Dossier
Pédagogique
Le monde du
vivant
La Rotonde – Guide pédagogique Mondo Minot | Informations pratiques sur l’exposition
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Sommaire
Informations pratiques sur l’exposition .................................................................................................. 3
La Rotonde........................................................................................................................................... 3
Conception de l’exposition .................................................................................................................. 5
Origine du projet ................................................................................................................................. 6
Objectifs .............................................................................................................................................. 7
Synopsis ............................................................................................................................................... 7
Le Monde du vivant ................................................................................................................................. 8
Objectifs pédagogiques du monde...................................................................................................... 8
Les ateliers ........................................................................................................................................... 8
Écoute, tu n’es pas seul ................................................................................................................... 8
Les insectes .................................................................................................................................... 10
Les saisons ..................................................................................................................................... 12
Mais qu’y a-t-il sous nos pieds ? .................................................................................................... 15
Plonge ta main ............................................................................................................................... 19
Hum…ça sent bizarre !................................................................................................................... 20
Le potager...................................................................................................................................... 21
Nous sommes deux sœurs jumelles. ............................................................................................. 26
Pour aller plus loin ............................................................................................................................. 27
Le cri des animaux ......................................................................................................................... 27
Les 5 sens ....................................................................................................................................... 29
Le potager...................................................................................................................................... 36
Fabriquer son périscope ................................................................................................................ 37
Fabriquer un stéréoscope. ............................................................................................................ 38
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Informations pratiques sur l’exposition
La Rotonde
Une cohérence de structure et de projets
« Mondo Minot » s’inscrit dans la lignée des projets que La Rotonde porte depuis maintenant
12 ans dans une totale cohérence. La présence de La Rotonde dans le dispositif « Main à la
pâte » initié par Georges Charpak puis le projet Pollen et Fibonacci (projet d’éducation aux
sciences au niveau européen) atteste de cet engagement volontariste de la structure pour le
jeune public.
Un lieu connu et reconnu
La Rotonde est un laboratoire d’idées et d’innovations ouvert à tous les publics, qui œuvre
depuis 12 ans au développement de la culture scientifique, technique et industrielle (csti).
Seul CCSTI (Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle) en France adossé à
une grande école, l’École Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne, La Rotonde
propose un panel d’activités important et diversifié (expositions, animations, productions
audio et vidéos, débats, conférences, spectacles …).
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Une équipe de professionnels
La Rotonde, c'est une équipe de 9 personnes issues du monde scientifique et culturel. Leur
diversité et leur volonté de travailler ensemble permettent une approche originale et
performante de la culture scientifique, technique et industrielle.
L'équipe de concepteurs de « Mondo Minot » est riche de 7 personnes travaillant au sein de
La Rotonde, 5 personnes issues d’un cabinet de scénographes, 4 personnes des CCSTI
partenaires ; La Casemate à Grenoble et Altec à Bourg-en-Bresse, 8 élèves de première
année du cycle ingénieur de l'Ecole des Mines qui travailleront sur la thématique de
l'accessibilité et 8 autres élèves qui s’impliquent sur la mise en place d’un débat autour de la
thématique “Caprices, colères…un moyen d‘expression ! ”.
Des thématiques ambitieuses et novatrices
La Rotonde s’est toujours positionnée sur des thématiques nouvelles et ambitieuses. Ainsi,
elle a pu lancer en 2003 « Scènes de méninges », premier festival de théâtre et sciences.
Elle a également été la première structure à animer une émission de télévision autour de la
csti et une web radio.
Saint-Etienne est également, grâce à l’implication de La Rotonde, ville pilote du projet
européen Fibonacci (suite de « La main à la pâte » et Pollen).
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Conception de l’exposition
Création
CCSTI La Rotonde – Ecole Nationale Supérieure des Mines de Saint-Etienne
Commissaire de l’exposition
Guillaume Desbrosse
Comité de pilotage :
CCSTI La Rotonde : Julie Fortin, Clémentine Transetti, Christine Fayolle, Christine Berton,
Emmanuel Baroux, Arnaud Zohou, Kévin Fauvre, Théo Drieu, Guillaume Desbrosse
Médiation scientifique et Coordination :
CCSTI La Rotonde
Conception muséographique : Studio J. Saladin
Scénographie : Isabelle Raymondo
Eclairage : Abraxas Concepts
Graphisme communication : Jean-Philippe Cabaroc
Remerciements :
Librairie Les Croquelinottes, Librairie Lune et L’autre, Inspection d’académie : Didier Bonnet,
Thierry Bouchetal, Patricia Pichon, Jacques Favergeon, Services Généraux Ecole des Mines
de Saint-Etienne, yourte.com, les élèves de l’Ecole des Mines de Saint-Etienne,
Médiathèque Saint-Chamond, Ville de Saint-Chamond, cinéma Le Méliès, Familles Rurales,
Olivier Houdé, Isabelle Mimoun, Médiathèque de Tarentaize, Anne Bisson, Pauline Amico,
L’équipe Rotonde, Martin, Salomé, Lilian, Nolan, Niels, La Cité des Enfants, Yann Godart,
Romain Blanc, atelier Ecole des Mines St-Etienne.
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Origine du projet
La Rotonde diffuse la culture scientifique et technique à Saint-Etienne, dans le département
de la Loire et au-delà depuis maintenant plus de 12 ans avec la volonté affirmée de toucher
tous les publics. Au fil des ans, La Rotonde a ouvert le champ des possibles et proposé de
grands projets innovants et variés : théâtre de sciences, événements, web radio, magazine
vidéo, sites ressources et dispositif européen d’éducation aux sciences. La rencontre avec le
public et nos partenaires est riche et nourrit fortement l’équipe.
Cette année, La Rotonde a souhaité répondre à la fois à une attente et à un manque en
créant une action de culture scientifique d’envergure pour les tout-petits.
Tout est donc parti d’un double constat : il existe peu de propositions de culture scientifique
innovantes et originales pour le très jeune public en province.
La Cité des Enfants (Paris), le Vaisseau (Strasbourg) et le Forum Départemental des
Sciences (Villeneuve d’Ascq) sont des lieux qui se sont spécialisés dans l’accueil des
enfants autour de la thématique “sciences”. Mais il existe peu d’expositions itinérantes
d’envergure en région pour les tout-petits ; un public pourtant très demandeur d’activités, et
sur lequel les opérations de sensibilisation ont un fort impact.
Autre constat : jusqu’à alors les expositions itinérantes s’adressent aux enfants à partir de 3
ans. Qu’en est-il des deux ans ? Avec Mondo Minot, La Rotonde s’adapte à leur âge.
Ainsi avons-nous souhaité faire découvrir les sciences et techniques aux tout petits à
travers une exposition-ateliers itinérante.
Après plusieurs mois de réflexion et de travail, La Rotonde propose une création pour le très
jeune public : “Mondo Minot”.
Cette exposition/ateliers interactive permet de voyager à la découverte de différents
mondes où de nombreuses thématiques scientifiques sont abordées.
En partant du réel et en nourrissant son imaginaire l’enfant pourra s’approprier un
monde où de multiples découvertes l’attendent, lieu de tous les possibles et lieu
d’aventures !
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Objectifs
Les objectifs prioritaires de l’exposition sont les suivants :

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



Donner le goût des sciences
Développer l’esprit critique
Participer à l’éveil des plus petits
Développer l’imagination, la créativité et l’expression
Favoriser les échanges et la connaissance de l’autre
Découvrir son environnement et ses sens
et surtout…s’amuser !
Synopsis
Mondo Minot, c’est 200m2 d’ateliers et d’aventures avec deux consignes essentielles :
- Apprendre en s’amusant, c’est bien mieux !
- Il est interdit de ne pas toucher !
« Regarde ! La chambre est éclairée, les jouets éparpillés, les livres grands ouverts…
Mais…qu’y a-t-il dans l’armoire ? Un passage ?? Vers quoi mène-t-il ???
Une porte à pousser… et c’est tout le monde de l’enfance, celui de l’imagination et des
perpétuelles découvertes qui t’attend !
Un monde, ou plutôt des mondes, autour d’une yourte où tu pourras écouter des contes ou
lire des histoires. Et puis, partir à la découverte d’expériences scientifiques pour écouter,
bricoler, regarder, tester, créer, partager, jouer, apprendre, comprendre, … et finalement
grandir un peu ! »
Les expériences présentées dans ce guide peuvent éventuellement différée le jour de
votre visite.
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Le Monde du vivant
Objectifs pédagogiques du monde

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




Explorer un environnement pour y faire des découvertes, se repérer, se déplacer et
s’orienter.
Se repérer dans l’espace (comprendre les directions : gauche, droite, haut, bas)
Utiliser et exercer ses sens
Découvrir et utiliser des instruments méconnus (voire inconnus) des enfants
Reconnaître et différencier le monde du vivant et du minéral
Acquérir et développer un vocabulaire adapté pour décrire des lieux ou situations
Structurer le temps. Reconnaître le caractère cyclique de certains événements
Les ateliers
Écoute, tu n’es pas seul
Dans cet atelier, les enfants doivent identifier les sons des animaux et les reconnaître.
Description de certains animaux présents dans le jeu

La vache : elle meugle.
C’est un mammifère herbivore. Elle mange 50 kg par jour d'herbe en été et autant de foin en
hiver. La digestion de l'herbe est assez complexe. La vache possède 4 estomacs : la panse,
le bonnet, le feuillet et la caillette. Elle est un ruminant : elle avale de l'herbe qu’elle régurgite
lorsqu’elle est au repos pour la mastiquer. De l’espèce des bovins, elle pèse plus de 500 kg,
elle a 2 cornes plus ou moins développées suivant sa race, elle possède une grande queue
qui l'aide à chasser les mouches l'été ! Elle est une femelle (le mâle est le taureau) qui
donne vie à un petit (le veau) après une gestation de 9 mois, comme chez les humains. Pour
allaiter ce petit, elle peut produire entre 20 et 30 litres de lait par jour. Elle possède un pis
constitué de 4 mamelles que son petit tête lorsqu’il en a besoin. Son lait sert aussi de base à
de très nombreux aliments : beurre, yaourt, fromage...

Le mouton : il bêle.
C’est un animal herbivore. Il mange de l'herbe, du foin et des céréales. C’est un ruminant. La
femelle, qui a pour nom la brebis, donne naissance à 1 ou 2 petits après 150 jours de
gestation. Suivant sa race, il pèse entre 40 et 120 kg. Il vit en troupeau. Il est gardé par un
berger souvent aidé par un chien. Il est élevé pour sa viande et son lait et aussi pour la laine
épaisse qui recouvre son corps. Cette laine est appelée toison. Elle est de couleur blanche,
grise ou noire. On le tond au printemps quand les températures deviennent agréables. Avec
sa laine, on fait de jolis habits !

La poule : elle caquette, glousse ou crételle
Elle appartient à l'ordre des gallinacés. Son corps est trapu, avec une petite tête et de
courtes ailes arrondies. Ses pieds sont solides car elle passe son temps à marcher à la
recherche de nourriture. Elle est presque incapable de voler. L'homme l'a domestiquée il y a
déjà 5000 ans et elle est l'animal d'élevage le plus répandu au monde. Il lui arrive de manger
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de petits cailloux car le calcium qu’ils contiennent l'aide à former des coquilles résistantes
pour les 250 à 300 œufs qu’elle pond chaque année. Ses œufs sont consommés partout
dans le monde. S’ils ne sont pas fécondés par le mâle (le coq), ces œufs sont stériles. Si le
coq féconde ses œufs, chacun d’eux verra naître un poussin tout jaune après 21 jours de
couvée. Les poussins peuvent se nourrir seuls dès l'éclosion (naissance).

Le canard : Il caquette, cancane ou nasille.
Il appartient à l'ordre des ansériformes. Son plumage est imperméable. Ses pattes palmées
font de lui un excellent nageur. Le mâle est un canard et la femelle une cane. Il pèse entre 1
kg et 1.5 kg. Il est largement répandu en Europe, en Amérique du Nord, au Sud du
Groenland et en Asie. Il se nourrit à la surface de l'eau en plongeant parfois la tête à la
recherche de plantes aquatiques ou d’invertébrés. Le plumage de la cane est différent de
celui du canard. En période de reproduction, la femelle est brune et terne, ce qui lui permet
de couver ses œufs sans se faire voir, alors que le mâle a un plumage beaucoup plus coloré
: tête verte, bec jaune, collier blanc, pattes oranges. La femelle pond entre 8 et 12 œufs vert
grisâtre qui éclosent après une période de gestation de 28 jours.

Le cochon : Il grogne ou grouine
Il appartient à la famille des porcins. On appelle le mâle porc ou verrat et la femelle truie.
Quant aux petits, ils se nomment porcelets, cochonnets ou gorets. C’est un animal omnivore,
c’est à dire que, comme l’être humain, il mange de tout. C’est un des animaux utilisés pour
rechercher des truffes. Ne pouvant suivre les nomades, le porc n’a été domestiqué qu’à
partir de la sédentarisation de l’Homme. Contrairement à ce que l’on peut entendre, le porc
n’est pas plus sale que les autres animaux. Si on le retrouve aussi souvent couvert de boue
c’est parce qu’il a besoin de s’humidifier la peau lorsqu’il fait chaud car il ne transpire pas !

Le chien : Il aboie, jappe, hurle, grande ou clabaude
Il appartient à la famille des canidés. La femelle du chien est la chienne et ses petits sont
des chiots. C’est la première espèce que l’homme a domestiquée. D’après les dernières
découvertes, l’apparition des chiens proviendrait principalement de la domestication du loup
gris ordinaire. Le plus vieux fossile de chien retrouvé à ce jour a un peu plus de 30 000 ans !
Il existe 335 races et il est donc impossible de faire des généralités sur son physique. Par
exemple un chien peut peser de 900 grammes à 140 kg ! Le chien possède aussi 5 sens,
son ouïe et son odorat sont beaucoup plus développés que ceux de l’Homme. En revanche,
son goût (compensé par l’odorat) et son toucher le sont beaucoup moins. Pour la vue, il voit
mieux la nuit et a un champ de vision de 255° (contre 120° à 160° pour l’Homme).

La chèvre : elle bêle ou béguète.
Elle appartient à la famille des bovidés, S’il reste encore quelques rares chèvres sauvages la
chèvre est un animal principalement domestique qui mange 10 kg d’herbe et boit environ 10
L d’eau par jour ! Les mâles sont appelés boucs et les petits sont des chevreaux. Deux races
de chèvre sont d’origine française ; la chèvre alpine et la chèvre poitevine. La plus répandue
en France est la chèvre alpine (55% du cheptel) suivie de la saanen originaire de Suisse
(environ 25%). Elle est appréciée pour la qualité de son lait et pour sa capacité d’adaptation
à tout type d’élevage. La chèvre est présente dans de nombreuses mythologies (grecque,
indienne, nordique, chinoise, tibétaine,...).
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
Le cheval : Il hennit
Il appartient à la famille des équidés. A l’état sauvage, le cheval n’existe presque plus. La
femelle s’appelle la jument et les petits des poulains. Le cheval est capable de dormir
couché ou debout. La taille et le poids des chevaux varient énormément en fonction de la
race. Cela peut aller de 44,5 cm et 26 kg pour le plus petit à 2,19 m pour 1 500 kg pour le
plus grand. Le poney est un cheval de petite taille ; tout cheval de moins d' 1,48 m au garrot
est rangé dans la catégorie “poney”. Le garrot est la partie du corps située sur le dessus,
entre le cou et le dos. Ses sens les plus développés sont l’ouïe (il entend les ultrasons), le
toucher et l’odorat. Sa vue est médiocre bien qu’il voit clair la nuit et qu’il possède un champ
de vision de 340°.
Les insectes
Dans cet atelier, les enfants observeront des phasmes et des fourmis.
A l’aide de leurs loupes ils découvriront :

Les insectes en générale
Les insectes ont six pâtes et deux antennes. Ils peuvent aussi avoir des mandibules et
jusqu’à deux paires d’ailes, mais en fonction de leur adaptation à leur milieu de vie, ces
dernières peuvent être atrophiées.

Le phasme
Les phasmes peuvent être de différentes formes : le phasme bâton, le phasme scorpion, le
phasme épineux et le phasme feuille.
Afin d’échapper à ses prédateurs, le phasme peut élaborer de nombreuses stratégies. Il peut
par exemple adopter un comportement mimétique pour mieux se cacher : changer de
couleur en fonction de son environnement (cela lui prend tout de même plusieurs jours...),
pratiquer l’autotomie, c’est-à-dire s’amputer volontairement si sa vie en dépend (comme le
fait le lézard avec sa queue), faire le mort pendant plusieurs minutes sans même bouger une
patte ! La journée, les phasmes se reposent, c’est la nuit qu’ils sont actifs.
Les phasmes se nourrissent quasi exclusivement de lierre et de ronces. Ils sont végétariens
mais, en cas de manque de nourriture, ils peuvent manger leurs mues voire devenir
cannibales.
La reproduction se fait essentiellement par parthénogénèse donc sans l’intervention des
mâles. En France, on ne trouve pratiquement que des femelles.
A La Rotonde, ce sont des phasmes « bâton » que les enfants peuvent observer. Leur nom
est Phasme morose (Carausius Morosus). Leur alimentation est essentiellement composée
de feuillage (ronces, lierre chêne) qu’il faut renouveler deux fois par semaine. L’humidité
étant au cœur de leur survie, il est nécessaire de les arroser par pulvérisation tous les soirs.
Ils vivent entre 11 et 15 mois et atteignent leur maturité sexuelle entre 6 et 10 mois. A partir
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de ce moment-là, un phasme pondra environ 300 œufs. Tous les phasmes moroses sont
des femelles, elles se reproduisent par parthénogenèse (reproduction à l’aide de gamètes
femelles non fécondés) et donneront naissance uniquement à des femelles.

La fourmi
Contrairement à ce que peut nous faire penser leur ressemblance, les termites et les fourmis
ne font pas partie du même ordre. Les fourmis appartiennent à l’ordre des hyménoptères
(comme les guêpes et les abeilles)
De la famille des formicidés, plus de 10000 espèces ont été découvertes et beaucoup
d’autres demeurent encore inconnues. En Europe, il existe “seulement” 400 espèces. La
biomasse des fourmis (masse totale estimée de l’ensemble des fourmis) est très importante,
une fourmi ne pèse que quelques milligrammes mais leur nombre est impressionnant : elles
représentent plus de 4 fois la biomasse des vertébrés terrestres ! (E.O Wilson, Success and
Dominance in Ecosystems : The Case of the Social Insects (1990),Ecology Institute,
Oldendorf.)
La communication entre les fourmis se fait grâce à leurs phéromones, des molécules
(particules invisibles, comme les odeurs) qu’elles vont secréter. A l’aide de ces phéromones,
les fourmis pourront retrouver une piste menant à de la nourriture, savoir s’il y a un danger,
…
La plupart des espèces de fourmis possèdent une (ou deux) reines. Ces reines, pondent des
œufs tout au long de leur existence. Si l’œuf est fécondé, la fourmi sera une fourmi femelle,
s’il ne l’est là pas, la fourmi sera un mâle. Les femelles peuvent avoir différents rôles :
s’occuper de la reine et des jeunes, participer à la construction et aux réparations du nid,
aller chercher de la nourriture ou encore défendre la colonie. Les mâles (qui, comme les
reines avant leur fécondation, ont des ailes) n’ont qu’un seul objectif : la fécondation. Leur
durée de vie est très courte et ils meurent après avoir fécondé une reine. Les reines
fécondées, le plus souvent, fondent une nouvelle colonie.
Les fourmis que les enfants peuvent observer à La Rotonde sont des Crematogaster
scutellaris. La reine peut vivre 20 ans et les ouvrières 2 ans. La reine mesure 10mm et les
ouvrière 4 à 5,5mm. Il n’y a qu’une seule reine par colonie.
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Les saisons
Dans cet atelier, les enfants seront amenés à classer différents objets (boule de neige, feuille
morte, …) en fonction des saisons.
Les objets présents dans cet atelier
Printemps
Fleurs
Papillon
Abeilles
Carotte
Asperge
Cerise
Fraise
Petit pois
Coccinelle
Pomme de
nouvelle
Eté
Maillot de bain
Tournesol
Bob
Chaussure de plage
Tomate
Mûre
Haricots
Pêche
Feuille verte
terre Pastèque
Tong
Maïs
Oignon
Automne
Botte
Imperméable
Champignons
Raisin
Poire
Citrouille
Pomme
Chapeau de pluie
Hivers
Bonnet
Gants
Sapin
Père Noël
Masque de ski
Bonhomme de neige
Kiwi
Clémentine
Orange
Poireau
Pour commencer, faisons la différence entre les saisons et les climats. Il existe 4 saisons sur
Terre : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne. Ces saisons durent environ 3 mois chacune
en suivant un cycle total d’un an.

Les saisons météorologiques
Hémisphère nord :
•
•
•
•
Printemps: 1 mars jusque 31 mai
Eté: 1 juin jusque 31 août
Automne: 1 septembre jusque 30 novembre
Hiver: 1 décembre jusque 28 février
Hémisphère sud :
•
•
•
•

Printemps: 1 septembre jusque 30 novembre
Eté: 1 décembre jusque 28 février
Automne: 1 mars jusque 31 mai
Hiver: 1 juin jusque 31 août
Les saisons astronomiques
Hémisphère nord :
•
•
•
•
Printemps: 21 mars jusque 20 juin
Eté: 21 juin jusque 20 septembre
Automne: 21 septembre jusque 20 décembre
Hiver: 21 décembre jusque 20 mars
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Hémisphère sud :
•
•
•
•
Printemps: 21 septembre jusque 20 décembre
Eté: 21 décembre jusque 20 mars
Automne: 21 mars jusque 20 juin
Hiver: 21 juin jusque 20 septembre
Un climat correspond à une étude faite sur différents paramètres tels que : la température,
les précipitations, l’ensoleillement, l’humidité et la vitesse du vent. On retrouve par exemple,
le climat océanique, le climat méditerranéen, ou encore le climat équatorial.
Mais pourquoi y a-t-il différentes saisons? Pourquoi le 25 décembre c’est l’hiver en France
quand c’est l’été à Saint-Denis de La Réunion?

La course apparente du soleil et les saisons (vues de France)
Si l’on fait attention au déplacement du Soleil dans le ciel (déplacement apparent, car c’est la
Terre qui bouge et pas le Soleil), on se rend compte qu’il ne fait pas le même chemin en été
qu’en hiver.
Au premier jour du printemps (date d’équinoxe), le Soleil se lève à l’Est, puis monte à 45°
dans le ciel à midi (heure solaire) et se couche à l’Ouest. Ce jour-là, le jour et la nuit sont
d’égale durée (12h).
Au premier jour de l’été (solstice d’été), le Soleil se lève légèrement au Nord-est. À midi
(toujours heure solaire !) c’est le jour de l’année où le Soleil est le plus haut dans le ciel.
Attention ! À notre latitude, il n’est jamais au zénith ! Enfin, il se couche légèrement au NordOuest. Le premier jour d’été correspond au jour le plus long de l’année de l’hémisphère
Nord.
Au premier jour de l’automne (date d’équinoxe), le Soleil suit la même course qu’au premier
jour du printemps.
Au premier jour de l’hiver (solstice d’hiver), le soleil se lève légèrement au Sud-est, puis à
midi il est très bas dans le ciel (environ 23°). Enfin, il se couche légèrement au Sud-ouest.
Le premier jour de l’hiver est le jour le plus court de l’année de l’hémisphère Nord.

La concentration de chaleur
En été il fait plus chaud pour deux raisons : parce que le Soleil est plus haut dans le ciel et
parce que, comme les journées sont plus longues, il nous chauffe plus longtemps !
Pourquoi fait-il plus chaud quand il est plus haut ? Un même faisceau de lumière du Soleil
chauffe une plus petite surface en été qu’en hiver. En hiver, la surface à chauffer est plus
grande, chaque mètre carré reçoit donc moins de chaleur. Vous voulez une preuve? Il suffit
de prendre deux gâteaux au chocolat et de les chauffer avec deux lampes identiques ayant
une inclinaison différente, le gâteau qui fondra le plus vite est celui chauffé par la lampe la
moins inclinée !
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Attention, le phénomène des saisons (et donc de concentration de chaleur) n’a rien à voir
avec la distance Terre-Soleil ! En effet, même si cette distance varie très peu, c’est en
janvier que la Terre est la plus proche du Soleil… Et ce n’est vraiment pas la saison la plus
chaude !!!

La ronde des saisons, d’un point de vue astronomique.
Pour comprendre pourquoi les rayons du soleil arrivent de façons différentes en été qu’en
hiver, il faut prendre du recul et partir dans l'espace.
1 la.climatologie.free.fr
C’est bien la Terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse ! De plus, elle ne le fait pas
n’importe comment : son axe de rotation reste toujours en direction de l’étoile polaire.
On peut aussi remarque que, dans l’hémisphère Sud, on ne peut pas voir l’étoile polaire. Il
n’y a donc aucun repère équivalent pour mesurer l’angle de l’axe de rotation de la Terre, ni
même pour s’orienter…
Si l’on fait bien attention, on remarquera que, de part l’inclinaison de la Terre, lorsque dans
l’hémisphère nord, la course du soleil est courte et basse et ses rayons chauffent une grande
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surface (hiver), dans l’hémisphère sud, la course du soleil est longue et haute et ses rayons
chauffent une petite surface (été).
Pour résumer, les saisons existent à cause de trois facteurs :
● La Terre tourne autour du Soleil (une révolution se fait en 365 jours 5h et 49 mn) et
tourne sur elle-même (une rotation se fait en 24h et explique l’alternance des jours et
des nuits)
● Son axe de rotation est incliné (de 23,4°)
● Son axe de rotation vise toujours l’étoile polaire.
Mais qu’y a-t-il sous nos pieds ?
Dans cet atelier, les enfants ouvriront des trappes pour découvrir ce qui se cache sous leurs
pieds.
Sous les trappes ils découvriront :

Le ver de terre
Il existe 13 familles de vers de terre et plus de 5000 espèces. En creusant le sol, les vers de
terre transportent la terre de la surface, riche en matière décomposées, dans les couches
plus profondes. Ils contribuent aussi à l’aération du sol en empêchant la terre de se tasser.
Sans les vers de terre, les larves d’insectes qui séjournent dans le sol ne pourraient pas y
vivre.
Le ver de terre est composé de nombreux segments, chacun de ces segments possède
différents types de muscles qui permettent au ver de terre de bouger. Le premier segment
correspond à la tête : c’est par là qu’il avale la terre. Et le dernier correspond à l’anus : c’est
par là qu’il rejette ce qu’il n’a pas utilisé. Il ne crée donc pas de galerie puisque lorsqu’il
creuse pour avancer, il rejette simultanément des matières derrière lui.

La taupe
C’est un mammifère parfaitement adapté à la vie sous terre. Ses puissantes pattes
antérieures se terminent par des mains aplaties, munies de longues griffes, qui lui servent à
creuser la terre. Sa forme arrondie et son poil particulièrement doux lui permettent
littéralement de glisser dans la terre.
C’est un animal très vorace, elle dévore tout sur son passage. Elle mange mille-pattes et
limaces mais raffole des vers de terre !
La taupe n’est pas très sociable, elle vit seule la plupart du temps (à l’exception de la période
de reproduction et de sevrage des petits). Le plus souvent aveugle, elle est dotée d’yeux très
petits, parfois recouverts de peau au point de ne plus être visibles du tout ! Cela ne
l'empêche pas de savoir exactement où elle va, à l’aide de son long museau muni de
moustaches très sensibles, de son odorat et de son ouïe très développés qui lui permettent
d’éviter les obstacles et de capturer ses proies.
Contrairement aux idées reçues, la taupe n’est pas un animal nuisible. Certes, elle laisse
quelques taupinières dans le jardin (qui disparaissent en un coup de râteau), mais elle
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mange certaines larves nuisibles pour le jardin et participe, en creusant des galeries, au
drainage du terrain.

Les cailloux
Sous la terre, on retrouve de nombreux cailloux. Toutes les personnes qui jardinent le
savent ! A la surface, les gros cailloux ont tendance à remonter : ce sont les vibrations de la
terre qui provoquent ce phénomène.
Pour mieux comprendre, une expérience est facilement réalisable. Prenez un pot
(transparent de préférence), des céréales et un objet assez gros. Déposez l’objet au fond du
pot et verser dessus les céréales. Tapez le pot plusieurs fois sur la table... Vous allez voir
l’objet remonter !
Ce phénomène est dû à ce que l’on appelle dans le milieu scientifique « la vibration des
poudres». Si l’on secoue un milieu de petites particules (qui abritent une grosse particule) où
une grosse particule est perdue cette dernière va remonter.
Mais pourquoi ? Cela est dû à un jeu de forces qui fait que les petites particules se faufilent
le long de la grosse particule et se positionnent sous elle.
A la fin, la grosse particule (remonte donc à la surface) se trouve tout en haut du paquet !
C’est vrai pour l’expérience que vous avez faite… c’est vrai aussi pour les cailloux dans le
jardin !
Pour voir l’expérience en image : « Le paquet de céréales » sur www.laboiteabidouilles.com

Les racines
Sous la terre, il y a aussi plein de racines. Ce sont les organes des plantes qui leur
permettent à la fois d’être fixées au sol mais aussi d’y puiser l’eau et les éléments nutritifs
dont elles ont besoin pour survivre. La racine peut aussi avoir comme rôle l’accumulation de
réserves ou encore la communication avec des arbres de la même espèce afin de mettre en
commun des ressources (pour certaines espèces seulement).
Il existe différents types de racines :
● Racines pivots : chez certaines plantes, une partie des racines s'enfonce
verticalement dans le sol pour assurer la stabilité de la plante.
● Racines adventives : ce sont des racines qui apparaissent le long d'une tige.
● Racines-crampons : il s’agit d’une sorte de racines adventives qui permettent à la
plante de s'accrocher à son support : on les retrouve par exemple chez le lierre.
● Racines aériennes : elles sont développées par certaines plantes pour absorber
l'humidité atmosphérique.
● Racines internes : ce sont des racines adventives qui peuvent se développer à
l'intérieur du tronc creux d'un arbre vivant.
● Racines tubérisées (en tubercule) : elles permettent l’adaptation à l'accumulation de
réserves, (généralement d'amidon ou d'inuline), dans les différents tissus des racines.
On les retrouve chez la ficaire, le dahlia ou encore la betterave sucrière.
● Racines succulentes : elles sont adaptées au stockage de l'eau.
● Racines-échasses : ce sont des racines arquées ancrées dans la vase, adaptées aux
passages des marées, typiques de la mangrove. Le palétuvier en est l’exemple
emblématique.
● Racines-suçoirs : on les observe chez les plantes parasites comme le gui.
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2 http://www.infovisual.info/01/013_fr.html
3 www.il.nrcs.usda.gov/technical/plants/npg/NPG-rootsystems.html
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4 for-wild.org/download/idensele/root1.gif
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Plonge ta main
Dans cet atelier, les enfants plongeront la main dans des sacs afin de découvrir ce qu’ils
contiennent.
Les objets présents dans les sacs :
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







Pomme de pin
Bout de bois
Coquillage
Crabe
Poisson
Etoile de mer
Sauterelle
Mouche
Chaussure
Banane
Mais qu’y a-t-il dans ces sacs ? Pas facile de le découvrir sans nos yeux pour nous aider...
C’est à l’aide de nos mains et du sens du toucher que nous allons pouvoir découvrir ces
objets !
Lorsque l’on parle du toucher, on l’associe souvent à la main car c’est notre organe tactile le
plus performant et, de par sa mobilité, il nous permet de toucher rapidement des objets se
trouvant dans un espace assez vaste.
Il existe deux sortes de toucher : le toucher passif, nous sommes immobiles et quelque
chose ou quelqu’un nous touche ; le toucher actif, nous sommes acteurs de l’action.
Nous sommes aussi sensibles, par le biais de notre peau, aux températures, aux vibrations
et à la pression.
En plus de cette sensibilité superficielle, des capteurs situés dans nos muscles, articulations
et tendons nous donnent une sensibilité profonde. Ces différents récepteurs nous
renseignent sur nos postures et
nos mouvements. C’est ce qu’on appelle la
«proprioception».
Toutes ces sensations peuvent se transformer en douleur si le signal devient trop fort, ceci
permet à notre corps de ressentir certains dangers. Par exemple la sensation de brûlure
nous permettra de retirer notre main d’une flamme (ou d’une source trop importante de
chaleur) très rapidement.
Dans le monde animal, ce sens, plus ou moins précis en fonction des espèces, est essentiel
pour la survie et le développement des êtres vivants ; il facilite (permet) l'exploration, la
reconnaissance, la découverte de l'environnement, la locomotion ou la marche, la
préhension des objets et la nutrition, les contacts sociaux, ...
Chez le fœtus humain, c'est le premier des cinq sens à se développer même s'il ne s'agit pas
d'un sens indépendant des autres.
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Hum…ça sent bizarre !
Dans cet atelier, les enfants sentiront les odeurs présentes dans différents pots et
essayeront de les identifier.
Les odeurs présentes sont les suivantes (en fonction des périodes) :









Thé
Citron
Orange
Menthe
Lavande
Noix de coco
Cacao
Fraise
Framboise
Que sent-on dans ces boîtes ? Pas facile de deviner sans voir d’où viennent ces odeurs !
Nous devons donc utiliser notre nez et notre sens de l’odorat pour essayer de deviner !
L’odorat est aussi appeler olfaction.
Les odeurs sont des molécules (particules invisibles car de très petite taille) présentes dans
l’air. Lorsque nous inspirons par le nez, ces molécules rentrent dans notre cavité nasale et
viennent se fixer sur des petits cils : les cils olfactifs. Ces derniers envoient un message
éclectique au cerveau qui l’analysera et nous permettra d’identifier l’odeur. L’Homme est
capable de reconnaître plusieurs milliers d’odeurs différentes !
L’odorat a aussi un rôle très important quand nous mangeons ! Lorsque l’on met un aliment
dans la bouche, nous pouvons déterminer son goût à l’aide de notre langue (amer, salé,...)
(CF : 1-3.2 Les 5 sens). Et notre nez nous permettra de déterminer son ou ses arômes
(chocolat, fraise, …) grâce aux molécules des arômes qui passent dans notre bouche et
remontent jusqu’à notre nez. C’est ce que l’on appelle l’olfaction rétro-nasale.
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Le potager
Lors de votre arrivée, vous pourrez découvrir le potager de La Rotonde.
Dans ce potager, on pourra retrouver en fonction des saisons

zone « légumes »
o Courgettes
o Maïs
o Tomates
o Piments
o Courges
o Poivron
Plusieurs types de légumes peuvent pousser dans un potager :




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
Les légumes secs : haricots blancs, rouges, fèves, petits pois, ...
Les légumes fruits : aubergines, poivrons, tomates, cucurbitacées (courges,
courgettes, citrouilles, potirons, concombres, cornichons, melons, pastèques),
fraisiers, les gousses des légumineuses récoltées avant maturité : haricots verts,
petits pois, ...
Les légumes feuilles : salades (laitues, mâches et chicorées), choux, épinards,
fenouil, oseille, céleris, bettes,...
Les légumes tiges : avec turion comme les asperges, ou avec un bulbe : ail,
échalotes, oignons, poireaux,...
Les légumes fleurs : artichauts, chou-fleur, brocolis,...
Les légumes racines : betteraves, carottes, navets, panais, radis, radis noirs, salsifis,
scorsonères.
Les tubercules : pommes de terre, topinambours, patate douce,...
On y trouve aussi des plantes aromatiques et des plantes condimentaires.
Parfois, des fleurs sont plantées dans les potagers tels que des cosmos, des capucines ou
des œillets d’Inde. Si elles embellissent les jardins, ces fleurs sont aussi et surtout là car
elles permettent d’attirer des pollinisateurs ou de repousser des parasites.
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Les dates des semis et récoltes
Pour les plantes potagères
5 www.prestavert.fr
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Pour les légumineuses
6 www.prestavert.fr
Pour les plantes aromatiques
7 www.prestavert.fr
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Les fruits et légumes de saison
8 potagerdeladime.be
Le vermicompostage
Le vermicompostage (ou lombricompostage) correspond à la digestion de déchets
organiques (épluchures de fruits et de légumes, papier, coquilles d’œufs,...) par des vers et
leur transformation en compost (produit fertilisant riche et organique).
Les principales espèces de vers utilisés sont Eisenia Andrei, Eisenia Fetida ou Dendrobaena
Veneta.
Les avantages du vermicompostage, par rapport au compostage traditionnel, sont
nombreux : il n'émet ni chaleur ni odeur et reste actif toute l’année. De plus, la dégradation
des déchets est beaucoup plus rapide et le vermicompost se récupère facilement à l’aide
d’un robinet.
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Qu’y a-t-il dans un vermicomposteur ?
9 www.alternativesecologiques.net
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Nous sommes deux sœurs jumelles.
Dans cet atelier, les enfants utiliseront des jumelles ou des longues-vues afin de chercher
différents objets présents dans La Rotonde.
Liste des objets à repérer :



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


Nuage
Mouton
Papillon
Escargot
Rat X 2
Sophie la girafe
Oiseaux X 2
Nos yeux nous permettent de voir (Cf. : 1-3.2 les 5 sens) mais comme ils ont leurs limites,
des instruments ont été inventés pour voir mieux et plus loin !
Dans l’exposition, vous avez pu utiliser deux sortes d’objets permettant d’observer des objets
éloignés : la longue-vue et les jumelles.
La longue-vue est un instrument monoculaire (on n’utilise qu’un seul œil) alors que les
jumelles sont des instruments binoculaires (on utilise les deux yeux).
La longue-vue, comme les jumelles, est composée de lentilles permettant de grossir l’image
et de la redresser.
L’avantage des jumelles est qu’elles permettent de conserver notre vision stéréoscopique ;
nos deux yeux ne voient donc pas exactement la même image et cela nous permet
d’apprécier la profondeur et donc de voir en trois dimensions.
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Pour aller plus loin
Le cri des animaux
Animal
Cri (verbe au présent)
Animal
Cri (verbe au présent)
l’abeille
bourdonne ou vrombit
la guêpe
bourdonne ou vrombit
l’aigle
trompette ou glatit
le hibou
hue, ulule ou bouboule
l’alouette
grisolle, turlute ou tirelie
l’hirondelle
gazouille ou trisse
l’âne
brait
la hyène
hurle ou ricane
la baleine
chante
le jars
jargonne ou criaille
la bécassine
croule
le lapin
clapit, glapit ou couine
le bélier
blatère
le lièvre
vagit ou couine
le bœuf
beugle, mugit ou meugle
le lion
rugit
le bouc
béguète ou bêle
le loup
hurle
la brebis
bêle
la marmotte
siffle
la caille
cacabe,
margote
le canard
cancane ou nasille
la mésange
zinzinule
le cerf
brame, rée ou rait
le moineau
pépie
le chameau
blatère
le mouton
bêle
le chat
miaule, feule ou ronronne
l’oie
criaille, siffle ou cacarde
le cheval
hennit
l’oiseau
chante,
pépie,
gazouille,
babille, ramage ou siffle
la chèvre
bêle ou béguète
l’ours
gronde, grogne,
grommelle
carcaille
ou le merle
siffle, flûte, jase ou babille
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hurle
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ou
le chevreuil
brame, rée ou rait
la panthère
le chien
aboie,
jappe,
hurle, la perdrix
gronde ou clabaude
cacabe ou glousse
la chouette
ulule, hue ou chuinte
la perruche
jabote
la cigale
craquette ou stridule
la pie
jacasse, jase ou cajole
le cochon
grogne ou grouine
le pigeon
roucoule ou caracoule
la colombe
roucoule
la poule
caquette, glousse ou crételle
le coq
chante, coquerique
coqueline
le corbeau
croasse
le poussin
piaille
la corneille
craille ou graille
le rat
couine ou chicote
le coucou
coucoue ou coucoule
le renard
glapit, jappe ou trompette
le crapaud
coasse
le rossignol
chante,
rossignole
le criquet
stridule
le sanglier
grommelle ou nasille
le cygne
trompette ou siffle
la sauterelle
stridule
le dindon
glougloute
le singe
crie, hurle ou piaille
l’éléphant
barète ou barrit
la souris
chicote ou couine
le faisan
criaille
le taureau
beugle, meugle ou mugit
le faon
râle
le tigre
feule, miaule, rauque ou râle
la grenouille
coasse
la tourterelle
gémit, roucoule ou caracoule
le grillon
grésille ou craquette
la vache
beugle, meugle ou mugit
ou le poulet
rugit, feule ou miaule
piaule
gringotte
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ou
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Les 5 sens
Nous avons parlé du toucher et de l’odorat. Mais n’oublions pas l’ouïe, la vue et le goût.
L’ouïe.
Avant de parler de l’oreille, l’organe en jeu dans l’ouïe, il faut déjà comprendre la nature du
son. Le son est une succession de vibrations de l’air. Pour se rendre compte de cela, deux
expériences peuvent être mises en place.
La première consiste à parler en se tenant la gorge avec une main ; on se rend tout de suite
compte que l’on sent des vibrations dans les doigts. Ces vibrations sont produites par les
cordes vocales qui, dans la gorge, vibrent pour former des sons.
La seconde consiste à tendre un film plastique (film d’emballage de cuisine) sur une boîte de
conserve et à ajouter un peu de sel dessus. Il suffit ensuite de crier en direction des grains
(en mettant la main devant la bouche pour ne pas les souffler) qui se mettent alors à bouger
en tous sens ! En criant, nous faisons vibrer l’air. Ces vibrations se propagent et rencontrent
la membrane en plastique qui, à son tour, se met à vibrer et…fait « danser » les grains.
Le circuit du son dans l’oreille. Lorsqu’un bruit entre dans le pavillon d’une oreille, les
vibrations voyagent dans le conduit auditif de l’oreille et font vibrer le tympan se trouvant tout
au fond. La vibration du tympan entraîne la vibration des 3 osselets présents dans l’oreille (le
marteau, l’enclume et l’étrier). Le mouvement de ces osselets transmet alors une vibration
mécanique au liquide qui est contenu dans la cochlée (appelée aussi limaçon). Puis, la
vibration du liquide entraîne la vibration des cils présents sur les parois de la cochlée qui
produisent des décharges électriques transmises au cerveau. Certains cils sont sensibles
aux sons aigus, d’autres aux sons graves. Si l’on écoute des sons trop forts ou de manière
trop prolongée, ces cils peuvent être endommagés, ce qui provoque des lésions
irréparables…
10 www.ouplonger.fr/images/schema-oreille-plongee.jpg
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Afin de permettre aux enfants de mémoriser le vocabulaire en lien avec l’oreille, il est
possible d’utiliser cette histoire à trous. Lisez une première fois l’histoire aux enfants en
insistants sur les mots importants, puis lisez une seconde fois la même histoire en vous
arrêtant aux endroits indiqués. Les enfants devront trouver le bon mot parmi la liste
proposée.
« La balade des sons heureux ! »
Il était une fois 4 sons : « atchoum », « badaboum », « clic clac » et « dring dring » qui
utilisaient l’air comme moyen de transport.
Un jour, ces 4 copains sont tombés dans le pavillon d’une oreille. Ce fut alors le début d’une
longue aventure… Ils ont d’abord été transportés dans un tunnel appelé conduit auditif puis
sont entrés en collision avec une membrane très fine et fragile, le tympan. Cet accident a
provoqué le mouvement de 3 petits os, les frères Osselets : marteau, enclume et étrier.
Le mouvement des 3 frères a fait vibrer un liquide dans l’oreille interne. Dans ce liquide vit
une population de cils. Et lorsque le liquide vibre, cette population se met à danser et bouger
au rythme des sons. C’est ainsi, que leurs pas de cha-cha-cha envoyèrent des messages
électriques au cerveau pour lui dire : « atchoum », « badaboum », « clic clac » et « dring
dring » !
La vue
Ce sont les yeux qui nous permettent de voir. La vision est un processus très complexe à la
frontière entre l’optique, la physique et la biologie.
Si nous pouvons voir un objet, c’est grâce aux rayons lumineux qu’il renvoie. Ces rayons
lumineux entrent dans nos yeux par la pupille, traversent le cristallin et rentrent en contact
avec la rétine qui envoie un message au cerveau par l’intermédiaire du nerf optique.
Chaque partie de l’œil a une fonction précise. La cornée permet de concentrer les rayons
lumineux ; l’iris influence la concentration de lumière reçue ; le cristallin permet de régler la
netteté de la vision; la rétine traduit l’image en message électrique et enfin le nerf optique
conduit le message jusqu'au cerveau.
Le goût
Notre langue nous permet de reconnaître la saveur des aliments. Si l’on regarde la langue
avec une loupe, on voit des petites bosses que l’on appelle « papilles ». Ce sont elles qui
nous permettent de sentir les différentes saveurs en envoyant un message électrique à notre
cerveau.
Contrairement à ce que l’on croit, notre langue ne possède pas de zones plus aptes à
reconnaître tel ou tel goût ; toutes les papilles ont la capacité de reconnaître tous les goûts.
Cathy Pelletier. Beyond the Tongue Map. Beyond the Tongue Map : Evaluating Taste and
Smell Perception. The ASHA Leader, 2002.
www.asha.org/Publications/leader/2002/021022/f021022a.htm
Comme pour tout, l’Homme a mis des mots sur ce qu’il ressentait. Les saveurs les plus
courantes et les plus connues en France sont le sucré, le salé, l’amer et l’acide. Cependant,
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il existe de nombreuses autres saveurs telles qu’umami ou astringent. Ancien directeur du
laboratoire de neurobiologie sensorielle de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, actuel
Président de l’Institut du Goût Patrick Mac LEOD va jusqu’à dire qu’il existe un nombre
incalculable de saveurs et, qu’en fonction des individus, une même saveur ne sera pas
ressentie de la même manière. (http://www.franceinter.fr/emission-les-p-tits-bateaux-les-5questions-reponses-du-dimanche-12-fevrier )
Lorsque l’on mange, notre langue n’est pas la seule à nous donner des informations. Nos
dents, notre palais,… nous en disent long également sur la texture du produit ! Notre nez
aussi intervient. Il nous permet de ressentir les flaveurs des aliments (chocolat, banane,
fraise, grillé,…). Comme nous l’avons déjà vu, lorsque l’on mâche un aliment, de très fines
particules (molécules) passent de notre bouche à notre cavité nasale, ceci s’appelle la retroolfaction. C’est grâce à ce phénomène que nous pouvons apprécier en même temps la
saveur, la flaveur et texture des aliments que nous mangeons. Par exemple, si l’on croque
une pomme, la langue reconnaît le goût sucré et les dents le croquant du fruit, mais ces
deux informations ne sont pas suffisantes, on pourrait par exemple la confondre avec un
oignon. Lorsqu’on mâche le fruit, son odeur passe dans le nez...Et alors là, pas de doute, la
langue et le nez le confirment : c’est bien une pomme !
11 iqa.vendee.fr/media/images/odorat_V2.jpg
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Les handicaps liés aux sens.
La perte ou la diminution de l’odorat s’appelle l’anosmie. Elle est souvent accompagnée
d’une perte de l’appétit car les personnes en souffrant ne ressentent plus les arômes des
aliments.
La perte ou la diminution du toucher s’appelle l’anesthésie. Il est difficile d’imaginer ce
qu’une personne ressent car il nous est impossible « d’éteindre » notre sens du toucher à
l’instar de fermer les yeux par exemple.
La perte ou la diminution du goût l’agueusie. Comme pour la perte du toucher, il est difficile
d’imaginer ce que ressent une personne atteinte d’agueusie.
La perte de la vue s’appelle la cécité. Le braille, les chiens d’aveugles, les feux piétons
sonores, les films en audio description et de nombreux outils ont été mis au point pour pallier
à ce handicap.
La perte de l’ouïe s’appelle la surdité. Les personnes sourdes sont parfois muettes car
n’entendant pas les personnes parler, elles n’ont pas pu apprendre. La langue des signes,
les films sous-titrés et de nombreux outils ont été, là encore mis au point, pour limiter ce
handicap.
Quelques idées d’expériences autour des 5 sens.
L’ouïe
Fabriquez vos propres paysages sonores : Lors de l’atelier « Ecoute, tu n’es pas seul », vous
avez pu découvrir différents paysages sonores crées par l’équipe de La Rotonde. Afin de
créer un paysage sonore, il faut préalablement avoir téléchargé et installé le logiciel (gratuit)
Audacity : http://audacity.sourceforge.net/download/
Audacity est un logiciel de montage sonore très simple à prendre en main, vous trouverez à
ces adresses des tutoriels d’utilisation : http://www.tutoriels-animes.com/tutorielsaudacity.html et http://www.siteduzero.com/tutoriel-3-34572-audacity-prise-en-main.html
Maintenant, il vous suffit de réfléchir au paysage que vous voulez créer et aux sons
associés. Vous pourrez ensuite télécharger les différents sons sur http://www.soundfishing.net/ .
Il ne vous reste plus qu’à les assembler à l’aide d’Audacity et le tour est joué !
Mais d’où vient le son ?
Afin de se rendre compte que nos oreilles nous permettent de localiser un son, il existe une
expérience toute simple. Une personne ferme les yeux et essaye de localiser une seconde
personne faisant un bruit (un claquement de mains par exemple).
Le memory sonore
Il faut tout d’abord préparer 8 paires de boîtes contenant différentes choses (noix, noisettes,
cacahuètes, maïs, …). Le joueur 1 secoue 2 boîtes pour les faire sonner et les replace au
même endroit. Chaque joueur procède ainsi tour à tour. Le but est de retrouver les boîtes
jumelles (produisant le même son). Si l’un des joueurs pense avoir trouvé une paire, il le
signale et vérifie en ouvrant les boîtes. Si c’est juste, il gagne une paire qu’il met de côté puis
il rejoue. S’il s’est trompé, au prochain tour il devra passer son tour. Le gagnant de la partie
est celui qui a gagné le plus de paires !
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Vous pouvez aussi (notamment avec les tout petits) simplifier le memory : Changez le
contenu des boîtes et cachez uniquement une paire d’intrus que les enfants doivent
retrouver. Exemple : Dans 14 boîtes, cachez des grains de maïs, les 2 dernières
contiendront des noix.
Veillez à ce que les sons intrus soient très distincts ! Faites aussi attention à la quantité de
graines ou objets : elle doit être identique dans chacune des boîtes de la paire. Bien
entendu, n’hésitez pas à chercher d’autres objets, d’autres sons...
Le goût
Voici quelques idées d’expériences pour mettre à l’épreuve le sens du goût et se rendre
compte que lorsque l’on mange, notre langue n’est pas le seul organe utilisé.
J’ai un Rhube ! : Proposez aux enfants de goûter les fruits et légumes, en se pinçant le nez.
Ont-ils reconnu ce qu’ils goûtaient ? Les faire goûter à nouveau, mais cette fois le nez
débouché ! Qu’observent-ils maintenant ?
Un nez déroutant : Proposez aux enfants de goûter une chose en sentant l’autre ! Par
exemple, ils goûtent la banane et ils sentent le fenouil. Ont-ils reconnu ce qu’ils goûtaient ?
Blind Test : Proposer aux enfants de goûter les aliments les yeux bander ? Ont-ils reconnu
ce qu’ils goûtaient ?
Les enfants vous diront sûrement qu’ils ne reconnaissent pas bien ce qu’ils mangent lorsque
leur nez est bouché et leurs yeux sont fermés. En effet, la langue nous donne seulement des
informations de textures et de saveurs (exemple : le sucré, le salé, l’amer, l’acide,…). Toutes
les autres informations nous sont données par notre nez ! C’est pour cela que lorsqu’on est
enrhumé, on a l’impression de ne pas sentir le goût des aliments.
Les sirops multicolores : Proposez aux enfants de goûter des sirops dont les couleurs ont été
changées : peuvent-ils les reconnaître ?
Il est plus intéressant de faire ce petit jeu de manière individuelle, ou par équipes, mais il est
important que l’avis des uns n’influencent pas l’avis des autres !
Dans cette expérience, les enfants découvriront de manière intuitive que les couleurs des
aliments influencent leur perception. En effet, la vue prépare notre cerveau à ce qu’il va
manger. C’est pour cela que les grands restaurateurs veillent à la belle présentation de leurs
plats ! Donnez bien entendu les réponses aux enfants et faites-les goûter à nouveau si
nécessaire !
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La vue
Lumière/obscurité : une des premières expériences qu’il est possible de réaliser est toute
simple. Il suffit de mettre un objet dans une boîte assez profonde et obscure. Si l’on éclaire
l’objet avec une lampe de poche, on le voit, alors que si on n’allume pas la lampe, on ne le
voit pas. Ceci nous permet donc de comprendre que nos yeux ont besoin d’une certaine
quantité de lumière afin de pouvoir voir un objet. La lumière va “taper” sur l’objet puis
rebondir jusqu’à nos yeux (Et c’est lors de sa rencontre avec l’objet qu’elle va “changer de
couleur”. Avant de rencontrer l’objet, la lumière possède toutes ses couleurs (c’est pour cela
qu’elle est blanche), mais lorsqu’elle rencontre l’objet, ce dernier va garder certaines
couleurs. Le mélange des couleurs restantes correspond à la couleur que nous percevons !).
Il est aussi possible de faire une comparaison avec d’autres animaux, comme le chat, qui
n’ont pas besoin d’autant de lumière que nous pour voir un objet distinctement.
La taille des pupilles : afin de se rendre compte que nos pupilles n’ont pas toujours la même
taille, il suffit d’observer la taille des pupilles d’une personne dans une pièce sombre et dans
une pièce baignée de lumière. Attention, il faut que ce soit la même personne afin de ne
changer qu’un seul paramètre. Dans la pièce sombre, les pupilles seront grandes ouvertes
afin de faire passer un maximum de lumière, dans la pièce baignée de lumière les pupilles
auront diminué de taille afin de diminuer la quantité de lumière reçue par l’œil.
Nos yeux et les trois dimensions : Mais quelles sont ces trois dimensions ? Nos yeux nous
permettent de percevoir la hauteur, la largeur et la profondeur. Mais comment s’en rendre
compte ?
Pour le vérifier, il est possible de débuter par un jeu très simple : se cacher un œil puis
l’autre… En faisant cela, l’enfant pourra se rendre compte que ses yeux ne voient pas
exactement la même chose ! De plus, que l’on ferme un œil ou l’autre, on voit notre nez,
alors qu’avec les deux yeux ouverts il disparaît ! Nous voyons donc notre nez toute la
journée sans nous en rendre compte !
Une autre expérience permet de se rendre compte que nos yeux ne voient pas exactement
la même chose. Il suffit de regarder le dessin ci-dessous de loin, puis de le rapprocher de
plus en plus (en alignant la ligne avec le nez). Au bout d’un moment, la ligne disparaît et la
balle entre dans la bouche de Pacman. Ensuite, il suffit de fermer un œil, l’image apparaît de
nouveau en entière.
Rapproche ton nez de plus en plus près de la ligne : que se passe-t-il ?
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Ces deux expériences nous ont donc montré que les deux yeux voient deux images
différentes et que le cerveau les assemble afin de n’en faire qu’une. Cet assemblage a pour
conséquence la disparition d’une certaine zone de notre champ de vision. C’est aussi
l’assemblage de ces deux images qui permet de voir en trois dimensions, avec un seul œil
on ne voit qu’en deux dimensions !
Pour s’en rendre compte, une petite expérience : il suffit de mettre une pièce dans un verre
en fermant un œil… pas facile ! Avec un seul œil on perd une dimension : la profondeur.
Sans cette dimension il est difficile de savoir si notre main est au-dessus du verre ou à côté !
Le toucher
On ne touche pas seulement avec les mains ! Une petite expérience permet de se rendre
compte de cela. Il suffit de prendre un pinceau et de caresser le nez, les joues, le front, le
cou,… des enfants pour qu’ils se rendent compte qu’ils peuvent toucher avec toutes les
parties de leurs corps et que toutes n’ont pas la même sensibilité.
L’homonculus est une représentation où la taille des membres et proportionnelle à leurs
sensibilités :
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L’odorat
L’odorat est très lié à nos souvenirs et à notre vécu. Une odeur peut paraître sans aucune
signification pour certains alors qu’elle rappellera des souvenirs enfouis pour d’autres
(l’odeur de la madeleine a fait surgir chez l’écrivain Marcel Proust des souvenirs liés à
l’enfance). Un jeu peut être mis en place pour se rendre compte de cela : faire sentir une
odeur (par exemple l’odeur du chocolat chaud) à un groupe d’enfants et essayer de leur faire
verbaliser individuellement un souvenir lié à cette odeur (attention cette verbalisation doit se
faire de façon personnelle afin de ne pas influencer l’ensemble du groupe). Pour certains
d’entre eux, l’odeur évoquera quelque chose de précis (« le petit déjeuner chez mamie »)
alors que pour d’autres, cette odeur ne sera associée à aucun souvenir. L’alcool à 70°
rappellera le médecin ; le produit nettoyant la maison propre; le clou de girofle le dentiste
(pour les plus âgés) ; l’iode la mer, …
Le potager
Faire pousser un noyau d’avocat
Dans un premier temps, il faut laver le noyau dans de l’eau tiède puis le faire sécher 2 ou 3
jours.
Ensuite il faut :
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
Enfoncer, de quelques millimètres, 3 allumettes (réparties autours du noyau) dans la
partie bombée du noyau.
Remplir un verre d’eau et poser l’avocat dessus à l’aide des allumettes (la partie
bombée doit baigner dans l’eau)
Maintenant il faut attendre que le noyau germe… Patience !
Au bout de 2 semaines le noyau se sera fendu, puis au bout de 3 semaines on
pourra voir une racine apparaître. C’est le moment de le mettre en terre !
Prendre un pot (grand car l’avocatier aura de nombreuses racines) et le remplir de
terreau puis faire un petit trou et y placer délicatement le noyau (AVEC les allumettes
!) Enfin arroser le noyau. Et attendre encore … Patience !
Dès les premières semaines de pousse, il est indispensable de supprimer l’extrémité
de la pousse centrale afin de provoquer des ramifications ! Pour cela, il faut
simplement pincer le bout de la tige.
Au bout de deux semaines, une première feuille verte fera son apparition puis au
bout de trois semaines l’avocatier prendra encore plus d’ampleur.
Au bout de 5 mois, l’avocatier sera un véritable arbuste !
L’influence du soleil
Les végétaux ont besoin des rayons du soleil pour vivre, ces rayons leur permettent de
réaliser la photosynthèse, source de leur énergie. Afin de s’en rendre compte, il est possible
de faire pousser de la pelouse avec et sans soleil. Pour cela, il suffit de prendre deux pots,
de les remplir de terreau et de planter la pelouse. Il faut ensuite placer un pot à l’abri du
soleil (dans une armoire ou une boîte à chaussures par exemple) et un autre près d’une
fenêtre et d’arroser quand nécessaire. Au bout de deux semaines, les deux plants auront
poussé mais celui situé près de la fenêtre sera d’un beau vert et celui à l’abri du soleil sera
jaune. Cette expérience permet de de vérifier que le soleil a bien une influence sur la vie des
végétaux.
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Fabriquer son périscope
Objectif :
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Construire et utiliser un périscope pour comprendre le trajet de la lumière
Suivre un protocole de fabrication
Démarche :
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Présenter un périscope aux enfants et identifier à quoi sert cet objet
o A quoi cela sert-il ? (dans le sous-marin par exemple)
o Comment ça marche ? (présence de miroirs)
Observer comment il a été fabriqué
Rechercher expérimentalement comment disposer des miroirs pour que le dispositif
fonctionne
o La lumière entre horizontalement par l’ouverture supérieure et ressort
horizontalement par l’ouverture inférieure ; comment obtenir cela avec les 2
miroirs ?
o Laisser les enfants tâtonner pour trouver une disposition fonctionnelle
o Faire schématiser le principe
Fabriquer l’objet par groupes de 3 en suivant les consignes de fabrication
Utiliser ce périscope, laisser les enfants jouer avec l’objet (comment observer sans
être vu !)
Matériel nécessaire : (par groupe)
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2 miroirs plans rectangulaires
Feuille de bristol A4, ciseaux, colle, règle, ruban adhésif
Patron du périscope et étapes de fabrication
Pour l’ensemble des élèves : un périscope déjà monté
Fabrication :
Le patron ci-dessous devra être agrandi de manière à ce que la taille des fentes soit adaptée
à la dimension des miroirs utilisés.
A) Collez la feuille de patron sur le bristol.
B) Découpez le contour du patron en suivant le trait plein.
C) Demandez à l’adulte de découper ensuite au cutter les fentes de l’épaisseur des
miroirs.
D) Pliez sur les pointillés.
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E) Encollez les rabats (parties hachurées) et formez le périscope. Rajoutez du ruban
adhésif pour bien maintenir en place.
F) Placez les miroirs dans les fentes. Il faut faire attention à ce que la face
réfléchissante du miroir soit bien orientée vers l’ouverture.
G) Scotchez les miroirs de chaque côté pour les faire tenir.
Fabriquer un stéréoscope.
Un stéréoscope est un outil qui te permettra de voir des dessins ou des photographies en
relief.
Nous avons vu précédemment que les yeux ne voient pas exactement les mêmes images, et
c’est la superposition de ces images qui permet de voir en 3 dimensions. Le stéréoscope est
un outil qui obligera l’œil droit à voir une image et l’œil gauche à en voir une légèrement
différente. La superposition de ces deux images permettra d’en voir une troisième en 3D.
Pour fabriquer un stéréoscope il faudra un peu de matériel :
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Du contreplaqué de 5mm d’épaisseur
Un pistolet à colle chaude ou de la colle à bois
Une perceuse et des mèches
Une scie
Un crayon à papier
Une règle
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Pour commencer, dessinez ces trois formes sur le contreplaqué. Attention, respectez les
cotes (=mesures) données.
Coupez tout ce qui est en pointillés. Les trous pour les yeux peuvent être faits à l’aide d’une
perceuse.
Pour finir, il suffit de coller les deux parties vertes ensemble puis les deux parties bleues
ensemble.
Maintenant, il ne reste plus qu’à mettre la photo correspondant à l’œil gauche à gauche et
celle correspondant à l’œil droit à droite.
Attention, si vous vous trompez de sens, cela ne marchera pas !
Voici quelques images que vous pouvez utiliser pour essayer :
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Attention, ça ne marche pas du premier coup ! Les yeux doivent s’exercer un peu, ce n’est
pas facile pour eux. Au bout d’un certain temps, les photos se rapprochent et deviennent
floues,… Il faut alors attendre un peu pour voir disparaître le morceau de bois situé au centre
et apparaître une seule image en 3 dimensions !
Attention, cette expérience fatigue les yeux. S’ils commencent à faire un peu mal, IL FAUT
FAIRE UNE PAUSE !
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Informations pratiques sur l`exposition