Université Mohammed Ben Abdallah
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Sommaire………………………………………………………………………………1
Introduction…………………………………………………………………………….2
Historique………………………………………………………………………………3
I- les firmes multinationales………………………………………………………4
1234-
Définition d’une firme multinationale…………………………………....4
Caractéristiques de la multinationalisation……………………………...5
Causes de la multinationalisation………………………………………...6
Rapports avec les Etas…………………………………………………....7
4.1- conflit………………………………………………………………..8
4.2- coopération…………………………………………………………..9
II- les multinationales et la mondialisation……………………………………...11
1- Définition de la mondialisation………………………………………….11
2- Les facteurs de la mondialisation………………………………………..12
a- Raisons techniques…………………………………………………...12
b- Raisons politiques…………………………………………………....12
c- Raisons économiques………………………………………………...12
d- Raisons finaières……………………………………………………..13
3- Les objectifs et les effets de la mondialisation……………………….....13
4.1- objectifs………………………………………………………….....14
4.2- effets………………………………………………………………..15
III- l’impact de l’implantation des filiales des FMN sur l’économie Marocain...15
1- Atouts et handicap de l’entreprise marocaine face aux multinationales.16
2- Impact économique sur les entreprises Marocaines……………………17
a- Les relations de sous traitance……………………………………....17
b- La fusion des entreprises……………………………………………18
Conclusion…………………………………………………………………………….20
FMN : Firmes Multinationale
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Le commerce international est réalisé par les firmes qui peuvent s’implanter aussi
bien dans leur pays d’origine qu’à l’étranger afin de dégager de bons résultats
financiers et de mieux contrôler leurs marchés ou leurs sources d’approvisionnements.
Le commerce international est très lié à l'activité des FMN. On estime en effet
qu'un tiers du commerce mondial de biens et services correspond à des échanges
« intra-firmes » réalisés par des entreprises dépendant d'une même firme. Un autre
tiers correspond aux ventes « extra-firmes » des FMN et de leurs filiales.
Au-delà, il importe de noter que le montant des ventes locales des filiales à
l'étranger représente aujourd'hui le double de la valeur totale des exportations
mondiales. Autrement dit, le commerce international, qui est pourtant un indicateur
majeur de la mondialisation, est nettement moins important que la distribution locale
de biens et services par les multinationales. Elle aurait pris fin vers le milieu des
années 1960, pour être remplacée par la « configuration multinationale », caractérisée
par la place dominante occupée par la dimension des investissements directs à
l'étranger effectués par des firmes industrielles et financières.
Donc
qu’est
qu’une
firme
multinationale et
les
raisons
de
la
multinationalisation ? Son rôle dans la mondialisation ? Son impact sur les Etas et
particulièrement le Maroc ? Toutes ces questions on va essayer de les traiter dans ce
rapport.
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L’expression firme ou société « multinationale » apparut pour la première fois en
1960 sous la plume de D.E. Lilienthal (1960) : « De telles sociétés, qui ont leur siège
dans un pays, mais qui fonctionnent et vivent également soumises aux lois d’autres
pays». Le sujet allait ensuite susciter une riche floraison de travaux. L’intrusion des
« multinationales » dans la science économique correspondait au développement des
activités des grandes entreprises américaines dans le monde au lendemain de la
seconde guerre mondiale, ressenties souvent par les Européens ou les Latinoaméricains comme une atteinte à leur indépendance économique nationale.
Ce type d’entreprise n’avait pas auparavant attiré l’attention non seulement parce
que son importance relative dans l’économie des pays d’origine et dans les économies
des pays d’accueil était alors bien moindre que dans les années 1960, mais aussi parce
qu’il ne semblait pas mériter une analyse spécifique qui fut différente de la théorie
générale de la firme. Pourtant, des entreprises, qui exerçaient leurs activités dans
plusieurs pays, existaient dès le milieu du 19ème siècle, voire avant.
Ces entreprises, appelées souvent « internationales », se multiplièrent à partir des
années 1880, car nombre de grandes entreprises « modernes », nées à la fin du siècle,
étendirent très vite leurs activités à plusieurs pays. Le phénomène n’était pas passé
inaperçu des historiens, mais ils l’avaient abordé dans une approche macroéconomique avec l’étude des investissements directs dans le cadre de l’analyse des
exportations de capitaux, sans mettre l’accent sur les agents, en l’occurrence les
entreprises, qui étaient les vecteurs de ces flux. Depuis les années 1970, influencés par
les travaux des économistes, ils mènent des recherches dont la problématique vient
désormais de l’histoire des entreprises : origines, typologie, secteurs d’activité.
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I-
Les firmes multinationales « FMN » :
1- Définition de la firme multinationale
La firme multinationale ou encore FMN est l’une des concepts difficile à définir
et qui connait une multitude de définition qu’on va les présenter brièvement.
« Une multinationale est une entreprise qui a son siège dans un pays mais des
activités dans de nombreux pays par l’intermédiaire de filiales ou de succursales quelle
coordonne en vue d’approvisionner le marché mondial ».
« La
multinationalisation
des
entreprises
est
une
facette
de
leur
internationalisation, c’est-à-dire de l’élargissement de leur champ d’activité au-delà du
territoire national. Elle s’effectue d’abord par des IDE (investissements directs à
l’étranger), qui consistent en la création ou l’achat de sociétés à l’étranger qui
deviennent des filiales de la firme ainsi multinationalisée, dès lors que leur capital est
détenu majoritairement par la FMN ».
« C’est une création d’une joint-venture, c’est-à-dire d’une filiale commune à
deux entreprises de deux nationalités distinctes. Parfois l’IDE amène l’entreprise
initiatrice à transférer son activité de production du pays d’origine vers un autre pays.
On parle alors de délocalisation. Mais la multinationalisation se réalise aussi par la
mise en place de « réseaux d’alliance » entre une ou plusieurs entreprises « centre
névralgique » et un ensemble d’entreprises liées à celle(s)-ci par des contrats (soustraitance, franchise, partenariat, coopération…) ».
« Une société multinationale est une société qui produit des effets économiques
dans plusieurs pays. C'est-à-dire que les actionnaires ne viennent pas du même pays ou
elle implante ses sièges dans deux ou plusieurs pays ».
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« Une entreprise de grande taille, qui, à partir d'une base nationale, a implanté à
l'étranger plusieurs filiales dans plusieurs pays, avec une stratégie et une organisation
conçue à l'échelle mondiale ».
«C’est une entité légale de droit privé, agissant dans plusieurs États, mais avec
un seul centre ou un centre principal de décision ».
On peut conclure que la FMN : est une firme transnationale disposant d’en
moins d’une unité de production, d’une filiale, voire une succursale dans plus d’un
pays dont elle détient tout ou une partie du capital.
2- Caractéristiques de la FMN :
Les premières entreprises dont l’activité s’est mondialisée sont très anciennes (la
Compagnie des Indes par exemple, créée par Colbert en 1664). Au XIXe siècle,
l’exploitation de richesses des colonies contribue au développement d’activités de
production. C’est pourquoi la majorité des pays d’accueil des IDE sont des pays en
développement.
Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale cependant, les FMN ne constituent pas, au
niveau macroéconomique, un phénomène dominant; en effet, le montant des IDE reste
faible et augmente peu. Depuis le début des années soixante, la multinationalisation
s’est accélérée et s’est transformée. En effet, si les États-Unis dominent le processus,
ils sont progressivement concurrencés par les pays européens et par le Japon.
En outre, les nouveaux pays industrialisés émergent dans le club des pays
investisseurs au début des années 90. Par ailleurs, les pays développés remplacent les
pays du tiers monde comme principal pôle d’accueil des IDE. Enfin, si l’industrie a
supplanté le primaire comme premier secteur attirant ces investissements, les IDE ont
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tendance, depuis le début des années quatre-vingt, à se redéployer vers le secteur
tertiaire.
Ces firmes se caractérisent essentiellement par :

Présence dans de nombreux pays.

Capital social détenu par des actionnaires répartis dans plusieurs pays.

Nationalités variées des dirigeants.

Stratégie mondiale du groupe : la structure organisationnelle de la firme, l’élaboration
de sa stratégie est conçue à l’échange du monde pris globalement.

Autonomie des firmes vis-à-vis tant de leur pays d’origine que de leur pays
d’implantation.
3- Cause de la multinationalisation :
Les motivations qui peuvent amener une firme à préférer réaliser son activité à
l’étranger plutôt que sur le territoire nationales sont diverses. La recherche d’un
moindre cout est souvent mise en avant, mais il existe aussi d’autres critères de
localisation :

La recherche d'un accès direct aux matières premières.

Le besoin de contourner certaines entraves à l'échange comme les barrières
douanières protectionniste. Il s'agit par exemple de produire sur le marché où le
produit sera consommé afin de ne pas être affecté par les tarifs douaniers à
l'importation.

La recherche de débouchés extérieurs suite à l’intensification de la concurrence sur
le marché intérieur. De plus, dès lors qu’une firme adoptera cette stratégie elle sera
probablement imitée par les firmes concurrentes.
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
La perte d’un avantage technologique sur le marché national peut contraindre les
entreprises à le produire à l’étranger, à moindre coût, afin de pouvoir continuer à le
produire de façon rentable.

Réaliser des économies sur les coûts de production surtout les coûts logistiques en
amont et en aval.

Profiter d’une main d’œuvre bon marché qualifiée.

Bénéficier d’une image de marque favorable auprès des pays d’accueil et
rapprocher des consommateurs.
4- Rapport avec les Etats :
En 1957, Robert Mundell définit les multinationales comme une réponse aux
pratiques protectionnistes des États. Il s'agissait de créer des filiales au sein de pays
étrangers afin de contourner leurs politiques douanières restrictives. On peut aller plus
loin en considérant le phénomène de transnationalisation comme un moyen pour les
firmes de fuir, ou plutôt d'éviter, les risques liés aux États, espace national de
production unique et de dépendance juridique, économique, sociale et politique.
Dans les années 1990, les 300 premières entreprises mondiales réalisaient le
quart de la production mondiale. Au rythme de croissance actuel, les 300 premiers
groupes pourrait atteindre 50% du P.I.B mondial en 2006. Les F.M.N possèdent donc
un pouvoir qui peut aller à l’encontre du pouvoir des états. Les pays d’accueils, tout
comme les pays d’origine ont donc une attitude partagée à l’égard de ces firmes
internationales.
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Pays d’origine
Opportunité
 Rayonnement international
Pays d’accueil
 Contribution à la croissance
 Rapatriement à terme des
bénéfices.
 Moyen d’accès à de nouveaux
débouchés.
économique et de l’emploi.
 Apport de technologies.
 Apport fiscal.
 Entrées de capitaux

Menaces

Fuite de capitaux investis.

Perte d’emplois.

Moindres ressources fiscales
Crainte d’une domination
industrielle et technologique.

Opposition entre les intérêts
des pays et ceux de F.M.N.

Sorties de capitaux
(rapatriement des profits
Les firmes multinationales engendre certains conflits et certains coopération entre les
Etats soit d’origine soit d’accueil.
 Conflits :
Face à aux menaces déjà cités, une résistance unilatérale des États s'est mise en
place, par des mesures financières ou en allant parfois jusqu'aux nationalisations. En se
basant sur une déclaration onusienne de 1952 reconnaissant « aux pays insuffisamment
développés le droit de disposer de leurs richesses naturelles », 1 639 procédures de
nationalisations ont été lancées entre 1960 et 1975.
En plus de ces mesures unilatérales, des réponses multilatérales ont été données.
Cependant, leur caractère souvent facultatif les a rendues peu efficaces. Dans cette
optique plus globale, en 1974 est créée une commission des multinationales, qui
deviendra en 1994 la « commission de l'investissement international et des sociétés
transnationales ». En 1976, l'Organisation pour la coopération et le développement
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économique (OCDE) lance un « code de bonne conduite à l'intention des entreprises
multinationales ».
L'Organisation internationale du travail (OIT) adopte une « déclaration tripartite
sur les principes concernant les entreprises multinationales et la politique sociale » ;
celle-ci pose les principes de respect de la souveraineté du pays d'accueil, du respect
des droits de l'homme et du respect de l'investissement. Plus récemment, en 1999, Kofi
Annan a proposé un pacte mondial (Global Pact) aux firmes ajoutant, en plus de la
précédente déclaration, un volet environnemental. Mais ces mesures voulant réguler
l'activité des multinationales ne sont que des souhaits, et rien n'obligera ces firmes à
les respecter.
Cependant, certaines mesures prises à des niveaux régionaux peuvent s'avérer
contraignantes pour les multinationales. L'Union européenne interdit les ententes
concertées ou les abus de position dominante. En 2008 et en 2009, Microsoft a été
contrainte de changer sa politique en raison de fortes amendes européennes.
Mais de façon générale, mis à part dans quelques endroits comme
le Venezuela de Chàvez, la tendance n'est plus à la confrontation États –
multinationales, mais plutôt à la coopération.
 Coopération :
Finalement, la législation des États s'est adaptée aux multinationales. Alec Stone
Sweet montre comment les quarante dernières années ont vu la mise en place d'un
système privé de gouvernance transnationale, ce qu'il appelle la nouvelle Lex
Mercatoria. Selon lui, les acteurs du système, c'est-à-dire les multinationales, leurs
avocats, les arbitres internationaux et leslegal academics (« intellectuels du milieu
juridique »), ont évolué vers l'utilisation de principes « a-nationaux » de contrats et
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d'un système de courts de justice privée pour organiser et réguler les échanges
commerciaux transfrontaliers. Les États sont vus ici comme des freins, des coûts
supplémentaires pour les entreprises, et sont alors utilisés uniquement si nécessaires.
Les États ont alors adapté leurs lois à cette nouvelle Lex Mercatoria en augmentant
l'autonomie des firmes.
Les États ont désormais la volonté d'aider les multinationales. Concernant leurs
activités à l'étranger, leurs gouvernements d'origine les soutiennent dans l'obtention de
nouveaux marchés : par exemple, au début du XXIe siècle, le président français tient
régulièrement le rôle de « super VRP » lors de ses déplacements. En cas de crise, l'État
d'origine va protéger les investissements de ses multinationales comme il aura
tendance à protéger ses ressortissants. Le cas de la Côte d'Ivoire, en 2004, en est un
exemple.
De même, les États vont désormais tout faire pour attirer les investissements de
ces multinationales sur leurs territoires. C'est dans ce sens que sont créées des zones
franches, ou des sociétés mixtes ouvertes aux capitaux étrangers. Des infrastructures,
comme des autoroutes ou des aéroports, sont construits pour faciliter l'implantation de
filiales de ces entreprises. C'est une diplomatie de persuasion à leur intention qui est
mise en place.
Dans un autre sens, il y a une augmentation de la redevance financière versée à
l'État d'accueil pour la vente des matières premières. L'heure du conflit semble
s'éloigner. Ainsi entre 1975 et 1985, seules 47 procédures de nationalisations ont été
mises en place, contre 1 639 durant les quinze années précédentes.
Selon S. Strange et J. Stopford, c'est une interdépendance mutuelle qui s'est créée
entre les multinationales et les États. Ces derniers cherchent alors la coopération des
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dirigeants de ces multinationales, même si cela se fait toujours dans les contraintes
(économiques, sociales, historiques…) de chaque pays.
Plus concrètement, des États ont désormais passé des contrats avec des firmes
étrangères pour que ces dernières s'occupent du développement de nombreuses
activités. Les gouvernements font appel à ces sociétés afin de réduire leurs coûts
d'infrastructures et de recherche. C'est particulièrement le cas dans les domaines de
l'agro-alimentaire, de la chimie, ou de l'informatique. Cela va même jusqu'au domaine
militaire, où l'exemple de l'A400M est un cas de coopération entre les États européens
pour soutenir la multinationale EADS.
Au début du XXIe siècle, les États s'affrontent pour s'attirer les bonnes grâces de
ces multinationales. Pour J. Stopford et S. Strange, « les États sont désormais en
compétition plus pour des moyens de créer de la richesse sur leur territoire que pour de
la puissance sur un plus grand territoire. Là où ils avaient l'habitude de se concurrencer
pour de la puissance comme un moyen d'obtenir des richesses, ils se concurrencent
désormais plus pour des richesses comme un moyen de puissance ». Et ces
multinationales sont le vecteur principal des transferts de capitaux, et donc de
richesses.
II- La mondialisation et les FMN :
1- Définition de la mondialisation :
La mondialisation est le processus d'ouverture de toutes les économies nationales sur
un marché devenu
planétaire.
l'interdépendance entre
les
La
hommes,
mondialisation
est
la déréglementation,
favorisée
par
la libéralisation des
échanges, la délocalisation de l'activité, la fluidité des mouvements financiers, le
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développement
des
moyens
de
transport,
de
télécommunication...
Les entreprises multinationales déterminent leurs choix stratégiques (localisation,
approvisionnements, financement, circuits de commercialisation, recrutements,
débouchés, investissements...) à l'échelle mondiale, en comparant les avantages et
inconvénients que leur procurent les différentes solutions nationalespossibles.
2- les facteurs de la mondialisation :
La mondialisation de l’économie a poussé de nombreuses entreprises à pratiquer
une stratégie d’internationalisation de leurs activités, c’est-à-dire une stratégie
d’ouverture internationale.
Quatre raisons complémentaires poussent l’entreprise à s’engager dans une
expression internationale :
a) Raisons techniques :

Baisser les couts des transports internationaux ;

Accroitre les capacités de production pour réaliser des économies d’échelle, en
s’implantant par exemple dans des zones à fort potentiel démographique d’assemblage
ou de production.
b) Raisons politiques :

Le désir de contourner les barrières protectionnistes ;

Bénéficier d’accord entre états ;

Profiter de zones de libre-échange ;
c) Raisons économique :

Mieux maitriser l’approvisionnement à l’étranger ;

L’impossibilité d’augmenter la croissance avec le marché national ;
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
Le désir d’abaisser les couts de production (notamment grâce à des salaires plus
faibles) ;
d) Raisons financières :

Réaliser des bénéfices en jouant sur les parités monétaires ;

Tirer parti des avantages fiscaux ;

Accéder à de nouvelles sources de financement ;
3 - Les étapes de l’internationalisation :
Les entreprises ont toujours cherché. Au-delà de la frontière nationale. Un
marché de clients plus faste. Des approvisionnements moins chers ou de meilleure
qualité. Des partenaires plus intéressants. La mondialisation des activités traduit la
systématisation de cette attitude.
Au fur et à mesure de son développement et son succès à l’étranger. L’entreprise
franchit des étapes dans l’internationalisation :

L’exportation indirecte : l’entreprise utilise les services d’un exportateur pour qu’il
commercialise à sa place son produit ;

L’exportation directe : l’entreprise se dote d’un service exportation pour vendre ses
produits ;

L’investissement directe : l’entreprise implante son propre réseau de distribution à
l’étranger par la création de filiales ;

La délocalisation de la production : le dernier stade de l’internationalisation ne
touche plus seulement la commercialisation mais aussi la production. L’entreprise
choisit de fabrique tout ou partie de sa production dans ses usines qu’elle détient à
l’étranger ou auxquelles elle sous-traite.
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L’internationalisation est le résultat d’un processus qui comporte plusieurs étapes :
L’entreprise commence par exporter, ensuite, elle s’internationalise et enfin, devient
une F.M.N. (firme multinationale).
3- Les objectifs et les effets de la mondialisation :
4.1 - les objectifs :
Historiquement, la multinationalisation avait pour objectif le contrôle et
l’exploitation des matières premières. Elle a ainsi été, et reste encore, un moyen pour
les entreprises de réduire les coûts de production. Aujourd’hui, les firmes cherchent à
s’implanter là où le coût du travail est faible; elles peuvent aussi s’installer dans des
paradis fiscaux qui leur permettent de diminuer les coûts financiers.
Par ailleurs, la multinationalisation apparaît comme une nécessité dès lors que les
innovations deviennent rapidement obsolètes; il faut en effet conquérir très vite un
immense marché pour bénéficier d’économies d’échelle et rentabiliser en un minimum
de temps les investissements réalisés. Aussi la majorité des IDE est réalisée dans les
pays développés, les FMN cherchant à pénétrer les marchés solvables et à y occuper
toutes les niches.
Mais les firmes qui se multinationalisent maximisent leur profit en répartissant
leurs activités au niveau international en fonction des différences socio-économiques
des pays dans lesquels elles s’implantent. On assiste donc à la constitution de réseaux
transnationaux intégrés au sein d’une firme unique et dont la gestion est facilitée par
les progrès des technologies de l’information permettant l’interconnexion de tous les
sites de production et la gestion en temps réel des opérations.
LES TROIS PREMIÈRES MU
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BOURSIÈRE* AU 31 MARS 2006
4.2- Les effets de la mondialisation :
La multinationalisation est ainsi à l’origine d’une spécialisation à l’échelle
internationale dans laquelle les pays développés se sont réservé les activités à haute
valeur ajoutée.
Cependant, elle engendre dans ces pays des délocalisations d’activités
industrielles, sources de destruction d’emplois peu qualifiés, exluant ainsi de facto les
actifs les moins productifs du marché du travail.
Par ailleurs, la multi nationalisation donne aux firmes un poids considérable dans
l’économie mondiale : environ 35000 FMN (et leurs 150000 filiales) réalisent un
chiffre d’affaires égal à la moitié du PNB mondial. Les firmes multinationales sont en
partie à l’origine de l’accroissement des échanges internationaux et elles contribuent
largement à la mondialisation des économies. De ce fait, elles limitent les marges de
manœuvre des pouvoirs publics dans la conduite de politiques nationales.
III- L’impact de l’implantation des filiales de FMN dans l’économie
Marocain :
Actuellement le nombre des firmes multinationales FM atteint environ 40000
sociétés dans le monde. Leur présence dans un pays est révélatrice de sa capacité à
attirer des nouveaux investisseurs. Le Maroc ne semble pas trop mal s’entirer, bien
qu’il accueil plus d’une centaine de filiale dans différents secteurs de production. Cette
implantation a beaucoup d’effets sur les entreprises marocaines. Ainsi une relation
pertinente et enrichissante s’est produite entre les entreprises marocaines et les firmes
multinationales FM, relation qui se matérialise par la sous-traitance.
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1 -Atouts et handicaps de l’entreprise marocaine face aux multinationales :
Pour les pays du tiers monde y compris le Maroc, les firmes multinationales FM
présentent théoriquement des avantages substantiels. Apports financiers et fiscaux,
création d’emploi, transfert de technologie…
En contrepartie, elles présentent de nombreux inconvénients, évasions et fraude
fiscale, transfert de technologie obsolète, concurrence accrue sur le marché intérieur
sans oublier l’impact de celles-ci sur les structures sociales : changements au niveau
des habitudes de consommation, des cultures…
Toutefois, les filiales des firmes multinationales FM présentent sur le territoire
économique marocain ont des effets favorables sur l’emploi et le niveau de vie de leurs
employés. Ainsi, les entreprises multinationales embauchent la majorité de la masse
d’employés dans le secteur industriel dont elles sont fortement présentes (plus de 55%
des sociétés). D’autre part, les marocains employés dans les filiales des firmes
multinationales qui sont installés au Maroc touchent des salaires élevés par rapport à la
moyenne nationale. En tous cas, ceux-ci dépassent largement le salaire minimum
interprofessionnel garanti (SMIG), imposé par la législation sociale.
Dans l’analyse de la structure de l’entreprise marocaine, on constate qu’elle ne
peut pas gagner le défi de l’ouverture de l’économie et la concurrence ardue sons avoir
une volonté stratégique pour dépasser ses contradictions et ses points de faiblesse,
parmi eux :
- Les facteurs propres aux managements des entreprises Absences de vision
stratégiques,
- Un niveau modeste de planification, attention insuffisante aux besoins des marchés;
- La segmentation marketing, faible intérêt pour les questions de la qualité ;
- Les structures organisationnelles informelles;
- Faible délégation des pouvoirs et des responsabilités;
- Comptabilité non fiable et faible maîtrise des coûts;
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Sous-capitalisation des entreprises ….
A ‘cet égard, les actions des entreprises marocaines pour résoudre ce fléau ont
pris 2 volets essentiels: la fusion et les relations de sous-traitance.
2- l’Impact économique sur les entreprises marocaines:
a- Les relations de sous-traitance:
« La sous traitance est le processus selon lequel une entreprise ( le sous-traitant
ou preneur d’ordre) fabrique à la demande et selon les instructions d’autre entreprise
(le donneur d’ordre) des pièces ou des produits qui , le plus souvent sans avoir subi
d’autres transformations, s’intégrant dans le produit fini, du donneur d’ordre » .
Cette définition met en lumière les différents niveaux de la réalisation du travail
par les sous–traitant en fonction des normes et des précisions énumérées par le
donneur d’ordre étranger qui peuvent aller jusqu’à un simple travail d’exécution
suivant un programme détaillé et préétabli (les sous-traitance de capacité).
Certes, la sous-traitance est un lieu de dépendance d’une petite entreprise à
l’égard d’une grande société .Ainsi les PME/PMI sont à la base des relations de soustraitance. « La sous-traitance constitue donc un passage obligé pour l’amélioration de
la compétitivité des PME/PMI marocaine afin de faire face aux perpétuelles mutations
et changements qui caractérisent l’environnement international ».
Au départ les sous-traitances au Maroc a été initiée dans le secteur automobile,
puis elle s’est étendue à d’autres secteurs. En effet, la sous-traitance favorise:
 La mobilisation et la rémunération des factures de production. en faisant appel aux
PME/PMI, en évitant d’une part aux grandes entreprises la réalisation des
investissements peu productif (équipement sous utilisé, stock….)et d’autre par à
investir dans des activités qu’elles peuvent sous-traiter dans des conditions
meilleurs de qualité, de coûts et de temps .
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 La modernisation du tissu économique et la propagation du propres technique des
PME/PMI, d’une part, le donneur d’ordre peut aider le sous-traitant par une
collaboration technique et financière pour améliorer sa productivité, d’autre part le
sous-traitant est obligé de promouvoir l’investissement et l’innovation s’il veut
tirer son épingle du jeu de la concurrence ( ).
Ainsi, et vue l’importance remarquable des relations de sous-traitance pour nos
PME/PMI, les pouvoirs publiques doivent à cet égards, élaborer une législation qui
réglemente avec précision la sous-traitance.
b-La fusion des entreprises :
L’une des stratégies entrepreneuriales répandue à l’échelle mondiale ces
dernières années vienne la fusion des entreprises (totale ou partielle) pour la
constitution des groupements d’intérêt économique forts et capables d’assurer une part
du marché assez importante et gagner ainsi le défi de la concurrence de plus en plus
accrue. Cette nouvelle voie, à caractère internationale vue la fusion des grandes firmes
multinationales (Firmes transnationales)a par conséquent de minimiser le nombre des
offreurs pour chaque type de produits ; (les avions; Boeing, Airbus, sports : Nike ,
Reebok, Adidas, boissons : Coca-cola, Pepsi…..)
Au Maroc, le processus de fusion des entreprises et l’absorption des petites
sociétés par ses grands concurrents est très récent (généralement depuis 1998).
A ‘cet égard, on citera un bon exemple dans le secteur bancaire, à savoir,
« ATTIJARI WAFA BANK » né de la fusion du BCM (Banque commerciale du
Maroc) et WAFA BANK.
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TIJARI WAFA BANK, le nouveau champion national ( )
Après avoir acheté une participation détenue par la famille fondatrice de WAFA
BANK, la BCM qui avait déclaré son intention de faire fusionner les deux
établissements avant Octobre 2004, a lancée le 26-04-2004 une offre d’achat de 5.4
MM DH(milliards de Dirhams) sur WAFA BANK a fin de créer la première banque
d’Afrique du Nord par les actifs .cette offre propose aux détenteurs de 6.45 million de
titres WAFA BANK , soit un rachat à 825 DH par action WAFA BANK soit un
échange à raison de cette nouvelle action BCM contre 8 action WAFA BANK .
Une fois la boucle fermée, le nouveau groupe détient ainsi une part de marché
estimée à près de 29.5% au Maroc pour les dépôts et de 30% pour les crédits (les
prêts). Le nouveau-né compte dans son escarcelle 513 agences et affichera des actifs
nets de près de 9 MM DH.
Le TIJARI WAFA BANK est devenu le numéro 1 par les actifs mais restera
deuxième en termes de dépôts.
Selon des analystes, les banques marocaines cherchent à se prémunir face à la
concurrence croissante d’établissements contrôlées par des banques françaises telle
BMCI détenue par BNP Paribas et dans la perspective des accords de libre-échange
conclus avec l’union européenne et les Etats-Unis qui auront pour effet d’intensifier
encore la concurrence dans le pays .
Avec cette offre close le 10 Mai précédent, le TIJARI WAFA BANK bénéficie
d’une taille critique qui le mettra à l’abri des gros prédateurs, ce qu’estiment des
analystes. Ce rapprochement permettra d’anticiper le développement du paysage
bancaire Marocain.
FMN : Firmes Multinationale
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Université Mohammed Ben Abdallah
Ecole Supérieure de Technologie Fès
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L’apport des F.M.N est souvent positif, d’une façon générale. Elles sont, pour
les pays d’accueil, une source de devises, de capitaux, de technologie, de savoir-faire
et de valeur ajoutée. En outre, elles favorisent la communication au niveau mondial
ainsi qu’une meilleure division du travail, ce qui entraine une augmentation de la
productivité dans les pays ou elles s’installent.
Néanmoins, leur puissance ne les mets pas à l’abri d’un certain nombre
d’accusation parmi lesquelles on trouve :
L’indifférence à l’égard des politiques nationales, dont elles limitent les marges de
marges de manouvre. Leurs opérations liées au jeu financier international (transferts de
capitaux) peuvent atténuer l’impact de certaines mesures économique, surtout dans les
petits états qui n’ont pas les moyens de les contrôler.


La FMN est vecteur de domination économique et politique : elle a besoin
d’influence et de maitriser des marches (prix, cout, persuasion du consommateur....).
elle sera donc tentée d’influencer en faveur les décisions politiques dans suffisamment
nombreux pour prouver que ce danger est bien réel.

Elimination des firmes nationales moins compétitives.

Domination des marches internationales certaines matières.
FMN : Firmes Multinationale
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