Les personnels, toutes catégories confondues, doivent se mettre en lutte contre le projet de la Direction Générale
qui consiste à revenir sur les accords du protocole 2002 relatif à l'application des 35 heures.
Dans sa grande bonté et au titre de l'efficience, Mr Hirsch veut nous imposer de travailler en 7h par jour ce qui impliq
la fin des RT (bulles d'oxygène qui nous permet de nous ressourcer).
Aujourd'hui, que les uns et les autres nous travaillons en 7h36 - 7h50 - 10h ou 12h cette amplitudene nous permet dé
pas d'effectuer correctement notre mission, La DRH d'Avicenne peut-elle nous dire qui ne dépasse jamais son temps
travail ?
c'est mission impossible car que nous soyons, Personnel Médical, Personnel soignant, Personnel Médico-tech,
Personnel ouvrier ou administratif chacun fait bien au delà du temps de travail qui lui est imparti et pourquoi ?
juste parce que nous manquons de personnel et que nous sommes des professionnels..
Nous ne pouvons pas accepter de subir une telle désorganisation de notre temps de travail.
Nous devons rappeler à la Direction, tant générale que locale, que nous avons une vie en dehors de l'hôpital
Nous devons affirmer que nous ne sommes pas corvéables à merci
La Direction a - t'elle oublié qu'au titre de la loi (article
) elle doit la protection à ses personnels
Pour toutes ces raisons nous appelons les personnels à se mobiliser massivement et à se rassembler
le ................
Ci dessous interview de Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique - paru dans la presse le 19 mars 2015
Faut-il revenir sur les 35 heures à l’hôpital ?
Nous ne demandons pas de modifier la réglementation, mais nous reprenons l’accord AP-HP de 2002 sur la réduction du temps de travail, qui n’est plus
adapté aux enjeux d’aujourd’hui. La majorité des personnels travaillent aujourd’hui 7h36 ou 7h50 par jour, dépassant 35 heures hebdomadaires. Les minutes
accumulées font des milliers de jours à rattraper, en récupérations, en RTT. Mais la rigidité de nos organisations fait que souvent, les RTT sont annulées au
dernier moment pour faire face au manque d’effectifs, des mensualités de remplacements sont alors dépensées en catastrophe et au final, personne n’est
content ! D’où aussi un absentéisme élevé, de l’usure...
On peut changer cela. On peut adapter l’organisation du travail, avec un plus grand nombre de personnes travaillant 7h30 ou 7 heures par jour, d’autres
peut-être 10 heures si cela permet de mieux « coller » au cycle de soins pour le patient, de mieux utiliser des blocs opératoires. A l’arrivée, il y aura certes
moins de jours à récupérer, mais plus de prévisibilité, et l’on pourra répondre à des demandes non satisfaites, en matière de formation professionnelle
notamment. Et on soignera mieux les patients !
Cela permettrait-il vraiment de faire des économies ?
Nous estimons pouvoir escompter au moins 20 à 25 millions d’euros chaque année. Et contrairement à ce que j’entends beaucoup dire, il ne s’agit pas de
diminuer la masse salariale, ce qui serait absurde au vu de la hausse continue de nos activités, mais de ralentir sa progression, entre 1% et 2% par an,
contre +2,23% en 2014. Sachant qu’une grande partie de la hausse est liée à des contraintes «externes », comme la hausse sur deux ans des cotisations
retraite.
Faut-il un accord des partenaires sociaux pour appliquer la réforme ?
Juridiquement non, mais toute mon action est tournée vers la recherche d’accord parce que je suis convaincu que ces changements peuvent être
générateurs de progrès social. Et parce que j’ai un profond respect pour les représentants des personnels avec lesquels je travaille étroitement depuis mon
arrivée.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0204239339143-martin-hirsch-laccord-35-heures-a-lhopital-nest-plus-adapte1103621.php?7Tcu3YFw8vw5Qscx.99