premier nœud logique
qui équivaut à un "∼ 2-psychisme" (lire "non-psychisme ) produit par la négation d'un autre
nœud psychique qui peut même écrire qu'il s'agit d'un inconscient, écrit Ics. en tant que dans
la langue parlée, il s'agit d'un "non conscient" écrit "In-Cs." mais qui écrit aussi bien
Ics. = ( ¬Cs  ¬∼Cs)
comme notre seconde négation modifiée qui se lit "il est faux qu'il soit conscient et il est faux
qu'il ne soit pas conscient."
Avant de porter des jugements à l'emporte pièces, il serait bon de commencer à
distinguer entre la langue parlée et la langue écrite qui sont deux langues distinctes bien
qu'elles soient dites par le sujet qui l'emploi la même, il parle de sa langue.
Une langue reste deux langues qui sont la même langue pour le sujet. Il ne s'agit pas
de faits positifs mais de faits du symbolique, le langage si vous voulez le désigner ainsi, mais
en tant que l'effectivité (Wirklichkeit) dont nous traitons ici relève de ce qui s'écrit et s'oppose,
en cette matière, à ce qui, réel, ne s'écrit pas. La réalité est autre chose, elle est commandée
par un fantasme dont nous ne sortons pas mais dont nous pouvons rendre compte.
Ce sont ces différentes solutions qui nous ont conduit à retrouver la Logique classique
sous divers aspect afin de la situer dans les Algèbres de Boole Z2n = ({0, 1}n, +, ×) retrouvées
alors par René Guitart3 et associées aux Corps4 de Galois de caractéristique deux (2) notés :
2
É. Balibar 1998 : Identité et différence. Le chapitre II, xxvii de l'Essay concerning Human Understanding de
Locke. L'invention de la conscience, Editions du Seuil (traduction, introduction et commentaire)
3
Travaux de René Guitart qui produisent un lien entre Boole et Galois et qui nous ont fait progresser dans
l'écriture des ces modifications (Se reporter aux travaux de René Guitart http://webusers.imj-prg.fr/~rene.guitart/
surtout Moving logic, from Boole to Galois, Colloque International "Charles Ehresmann : 100 ans", 7-9 octobre
2005, Amiens, Cahiers Top Géo Diff Cat vol. XLVI-3, 2005, p. 196-198).
4
Pour citer les sources ici, il faut signaler l'article de Grosjean qui a déjà noté ce qu'il appelle corps de ruptures
des paradoxes où il introduit les insensés. P. V. Grosjean, La logique sur le corps de rupture des paradoxes,
Logique et Analyse, Nouvelle Série, 16 ème année, mars-juin 1973, p. 535-562.
Pourquoi insensé, c'est un préjugé dont il lie le sort à celui des nombres irrationnels des grecques et des
nombres imaginaires des classiques qui ne sont irrationnels, imaginaires ou insensés du seul fait de ne pas
convenir aux préjugés d'une époque.
2
GF(2n), des corps avec leur structure linéaire d'espace vectoriel, corps d'extension du seul et
unique corps de Boole Z2 = ({0, 1}, +, ×) le plus petit en deçà des autres anneaux de Boole
Z2n = ({0, 1}n, +, ×) ou encore Z2 = ({0, 1}, +, ×) notre nœud logique triviale noté ici : (0,1).
Attention, il y une difficulté pour les débutants qui relève de l'art de l'algébriste
véritable. Si les sommes (additions) respectives des GF(2n) et des AB(2n) = Z2n sont
identifiables entre elles,- elles ont la même expression algébrique -, les expressions de leurs
produits (multiplications) respectifs sont différentes,- de l'expression de l'un à l'expression de
l'autre -.
Ainsi les GF(2n) sont des corps pour le produit obtenu par extension du corps Z2 et la
structure linéaire de Z2-espace vectoriel, alors que les AB(2n) = Z2n sont des anneaux, avec
une structure linéaire de Z2-Algèbre, pour un produit qui les caractérise du fait de s'identifier
à la conjonction de la logique.
La logique n'est pas binaire (deux valeurs exclusives confondue avec l'emploi du tiers
exclu) comme on se plait à le répéter de manière sommaire et rigide car même dans ses
modèles automatisées, elle est de caractéristique deux (2x = 0), conséquence de l'axiome de
Boole noté : (x2 = x), ce qui est facile à démontrer par un calcul en trois temps,
( (x+1)2 = x+1 ) ( x2 + 2x +1= x+1 ) ( x + 2x +1= x+1 )
(2x = 0).
Ceci veut dire dialectique ou involutive car l'opposé additif noté : −x, existe,- il y a
bien un élément symétrique pour la somme -, mais ici, en caractéristique 2, il se réduit au
terme positif (+x = −x) auquel il s'oppose en conséquence de cette caractéristique deux
(2x = x + x = 0)
ou expression de l'identité (i(x) = x), unissant ainsi l'identique avec le différent (x = -x).
Ceci reste cohérente avec les GF(2n) et leurs axiomes de type Booléen développé,
(xn = x).
De ce fait les groupes multiplicatifs cycliques d'ordre (n-1) par déduction grâce au
calcul (xn-1 = 1) soit (n-1) éléments auxquels s'ajoute l'élément 0 (zéro) pour atteindre au
cardinal n du corps GF(2n), mais dont la structure multiplicative du corps ne se transmet pas
aux anneaux de Boole AB(2n), Algèbres linéaire de la logique modifiée permettant diverses
analyses de la vérité5. Nous ne faisons que signaler ici leur structure d'ordre de Treillis de
Boole dont nous ferons usage plus loin pour présenter les tables de compositions des
connecteurs logiques jusqu'aux binaires.
Dans l'article de E. Post, ces Algèbres AB(2n) sont encore présentes comme contexte
extrinsèque aux démonstrations avant que son théorème une fois établi ne reconduise la
sémantique des tables à la trivialisation classique de B. Russell ou nous disons, puisque nous
les retrouvons, qu'elles sont déjà là avant que nous ne les reconstruisions pour des raisons
freudiennes. Ce contexte mérite d'être reconsidéré et étudié de prés malgré les préjugés
tenaces de la soit disant logique dite classique.
Maintenant nous pouvons présenter la Logique modifiée au moyen des nœuds
logiques et de cette nouvelle manière.
Encore la tutelle philosophique qui prétend dominer les mathématiques à chaque époques. Les meilleurs
preuves de ce fait prétentieux de domination discursif, reste qu'il faut des ruptures en philosophie pour que se
réalise une coupure progressiste en mathématiques, Aristote avec Euclide et rejet de Eudoxe jusqu'à la coupure
théologique du Thomisme qui induit Galilée d'où Descartes mais le rejet de B. Pascal et B. Spinoza jusqu'à la
scansion Hégélienne qui permet G. Boole, G. Frege et C.S. Pierce... jusqu'à K. Gödel et J. Hintikka avec les
rejets de E. Galois, G. Cantor, K. Marx et S. Freud, jusqu'à nouvel ordre c'est le cas de le dire.
5
Le fameux et magnifique article de Emil Post, Introduction to a general theory of elementary propositions,
1921. Traduction française, Jean Largeault, Logique Mathématique : Textes, Armand Colin, 1972. Reproduit
dans Jean van Heijenoort, From Frege To Gödel: A Source Book in Mathematical Logic, 1879-1931, Harvard
Univ. Press., 1977 (1re éd. 1967) pp. 264-283.
3
Définition du nœud logique quelconque (u,V)
1. Les connecteurs uV intrinsèques au nœud (u,V)
modification
du
connecteur
binaire
classique
 grâce

à
morganien 
_________________________________________________
Définition 1
Un connecteurs binaire uV intrinsèques au nœud (u,V) est défini par l'expression
[1] (XuVY) = uV + (u+1)V.(XY) + u(V+1).(XY)
avec
et son dual (XY) = [((X+1)Y+1))]+1
où , 

éléments
0, 1}
_________________________________________________
Premiers calculs avec 
[2] (XY) = [((X+1)Y+1))]+1
= [(X+1)Y+1)+(X+1)+Y+1)+]+1
= XY+(+ X+()Y+(++1).
d'où aussi le calcul
(XY) = [XY+X+Y+] + XY+1) + (+1)
soit
(XY) = (XY) + XY+1) + (+1)
___________________________________________________________________________
ainsi selon la définition [1], elle devient,
(XuVY) = uV + (u+1)V(XY) + u(V+1)[(XY) + XY+1) + (+1)]
nous obtenons l'expression de uV en fonction du connecteur 
[1'] (XuVY) = uV + u+V)(XY) + u(V+1)[XY+1) + (+1)]
ou
(XuVY) = uV + u+V)[XY+X+Y+] + u(V+1)[XY+1) + +1]
___________________________________________________________________________
Divers développements algébriques à rependre le développement de [1]
(XuVY) = uV + (u+1)V[XY+X+Y+] + u(V+1)[XY+(+ X+()Y+(++1)]
1) Résultat 1 expression développée en X et Y avec les coefficients donnés
(XuVY) = [u+V)]XY
+ [(u+1)V + u(V+1)(+ X
+ [(u+1)V + u(V+1)()]Y
+ [(u+1)V + u(V+1)(++1)] + uV
2) Résultat 2 expression développée en X et Y avec les coefficients factorisés en , 

(XuVY) = [u+V)]XY
+ [(u+V) + u(V+1)X
+ [(u+V) + u(V+1)Y
+ [(u+V) + (+)u(V+1) + u]
3) Résultat 3 expression développée en u+V) et u(V+1)
(XY) = [XY+X+Y+]
(XuVY) = u+V)[XY+ X +Y+ 
4



+ u(V+1)[X + Y++()]
+u
ainsi le premier résultat important ou la nouvelle expression de uV

[1''] (XuVY) = u+V)[XY+ u(V+1)[X + Y++()] + u
___________________________________________________________________________
noter l'emploi de
(u+1)V + u(V+1) = u+V)
du fait du développement (u+1)V + u(V+1) = (u+ uV + uV+V) = u+V)
___________________________________________________________________________
pour obtenir aussi
[1"'] (XuVY) = u + u(V+1)[(XY) + X + Y++ ()] + (u+1)V[XY
2. L'homomorphisme uV
Avec la définition,
_________________________________________________
Définition 2
La fonction entre le nœud logique trivial (0,1) et un nœud logique quelconque (u, V)
définie en tant que uV sur les ensembles
uV : {0,1} → {u,V}
0 ⟼u
1 ⟼V
s'écrit d'une expression des plus simples
uV(p) = u(p+1) +Vp = (u+V)p + u
_________________________________________________
qui s'étend à toutes les expressions construites sur ces ensembles.
Nous voulons alors démontrer le théorème principal suivant.
_________________________________________________
Théorème principal des nœuds logiques
uV(pq) = (uV(p) uV uV(q))
avec p et q éléments de {0,1}
_________________________________________________
1) Commentaire diagrammatique passablement catégorique
Ce commentaire importe, pour l'orientation des débutants, en utilisant par trois fois la
fonction uV,
par son double emploi cette fonction permet d'écrire
(uV × uV) : {0,1}2 →
{u,V}2
(p , q) ⟼ (uV(p), uV(q))
puis en utilisant  et uV de chaque côtés, nous obtenons le diagramme dont la commutativité
(c'est ainsi que l'algèbre nomme sa propriété) fait l'objet de notre théorème,
_____________________________________________________
uV2 : {0,1}2 → {u,V}2
5
↓ ↓uV
uV : {0,1} → {u,V}
_____________________________________________________
Diagramme commutatif, soit obtenir les composés (pq) et (uV(p) uV uV(q)) et leur
mise en relation
un
l'homomorphismeuV, pour
comparer dans le nœud {u,V} les deux expressions
uV(pq) et (uV(p) uV uV(q)).
où l'emploi de la fonction du connecteur commute avec la connexion des emplois de la fonction.
2) Nous démontrons notre Théorème principal par le calcul
Calculs
 facile
uV(pq) = u((pq) +1) +V(pq) = (u+V)(pq) + u
uV(pq) = (u+V)(pq) + u
où uV(pq) = (u +V)(pq+p+q+) + u
lorsque p et q sont éléments de {0,1}
2. moins facile
(uV(p) uV uV(q)) = ( ((u+V)p+u) uV ((u+V)q+u) )
du fait que X = uV(p) et Y = uV(q) sont dans {u,V} lorsque p et q sont
éléments de {0,1}.
Ainsi
(uV(p) uV uV(q))

= u+V)[((u+V)p+u)((u+V)q+u)




+ u(V+1)[(u+V)p+u) + ((u+V)q+u)++ ()] + u
= u+V)[[(u+V)p+u][(u+V)q+u] + [(u+V)p + u] + [(u+V)q + u] + 



+ u(V+1)[(u+V)p + u + (u+V)q + u + + ()] + u

= u+V)[[(u+V)pq+(u+V)pu+u(u+V)q+u] + [(u+V)p + u + (u+V)q + u] + 



+ u(V+1)[up + Vp + uq + Vq + + ] + u

= u+V)[[pq+pu+uq+u] + [p + u + q + u] + 









+ u(V+1)[u(p+q) + V(p+q) + + ] + u
= u+V)[(pq + p + q + + p+q+1) + u(+



+ u(V+1)[(p+q)(u+V) + + ] + u
= u+V)(pq)+ u+V)(u(p+q)+ u(+



+ u(V+1)(u+V)(p+q) + u(V+1) (+  + u
= u+V)(pq)+ uu+V)((p+q)+(+



+ u(V+1)(p+q) + u(V+1) (+  + u
= u+V)(pq)

+ uV+1)((p+q) + (+



+ u(V+1)[(p+q) + (+]+ u
= u+V)(pq) + u
b
uV(p) uV uV(q)) = u+V)(pq) + u
p et q sont éléments de {0,1}
6
Par
b
uV(pq) = (uV(p) uV uV(q)) = [u+V)(pq) + u]
notre théorème est démontré.
3. Conséquence pour la notion de nœud logique
Un nœud logique devient un objet.
C'est la conséquence de ce théorème qui établi que la fonction uV est un
homomorphisme d'algèbre de Boole entre la Logique canonique classique triviale sur {0,1} et
la logique modifiée non triviale sur {u,V}.
Plus d'effectivité
Notre théorème principal nous permet d'avancer qu'un nœud logique (u,V) est bien
une version déformée de la logique canonique classique (0,1) sur ces valeurs mais aussi
caractérisée par la relation d'aliénation intrinsèque à cette logique 6 entre ces deux valeurs 0 et
1, soit l'expression aliénante
[0 1] = [(0 1) (0 1)] = 1.
la logique modifiée du nœud est ici réduite à ces deux valeurs u et V accompagnées des
connecteurs qui participent à sa définition sur lesquels porte notre théorème principal.
1) Vérification des nœuds logiques
Nous voulons vérifier qu'un nœud logique quelconque (u,V) présente bien la structure
traumatique de l'aliénation première entre ses deux valeurs comme dans le cas du nœud trivial
de la logique classique. Cette aliénation du sujet produit la perte d'une partie de son objet et
pose tant de difficulté aux logiciens qui ont produit les logiques modales pour tenter d'en
rendre compte.
6
Les logiciens devenus mathématiciens, depuis peu, ont, depuis longtemps, repéré la difficulté produite par
l'aliénation. Ils l'ont située, comme toujours "vue l'inversion générale de ce qu'on appelle la pensée" en logique
comme ailleurs, avec sont aspect involutif, juste un peu à côté.
Ne retenant que le choix forcé détaché de la différence symétrique, l'aliénation est réduite, comme
d'habitude quand on ne sait où donner de la tête, à un supposé paradoxe, dit : paradoxe de l'implication
matérielle.
Situant sa cause dans les deux expressions (p
(q
p) et (¬p
(p
q) qui établissent
l'expression affirmée comme élément maximum et l'expression niée comme élément minimum, l'analyse que
Lewis en donne est défectueuse de conduire à distinguer seulement entre conditionnelle et conditionnelle valide
comme le précisera Quine plus tard, en tant qu'il ne s'agit que de cela, alors que même ici la question de
l'assertion distincte de l'affirmation et de la fonction différente de la négation restent méconnues des occidentés
qui ne reconnaissent que l'autorité naturelle au lieu de sa cause dans la Loi de la Parole et sa différence cruciale
avec l'inertie de l'écriture.
Ce défaut a donné l'occasion de construire un relativisme débile sous l'aspect d'une multitude de
logiques modales en croyant prendre la suite d'Aristote. Celui-ci avait bien l'intention de rendre compte de la
raison des syllogismes conclusifs. Visée de logique authentique mais entreprise au dessus de ses forces, comme
l'a montré Lukasiewicz dans son magnifique ouvrage traitant de La syllogistique d'Aristote.
Il faut lire comment Lacan commente le dérapage d'Aristote bien avant celui de Lewis dans deux
séminaires, entre autres, distant de plus de dix années qui sont : Le séminaire L'IDENTIFICATION LIVRE IX (1962-63)
dernière leçon et dans LES NON DUPES ERRENT LIVRE XVIII (1973-74) leçon 7 du 19 février.
Nos petits "psy-chiants" plus que "chiatres" ou "pchitt-analystes" qui veulent maintenir la psychanalyse
sous tutelle, vont déranger Hintikka pour l'ennuyer avec leur prétentieuse obnubilation de contester Lacan, et
Freud par la même occasion, au lieu de pratiquer des commentaires critiques qui soutiennent la fondation de la
psychanalyse freudienne par Lacan, et de fonder la psychanalyse lacanienne. Ils sont aussi ridicules que les profs
sartriens de philosophie moraliste (réduite à la psychologie) qui veulent accomplir ce qu'ils prennent pour un
rêve de Lacan dans le champs lacanien de la jouissance..
7
Mais Lewis, le premier, a fait autant de lapsus involutifs que ses prédécesseurs faute
d'avoir lu le choix forcé, de cette structure aliénante dans ce soit disant paradoxe de
l'implication matérielle à l'occasion de ce qui n'est qu'un élément de cette structure.
Pour cette vérification cruciale, nous calculons grâce à notre théorème
(uV(p) uV uV(q)) = uV(pq)
l'expression de cette relation intrinsèque au nœud logique
[uV(p) uV uV(q)] = uV(p q)
lorsqu'elle lie les deux constantes caractéristiques u et V du nœud données, c'est dire
lorsque p = 0 et q = 1 car
uV(0) = u et uV(1) = V.
Mais sachant qu'en algèbre de Boole le connecteur du vel de l'aliénation s'écrit
(p
q) = (p+1)q = (pq + q)
dans le nœud (u, V) il s'écrit
[uV(p) uV uV(q)] = uV((p + 1)q)
[uV(p)
uV
uV(q)] = [u+V)(p + 1)q+u]
et avec p = 0 et q = 1
(p + 1)q = (0 + 1)1 = 1
[uV(0)
uV
uV(1)] = [u+V).1 + u] = V
soit avecuV(0) = u et uV(1) = V,
 (1)] = uV(1)
uV uV
[uV(0)
qui écrit aussi bien dans le nœud
[u
Et conclure ce premier temps
Nous avons ainsi vérifié que
[uV(0)
uV
uV
V] = V
uV(1)] = uV(1)
pour n'importe quel nœud construit de cette manière entre deux constantes dans une Algèbre
de Boole étendue par ces autres constantes.
Attention l'Algèbre de Boole Z2n = (B2n, + , ×) = AB(2n), est ici construite pour un
nombre entier n par
somme (p + q) = (p
q) et produit (p.q) = (p q)
n
n
n
sur l'ensemble B2 = {0,1} = 2 soit sur les puissances n de l'ensemble B2 = {0,1} = 2.
Cet ensemble est l'ensemble de base qui donne le corps de Boole Z2= (B2, + , ×).
Le corps GF(2n) en tant qu'extension du corps de Z2 défini un produit qui est différent
du produit de AB(2n), ici ×, de la conjonction de Boole.
Dans cette construction d'extension de corps, GF(2n) est aussi susceptible d'une
structure d'espace vectoriel, mais c'est une autre histoire passionnante7 en algèbre du côté de
Galois.
2) Effets des Nœuds logiques sur les tables de vérité
Nous reprenons le théorèmes que nous avons démontré dans ce qui précède.
0. Théorème
u,V
q) = (u,V
u,V u,V
avec les définitions
7
voir note 3 dans ce qui précède.
8
u,V

u,V u,V
b) (u,V
q) + u
u,V 
variables p
q sont prises dans 
1. Tables de composition des connecteurs classiques
Nous allons présenter les tables de vérité des connecteurs binaire du type suivant
p
0
0
1
1
q p q
0
a
1
b
0
c
1
d
sous l'aspect des tables de Pythagore bien connues des lois de composition de l'arithmétique.
Une table de composition binaire est un petit tableau de quatre cases dont les valeurs
inscrites dans les cases correspondent au résultat de la composition des deux valeurs qui sont
lisibles en dehors du tableau sur la gauche pour p et au dessus pour q.
 0 1
0 a b
1 c d
afin de les organiser en un treillis qui se compose de lignes en lignes par l'union de deux
prédécesseurs et dont les arrêtes par conséquence correspondent à la relation d'implication
entre les connecteurs.
Pour obtenir ce diagramme nous dressons la liste des seize (16) connecteurs binaires
de la logique canonique classique écrit en algèbre de Boole par addition et multiplication.
a. Listes et treillis des connecteurs classiques  écrits en algèbre
Isolons quatre colonnes de quatre connecteurs qui différentes en fonction de ce mode
d'écriture.
1
2
3
4
0
pq
p
pq + p
p+1
pq + p + 1
q
pq + q
q+1
pq + q + 1
pq + p + q
p+q+1
pq + p + q + 1
p+q
1
pq + 1
Les chiffres 1, 2, 3, 4 indiquent la colonne dans la liste et le treillis qui précèdent
correspondant au connecteur.
Remarquer déjà comment les colonnes obtenues de l'algèbre se répartissent dans cette
structure d'ordre.
(1)
∣
(2)
(2)
(2)
∣
(1)
9
(4)
∣
(1)
(1)
∣
(3)
(3)
(3)
∣
∣
(2)
(4)
∣
(4)
(4)
∣
(3)
Ils se répartissent selon l'ordre d'un treillis. Il s'agit d'un ordre qui n'est pas total, ce qui
signifie que certains couples de connecteurs ne sont pas liés par la relation d'ordre, nous les
disposons ainsi
0
∣
pq
pq+p
∣
p
q
pq+q
pq+p+q+1
∣
∣
p+q
p+q+1
∣
∣
pq+p+q
pq+q+1
q+1
p+1
∣
pq+p+1
pq+1
∣
1
afin de retrouver cet ordre entre les classiques tables de composition qui leur correspondes.
b. Treillis des tables de composition des connecteurs 
nœud logique trivial
Vous pouvez les obtenir par le calcule les valeurs de chaque case en associant le
connecteur à son tableau
Par exemple pour le connecteur (p+q) de la différence symétrique morganienne
d'aspect et les variables déterminant les cases
(0,0) : a = 0, (0,1) : b = 1, (1,0) :c = 1,
(1,01) : d = 0,
ce calcul produit le tableau suivant.
 0 1
0 0 1
1 1 0
10
1
0 0
0 0
2
2
2
4
0 0
0 0
0 1
1 0
0 1
1 0
0 0
0 0
1
1
0 0
1 1
0 1
0 1
1
0 1
1 0
3
3
1 0
0 1
1 0
1 0
2
4
0 1
1 1
1 0
1 1
3
1 1
0 0
4
1 1
0 1
4
1 1
1 0
3
1 1
1 1
2. Tables de composition des connecteurs u,V d'un nœud logique (u,V)
Fort de notre théorème qui nous assure de l'égalité suivante
u,V
q) = (u,V
) u,V u,V
q))
avec les définitions
u,V
q) = (u+V)
q) + u
b) (u,V
) u,V u,V
q)) = (( (
1) + Vp) u,V  (q 1) + Vq)).
avec (XuVY) = uV + (u+1)V.(XY) + u(V+1).(XY)
variables p
q sont prises dans 
nous voulons étudier la composition par les connecteurs u,V telle que
(u,V
) u,V u,V
q))
en utilisant les transformations par u,V des connecteurs classiques  donnés par l'autre
expression de notre théorème
u,V
q) = (u+V)
q) + u
Cette expression nous donne l'énoncé non classique, du fait de la présence des deux
lettres u et V, des connecteurs du nœud (u,V)
a. Listes et treillis des connecteurs non classiques uV écrits en algèbre
Comme dans ce qui précède nous isolons quatre colonnes de quatre connecteurs qui
différent en fonction du mode d'écriture classique.
1
2
(u+V).0+u = u
(u+V)pq+u
(u+V).1+u = V
(u+V)(pq+1)+u
(u+V)p+u
(u+V)(pq+p)+u
(u+V)(p+1)+u
(u+V)(pq+p+1)+u
(u+V)q+u
(u+V)(pq+q)+u
(u+V)(q+1)+u
(u+V)(pq+q+1)+u
(u+V)(p+q)+u
(u+V)(pq+p+q)+u
(u+V)(p+q+1)+u
(u+V)(pq+p+q+1)+u
11
3
4
Ils se répartissent selon l'ordre d'un treillis, nous les disposons ainsi,
(u+V).0+u
∣
(u+V)pq+u
(u+V)(pq+p)+u
(u+V)(pq+q)+u
∣
(u+V)(pq+p+q+1)+u
∣
(u+V)p+u
(u+V)q+u
∣
(u+V)(p+q)+u
(u+V)(p+q+1)+u
∣
(u+V)(q+1)+u
(u+V)(p+1)+u
∣
(u+V)(pq+p+q)+u
∣
(u+V)(pq+q+1)+u
(u+V)(pq+p+1)+u
(u+V)(pq+1)+u
∣
(u+V).1+u
b. Treillis des tables de composition des connecteurs non classiques 
Or notre théorème principale écrit l'équivalence sous l'aspect d'une égalité
u,V
q) = (u,V
) uVu,V
q))
qui donne donc le résultat pour les valeurs de p et de q de chaque connecteur modifié
uV u V
u a' b'
V c' d'
où a', b', c' et d' sont les valeurs de u,V
) et u,V
q) éléments de 
V
1
u u
u u
2
2
u u
u u
u V
V u
1
u u
V V
1
u V
u V
2
4
u V
u u
V u
u u
1
u V
V u
3
3
V u
u V
V u
V u
3
V V
u u
2
4
4
u V
V V
V u
V V
V V
u V
4
V V
V u
3
V V
V V
c. Commentaire relatif à notre théorème principal
Il faut alors préciser ici sa fonction
1. Nous avons dresser le treillis en termes de tables de composition du nœud logique
(u,V), calculées en fonction des valeurs p et q de Z2 = ( , ×) qui correspond à
l'expression,
u,V
q) = (u+V)
q) + u.
12
2. Mais ces tables sont les tables du nœud logique (u,V) qui écrivent aussi d'après
notre théorème principal la composition des termes u,V
) et de u,V
q) via le nœud
trivial (0, 1) mais qui appartiennent à l'algèbre de ce nœud logique
(u,V) = (
Vu,V , ×u,V)
en effet
u,V
) 
V et u,V
q) 
V
ces termes valent
connecteurs u,V défini par
(XuVY) = u+V)[XY


+ u(V+1)[X + Y++()]
+u
pour selon notre premier résultat important produit ci-dessus donner les valeurs soit u soit V.
j.m. Vappereau Balvanera, Buenos Aires
topologie en extension, le 17 mars 2015
13