09/2017
23 février 2017
Seule une économie solide permettra à l’Europe
de sortir de la tourmente
Le CESE propose de stimuler la croissance économique et de recourir
à des indicateurs allant «au-delà du PIB»
Il est crucial de stimuler la croissance économique; seule une économie forte permettra
à l’Europe de mieux relever les défis politiques et sociaux auxquels elle est confrontée.
Tel est l’un des principaux messages des avis adoptés hier par le CESE à Bruxelles. Le
CESE demande que davantage d’investissements — publics comme privés — soient
réalisés directement dans les pays qui en ont le plus besoin. L’organe de l’UE
représentant la société civile estime également que le plan Juncker ne suffit pas.
«La faible croissance de cette année – de 1,6 à 1,8 % –, les doutes qui se profilent à l’horizon, et
les messages négatifs tels que le Brexit remettent en question l’existence même de l’Union
européenne dans de nombreux États membres. La solution, c'est de créer des emplois de haute
qualité, de susciter un climat plus favorable aux investissements et d'éviter toute possibilité de
fraude fiscale en Europe», a déclaré Javier Doz Orrit, rapporteur de l’avis du CESE sur la Politique
économique de la zone euro (2017).
Le CESE est favorable à la proposition initiale de la Commission, à savoir la définition d’une
orientation budgétaire globale positive de la zone euro, qui selon lui aidera l’Europe à réaliser son
potentiel d’amélioration de la productivité et de la croissance économique à court terme. L’avis du
Comité réclame la création d’un système européen d’assurance des dépôts et d’un dispositif de
soutien commun pour le Fonds de résolution unique, un budget propre et commun pour la zone
euro, financé entre autres par des euro-obligations, ainsi qu’un dialogue social et civil à tous les
niveaux de gouvernance, essentiel à la mise en œuvre des politiques nécessaires à la relance et à
la durabilité économique à long terme.
La «règle d’or», qui permet de ne pas appliquer les limites fixées par le pacte de stabilité et de
croissance aux investissements productifs et tournés vers l’avenir consentis par les États membres,
devrait être introduite en vue d’adopter une approche à plus long terme, plutôt que de se
concentrer sur des objectifs chiffrés très spécifiques. «Il est clair que nous devons procéder à un
ajustement symétrique des soldes des opérations courantes; toutefois, il appartient aux États
membres de décider comment réaliser ces ajustements en pratique. Le CESE recommande un
dosage équilibré des instruments monétaires, budgétaires et structurels, sans privilégier une
solution en particulier. Les réformes structurelles doivent être axées sur la croissance de la
productivité et garantir une répartition équitable de leurs bénéfices», a déclaré Petr Zahradnik,
corapporteur de l’avis du CESE.
À la place d'une gouvernance très rigide de l'UE, le CESE plaide pour la flexibilité et recommande
l’adoption de solutions sur mesure dans son avis sur l’Examen annuel de la croissance 2017. «Étant
donné que les niveaux de pauvreté et de chômage des jeunes n’ont pas été réduits de manière
significative, l’Europe a besoin d’une approche allant «au-delà du PIB». Cela nécessiterait une
analyse axée sur les résultats avec des indicateurs sociaux, environnementaux et de durabilité,
combinés à la promotion du progrès social», a déclaré Etele Baráth, rapporteur du CESE. «Il faut
favoriser l’éducation, l’innovation et la R&D, mais aussi veiller à ce que les mesures prises
encouragent l’inclusion et la non-discrimination. La consommation constituera la base de la
croissance en 2017, ce dont nous nous réjouissons, mais nous devons veiller à l’équilibre avec
l’investissement.»
Le Comité estime qu’un récapitulatif clair et compréhensible des orientations politiques et
stratégiques portant sur l’avenir proche et à plus long terme est indispensable. Les dix priorités de
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la Commission Juncker, ainsi que les objectifs à l’horizon 2030 (couvrant également le
développement durable), devraient, ensemble, déterminer les processus de développement. Le
Comité considère le semestre européen comme un instrument approprié de gouvernance
macroéconomique. Toutefois, il demande que celui-ci soit amélioré par un renforcement du rôle de
coordination de la Commission européenne et au moyen d’un engagement clair, de la part des
États membres, à mettre en œuvre les politiques dont ils ont convenu au niveau du Conseil, ce qui
permettrait d’éliminer les incertitudes et de créer un environnement favorable aux investissements.
En outre, il y a lieu d’analyser la cohérence entre la politique de cohésion traditionnelle, son
financement (Fonds ESI) et les nouveaux instruments d’investissement (EFSI). Le CESE attire
également l’attention sur la complexité des interactions entre les différentes formes de financement
dans le cadre de la politique de cohésion de l'UE.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter:
Milen Minchev, service de presse du CESE
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Le Comité économique et social européen assure la représentation des différentes composantes à caractère
économique et social de la société civile organisée. Il constitue un organe institutionnel consultatif, établi en 1957 par
le traité de Rome. Grâce à sa mission de consultation, ses membres, et donc les organisations qu’ils représentent,
peuvent participer au processus décisionnel de l’Union européenne. Il compte 350 membres venus de l’Europe entière,
qui sont nommés par le Conseil.
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