Ernage, 11 décembre 1989 revisité.
Avertissement : La discussion qui va suivre basée sur l’analyse des données de 1989-1990 et
des nouvelles données de l’enquête de 2008-2009 ne constitue pas une attaque contre
quiconque. Elle a pour but de montrer que d’autres conclusions ou interprétations que celle de
l’enquête de 2008-2009 peuvent être tirées. Ce que je discute ce sont les interprétations
immédiates faites à partir de certaines données surtout lorsque celles-ci diffèrent fortement
entre la première et la seconde enquête 18 ans plus tard. Des éléments constitutifs du paysage
ont été modifiés ce qui introduit une grande incertitude sur les axes de visée. Sont aussi visées
les affirmations de distance, vitesse, altitude, qui ne peuvent pas être estimées de nuit sur fond
de ciel sombre mais que presque toutes les personnes croient en toute bonne foi pouvoir
estimer.
.
Ernage, 11 décembre 1989, vers 18h45.
Première partie : Témoignage et enquête de décembre 1989 et janvier 1990
Ce cas présenté dans VOB1 aux pages 90 à 93 a été observé par une soirée particulièrement
féconde en observations.
Le lieutenant-colonel A. AMOND de la force terrestre se rendait en voiture du village
d’Ernage où il réside à la gare de Gembloux en compagnie de son épouse. Roulant sur une
route déserte près de la ferme de Sart-Bernard il a observé quelque chose d’insolite.
Quelques jours plus tard, le 19 décembre il envoyait une relation de son observation au
« ministère de la Défense Nationale » une lettre pour signaler le phénomène. Le même jour il
envoyait une copie à la SOBEPS (Société Belge d’Etude des phénomènes spatiaux. Cette
lettre fut publiée dans VOB1 et dans le magazine de la Sobeps « Inforespace ».
Voici cette lettre :
« Cette déclaration est fondée sur une série d'observations faites le 11 décembre 1989 vers 18 h
45, alors que je me rendais à la gare de Gembloux venant d'Ernage où je réside. Mon épouse
Chantal m'accompagnait et a pu faire les mêmes observations. La nuit était tombée. Le ciel était
étoile. C'était la pleine lune.
Arrivé à hauteur de la ferme de Sart-Ernage,(point B sur carte) je vois dans le ciel à droite et à
hauteur du dernier tiers des arbres situés derrière la ferme une série de trois ou quatre panneaux
de lumière qui se déplacent dans une direction générale nord-sud, venant de la tour radar de
Mellery, au-dessus des villages de Cortil ou de Saint-Géry, se dirigeant vers Corroy. Les
dimensions de ces panneaux de lumière ne varient pas et ne dansent absolument pas. Sous cette
série de panneaux, à peu près au centre, est placé un gyrophare rouge qui ne correspond
absolument pas à des clignotants rouges qui se trouvent sur les avions classiques et qui scintillent
comme des étoiles. L'altitude estimée de cette série de panneaux était environ de 200 à 300 m.
La route que j'emprunte tourne vers la gauche en direction de Gembloux, à hauteur de la
ferme de Sart-Ernage et se dirige vers Gembloux. Les panneaux éclairés de l'objet suivent cette
direction générale. A la vitesse de 50 à 60 km/h, l'OVNI reste en arrière. Pour continuer mon
observation, je m'arrête sur le point culminant (point C sur la carte) de cette route de campagne, situé
directement après la ferme de Sart-Ernage. Mon épouse ouvre la vitre de la voiture. L'OVNI qui
se déplace lentement sur ma droite me dépasse et continue son chemin dans la direction précitée.
Cette partie de l'observation a duré environ 2 à 4 minutes.
Ensuite, l'OVNI s'est brusquement dirigé dans notre direction. Seul un phare de lumière
blanche, énorme, plus gros qu'un phare d'un gros transporteur aérien, était visible. Ici, une
certaine appréhension me saisit. Mon épouse prend peur et me demande de redémarrer, compte
tenu de la nouvelle direction empruntée par l'objet qui avec cette énorme masse lumineuse
anormale se montre un peu agressif, d'autant plus que nous n'entendons aucun bruit de moteur... Cet
engin était silencieux !
Alors que ma voiture repart, le gros point lumineux disparaît et trois phares de lumière blanche,
moins importants que le précédent, apparaissent. Ces trois phares forment un triangle plus ou moins
équilatéral. Au centre de gravité de ce triangle, il y a à nouveau le gyrophare rouge, vu
pratiquement en plan. L'objet, manifestement, entame un virage de 180° sur sa gauche. La distance
entre les points lumineux blancs est estimée à environ 10 m (Rem 1).
Remarque R.P. Comment arrive-t-il à 10 minutes( voir plus loin dans enquête du 3 janvier 1990)
alors que dans la lettre au MDN il dit que la durée de l’observation entre le moment où il tourne à
gauche à hauteur de la ferme et le moment où il arrive en C (330 m) a duré entre 2 et 4 minutes. Les
800 m à 60 km/h (lettre au MDN) avant la ferme (48sec) et l’observation du phare et du triangle
s’éloignant auraient alors duré entre 6 et 8 minutes. Cela montre la très grande difficulté après coup
de minuter un événement. On est seulement 3 semaines après l’observation !
Ce qui me semble paradoxal à ce moment, c'est que, malgré la lumière de la lune qui frappe
directement le paysage, il ne nous est pas possible de distinguer la masse répartie autour de ce
triangle formé par les points lumineux. La manoeuvre faite par l'engin est majestueuse, lente. Le
virage est serré. Il est inutile de bouger la tête ou le regard pour regarder l'objet effectuer son
virage, comme on le fait pour suivre l'évolution d'un Boeing ou d'un avion similaire, tant le virage est
court. Rem : il peut paraitre court parce que la distance est sous-évaluée !
Ensuite, les points lumineux disparaissent. Seul le rouge du gyrophare vu en coupe frontale est
encore visible. Très rapidement, ce phare se perd dans la profondeur de la nuit, dans une direction
sud- sud-ouest. La durée de l'observation est estimée à environ 5 à 8 minutes.
Quatre caractéristiques m'ont frappé :
1. la lenteur des mouvements de l'OVNI par rapport à la vitesse avec laquelle il s'est déplacé en fin
d'observation;
2. la masse répartie devant nécessairement se trouver autour des lumières ne réfléchissait
aucunement les rayons de la lune et n'était pas visible;
3. le manque de bruit de moteur : c'était trop silencieux;
4. enfin, avec ce silence et cette lumière énorme située sur l'avant de l'engin se dirigeant vers nous,
l'appréhension, la crainte ressentie surtout par mon épouse.
Bien entendu, je reste à votre disposition pour toute autre information complémentaire ou
reconnaissance sur le terrain. (Signé : A. Amond Lt Col BEM). »
Rem 1 : Comment est estimée cette dimension puisqu’il ne connait pas l’engin ni sa distance ? Il aurait
fallu évaluer l’angle sous lequel le triangle formé par les trois lumières était vu : c’est la seule donnée qu’il
pouvait effectivement définir.
Lors de l'enquête de la Sobeps, le 3 janvier 1990, le lieutenant-colonel Amond a encore précisé ce qui
suit : "L'observation a duré plusieurs minutes pendant lesquelles je n'ai entendu aucun bruit quoique je
tendis l'oreille. La lune se trouvait à l'opposé de l'observation et aurait dû éclairer, je n'ai aperçu aucun
reflet et je n'ai pas eu d'impression de masse. Alors que l'objet passait devant le bois, il changea sa course
sans que je puisse me rappeler comment, et un phare très lumineux (2x le diamètre de la lune) fut dirigé
dans notre direction (plus bas que la cime des arbres derrière) et l'intensité augmenta. Mon épouse prit
peur et me dit "Démarre ". J'étais aussi gagné par une certaine angoisse face à une attitude que je jugeai
agressive. Ma voiture démarra sans problème. C'est alors que l'objet a effectué une manoeuvre en vol
cabré et que je vis distinctement trois lumières blanches disposées en triangle, en ascension oblique
vers la droite, la plus forte dirigée vers le ciel, et la lumière rouge au milieu du triangle, d'un diamètre
apparent deux à trois fois plus grand que les deux lumières de la base, tandis que la lumière supérieure
avait une intensité trois à quatre fois plus puissante que les deux autres.
Dimensions : de 6 à 10 m entre les lumières. (Rem 2)
L'objet a repris son assiette, lumière rouge en dessous, et a rapidement disparu (10 sec) en direction du
sud. Je suis allé chercher mon fils à la gare de Gembloux, nous étions de retour à la maison à 19h05. Le
lendemain, j’ai filmé la lune avec ma camera vidéo pour vérifier son fonctionnement de nuit et je suis
allé plusieurs soirs de suite à la même place. En vain. Après hésitation, peur du ridicule, j’ai adressé une
note au cabinet du ministre de la Défense nationale, relatant les faits. Pour moi, c’est clair, il ne s’agissait
pas d’un AWACS, ni d’un ULM, ni d’un hélicoptère, ni d’un hologramme »
L’enquête a encore révélé que la durée de l’observation a été de 10 minutes. La vitesse de l’ovni fut
estimée à environ 30 km/h. Son diamètre ou envergure probable serait comprise entre 25 et 45 mètres,
l’altitude étant d’une quarantaine de mètres. (Rem 3)
Remarquons immédiatement que dans sa lettre le témoin parle d’une altitude de 200 à 300 mètres pour
les panneaux. Les 40 mètres correspondraient semble-t-il au moment ou l’engin effectue son demi-tour.
Lors de l’enquête de la Sobeps une carte des lieux fut dessinée et figure dans VOB1. Le Lt Col Amond a
aussi dessiné le triangle formé par les feux qu’il dit distants de 10 mètres environ. Il a également dessiné
autour de ce triangle une forme vague pour représenter la masse de l’engin. Cette forme n’a pas été vue.
Rem 2 et Rem3 Ces dimensions indiquées sont impossibles à définir. Seul l’angle de vue serait une donnée
correcte mais elle est manquante.
Comment peut-il donner une vitesse pour l’ovni alors qu’il ignore la distance à laquelle il se trouve. Cette
donnée est seulement une vitesse apparente et non une vitesse réelle.
Analyse :
Aucune estimation de distance n’est donnée dans la lettre du Lt COL Amond.
De l’endroit où il aperçoit les fenêtres, l’engin est à environ 1500 mètres, Partons d’une carte
de localisation des lieux dessinée lors de l’enquête de la Sobeps d’après distance estimée.
Plus tard lorsqu’il voit le gros phare l’engin est encore à 1000 mètres du témoin. Cependant si
on regarde sur une carte routière la ligne passant par Cortil et Saint-Géry se dirigeant vers
Corroy est à environ trois km du lieu de l’observation alors que l’enquête a accepté 1,5 km
comme distance pour cette partie de la trajectoire.
Il faut se rappeler que, dans l’obscurité, définir la position d’un objet au-dessus d’un point est
mission impossible. Les seules données sont la direction et dans le plan formé par
l’observateur et cette direction l’angle que la direction de l’engin fait avec l’horizontale. En
effet, un effet de perspective peut, sur fond de ciel noir, faire paraître l’engin au-dessus d’un
point alors qu’il est beaucoup plus loin. Il est de même impossible d’estimer une dimension et
une vitesse car on ne sait pas à quelle distance l’engin se trouve.
La dimension apparente des fenêtres ou de l’ensemble des fenêtres n’a pas été estimée.
Dommage que l’angle sous lequel elles étaient vues n’ait pas été mesuré par la méthode des
artilleurs par exemple.
Comment a été estimée l’altitude 200 à 300 mètres pour ces fenêtres ? C’est l’angle par
rapport à l’horizontale qu’il aurait fallu relever. L’altitude alors est d’autant plus grande que
l’engin est plus loin.
Lorsque l’engin effectue un demi-tour et vient dans la direction des témoins, d’après la
localisation sur la carte (fig 2.21 dans VOB 1) il est encore à 1000 mètres (distance mesurée
sur une carte au 1/25000 et qui peut être retrouvée sur la carte—fig 2 dans « Ernage 89 ; the
facts and their analysis ») mais le massif d’arbres devant lequel il le situe est à trois km.
On retrouve le même élément sur la carte jointe au rapport du 9 janvier 90, carte dessinée
suivant les indications du colonel lors de sa première audition le 3 janvier 90. Cette carte
présente la « trajectoire probable » en pointillé.
Le demi-tour s’est donc effectué quelque part entre un et trois km, distance impossible à
déterminer de nuit dans l’obscurité. Le bouquet d’arbres était-il visible à cette distance dans
l’obscurité? C’était la pleine lune et celle-ci se trouvait à l’opposé de l’observation selon le
colonel Amond. Mais éclairait-elle suffisamment le paysage pour apercevoir des arbres à 3
km surtout avec une lumière intense de face?
Lors de l’enquête le témoin a déclaré que ce phare avait une dimension égale à deux fois le
diamètre de la lune. Cette distance de 1 km est très intéressante. Le diamètre angulaire de la
lune est de 30 minutes d’arc. L’angle sous lequel le phare est vu est donc de 1 degré d’arc. Vu
la distance de 1 km, ce phare mesure alors « 18 mètres » de diamètre.
Démonstration : Tangente (1°) = 0,018 ; distance 1000 mètres. Cette précision avec trois
décimales pour la tg est suffisante puisqu’il s’agit d’estimations.
Dans le triangle rectangle d’angle 1° et de côté opposé à l’angle le phare, on a donc :
Tg1°= diamètre phare/ distance. D’où, 0,018 = diamètre phare /1000.
Et enfin, diamètre phare = 0,018 X 1000 = 18 mètres !!!
Par contre si la distance est plus proche de trois km, alors la dimension du phare serait de 54
mètres.
Immédiatement après, l’engin est vu par en dessous et montre les trois feux en triangle et le
feu rouge central. Le témoin estime les dimensions entre les feux entre 6 et 10 mètres.
Comment a-t-il évalué cette dimension ? Ici encore il aurait fallu faire une mesure de l’angle
de vision ce qui vu la distance théorique aurait permis de calculer effectivement cette
dimension apparente mais pas nécessairement la réelle. (Voir Rem 2 et Rem 3)
Question : le phare vu de face et signalé ayant une dimension deux fois le diamètre de la lune
était-il plus grand ou plus petit que le triangle et dans quelles proportions ?
Il dessine une forme vague autour du triangle pour indiquer que la masse de l’engin est plus
grosse et sa dimension comprise entre 25 et 45 mètres. Cela est en contradiction avec le
contenu de sa lettre en deux endroits différents ainsi qu’une déclaration lors de l’enquête :
« Ensuite, l'OVNI s'est brusquement dirigé dans notre direction.
Seul un phare de lumière blanche, énorme, plus gros qu'un phare d'un gros transporteur
aérien, était visible. »
« Quatre caractéristiques m'ont frappé :
1. la lenteur des mouvements de l'OVNI par rapport à la vitesse avec laquelle il s'est
déplacé en fin d'observation; la masse répartie devant nécessairement se trouver autour des
lumières ne réfléchissait aucunement les rayons de la lune et n'était pas visible ».
2. « La lune se trouvait à l'opposé de l'observation et aurait dû éclairer, je n'ai aperçu aucun
reflet et je n'ai pas eu d'impression de masse. ».
Nous avons donc trois affirmations qu’il ne voit pas les contours ou la masse de l’engin. Pourquoi dans
ces conditions en avoir dessiné un et lui avoir attribué une dimension ? En effet il ne voit que les trois
points des phares qui forment en apparence un triangle.
3. L’absence de bruit est signalée par le témoin. Mais, lorsque l’engin s’approche (et
est encore à 1000 mètres du témoin, ou plus), celui-ci redémarre le moteur de sa
voiture et quitte l’endroit. Le bruit du moteur peut expliquer qu’un autre son n’ait pas
été entendu à ce moment. Cet effet appelé « effet de masque » est bien connu en
acoustique.
En plus, en fonction de la distance plus ou moins grande, le bruit d’un moteur ne sera pas
audible ou sera couvert par le bruit du moteur de la voiture.
L’estimation de vitesse 50 à 60 km/h lorsque l’engin est encore derrière lui avant qu’il ne
s’arrête et 30 km/h lors de l’enquête est une donnée impossible à estimer sans instrument (sauf si
l’engin se déplaçait apparemment à la même vitesse que la voiture : mimétisme de mouvement).
L’impression de lenteur ou de vitesse apparente faible peut venir du fait que la d istance est
largement sous-estimée (Hypothèse).
4. Comment expliquer l’impression de peur lorsque l’engin se dirige dans sa
direction ?
L’engin s’était-il montré menaçant ? Si non, faut-il alors attribuer cette peur à la psychose
propagée depuis dix jours par les médias clamant qu’il y avait des engins extraterrestres dans
le ciel ?
Concernant le gyrophare rouge situé au centre du triangle, quelle était sa fréquence de
clignotement ? Elle, n’est pas précisée par le Colonel Amond.
Dans de nombreux cas d’ovnis signalés cette fréquence était de un à deux clignotements par
seconde, ce qui correspond à la fréquence des feux anticollision utilisé en aviation. Est-ce le
cas ici ?
A quel moment et à quel endroit aperçoit-il les fenêtres ?
En effet il déclare dans sa lettre :
« Arrivé à hauteur de la ferme de Sart-Ernage,(point B ?) je vois dans le ciel à droite et à hauteur
du dernier tiers des arbres situés derrière la ferme une série de trois ou quatre panneaux de lumière
qui se déplacent dans une direction générale nord-sud, venant de la tour radar de Mellery, au-dessus
des villages de Cortil ou de Saint-Géry, se dirigeant vers Corroy. »
Lors de la seconde enquête de 2008 il déclare que le premier point d’observation est A (voir plus
loin).
Remarque : Lorsque je consulte une carte de l’endroit, je constate que Mellery, se trouve à l’azimut
295 et que Cortil est à l’azimut 270 et et Saint-Géry à l’azimut 250 soit pratiquement à l’ouest
et légèrement plus au sud que « Ernage » et que la direction suivie vers Corroy est alors
approximativement NS.
Remarquons encore qu’il est très difficile voire impossible de déterminer une trajectoire et
sa direction sur fond de ciel sombre.
Remarquons également que Cortil et Saint-Géry sont à environ 3 km de l’endroit où le témoin se
trouve et Mellery est à 7 km et il le situe en fonction de la tour radar normalement éclairée dans
l’obscurité. De jour on ne la distingue pas dans le paysage.
Il continue :
« Les dimensions de ces panneaux de lumière ne varient pas et ne dansent absolument pas.
Sous cette série de panneaux, à peu près au centre, est placé un gyrophare rouge qui ne correspond
absolument pas à des clignotants rouges qui se trouvent sur les avions classiques et qui scintillent
comme des étoiles. L'altitude estimée de cette série de panneaux était environ de 200 à 300 m. »
Comment a été estimée cette altitude ? Seule la position angulaire par rapport à l’horizontale et
l’azimut pouvaient être déterminés et cela n’a pas été fait à ce moment.
Dans la lettre du 19 décembre 1989 il déclarait :
« La route que j'emprunte tourne vers la gauche en direction de Gembloux, à hauteur de la
ferme de Sart-Ernage et se dirige vers Gembloux. Les panneaux éclairés de l'objet suivent cette
direction générale. A la vitesse de 50 à 60 km/h, l'OVNI reste en arrière. Pour continuer mon
observation, je m'arrête sur le point culminant de cette route de campagne, situé directement après
la ferme de Sart-Ernage. Mon épouse ouvre la vitre de la voiture. L'OVNI qui se déplace lentement
sur ma droite me dépasse et continue son chemin dans la direction précitée. Cette partie de
l'observation a duré environ 2 à 4 minutes. »
« Ensuite, l'OVNI s'est brusquement dirigé dans notre direction. Seul un phare de lumière
blanche, énorme, plus gros qu'un phare d'un gros transporteur aérien, était visible. Ici, une
certaine appréhension me saisit. Mon épouse prend peur et me demande de redémarrer, compte
tenu de la nouvelle direction empruntée par l'objet qui avec cette énorme masse lumineuse
anormale se montre un peu agressif, d'autant plus que nous n'entendons aucun bruit de moteur... Cet
engin était silencieux ! »
Lors de l’enquête du 3 janvier 1990 il déclarait :
« Alors que l'objet passait devant le bois, il changea sa course sans que je puisse me rappeler
comment, et un phare très lumineux (2x le diamètre de la lune) fut dirigé dans notre direction (plus bas
que la cime des arbres derrière) et l'intensité augmenta. Mon épouse prit peur et me dit "Démarre ".
J'étais aussi gagné par une certaine angoisse face à une attitude que je jugeai agressive. Ma voiture
démarra sans problème. C'est alors que l'objet a effectué une manoeuvre en vol cabré et que je vis
distinctement trois lumières blanches disposées en triangle, en ascension oblique vers la droite, la
plus forte dirigée vers le ciel, et la lumière rouge au milieu du triangle, d'un diamètre apparent deux à
trois fois plus grand que les deux lumières de la base, tandis que la lumière supérieure avait une intensité
trois à quatre fois plus puissante que les deux autres.
Dimensions : de 6 à 10 m entre les lumières. »
REM : impossible à définir car on ne connait pas la distance.
Le colonel dit : « l’engin est vu par en dessous et montre les trois feux en triangle et le feu
rouge central. Il estime les dimensions entre les feux entre 6 et 10 mètres, peut-être 10 à 15
d’après les derniers mails.
Comment a-t-il évalué cette dimension ? Par comparaison avec la dimension de sa voiture
dit-il. Ici encore il aurait fallu faire une mesure de l’angle de vision ce qui vu la distance
théorique estimée aurait permis de calculer effectivement cette dimension apparente.
Question : le phare vu de face et signalé ayant une dimension deux fois le diamètre de la lune
était-il plus grand ou plus petit que le triangle vu immédiatement après et dans quelles
proportions ? Triangle beaucoup plus grand : 5 à 10 fois dit-il. Donc la dimension apparente
du phare (halo) est de ce fait comprise entre 1 et 2 mètres alors que sa comparaison avec la
lune lui donnait 18 mètres.
Si on compare ces deux descriptions à quelques jours d’intervalle on constate que entre le
moment où il dépasse la ferme et le moment oµ il s’arrête en C il ne sait rien du
mouvement de l’engin.
L’engin était-il vu au-dessus de la ligne des arbres et à quelle hauteur angulaire ?
Au stade actuel beaucoup de points d’interrogations subsistent sur les dimensions distances,
bruit. Le comportement de l’engin, le virage extrêmement court, les phares pourraient faire
penser à un hélicoptère. C’est une hypothèse plausible.
Concernant l’absence de bruit il faut remarquer que le bruit fait par un hélicoptère
extrêmement bruyant , hélicoptère Agusta, s’entend environ 30 secondes avant son arrivée et 40
secondes après son passage soit à partir de 2,4 km environ et jusque 3 km après mais qu’il est
couvert très vite par le bruit normal du trafic routier.
Si on se réfère à la direction venant du radar de Mellery en direction de Corroy la trajectoire
serait beaucoup plus oblique et le demi-tour se serait effectué dans la direction indiquée au sud
mais bien plus loin que le témoin ne le dit.
Il est cependant nécessaire d’éclaircir, si cela est possible, un certain nombre de points restés
obscurs ou imprécis avant de conclure.
Deuxième partie : l’enquête de 2008
C’est la raison pour laquelle j’ai pris contact par courrier postal avec le Colonel Amond en date
du 30 novembre 2007. Dans cette lettre je lui demandais de me décrire son observation en
essayant de se replonger dans ses souvenirs du jour de l’observation et en faisant abstraction
des simulations et autres contacts qu’il aurait eu depuis. Je lui demandais également de
préciser si possible certaines données indiquées. Je lui demandais aussi de me préciser quelle
dimension devrait avoir un objet tenu à bout de bras de face pour cacher entièrement la lune. Il
n’a pas répondu à cette question essentielle car la plupart des gens surestiment largement la
dimension de la lune.
Dans un mail daté du 5 mars 2008 le colonel Amond me répondait :
« L’observation est faite au travers du vitrage de la fenêtre droite de ma voiture, donc dans le
cadre de la fenêtre. Sous l’angle de vue depuis mon siège conducteur vers le carreau de droite (
20 à 30 cm sur 100 cm) il est possible de voir à max 200 m de hauteur et à une distance de 800
m. Je pense que c’est cet élément qui m’a fait penser à cette altitude et écrire 200 à 300 m. »
Remarque :
Avec 20 à 30 cm sur 100 cm l’angle de vue est donc donné par :
tg â = 20/100 = 0,02 d’où â= 1,14576° et tg â’=30/100 =0,03 d’où â’ = 1,718358°.
Il n’est pas possible d’estimer une hauteur maximum ni une distance car elles augmentent
proportionnellement à l’éloignement (propriété des triangles semblables). De plus sans point de
repère dans un ciel sombre il est impossible d’estimer ces éléments.
La seule grandeur correcte est l’angle de vue à travers la vitre.
Ces données qui figurent dans VOB1 p 90-91 ainsi que la carte indiquant une trajectoire
théorique et des croquis (fig. 2.21 , 2.22 a et b, 2.23) permettaient de dire que l’observation
s’était déroulée à environ 1000 m si on mesurait par rapport au centre du mouvement circulaire
indiqué. Cela posait cependant un énorme problème car le colonel Amond avait indiqué que le
phare dirigé vers lui avait une dimension égale à deux fois la Lune. Cela impliquait un angle de
vue de 1° pour ce phare et, à 1000 m, un angle de 1° correspond à une dimension énorme de
« 18 mètres ». Ayant signalé ce fait sur le site de Wim van Utrecht « Caelestia », une
discussion fut engagée avec différents correspondants. Voir le site pour ce débat.
Il est bien évident que cette dimension énorme de 18 m ne pouvait pas correspondre à la réalité.
L’hypothèse la plus probable est la suivante : la comparaison à la Lune conduit souvent et
presque toujours à une surévaluation d’un facteur 10 à un facteur 50 de ce qui est observé. Dans
le cas d’une surévaluation d’un facteur 50 le diamètre du phare devient alors « 36 cm » ce qui
est beaucoup plus réaliste vu les autres dimensions indiquées (estimations impossibles) d’une
distance de 6 à 10 m entre les 3 feux lumineux de l’engin et le fait qu’il a parlé d’un phare
plus gros que celui d’un gros transporteur aérien.
Dans un mail daté du 28 mars 2008 je lui avais posé la question suivante : « Le phare vu de
face et signalé ayant une dimension deux fois le diamètre de la lune était-il plus grand ou plus
petit que le triangle vu immédiatement après et dans quelles proportions ?
La réponse du colonel dans un mail du 29 mars 2008 est la suivante : « Triangle beaucoup
plus grand : 5 à 10 fois ».
Donc la dimension apparente du phare (halo) est de ce fait comprise entre 1 et 2 mètres
alors que sa comparaison avec la lune lui donnait 18 mètres. On peut donc affirmer avec
certitude une surestimation du diamètre apparent de la lune et donc de l’engin.
Ces divers éléments forment un faisceau convergent vers la constatation que le témoin a
surestimé les dimensions sur le ciel, ce qui s’accompagne automatiquement d’une impression de
plus grande proximité et conduit à sous-estimer les distances. Les impressions de vitesse, de
mouvement sont dans ce cas faussées par la certitude que l’on a affaire à un objet proche.
Au lieu de voir la surévaluation de l’angle les données furent modifiées, le témoin affirmant
maintenant que l’observation s’est passée beaucoup plus près et à une distance d’environ 100 m
ce qui implique encore un phare de 1,8 m. Cela correspond à la taille d’un homme vu à 100 m.
Nous verrons plus loin avec les photos de l’endroit que 100 m est irréaliste !
Après pas mal d’échanges de mails les positions restèrent tranchées.
Cette surévaluation est habituelle parce que les témoins comparent la dimension
apparente de l’engin avec la dimension correspondante d’un objet proche ou qu’ils
tiendraient entre leurs mains sans mesure de l’angle. (Ce fait a été vérifié dans de
nombreux cas, les témoins ignorant l’influence de la distance.
Cela est expliqué dans une réponse de Mr Gilles Munsch :
« Pour avoir rencontré probablement plus de mille témoins et avoir quasi
systématiquement été confronté à ce genre de problème d'estimation, je confirme que
beaucoup de personnes évaluent par comparaison à la taille d'un objet connu (ex : une
orange) mais dont ils ne précisent pas la distance. De nombreuses personnes semblent ne
pas avoir conscience de l'importance de la distance car le concept de taille apparente leur
échappe totalement. C'est surprenant mais c'est une (triste) réalité. »
C’est en fait ce qu’a fait A Amond quand dans un mail il me répond qu’il a estimé les
dimensions de l’engin par comparaison avec les dimensions de sa voiture, objet proche. En
faisant cela il ignorait totalement l’influence de la distance inconnue de l’engin.
A partir du mois de juin 2008 Mr A Meessen s’est penché sur le problème. Immédiatement les
contacts avec le colonel Amond s’avérèrent extrêmement difficile et des données restées non
contestées depuis 1990 furent modifiées. Il en fut de même pour des données fournies par le
colonel dans les échanges avec Wim van Utrecht, Martin Sough et moi-même entre mars et juin
2008. Une nouvelle investigation fut menée par mr Meessen sur les lieux de l’observation en
présence du général W. De Brouwer, et de Patrick Ferryn.
On trouve ces données dans un article en collaboration avec le Colonel Amond, le général de
Brouwer et le photographe Patrick Ferryn : « ERNAGE 1989 :The Facts and their Analysis ».
Cet article sert de base à mon analyse. Cet article fait référence à une carte qui est la fig 2 dans
le document cité. Pour la compréhension de la discussion ci-après j’insère une copie de cette
carte fig 2 de cet article « Ernage 89…. »
Il faut remarquer que cette carte est actuellement remplacée par une page noire avec la
mention : « modifiée » sur le site de A Meessen. Pourquoi la supprimer puisqu’elle représentait
la situation initiale du début de seconde enquête ?
« A. Amond indique que le premier point d’observation est A. Entre A et A1 le mouvement des
panneaux est pratiquement parallèle à la Rue de Sart-Bernard et à une hauteur de 200 à 300m
(lettre et rapport).
Remarquons que dans sa lettre du 19 décembre le premier point d’observation semble être près
de la ferme donc en B
« Arrivé à hauteur de la ferme de Sart-Ernage,(point B sur carte) je vois dans le ciel à droite et
à hauteur du dernier tiers des arbres situés derrière la ferme une série de trois ou quatre
panneaux de lumière qui se déplacent dans une direction générale nord-sud, venant de la tour
radar de Mellery, au-dessus des villages de Cortil ou de Saint-Géry, se dirigeant vers Corroy. »
Au point B juste avant de tourner à gauche il aperçoit les panneaux lumineux (3 ou4 ?) juste
entre les deux premiers peupliers. Il tourne à gauche et passant devant la ferme il ne voit plus les
panneaux. Il les revoit après la ferme au point B1 à travers la vitre de droite, émergeant au
sommet du coin du bois.
La simulation numérique réalisée en 1992 par le CLAV (RTBF) est publiée sous fig 4a p 8.
Le colonel Amond roule alors jusqu’au point le plus élevé de la rue, point C sur la carte. Il s’y
arrête, coupe le moteur et sa femme ouvre sa vitre. Les lumières continuent leur lent
mouvement horizontal silencieux. AA sort de sa voiture et laisse la portière gauche ouverte et
les phares allumés. Il va à l’avant de la voiture, côté gauche. Mme Amond quitte également la
voiture et se place à l’avant côté droit.
Regardant de nouveau l’engin ils constatent un changement.
Ceci confirme qu’il ne l’a pas observé pendant le trajet entre B1 et C.
Lorsque l’engin atteint la direction du petit bois derrière la ferme de La Gatte, l’engin est plus
haut que le bois mais au lieu des panneaux jaunes et de la lumière rouge pulsante il y a
seulement une lumière blanche circulaire. Elle est dirigée en direction des témoins et
s’approche. Sa luminosité est constante, uniforme et très intense mais pas éblouissante. Son
diamètre apparent est deux fois celui de la Lune et aucun faisceau n’illumine le sol. Le colonel
indique dans la nouvelle investigation que la plus courte distance d’approche est de l’ordre de
100 m. Apparemment effrayée Mme Amond a demandé à son mari de redémarrer, ce qu’il
fit. » Mr Meessen ajoute qu’elle était terrorisée.
Cela ne peut arriver si l’engin est encore à un km selon A. Meessen. !
L’engin est en train de virer sur la gauche en grimpant d’une manière acrobatique. Il montre son
côté ventral orienté vers le témoin sous un angle très abrupt ainsi que le montre le croquis joint
au courrier au Ministre. Il y a trois lampes blanches formant un triangle. La lampe rouge est
située au milieu. Son diamètre est deux à trois fois plus grand que celui des lampes blanches.
Elles sont séparées de 6 à 10 m mais la lampe au sommet est trois à quatre fois plus intense que
les autres lampes blanches. Aucun contour n’était perceptible et il n’y avait aucune réflexion sur
une surface ; les trois lampes n’avaient apparemment aucune masse portante ce qui est
paradoxal. La manœuvre de l’engin est majestueuse et lente. Le virage est serré. Il n’est pas
nécessaire de tourner la tête pour l’observer. (Remarquons que le champ visuel lorsqu’on
regarde devant soi est de 90 à 100° et donc qu’il n’est pas nécessaire de tourner la tête).
L’engin reprend sa position horizontale et s’éloigne. Seule la lampe rouge pulsante et
proéminente est visible. L’engin disparait rapidement ( formulation vague) hors de vue dans
l’obscurité de la nuit. Aucun son n’est perçu.
Disparait-il parce qu’il s’éloigne ou les lumières ne sont-elles plus visibles parce qu’il a
viré et qu’elles ne sont plus orientées vers le témoin ?
Des feux très brillants peuvent être perçus dans d’autres conditions que la vision rapprochée.
Il faut se rappeler en effet que le colonel a parlé d’un feu très brillant mais pas éblouissant.
En plus selon les dires du colonel Amond ce feu brillant n’éclairait pas le sol, ce qui aurait dû
être le cas pour un phare proche. Dire qu’un objet à 1000 mètres n’aurait pas été aussi
effrayant est une affirmation non vérifiable et seulement une supposition. Le colonel Amond a
déclaré que lorsqu’il roulait de B1 vers C il ne sait pas comment l’engin s’est retrouvé de
face. La trajectoire entre Y (fig 16 p 19) et la position de face est inconnue. Si on envisage
une distance plus grande, voir trajectoires autres proposées, le mouvement apparent décrit
comme lent et majestueux peut très bien être un mouvement beaucoup plus rapide, plus long
mais plus lointain. Alors la manœuvre montrant les 3 lampes en triangle plus ou moins
équilatéral correspond à une vitesse plus élevée et un angle de montée réel plus faible.
Le colonel Amond dans sa lettre au Ministre de la Défense Nationale attire l’attention sur
différentes caractéristiques :
1. La lenteur du mouvement de l’engin comparée à la rapidité du mouvement final
2. La masse qui normalement porte les lumières ne reflète pas le clair de Lune et n’était
pas visible.
3. Le silence de l’engin.
4. Le colonel déclare qu’il ne peut s’agir d’un engin conventionnel, avion, ulm,
hélicoptère. Il pense qu’une certaine forme d’intelligence est impliquée.
Analyse par A Meessen :
Tout d’abord il présente (fig 8) une représentation d’un engin triangulaire avec une lampe
blanche frontale et des panneaux jaunes sur le flanc. Cela est complètement anormal de
présenter un croquis d’un engin avec une forme bien précise alors que le colonel a affirmé qu’il
n’avait aperçu aucune forme, seulement des lumières. Ce dessin constitue donc une
manipulation pour influencer le lecteur et accréditer l’ovni type de la Sobeps.
Une vue panoramique représentant le mouvement des lumières entre B1 et C est présentée fig 9
p 15. Cette vue est une tentative de simulation du mouvement observé. Nous en reparlerons car
elle donne l’impression d’une grande proximité alors que dans un document Powerpoint 3
envoyé par le colonel Amond on peut voir que la partie avant du paysage a été coupée et que le
point d’observation n’est pas situé comme sur la fig 9 p 15 du document Meessen.
Photo des lieux et montage avec comparaison
Photo R. Paquay
O
Sur la première photo prise en 2008 vous pouvez voir ce que l’on aperçoit depuis le point
d’observation O . J’y ai ajouté ce que le colonel dit avoir aperçu au coin du bois. Remarquez
que la distance entre le point d’observation O et le coin du bois est de 600 m environ.
Le point O correspond au point C du Colonel Amond
Vous constatez que l’avant-plan, au moins 400 m (mesuré sur la carte) si on trace par le coin du
bois une parallèle à la portion de route B1O, est assez étendu par comparaison avec le montage
du colonel Amond sur la deuxième photo, partie supérieure ou l’avant-plan a été coupé ce que
démontre la photo inférieure, sur laquelle l’avant-plan et une partie du ciel ont aussi été
recoupés de manière a coïncider avec le document Amond. Dans le montage ci-dessous,
comparaison entre un document Amond, montage ppt 3 du 19/6/2008 ou il ne se situe pas au
bord de son image, ce qui est logique puisque l’avant-plan a été coupé, ce qui peut être vérifié
sur la photo R .Paquay ci-dessus pris du même point que celle du colonel Amond.
J’ai indiqué sur les deux éléments en parallèle 3 points A, B, C , en rouge sur le document, qui
indiquent la parfaite concordance des deux photos pour la partie droite. ( En effet si ma photo
avait été prise d’un endroit différent de celle du colonel on ne pourrait avoir que deux points en
coincidence et non pas trois, points A B C sur le montage des deux photos en parallèle.)
Le colonel Amond indique aussi que les peupliers ont été éclairci (en fait un certain nombre a
été abattu et remplacé par des plus petits) ce qui fait qu’il peut y avoir doute sur la position
exacte du coin du bois.
Repérez la position du point O sur la première photo complète et comparez avec la photo
recoupée, il manque un fameux morceau !
Montage reprenant à la partie supérieure le document du colonel Amond (ppt 3) et à la partie
inférieure le mien. Comparez avec la première photo ci-dessus, ici recoupée (avant-plan et ciel).
Comparez avec la figure 9 qui ne reprend pas l’avant-plan:
O
Photo panoramique R. Paquay
Cette photo est une vue panoramique prise du point O à gauche dans la direction des éoliennes,
direction dans laquelle fut observé le mouvement de la lumière venant vers le colonel jusque la
direction de la ferme qui peut être vue à droite sur la photo. On peut voir que la rue tourne vers
la droite et on aperçoit également une voiture qui s’engage dans le chemin creux marqué ABC
sur le montage précédent. Ce panoramique correspond à la vision d’un angle de 125° entre le
côté gauche (éoliennes) et le côté droit (la ferme) et est obtenu par assemblage de quatre photos
prises depuis le point O. Les éoliennes n’existaient pas en 1989.
Remarquez la différence entre le document ppt3 ci-dessus et la figure 9 Avec la position
indiquée sur cette fig 9 pour le témoin. Celui-ci est dans le champ car l’avant-plan a été coupé.
Cette erreur de positionnement a pour but d’avaliser une distance plus courte.
Remarquons que l’absence de l’avant-plan pourrait s’expliquer si les photos de base du colonel
ont été prises avec une focale moyenne ou longue qui dans ce cas n’englobe pas l’avant-plan.
Par la suite on peut oublier que l’avant-plan n’a pas été repris dans la photo , mais c’est
dommage.
Avec la trajectoire dessinée par le colonel Amond la distance est nécessairement égale ou
supérieure aux 400 m de l’avant-plan.
Une discussion avait eu lieu sur Euroufonet concernant la dimension de la lumière s’approchant
du témoin. La trajectoire théorique reproduite sur la fig 2.21 dans Vob 1 situe cette trajectoire à
environ 1000 m du témoin. Cette distance combinée avec l’affirmation d’un diamètre apparent
de deux fois la lune conduit à une dimension de 18 m pour le diamètre du phare, ce qui est en
contradiction avec les dimensions estimées entre les phares. Pour ce calcul j’ai utilisé
Tg 1° = 0,018 valeur largement suffisante vu qu’il s’agit d’ordre de grandeur !
Mr Meessen indique que la fig 2.21 fut exécutée par l’investigateur et non par le colonel
Amond. Et que celui-ci n’a pas eu connaissance du rapport de l’investigateur. Le colonel
Amond indique maintenant une distance d’observation de 100 m. Cela ramène la dimension du
phare à 1,8 m. Cette valeur est considérée par A Meessen comme cohérente vu les autres
observations de la vague belge et les distances proches de 100 à 200 m que toute ses analyses
ont accrédité pour la vague belge même lorsqu’on a démontré que la distance réelle était
beaucoup plus grande (Ramillies : 1500 m au lieu de 300 m).
Il ne tient en aucune manière compte de la surestimation du diamètre de la Lune par les
témoins comme je l’ai expliqué ci-dessus et qui justifie de conserver comme valeur probable la
distance de 1000 m ou une valeur proche.
De plus, dans un texte en anglais placé sur Euroufonet le 9 juin 2008 , Mr. Meessen écrit :
« I will try to contribute by telling the list that I have the following documents concerning the
Ernage case :
1. A note of two pages with three pages of drawings sent on 19/12/1989 by Ir A. Amond,
Lt-colonel BEM to the cabinet of the minister of National Defence. This text was
published in Inforespace (n°80 april 1991) and in VOB 1 pages 90-91.
2. A normal questionnaire of Sobeps, filled out (on January 3, 1990) by André Amond.
3. Another questionnaire filed out the same day by his wife.
4. A detailed report written (on 9/01/1990) by a mathematically minded investigator in
the formal style of Sobeps rapport d’enquête. This report present in a separate way what
Col. Amond said to the investigator about his observation and what his wife told him.
There appeared only one but instructive difference.
JP Pharabod asked on 17/06/2008 if the published drawings were made by Col. Amond.
A . Meessen answered:
“The answer is Yes for the figures 2.22 as well as 2.23, but the fig 2.21 has been slightly
modified with respect to the map of Col. Amond. The Sobeps report contains the map that
provided the basis for fig. 2.21. To avoid further possible confusion I add a copy of the map to
the present mail. I also extract the necessary explanation from the report (point 4 ci-dessus ).
Il en résulte que la fig 2.21 de VOB1 est dessinée d’après un dessin du colonel Amond sur
lequel la trajectoire hypothétique plaçait l’engin à 1000 m.
Dans ses mails des 24 et 25 octobre 2008 le Colonel Amond demandait pourquoi il était
impossible d’estimer des distances et des dimensions (de nuit principalement).
Je lui répondais le 3 novembre :
« Vous demandez pourquoi il est impossible d’estimer une altitude, une distance. La raison en
est simple : dans un environnement connu et avec points de repères, de jour il n’est déjà pas
possible d’estimer une distance supérieure à 150 mètres (10m selon le CNES-GEIPAN). Cela
est tellement vrai que, dans les années soixante le premier exercice que l’on faisait faire aux
futurs artilleurs était de les emmener sur un beffroi ou une tour dans une région nouvelle et
de leur demander d’estimer des distances de clochers, bâtiments, etc. La démonstration était
très concluante. Les distances étaient très largement sous-estimées.
Alors, de nuit sur fond de ciel sombre et sans point de repère dans le ciel estimer une
altitude ou une distance, une vitesse est absolument impossible à moins de disposer d’un
radar doppler. Il est de même très difficile de déterminer l’azimut de l’observation.
Ce qui peut être mesuré et cela d’une manière très simple, méthode des artilleurs, ce
sont des angles et seulement des angles : la hauteur, angle par rapport à l’horizontale et
le diamètre apparent de l’engin sur la voute céleste. De plus il faut repérer
convenablement la direction pour déterminer son azimut sur une carte ainsi que le point
exact d’observation. Rien de tel n’a été fait dans votre observation.
Xavier Passot , Directeur au CNES_GEIPAN écrivait dans le numéro de janvier 2014 du
magazine Nexus : «….Les estimations de direction des phénomènes observés sont souvent très
approximatives : lorsque les témoins fournissent des photos qui permettent de recaler
l’OBSERVATION par rapport aux points cardinaux, nous constatons que les directions
indiquées d’emblée par les témoins sont souvent entachées d’approximations de 45° voire de
90° »
Comment alors peuvent être des données 18 ans après si déjà les données immédiates peuvent
être imprécises. Comment aussi être aussi affirmatif sur les azimuts alors qu’il fait sombre et
que les bois situés à plus de 1500 m pour l’un et 3 km pour l’autre ne sont certainement pas
visibles avec cette lumière dans les yeux, même si elle n’est pas éblouissante.
Comment aussi deviennent les données lorsqu’on a fait une simulation et participé en 1996
comme témoin dans une émission pour ARTE et à une reconstitution en 2007 avec la RTBF
et que le montage de la simulation de 1992 par le CLAV (RTBF) a été présenté à plusieurs
reprises sur la TV de la RTBF. Quel biais ces interventions ont elles provoqué dans les
souvenirs du colonel Amond ? Il est prouvé que de tels biais sont fréquents.
Les expériences des psychologues montrent que dans une succession de faits observés notre
cerveau tente de relier ces faits, cela crée dans notre mémoire des liens entre ces faits même
s’ils n’existaient pas au départ. Plus tard c’est l’histoire avec liens qui sera présentée comme
étant la vraie relation de l’observation !! D’où, les biais dans les données ultérieures.
Comment sont les souvenirs aussi longtemps après alors que le professeur Meessen ne se
souvenait pas d’avoir participé en 2002 à une émission sur la RTBF en présence de Mr Pierre
Magain et J. Surdej de L’université de Liège et de Mrs Bougard et Patrick Ferryn de la
SOBEPS. Dans cette émission la simulation du CLAV était présentée.
Pour rappel la méthode des artilleurs consiste à tenir devant soi, à bout de bras un petit
segment rectiligne et à repérer sur ce segment la dimension qui masque tout juste l’engin. Un
cm correspond à un angle de 1° et tg1°= 0,018 = angle en radians. On peut aller facilement et
avec une précision suffisante jusque 6°. Avec une précision un peu moindre on peut à 5 %
près déterminer un angle d’une dizaine de degrés. Remarquons que, à bout de bras la distance
moyenne est de 54 cm entre l’œil et le bout du bras. 1cm à 54cm correspond à un angle de 1°.
Un demi cm suffit pour masquer entièrement la lune !!!
Une distance et une altitude ne sont déterminables que si on a simultanément deux
observations de l’événement de points suffisamment éloignés et si de ces points les mesures
angulaires ont été effectuées. La distance entre les deux points éloignés formant une base
mesurable sur une carte et les angles au sol sont déterminés sur cette même carte si on a
correctement relevé les azimuts. Dans ce cas, la méthode dite de « triangulation », permet de
calculer effectivement les distances et altitudes. En l’absence de triangulation tout ce que vous
pouvez affirmer est que l’observation s’est déroulée dans un plan vertical passant par l’engin
et vous-même. Il est aussi impossible de situer un point lumineux au-dessus d’un point du
paysage, c’est une donnée inaccessible hélas ! La distance étant inconnue l’altitude l’est aussi
puisque, propriété des triangles semblables elle augmente avec la distance. »
Se rappeler la, remarque de Mr Passot concernant les directions !!
Comme la distance à laquelle se trouvait l’engin est inconnue, on ne peut pas connaître sa
dimension qui, propriété des triangles semblables, augmente proportionnellement à
l’éloignement. L’estimation angulaire confirme une surestimation de la dimension et par
conséquent un éloignement réel plus grand.
Ces divers éléments forment un faisceau convergent vers la constatation que le témoin a
surestimé les dimensions sur le ciel, ce qui s’accompagne automatiquement d’une impression de
plus grande proximité et conduit à sous-estimer les distances. Les impressions de vitesse, de
mouvement sont dans ce cas faussées par la certitude que l’on a affaire à un objet proche. Il y a
confusion entre vitesse apparente et vitesse réelle, mouvement apparent et mouvement
réel. Cela a conduit à décrire des mouvements, virages extrêmement courts entre autre qui
semblent impossibles à un engin terrestre mais qui le sont en réalité lorsqu’on les replace à la
distance réelle. L’absence de bruit et la « non vision des structures » plaident également en
faveur d’une distance plus grande d’autant plus que la pleine lune brillait à ce moment.
Revenons à l’analyse de Mr Meessen :
La fig 13 p 18 indique la direction d’observation au point B avant la ferme et celle au point B1
juste après la ferme lorsqu’il aperçoit de nouveau les panneaux derrière le coin du bois. Ces
deux lignes se coupent au point P. Comme certains arbres ont été coupés peut-on être certain de
l’exactitude de ces directions ? Peut-on de plus être absolument certains de la position B1 ? En
effet un décalage de quelques dizaines de mètres, 30 par exemple en direction de la ferme
positionnerait le point P beaucoup plus loin au-delà de 1000 m.
En effet, sur la fig 20 page 25 le trajet B1Y recoupe beaucoup trop fortement le bois encore
existant alors qu’il devrait passer au maximum entre les deux premiers peupliers. En effet, le
petit côté de ce bois mesure 80 m environ si on se réfère à la photo de 1985. Or sur cette
figure le trait rouge passe au milieu de ce côté. La ligne de visée passant par le coin de ce bois
rencontre la ligne BX plus loin. J’ai ensuite reporté à l’échelle les distances D calculées pour
φ = 0,6 et φ = 0,3. par les points obtenus j’ai d’abord tracé en tirets rouges les parallèles à la
trajectoire en bleu parallèle plus ou moins à la route suivie par AA. Ces deux lignes recoupent
la ligne BX plus loin en R (pour θ = 42°) et en P (pour θ = 49°) Par ces points je trace alors
les trajectoires faisant un angle de 42° et de 49° avec BX. J’obtiens ainsi les trajectoires
théoriques correspondant à ces valeurs. La trajectoire correspondante jusqu’au moment ou
l’engin se montre de face n’est pas connue et est indiquée avec points d’interrogations.
Cependant elles montrent que le virage vers le témoin s’est fait à une distance nettement
supérieure et égale au moins à 1000 ou 1500 mètres ou même plus. Le retournement vu de C
s’est donc certainement produit à une distance de l’ordre de 1000 mètres (hypothèse) comme
cela se déduisait des documents initiaux publiés dans VOB1, documents qui n’ont pas été
contesté par le témoin jusque la seconde enquête.
La trajectoire indiquée par Mr Meessen est en bleu continu sur une partie rectiligne quasi
parallèle à la rue de Sart-Ernage et en pointillé pour la partie inconnue avant le virage vers le
témoin avec retournement près du point C .Les trajectoires que j’ai dessinées avec θ = 42°
et 49° sont, plus plausibles par référence aux données de janvier 1990 (première enquête)
Voir ces éléments sur la carte fig 20 avec mes trajectoires ajoutées. La trajectoire pour φ = 0,3
correspond le mieux à la première description dans la lettre au ministère de la Défense
Nationale du 19 décembre 1989.
Sur la fig 16 du rapport la trajectoire indiquée par A Meessen est dessinée en jaune. On trouve
différents points et une distance mesurée sur le terrain : ES = 201,4 m. Cette donnée permet de
calculer les différents éléments présents sur cette photo, on trouve :
BP = 862 m ; BF = 574 m ; FG = 116 m ; B1P = 1008 m; B1G = 616 m; BG = 592 m.
Lorsqu’on regarde cette photo on peut se demander pourquoi la trajectoire indiquée en jaune
rase le point F du coin de la rangée FG. En effet, du point B, le colonel aperçoit l’engin
exactement entre deux peupliers, mais, effet de perspective, il est impossible de dire s’il est
tout près ou beaucoup plus loin. Il est de même impossible de dire si l’engin aperçu entre
les deux peupliers leur est parallèle ou non.
Le colonel avait indiqué un mouvement parallèle à la Rue de Sart-Ernage. Donc cette parallèle
peut aussi bien se trouver au maximum en P à 862 m (ou plus loin ?) ou entre F et P à une
distance x de B inconnue. Cela donne une fourchette de valeurs entre 574 m et 862 m (ou plus)
pour la trajectoire possible. En effet, lorsqu’on mesure sur la fig 16 on s’aperçoit que la ligne de
visée B1G passe à 18 m de G ce qui correspond à 3 peupliers alors que sur le dessin 4b il ne
dessine que deux peupliers soit seulement à 12 m du coin. Cela implique que la ligne B1P doit
être décalée et passer plus près du coin G de la rangée de peupliers FG et alors le point P se
trouve à 968 m., valeur plus cohérente avec le premier croquis réalisé par A AMOND .
Si le point B1 est décalé vers la ferme alors P est encore plus loin et au-delà de 1100 m.
La trajectoire réelle pourrait être oblique et parallèle à la ligne jaune qui est la trajectoire dont
Meessen se sert, trajectoire passant trop près des peupliers et qui ne tient pas compte de l’effet
de perspective. Cette trajectoire passerait quelque part entre Fet P mais pas près de F. P est à
exclure car cela conduirait à un engin immobile. Mais toute une série de trajectoires, de la
trajectoire parallèle à la rue de Sart-Ernage à une oblique venant de la direction de la tour de
Mellery doivent être envisagées comme possibles, 850 à 900 m semblent une valeur plus
réaliste pour l’observation et plus cohérente avec les premières déclarations de 1990.
La distance entre les deux peupliers est de 6,5 m. La distance entre ces peupliers et le point B
est de 574 m. La fig 16 permet de mesurer l’angle GFB il est de 112° ce qui permet de calculer
en considérant que les deux peupliers sont sur une direction perpendiculaire à FB et que leur
dimension apparente est 6,5xcos22°. (Dans ce cas le triangle considéré est rectangle.
On a alors : tg(φ) = s.cos22°/d = s.cos22°/574 = 0,01048 d’où (φ) = 0,6° soit 1,2 fois le
diamètre apparent de la Lune.
Remarquons que Meessen donne (φ) = 0,3° valeur erronée (p 21). En effet il écrit :
Puisque tg(φ) = (s cos β)/d nous avons ((φ ) = 0,3° . mais en écrivant sa relation il projette s sur
la direction de d et non sur la direction perpendiculaire.
Il continue en déclarant que le colonel Amond a estimé la dimension angulaire de trois manières
différentes pour l’observation initiale au point A, dimension angulaire qu’il avait déclaré être de
plusieurs fois le diamètre de la Lune. Ces nouvelles estimations, 18 ans après l’observation,
conduisent à trois valeurs différentes pour φ : 1,7° ; <2,2° ; 0,6 à 0,8 dernière valeur que
Meessen juge peu probable et qu’il rejette pour adopter en A la valeur φ = 1,7+-0,3 soit 3 à 4
fois la Lune. Il néglige ainsi le fait que les témoins surestiment très largement le diamètre
apparent de la Lune et de ce fait la troisième valeur est plus probable. Par comparaison avec la
valeur obtenue au point B cela signifierait que la trajectoire était bien parallèle à la Rue de SartErnage et à une distance de 574 à 862 m et qu’elle ne passait pas nécessairement juste près du
coin du bois, impression due seulement à l’effet de perspective et cela aussi bien pour
l’observation en B que celle en B1.
Remarquons que dans la déclaration initiale de janvier 90 ces données n’apparaissent pas
et pourraient très bien être des données induites par la simulation CLAV et les
reconstitutions d’ARTE et de la RTBF ou il apparait comme témoin et par les nombreux
passages à la télévision. Reconstitution sur le terrain en 2007 avec la RTBF. Voir à ce sujet,
dans un paragraphe en fin de texte, la liste de ces enregistrements et passages sur les ondes.
Le diamètre apparent phi dépend de la distance D entre l’observateur et l’engin et de la
longueur apparente L’ des panneaux entre le point A et le point B.
Si tgφ = 1,7 en A alors la distance D est inférieure à la distance d’observation en B dans un
rapport 1,7/0,6 = 2,83. Or la distance en B est comprise entre 574 m et 862 m ou même 960 m.
Dans ce cas la distance D varie de 202 m à 304 m ou encore à 339 m.
Si par contre ainsi que le dit A Amond φ est compris entre 0,6 et 0,8 la distance en A est la
même que celle observée depuis B soit comprise entre 574 m et 960 m.
Il en résulte que l’on se trouve devant une fourchette de trajectoires possibles avec des
inclinaisons différentes et des valeurs de θ différentes que je détermine sur la carte.
Pour la distance de 339 m au point A en menant une parallèle à la rue de Sart-Ernage on
mesure un angle θ de 23,5° et la longueur L de la distance parcourue pendant que AA se
déplace de B en B1 est de 123,07m si on mesure sur la carte à l’échelle 1/25000.
A 960 m point de rencontre des deux droites issues des points B et B1 donnerait L=0 et la
valeur de θ = 45°
Si par contre on situe la parallèle à la direction Mellery Cortil (// au grillage de la carte) à la
distance de 800 m on obtient L = 46,15 m. toujours avec θ = 45°
Si par exemple on prend une trajectoire oblique par rapport à la rue de Sart-Ernage avec des
valeurs de θ comprises entre 23,5° et 45 ° la longueur L de la distance parcourue pendant le
déplacement de AA de B en B1 varie de 46,15m à 123,07 m. A. Meessen lors de la
reconstitution de 2008 estime que la durée du déplacement de AA entre B et B1 distants de 330
m est de 33 sec (vitesse estimée de AA 36 km /h). Pourtant dans les données de 1990 il parlait
de 60 km/h (16,6 m/s) ce qui donne comme temps de parcours de B jusque B1 330/16,6= 19,87
s. Ensuite il repart vers C qui est à 268 m de B1(distance mesurée sur la carte fig2)qu’il doit
parcourir en 25 à 26 s à la vitesse de 36 km/h. A-t’il regardé continuellement l’engin pendant
ce trajet sur un tronçon légèrement sinueux ?
On peut se poser la question car il dit : « Alors que l'objet passait devant le bois, il changea sa
course sans que je puisse me rappeler comment, et un phare très lumineux (2x le diamètre de la lune)
fut dirigé dans notre direction (plus bas que la cime des arbres derrière) et l'intensité augmenta.
Dans le cas ou la vitesse d’A. Amond est v = 10 m/s la vitesse de l’engin est entre 46,15/33 =
1,39 m/s et 123,07/33 = 3,729 m/s soit à la vitesse de 6,955 km/h et 13,424 km/h.
Si l’on prend v = 16,6 m/s alors la vitesse de l’engin est comprise entre 2,78 m/s et 6,19 m/s soit
10 km/h et 22,297 km/h.
Si l’on tient compte du fait que la dimension du phare a été largement surestimée par
comparaison à la lune, une surestimation d’un facteur 10 par exemple conduisant à dire que
l’engin est beaucoup plus proche d’un facteur 10, 100 m au lieu de 1000 m impliquerait une
vitesse réelle dix fois plus grande pour la position réelle. On obtient alors des vitesses comprises
entre 100 km/h et 223 km/h. (Hélicoptère ?)
.
La longueur L’ des panneaux vus à une distance D s’obtient par la relation Tg(φ ) = L’/D
L’évaluation de l’altitude de l’engin est mission impossible puisqu’une grande imprécision
existe sur la distance d’observation (D pour la première partie) , celle-ci est selon Meessen
d’environ 300 m alors que mes calculs montrent qu’elle pourrait être aussi grande que 900 m.
Dans ses conclusions (p 24 et suivantes) mr Meessen remet en évidence tous les éléments
rencontrés dans la deuxième enquête, distance proche, absence de bruit, objet invisible (seules
les lumières l’étaient), des mouvements apparemment très serrés (virage), un éloignement très
rapide (mais cette notion est très vague). Il continue avec le vol à très basse altitude et une
vitesse extrêmement lente de 13 km/h.
De cette manière il entretient la confusion entre « mouvement apparent » et « mouvement
réel ».Il ne parle pas de l’impossibilité d’estimer des vitesses (nécessairement vitesses
apparentes), des dimensions (puisque les distances ne sont pas connues). Il avalise les temps de
parcours lors de la deuxième enquête alors que reconstituer après coup et des années plus tard
une estimation de durée est déjà mission impossible quelques jours après les faits.
Le vrai problème est que lors de l’observation aucune mesure d’angle n’a été effectuée. La
durée de l’observation n’a pas été relevée alors que l’on a généralement une montre et que les
voitures ont une horloge au tableau de bord. Tous ces manquements rendent impossible la
possibilité d’expliquer ce qui a été observé mais ne permettent pas de conclure à un engin
extraterrestre. Cela n’est pas dit clairement dans l’analyse mais des réflexions comme : « il doit
y avoir une forme d’intelligence la derrière » le suggèrent.
A remarquer qu’il y a une forme d’intelligence derrière tous les engins terrestres.
La discussion s’est poursuivie entre les protagonistes après la publication de :
« Ernage 1989 : The facts and their analysis ».
Deux autres articles furent publiéspar A Meessen:
« Belgian wave, statistics and Ernage (2) »
et
« The Belgian wave, statistics and Ernage(3) »
Dans ces articles il fournit pour le phare énorme mais non éblouissant qui a effrayé Mr et Mme
Amond une explication qui ne tient pas la route. Elle est la suivante :
Dans « Belgian wave, statistics and Ernage 2» (sur le site de A. Meessen) on peut trouver
ceci page 15: « In regard to the light in front of the approaching disc at Ernage we mentioned
(on page 14 of our report) that it could be some kind of radar working with terahertz waves
(about 0,3 mm). This correspond to the edge of our present technlogies
But this is an unverifiable hypothesis……If the white disc at the front of the flying object at
Ernage emitted sufficiently intense EM radiation of this type (hypothesis) it would ionize the
air in front of the emitter. One could then perceive visible ligth but not necessarely a beam of
light »
Again it is sufficient to suppose a sufficient emission and all is explained. You have just
to believe it !
Dans Ernage 3 on trouve également : « The approaching light could be a terahertz emitter .
This is a reasonnable hypothesis but non verifiable hypothesis in the context of present-day
technologies and would explain all observed facts. » while the hypothesis of a conventional
aircraft can’t do that.
En rouge remarques immédiates par RP.
The problem is that terahertz wave (0,3mm) are situated between the very far infrared 2600
nm and the microwaves. Thus very far from visible light. They are absorbed by very
numerous molecules and enable to travel more than 100 m in the air because of the absorption
by water molecules. They can penetrate different materiel like plastics and organic tissues
and then can detect dangerous substances like cocaine. As they are very far from the visible
length of wave they cannot produce a light so bright that the witness was afraid.
Thus just an ad hoc explanation but not credible.
Traduction : ainsi dans « Belgian wave, statistics and Ernage 2 » (sur le site de A. Meessen)
on peut trouver ceci page 15 :
« En regard de la lumière à l’avant du disque s’approchant à Ernage nous avons
mentionné (page 14 de notre rapport) que cela pouvait être une sorte de radar fonctionnant
avec des ondes térahertz (environ 0,3mm de longueur d’onde). Mais cela est une hypothèse
invérifiable. Cela correspond à la pointe de notre technologie. …….. Si le disque blanc à
l’avant de l’engin à Ernage émettait une radiation EM suffisante de ce type (hypothèse
invérifiable) il pourrait ioniser l’air devant lui. On pourrait apercevoir une lumière mais pas
nécessairement un faisceau de lumière.
A nouveau il suffit de supposer une émission suffisante et tout est expliqué. Il suffit d’y
croire !
Dans « Ernage 3 » on trouve également : « La lumière approchant pourrait être un émetteur
térahertz. C’est une hypothèse raisonnable dans le contexte des technologies actuelles mais
elle n’est pas vérifiable et cela expliquerait tous les faits observés. » tandis que l’hypothèse
d’un avion conventionnel ne le peut.
Traduction suite :
Le problème est que les ondes térahertz sont situées entre le très lointain IR (plus de 2600 nm)
et les microondes. Donc très loin de la lumière visible .Elles sont absorbées par de très
nombreuses molécules et incapables de parcourir plus de 100 m dans l’air à cause de
l’absorption par les molécules d’eau. Elles peuvent pénétrer dans différents matériaux comme
les plastiques, les tissus organiques et peuvent ainsi détecter des substances dangereuses
comme la cocaïne.
Comme elles sont très loin des longueurs d’onde de la lumière visible elles ne peuvent
pas produire une lumière si brillante que le témoin fut effrayé.
Donc juste une explication ad hoc mais non crédible.
Dans « Belgian wave, statistics and Ernage(2)” A Meessen comme à son habitude critique les
sceptiques. Il les présente comme des gens qui nient la réalité du phénomène, la vision
d’ovnis, qui sont plein de préconception et n’ont pas une pensée critique. Il prétend que nous
traitons les témoins de menteurs ce qui évidemment est de la diffamation pure et simple. Ce
que nous disons est que les témoins sont des hommes et que leur mémoire peut être
défaillante et que des simulations et passages successifs avec reconstitution sur différentes
TV peut avoir biaisé les données fournies en 2008, processus parfaitement connu des
psychologues. On peut aussi se demander pourquoi les données apparues en 2008 ne l’ont pas
été lors de l’enquête de janvier 1990 quelques semaines après l’observation. C’est lors de
cette enquête que des détails devaient être donnés qui auraient alors permis de mieux
appréhender le problème. Car sinon pourquoi avoir enquêté en 1990 ?
Conclusions :
Mes conclusions sont évidemment totalement différentes de celles du rapport « Ernage 1989 :
The facts and their analysis » vu la surévaluation évidente lors de la comparaison avec la lune.
Cette surévaluation des dimensions sur le ciel conduit à conclure une distance courte et une
vitesse lente. Mais si on tient compte des taux habituels de surévaluation entre 10 et 50 fois on
obtient un autre résultat. Le colonel divise par 10 la distance qu’il avait lui-même indiqué lors
de la première enquête de janvier 1990. Il nous dit maintenant que c‘était beaucoup plus proche
mais les données de 1990 ne furent pas contestées jusqu’en 2008 alors qu’elles figuraient dans
VOB1 depuis 1992, mais seulement après que Meessen eut commencé la seconde enquête.
De plus l’examen des photos et montages montre que la distance est nécessairement supérieure
à 400 m.
IL a écrit qu’il n’était pas intéressé par le problème des ovnis mais alors comment expliquer les
différents passages à la télévision sur différentes chaines ?
Lors d’échange de mails avec le colonel Amond de février à juillet 2008, il a écrit qu’il
n’avait jamais entendu parler des événements depuis le 29 novembre ni lu des informations à
ce sujet. Or je découvre qu’il a envoyé à la Sobeps le même message qu’au MDN le même
jour. Il avait donc déjà entendu parler de ces phénomènes sinon comment aurait-il pu
connaître l’adresse de la Sobeps que personne ne connaissait avant les événements du 29
novembre 1989.
Comment expliquer que le général De Brouwer dit, parlant de l’observation du 29 novembre
1989: « the latter observation had been amply covered in the media and at the air staff we had
received numerous questions on the origin and nature of these phenomena”.
Traduction :
« La dernière observation avait été amplement détaillée dans les médias et au staff aérien nous
avions reçu de nombreuses questions sur l’origine et la nature de ce phénomène »
Alors comment expliquer les différents passages du colonel Amond à la télévision sur
différentes chaines s’il n’était pas intéressé par le phénomène?
Comment aussi expliquer cette absence d’intérêt sur le phénomène alors que le Général De
Brouwer avait entre autre participé le 18 décembre, veille de l’envoi des lettres par le colonel
Amond, à une conférence de presse à Bruxelles au « Centre de presse international » sur le sujet
suite aux nombreux appels et questions reçues après les observations du 29 novembre et du 11
décembre par le staff ?: Cette conférence de presse est détaillée pages 122 à 126 dansVOB1.
On y découvre également pages 118 à 122 que le colonel Amond avait averti l’Etat-Major dès
le 14 novembre. Le général De Brouwer nous dit que les radars n’ont rien détecté d’anormal et
qu’il aucun plan de vol déposé pour la région d’Ernage ce soir-là et qu’il n’y avait aucune
activité aérienne qui pourrait avoir causé le phénomène et qu’aucune des 4 stations radar (2
militaires et 2 civiles) n’avait détecté du trafic qui aurait pu causer le phénomène. Remarquons
que les stations radar civiles n’affichent sur leurs écrans que les avions munis de transpondeurs.
De plus il est toujours extrêmement difficile à postériori de pouvoir associer une observation
terrestre et une observation radar car les heures généralement fournies par les témoins sont en
général imprécises et sur deux minutes d’écart par exemple un avion est à 24 km !! De plus en
aviation civile les enregistrements sont conservés au maximum un mois sauf s’il y a eu un
accident qui oblige à les conserver. Cela ne prouve pas qu’il n’y avait pas des engins intrus ou
des opérations aériennes de l’Otan même non signalées car on était 20 jours après la chute du
Mur de Berlin pour l’observation d’Eupen , 31 jours pour Ernage, et que la base américaine de
Chièvres n’est pas si loin d’Ernage. Dans le cas des observations de gendarmes à Eupen le
général De Brouwer avait aussi affirmé qu’il n’y avait pas d’activité aérienne à la base de
Bierset. Pourtant j’avais observé les décollages et vol des avions Mirage de cette base plusieurs
fois entre 17 et 19 heures ce jour- là et j’avais eu confirmation de première main le lendemain.
De tout cela il résulte que de nombreuses questions restent non résolues dans le cas d’Ernage
et que les paramètres négligés doivent être pris en compte. Plusieurs hypothèses sont
envisageables. Ni les dimensions, ni les vitesses, impossibles à estimer pour des raisons déjà
expliquées, ni la distance d’approche ne sont prouvées puisque les paramètres écartés (pour
quels motifs,) conduisent à d’autres distances et dimensions ainsi qu’à une d’autres
trajectoires.
Les données de la première enquête plus fraiches à la mémoire même si elles ne sont pas
suffisamment détaillées sont plus que probablement les bonnes car non entachées de
biais induits par les simulations et passages à la télévision successifs.
De plus il ne faut pas oublier que la manière dont nous voyons les choses ou les lumières la
nuit n’est pas bien connue de la majorité des gens , quelle que soit leur classe sociale ou leur
fonction à n’importe quel niveau, et que cela peut provoquer une mauvaise
interprétation de ce qui est vu ou de ce que l’on croit voir. Cela est encore plus vrai si
les médias ont orienté les idées vers un phénomène anormal comme ce fut le cas après
l’observation du 29 novembre 1989 à Eupen. Battage médiatique dans la presse et à la
télévision les 1er et 5 décembre entre autres. Il faut en plus tenir compte dans le cas d’Ernage
que les formes n’ont pas été vues, sauf les panneaux. Je suis convaincu que l’absence de bruit
audible et l’absence de formes visibles sont à l’encontre de l’observation d’un phénomène
aussi proche que ne l’affirme le colonel en 2008-2009.
La nature exacte du phénomène observé restera définitivement inconnue et inexplicable
vu les évidentes contradictions entre les données initiales et les reconstitutions 18 ans plus
tard et vu la volonté manifeste de faire correspondre ces reconstitutions pour coller avec
l’OVNI TYPE de la Sobeps.
Mr Meessen publia un premier article : « The Belgian wave : statistics and Ernage » en 2008
Il publia un deuxième article en collaboration avec le Colonel Amond, le general de Brouwer et
le photographe Patrick Ferryn : « ERNAGE 1989 :The Facts and their Analysis ».
Mr.Meessen publia un autre texte : « Belgian wave, statistics and Ernage (2) »
Enfin un troisième texte fut publié par Mr Meessen :
« The Belgian wave, statistics and Ernage(3) »
……..
Entre 1992 et 2008 André Amond a été interviewé pour différents programmes TV.
La RTBF a enregistré en 1992 un programme qui présentait différentes opinions et
introduisait dans ce reportage un résumé de l’observation faite à Ernage ainsi qu’une
simulation sur ordinateur de la seconde partie de l’observation.
(Quentin Van de Velde : phénomène Ovni, émission « Autant Savoir », 22 min. RTBF) et
(M Van De Velde ; simulation sur ordinateur de la seconde partie de l’observation d’Ernage :
CLAV, RTBF 1992).
ARTE a réalisé en 1996 un document plus complet ou A. Amond apparait comme témoin.
En novembre 2007 la RTBF a montré un document sous forme d’investigation : le colonel
Amond fut interviewé sur le site d’observation et le tout fut documenté en vidéo par P.
Ferryn.
La simulation CLAV fut montrée à nouveau en 1996 et 2007 selon Meessen. Elle le fut
encore en juillet 2008 ou l’émission de 2007 fut rediffusée.
Mr Meessen omet soigneusement l’émission RTBF de 2002 ou étaient présents Mrs Pierre
Magain et Jean Surdej de l’Université de Liège ainsi que Mrs Bougard, P. Ferryn et le
professeur Meessen pour la Sobeps. Cette émission équilibrée mettait en présence les tenants
et opposants de l’hypothèse extraterrestre. Elle traitait aussi de la fameuse photo de PetitRechain déjà signalée en 1990 par P Magain de l’Universitéde Liège comme un faux.
Mr Meessen a reconnu par la suite, après que je l’aie signalé, qu’il ne se souvenait pas de sa
présence mais que cela était exact après vérification.
Cette absence de souvenir après 6 ans est interpellante car que valent des souvenirs 18 ans
après ?
Références :
Vagues d’ovnis sur la Belgique, tomes 1 et 2 (VOB 1 et VOB 2)
Discussion du cas sur Caelestia.be : R. Paquay, Wim van Utrecht , A Meesen, Martin Sough
et le général de Brouwer
Sur Meessen.net on peut trouver :
« The Belgian wave : statistics and Ernage » par A Meessen
« ERNAGE 1989 :The Facts and their Analysis ». par A Meessen,, le Colonel Amond, le
General De Brouwer et le photographe Patrick Ferryn
Belgian wave, statistics and Ernage (2) par A . Meessen
« The Belgian wave, statistics and Ernage(3) » par A Meessen
Mails reçus de diverses sources participant à la discussion sur internet.
Ondes terahertz:”Une porteuse pour les ondes terahertz” par Carlo Sirtori, professeur à
l’université Denis Diderot à Paris et aussi travaille au CNRS (laboratoire des matériaux et
phénomènes quantiques) à la m^me université. Document « La recherche n° 422 ,octobre 2007
page 27.
R PAQUAY
Physicien
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Ernage, 11 décembre 1989, vers 18h45