« La province peut elle favoriser le développement de la culture maraichère sur son
territoire »
Etude de faisabilité d’une réalisation sur une parcelle proche de l’école d’application du
« Plateau Waroqué »
Introduction
L’analyse de la demande, de la situation et le choix des priorités, partiellement du moins, se
voit substituée par une synthèse des éléments en rapports avec ce thème qui figurent dans le
plan stratégique provincial, celui de structures telles que « Le cœur du Hainaut » où elle
s’implique. La mise en évidence d’actions déjà réalisées et en cours en la matière également.
L’analyse de la situation socio sanitaire en Province de Hainaut et les données plus
spécifiques à l’entité concernée viennent en soutien à la justification du projet. Le choix du
lieu de la réalisation pilote est en rapport avec les objectifs plus « stratégiques » …
D’autres préoccupations incluses à la démarche sont : le développement durable, y compris la
gestion de terrains dit « dormant », la cohésion sociale et la promotion de la santé. Sans
exclure à côté de la production conventionnelle, le label de qualité « BIO ». Nous souhaitons
que soient véhiculées les notions d’éco-citoyen et celle de la richesse de la qualité de vie.
Le développement durable n'est ni de l'écologie, ni de la politique pour l'emploi, c'est avant
tout la possibilité pour la population d'un territoire de décider du développement à long terme
de son territoire en intégrant ses intérêts environnementaux, économiques, sociaux et
culturels.
Les objectifs d’insertion ou de cohésion sociales ont été effleurés et à la demande de
partenaires ou de coordonateurs potentiels, ils n’ont été envisagés qu’au travers de structures
partenaires, déjà fonctionnelles et susceptibles d’en gérer les spécificités.
Sont restés embryonnaires et susceptible de faire l’objet d’une attention particulière, les
objectifs qui sont d’impliquer les services et cantines dont la Province assure la tutelle ou la
gestion. La notion de « commerce équitable » semble bien avoir déjà germé lui et se retrouve
dans les cahiers des charges des marchés de ces structures adjudicatrices.
Notre objectif est de renforcer la visibilité, au travers d’une réalisation proche d’un public que
nous souhaitons sensibiliser à une production alimentaire de qualité dans des conditions et des
lieux susceptibles d’enrichir notre qualité de vie.
Dans la note de politique générale de la Province de Hainaut (2011), différents domaines
d'intervention sont repris, dans le plan stratégique provincial, sous son premier axe qui
précise ses missions, ses actions.
En matière d'enseignement et de formation:
L’attention qui revient à l’enseignement et à l’éducation pour l’acquisition de valeurs
et la traduction de celles ci en comportements responsables justifie notre choix de la
proximité de l’école d’application des futurs maîtres sur un campus dédicacé à
l’enseignement.
En ce qui concerne la culture et le tourisme :
« Continuer à soutenir en Hainaut le milieu associatif et les institutions en contribuant à faire
des citoyens des acteurs responsables, des instigateurs de projets capables d'analyse et de
porter une réflexion critique sur les mécanismes de fonctionnement des êtres et celui de la
société » …
Au niveau du sport, de la jeunesse et de la promotion de la santé:
« Promouvoir, par l'étude et l'action, la santé en Province de Hainaut: informer le public des
bienfaits de l'activité sportive, des dangers de surcharge pondérale, des programmes
d'alimentation saine, des méfaits du tabac, ... Mettre sur pied des actions « prévention santé»
de proximité avec les citoyens, les associations, les pouvoirs locaux ou encore, les
professionnels de la santé, dans une optique de promotion d'une meilleure santé globale pour
le Hainaut ».
En termes d'action sociale:
« Développer une citoyenneté active et responsable »…
L'économie, l'agriculture et l'environnement favorisent le développement endogène durable
du Hainaut:
« Accompagner le monde agricole dans ses démarches vers une agriculture raisonnée et
diversifiée…
Promouvoir la production de produits agroalimentaires de qualité…
Sensibiliser la population hainuyère au respect de l'environnement…
Soutenir le secteur non marchand hainuyers et en apportant notre contribution à faire du
secteur de l'économie sociale un élément moteur du développement durable du Hainaut…
Assurer des interventions en matière de recherche, d'économie, d'expérimentation et de
promotion agricole…
Intervenir en aide aux communes: les missions d'auteurs de projet, rémunérées, relatives aux
projets notamment …de l'aménagement du territoire et de l'environnement;
Enfin, sur base de l'analyse de l'enquête menée auprès des communes et afin d'explorer la
dimension supracommunale, un ensemble de domaines d'intervention ont été identifiés
(marchés publics, espaces verts, développement durable, voirie, cours d'eau, culture,
enseignement, formation, promotion de la santé, plan de mobilité, tourisme, sports et jeunesse,
aide à la construction et entretien du patrimoine bâti) mais il faut les préciser, les clarifier en
les articulant entre eux quand cela s'avère possible mais aussi préciser leurs conditions de mise
en œuvre, financières notamment.
Ce dernier aspect des missions provinciales nous amène à nous intéresser aux objectifs de
l’action du bassin de vie « Cœur du Hainaut » où s’implique la Province, en particulier dans
les axes qui visent à améliorer l’offre alimentaire des habitants du Hainaut : manger mieux au
cœur du Hainaut. L’axe visant l’élaboration de plans de cohésion sociaux étant en
construction…
Depuis le début de l’année 2008, les forces vives de Mons-Borinage-Centre dont
l’intercommunale IDEA, réunies autour d’une plate-forme appelée Partenariat stratégique
local, mise sur pied avec l’appui du Gouvernement wallon, élaborent collectivement le plan
de redéploiement économique et social de ce territoire, actuellement baptisé Coeur du
Hainaut. Dès sa mise en place, le Partenariat s’est positionné comme une véritable plateforme multi-acteurs, mobilisatrice de différentes tranches de la population, espace de
réflexion prospective avec le seul objectif de réinsérer la région dans le tissu économique et
social régional et européen.
Les objectifs de l’IDEA sont la consolidation d’un seul bassin de vie sur le territoire de MonsBorinage-Centre. Le redéploiement économique et social basé sur des pôles diversifiés tels
que les énergies, les technologies vertes, l’agroalimentaire, les matériaux nouveaux, la
logistique multimodale, la santé, les services et les TIC. Inscrire de manière effective
l’Intercommunale dans le projet de territoire « Coeur du Hainaut, Au bout de plusieurs mois
de travail intense, entreprises, syndicats, universités, centres de recherche et acteurs
politiques, portent enfin un projet territorial commun résumé en 6 finalités. (IDEA
intercommunale de développement économique des régions Mons Borinage et du Centre)
Des six finalités pour le Coeur du Hainaut à l’horizon 2025, qui se déclinent en sept axes
stratégiques, et ceux-ci en 34 portefeuilles d’action, on retient :
Une finalité : La restauration des grands équilibres et de la qualité de la vie
Les grands équilibres auront été restaurés sur le bassin permettant une économie florissante
basée tant sur les vecteurs agricoles, industriels et serviciels que sur les ressources naturelles,
l’amélioration radicale de la santé et de la qualité de la vie face au vieillissement
démographique et aux risques de fractures sociales, l’apaisement des relations entre les
espaces ruraux et urbains, une meilleure protection de l’environnement, le retissage des liens
physiques et virtuels avec les voisins, et le désenclavement des zones marginalisées. Les
niveaux de développement et d’emploi permettront enfin de répondre aux besoins du plus
grand nombre et notamment des plus défavorisés.
Parmi les axes stratégiques et portefeuilles(PA) d’action pour le projet de territoire
Axe stratégique 4 : Améliorer le bien-être et le cadre de vie des citoyens pour assurer
l’attractivité du Coeur du Hainaut
PA 4.2. Améliorer le niveau de santé des habitants notamment par la mise en place d’outils
favorisant une alimentation saine et de qualité ainsi que par le lancement d’un plan de
prévention santé à l’échelle du bassin.
Axe stratégique 6 : Aménager un territoire d’énergies positives par une mobilisation des
acteurs et citoyens autour de l’idée d’autonomisation énergétique
PA 6.4. Élaborer un nouveau modèle agricole périurbain moins énergivore (nouvelles
habitudes alimentaires, circuits courts, etc.), qui implique une relation plus pertinente entre
la production agricole et la transformation alimentaire ou non-alimentaire issue de cette
production, afin de mieux ancrer ces activités sur le territoire.
Le cœur du Hainaut
Aspects nutritionnels
Il est communément admis par les adeptes de l'agriculture biologique que l'alimentation issue de
l'agriculture biologique est plus saine au niveau nutritif. Cependant, malgré un grand nombre d'études,
aucun consensus scientifique ne semble se dégager à l'heure actuelle.
Si les aliments bio présentent un avantage incontestable par leur très faible teneur en antibiotiques et
en pesticides, ils sont exposés au risques de contenir des biotoxines et mycotoxines, parfois toxiques
pour l'homme, risques heureusement fortement contrôlés et quasi inexistant car les aliments
biologiques sont contraints aux mêmes normes sanitaires que les autres. Les aliments bios sont
également très peu contaminés par les nitrates, mais cela est à pondérer par l'existence d'une
controverse sur la toxicité des nitrates.
Une étude britannique commanditée par la FSA (Food Standards Agency), affirme, grâce une synthèse
des données sur le sujet des 50 dernières années que d'un point de vue nutritionnel, il n'existe pas de
différence notable entre l'agriculture biologique et l'agriculture conventionnelle57. Une étude
européenne (Quality Low Input Food) devant être rendue publique à la fin de l'année et dont les
conclusions préliminaires indiquent que les produits bio contient en moyenne 40 % d'antioxydants en
plus. Selon son rapporteur : « Cela signifie que manger des légumes bio équivaut à consommer une
portion supplémentaire de légumes par jour » (Wikipédia)
Ceci nous amène à nous arrêter pour souligner l’action que mène la Province par l’intermédiaire du
CARAH, sa participation dans les recherches, études et son soutien à tous ceux qui de manière
« pluraliste » investissent pour une production de qualité, conventionnelle ou non. Le CARAH
(Centre pour l'Agronomie et l'Agro-industrie de la province du Hainaut), basé à Ath participe en effet
au projet VETABIO (Valoriser l'Expérience Transfrontalière en Agriculture Biologique, Interreg. IV).
Les actions de recherche ciblent spécifiquement les filières maraîchères et fourragères, dans le but
d'aider les agriculteurs biologiques à optimiser leurs productions et faire face à l'internalisation
croissante des marchés. Ce projet s'étale sur une durée de 5 ans (2007-2012). Son financement est
assuré par plusieurs organismes: le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), le Conseil
Régional du Nord-Pas de Calais, le Conseil Général du Nord, la Province de Flandre Occidentale, la
Province de Flandre Orientale, la Région Wallonne, le Service Public de Wallonie et la Province du
Hainaut.
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« La province peut elle favoriser le développement de la culture