Notion de preuve en psychologie
Cours 1
Examens :

Contrôle continu :
o 6ème séance : 1e devoir sur table sur la 1ère partie du cours (Questions de cours + exercices)
o Semaine des examens : 2nd devoir sur table sur la 2ème partie du cours (Questions de cours +
exercices)
o Recherche sur le terrain : dossier à rendre seul ou en groupe : compte pour 50% de la note
finale

Contrôle terminal :
o Sur tout le cours
o Dossier à rendre
Objectifs du cours :







Réfléchir au statut scientifique de la psychologie
Différencier les ouvrages de vulgarisation, des vrais ouvrages scientifiques
Apprendre à adopter une attitude scientifique
Apprendre à rechercher des preuves
Apprendre ce qu’est une preuve en psychologie
Apprendre à lire et comprendre des articles scientifiques
Apprendre à faire des recherches scientifiques
Histoire de la psychologie :




La psychologie est apparue vers le 19ème s, elle faisait partie de la philosophie.
C’est une science nouvelle.
En se séparant de la philosophie, la psychologie a tenté de devenir une science.
Les sciences produisent des connaissances scientifiques.
La psychologie, une science :

Elle repose sur des preuves scientifiques accumulées à partir de recherches.

Elle s’appuie sur la méthode scientifique.

C’est une discipline scientifique, elle partage donc des caractéristiques essentielles avec d’autres
sciences.

Chaque science doit réunir des données observables et objectives.

La psychologie comme toute science veut chercher des lois ou construire des théories générales.

Ces lois et théories générales permettent d’organiser et expliquer les relations qui existent entre
différents objets qui sont en principe isolées.

Les scientifiques pratiquent constamment l’autocorrection. On va constamment remettre en
question et émettre de nouvelles hypothèses.

Les résultats des recherches scientifiques vont circuler. Ils vont être publiés, dans des revues,
communiqués dans des publications scientifiques, envoyés pour être expertisés par au moins deux
personnes.

On organise également des congrès, des conférences, des rencontres professionnelles qui vont
stimuler les études de réplications.

On va reproduire les mêmes études mais avec différentes variables ce qui va permettre d’améliorer
le recueil des données.

On doit être capable de reproduire les procédures. Une étude doit être réalisée de manière à ce
qu’elle puisse être reproduisable par n’importe qui et de manière à ce que l’on puisse obtenir les
mêmes résultats.
Dans la démarche scientifique il y a :

Observation : C’est généralement la première étape dans la démarche scientifique. Cela consiste à
noter et rapporter systématique, les événements. C’est une étape importante car seul des faits
observables peuvent faire l’objet d’une étude scientifique.
o Cependant on ne peut pas observer directement les pensées, les sentiments. Nous allons
voir à travers le cours comment on peut définir les événements psychologiques en termes
de signes observables.

Mesure : Cela consiste à quantifier un comportement ou un évènement selon des conventions
généralement acceptées.
o Ex : Au début du 20ème s, Alfred Binet, psychologue français pensait que l’on pouvait
mesurer quelque chose que l’on ne pouvait pas observé à l’œil nu, l’intelligence. Il a trouvé
le 1er test d’intelligence. Il a constitué l’échelle métrique de l’intelligence lui donnant une
indication du niveau de développement de l’enfant par rapport au niveau de la majorité. Le
psychologue allemand Stern a ensuite transformé ces données en chiffre, appelé le QI
(Quotient intellectuel).

Expérimentation : C’est un processus mis en œuvre visant à démontrer que les événements qui ont
déjà été observé se reproduiront sous certaines conditions. Dans l’expérimentation il y a une
intervention de la part du chercheur.
Les traits principaux de la méthode scientifique :
 La démarche scientifique se caractérise principalement :
o par le souci de preuves
o fondées sur des observations empiriques
o et sur des raisonnements explicites et valables.
 Effort de généralisation :

Les chercheurs vont observer quelque chose à un moment donné, sur un but donné, ils vont
faire une sorte d’étude de cas.

Ils essaient ensuite de trouver les conditions permettant de généraliser les résultats recueillis.
 La psychologie, des connaissances provisoires :

Le chercheur doit toujours se poser des questions.

Les connaissances sont toujours provisoires, on peut les critiquer, améliorer, affiner, étendre,
corriger, approfondir ou encore rejeter voire remplacer.
o Ex : Les bébés naissent avec de nombreuses compétences. Il est question de
compétences innées. Cela remet en question la théorie générale du constructivisme.

On peut observer un progrès de la science, une accumulation des connaissances mais pas
seulement. Certaines découvertes vont en effet permettre de faire des projections.

En science, il faut toujours faire une remise en cause des connaissances. Les résultats sont
provisoires.

Tous les chercheurs ont le désir de fonder des théories définitives, mais l’essence même de la
science, c’est la remise en cause.
 Le souci de preuve :
Qu’est ce qui peut être considéré comme étant une preuve satisfaisante, capable de prouver quelque
chose, capable d’entretenir une conviction ?

De nos jours il y a beaucoup de discussion et de débats sur la théorie psychanalytique. On
reproche à cette théorie de ne pas être une science. C’est une théorie qui n’est pas basée sur
des preuves, mais sur l’introspection, l’intuition, des notions subjectives, alors qu’en science on
recherche l’objectivité. Pourtant on retrouve partout de nombreux ouvrages basés sur la
psychanalyse.

L’introspection, la subjectivité, le pur raisonnement, le bon sens et l’intuition ne permettent pas
de constituer des preuves.
Alors que peut-on considérer comme « preuves » en psychologie ?

L’empirisme : « L’empirisme est la connaissance issue de l’expérience. » On va utiliser des faits,
en faisant attention à l’ambiguïté de ces faits. Quand on va faire une recherche, on va recueillir
des faits en prenant des précautions particulières. Pour cela on va provoquer les faits, en
réalisant des expériences. On a l’impression que dans les expériences on peut contrôler les
variables.
L’expérimentation est le cœur de la méthode scientifique.
Expérimenter : C’est intervenir activement pour réaliser les conditions nécessaires à la vérification des
hypothèses relatives aux causes ou aux propriétés des phénomènes étudiées.
Est-ce qu’on peut utiliser les mêmes méthodes pour comprendre le fonctionnement psychologique d’une
personne qu’en science physique par exemple ?
Approche naturaliste :

Cette approche nie l’existence de différences fondamentales entre la psychologie et les autres
sciences, les sciences naturelles.

Elle considère qu’il existe une méthode scientifique unique que l’on peut appliquer à tout objet.

Selon ce point de vue on peut reprendre les méthodes de la science physique, par exemple et
l’appliquer à la psychologie.
Approche humaniste (clinique, phénoménologie):
Cette approche considère que le chercheur en sciences humaines, entretient une relation particulière avec
son objet d’étude, car le sujet peut s’identifier à lui et donc cela implique une méthode différente.

II existe donc deux catégories de psychologues, deux communautés, qui ont peu de relations entre
eux.

Dans ces deux groupes on peut retrouver des extrémistes.
o Ex : En psychologie cognitive il y a des expérimentalistes qui refusent tous résultats
obtenus par une autre méthode que la méthode expérimentale. Selon eux, un problème
que l’on ne peut pas étudier expérimentalement, est un faux problème.

On peut également trouver des psychologues cliniciens extrémistes pour qui on ne peut pas étudier
avec une approche scientifique, avec des expérimentations, les phénomènes humains.
Éthique en psychologie :
En psychologie, on doit prendre en considération l’éthique, on ne satisfait pas simplement une curiosité
lors d’une recherche. Au contraire, la recherche responsable a pour objectif de comprendre autrui, ses
pensées, ses motivations. On ne peut pas simplement chercher des nouvelles connaissances, des nouveaux
savoirs. On ne peut pas faire des recherches qui nuisent aux sujets même si les recherches vont apporter
un ensemble de connaissances.
Les chercheurs sont légalement responsables de ce qui arrive aux sujets pendant une expérience. Le
chercheur peut être poursuivi si l’expérience a été préjudiciable pour le sujet.
Le consentement du sujet :
Le formulaire de consentement donne au sujet les informations concernant leur participation à
l’expérience, il donne un aperçu des procédures utilisés, leurs durées et ce qu’on leur demande de faire.
On ne doit pas préciser les hypothèses au risque d’influencer le sujet.
Exemple de lettre de consentement :
Titre du projet :
Nom du chercheur :
Le chercheur peut être contacté :
J’accepte volontairement de participer à cette étude, je sais que je peux mettre fin à tout moment à ma
participation, sans sanction.
L’expérimentateur m’a décrit la recherche et a répondu à toutes mes questions.
Je sais que l’on me demandera de... (Sujet d’étude, temps, nombre de fois…).
Ma participation dépend des conditions suivantes :
1ère condition : Des protections adéquates seront apportées pour garantir le caractère privée et confidentiel de
mes réponses
2ème condition : Mon nom et mon prénom ne serviront pas en dernier ressors à identifier le dit matériel, par
contre on utilisera des codes chiffrés.
3ème condition : Mes propres résultats ne seront pas transmis, les données seront rapportées sous forme de score,
regroupés avec les autres sujets.
Signature
Exercice :
Titre : Influence de la précarité sur les résultats scolaires
Nom des chercheurs : Nos noms
Le chercheur peut être contacté : Nos numéros de téléphone
Je consens à participer à cette étude en sachant que j’ai la possibilité de poursuivre ou de mettre un
terme à tout moment à ma participation, sans faire l’objet d’aucune sanction.
Les détails de l’expérimentation m’ont été exposés. Le chercheur a répondu à toutes mes interrogations.
J’ai pris connaissance des spécificités de l’étude qui sont (questionnaire comportant 5 questions
ouvertes, 5 questions fermées, durée 1h, le sujet ne répond pas en groupe mais de manière individuelle).
Ma participation dépend des conditions suivantes :
Des clauses de confidentialités seront respectées de manière à ce que ma vie privée soit protégée.
Mon nom et prénom ne seront pas utilisés en dernier recourt à identifier le dit matériel, en revanche
on utilisera des codes chiffrés.
Signature :
Cours 2
14 Octobre : Présentation du projet de recherche
4 Novembre : 1er Partiel
Quelles sont les différents types de recherches en psychologie ?

La recherche fondamentale : Apporter des connaissances sur le fonctionnement humain sans
viser l’application.
o

Ex : La psychologie cognitive a pour objectif d’élaborer des savoirs théoriques. Le
but est de comprendre comment fonctionne la mémoire humaine, on cherche à
enrichir la connaissance de l’être humain / Les recherches de Piaget sur le
développement de l’enfant
La recherche appliquée : C’est une recherche qui a une visée d’application. Elle cherche à
répondre à une problématique ou à créer des outils.
o
Ex : L’étude de la maladie d’Alzheimer / L’étude des changements climatiques sur
le comportement humain / L’étude de l’intelligence dans le but de créer des tests
d’intelligence

Souvent la recherche fondamentale et la recherche appliquée sont liées.

La recherche exploratoire : C’est une recherche qui intervient lorsque le champ de la recherche
est nouveau ou encore peu étudié, que l’on n’a pas assez de théories préexistantes mais des idées.
Lorsque le cadre théorique n’est pas suffisamment construit on a toujours le droit de faire des
hypothèses exploratrices. Cependant dans une recherche exploratoire on ne peut pas réellement
viser l’identification de la causalité. On va plutôt chercher des corrélations.
o
Ex : Comment les enfants se représentent-ils le concept de « bonheur » ? / La relation
de l’attachement précoce/ La dépendance des réseaux sociaux
Causalité : conséquence
Corrélation : il y a une relation mais on ne connait pas la cause

La recherche empirique : Elle se base sur la vérité scientifique. Les vérités scientifiques en
psychologie sont empiriques car elles se fondent sur l’expérience. Cette connaissance se base
essentiellement sur l’observation de la réalité, sur les phénomènes physique qui sont accessibles
directement à nos sens ou sur des indicateurs observables des phénomènes inaccessibles à notre
sensibilité. Elle se fonde sur l’expérience mais aussi sur l’observation.
o L’observation peut être :


Invoquée : Description de ce qui existe

Provoquée : Manipulation expérimentale des variables
La recherche expérimentale comparative : On considère en psychologie que les méthodes
comparatives peuvent être incluses dans le cadre de la méthode expérimentale. C’est un bon
moyen pour faire varier certaines des conditions dans lesquelles une fonction psychologique ou un
processus est étudié. On va essayer de créer des groupes interdépendants en fonction de ces
variables. On va comparer les performances des sujets. Simultanément ou dans des temps
différents.
o
Ex : Situation en laboratoire / Les études de psychologie sur le terrain on parle de
quasi-expérimentation / Variables indépendantes : sexe, âge, appartenance
ethnique, origine…etc.
o La psychologie tend à accepter qu’il n’y a pas d’individus comparables, identiques on va
donc faire des analyses multiniveaux pour faire des recherches.
o En psychologie il y a beaucoup d’études de comparaison entre des échantillons limités
d’individus constants et homogènes dans le but de faire ressortir des différences.
o On peut comparer un individu à lui-même sur plusieurs périodes, on peut comparer des
groupes interdépendants sur plusieurs périodes.
o Perron : « la difficulté majeure réside dans le principe même de la méthode, définir le
semblable et définir le différent, avec assez de rigueur, pour avoir de bonnes chances
d’attribuer une variation des observations à x facteur sans risquer que cette variation, cette
différence ne vienne d’autres variables.
Qualité de la procédure et degré de validité
La qualité des procédures de recherche va déterminer le degré de validité de recherche.

Déterminants de la qualité des procédures :
o Il faut que ce soit standardisé : recueil des données, codage
o Choisir une procédure adaptée
o L’expérimentateur va forcément avoir une influence sur la procédure

Il existe plusieurs degrés de validité :
o Validité interne : D’une part c'est la validité théorique qui concerne la cohérence de notre
recherche. Chaque recherche doit se construire sur une approche théorique cohérente. D’autre
part il s’agit d’une validité interne empirique qui renvoie au fait que les résultats seront le reflet de
données de recherches fiables.
o Validité externe : Il porte sur la fiabilité et la représentativité de l’échantillon quant aux conclusions
de celui-ci (à compléter) notamment on met en question
o Validité écologique : Est-ce qu’il y a un accord entre le résultat établi et ce qui se passe réellement
dans le milieu de vie de l’individu ?
Ces trois validités peuvent aussi servir de critères, point de repère, pour critiquer des recherches sur la
partie recherche.
Les 7 différentes étapes de la recherche scientifique :
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
Connaître la bibliographie, la littérature, la théorie, faire des recherches, lire, analyser, comprendre
Construction de la problématique et élaboration des hypothèses
Choix des outils des recherches
Trouver des sujets, faire des plans d’expériences, faire des échantillonnages, recueil des données
Analyse des données
Discussion et confrontation des résultats
Conclusion, ouverture et autocritique
Étape 1 :

Tout travail de recherche s’inscrit dans un ensemble de connaissances qui s’est constitué au cours des
années et qui continue de se développer.

On doit prendre connaissance des recherches qui ont été faites et aller plus loin. Ex : En physique,
Marie Curie a découvert le radium, il serait aujourd’hui ridicule de faire des recherches pour
trouver le radium.

C’est un travail très fastidieux car la psychologie s’est constitué au 19 ème s, à l’époque il y n’y avait
qu’une quinzaine d’auteurs par rapport à aujourd’hui, où il existe un nombre d’ouvrage psychologique
qui ne cesse d’augmenter.
Comment distinguer une revue scientifique, d’une revue de vulgarisation ?
Il existe des comités de lecture formés d’au moins deux experts qui vont réviser chaque article de chaque
revue scientifique.
Comment fait-on une recherche bibliographique ?
Quand on s’intéresse à un sujet on doit sélectionner les informations essentielles. On doit s’intéresser aux
articles des revues scientifiques. On peut également faire appel à des ouvrages scientifiques.
Exemples :
On peut imaginer que l’on s’intéresse à l’humour chez l’enfant. On voit un enfant de 6 mois, mort
de rire. On cherche à savoir comment cela est possible, comment ce comportement fonctionne.
On va alors s’intéresser à la psychologie du développement.
On souhaite faire des recherches sur la théorie de l’esprit : « C’est la capacité d'un individu à
attribuer des états mentaux (comme la pensée, les croyances, les sentiments et les désirs...) aux
autres et à soi-même. », on doit alors se centrer, faire des recherches dans ce domaine et pas un
autre.
Devoir maison : Décrire 2 ou 3 articles scientifiques et 2 ou 3 articles de vulgarisation
Ex: Science et vie = Articles de vulgarisation
Étape 2 :

Cette deuxième étape est indispensable pour délimiter un domaine de recherche.

Le chercheur doit constituer une problématique. Il doit décrire une question à laquelle il doit tenter de
répondre.
Comment en psychologie va-t-on formuler une question ? Comment appelle-t-on en
psychologie, une question ?
 En psychologie, une question est appelé hypothèse.
Un chercheur peut formuler plusieurs hypothèses théoriques :

L’hypothèse théorique est assez abstraite, générale, elle va :
o Déterminer, d’une façon générale les effets des variables sur le comportement
o Prédire la relation entre au moins deux variables
o Exprimer une relation de cause à effet entre plusieurs classes, ensemble de faits

L’hypothèse opérationnelle est la traduction de l’hypothèse théorique dans un cas concret
expliquant les différentes modalités des variables.

L’hypothèse statistique est la traduction de l’hypothèse opérationnelle en termes numériques.

L’hypothèse exploratoire, elle remplace l’hypothèse théorique lorsqu’il n’y a pas assez de
recherches antérieures, de connaissances, d’éléments pour tester une théorie, comme la recherche
exploratoire.
Les caractéristiques d’une hypothèse :
o Synthétique
o Formulée de façon à ce quelle décrive comment les relations entre les variables peuvent être
vraie ou fausse.
o Testable, c’est-à-dire qu’il doit être possible de manipuler les conditions de la variable et
mesurer le comportement du sujet.
o Réfutable, c’est-à-dire qu’il est nécessaire de poser une hypothèse de manière à pouvoir
trouver une situation dans laquelle elle est réfutable il s’agit de l’hypothèse nulle.

Dans l’hypothèse nulle, il n’y a pas de relation entre les variables.
Il y a deux types de raisonnement permettant de construire des hypothèses :

Le raisonnement par induction : C’est un processus qui permet de formuler des hypothèses générales
à partir de faits particuliers.

Le raisonnement par déduction : On va partir de principes généraux (théories) afin de formuler des
hypothèses ou des prédictions concernant des cas concrets. On va partir du général au particulier.
Les théories qui sont à la base de nos recherches peuvent ainsi être confirmé ou infirmé.
Que ce soit le raisonnement par induction ou par déduction il s’agit d’une méthode hypothético déductive.
Étape 3 :

Observation :
o En psychologie, l’observation porte sur un comportement.
o Ce n’est pas seulement un outil de recherche mais aussi une capacité que les psychologues doivent
avoir.
o Le but de toute observation est de réaliser dans un premier temps une image précise d’un
phénomène.
o On peut faire des observations parallèlement à des observations spontanées
o Elle peut compléter la méthode expérimentale et peut être réalisé au début d’une recherche.
o Elle peut aider à défricher le terrain.
o L’observation est souvent directe. L’observation directe est un peu influencée par l’éthologie.
Éthologie : Étude des comportements des animaux
o L’observation peut aussi être différée.
o L’observation peut être aussi une méthode en elle-même.
Cours 3
Revue de vulgarisation scientifique :
Sciences humaines :

C’est une revue qui présente le résultat des recherches de différentes disciplines.

Dans cette revue il y a un dossier « A quoi pense les enfants ? ».

On présente la méthode d’habituation, la théorie de l’esprit, les auteurs qui ont fait ces articles
citent également des chercheurs.

C’est un article de vulgarisation scientifique même si cela nous apporte des informations.
Revue scientifique :

C’est une revue qui répertoriée dans les bases de données.

On a une communauté de lecture qui est citée.

Chaque article a été soumis à des experts qui les ont examinés.

C’est un article qui porte sur la capacité de l’enfant à se situer dans le futur et dans le passé.
Suite de l’étape 3 et de la définition de l’observation :

L’observation peut être une méthode en soi ou une méthode associée à la méthode expérimentale.
Ex : En psychologie du développement on a utilisé cette méthode pour observer
systématiquement les enfants afin de comprendre le développement des enfants, d’établir les
étapes du développement de l’enfant.

Les observations dans les milieux naturelles sont issues de l’éthologie, une science qui étudie le
comportement des animaux.

L’une des plus grandes figures de l’éthologie est le biologiste allemand Laurens. Il considérait que le
meilleur moyen de comprendre le comportement animal ce n’était pas de l’observer dans une cage
mais dans leur milieu naturelle.

Il y a tout une branche en psychologie qui s’appelle la psychologie animale, la psychologie comparée.

Beaucoup d’études expérimentales sont fait sur des rats. On essaie de faire des déductions à partir de
l’observation des rats pour comprendre certains mécanismes de l’être humain.

Actuellement grâce à certaines techniques comme l’utilisation des électrodes on peut étudier
l’acquisition du langage chez l’enfant en neuropsychologie. Mais l’observation ne peut pas être
remplacée.
L’observation peut être :
o
Directe : Ex : Lorsque l’on a observé une partie de la classe, on faisait une observation
directe.
o
Différé, indirecte : Ex : On peut filmer certains événements puis les analyser ultérieurement.
L’observation comme toute méthode doit respecter certaines règles :
o Être très rigoureuse
o Être plus ou moins planifiée
o Être systématique selon les objectifs
o Être répétable
Le plan d’observation :
Pour que l’observation soit scientifique selon certains auteurs, en fonction de la situation, il faut faire un
plan d’observation.

Milieux naturel : Par exemple si on veut comparer des observations dans des milieux naturels comme
dans une rue, un amphithéâtre, un magasin, il y a beaucoup trop d’informations. Il est très difficile de
réaliser des catégories. On a besoin de faire un plan d’observation.

Milieux artificiel : Par contre si on fait des observations dans des situations artificiels, dans un
laboratoire, il y a moins d’informations à prendre en compte, il y a moins de choses à observer donc la
nécessité de faire un plan d’observation est moindre.
Ex : Si on imagine une mère et sa fille dans la cuisine de leur appartement et une fille et sa mère
dans une chambre avec une petite fenêtre et où elles ne nous voient pas. Il est plus facile
d’observer la mère et sa fille dans la 2ème situation que dans la 1ère.
Le plan d’observation permet de limiter le champ d’observation, de définir les conditions de la situation.
Exemple :

On décide de faire une observation dans le Carrefour de Saint Denis.
On constate tout de suite qu’il y a beaucoup trop d’informations, avec beaucoup de rayons, de
personnes, de mouvements etc. On ne sait pas quoi observer, ni comment.

Dans un premier temps on peut s’y rendre pour avoir un aperçu des lieux, de l’activité des gens.

Puis dans un second temps on peut élaborer un plan d’observation :
o Je vais observer les échanges entre les gens dans le rayon fruits et légumes.
o Je vais observer comment les consommateurs choisissent les fruits et les légumes.

Dans notre plan d’observation on peut également définir :
o
o
o
o
o
o
le nombre de sujets
le lieu d’observation
la méthode que l’on va utiliser
préparer une demande d’autorisation pour filmer les gens
choisir quel rayon observer
le matériel que l’on va utiliser etc.
Par rapport au plan d’observation, se pose alors la question d’objectivité et de subjectivité.
Exemple : On est dans le magasin de Carrefour, on observe les gens, les gens comment à se
poser des questions.
Il faut penser à la relation observateur/observé, quand on observe on doit essayer d’être neutre, invisible
pour ne pas influencer, déranger les personnes observées.
Les caractéristiques du plan d’observation dépendent du type d’observation que l’on effectuer.
Actuellement en psychologie, dans la majorité des cas on fait moins d’observation directe, mais plus
d’observation indirect, c’est-à-dire des films, des enregistrements son. Cependant même quand on utilise
la caméra on doit savoir quoi filmer.
Faire des observations en filmant nous permet de créer sur place des catégories alors que lorsque l’on fait
des observations directes il est difficile de prendre des notes.
Dans une grille, on va regrouper les indices observables.
Exemple :

On essaie d’étudier l’accordance affective émotionnelle entre une maman et son bébé.

Comment ils communiquent entre eux ?

À partir d’un certain nombre de films que l’on a réalisé on doit choisir des indices ou des catégories
observables.

La maman sourit au bébé et le bébé tire d’un côté sa bouche.

On peut faire une grille d’analyse et comptabiliser la fréquence de l’apparition de certains
comportements, certaines mimiques.

Chaque catégorie doit être définit dans un plan d’observation.
L’observation même dans un laboratoire, même fait à partir d’un plan d’expérience reste une non
intervention dans les comportements observables.
Par contre à l’inverse des observations, qui permettent de constater ce qui est en dehors de toute
intervention, l’expérimentation va permettre de produire ce dont on a besoin. On va essayer de produire
des comportements avec une intervention. Mais même dans l’expérimentation il y a souvent une phase
d’observation.
Méthode expérimentale :
La psychologie expérimentale peut se définir comme une psychologie élaborée grâce à la méthode
expérimentale. C’est la seule méthode qui tente d’établir des liens de causalités entre des événements
internes ou externes à l’individu et le comportement de celui-ci.
On peut dire que la méthode consiste d’une manière générale :

À isoler un certain nombre de variables qui sont censé influencer le comportement étudié : on peut
choisir des variables indépendantes qui vont influencer des variables dépendantes qui
correspondent au comportement.

À constituer une situation expérimentale qui selon les méthodes les plus strictes doit se faire en
laboratoire mais ce n’est pas nécessaire.

À tester, mettre à l’épreuve des hypothèses que l’on a construite à partir de théories.

À prendre des décisions statistiques qui vont permettre de valider ou infirmer les hypothèses.
Le but de l’expérimentation :
C’est de rendre possible l’établissement de relations de causalités entre des événements et par la suite de
rendre possible la prédiction de l’apparition des événements.
Ex : Je change la luminosité de la pièce, je vais moi-même faire varier un facteur et je vais voir
quels effets ont ces variations sur l’attention des étudiants.
La méthode consiste donc à faire varier un facteur ou les états d’une variable et ensuite à mesurer les
effets de cette variation sur le comportement.
À cause de la baisse de la luminosité les étudiants ont plus sommeil. On a manipulé une des
caractéristiques de l’environnement, la luminosité. Si on était dehors, il y aurait du soleil, on ne pourrait
rien faire. C’est aussi pour cela que les expérimentateurs préfèrent les milieux artificiels.
Ensuite on peut supposer que ce n’est pas à cause de la baisse de luminosité qu’il y a une baisse
d’attention des étudiants mais plutôt à cause du vacarme qu’il y avait en même temps. Le bruit était peutêtre plus fort que la baisse de luminosité. On peut alors supposer que la baisse d’attention était due au
vacarme.
Un des objectifs de la psychologie expérimentale est de contrôler des variables. Si je veux faire mon
expérience je peux soupçonner que ce bruit et ce froid dans la salle sont des variables parasites qui
peuvent biaiser mes résultats, j’essaie alors de les éliminer. La méthode expérimentale présente la
particularité de manipuler certaines caractéristiques de l’environnement en contrôlant systématiquement
toutes les autres. On peut évaluer le bien fondé de certaines hypothèses formulées ultérieurement si on
contrôle bien les variables parasites.
Défaut de l’expérimentation :
Nous sommes dans une salle, on change tout, on essaie d’établir une relation de causalité entre la
luminosité et l’attention. Mais on a changé tellement de facteurs que la situation est devenue presque une
situation de laboratoire. On peut donc dire que le principal défaut de la méthode expérimentale consiste
dans le fait que les résultats sont obtenus la plupart du temps dans des laboratoires ou éventuellement
sous des conditions artificielles. De plus l’un des but fondamentales de l’expérimentation est de généraliser
les résultats obtenus, hors il est difficile de généraliser des résultats obtenus dans des situations artificiels.
Selon un des grands psychologues français, Maurice Reuchlin, « la psychologie expérimentale utilise une
méthode spécifique consistant à tester une hypothèse selon la procédure suivante : en partant d’une
hypothèse le chercheur modifie un aspect précis de la situation qui est la variable indépendante puis il
constate les variations que cette modification entraine sur la conduite étudiée qui est la variable
dépendante. »
Neutralisation des facteurs extérieurs :
Pour que la méthode expérimentale soit valide, il faut faire attention à neutraliser les facteurs extérieurs,
secondaires, perturbateurs. Il faut tenter d’éliminer les variables indépendantes qui pourraient influencer
les comportements lors de l’expérimentation. On peut neutraliser ces variables de deux manières
différentes : en faisant l’expérience en laboratoire ou en créent des groupes contrôles.
Dans certaines circonstances on peut donner un questionnaire à tous les sujets pour identifier les éléments
qui pourraient modifier, influencer la variable dépendante. Exemple : On montre un film à un sujet sur un
thème, on lui fait remplir un questionnaire et on essaie d’étudier la modification des représentations. On
repasse le questionnaire deux semaines après. Mais le sujet a très bien pu regarder un film similaire ou
bien fait des recherches sur le film qu’on lui a montré durant ces deux semaines ; ce qui a peut être
modifié ses représentations.
Procédure expérimentale :
Décrire des tâches :
La tâche c’est ce que l’on va demander au sujet dans le contexte de l’expérimentation, cette tâche dépend
de la nature de l’expérience. Dans la méthode expérimentale, il est nécessaire d’avoir une standardisation
de la situation afin de contrôler le maximum les facteurs extérieurs au problème. Généralement ça va nous
amener à imposer des tâches contraignantes pour le sujet. Le choix de tâche est délicat et difficile. Il faut
une tache discriminative pour voir les différences en fonction de la variable indépendante.
Déterminer le matériel :
Cela désigne généralement sur quoi le sujet aura a travaillé. Il peut s’agir de stimulus, mots, texte. Il est
généralement décrit avec précision, on a une description des aspects ergonomiques par exemple
l’ambiance, la luminosité, la place du sujet etc.
Appareillage :
Quand l’appareillage est simple comme par exemple un magnétophone il n’est pas nécessaire d’en parler
mais quand il est complexe il est habituellement distinguer du matériel. Dans ce cas il s’agit d’une
description du matériel post expérimentale. Le matériel post expérimentale va préciser le type de machine
utilisée, le matériel utilisé et recueillir les différents paramètres.
Exemples :

Si on souhaite faire une expérience sur des enfants en posant des électrodes sur leur tête afin de
recueillir des données électro-physiologiques, dans ce cas-là on doit préciser le matériel.

Si on veut travailler sur la capacité des des bébés de 2 mois à distinguer 2 syllabes, on va leur faire
écouter un enregistrement audio avec différentes syllabes, si le rythme cardiaque du bébé
augmente on saura que le bébé fait la distinction entre différentes syllabes. Dans ce cas-là on doit
décrire comment cet instrument qui mesure le rythme cardiaque fonctionne en plus de la
description de la bande sonore utilisée.

Eleanor Roch est une psychologue cognitiviste qui a révolutionné la vision sur la catégorisation des
objets.
o Elle a utilisé un appareil qui permettait de faire passer des images de différents fruits et
légumes aux sujets et de mesurer leur temps de réaction. Quand ils reconnaissaient un fruit, ils
devaient appuyer sur un certain bouton et quand ils reconnaissaient un légume, ils devaient
appuyer sur un autre bouton.
o Les chercheurs ont mesurés le temps de réaction pour chaque image et ils ont découvert que
80% des sujets reconnaissaient beaucoup plus rapidement l’image d’un fruit lorsqu’il s’agissait
d’une pomme que d’un raisin, d’une poire ou d’une prune.
o De ce fait ils ont en concluent que la pomme est un prototype de la catégorie « fruit » et que
donc certains éléments des catégories sont beaucoup plus facilement reconnaissable que
d’autres. Dans ce cas-là il faut décrire l’instrument, son fonctionnement.
Les expériences sont souvent contrôlées par des ordinateurs et sont donc automatisés ce qui permet de
standardiser la tâche.
Consigne :
L’expérimentateur donne des éléments nécessaire et suffisant pour que le sujet puisse comprendre ce que
l’on attend de lui. La tâche doit être présentée de manière simple et claire. Le sujet doit savoir ce qu’il doit
faire. Il faut éviter de donner des instructions contradictoires. Il faut motiver le sujet.
Déroulement de l’expérimentation :
L’expérience peut se dérouler en différentes phases.
Quelque fois il est possible d’avoir une période d’entrainement pour voir si le sujet a bien compris ce qu’il
faut faire.
On peut faire des expériences étalé sur plusieurs périodes de la journée.
On peut intégrer des phases de repos entre les différentes phases.
On peut effectuer des recherches dans des temps espacés.
Des études peuvent s’étendre à plusieurs années.
Quand on fait des expériences très longues on doit donner des indications pour que le sujet reste vigilant.
En résumé en peut dire que la méthode expérimentale est la méthode la plus sure et la plus adaptée pour
obtenir des preuves. C’est une méthode qui permet de tester des hypothèses causales et d’effectuer une
recherche de la causalité pour expliquer le comportement.
Quand on a identifié la cause et que la cause est provoquée, l’expérimentateur peut supposer que
certaines conditions influencent le comportement.
On peut modifier certaines conditions tout en gardant constant d’autres conditions.
Si on observe des changements dans le comportement du sujet on peut expliquer que c’est à cause des
facteurs qui ont été modifiés.
Critique de la méthode expérimentale :



Le souci de généralisation
Dans les situations artificielles on ne peut pas prendre en compte les barrières contextuelles qui
généralement dans la vie vont influencer notre comportement.
L’aspect artificiel de l’expérimentation
Dossier de recherche à rendre :
Cette partie n’est vraiment pas sûr à 100%, j’ai pris en note ce que j’ai cru comprendre et entendre. C’est un
peu le bazar donc je vous conseille de vérifier avec la prof ou avec d’autres personnes qui ont certainement
mieux compris que moi !
Depuis 3 ans la prof a travaillé sur le changement climatique.
Sujet du dossier : Le changement climatique
Comment le changement climatique peut intéresser les psychologues ?
C’est une réalité qui va influencer la vie des êtres humains dans le monde.
Il y a toute une branche de la psychologie environnementale qui étudie les interactions entre l’Homme et
l’environnement et qui essaie de comprendre comment on peut comprendre les valeurs liés à
l’environnement. Est-ce que l’on va essayer de protéger l’environnement ? Est-ce que l’on peut considérer
les animaux comme des êtres que l’on peut exterminer? Est-ce que l’on peut continuer à polluer la Terre ?
Les climatologues disent que tous ce que l’on peut constater au niveau du changement climatique sont lié
à l’activité humaine. Les personnes sont en danger (température qui augmente, catastrophes naturelles
etc.).
Même si on est psychologue on a une certaine responsabilité dont le fait de se confronter aux problèmes
du changement climatique, comprendre pourquoi on a certains comportements.
Il existe tout une branche de la psychologie qui commence à se développer « la psychologie des
changements climatiques », une autre branche aussi très importante « la psychologie de la communication
des changements climatique » où il s’agit de communiquer, de donner des informations aux gens pour
qu’ils puissent comprendre le phénomène du changement climatique et pour qu’ils puissent changer de
comportement.
Il y a aujourd’hui beaucoup d’efforts de la part de la société pour comprendre les changements
climatiques.
La psychologie et notamment la psychologie cognitive a pu identifier pleins d’obstacles cognitifs.
Par exemple qu’on on demande aux gens que « Que pensez-vous par rapport au fait que la température
moyenne de la Terre va augmenter de deux degrés ? » Ils répondent que cela ne veut rien dire parce que le
matin il fait bien 8 degrés et l’après-midi 16 degrés.
Quand on leur demande comment pensez-vous que le climat va évoluer dans 40 ans, ils répondent que
cela ne les intéressent pas car de toute façon ils ne seront plus de ce monde. La perception du risque est
assez minimisée au niveau du temps et de la perception des conséquences climatiques.
Quand on demande aux gens que pensez qu’il va arriver à la Terre dans 40 ans, ils répondent qu’elle va
disparaitre mais quand on leur pose la même question par rapport à Paris, ils répondent que la
température va augmenter.
Les personnes qui habitent dans des maisons inondables restent dans ces maisons, ils savent qu’il ne faut
pas qu’ils prennent leur voiture mais ils la prennent comme même. Les gens minimisent le risque
immédiat.
Il y a donc des biais cognitifs qui nous empêchent d’avoir des comportements plus adaptés.
Pourtant les psychologues font des recherches sur comment les gens perçoivent les changements dans le
futur, à quel point ils peuvent changer de comportements, comment communiquer.
La perception des changements climatiques sont liés à des risques, aux températures, au point de vue
local/global et au temps. On parle de biais cognitifs et de comportement qui ne sont pas adaptés.
1ère année de recherche :
Les étudiants ont fait une expérimentation sur les représentations des changements climatiques. Ils ont
adapté un texte de 5 min. Ils se sont entrainés à bien lire ce texte. Puis ils ont chacun fait passer ce texte à
5 sujets. Ils ont ensuite fait passer un questionnaire à ces mêmes sujets, c’est la variable dépendante. Le
questionnaire avait pleins de pièges cognitifs. Le but était d’identifier la représentation des différents
sujets sur les changements climatiques. 2 semaines après avec les mêmes individus, les étudiants leur ont
fait passer un questionnaire complémentaire pour identifier les variables parasites qui auraient pu
modifier la représentation des sujets.
Déroulement : Texte/2 semaines/Questionnaire
2ème année :
Les étudiants font passer une vidéo au lieu d’un texte. Alors que le texte était objectif, la vidéo est remplie
d’émotions. On cherche à savoir si le fait de changer la variable dépendante va modifier les
représentations.
Déroulement : Questionnaire/ vidéo/ 2 semaines / Questionnaire 2 / 2 semaines/Questionnaire 3
3ème année :
Ils ont alterné texte plus vidéo/vidéo plus texte
Déroulement : Questionnaire/ texte plus vidéo ou vidéo plus texte/ 2 semaines/ Questionnaire 2/2
semaines/ Questionnaire 3
4ème année :
Cette année la prof nous propose de voir si le simple fait de remplir un questionnaire modifie ou non les
représentations des sujets.
Déroulement de l’expérience : Passation du Questionnaire/ 2 semaines/ Passation du 2ème questionnaire/ 2
semaines/ Passation du 3ème questionnaire
Pour le dossier on devra donc faire passer le questionnaire que la prof nous donnera à 5 sujets. Ensuite on
devra recueillir, codés et analyser les données, faire une lettre de consentement. Le dossier devra suivre
un plan, introduction, développement, conclusion.
Pour les personnes « imaginatifs » et qui s’intéressent à la recherche, la prof leur propose à la place de
monter un deuxième type d’expérimentation, faire des essaies et tester.
Voir le site du GIEC pour plus d’informations sur les changements climatiques et les recherches qui sont
faites sur ce sujet.
Cours 4
Dossier :
Le but de la recherche est de modifier les biais cognitifs à propos des changements climatiques.
La variable indépendante de notre expérience sera le fait de montrer ou de ne pas montrer quelque chose
au sujet (vidéo, texte…).
Le dossier devra contenir :
o Une introduction
o La définition des variables
o La définition des modalités
o La définition de chaque conditions de l’expérience (sujet 1, sujet 2 etc.)
o Une saisie des données recueillie sur Excel
o L’analyse des données recueillies
o Pas de statistiques
o Une conclusion
Les caractéristiques de l’expérience :

Faire un échantillonnage, c’est-à-dire trouver chacun 5 sujets adultes, qui ont vécu majoritairement
dans la région parisienne, des personnes qui ont une expérience avec le climat continentale à
influence océanique.

Préparer une lettre de consentement

Respecter une méthode spécifique au sujet

Faire signer la lettre de consentement par chaque sujet

Prendre rendez-vous 3 fois avec chaque sujet

Faire remplir 3 questionnaires à chaque sujet
Les étapes de l’expérience selon le sujet :
Sujet n°1 :











Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 1er questionnaire
Lire au sujet un texte d’environ 5 min
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 2ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 3ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Sujet n°2 :











Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 1er questionnaire
Montrer une vidéo sur les changements climatiques
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 2ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 3ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Sujet n°3 :


Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 1er questionnaire










Montrer une vidéo sur les changements climatiques
Lire ensuite au sujet un texte d’environ 5 min
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 2ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 3ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Sujet n°4 :












Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 1er questionnaire
Lire au sujet un texte d’environ 5 min
Montrer ensuite une vidéo sur les changements climatiques
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 2ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 3ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Sujet n°5 :










Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 1er questionnaire
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 2ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Prendre rendez-vous avec le sujet 2 semaines après
Demander au sujet de signer la lettre de consentement
Demander au sujet de remplir le 3ème questionnaire
Demander au sujet de remplir un questionnaire complémentaire
Informations complémentaires sur le dossier :
 Le dossier est à rendre au partiel final en Janvier.
 La prof nous donnera la vidéo et les questionnaires la semaine prochaine.
 Le questionnaire que chaque sujet remplie à chaque rendez-vous est exactement le même.
 Le questionnaire complémentaire nous sert à éliminer les variables parasites, les questions nous
permettent de savoir si le sujet s’est informé sur le thème de notre recherche depuis la dernière
rencontre.
 Selon le sujet on peut donner un nom à notre protocole (ex : protocole 2, condition 3 etc.)
 A la place de l’examen final, la prof nous proposera peut être de présenter notre dossier au reste
des étudiants et de nous interroger oralement sur notre dossier et sur le cours.
Reprise du cours :
On a vu au cours précédent que dans la planification de l’expérimentation on devait choisir si on allait
plutôt faire une observation ou une expérimentation.
Dans la planification de l’expérimentation on doit également déterminer des variables.
Critères des variables :

Une hypothèse expérimentale énonce une relation possible entre deux variables.

Si A se produit alors nous nous attendons à ce que B s’en suive.

Pourquoi on parle de variable ? Variable, vient de varier donc les variables sont les aspects d’une
expérience qui varient.

Elles peuvent avoir des valeurs différentes selon la dimension donnée.
Exemple :
o
Quand on va utiliser le film dans notre recherche on va imaginer que le film, qui est une
variable dépendante va avoir une influence sur les représentations des sujets.
o
Cette hypothèse expérimentale exprime une relation possible entre deux variables, la
variable indépendante et la variable dépendante.
o
Dans notre cas on va manipuler la variable indépendante.
Variable indépendante : C’est la dimension que l’expérimentateur manipule volontairement.
Exemple :
Dans notre cas on va comparer les représentations des sujets sur les changements climatiques
avant notre expérience avec les représentations des sujets après notre intervention.
Une variable est indépendante parce que :


ses valeurs sont créées par l’expérimentateur
ses valeurs ne sont affectées par rien d’autre qui ne survient dans l’expérience
Variables indépendantes environnementales :
Les variables indépendantes peuvent être des variables de l’environnement dans ce cas il faut les placer
sous le contrôle du chercheur.
Exemples :
o
La lumière
o
L’éclairage puissant ou réduit
La taille de caractère des mots d’un texte : par exemple on peut émettre l’hypothèse
selon laquelle quand les tailles sont plus grandes les enfants ont de meilleures
performances dans des tâches mathématiques.
o
Le niveau sonore
Les variables indépendantes liées à la tâche :
Des aspects d’une tâche peuvent devenir des variables indépendantes.
Exemples :
o
La complexité de la tâche facile/ modérée /difficile
o
Le mot de présentation de la tâche visuelle vs le mot de présentation de tâche auditive
Les variables indépendantes doivent au moins avoir deux modalités.
Le chercheur décide quelle modalité de la variable indépendante il faut utiliser.
Valeurs de la variable indépendante :
On appel modalité ou niveaux les différentes valeurs de la variables indépendante.
Variations de la variable indépendante :

Le chercheur fait varier la variable indépendante en créant différentes conditions à l’intérieur de
l’expérience.

Chaque condition représente un niveau de la variable indépendante.

Si la variable indépendante a deux modalités alors il y a deux traitements, deux conditions différents.

Il ne faut pas changer le niveau de la variable indépendante avec la variable indépendante elle-même.
Exemple :
o
Un enseignant essaie de faire passer des tests à des étudiants sur une feuille qui soit de
couleur bleu soit de couleur jaune afin de voir si la couleur de la feuille influence les
performances des étudiants.
o
Variable indépendante : Couleur de la feuille du test
o
Modalités : Bleu / Jaune
Variable quasi-indépendante :
Si on a beaucoup de données dans notre expérience, il arrive parfois que l’on ai des variables
indépendantes qui ne sont pas sous notre contrôle, on parle de variable quasi-indépendante.
Exemples :
L’âge et le sexe sont des caractéristiques du sujet que l’on ne peut pas changer par exemple
mais on peut les utiliser dans notre expérience comme des variables quasi-indépendantes.
En conclusion en expérimentation on utilise des variables indépendantes sous le contrôle du chercheur
mais on peut aussi utiliser d’autres variables comme le sexe du sujet, il faut alors préciser que l’on a
analysé les données en tant que variable quasi indépendante.
On va donner des valeurs à ces quasis variables.
Variable dépendante :

Pour savoir si les variables indépendantes ont modifié le comportement du sujet on va mesurer les
variables dépendantes.

La variable dépendante c’est le comportement particulier d’un sujet dont le chercheur espère
modifier suite à son intervention expérimentale.

On essaie ensuite d’expliquer ce changement.
Ex : Les réponses à nos questionnaires seront la variable dépendante.

Si notre hypothèse est correcte, dans ce cas différentes valeurs de la variable indépendante
peuvent produire des changements de variable dépendante.
Ex : Le film que l’on montrera aux sujets (une modalité de la variable indépendante) va influencer
la représentation des sujets sur les changements climatiques (variable dépendante).
Définition opérationnelle d’une variable :
Il faut faire une définition opérationnelle d’une variable quand on fait une recherche, voire avant même de
commencer une recherche.
Exemple :
Si l’on prend la variable « couleur», avec les valeurs « bleu » et « jaune ».
Dire juste « bleu » ce n’est pas précis, chaque individu à sa propre définition de la couleur bleu. Il existe
une immense quantité de nuances de bleu.
Il est donc important de penser à une définition standardisée.
Exemple :

On fait une recherche sur l’influence de l’anxiété sur telle ou telle problématique.


La variable c’est l’anxiété.
Qu’est-ce que l’anxiété ? : « être stressé », « être un peu paniqué », « c’est l’effet d’une peur, c’est
la réaction à une peur, c’est la conséquence d’une peur vécue, l’anticipation des effets négatifs
possibles » « un sentiment d’insécurité » on a pleins de définitions pour un seul mot.

Ce que l’on entend par anxiété est différent d’un individu à l’autre, même la définition du
dictionnaire peut être différente de ce que l’on pense.

Une définition peut être différente d’une expérience à l’autre.

Si on ne définit pas la variable le sens de l’expérience ne sera pas clair.

Pour répliquer une recherche il faut être précis dans la définition des variables.

On a une définition opérationnelle qui est standardisée et une définition conceptuelle d’une
variable que l’on utilise durant le déroulement de l’expérience.
Définition opérationnelle :

On va décrire comment on définit cette variable dans l’expérience même, on va définir la variable
en termes d’opérations, de mesures observables et de procédures.

Cette définition diffère complétement des définitions donné par le dictionnaire.
Par exemple pour le mot « anxiété », le dictionnaire nous donne comme définition « État
d’inquiétude ou éventuellement un malaise douloureux dans l’attente d’un événement futur
incertain ».

Cette définition ne suffit pas dans le contexte d’une expérience car c’est une définition trop
générale, elle ne dit pas comment produire différentes valeurs d’une variable.

En expérimentation il faut définir comment on va rendre un sujet anxieux.
Exemple : Si la prof nous dit que seulement 20% des étudiants réussissent l’examen en notion de
preuve en psychologie, elle va nous rendre anxieux.
La définition du dictionnaire ne donne pas d’idées sur la façon de mesurer ou de quantifier l’anxiété.
La définition opératoire doit donner ces informations.
Cours 5
On peut distinguer deux types de définition opérationnelle :
Définition opérationnelle expérimentale :

Cette définition explique la signification d’une ou des variables indépendante(s).

Elle définit exactement ce qui a été fait pour créer les différentes modalités de l’expérience.

Quand on fait un plan d’expérimentation on inclue toutes les étapes qui ont été suivie pour créer
chaque valeur des variables indépendantes.
Expérience de SCHACHTER (1959) :





C’est un psychologue qui a travaillé sur la relation entre l’anxiété et l’affiliation.
Quand on fait une recherche on doit expliquer comment on a créé cette forte anxiété
Définition opérationnelle des variables indépendantes : faible anxiété et forte anxiété
Variable dépendante : réponses au questionnaire sur l’affiliation
Pour comprendre l’expérience Schachter a dû expliquer comment il allait provoquer cette anxiété
faible et forte
Définition opérationnelle mesurée :
C’est mesurer la nature de la variable dépendante. Ex : le nombre de choc électriques
Les variables dépendantes :

Quand on définit la variable dépendante on doit préciser comment on va mesurer l’effet de la variable
indépendante sur la variable dépendante.
Ex : Dans l’expérience de Schachter on a vu la variable indépendante qui avait deux modalités
forte et faible anxiété et ensuite on a mesuré la variable dépendante à travers le questionnaire,
qui avait différentes valeurs. On peut utiliser le score de l’échelle de l’intelligence pour voir
l’influence de la variable indépendante.

Dans certaines situations si notre mesure dépendante n’est pas normalisée, qu’il n’y a pas de score ou
de test existant permettant de mesure la variable dépendante, il faut faire une description très détaillé
pour permettre aux autres chercheurs de reproduire la procédure.
Ex : Dans l’expérience de Schachter la variable dépendante c’est le questionnaire qui mesurait
l’affiliation. Cette affiliation avait une définition opérationnelle mesurée. Schachter a mesuré le
désir de s’affilier en demandant aux sujets de choisir leur préférence à travers le questionnaire

Généralement les variables dépendantes sont des échelles de mesure.

Quand on fait un plan d’expérimentation il faut choisir quel type d’échelle de mesure on va utiliser.
On peut distinguer 4 types, niveaux de mesures :

Échelle nominale :
o Cette échelle classe les items au moins dans deux catégories distinctes (ex : Oui / Non).
o Elle regroupe des items dans des catégories que l’on peut nommer mais elle ne quantifie
pas les items. (ex : classer des réponses de sujets par vrai ou faux).
o Elle ne donne pas d’informations sur des différences de grandeurs entre deux items.
o Chaque observation se trouve dans une catégorie.
o On l’appelle également échelle qualitative et échelle non ordonnée
o On va identifier l’appartenance d’un item à une classe. (ex : les peurs de votre enfant ont-ils
augmenté ces 3 derniers mois oui ou non. Si la réponse est « oui » on ne sait pas si c’est oui
un peu ou oui beaucoup plus)

Échelle ordinale :
o Cette échelle permet un classement ordonné des items, la grandeur de chaque valeur est
mesuré selon son rang (ex : il y a un concours de vitesse sur piste on peut arriver au 1er rang,
2ème rang mais on ne connait pas quelle est la différence entre les deux coureurs).
o Les variables ordinales permettent d’établir une relation d’ordre par rapport à un critère de
classement prédéfinit.

Échelle d’intervalle :
o Cette échelle mesure la grandeur des différentes réponses observant des mesure dont les
intervalles entre les valeurs sont égaux.
o On sait que l’intervalle entre A et B est égale à l’intervalle entre C et D (ex : échelle de salaire,
échelle métrique).
o L’intérêt c’est que l’on peut ensuite faire des calculs très complexes et trouver des preuves.

Échelle de rapport :
o Cette échelle est plutôt utilisée dans d’autres sciences comme la médecine mais très peu en
psychologie.
Les variables parasites :

Généralement les recherches ne peuvent pas échapper au risque des variables parasites.

Les variables parasites peuvent biaisées les recherches.

Toute variable qui peut perturber le phénomène étudié est appelé variable parasite.

On peut tenter de les contrôler, on parle alors de variables contrôlées.

Il s’agit de neutraliser les effets éventuels de la variable parasite en tentant de la contrôler par
rapport aux objectifs de la recherche.
3 techniques qui permettent de contrôler les variables :

Maintenir constante une des modalités de la variable parasite :
o Cette technique consiste à réduire la variable parasite à une seule de ses modalités.
o Ainsi le chercheur peut écarter les risques de variabilités qui sont liées aux différentes
modalités de la variable.
o Ex : On fait une recherche sur la compréhension d’un document technique, on sait que pour
comprendre un document technique le niveau de connaissance intervient, un ingénieur va
mieux comprendre la description de l’utilisation d’une machine à laver qu’une personne qui
n’a pas fait d’étude. Dans ce cas le chercheur tente d’identifier les mécanismes cognitifs en
jeu dans la compréhension. La variable parasite ici est le niveau de connaissance. Pour
neutraliser la variable parasite on va diviser les sujets en groupes expert et groupes novices
de cette manière on peut réduire l’influence de la variable parasite grâce à un questionnaire
qui identifie les connaissances.

Technique de contrebalancement : Cette technique consiste à établir une variation systématique
des modalités de la variable à neutraliser.
Exemple:
o
On fait une expérience pour voir comment selon le type de jeu que l’on présente à un
enfant ses conduites de communication vont changer.
o
On présente aux sujets un jeu symbolique, un jeu de fiction, un jeu de construction et un
jeu de société.
o
La variable parasite c’est l’attention de l’enfant, au bout d’un certain temps, les enfants
ne sont plus concentrés.
o
Pour contrebalancer on peut modifier l’ordre de présentation des jeux selon le groupe ;

Technique de randomisation : Cette technique consiste à faire varier au hasard les modalités de la
variable à contrôler. Généralement le chercheur va procéder à un tirage au sort dans l’ensemble
des modalités de la variable parasite.
Cours 6
Prochains cours : 9 Décembre et 16 Décembre
Rattrapage du cours : 6 Janvier
Partiel terminal : 13 Janvier
Présentation du dossier à l’oral en groupe
Groupe pour le dossier : Pas plus de 6 personnes
Dossier à rendre : Environ 15 à 20 pages, pas de limite
Plan
Introduction :

Introduire le thème de la recherche.
1. Partie théorique







Faire une recherche de littérature, voir ce qui a été fait et ce qui n’a pas encore était fait par
rapport au thème de notre recherche.
Dans quelle mesure notre recherche peut apporter des éléments intéressants ?
Qu’est-ce que le changement climatique ?
Pourquoi la psychologie s’intéresse aux changements climatiques ?
Quelles représentations sociales les individus ont par rapport aux changements climatiques ?
Comment peut-on modifier la pensée des gens ?
Faire le lien avec la psychologie sociale et la psychologie cognitive.
(Pour notre recherche : Lammel et Vertigo, site du GIEC)
Problématique :

Les représentations qu’ont les sujets par rapport aux changements climatiques peuvent-ils être
influencées dans le temps lorsque les sujets prennent en compte un texte qui a pour thème les
changements climatiques ou lorsqu’on leur présente un film portant sur les changements
climatiques qui peut avoir un impact sur leurs émotions ?

Et est-ce que cette modification va perdurer ?
Hypothèses / prédictions :

Comme nous n’aurons pas assez de sujets nous allons davantage faire des prédictions que des
hypothèses.
2. Partie méthodologique
Présentation des variations :



Variable dépendante
Variable indépendante
Variable parasite
Plan d’expérience :



Présentation des sujets :
Nombre de sujets
Caractéristiques des sujets d’après leurs réponses aux questionnaires (âge, sexe…)
Matériel :




Questionnaires
Texte
Vidéo
Lettre de consentement
Consigne :


Comment a-t-on expliqué notre recherche aux sujets ?
De quelle manière on a fait passer la recherche aux sujets ? (dans la rue, dans une bibliothèque,
dans une cafeteria…)
Saisie des données :


Sur fichier Excel
Envoyer le fichier à la prof une fois remplie (point bonus)
Analyse des données, des résultats :





Analyse brut des résultats
Faire des camemberts par exemple
Comment la représentation des personnes a été modifiée dans le temps ?
On a trois mesures trois rendez-vous) on doit comparer les résultats par rapport à ces trois
différentes mesures.
On peut mettre en évidence les biais cognitifs.
Discussion :

On essaie d’expliquer nos résultats.
Conclusion :
Perspectives/ Limites :
Annexe :



Questionnaire
Réponses
Lettres de consentement signées
Bibliographie :

La bibliographie doit respecter les normes APA
Reprise du cours
Échantillonnage :

Imaginons qu’on nous demande de généraliser les résultats d’une recherche psychologique à partir
de l’étude d’un groupe de 8000 ou 15000 personnes, par rapport à notre population qui représente
plus de 7 milliards de personnes, ce n’est pas très représentatif. Pour que nos résultats puissent
être généralisés, notre échantillonnage doit respecter certaines règles en psychologie, des règles
statistiques.

L’échantillonnage définit de manière générale tout ce qui nous permet de construire l’échantillon :
o
o
o
o
La méthode de sélection des individus
La taille de l’échantillon
La représentativité
Le processus d’inférences des informations statistiques
Population :

Quand on parle de la notion de population on entend par là, population française, population
mondiale, population parisienne, population des étudiants de Paris 8.

En statistiques, le terme de population est plus restrictif, on appel population, tous les individus qui
partagent les caractéristiques définissant l’individu de base de la population.
Exemple : Dans notre recherche les caractéristiques définissant l’individu de base de notre
population sont : que l’individu doit être un adulte, habitant la région parisienne.

L’individu de base de notre population doit être définit au préalable dans la partie méthodologie.
Sujet :

Il s’agit d’une unité, d’un individu.

Cette notion d’individu doit être prise au sens large du terme. Il ne s’agit pas forcément d’une
personne, il peut être question d’un groupe de personnes, d’une institution, d’un animal.
Les caractéristiques de l’individu et de la population :

Les psychologues peuvent choisir comment construire leur population et la population peut être ce
que les chercheurs décident qu’elle soit.

Dès que l’on a les critères qui rassemblent les individus de la population on peut définir les
caractéristiques du sujet.
Exemple : Des bébés, des étudiants en psychologie….

Dans la norme de tous les jours, population signifie un grand nombre de personnes alors qu’en
statistiques, une population nécessite pas de contenir des milliers de personnes, on doit avoir un
nombre suffisant mais pas trop important.
Échantillon :

C’est un sous-ensemble de population à partir duquel on souhaite procéder à un certain nombre de
mesures.

Les résultats qui proviennent de ces mesures seront utilisés pour tirer des conclusions relatives à la
population à partir de laquelle cet échantillon a été extrait.

Lorsque l’on effectue différentes mesures auprès d’un échantillon de sujets on tente de comparer
les différentes séries de mesures.

On doit évaluer et définir le type d’échantillon étudié notamment dans la partie méthodologie. Estce qu’il s’agit d’un échantillon indépendants ou échantillon appariés.
o Échantillon apparié : Les mêmes sujets de l’échantillon passent les différentes conditions de
l’expérience.
o Échantillon indépendant : Chaque échantillon passe une des conditions de l’expérience. Un
sujet ne peut pas passer différentes conditions de l’expérience.
Prélèvement de l’échantillon ou constitution de l’échantillon :

L’échantillonnage est le processus qui nous permet de constituer notre échantillon.

C’est une phase très importante dans la recherche de la constitution d’un échantillon car on doit
montrer que grâce à cet échantillonnage nous avons des résultats qui prennent en compte toute la
population.

Il faut donc que l’échantillon soit le mieux représentatif de la population totale.
Les différentes méthodes d’échantillonnage :

Échantillonnages probabilistes :
Ces méthodes sont fondées sur l’échantillonnage par tirage au sort des éléments constituants l’échantillon.
Il s’agit des méthodes d’extraction aléatoire
o Tirage au sort élémentaire :
On numérote tous les individus de la population et on extrait au hasard un nombre définit pour
constituer l’effectif de notre échantillon.
Exemple : Parmi les différents étudiants du cours, la prof donne à chacun un numéro au
hasard, elle choisit ensuite des numéros au hasard, 4, 6, 9, 23, 13, 7, 25, 32, 45, 33, 27…ces
étudiants constituent alors un échantillon représentatif de tous les étudiants en deuxième
année de psychologie.
o Tirage au sort séquentiel :
Il s’agit d’un tirage au sort par critères successifs. On définit tous les critères et on extrait un
nombre de sujets définis par critères.
o Échantillonnage par grappes :
Il s’agit d’un tirage au sort d’un sous-groupe de la population présumée représentative de la
population.
o Échantillonnage stratifié :
Cela consiste à diviser la population en sous-populations appelés strates disposant chacune d’une
caractéristique distincte. On extrait par tirage au sort l’échantillon d’individus à l’intérieur de
chaque strate.

Échantillonnages empiriques :
o On utilise ce type d’échantillonnage car cela coûte moins chère, cela nécessite moins de temps et il
peut compléter un échantillonnage probabiliste.
o On va construire un échantillon en relation avec la connaissance préalable des caractéristiques de la
population.
o Il s’agit de méthodes non aléatoires.
o Échantillonnage par quota :
Il consiste à choisir les individus qui vont composer l’échantillon en respectant un certain quota, un
certain taux.
Exemple : On va constituer un échantillon avec 100 sujets, 50% de femmes et 50%
d’hommes.
Condition contrôle :

Dans la méthode expérimentale le traitement ou la manipulation de la variable indépendante doit être
accompagnée, complétée par une condition où le traitement est absent.

Elle permet d’identifier ce qui se produit en l’absence de tout traitement.

L’hypothèse d’une influence du traitement ne peut être confirmée uniquement lorsque l’on constate
une différence significative entre le groupe expérimental et le groupe contrôle ou témoin.

Notre étude ne peut pas être concluante sans ce groupe contrôle.

Si les mêmes effets se produisent dans la condition expérimentale et dans la condition contrôle ils ne
peuvent alors pas être attribués au traitement expérimental.
Exemple :
o
Dans notre recherche nous avons deux variables indépendantes, le temps avec 3
modalités (3 rendez-vous) et le matériel expérimental avec 4 modalités (texte, vidéo, texte
+ vidéo, vidéo + texte). Nous avons également une condition contrôle.
o
Dans cette condition contrôle, le traitement expérimental est absent.
o
Notre recherche ne pourra pas être concluante sans condition contrôle.
o
On espère modifier les représentations de nos sujets.
o
Dans notre recherche le traitement correspond à la présentation d’une vidéo, d’un texte
afin de déterminer quelle influence cela aura sur les représentations du sujet.
L’influence de l’expérimentateur :


Les chercheurs doivent s’efforcer de limiter l’influence du contexte expérimental sur les résultats
notamment en ce qui concerne l’interaction entre l’expérimentateur et le sujet.

Il faut prendre en compte les différents aspects de l’expérimentateur (âge, sexe…).

Dans la lettre de consentement, on ne doit pas trop expliciter les détails de notre recherche où on
risque d’influencer les résultats.
Étude en simple aveugle :
o Le sujet a très peu d’informations sur l’expérimentation.
o Il ne sait pas à quel groupe il appartient, il ne sait pas si on lui donne un placebo.
o Le sujet peut être influencé et donner des réponses biaisées.
o L’expérimentateur peut avoir des attentes qui vont biaiser les résultats. L’espoir d’obtenir tel ou
tel résultat peut amener l’expérimentateur à réagir différemment pendant la passation sans
même qu’il ne s’en rende compte.
o Ces changements de comportement sont inconscients, il s’agit de postures, de la voix, de
l’expression du visage.
o On peut remédier à ce problème en s’entrainant.

Étude en double aveugle :
o La personne qui fait passer l’expérience ignore à quel groupe appartient le sujet avant que la
collecte ne soit terminée.
o Ce type d’étude est difficile à réaliser en psychologie, on l’utilise davantage dans des études
épistémologiques.
Le plan d’expérience :

Les signes < > signifient emboitée c’est-à-dire qu’il y a un groupe par modalité (dans notre
recherche 1/sujet par modalité). Chaque groupe passe une modalité différente.

Le signe * signifie croisé, c’est-à-dire que tous les individus d’un groupe passent toutes les
modalités des différentes variables indépendantes.

Le signe S signifie « sujet ».

Les variables indépendantes sont désignées par une majuscule, par exemple pour la variable
« temps » on prend la première lettre de la variable indépendante et en l’écrit en majuscule, le
signe T désigne la variable indépendante « temps ».

Le signe T2 signifie que la variable « temps » possède 2 modalités.
On peut dire qu’en règle générale un chercheur s’intéresse simultanément à l’effet de plusieurs variables
indépendantes sur le comportement étudié. Mais il est possible dans certaines recherches que l’on
s’intéresse uniquement à l’effet d’une seule variable indépendante sur la variable dépendante.
Les relations qui unissent les variables indépendantes entre elles avec la constitution des groupes de sujets
constitue ce qu’on appelle le plan d’expérience.
Plan monofactoriel : Une seule variable indépendante
Plan plurifactoriel : Plusieurs variables indépendantes
Cours 8
Dossier à rendre :

Ne pas oublier de faire une introduction.

La partie théorique doit répondre à la question : Qu’est-ce que le changement climatique ?

Pour trouver des informations : Faire des recherches à la bibliothèque et consulter les sites qu’elle
nous a proposés.
Comment faire une bibliographie pour un travail scientifique ? (conformément aux normes APA)

L’APA (American Psychology Association) a une manière particulière de publication que l’on doit
respecter pour citer des articles scientifiques ou des sites internet.

Pour citer un site internet il ne faut pas oublier de donner le nom du site internet et la date à
laquelle on a consulté le site.

Chaque discipline a des critères différents de publication.
Livre :
Auteur, A. & Auteur, B. (année). Titre du livre. Lieu : Maison d’édition.
Exemple :
Noizet, G. & Caverni, J.-P. (1978). Psychologie de l’évaluation scolaire. Paris : P.U.F.
Site Internet :
Auteur (Date de publication). "Titre". Titre du site [Type de support]. Date de consultation. Adresse (Url)
Exemple :
Desbrosses, Stéphane (13 Avril 2008). «Comment citer un document en ligne ? Résumé des cas les plus
courants, Normes APA et MLA». In Psychoweb.fr, [En ligne]. Page consultée le 16 Avril 2008.
http://www.psychoweb.fr/articles/divers/427-comment-citer...e.html
Article de périodique :
Amadieu, F., & Tricot, A. (2006). Utilisation d’un hypermedia et apprentissage : Deux activités concurrentes
ou complémentaire. Psychologie Française, 51(1), 5-23.
Chapitre d’ouvrage :
Nom, Initiale du Prénom de l’auteur du chapitre (Année). Titre du chapitre. In : Editeur(s) scientifique(s) de
l'ouvrage. Titre de l'ouvrage. Lieu d’édition : Editeur, intervalle de pagination
Ouvrage :
Nom, Initiale du Prénom (Année). Titre de l’ouvrage : sous titre. Lieu d’édition : Éditeur. Pagination. –
(collection)
Plan d’expérience monofactoriel (suite) :
Type de plan
Type de groupe
Formule
Nombre de sujets
Méthode 1
Emboité complet
1 groupe de sujet par
condition expérimentale
Méthode 2
Croisé complet
Chaque sujet rencontre
toutes les conditions
expérimentales
S10 < E2*R3 >
60 sujets
E1 = R1 10sujets I R2 10
sujets I R3 10 sujets
E2 = R1 10 sujets R2 10
sujets R3 10 sujets
S10 * E2* R3
10 sujets
Le sujet 1 passe E1 R1
R2 R3 et E2 R1 R2 R3
Méthode 3
Mixte
1 groupe par condition
2 groupes emboités qui
passent toutes les
conditions
expérimentales
S10 <E2>*R3
20 sujets
10 E1 R1 R2 R3
10 E2 R1 R2 R3
Exercices d’application :
Voir feuille
Consigne :
Selon les données, identifier la variable dépendante et la variable indépendante, indiquer le nombre de
variables indépendantes, identifier le type de relation c’est-à-dire croisée ou emboitée et écrire le plan
d’expérience.
Exercice 1 :





On mesure l’influence du sexe de l’expérimentateur sur les représentations que les gens ont d’une
femme d’affaire.
On mesure ces représentations à l’aide d’un questionnaire.
L’expérimentation compte 40 sujets.
Un expérimentateur homme fait passer le questionnaire à 20 sujets.
Une expérimentatrice va faire passer le questionnaire à 20 autres sujets.
Corrigé :





VI : sexe de l’expérimentateur
Modalités : H/F
VD : réponses aux questionnaires
Type de relation : Emboité
Plan d’expérience : S20 < E2 > Sexe 2
Exercice 2 :
On mesure l’influence d’une formation de 2h en écriture et orthographe sur le nombre de fautes
d’orthographe à un partiel de psychologie cognitive. On sélectionné deux classes de 30 étudiants chacune.
Une classe va avoir droit à la formation de 2h et l’autre n’aura pas cette formation. Les deux classes
passent le même partiel.
Corrigé :





VI : Formation
Modalités : Formation / Pas de formation
VD : Nombre de fautes d’orthographe
Type de relation : Emboité
Plan d’expérience : S30 < S2 >
Exercice 3
On a mené une étude longitudinale avec 120 enfants pour mesure l’évolution de leur conception naïve de
la Terre avec des entretiens semi directif.
Les parents s’étaient engagés à ce que leurs enfants participent au projet de recherche sur 5 années. (. 5
ans, 6 ans, 7 ans, 8 ans, 9 ans).
Corrigé :

Plan d’expérience : S120 * A5
Comment remplir le fichier Excel du dossier ?
Il y a 5 pages :
Temps 1 / Temps 2 / Temps 3 / Questionnaire supplémentaire 1 / Questionnaire supplémentaire 2
Toujours garder le même numéro de protocole pour chaque sujet et chaque condition:





Protocole 1 : Sujet 1 : Condition Texte
Protocole 2 : Sujet 2 : Condition Vidéo
Protocole 3 : Sujet 3 : Condition Texte puis vidéo
Protocole 4 : Sujet 4 : Condition Vidéo puis texte
Protocole 5 : Sujet 5 : Condition contrôle (juste questionnaires)
Données démographiques :





Date
Lieu
Sexe : 1 ou 2
Age : mois et année
Remplir avec les chiffres 1 à 5 pour les questions d’accord / pas d’accord
L’étape du remplissage du tableau de données est une étape essentielle car elle représente le matériel de
base de l’analyse des données dans la recherche.
Dans l’analyse des données on doit obtenir des tableaux bruts que l’on peut modifier en fonction de nos
hypothèses.
On peut faire des hypothèses exploratoires.
On peut chercher des incohérences internes, des biais cognitifs. Par exemple : Si dans les premières
questions le sujet répond que les changements climatiques est un phénomène naturel il ne peut pas dire à
la fin du questionnaire que c’est un phénomène lié à l’activité humaine.
On peut faire d’autres types de tableaux différents du tableau du fichier Excel.
Tableau de contingence ou croisé :
On fait ce genre de tableau pour saisir des données nominales.
On peut dire que lorsque deux variables nominales sont croisées, une en ligne et une en colonne, on
obtient un tableau dans lequel chaque case contient un effectif ou un pourcentage d’individus ayant
répondu à telle modalité de la variable colonne et telle caractéristique de la variable ligne.
Exemple :
À la différence du tableau général, d’une matrice générale, dans lequel les individus apparaissent un par
un, on a les effectifs ou les pourcentages par modalité des variables que l’on croise.
Exercice :
Un apprenti chercheur psychologue a interrogé différentes personnes de l’Europe, les Italiens, les
Néerlandais, les Allemands, les Belges et les Espagnols. Il y avait 100 personnes interrogées. On leur
demander si à leur avis les plages de la côte atlantique étaient propres, sales, ou s’ils étaient sans opinion.
Propre
Italiens
50
Néerlandais
15
Allemands
60
Belge
45
Espagnols
45
Sale
40
80
38
20
10
Sans avis
10
5
2
35
45
Tableau disjonctif complet:
Il se présente sous la forme d’un tableau croisant les individus et les variables, chaque colonne représente
une modalité de la variable et chaque ligne représente un individu. A la place de mettre des effectifs dans
les cases, on met un 1 ou un 0 selon que l’individu possède ou non la modalité, la caractéristique
correspondant de la variable.
Les modalités de la variables s’excluent mutuellement = disjonctif
Les cases contiennent un 1 ou un 0 = complet
Ce genre de tableau permet d’avoir une vision d’ensemble des données.
On va utiliser des classes (âge, d’ordre). Ce type de tableau est utilisé pour des analyses factorielles.
Les lignes sont des individus et les colonnes sont des probabilités.
Exemple : Tableau brut devient tableau disjonctif complet
Sexe
F
F
H
Sexe F
Sexe M
1
0
1
0
1
Exercice :
Un psychologue a mené une enquête auprès de mères de famille pour savoir si elles seraient intéressées
par un service de voiture privée amenant et cherchant leurs enfants à l’école.
Les tableaux condensés :
Dans ce tableau, les lignes correspondent aux individus et les colonnes aux variables. Par contre les cases
ne comportement pas de 0 ou de 1 mais plutôt une valeur représentant un score, une mesure, une note
obtenue à une variable.
Ex : On peut utiliser ce type de tableau pour un test de rappel et on peut voir quels sont les scores de test
de rappel de chaque individu.
Les tableaux statistiques
On réunit dans un tableau nos résultats d’analyses statistiques.
COURS 9
Dossier :
Contrôle terminal :

Examen 1h30
Contrôle continu :

Pendant que ceux qui sont en contrôle terminal passent le partiel, ce qui sont en contrôle continu
commencent à présenter leur dossier (min 5 min /max 15 min).

Si dans notre groupe il y a des personnes qui sont en contrôle continu et d’autres en contrôle
terminal, tout le groupe passe en même temps ensemble après le partiel terminal.

La prof va nous poser des questions sur le dossier en lien avec le cours pendant l’oral.
Reprise du cours
Analyse des données :
Rappel de statistiques :

Les statistiques sont importantes en psychologie parce qu’elles permettent d’interpréter et de
valider les recherches en psychologie.

Lorsque l’on sera praticien on va effectuer des tests, faire de la psychologie appliquée, pour cela on
doit connaître les statistiques pour être capable d’expliquer des résultats obtenues à des tests
psychologiques. Par exemple lorsque l’on utilise un test de défiance intellectuel, on doit
comprendre comment cela a été construit, qu’est-ce que les scores obtenues vont nous permettre
de relever, indiquer sur l’état du patient.

On peut utiliser différents types de statistiques en fonction du type de nos variables et de nos
interrogations.
La psychologie est-elle une science ?

L’existence de la psychologie en tant que science se fonde sur le fait que l’observation prolongée
d’un événement va faire apparaître des permanences ou des régularités qui vont conduire à
l’établissement d’une loi ou d’une théorie.

La psychologie en tant que science a pour objectif d’établir des théories et des lois sur le
fonctionnement psychologique.

Pour pouvoir établir des lois et des théories, on doit comprendre les liaisons statistiques entre les
différentes variables.

Il y a différent moyen de comprendre ces liens statistiques.
Exemple :

On peut établir une relation entre l’âge de l’enfant et les performances à des tests cognitifs.

Pour établir n’est pas suffisant de dire qu’il y a une relation n’est pas suffisant.

Il faut trouver des moyens de prouver que cette relation existe.

Plus tard, lorsque l’on a montré une relation statistique on peut présenter nos données sous une
forme de perspective probabiliste.

Par exemple, un enfant de 8 ans a généralement une taille d’1m 20 même s’il est possible qu’il
mesure moins d’1m20 ou plus, il y a une probabilité importante pour qu’il mesure 1m20.

Pour un test donné, par exemple le KABC, les enfants doivent être capable de résoudre tel ou tel
problème lorsqu’il on atteint un certain âge.
Différent types d’analyses statistiques :
Il y a deux types de méthode d’analyse statistiques :


Méthodes descriptives
Méthodes inférentiels
Le choix de l’analyse statistique va à la fois décider de la manière d’étudier les données et des
interprétations qui vont être possible à effectuer.
Méthode descriptive :
Univariée :

Il y a une variable.

On peut calculer les tendances centrales qui sont : la moyenne, l’écart-type, lé médiane, la
dispersion variance, étendue et le mode.
Bi-varié :

Il y a deux variables.

On peut calculer des coefficients corrélations.
Multivarié :

Il y a plus de deux variables.

On peut faire des analyses factorielles.
Méthode inférentiels :
Paramétrique :

On peut mentionner quelques analyses, comme la distribution normale.

On peut faire la comparaison des moyennes avec le t de Student.
Non-paramétrique :

Le Khi deux qui nous permet de montrer la différence existante entre deux groupes.
Les méthodes descriptives :
Les méthodes descriptives nous servent à décrire les données.

Un tableau brut, une matrice générale, si on présente ça comme ça il n’y a pas d’analyse, les
méthodes descriptives permettent de faire une synthèse, une récapitulation. Ce que l’on saisit sont
des données brutes que l’on va analyser.

Les méthodes descriptives vont décrire les données numériquement et graphiquement.

On peut calculer des moyennes, établir des graphiques (histogramme, courbe….). Ces indices vont
nous permettre de faire une étude précise des données.

L’objectif global est de réduire l’information contenue dans la distribution des données ou des
observations.

En fonction de la nature des données on peut présenter une synthèse, des graphiques.
Notre dossier serait apte à faire une étude inférentielle si nous avions assez de sujets.
Méthode inférentielle (aussi appelée inductible ou explicative) :

Les méthodes inférentielles sont utilisées quand deux catégories de variables sont présentes dans
la recherche. (Dans le dossier il y a bien une variable dépendante et une variable indépendante).

L’analyse inférentielle peut démontrer statistiquement que des variables peuvent en d’autres.

L’analyse inférentielle ne nous permet pas de dépasser l’échantillon de départ afin de généraliser
les résultats obtenus sur un nombre restreint d’individus à l’ensemble de la population dont est
extrait l’échantillon.
Quelle méthode choisir ?
Dans un article scientifique, on a souvent une partie de statistiques inférentielles, une partie de
statistiques descriptives. Maintenant en psychologie ce sont les analyses multivariées qui sont de plus en
plus à la mode, ce sont des statistiques très complexes qui essaient de prendre en compte les différences
entre les individus, les variabilités interindividuelles.
Les statistiques commencent à s’intéresser au fonctionnement de l’individu.
Quand on fera notre dossier on devra utiliser une méthodologie structurée.
On conseille généralement de respecter deux étapes dans la recherche en psychologie :

Écrire et résumer les observations c’est-à-dire repérer les liaisons entre quelques variables.

Expliquer en validant statistiquement les résultats et clarifier c’est-à-dire préciser le sens des
relations entre les variables (on ne pourra pas faire ça pour le dossier).
Le choix des méthodes dépend de nombreux facteurs :

Étude, des variables

Type de variables

Nombre de variables

Échelle de mesure (numérique ou nominale) des variables

Nature de l’échantillon

Variété des données recueillies
Caractéristiques des analyses descriptives :
Il existe trois types d’analyses descriptives.
Analyse unidimensionnelle : Les variables sont étudiées de manière isolées. Elles sont assez rares en
psychologie parce que l’on veut mettre en relation les variables et voir de quelle manière une variable
influence l’autre.

Variables numériques : Il peut s’agir de variables ordinales, de variables d’intervalle. On souhaite
étudier la distribution des valeurs de cette variable. Pour cela on peut réaliser des courbes ou des
histogrammes, calculer des mesures de tendance centrale, qui permettront de résumer la
distribution ou les indices de dispersion pour évaluer la variabilité de la distribution.

Variables nominales : On peut réaliser des histogrammes, des graphiques en secteur, calculer la
fréquence de distribution de chaque catégorie avec des pourcentages.
Analyse bidimensionnelle : Les analyses bidimensionnelles essaient de mettre en évidence et de résumer
les liens existant entre deux variables. On peut croiser les variables numériques entre elles, on peut croiser
des variables nominales entre elles et même croiser des variables nominales et numériques entre elles.

Deux variables numériques : Généralement il est intéressant de faire des graphiques, d’effecteur
des nuages de points qui va nous donner une vision de la relation entre les deux variables. On peut
également calculer le coefficient de corrélation des deux variables, ce qui va nous permettre de voir
si les deux variables varient ensemble.

Une variable numérique et une variable nominale : On peut faire les calculs habituels sur la
variable numérique. On peut faire un graphique type histogramme pour pouvoir déterminer la
répartition des scores de la variable numérique.

Deux variables nominales : On peut calculer les pourcentages en ligne et colonne. On peut faire
ensuite utiliser le Khi deux.
Analyse multidimensionnelle : Il n’y en a pas dans le dossier
Elle est utilisée pour rendre compte de la globalité des résultats à partir de trois variables. Elle a pour
composante principale une analyse factorielle des correspondances.
Représentations graphiques :

Les représentations graphiques constituent une étape essentielle.

C’est une démarche d’analyse, ce n’est pas une simple illustration des résultats.

Elles permettent d’avoir une première approximation des données, permettent de conforter des
analyses statistiques.

Elles permettent de réaliser inutilement des analyses.

Tous les graphiques ne sont pas possibles à réaliser selon les données.
Diagramme en barres ou en secteurs : Ces deux types de graphiques sont généralement utilisés pour
représenter des données quantitatives exprimées en pourcentage. Dans le diagramme à secteur, appelé
aussi « camembert », chaque modalité est représentée en un secteur dont la surface est proportionnelle
au pourcentage correspondant.
Diagramme en bandes : Également appelé graphique cartésien, ce type de diagramme est utilisé avec des
variables qualitatives de nature ordinales. Il peut aussi être utilisé pour exprimer des rangs obtenus à
différentes épreuves.
Histogramme : Ce sont les représentations les plus utilisées en psychologie, car ils sont clairs et faciles à
lire. On peut faire des polygones statistiques qui relient chaque point central des rectangles.
Courbes : Ils conviennent généralement à la plupart des données mais sont avant utiliser avec des
variables quantitatives.
Nuages de points : On utilise souvent les nuages de points dans les analyses bidimensionnelles quand on
souhaite analyser deux variables entre elles et quand on souhaite savoir si elles varient ensemble.
Les mesures de tendances centrales :

Les indices les plus fréquents sont la moyenne, la médiane et le mode.

Le choix de l’indice se fait en fonction de l’échelle de mesure :
o Échelle nominale : Mode
o Échelle ordinale : Médiane
o Échelle d’intervalle : Moyenne
Mode : La valeur dans la distribution dont la fréquence est maximale.
Moyenne : Elle vise à indiquer le centre de la distribution des scores. Le problème de cet indice est qu’il ne
prend pas en compte les extrêmes.
Médiane : Elle a une très bonne stabilité par rapport aux valeurs extrêmes. Il s’agit de la valeur centrale
autant en dessous qu’au-dessus de la distribution des scores.
Les indices de dispersion :

Les analyses descriptives qui cherchent à analyser les indices de dispersion veulent évaluer la
variabilité d’une série de valeurs.

On ne peut pas utiliser les indices de dispersion avec des données nominales (ex : catégories socioprofessionnelles).

Ces indices permettent d’obtenir un chiffre qui reflète la dispersion des nombres.

Le choix de l’indice se fait en fonction de l’échelle de mesure et de la forme de la distribution :
o Échelle d’intervalles : variance, écart-type, étendue
o Échelle ordinale : étendue, écart semi inter quartile
Étendue : Il s’agit de la différence entre la plus grande valeur et la plus petite valeur sur une série
d’observations. C’est l’écart entre deux valeurs extrêmes. Cet indice manque de précision et conduit a
donné une image déformée de la distribution. Très simple à calculer.
Écart-type : Il mesure la dispersion des valeurs autour de la moyenne. C’est la mesure la plus utilisée mais
est influencée par les valeurs extrêmes d’une distribution.
Écart semi inter quartile : On essaie de voir la distance entre la valeur la plus petite et la valeur la plus
grande.
Variance : Il est rare de l’utiliser.
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Notion de preuve en psychologie