Comité départemental du Val de Marne – Marc TISON – Moniteur Fédéral 2ème degré
Notions sur le Système Nerveux
Anatomie fonctionnelle
http://ici.cegep-ste-foy.qc.ca/profs/gbourbonnais/biofya/sysnerv/sysnerv.htm
Le système nerveux - Introduction
Situation dans
l’environnement
Le Coeur
Organes sensitifs
et moteurs
La respiration
La digestion
Autres organes
vitaux
Actes volontaires
Fonctions commandées à
notre insu
Le système nerveux - Introduction
Axe encéphalo-rachidien
Respiration
Circulation
Cerveaux
Cervelet
(SNC)
Bulbe
rachidien
Parasympathique
Bulbe
rachidien
Système
neurovégétatif
Système
ralentisseur
Sympathique
Moelle
épinière
Système
accélérateur
Colonne
& moelle
Épinière
(SNC)
31 paires de
nerfs
rachidiens
(SNP)
Système de la
motricité et
de la
sensibilité
Les 5 sens
Parole
Déglutition
12 paires de
nerfs crâniens
(SNP)
Structure du système nerveux – Encéphale et nerf crâniens
12 paires de nerfs crâniens
(SNP)
Les sens - Parole - Déglutition
Système neuro-végétatif
Assure un équilibre harmonieux
des activités des viscères et des
organes des sens par un double
jeux de fibres opposées
31 paires de nerfs rachidiens
(SNP)
Système moteur et sensitif
Structure du système nerveux – Axe encéphalo-rachidien
L’encéphale
Oups !!!!
Structure du système nerveux – Axe encéphalo-rachidien
L’encéphale
L’encéphale est
constitué de 5
cerveaux :
L’hypophyse et L’épiphyse
Le cervelet
2 hémisphères
cérébraux
Le bulbe
rachidien
Structure du système nerveux – Axe encéphalo-rachidien
La colonne vertébrale
31
vertèbres
Structure du système nerveux – Le tissus nerveux
Le Tissus nerveux
La cellule de base, le neurone
9 milliards de
neurones reliés les
uns au autres par
des synapses
Les neurones sont
nourris par la
névroglie en
relation avec les
capillaires
sanguins
Un sacré bordel !
Structure du système nerveux – Le tissus nerveux
Un neurone c’est :
•Un corps cellulaire
•Des ramifications
ou Dendrites
•Un Axone
•Une arborisation
terminale
Structure du système nerveux – Le tissus nerveux
Particularité de l’axone, la gaine de myéline
ou manchon graisseux
Physiologie du système nerveux – Propriétés du neurone
Le Neurone
cellule éminemment
excitable
Comment ?
conduit et transmet les
excitations reçues
Excitant mécanique :
piqûre, pincement....
Excitant thermique : toute variation brutale de température
Excitant Chimique : acide dilué, base diluée, CO2, O2...
Excitant électrique : courant continu, décharge de condensateur...
Excitant psychologique : ou influx nerveux agissant sur les muscles
L’excitation pour être efficace, doit voir son intensité varier brusquement, posséder
une valeur et une durée minimum.
Physiologie du système nerveux – Propriétés du neurone
L’influx nerveux
La surface d’un nerf est polarisé en positif, alors que l’intérieur l’est en négatif. L’influx
nerveux répond à une excitation donc à une onde de dépolarisation électrique appelée
COURANT D’ACTION qui se manifeste par l’inversion de la polarisation à la surface
du nerf.
La moelle épinière est un centre d’exécution de l’activité
nerveuse réflexe.
Un mouvement réflexe est une réaction ou une riposte
involontaire à une excitation portée sur les terminaisons
nerveuses sensibles.
On l’appelle le réflexe nerveux médullaire.
Physiologie du système nerveux – Fonctionnement
L’arc réflexe
Il met successivement en mouvement :
Un récepteur périphérique, la peau,
naissance de l’influx nerveux.
Un conducteur (Neurone sensitif) qui
transporte l’influx à travers les fibres
nerveuses jusqu’à la moelle épinière.
Celle-ci perturbée par l’influx nerveux
déclenche son activité par les fibres
nerveuses (neurone moteur) des nerfs
rachidiens jusqu’aux muscles qui vont
diriger la réaction.
Le trajet ainsi parcouru par l’influx est
appelé un ARC RÉFLEXE SIMPLE.
Physiologie du système nerveux – Fonctionnement
TOUTE ALTÉRATION
D’UNE FIBRE
NERVEUSE VA
INTERROMPRE LA
CONDUCTION DE
L’INFLUX
Physiologie du système nerveux – Le système Neuro-végétatif
Coordination et régulation
Le système
neurovégétatif
Le système cérébro-spinal est aux relations
sensitives et motrices du corps ce que le
système neurovégétatif est aux organes de
fonctionnement de notre organisme
2 systèmes
Système Sympathique
Système Parasympathique
Constitué de centres nerveux
essentiellement situés dans la
région cervicale, dorsale et
lombaire.
Centre nerveux situés dans le bulbe
rachidien et la région sacrée de la
moelle épinière. Il innerve et assure
les relations des centres nerveux avec
les différents organes de
fonctionnement du corps
Système accélérateur
Agent chimique
L’adrénaline
Système ralentisseur
Agent chimique
L’acétylcholine
Physiologie du système nerveux – Le système Neuro-végétatif
Le tableau suivant résume quelques actions des deux systèmes
Organes innervés
Sympathique
Parasympathique
Coeur
Tachycardie
Bradycardie
Vaisseaux
Vasoconstriction
Vasodilatation
Iris
Mydriase
Myosis
Estomac/intestins
Ralentissement
Accélération
Anus/vessie
Relâchement
Contraction
Glandes Sudoripares
Sécrétion
0
Physiologie
du système
nerveux
Le système
Neurovégétatif
Système nerveux - Application à la plongée
La respiration
Excitation chimique à travers l’action du système sympathique
Le Dioxyde de carbone (CO2) seul; produit lors d’un effort prolongé, peu
provoquer un essoufflement. Ce gaz est un excitant permanent du bulbe rachidien.
Voir Dalton sur les pressions partielles (seuil minimal).
L’essoufflement c’est très souvent  cycle, stress/angoisse + accélération
cardio/ventilatoire (excitation du bulbe rachidien) production d’adrénaline.
L’azote (N2), lorsqu’il est respiré à une PP égale ou supérieure à 4 bars, est une des
cause principale de la narcose.
En fait il s’agirait plutôt d’un ensemble de facteurs encore assez mal connus qui en
serait responsable : N2 + CO2 + vitesse et l’inadaptation de la respiration pendant la
descente.
Cet ensemble d’action agit sur notre système nerveux pour diminuer les effets du
raisonnement, c’est la Narcose.
Système nerveux - Application à la plongée
L’O2, carburant indispensable à la vie, agit, en fonction d’une PP supérieure à 1,6 bar,
comme un gaz éminemment excitable sur le système nerveux, provoquant une crise de
type épileptique, c’est l’hyperoxie.
Effort d’adaptation de notre respiration à la pression hyperbare
Le froid. Il excite (thermique) plus rapidement le système nerveux en provoquant une
augmentation du rythme ventilatoire et circulatoire, en accélérant la digestion pour
produire de la chaleur (thermogenèse).
Le froid a également un effet vasoconstricteur cutané et périphérique qui ralenti le
dégazage de l’azote.
La noyade. Qu’elle soit de type primaire ou secondaire, la noyade asphyxie le tissu
nerveux par une privation d’O2 (arrêt ventilatoire - arrêt cardiaque). Les cellules
nerveuses sont les seules à ne pas se régénérer, les lésions occasionnées peuvent donc être
irréversibles, dans le cerveau, le tronc cérébral et la moelle épinière.
Système nerveux et application à la plongée
La surpression pulmonaire. L’irruption brutale d’air dans la circulation sanguine
peut entraîner à terme une embolie cérébrale importante selon la quantité de gaz qui
remontera du cœur par la crosse aortique et les carotides.
L’embolisation généralisé du cerveau privera les cellules d’oxygène et entraînera une
asphyxie du tissus nerveux et occasionnant comme pour la noyade des lésions
irréversibles (hémiplégie, tétraplégie).
L’accident de décompression. Pour fonctionner et garder ses propriétés, le neurone
est nourri et oxygéné par la circulation sanguine, principalement par les capillaires (Piemère -Névroglie). La richesse de cette irrigation et l’affinité des tissus nerveux pour
l’azote place le système nerveux et surtout la moelle épinière dans les compartiments
courts des tissus humain et l’expose à une saturation et une déssaturation importante
d’azote au cours d’une plongée.
Un palier mal maîtrisé ou écourté, donc un dégazage peu important, peut être à l’origine
d’un accident de décompression.
Système nerveux et application à la plongée
La bulle qui coince perturbe et interrompt l’influx nerveux. Si elle est dans la moelle
épinière on la trouvera plus particulièrement dans les renflements lombaires et
cervicaux (nerfs rachidiens des membres inférieurs et supérieurs) provoquant un
accident neurologique de type médullaire (paraplégie) pour une bulle dans les lombaires
et atteinte des membres supérieurs dans les cervicales (tétraplégie).
Les conséquences sur la sensibilité ou la motricité des membres sera fonction la gravité
de l’accident.
Conclusion
Lorsqu’un plongeur, à l’issue de sa plongée se plaint de différents maux et notamment
de problèmes moteur, il y a lieu d’effectuer un « diagnostique neurologique » sur d’une
atteinte éventuelle du système nerveux.