Programme Gestion et Impacts du Changement Climatique
Appel à Propositions de Recherche 2012
Date de publication de l’appel : 3 février 2012
Date limite de réception des projets : 6 avril 2012 – 17h00 (heure d’envoi des courriers électroniques
faisant foi)
Axe 2 – Des projets territoriaux associant les parties prenantes dans une
perspective de recherche et d’innovation.
ClimAT :
« Changement Climatique, Adaptation, Acteurs et
Territoire »
 les organismes partenaires
APC, Agence Parisienne du Climat
LATTS, Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés
Avec le soutien de Météo France
 le nom, les coordonnées et la qualité de chacun des responsables scientifiques ainsi que du
coordonnateur
Agence Parisienne du Climat, Florent Barnabé
Responsable pôle stratégie et projets
Agence Parisienne du Climat
Pavillon du Lac, parc de Bercy
3 rue François Truffaut
75012 Paris
Tél : 06 20 53 38 97
Email : florent.barnabe@apc-paris.com
1
LATTS, Jonathan Rutherford
Chercheur au Latts (depuis novembre 2004).
Docteur en urbanisme de l’Université de Newcastle (Grande-Bretagne), 2002.
Latts – Université Paris Est,
Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC),
6-8 avenue Blaise Pascal,
F-77455 Marne-la-Vallée cedex 2.
Tél: +33 (0)1 64 15 38 30
Email: jonathan.rutherford@enpc.fr
Météo France, Julien Desplat
Responsable bureau d’études et de climatologie,
Direction interrégionale Ile de France – Centre
73 avenue de Paris
94165 Saint Mandé Cedex
Tel : 01 77 94 75 54
Por : 06 84 63 86 43
Email : julien.desplat@meteo.fr
Coordonnateur du projet
Agence Parisienne du Climat, Florent Barnabé
Responsable pôle stratégie et projets
 Coût prévisionnel total (TTC) et montant de l’aide demandée (TTC)
Coût prévisionnel total :
Montant de l’aide demandée :
 Durée
Le projet s’établit sur une durée de 36 mois.

Résumé du projet
ClimAT réunit un laboratoire académique spécialisé en urbanisme et sociologie des organisations et
des processus décisionnels complexes, les services scientifiques de recherche sur le climat de Météo
France, ainsi qu’une agence territoriale réunissant plus de 60 adhérents à l’échelle d’une « ville
monde » : l’Agence Parisienne du Climat.
Ces trois entités vont collaborer étroitement pendant trois ans pour faire avancer concrètement la
prise en compte des données sur le changement climatique dans les positionnements, décisions et
actions des acteurs structurants pour le territoire parisien (notamment : énergie, bâtiment,
transports, infrastructures et services urbains). Ceci afin de concourir, par des collaborations
innovantes et efficaces, à la réalisation des objectifs territoriaux de sobriété énergétique, de baisse
des émissions de GES, mais aussi de robustesse et d’adaptation dynamique aux conséquences du
changement climatique par l’ensemble des acteurs qui composent le système territorial.
2
 ClimAT : « Changement Climatique, Adaptation, Acteurs et Territoire »
Contexte et enjeux : Plan Climat de Paris, vulnérabilités et adaptation
Face aux enjeux environnementaux et au défi de la lutte contre le changement climatique, la Ville de
Paris a voté à l’unanimité, en 2007, un plan parisien de lutte contre les gaz à effet de serre émis par
l’activité de la capitale : le Plan Climat de Paris.
C’est un engagement sur une démarche de « facteur 4 » afin de réduire les émissions de gaz à effet
de serre issues de ses activités propres et du territoire parisien de 75 % en 2050 par rapport à 2004.
Aujourd’hui la municipalité parisienne s’engage également dans l’élaboration d’une stratégie
d’adaptation au changement climatique, qui sera intégrée au nouveau Plan Climat de Paris (dont la
révision doit se dérouler en cette année 2012). Ce travail doit permettre de préparer la ville de
demain non seulement à la raréfaction de certaines ressources, au changement de la donne
énergétique, mais aussi à l’augmentation des épisodes climatiques extrêmes. L’objectif est d’intégrer
dès à présent dans les politiques parisiennes une vision de long terme, fondée sur une vigilance
accrue devant les différentes vulnérabilités du territoire parisien, particulièrement en matière
d’énergie, d’eau et d’alimentation, mais aussi de résistance aux épisodes climatiques atypiques.
Présentation de l’Agence Parisienne du Climat, outil de mobilisation des acteurs du territoire face au
changement climatique
L’Agence parisienne du climat, créée à l'initiative de la Ville de Paris, est une association loi 1901,
indépendante et multi-partenariale. Ses membres fondateurs sont la Ville de Paris, la Région Ile de
France, Météo France, EDF, RATP, et CPCU.
Elle a ouvert ses portes en janvier 2011 avec pour vocation d’accompagner les parisiens
(particuliers et professionnels) dans l’atteinte des objectifs du plan climat de Paris.
Cette première année d’exercice a vu progressivement des acteurs majeurs du territoire,
entreprises, établissements publics, bailleurs, Sem d’aménagement et associations rejoindre l’APC
pour contribuer à la définition du projet et de ses axes de travail. Ainsi début 2012 c’est plus de 60
partenaires qui ont rejoint l’APC et qui en font un lieu riche de la diversité de ses partenaires.
Tous ont vu dans cette démarche partenariale la possibilité de construire une réflexion collective
autour de la compréhension des enjeux, et de l’élaboration de réponses adaptées.
Fédérer les acteurs et porter la dynamique du plan climat pour « décarboner» le
territoire et lui permettre de s’adapter au changement climatique constitue le
périmètre d'action fondateur de l'Agence Parisienne du Climat, et ce au travers de ses cinq
métiers :
1. L’information indépendante et objective des particuliers et professionnels sur le réchauffement
climatique et l’énergie dans tous les secteurs concernés (habitat, tertiaire, transports/mobilité,
consommation responsable)
2. Le conseil gratuit et indépendant, adapté à chaque situation afin de réduire les consommations
d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre
3. L’expertise spécifique sur la rénovation énergétique des copropriétés et la lutte contre la précarité
énergétique.
4. L’animation et la mobilisation des acteurs du territoire sur des sujets et problématiques précises et
concrètes (organisation d’ateliers, conférences, formations, rédaction de guides pratiques, notes
techniques, …)
5. La réflexion prospective sur les stratégies énergétiques des acteurs du territoire parisien à
l’horizon 2030 et 2050. Axe fort de collaboration entre les adhérents de l’Agence et les experts
associés, il s’agit d’envisager et de partager des visions d’un futur commun avec un double objectif : la
lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, et l’adaptation au changement climatique.
3
Un principe d’action de l’APC : contribuer à la mobilisation et au passage à l’acte
Pour contribuer à atteindre les objectifs du Plan Climat, l’Agence Parisienne du Climat travaille sur
les conditions du passage à l’acte. Pour cela, plusieurs questions se posent auxquelles nous essayons
de répondre pas à pas, d’échanger avec nos partenaires, d’éclairer le débat :
De quoi a-t-on besoin pour agir ? Quelles informations sont nécessaires pour toucher les citoyens mais
également les décideurs, les entreprises ?
Comment aider les décideurs dans l’utilisation des données, des méthodes d’analyse et l’interprétation des
résultats ?
Comment évaluer les actions menées, que cela soit au niveau individuel ou au niveau des organisations ? Et
traduire en termes d’énergie et d’empreinte carbone les actions et les projets,
Comment donner suffisamment confiance dans les informations disponibles alors que l’on travaille sur un
sujet qui comprend encore de nombreuses incertitudes ?
La trajectoire des actions en cours est-elle en phase avec l’atteinte des objectifs ?
Quels arguments utiliser pour faire bouger les lignes dans la prise de décision ?
Quelques unes des interrogations qui se traduisent dans les premières actions de l’APC et seront
poursuivies pour aider à progresser, au travers :




De l’aide au décryptage des politiques publiques énergie climat : simplifier pour les
organisations la compréhension de ces politiques pour faciliter la prise de décision et
l’intégration de ces éléments dans les stratégies et les plans d’actions ;
Du partage des informations disponibles sur le territoire parisien, voire francilien pour
construire progressivement une bonne compréhension des dimensions, des enjeux, des
politiques sectorielles
Des résultats des premières études de vulnérabilité menées par la Ville de Paris, et certains
partenaires de l’APC, à l’instar de la SNCF;
De la construction d’un socle commun de connaissance sur le changement climatique partant
du niveau mondial et se traduisant avec une application parisienne – c’est le cœur du
partenariat avec Météo-France. Une première traduction concrète, l’établissement d’un
bulletin climatique sur Paris pour 2011 et sur la saison hivernale, illustration concrète du
changement climatique sous-tendue par une base scientifique robuste. Dans les prochains
mois, ce partenariat avancera pour aider à traduire dans un contexte opérationnel les
évolutions des travaux des chercheurs de Météo-France et des organismes de recherche
associés.
Météo France, membre fondateur de l’APC et référent scientifique pour les données climatiques
Dans le cadre de ses activités de recherche, Météo-France contribue à améliorer les outils de
simulation des évolutions du système Terre et des outils indispensables à l’adaptation. En s’appuyant
sur cette recherche, l’enjeu des prochaines années réside dans les services climatiques qui sont
appelés à se développer à l’échelle internationale. L’Organisation météorologique mondiale a ainsi
posé les prémisses d’un Cadre Mondial pour les Services Climatiques, notamment pour répondre aux
besoins des politiques d’adaptation et d’aide au développement. Ces services devraient couvrir un
large spectre, allant du diagnostic aux projections climatiques, avec un objectif de transparence et de
qualité sur les données de base.
Dans ce contexte, le rôle de Météo-France est d’améliorer les éléments de caractérisation et de
compréhension des climats passé, présent et futur. Il s’agit d’enrichir le patrimoine climatologique
exploitable et ses productions climatiques, de qualifier les événements remarquables et de préciser
4
les impacts de la variabilité et du changement climatique. Le développement des services climatiques
doit amener Météo-France à se placer en appui de l’Agence Parisienne du Climat pour une meilleure
connaissance et compréhension des évolutions du climat par les acteurs/décideurs du territoire
parisien.

Produire de l’information robuste et de long terme
Ces prochaines années, Météo-France intensifiera son effort de collecte et de sauvetage de données
météorologiques anciennes sur le territoire francilien et parisien, dans une perspective de
valorisation historique et climatologique, menée conjointement avec l'APC. En évaluant la valeur
climatologique de ces données puis en les numérisant pour les intégrer aux bases de données,
Météo-France traitera ces données pour produire de longues séries homogènes de référence
caractérisant l’évolution constatée du climat à l’échelle de Paris. Ainsi, Météo-France achèvera dans
les prochaines années un premier cycle complet de production de séries homogénéisées de
température et de précipitations, qu'il mettra à jour régulièrement.

Décliner les scénarios du GIEC pour des projections climatiques adaptées au territoire
francilien
En se fondant sur les scénarios définis par le Giec, des projections climatiques sont réalisées pour
caractériser le climat futur sur le territoire de l'Ile-de-France. Ces projections constituent la matière
première exploitable, directement ou après descente d’échelle, pour les analyses d’impact, les études
d’adaptation et d’autres services climatiques. Météo-France produira de nouvelles projections
climatiques à l’échelle globale et régionale et s’attachera à produire ces prochaines années des
projections avec une résolution de 10 kilomètres sur le domaine francilien.

Servir de base pour des éléments de diagnostics spatialisés indispensables à la prise de
décision au niveau des territoires
Les connaissances acquises au travers de la collecte de données, de leur homogénéisation pour
constituer de longues séries et des projets de réanalyse ouvrent la voie à la réalisation de diagnostics
climatiques caractérisant la nature et l’ampleur du changement climatique. Ils offrent également un
outil privilégié pour qualifier de manière opérationnelle les événements remarquables qui se
produisent aujourd’hui, en les plaçant en perspective. Météo-France produira des éléments de
diagnostic spatialisés du changement climatique, actualisés (allongement temporel, réduction des
incertitudes) et enrichis (densification spatiale, élargissement des paramètres) pour la région. Il
contribuera à dialoguer, adapter et diffuser ces diagnostics sous forme de documents de synthèse, de
cartographies et de valorisations diverses, comme des atlas numériques.
 Préfigurer le contenu des services climatiques nécessaires au niveau territorial
En mettant à disposition des acteurs économiques et des pouvoirs publics de nouveaux indices de
suivi climatique pour la qualification des phénomènes de grande échelle à fort impact (canicules et
vagues de froid, sécheresses, tempêtes), Météo-France contribuera avec l'APC à la construction et à
la diffusion d'un socle de connaissance sur le changement climatique et la ville de Paris, adapté aux
besoins de « l'écosystème APC ».
Les travaux conduits par Météo-France sont destinés à apporter un appui aux politiques d’adaptation
au changement climatique. En se fondant sur les nouvelles références climatiques, les projections
climatiques et les indicateurs les plus pertinents, Météo-France mettra à disposition des collectivités
concernées (régions, départements, villes)
des produits standards dérivés des
projections climatiques utilisables pour la définition des Plans climat énergie territoriaux et des
schémas régionaux climat-air-énergie. Météo-France développera des méthodes de descente
d’échelle statistiques et dynamiques permettant de caractériser certains impacts aux échelles
pertinentes pour les études sectorielles ou territoriales.
5
Le livrable
Dans la projet ClimAT il sera question d’analyser au travers du prisme des actions de
l’Agence et des acteurs du territoire qu’elle réunit et implique quels sont les freins et les
leviers à la prise de décision en matière d’atténuation et d’adaptation au changement
climatique, afin de pouvoir intervenir efficacement dans le sens d’une meilleure prise en
compte des données sur le changement climatique, sous l’angle de la résilience et de
l’adaptation du système territorial, par le passage à l’acte des décideurs locaux publics
et privés.
Dans notre analyse, nous nous concentrons sur des processus de prise de décision qui transforment
les compétences / les capacités des acteurs en actions concrètes (ou qui empêchent cette
transformation à se faire) – la fabrique des politiques mais aussi les choix des acteurs économiques ;
les intentions mais aussi les arbitrages qui sont faits dans ces choix ; les rationalités existantes mais
aussi l’apprentissage… - qui produisent une forme de restructuration territoriale. Il s’agit
d’analyser comment s’opère de manière concrète et pratique la chaîne qui relie
connaissances, capacités et actions/politiques dans la conception des décisions qui
oriente les formes de systèmes énergétiques et de réponses concrètes aux impacts
climatiques, et comment les acteurs locaux, publics et privés, essaient de mettre en
cohérence les options technologiques avec les dynamiques socio-institutionnelles et les
enjeux connus du changement climatique.
Méthodologie, entretiens
Le processus qui nous intéresse est donc le produit d’interactions sociotechniques et multiscalaires
entre plusieurs sphères (acteurs publics et privés, système financier, monde politique, associations
civiles et environnementales, etc.). Les décisions et les choix peuvent ainsi être considérés comme les
moteurs internes des processus de changement. Nous nous intéressons donc à la nature des
changements, et en particulier à dénouer comment les processus de restructuration sont façonnés,
négociés, gérés/gouvernés et mis en œuvre. Dans ce contexte, il est important de souligner que la
prise de décision ne se limite pas forcément à la fabrique des politiques locales, et qu’il faut autant
étudier les conséquences involontaires et les décisions évolutives/émergentes que les décisions
stratégiques et délibérées (Mintzberg, 1994). Il en va ainsi aussi bien pour les décisions relevant des
politiques publiques, que pour les décisions inhérentes au pilotage stratégique des entreprises
privées.

Les entretiens – semi directif
C’est justement sur ce genre de problématique / d’entrée que la méthode de la conduite d’entretiens
semi-directifs paraît la plus adaptée pour rentrer dans la « boîte noire » d’un processus de décision
qui englobe des connaissances, des capacités et des interactions institutionnelles qui sont (au moins)
autant ‘non codifiées’ que codifiées. Comprendre la chaîne de prise de décision sur l’orientation des
systèmes énergétiques et des réponses aux impacts climatiques nécessite en effet de prendre en
compte les arbitrages et les choix des acteurs et leurs façons de travailler qui sont rarement
explicités dans les documents écrits.
L’entretien semi-directif est une méthode qualitative répandue dans les sciences sociales. Il permet de
focaliser le discours des personnes interrogées autour de thèmes spécifiques définis en amont selon
la problématique et les questions de recherche. La préparation d’un guide d’entretien aide justement
à structurer les thèmes et les questions à poser. La valeur ajoutée de cette méthode réside dans sa
capacité de recueillir des informations plus riches, plus profondes et plus ‘personnelles’ (tout en
ayant connaissance des limites d’une telle approche) qu’un simple questionnaire standardisé par
exemple. L’interaction constante entre l’enquêteur et la personne interrogée permet au premier de
relancer et de réagir au discours et aux propos (par d’autres questions), tout en laissant ce dernier
s’exprimer librement, ce qui peut donner lieu à des citations riches et révélatrices. « Human affairs
6
should be reported and interpreted through the eyes of specific interviewees, and well-informed
respondents can provide important insights into a situation » (Yin, 1994, p.85).

L’analyse du processus de décision
Concrètement, sur le terrain, nous nous appuierons sur le recueil d’informations à partir des
documents produits et/ou utilisés par les différents acteurs impliqués (rapports internes, compterendus de réunions…) et d’une campagne d’entretiens semi-directifs avec des personnes impliquées
directement ou indirectement dans le processus de prise de décision lié aux enjeux énergéticoclimatiques sur le territoire en question (dans un contexte multi-niveau), d’abord dans une
perspective d’atténuation, mais aussi et surtout, dans une perspective d’adaptation dynamique à une
nouvelle donne, plus ou moins anticipée :
o
o
o
les services des collectivités locales concernés (énergie, environnement, planification,
logement…),
les entreprises d’énergie, du bâtiment et du transport, les bureaux d’études, les
organisations représentant les consommateurs, les intérêts économiques, les organismes
de défense de l’environnement, etc.,
sans oublier les chercheurs travaillant sur les questions politiques et institutionnelles…
L’objectif est de démêler et de mettre en exergue les changements institutionnels et les différents
éléments de la chaîne de décision locale qui facilitent et/ou qui ralentissent la dynamique d’action sur
le territoire.
Un guide d’entretien structurera l’échange selon des thèmes spécifiques (par exemple : un premier
temps sur les rôles, le fonctionnement, le travail « interne » d’une organisation, un deuxième temps
sur les relations et les interactions avec d’autres acteurs, un troisième temps autour d’un projet ou
d’une activité particulière ou exemplaire), tout en laissant l’espace à chaque interlocuteur pour
s’exprimer librement et pour développer des réponses détaillées à certaines questions.
Références
Mintzberg, H. (1994) The Rise and Fall of Strategic Planning, New York, The Free Press.
Yin, R. (1994) Case Study Research: Design and Methods, London, Sage.
Valorisation
La valorisation des résultats, tant en termes d’analyse des processus de décision que d’identification
des contours et de la nature des « services climatiques », visera un public large : partenaires de
l’APC, décideurs franciliens plus largement, chercheurs...
La valorisation démarrera dès le début du projet, de par l’implication des partenaires de l’Agence, et
s’intensifiera sur la durée de celui-ci. Des communications régulières seront faites par chacun des
partenaires, des publications seront produites, un colloque sera organisé en fin de projet.
 la répartition des travaux entre partenaires, si nécessaire
L’APC assurera la partie pilotage et coordination du groupement, conception et réalisation du
chantier de prospective partenariale prenant comme socle la question de l’adaptation à la nouvelle
donne énergétique et climatique pour les acteurs du territoire.
Météo France se positionne en référent scientifique pour les données d’évolutions du climat.
Le LATTS assurera la partie apport théorique et méthodologique sur la partie entretien et analyse
sociotechnique.
7
L’APC et le LATTS assureront conjointement l’élaboration de la méthode d’enquête et d’entretien,
l’identification des décideurs, la conduite des entretiens de terrains, et l’analyse des résultats, ainsi
que la conduite d’ateliers de collaboration innovants permettant de mobiliser les acteurs sur l’objectif
d’adaptation.
 la durée du projet
Le projet s’établit sur une durée de 36 mois.
 le calendrier de déroulement
PHASE
ANNEE
DATE
TACHE
DESCRIPTION
Lancement du projet et
constitution
d'un
GT
opérationnel APC-LATTS
Identification des personnes qui au sein de l'Apc et du
LATTS vont collaborer dans le cadre du projet
Cadrage
de
la
méthodologie d'entretiens
tests
Identification du public à solliciter, définition des
informations à collecter dans le cadre de la réalisation
de l'état de l'art et des entretiens et déterminer le
besoin de constituer un comité technique intégrant
des acteurs intéressés par les résultats du projet
Dresser l'état de l'art
Collecte des informations ayant été identifiées comme
pertinentes en vue de réaliser les entretiens tests
Elaborer/valider une trame
d'entretien test
Rédiger un support mixant questions ouvertes, semies
ouvertes et fermées afin d'obtenir des informations
permettant de comprendre de quelles manières sont
intégrés ou non les impacts du changement
climatique dans les décisions des acteurs sollicités
Constituer un panel test et
test
de
la
trame
d'entretiens
Création d'un fichier d'interlocuteurs à contacter afin
de tester la trame d'entretien et conduite des
entretiens tests
Modifier/valider la trame
d'entretiens tests
Amélioration/validation par le GT opérationnel du
guide d'entretiens sur la base des tests réalisés
Réunion de suivi global n°1
:
élaboration
de
la
méthodologie globale de
suivi et d'analyse de la
phase "conduite de l'étude"
Déterminer le besoin de constituer un comité de suivi
intégrant des acteurs intéressés par les résultats du
projet, planification et validation du calendrier de
l'étude à mener de janvier à décembre 2013
Rapport d’étape 1
Synthèse du travail préparatoire et présentation
détaillée du travail d'étude
approximative
2012
Travail préparatoire
2012
2012
2012
juin
Juillet Aout
Septembre
Novembre
Décembre
8
2013
Conduite de l'étude
2013
2013
2013
Formalisation des résultats
2014
2014
2014
Janvier
mars
Avril Juin
Juillet
Septembre
Octobre
Décembre
Janvier
Février Mai
Juin Aout
Conduite
d'entretiens n°1
phase
Sollicitation des acteurs à intérroger; etablissement du
calendrier de consultation; préparation des entretiens;
conduite des entretiens; formalisation/validation des
résultats des entretiens
Synthèse phase d'entretiens
n°1
Compilation des résultats obtenus à l'issue des
entretiens du groupe n°1
Conduite
d'entretiens n°2
phase
Sollicitation des acteurs à intérroger; etablissement du
calendrier de consultation; préparation des entretiens;
conduite des entretiens; formalisation/validation des
résultats des entretiens
Synthèse phase d'entretiens
n°2
Compilation des résultats obtenus à l'issue des
entretiens du groupe n°2
Conduite
d'entretiens n°3
phase
Sollicitation des acteurs à intérroger; etablissement du
calendrier de consultation; préparation des entretiens;
conduite des entretiens; formalisation/validation des
résultats des entretiens
Synthèse phase d'entretiens
n°3
Compilation des résultats obtenus à l'issue des
entretiens du groupe n°3
Conduite
d'entretiens n°4
phase
Sollicitation des acteurs à intérroger; etablissement du
calendrier de consultation; préparation des entretiens;
conduite des entretiens; formalisation/validation des
résultats des entretiens
Synthèse phase d'entretiens
n°4
Compilation des résultats obtenus à l'issue des
entretiens du groupe n°4
Rapport d'étape n°2
Rédaction d'un rapport dressant un état des lieux du
travail mené dans la phase "conduite de l'étude"
(nombre d'entretiens réalisés, typologie des acteurs
interrogés, durée moyenne des entretiens, etc.)
Réunion de suivi global n°2
Présentation du rapport d'étape aux membres du
comité de suivi global. Déterminer le besoin de
constituer un comité d'analyse intégrant des acteurs
intéressés par les résultats du projet. Elaboration du
programme de travail de la phase "formalisation des
résultats"
Préparer la méthodologie
d'analyse des résultats de la
phase "conduite de l'étude"
Définir le format du/des livrable(s) à produire afin de
formaliser et diffuser les résultats du projet
Atelier 1 : introduction du
sujet
Premier atelier visant à présenter la nature des
travaux réalisés à un public d'acteurs potentiellement
intéressés par la possibilité de participer à d'autres
ateliers menés sur le sujet.
Réaliser
l'analyse
des
résultats de la phase
"conduite de l'étude"
Conduite par le GT opérationnel des travaux
d'analyse
9
2014
Valorisation
2015
2015
Atelier
2
:
approfondissement du sujet
Deuxième atelier visant à présenter et alimenter les
travaux d'analyse réalisés par le GT opérationnel
Formaliser les résultats de
la phase "conduite de
l'étude"
Rédaction d'un livrable regroupant l'ensemble des
éléments clés de l'étude
Atelier 3 : présentation des
résultats formalisés
Troisième atelier visant à présenter une première
version des résultats de l'étude
Rapport d'étape n°3
Bilan des ateliers
Réunion de suivi global n°3
Définition d'un plan de valorisation des travaux
réalisés
Février Mai
Finalisation du livrable et
organisation d'évènements
liés à la diffusion des
travaux
Création de supports de diffusion
Juin
Colloque de restitution /
Diffusion du livrable
Communication autour de la diffusion des travaux
Septembre
Décembre
Janvier
Et en parallèle, tous les 2 mois (côté APC) : conception, organisation, et restitution des ateliers de
prospective, espace de collaboration entre les adhérents de l’Agence et les experts associés, sur le
partage des visions d’un futur commun avec un double objectif de lutte contre les émissions de gaz à
effet de serre, et d’adaptation au changement climatique.
Par atelier : conception : 6 jour-homme, organisation 5 jour-homme, restitution : 2 jour-homme
Soit 234 jours-hommes sur la période du projet.
 les conséquences attendues pour le développement des connaissances et l’appui aux
politiques publiques
Le projet participe de





la compréhension de la chaîne qui relie connaissances, capacités et actions/politiques dans la
conception des décisions qui oriente les formes de systèmes énergétiques et de réponses
concrètes aux impacts climatiques, et comment les acteurs locaux, publics et privés, essaient
de mettre en cohérence les options technologiques avec les dynamiques socioinstitutionnelles et les enjeux connus du changement climatique,
la compréhension de la nature des informations à transmettre entre la sphère scientifique et
la sphère des acteurs du territoire,
la compréhension et de la prise en compte du changement climatique et de ses impacts
locaux par les acteurs socio-économiques du territoire parisien (voir plus largement de par
le rayonnement de la ville de Paris),
l’élaboration d’actions, voire de stratégies d’adaptation, chez ces acteurs,
en même temps de l’élaboration et de l’enrichissement de la stratégie d’adaptation de la Ville
de Paris.
10
 Montant de l’aide demandé au programme GICC
Montant total demandé : 320 000 euros
Montant demandé par partenaire
APC : 200 000 euros
LATSS : 120 000 euros
Cf. Tableaux annexes financières et descriptif financier
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