C/ 3ème cause déclin Agriculture : Politique de Louis XIV envers les nobles => attirés à la cour ceux
ayant de grands domaines pour les faire dépendre de son pouvoir
=> a suscité en eux le mépris de l’agriculture
=> les a poussé à la dépense de luxe pour les endetter
Conséquences :
- Pas d’inv dans agriculture
- Conso de luxe florissante pour commerce et industrie
- Paysans abandonnent peu à peu les campagnes
=> Pourquoi science éco née en France ? Née ici, mais surtout développée en Angleterre !
Mouvements des enclosures qui a permis dvpmt du capitalisme + rapidement => il faut attendre la
2ème moitié du 19ème s. en France
2) Naissance de la science économique
Economie = Système autonome régi par des lois
Différent de : Lois divines, lois de la cité, volonté du roi
Egal à : Lois naturelles (interdépendance des comportements des agents, régularités)
Paradoxalement, science éco née en France => contexte des Lumières
A) Précurseur :
=> Banquier Irlandais. 1755 « Essai sur la nature du commerce en général »
Interrogation sur l’existence de lois régissant les marchés ?
Qu’est ce que la valeur d’un bien ?
S’il peut exister des lois, des régularités dans comportements, c’est pcq elles sont au centre de
OF/DE, biens recherchés pour eux-mêmes, ils ont de la valeur.
Théorie de la valeur au centre de toute démarche explicative en économie
Remarques : D’où provient la valeur ?
- Les individus recherchent la richesse, ce qui créé la valeur
- La richesse provient de ce qui a de la valeur
- Un supp de richesse provient de ce qui créé de la valeur
Il propose alors une Théorie dualiste de la valeur
Avec : *La valeur intrinsèque d’un bien => proport. Aux couts de P° (facteur L & terre)
=> la quantité de terre et de L nécessaire pour sa P°
*La valeur de marché de ce bien => le prix (ou la valeur d’échange)
Ces deux valeurs sont-elles égales ?
- Si OF>DE : val échange < val intrinsèque
- Si OF<DE : val échange > val intrinsèque
CONCLUSION :
IL faut faire la distinction entre :
- Valeur monétaire d’un bien = Apparence (prix sur le marché)
= val de l’échange qui peut varier en fonction de of et demande
- Valeur réelle d’un bien = Réalité (qté de facteurs nécessaires pour produire ce bien)
= val intrinsèque des biens produits (invariable)
= qté réelle L & terre (K) pour produire les biens
.. Il faut laisser faire le marché pour que OF/DE s’équilibrent, cad que val échange = val intrinsèque
Autre problème : Comment mesurer la valeur intrinsèque ?
Plus difficile que valeur d’échange
=> A partir de la qté de L et de terre nécessaire pour le produire
Au 18ème siècle, les salaires sont proches du niveau de subsistance => équivaut à quté de terre pour
entretenir force de l’agriculteur seulement => équivaut à ses besoins
CONCLUSIONS SUR CANTILLON :
* Postule qu’il existe des lois économiques
* Elles reposent sur une théorie de la valeur
* Source de toute la valeur = valeur
* = Idées dvpéees systématisées et enrichies par les physiocrates
B) François Quesnay et l’écoles physiocratique
: « l’école physio fut la 1ère à présenter le fonctionnement d’une économie en
terme de classes sociales »
Principales idées :
- Le domaine éco : régi par un système de lois (//science de la nature : physio)
- Système qui repose sur la circulation des biens et de la monnaie entre les classes sociales (//
circulation sanguine) = Un circuit
- Les flux de monnaie et de bien sont quantifiables
Quesnay (1694-1794)
Médecin à la cour de Louis XV
Il propose le tableau économique => RPZtation chiffrée du système éco de son temps
=> Figure « l’odre naturel de l’éco » avec 3 LOIS
1/ Les dépenses donnent vie à la P°
2/ La P° créé des revenus
3/ Les revenus alimentent les dépenses
Principe de base : Toute l’activité éco est entretenue par le mouv du revenu entre les différentes
classes sociales.
3 classes = 3 fonctions éco diff. = 3 types de revenus
- La classe productive : REVENU BRUT (tiré de la terre)
* Création de la valeur tirée des ressources de la terre (= don gratuit) CF Cantillon
* Du revenu brut est déduit la rémunération de la classe productive (consommation)
* Produit net (revenu brut – rémunération des fermies) => Remis aux poprio terriens (fermage)
- La classe des propriétaires fonciers : PRODUIT NET
* Ils ne créé pas de valeur mais l’utilisent pour dépenser
- La classe stérile : REVENU NET
* « Formée de tous les citoyens occupés d’autres services et à d’autres travaux que ceux de
l’agriculture »
* Principalement des artisans qui fabriquent les produits manufacturés : ils transforment une partie
du produit net en d’autres biens.
* Ne créent pas de la valeur (terre) mais l’utilisent pour transformer les biens
Interdépendance entre les classes = les dépenses des uns font les recettes des autres
2) flux en sens inverse
- Un flux réel = mvmt des biens (source de richesse : P°)
- Un flux monétaire = mvmt de la monnaie (régler les transactions d’une classe à l’autre)
Un circuit parfait en ZIG ZAG
- Le K est envisagé comme une série d’avances : les mêmes d’une période à l’autre
- Reconstitution des avances en fin de période : un autre circuit peut s’enclenche
La classe productive produit une valeur totale > à ce qu’elle offre
Elle produit 5M et offre 3M
- 2M = autoconsommation
- 1M = avance qu’elle dépense en achat d’ouvrages
- 2M = avance qu’elle verse au proprio sous forme de rente en début de 2ème période
La classe stérile produit une valeur totale égale à ce qu’elle offre (=2M)
- Elle reçoit 2M (1M des proprio et 1M des fermiers)
- Elle dépense 1M de biens de subsistance en 1ère période
- Elle constitue une avance de 1M pour l’achat de matière premières en 2nde période
La classe des propriétaires
- A un droit naturel à prélever les surplus comme rente
- Dans l’ordre de la nature => C’est la terre qui est productive, donc son revenu net revient au proprio
de la terre.
3) La reproduction des richesses
On est dans un régime de reproduction (reconstitution des avances en fin de période) , pas
d’accumulation et de croissance.
Source de valeur = La terre => Le proprio a le droit de percevoir le surplus tiré de l’exploitation de la
terre => C’est un droit naturel.
la propiété = Le fondement de tout odre social parce qu’elle reflète l’odre naturel
Lois éco = fondées sur les lois naturelles, c’est-à-dire les lois de la propriété
Proprio = Ils fournissent aux paysans les moyens de P°
=> Par leurs dépenses en biens agricoles et manufacturés, ils font circuler les biens et la
monnaie
NE PAS PERTURBER L’ORDRE NATUREL IMPLIQUE
- Laisser faire (pas d’intervention de l’état = libre circulation des biens et de la monnaie
- Les proprio fonciers étant nécessaires à la prospérité, leurs propriétés doivent être protégées
- Le développement des techniques de grande culture permet d’augmenter la productivité
« abondance avec cherté est opulence »
Conclusion : 1ère analyse du système éco sur le modèle des sciences de la nature
Quesnay : Un mélange de modernisme et de conservatisme
MODERNISME
Il a inventé la science éco (précurseur macro-éco)
Il a défendu le libre-échange
CONSERVATISME
Culte de la nature rurale
Rapport de force en faveur des nobles
Or, dans le contexte de la 2nde moitié du 18ème siècle, ce conservatisme devient suranné..
- En France : les lumières et la révolution française
- En Angleterre : 1ère révo industrielle
Smith va reprendre Cantillon en analysant du pt de vue d’une nouvelle société capitaliste !!!
CHAPITRE 2/ ADAM SMITH (1723-1790)
=> 1er fondateur de l’école classique, 1er penseur du capitalisme
L’économie = Régie par des lois naturelles : les lois du marché
Système = divisé en 3 classes sociales (prolétaires, rentiers, capitalistes)
Source de la richesse (surplus net) = Le travail
PB MAJEURS :
1) Quelles sont les lois de fonctionnement des marchés ?
2) Comment la richesse produite est-elle répartie ?
2 grands thèmes chez Adam Smith
- « La main invisible » et le laisser-faire (fondements du libéralisme éco des classiques)
- La valeur travail : accumulation du capital est la fois condition et conséquence de la richesse
- Optimisme : Capitalisme = condition du progrès des nations (progrès techniques et enrichissement)
1.1 « La main invisible » dans la RDN
- L’égoïsme pousse à rechercher en tout son intérêt personnel
- Sur le marché, l’intérêt du vendeur = la maximisation du gain
- Mais dans un contexte de concurrence, il agit sans le savoir (de manière intentionnelle)
a) Le mécanisme de la concurrence = auto régulation
- Pas d’autorité planificatrice (diff de centralisée)
- Ajustement automatique par les prix
=> si le vendeur vent trop cher, il est laminé et s’il refuse de payer ses ouvriers alors il se retrouve
sans salariés
b) La concurrence permet de satisfaire au mieux les intérêts de chacun et tous = optimalité
Cf citation Adam Smith. Pas d’ajustement automatique, mais optimal
PARADOXE de la main invisible :
=> Jeu du marché est fondé sur la liberté des offreurs et demandeurs
=> Expression des égoïsmes est attisé par le marché pour le bien de chacun et de tous
Le marché se nourrit -il du vice ?
Comparaison avec la fable des abeilles de Mandeville (1714) médecin Hollandais s’installe en GB en
1693
La ruche = métaphore de la société humaine (division du travail)
Tableau réaliste = montre combien les agents sont opportunistes => permet à l’éco capitaliste de se
dvpe au mépris de la morale et de la vertu.
 Le vice est présent partout dans la ruche
Avocats : voleurs car cherchent failles de la loi
Médecins : escrocs ignorants
Prêtres : paresse, luxure, avarice, orgueil
Soldats : parasites
Ministres : détournent l’argent public
Justice : au service des plus riches et plus puissants (avocats à payer)
 Pourtant ces vices profitent à la société
Le vice favorise l’innovation, l’entreprise, l’emploi et la circu monétaire : alcoolisme, désirs
insatiables, luxure.. etc
La vertu entraîne la ruine de la société : « seuls les imbéciles s’efforcent de faire d’une grande et
puissante ruche une ruche vertueuse »
PROBLEME : Pour être prospère, la société doit-elle être soumise au vice généralisé ?
REPONSE : NON !!!
 Dans cette société plus personne ne pourrait avoir confiance en l’autre, et la défiance généralisée
empêcherait quiconque de vouloir s’engager dans une transaction
Trop de vice dissout le lien social => il faut donc réguler les comportements => une entrave à la
liberté d’échange donc au mécanisme de la main invisible
a) Réponse de Mandeville
Dilemme entre morale privée et intérêt public = indépassable
- La morale privée exige la modération des passions
- L’intérêt public = prospérité grâce au dvpmt des vices
Exemple : l’alcoolisme, le vol est un vice privé, bien public => (activité florissante à tous / manière de
remettre en circulation l’argent thésaurisé des riches)
QUID DE LA HOLLANDE = une nation riche et vertueuse
- La Hollande = pauvre en terres cultivables et ressources naturelles
= Doit importer tous ses biens de conso => beaucoup d’épargne
- Grande puissance commerciale et maritime => beaucoup d’impôts
ATTENTION : Pour Mandeville, ceci est de l’hypocrisie : La vertu est utilisée comme moyen pour
dvper encore plus de comportements vicieux
Les Hollandais épargnent sur leur conso quotidienne pour mieux dépenser en biens de luxe
Exemple : Tulipomanie en 1637 : un bulbe = 15 fois le salaire annuel
 FINALEMENT on a bien partout dans les nations prospères des contradictions entre la morale
privée et l’intérêt public.
Le choix sera toujours ente sacrifice de :
La prospérité => Satisfaire les lobbies industriels et marchands et assurer des recettes fiscales élevées
=> laisser-faire
La moralité => Protège la santé publique et les bonnes mœurs => restreindre
b) Réponse d’Adam Smith
Il rejette cette vision cynique : Pour lui il y a un moyen de contenir ces vices que suscite la recherche
du profit sans renoncer à la liberté des marchés !
Recourir à la loi :
=> encadrer le marché juridiquement
=> renoncer aux bienfaits de la libre concurrence
Mauvaise solution car main invisible suppose libéralisme éco
Solution morale : le spectateur impartial
=> un mécanisme interne de modération des passions : méca naturel
Grâce à notre sociabilité ! Nous voulons être approuvés admirés & aimés, donc nous restreignons nos
passions
CONCLUSION :
La nature agit doublement pour le bien public : avec le méca du spectateur impartial elle modère les
passions trop violentes, avec le méca de la main invisible elle rend compatibles les intérêts
individuels
Ces deux méca assurent la comptabilité entre morale et prospérité.
2) La division du travail
Adam Smith = fasciné par les gains de productivité => par la spécialisation des tâches
- Diff L artisanal : une personne accomplit tout le processus de fabrication
- Diff L à la chaine
=> 1 tâche = 2 ou 3 opérations distinctes
 Division du L engendre des gains de Pté (tâches diff et complémentaires, pas besoin de formation,
l’effort seul suffit)
Donc, pas de gains de Pté sans division du L et pas de division sans accumulation préalable du K =>
surplus antérieur
Réciproquement, l’accu du K conduit à l’extension de la division du L et à l’augmentation de la
capacité d’emploi..
3) Revenus et conflits de classes
Société capitaliste = état très avancé de la société
Divisée en classes (diff travailleurs indépendants et autoconsommation)
Régime de croissance (diff état stationnaire de la société d’ancien régime)
3 classes sociales : Poprio fonciers (terres, rente) , capitalistes (appropriation du K) , travailleurs
(force de L)
=> Reprend Quesney ! Nouveau : Relation sociale à travers ce partage
Quelle est la source de la richesse partagée entre les différentes classes ?
 Analyse de la valeur
2 types de valeurs : cf paradoxe de l’eau et des diamants => valeur d’usage (eau) et d’échange
(diamant)
or, source de richesse = valeur d’échange. Donc les classes sociales les + riches possèderont les
diamants.
Pour Adam Smith, c’est plus complexe que cela : valeur d’échange = double
** Prix nominal : la monnaie est un étalon de monnaie variable de la valeur (fluctuation de la
valeur de la monnaie en circulation. Cf expérience bullioniste)
** Prix réel : c’est la valeur intrinsèque, l’étalon invariable de la valeur
« LE TRAVAIL : seul étalon fondamental et réel avec lequel on peut en tout temps estimer et
comparer la valeur de toute marchandises »
Donc, ce qui détermine le prix réel, c’est la quantité de L commandé.
La valeur d’une marchandise = la qté de travail commandée en échange de cette marchandise
Avec cette théorie, il assimile POUVOIR & RICHESSE. Source de la richesse provient d’un rapport de
force.
La valeur réelle de la marchandise (qté de L commandé) répartie entre :
- Les salaires : prix de la force de L
- Les profits : rémunération du K (tiré de la force du L)
- La rente : loyer de la terre (2nd rôle)
Société capitaliste en perpétuel mouvement animé par le conflit
- Conflit de classe : Kistes veulent réduire salaires pour maximiser le surproduit, ouvriers pas en
situation de négocier
- Conflits d’intérêts à l’intérieur même d’une classe
Rapports de force sont forcément à l’avantage des maîtres :
- La richesse fait le pouvoir
- Entente implicites entre Kistes contre les ouvriers
- Les ouvriers n’ont pas de ressources pour maintenir un mvmt de révolte
Seule contrainte dans la fixation des taux de salaire = reproduction naturelle de la force de L
=> salaires de substistance
Rapports compétitifs des Kistes entre eux :
Tendance contradictoire du Kisme
=> la concurrence tend en même temps à : aug les tx de profit et à les faire baisser
a) Accroissement du tx de profit sous la concurrence
Concurrence => intensification Kiste => on inv tjrs + dans des machines + perf’
Aug des gains de Pté => aug des tx de profits
 Aspect positif : Enrichissement et croissance
b) Tendance négative du tx de profit
Concurrence => baisse des prix => baisse des profits => baisse des taux de profits
 Aspect négatif : Stagnation
Comment les Kistes peuvent ils contrer cela ?!!!
1ere solution : Entente des Kistes pour fixer les prix : cartels etc => mauvaise !
2eme solution : Conquérir sans arrêt de nouveaux marchés, ex : colonies => bonne !
TROISIEME PARTIE / 19ème siècle
Contexte éco : dvpmt accéléré du capitalisme marchand, industriel et financier (dimension
internationale)
2ème révolution industrielle => électricité, dvpmt simultané et accéléré UK, France , All, USA
Contexte politique : instabilité dans la 1ère partie du 19ème siècle => guerre napoléoniennes
Contexte social : instabilité surtout 2ème partie du 19ème => consolidation des empires coloniaux et
paupérisation accrue de la classe ouvrière
L’école classique => héritage d’Adam Smith
Economie = système régi par des lois naturelles, avec 3 classes (ouvriers, rentiers, capitalistes)
Source de richesse = L
2 conséquences : Libéralisme éco, Optimisme (le Kisme est la condition du progrès des nations)
L’état doit il intervenir ou non ?
Ricardo
1817 : Des principes de l’éco politique et de l’impôt
Il introduit la notion de modèle mathématiques en économie :
- Théorie de la rente : analyse les lois de la répartition dans une économie à un seul bien –le bléavec la loi tendancielle des taux de profit)
- Théorie de l’avantage comparatif : dvpmt du commerce international peut contrer cette théorie de
la rente. Ex : Portugal vin, UK draps
a) Théorie de la rente
1813 : blocus napoléonien provoque la hausse du prix du blé
1815 : Capitulation de N => Avec la paix, prix chute… Discussions au parlement
 Faut-il voter la loi des Corn Laws ? = interdiction d’importer céréales quand prix passe au-dessous
d’un certain seuil
 Ricardo intervient au parlement pour dire NON !
Son argument : La théorie de la rente différentielle
Constat => Terres de moins en moins fertiles, L qui devient naturellement moins productif
Solution => Colonisation ou laisser les ajustements se faire librement au niveau du commerce
international (dvper un avantage comparatif dans l’industrie)
 On n’a pas écouté Ricardo, loi votée !
A partir de ce moment, les libéraux ne cessent de faire pression sur le gouv politique
Combat de la bourgeoisie Kiste conte l’aristocratie terrienne : Les kistes comptaient sur l’effet
multiplicateur des importations anglaises de blé, augmentant les capacités de conso des pays
exportateurs en produits manufacturés anglais
 1846 : Loi abolie
Théorie de la rente différentielle
Thèse = Le L dans l’agriculture est moins productif au fur et à mesure du dvpmt de la société Kiste
- Le modèle : Une éco de P° à un bien (le blé)
- Les données : La valeur du L (val du blé = quantité de L incorporé)
La structure de la répartition (Le salaire, le profit, la rente)
Objectif : Montrer que « les causes qui influent sur la hausse de la rente sont entièrement différentes
de celles qui déterminent l’aug des profits, et qu’elles agissent rarement dans le même sens »
* Le prix du blé = quantité de L à fournir su terre la – fertile pour produire cette unité (i.e le L
incorporé)
* Pour cette même quantité de L , le produit sera + élevé sur la terre la meilleure. Le L produit une
survaleur sur les terres les + fertiles.
* Cette survaleur correspond à la rente, « la rente étant toujours la différence entre les produits
obtenus par l’emploi de quantité égales de K et de L »
 l’aug de la rente est donc due aux rendements décroissants dans l’agriculture
 La cause 1ère = la pression de la demande dans une société Kiste en expansion
 « le blé ne renchérit pas parce qu’on paie une rente ; mais c’est au contraire parce que le blé est
cher qu’on paie une rente »
Loi de la baisse tendancielle du taux de profit
- « Les profits dépendent du niveau des salaires, les salaires des prix des biens nécessaires, et ceci
principalement du prix de la nourriture »
- « Les produits ont naturellement tendance à baisser car il faut sacrifier de + en + de L pour produire
la quantité supplémentaire de nourriture »
 Mène à l’état stationnaire !
2 solutions possibles : colonisation, importation (commerce international)
Mais si on importe : ou trouver les revenus ? Quelle source de richesse exploiter ?
b) Théorie de l’avantage comparatif
L’échange international est le moyen de compenser ou de ralentir la baisse tendancielle du taux de
profit !
Hypothèses : L’échange des marchandises est libre, pas de circulation des facteurs de P°
Coût comparatif :
- Taux d’échange interne
- Rapport des coûts de P° unitaire des deux biens pour un même pays
- Le nombre d’heures de L pour une unité de vin domestique / nombre d’heures de L pour une unité
de drap domestique
Idée de Ricardo : Confronter les coûts comparatifs et voir quel est l’avantage pour les producteurs à
se spécialiser quelque part.
Il ne faut pas s’intéresser qu’à la productivité, il faut surtout regarder les coûts comparatifs.
Donc, malgré l’hypothèse de double supériorité de la productivité portugaise, les 2 pays peuvent
bénéficier de l’échange international.
1er théorème : Chaque pays a intérêt à se spé dans la P° pour laquelle il dispose du + grand avantage
de coût relatif, ou du plus faible désavantage comparatif.
Division internationale du L :
- Chaque pays doit se spé dans la P° ou le rendement de l’heure de L domestique est le + élevé
- Les termes de l’échange doivent s’établir entre une limite inférieure et supérieure.
Ex : Limite inf : 1 vin = 0,89 draps (UK seule bénéficiaire)
sup : 1 vin = 1,2 draps (Portugal seul bénéficiaire)
2ème théorème : Le commerce international repousse l’horizon de l’état stationnaire
- Du côté de l’agriculture : importation à moindre prix => baisse du prix du blé => baisse du coût réel
du L et de la rente => maintien voir élévation du taux de profit
- Du côté de l’industrie : afflux de m-o libérée de l’agriculture => aug de la P° de produits
manufacturés pour l’exportation => hausse du taux de profit
CONCLUSION RICARDO :
Consacre l’hégémonie du marché au niveau mondial
Commerce international = facteur d’enrichissement et de paix, tout protectionnisme l’entrave.
JB Say
Reprend l’analyse de la main invisible de Smith, (contemporain de Ricardo)
=> systématise sous forme d’une loi des débouchés applicable aux échanges nationaux et
internationaux.
Toute offre créé demande : Donc la demande totale ne peut pas excéder durablement l’offre totale,
ni être inférieure !
=> Crises ne peuvent être que conjoncturelles !
- Soit il thésaurise : la loi de Say ne s’applique plus
- Soit il épargne : la loi de Say s’applique
La loi de Say est une ligne de fracture entre les libéraux d’un côté, les réformistes et révolutionnaires
de l’autre
Libéraux : Les marchés s’équilibrent d’eux-mêmes (car loi de Say), s’il y a des déséquilibres, ils sont
conjoncturels
Réformistes et révolutionnaires : Les marchés n s’équilibrent pas d’eux-mêmes. Il peut y avoir des
déséquilibres structurels (pénuries ou crises de surproduction)
Leur descendants : néoclassiques (Walras), monétaristes (Friedman), nouveaux classiques (Lucas)
REFORMISTES ET REVOLUTIONNAIRES
Déséquilibres structurels qui se reflètent à travers la misère endémique des prolétaires et les
inégalités intolérables
Utilitaristes
Bentham = fondateur de l’école
L’intervention de l’état se justifie parce qu’elle est utile
Principe d’utilité = garantir le plus grand bonheur pour le + grand nombre, chacun comptant pour un
et pas plus d’un.
Révolutionnaires
L’état bienveillant ne fait que donner bonne conscience aux bourgeois
Il ne supprime pas le problème des inégalités intolérables. Il faut en finir avec la cause des inégalités
et de la misère, i.e le Kisme.
Bentham
La notion d’utilité
Il s’inspire des travaux de Condillac (1715-1780) sur la valeur d’échange.
Condillac = sensualiste => seule source de connaissances = sensations
Qui de la valeur des biens ?
« Le commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre » Condillac
Ce qu’on connait c’est ce qui est l’objet d’une connaissance que nous constituons lorsque nous
sommes affectés par la chose. Elle a une valeur car on en fait qql chose.
 diff val L (Le L est un cout)
 = val d’usage (dépend des besoins que nous en avons)
Donc, la valeur est un jugement personnel, une estimation subjective (diff d’avant) ; et qui porte sur
le besoin de la chose , c’est-à-dire son usage.
 Comment mesurer ce besoin ?
Bentham a eu le génie de reconnaitre la théorie de Condillac
Plus on a besoin d’une chose, plus nous éprouvons du plaisir à avoir.
La valeur de toute chose tient dans la quantité de plaisir qu’elle nous procure. Ce plaisir contribue à
notre bonheur.
L’arithmétique du bonheur
Bonheur = maximal quand l’individu éprouve un max de plaisir et minimum de peine
Donc, la recherche du bonheur repose sur un calcul des plaisirs et des peines (c’est-à-dire le calcul
d’utilités)
7 critères pour mesurer le bonheur !
« Plus un plaisir est durable, intense, assuré d’arriver proche dans le temps, étendu (partageable avec
d’autres), fécond (entraine d’autres plaisirs), et pur (n’entraine pas de souffrance ultérieure), plus il
est UTILE »
Morale : une bonne action est celle qui procure le max de bonheur personnel à celui qui agit
Politique : Un bon gouv est celui qui contribue au bonheur collectif => celui qui procède à un calcul
des plaisirs et des peines selon la formule : « le plus grand bonheur pour le plus grand nombre,
chacun comptant pour un et pas plus d’un » = principe d’utilité
Conséquences du principe d’utilité
L’intervention de l’état se justifie dans la mesure où elle est « utile »
Ex : le domaine juridique. Une loi est nécessaire si elle aug le bonheur général (sécurité, éducation…)
Domaine éco => paradoxe ! Le marché aug les richesses = bonheur collectif MAIS aug inégalités et
pauvreté = peine collective
Précise les conditions d’application du principe d’utilité dans le domaine éco
Etat = arbitrage entre laisser s’enrichir les Kistes et aider les prolétaires = arbitrage au coup par coup
d’un calcul d’optimisation
Arbitrages entre :
* La désutilité des riches = due à la redistribution (aug peines)
* Les gains des pauvres = grâce aux aides de l’état (aug plaisirs)
CONCLUSION : Force de l’utilitarisme
 au fondement de l’école marginaliste et de l’école publique
 Jevons : Utilité = mesure des plaisirs/peines (distinction utilité totale et marginale)
 Pigou et Edgeworth = programme d’optimisation
3) Limites de l’utilitarisme
1 - L’hédonisme
Comment comparer les peines et les plaisirs ? critique des seconds marginalistes
2 – Faire des arbitrages en terme d’utilité
= Sacrifier le bonheur de certains pour le bonheur d’autres
3 – Aider les pauvres conditionnellement
= Des demi-mesures qui contribuent à pérenniser les inégalités de statut, de droits et de richesses.
Dans le Kisme, les inégalités sont structurelles
 Solution révolutionnaire = changer les structures
Les révolutionnaires = indignés face à la misère et à l’exploitation
« Un petit nombre d’exploiteurs –les rentiers et les capitalistes – et une nuée d’exploités »
(diff socialismes utopiques)
Une critique rigoureuse de l’éco politique
Pas de sentimentalisme
4 idée phares
A) Matérialisme historique = existe des lois de l’histoire
Contre l’utopie. Pour lui, l’avenir c’est anticiper le sens de l’histoire, pas rêver !
Priorité aux faits matériels, régis par des lois : lois de la nature (faits physiques), lois de l’histoire (faits
éco et sociaux)
Sens de l’histoire : fin du Kisme en 3 étapes
1- Kisme moribond, lutte des classes, loi de la baisse tendancielle des taux de profit
2- Avènement du socialisme : « A chacun selon son L »
3- Puis du communisme = société sans classes : « A chacun selon ses besoins »
B) Exploitation de la force de L = permet extorsion d’une plus-value
2 grandes classes : Kistes (Possèdent moyen de P°) & Prolétaires (force de L)
Mode de P° : Accumulation du K = AMA’
Plus-value : Vient de l’usage d’une marchandise qui a pour propriété de créer de la valeur : La force
de L
Pour que la force de L devienne une marchandise il faut que la division du L soit dvpée
Il y a alors création d’un marché du L avec séparation de la valeur d’usage de la force de L (ce qu’elle
permet de produire) et la valeur d’échange de la force de L (son prix).
Vente et usage de la force de L => diff de simultanés !
Vente :
Prix = établi par contrat avant usage : le travailleur fait crédit de sa force au Kiste
Prix = salaires de subsistance
Usage :
« La consommation de la force de L est en même temps P° de marchandise et de plus-value »
La plus-value
La K avancé : k = c + v
c = K constant (machines)
v = K variable (salaires)
La marchandise produite a pour valeur : m = c + v + p
Plus-value = excédent de la valeur produite sur la valeur de ses éléments => d’où excédent p
provient-il ?
La plus-value provient du surtravail, c’est-à-dire de la différence entre la valeur d’échange de la force
de L et sa valeur d’usage
Valeur d’échange = v
Valeur d’usage = v + p
Une infime partie du temps de L sert à rémunérer le L
Le taux de la Plus-value = p/v
Mesure l’importance du surL par rapport au L nécessaire (à la reproduction) de la force de L
Taux de la plus-value = expression exacte du degré d’exploitation de la force du K par le L
Antinomie :
- 2 droits contradictoires
- Pourtant tous les 2 conformes à a loi des échanges
« Le Kiste soutient son droit comme acheteur quand il cherche à prolonger cette journée aussi
longtemps que possible »
« D’autre part, la nature spéciale de la marchandise vendue exige que sa consommation ne soit pas
illimitée, et le Leur soutient son droit comme vendeur quand il veut
 Lutte de classe a sa source dans 2 droits contradictoires et également légitime
 Seule résolution : par la force
Explique pourquoi dans la société Kiste les rapports de force sont structurellement en faveur des
Kistes
Pour renverser les rapports de force : les ouvriers doivent prendre conscience de leur existence
comme classe, et s’unir par-delà les frontières => Ils ne feront en cela que suivre le sens de l’histoire
C) Mort programmée du Kisme = baisse tendancielle des taux de profit
Baisse du taux de profit : seulement une tendance
=> Le mode de dvpmt propre au Kisme (concurrence + progrès technique => baisse du tx de profit)
=> tendance contrecarrée par l’aug du degré d’exploitation
Mais cette aug a ses limites et créé ses propres effets négatifs => chômage
 Des crises éco de + en + importantes
=> aug du degré d’exploitation, disproportion entre croissance des débouchés et croissance de la
demande solvable => crise de la demande
=> aug de la composition organique du k (c/v) => baisse du taux de profit => baisse des Inv => crise de
l’offre !
D) Le communisme = alternative au Kisme
1ère étape = le socialisme ou la dictature du prolétariat
=> a chacun selon son L (collectivisation, MAM) = transitoire
2ème étape = société communiste (égalité stricte) = sans argent, à chacun ses besoins
1) Sur le plan éco
S’est trompé sur l’issue de ces crises => cf progrès technique a permis de créer sans cesse de
nouveaux besoins