Point sur le Trésor
D’autre part pour financer leurs déficits les administrations publiques émettent des titres publiques de
dette. Lorsque ces titres sont achetés par les banques ou la Caisse des dépôts et consignation à la
Banque centrale qui gère le compte du Trésor, ce compte est crédité d’un montant équivalent à la valeur
des titres achetés. Le Trésor dispose ainsi des moyens de paiements dont il a besoin pour payer ses
dépenses. Les banques en agissant ainsi monétisent des créances sur l’État comme elles le font pour les
créances sur les autres agents non financiers. Lorsque les bons du Trésor sont remboursés la masse
monétaire diminue (la monnaie est détruite).
Point sur la création monétaire par les devises.
Le fait d’avoir une créance sur les EU signifie simplement que la banque commerciale n’a pas détruit
les dollars qu’elle a encaissé donc elle va pouvoir les utiliser. Si on reprend notre exemple d’Airbus,
Airbus est payé en $. Lorsque Airbus dépose ses $ dans une B2R, celle-ci crédite le compte d’Airbus de
l’équivalent du montant déposé en €. Elle créée ainsi des €. En échange, la B2R dispose d’une créance
sur les EU en ce sens qu’elle dispose d’un montant en $ qu’elle va pouvoir utiliser (pour des opérations
de changes ou pour un client qui a besoin de $ qu’il dépensera aux EU) =>on parle de créance car tôt
ou tard, ces $ seront utilisés.
Point sur l’hyperinflation :
Causes
Les causes de l'hyperinflation sont souvent budgétaires, elles tiennent à une émission excessive de
monnaie. Dans le cas où un État n'a plus les recettes nécessaires pour faire face à ses dépenses, il va
rechercher des moyens de combler ce manque de moyens de financement. Il peut faire appel aux
prêteurs mais si la réputation budgétaire de l'État est compromise, celui-ci va faire face à la méfiance
des prêteurs. Il lui reste donc à augmenter l'émission de monnaie avec les conséquences néfastes que
cela induit. L'exemple de l'hyperinflation allemande pendant la République de Weimar est éclairant à
ce sujet. L'effet conjugué de lourdes réparations et le financement de la résistance passive à la suite de
l'occupation de la Ruhr entraîne un creusement des déficits de l'État. Pour faire face à ses dépenses,
l'État augmente l'émission de monnaie laissant le champ libre à l'hyperinflation.
Coûts
 La monnaie perd ses fonctions d'intermédiaire des échanges, de réserve de valeur et d'unité
de compte. Désorganisation totale de l’activité économique avec un comportement de fuite
devant la monnaie, la résurgence d’une économie de troc et la dollarisation de l’économie.
 Concernant les coûts de l’inflation et ses conséquences sur l’activité économique, des études
empiriques (Barro entre 1965 et 1990) montrent que l’influence négative de l’inflation sur la
croissance s’exerce surtout dans les cas de fortes inflations (supérieure à 20%).
Comment s’en sortir ?
 Changer de monnaie : cas du Zimbabwe qui a opté pour le dollar.
 Augmenter la production +++ pour que la MM corresponde au niveau de la circulation :
économie de guerre allemande.
 Politiques monétaires et budgétaires restrictives : Réduire les dépenses publiques +++ et
baisser l’émission de monnaie : Finalement, la baisse des dépenses budgétaires de l'État
(réduction d'un tiers du nombre de fonctionnaires et réduction des réparations à la suite du
plan Dawes) met fin à l'hyperinflation.
On retrouve les mêmes moyens d’actions pour lutter contre l’inflation :
 La dévaluation utilisée en France jusqu’en 1987 mais présente certains défauts dont le
problème de crédibilité de la monnaie nationale ou la désinflation compétitive : restaurer les
profits des entreprises, l’épargne et réduire les dépenses publiques. Cela passe par la
modération salariale.
 On peut ajouter la politique des revenus = limiter leur augmentation en limitant la revalorisant
du SMIC voire en bloquant les salaires (1982 : gouvernement Mauroy )
 On peut également ajouter la politique de la concurrence qui permet de limiter les distorsions
de prix provoquées par l’imperfection des marchés.
Sur la compensation interbancaire :
Doc 20 p 128 Manuel Nathan
Question 1. Tous les jours, des milliers de chèques transitent par une banque. Certains correspondent
à des ordres de paiement sur un compte détenu dans cette banque, d’autres sont destinés à
alimenter des comptes à vue domiciliés dans d’autres banques. Ces milliers de chèques ne donnent
pas lieu à des milliers d’opérations. Chaque jour, en prenant en considération les chèques déposés, la
banque va calculer le montant de ses dettes par rapport aux autres banques. Chaque banque opérant
la même opération, un solde est alors dégagé : le solde peut être créditeur ou débiteur. Cette
opération, appelée compensation, est indispensable pour répondre aux ordres de paiement que
représentent les chèques.
Question 2 Le paiement du solde ne peut se faire qu’avec de la monnaie banque centrale. Si la
banque débitrice ne dispose pas des liquidités nécessaires, elle a alors recours soit au marché
monétaire (solution la plus fréquente), soit à la Banque centrale.
Question 3. La compensation monétaire est un frein à la création monétaire dans la mesure où son
règlement s’effectue à l’aide de monnaie banque centrale. Les banques doivent donc maîtriser leur
création monétaire, car les dépôts qui en découlent peuvent alimenter les comptes à vue des autres
banques. En cas de forte création monétaire, ses besoins en monnaie banque centrale seront
importants et se procurer de la monnaie centrale a un coût.
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