La méthodologie linguistique au GETALP.
Application aux développements linguistiques du français
Sylviane Chappuy
Août 2011
A la mémoire de Bernard Vauqois et Nicolas Nedobejkine
sans qui je ne saurais rien de tout cela.
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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I.
Introduction des spécificités de la TA au GETALP
Les processus mis en jeu au cours de la traduction automatique sont
certainement assez éloignés de ceux de la traduction humaine mais peuvent
malgré tout être tous les deux décrits de la manière suivante : « Pour être
traduit un message quelconque doit être « compris », « revêtu » d’une
nouvelle enveloppe lexicale et « présenté » sous une forme grammaticale
conforme à la langue du destinataire ».
Il est fondamental dans un système de traduction automatique de restituer
le « sens » du texte source dans la langue cible, mais il est tout aussi
important de connaître la manière avec laquelle les « idées » y sont
exprimées pour pouvoir les exprimer de manière approchante et correcte
dans l’autre langue. C’est de cette idée maîtresse qu’est né le modèle
linguistique défini au GETALP.
1) La m-structure
Pour représenter un énoncé aussi fidèlement que possible, on utilisera le
concept de m-structure, décrivant en plus du lexique, l’énoncé sous quatre
aspects différents appelés niveaux d’interprétation du texte :
−
−
−
−
parenthésage en termes de classe ;
liens syntaxiques ;
liens logiques ;
liens sémantiques.
Les deux premiers niveaux sont appelés niveaux de surface et liés à la
langue ils gardent la mémoire de la façon dont les choses sont dites et les
deux derniers niveaux sont appelés niveaux profonds et expriment la
« compréhension » que l’on a du texte, ils sont communs à toutes les
langues.
De la même façon, pour une langue donnée il y a plusieurs façons de dire
syntaxiquement la même chose. Au sens profond, le but est donc que tout
les paraphrasages d’une même phrase aient la même structure à ces
niveaux d’interprétation profonds. C’est le « secouage », on attrape la
phrase par un autre bout (le gouverneur à ces niveaux d’interprétation
profonds) et on « secoue » la structure en ne gardant que RL et RS. Comme
aux niveaux profonds on a calculé les mêmes informations, on a la même
structure pour toutes les langues.
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2) Le processus de traduction en trois phases
Il est fondamental de décomposer une traduction en trois phases
totalement indépendantes les unes des autres : l’analyse du texte pour la
« compréhension » strictement monolingue, le transfert de ce texte pour
obtenir la nouvelle enveloppe lexicale et ses potentialités et enfin la
génération ou plutôt synthèse de l’énoncé dans une nouvelle langue elle
aussi strictement monolingue. Cette approche qui est celle des systèmes de
traduction dits de deuxième génération avec transfert a été adoptée par
GETALP il y a de nombreuses années1.
La phase de transfert étant la seule bilingue, il faut ne jamais perdre de vue
que le but est de la réduire à son minimum et donc de pousser au maximum
la phase d’analyse de chaque langue et de travailler à des générations « tout
terrain » (qui se débrouillent avec très peu, c’est-à-dire même avec une
analyse faisant défaut et rien de prédit en transfert qui soit utilisable) qui
permettent cette optimisation du transfert. Cette approche est celle du
GETALP dont les derniers systèmes développés sous Ariane ont eu pour
objectifs de mettre en œuvre cette optimisation (génération du français2).
3) Les bases de données lexicales
Il faut que les dictionnaires monolingues soient conçus de telle façon que
les dictionnaires de transfert soient réduits à leur minimum. Cette approche
est celle du GETALP qui privilégie le développement de bases de données
qui, d’un point de vue monolingue, différentient les sens des mots et d’où
sont extraits automatiquement les dictionnaires des systèmes de traduction
qui permettront les calculs linguistiques en analyse et en génération. Le but
ultime étant la génération quasi automatique des dictionnaires de transfert
(aujourd’hui très coûteux) à partir de ces bases (faire des petits nœuds :
mots/sens entre deux langues dans une base multilingue).
Toujours dans un but d’optimisation des coûts, ces bases de données dans
leur partie monolingue sont développées par couches successives, dont
certaines peuvent être confiées à des outils informatiques, d’autres à des
locuteurs sans qualifications particulières, d’autres à des spécialistes
dument formés, ce sont les « dictionnaires mille-feuilles ».
La jonction mots/sens entre deux langues pour la phase de traduction
réduite au minimum devra malgré tout être confiée à un traducteur formé.
4) Les grammaires statiques
1
2
***CETA ?***
Voir le document Spécification de la Génération syntaxique du français, S. Chappuy (2011)
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Le but des grammaires statique était initialement de libérer le linguiste des
contraintes de la programmation sous les moteurs du système de
traduction Ariane. De séparer donc l’aspect spécification linguistiques de
l’aspect implémentation linguistique. Les premiers systèmes de traduction
avaient été développés sans spécifications préalables et ont posé des
problèmes de maintenance et très vite on en a ignoré la couverture
linguistique exacte en l’absence des auteurs. Le problème étant surtout le
développement des analyses, les grammaires statiques dans leur première
version avaient une structure assez sommaire, leur grand intérêt était de
décrire les structures linguistiques (arborescentes) une par une et d’être
facilement incrémentales. Une première grammaire statique a été
développée pour le français dans le cadre du Projet national TAO. Elle a été
développée par la société B’VITAL après une analyse de corpus faite sur des
manuels de maintenance dans le domaine de l’aéronautique et a servi de
base au développement de l’analyse structurale du français pour la
traduction de manuel d’aviation 1984-1987, elle a ensuite été réutilisée en
1990 comme base pour les spécifications de l’inplémentation d’une
nouvelle GS du français3. Parallèlement une grammaire statique de l’anglais
a été développée à partir du même type de corpus (en fait la traduction
humaine du corpus choisi pour le français).
La grammaire statique a été rebaptisées plus tard « String to Tree
Correspondance Grammars » ou STCG par M. Zaharin Yussof.
Une version à jour de la grammaire statique du français implémentée est
disponible depuis août 20114.
5) En bref
La TA au GETALP c’est donc :
−
−
−
−
II.
Une théorie linguistique ou modèle linguistique
Une méthode et des outils de spécification linguistiques
Une méthode et des outils de développement des dictionnaires
Des outils d’implémentation (moteurs) spécialisés.
Une théorie linguistique ou modèle linguistique
On parlera dans ce qui suit de « langue source » et de « langue cible » pour
un système traduisant d’une langue appelée langue source vers une langue
appelée langue cible.
1) L’analyse de la langue
3
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Ce document Spécification de la Génération syntaxique du français ******** TRAOUIERO
Mise sur la forge, projet TRAOUIERO, août 2011.
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L’analyse d’un texte dans une langue donnée a pour objectif de fournir pour
ce texte sa m-structure.
Quand on parle en traduction automatique de « compréhension », il s’agit
bien entendu d’une compréhension implicite, on ne comprend pas un
énoncé en en saisissant le contenu informatif, mais en en saisissant
seulement l’enveloppe formelle. Dans le processus de traduction, c’est
l’analyse qui prendra en charge cette compréhension de l’énoncé. La
signification de l’énoncé sera représentée en termes de prédicats logiques
et sémantiques auxquels s’ajoutent des informations sémantiques calculées
sur les différents éléments de l’énoncé.
L’analyse d’un texte a pour objectif de fournir pour ce texte cette mstructure.
2) Le transfert, minimal et prédictif contrastivement
Le transfert traite des phénomènes contrastifs entre les deux langues.
« Trouver une nouvelle enveloppe lexicale à l’énoncé » revient à traduire
chaque élément du lexique qui le compose. Il s’agit d’une traduction de
chaque mot utile5 à l’énoncé, dans le contexte dans lequel il apparaît. Ceci
est pris en charge par la phase transfert lexical (TL). Il va ainsi traduire le
lexique proprement dit, en donnant pour chaque feuille de l’arbre d’analyse
la meilleure traduction possible en fonction du contexte logico sémantique
calculé par l’AS. Ces traductions seront porteuses de leurs propres
potentialités syntaxiques exprimées dans le jeu de variables de la langue
cible.
Le transfert (TS) qui n’intervient pas du tout sur la structure de fin
d’analyse pour les deux niveaux les plus profonds, va par contre étudier les
deux niveaux les moins profonds de la langue source et regarder comment
dans la langue cible il lui est possible de les rendre au mieux. Il va donc
faire des prédictions sur les niveaux de surface de la langue cible en
fonction des niveaux de surface de la langue source. Ces prédictions ont
pour rôle d’orienter la génération pour la prise en compte de la façon dont
les choses ont été exprimées en langue source, tout en permettant à celle-ci
de rester strictement monolingue.
Dans le traitement contrastifs des variables de la langue source et de la
langue cible, le transfert prendra soin de bien restituera les paraphrasages
des schémas de dérivations de la langue source qui seraient inconnues de la
langue cible de façon à ce que leur traduction soient transparentes à la
génération qui ignore de quelle langue elle vient.
Certains mots jugés inutiles peuvent avoir été supprimés par l’analyse, d’autre variabilisés, d’autre enfin
créés pour restituer du sens.
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Dans les prochaines versions des grammaires d’AS, la polysémie devra être
transparente au TL. L’AS présentera une polysémie / une ambiguïté non
résolue comme des feuilles de l’arbre sous une seule feuille mère (comme
des « cerises ») et ce sont ces « cerises » que le TL prendra en charge. Ainsi,
pour lui, ce sera comme si tout était résolu et il n’a aucun choix stratégique
à faire concernant la langue source, il traduit en contexte. Cette stratégie
d’analyse va permettre de diminuer considérablement les coûts et les
développements des dictionnaires bilingues qui doivent être développés
comme si tous les problèmes étaient résolus à l’issue de l’AS. Le TL françaisanglais du modèle aéronautique actuel, même si l’analyse est correcte, se
retrouve face à des polysémies non résolues en AS et doit donc « trier »
dans ce qu’il reste, il doit donc hiérarchiser les traductions qu’il propose et
fournir au cas où, une traduction par défaut, ce qui ne doit pas être son
problème.
En clair, si on n’a pas réussi à choisir entre deux sens d’un même mot en
analyse, le transfert traduira les deux, transfèrera les deux à la génération
qui fera au mieux avec le père qui portera toutes les potentialités
communes et répercutera ses choix sur les différentes « cerises »).
En bref, le transfert ne doit pas prendre en charges les faiblesses ou
impossibilités de l’analyse. Sauf à prédire (en TS) en cas d’analyse non
terminée un ordre sur les morceaux analysés de façon à tenir compte dans
cet ordre de l’aspect contrastif des deux langues.
3) La génération ou synthèse
La génération qui doit être strictement monolingue, a pour objectif de
fournir pour la structure issue du TS où sont reconnus comme seuls valides
les niveaux d’interprétation profonds RL et RS, une m-structure valide pour
la langue vers laquelle on traduit, en utilisant au mieux les prédictions aux
niveaux de surface fournies par le TS et les potentialités de dérivations (qui
sont pour la génération les potentialités de paraphrasages) du lexique de la
langue, fournies par le TL .
Elle vise à présenter l’énoncé sous une forme grammaticalement conforme
à la langue vers laquelle on traduit. Elle va partir de la structure profonde
de l’analyse et essayer de restituer le mieux possible les prédictions faites
en transfert par les niveaux de surfaces de la langue.
Une fois obtenue cette m-structure, elle fournit une suite de formes
représentant le texte traduit.
La génération doit par ailleurs palier aux faiblesses d’une éventuelle
analyse (analyse non terminée ou partielle en présence d’un mot inconnu
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par exemple) en veillant à toujours faire au mieux et ne rien déplacer
intempestivement.
III.
La m-structure et le classement des variables selon 3
niveaux d’interprétation
a) Le premier niveau d’interprétation : Niveau CAT et K
La structure de dépendance vs structure en terme de classes syntagmatiques
On avait pour ce niveau d’interprétation le choix entre deux approches :
Nicolas Nedobejkine, définit ce premier niveau comme celui de la catégorie
morphologique avec ses dépendants, Bernard Vauquois, comme celui de la
classe syntagmatique6.
 Structure de dépendance
« Pourquoi parler de GN, GADJ, … en fait c’est le nom avec ses dépendants :
roman policier : roman nom, policier son dépendant, adjectif qui fonctionne
comme un nom. »7
Dans un arbre de dépendance, on ne duplique pas (Nom domine adjectif,
qui domine adverbe, etc.) Les problèmes de portée sont exprimables au
moyen de variables auxquelles il faudra ajouter d’autres variables qui
indiqueraient le sens de dépendance ; dans, Je bois une tasse de thé, il y a
inversion de dépendance.
 Structure en termes de classes syntagmatiques
Aux classes terminales (Cat) correspondent des classes non terminales (K)
qui n’ont pas grande utilité autre que celle de nous simplifier la tâche.
Il y a un cas où cette duplication a une vraie utilité, c’est le cas de la
coordination pour résoudre les problèmes de portée : Les gouvernements
(pluriel) français (singulier) et américain (singulier) avec pour
signification : Le gouvernement français et le gouvernement américain. C’est
aussi le cas de deux verbes ayant le même sujet8.
En fait, ces deux structures sont équivalentes9, et pour des raisons de
simplification des manipulations, la m-structure a retenu le choix d’un
parenthésage en termes de classe syntagmatiques.
Les classes syntagmatiques ont été introduites par Noam Chomsky.
Nicolas Nedobejkine, entretien janvier 2003
8 Ben Zécri parlait de parataxie et d’épitaxie au lieu de lien de coordination et de subordination.
 Coordination : même niveau, lien horizontal.
 Subordination : domination, lien vertical.
9 Voir à ce sujet l’article de Bernard Vauquois *** qui a démontrer que l’on passe par un simple algorithme
de l’une à l’autre des ces deux structures.
6
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7
Au niveau morphologique, il y a les catégories habituelles que nous
reprendrons ici telles qu’elles sont.
Pour le français dans le modèle FR3 elles sont :
CAT= (V, N, A, D, R, S, C, P, PREF, INC, EDIT, NA) catégories syntaxiques.
V verbe,
N nom,
A adjoint i.e. adjectifs ou adverbes,
D déterminants (articles et adjectifs possessifs, démonstratifs),
R représentants (pronoms),
S subordonnants (prépositions et conjonctions de subordination, locutions du même type),
C coordonnants (conjonctions de coordinations simples ou "à balance"),
P signes de ponctuation, PREF préfixes (ex: post- anti- non-),
INC catégorie des mots inconnus i.e. ceux qui ne sont pas dans le dictionnaire,
EDIT signes d'édition,
NA non alphabétique.
A certaines de ces catégories sont associées une ou plusieurs classes
syntagmatiques (par exemple le GN est l’extension du N) :
K= (PVB, PPART, PINF, PREL, PSUB, NV, GN, GADJ, GADV, GORD, GCARD)
PVB proposition verbale (conjuguée),
PPART proposition participiale,
PINF proposition infinitive,
PREL proposition relative,
PSUB proposition subordonnée ou complétive,
NV noyau verbal (choix stratégique de regrouper autours du verbe ce qui le modifie, négation, modalité,
adjoints),
GN groupe nominal,
GADJ groupe adjectival,
GADV groupe adverbial,
GORD groupe ordinal,
GCARD groupe ordinal.
Il serait fructueux de créer en français un groupe déictique ou groupe déterminant GDET dont l'absence à
posé des problèmes.
Et des sous catégories syntaxiques :
 Sur les verbes : SUBV= (VF, INF, PPR, PPA)
VF pour verbe conjugué,
INF pour verbe à l'infinitif,
PPR pour participe présent,
PPA pour participe passé.
 Sur les adjoints : SUBA= (ADJ, ADV, CARD, ORD)
ADJ adjectif adjoint de nom ou de prédicat attributif (ex: "capable", "beau), voir PLADJ,
ADV adverbe adjoint de verbe ou d'adjoint, voir SUBADV et PLADV,
CARD cardinal (ex: "sept", "7", "vingt et un", "quatre-vingt"),
ORD ordinal (ex: "septième", "1er").
− SUBADV= (ADV, ADADJ, MADV, MADADJ, ADGN)
ADV adjoint de verbe (critère: peut être présent dans le noyau verbal entre auxiliaire et verbe)
(ex: "rapidement", "autant", "bien", "vite", "souvent", "septièmement"), voir aussi PLADV,
ADADJ adjoint d'adjectif (critère: se place entre le nom et l'adjectif pour modifier l'adjectif, "une
chose"+ADADJ+"belle") (ex: "très", "bien", "assez", "vraiment"),
MADV adjoint d'adjoint de verbe (critère : se place entre le verbe et l'adverbe qu'il modifie,
"mange très vite", se combinent, "il mange vraiment très vite = vraiment (très (vite)) ce qui ne
signifie pas "vraiment très" mais "très vite" d'une part et "vraiment ...vite" d'autre part. (ex : assez,
moins, plus, aussi, bien) Voir ADVNM pour bloquer sur certains adverbes la présence d'un adjoint
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par exemple sur "vraiment" qui est bloquant pour les MADV, il n'est pas modifiable, de même
"très", mais il ne le sont pas pour les négation ),
MADADJ adjoint d'adjoint d'adjectif (attention, modifie l'adjoint et non pas l'adjectif modifié), c'est
le cas des adverbes de négation (ex: "pas vraiment belle", "pas trop usée"),
ADGN adjoint du groupe nominal, on y met aussi en attendant mieux les adjoints de déterminant
(ex: avec), voir PLADGN,
NEG adverbe de négation, porte pour des problèmes de place la variable NEG et ne sont pas
référencés ici.
− ADVNM= (1)
Le codage des adverbes n'est pas très satisfaisant pour les calculs, il faudrait le refaire à partir des
documents rédigés depuis avec Nicolas Nedobejkine qui s'intéressent aux types d'adverbe et à
leur sémantique. Il y a forcément des raisons sémantiques à cette "non-modifiabilité".
Sur les Adverbes, cette variable permet de repérer ceux qui ne peuvent pas être modifiés par
autre chose qu'une négation (ex: "vraiment", on ne dit pas "très vraiment", "très", "tout à fait","
réellement", "beaucoup").
− PLADGN= (1, 2, 3)
Le codage des adverbes adjoints de noms n'est pas très satisfaisant pour les calculs, il faudrait le
refaire à partir des documents rédigés depuis avec Nicolas Nedobejkine qui s'intéressent au types
d'adverbe et à leur sémantique, en fait, ces ADGN sont porteur d'une RS prédite de MODUL (ex:
environ, surtout, au maximum) ou de QFIER (ex: tous, bien, aucun). Cette variable est surtout
nécessaire en GS pour affecter une place correcte des adjoints, et en l'absence d'une étude plus
approfondie, ignorée en AS, où ils sont forcément à leur bonne place.
1 adjoint de groupe nominal qui peut être placé avant la préposition (ex: "surtout par ce temps",
"au maximum dans les trois premiers jours", « presque par tous les temps")
2 adjoint de groupe nominal qui peut être placé immédiatement après la préposition (ex: " par
presque tous les temps ")
3 adjoint de groupe nominal qui peut être placé après le nom gouverneur (ex: "pour 3 jours au
moins", "dans les trois jours au maximum ").
− PLADV= (1, 2, 3)
Le codage des adverbes n'est pas très satisfaisant pour les calculs, il faudrait le refaire à partir des
documents rédigés depuis avec Nicolas Nédobejkine qui s'intéressent aux types d'adverbe et à
leur sémantique.
1 adverbe pouvant se trouver en début de phrase (ex: "immédiatement, il a vu le problème")
2 adverbe pouvant se trouver dans le noyau verbal (ex: "il a immédiatement vu le problème", 'il a
bien vu le problème")
3 adverbe pouvant se trouver en fin de phrase (ex: "il a vu le problème que ... immédiatement")
− PLADJ= (AVANT).
Variable placée en morphologie sur les adjectifs qui ont la possibilité de se placer avant le nom
(ex: une belle maison") en fait cette propriété est due à la sémantique des adjectifs et à leur
longueur, mais en l'absence de meilleurs critères, on a choisit ce raccourci qui marche plutôt bien.
 Sur les noms : SUBN= (NC, NP, REF)
NC nom commun (ex: "clé", "utilité", "formation")
NP nom propre (ex: "OTAN", "Grenoble", "NEOPRENE")
REF référence (ex: "A380" dans "Airbus A380")
 Sur les représentants : SUBR= (REL, TELOC, AUTRES)
REL pronom relatif qui font partie des classes fermées et sont donc traités par le dictionnaire du "noyau
de base" et traité par UL dans les grammaires.
TELOC représentant de lieu ou de temps (critère: réponse à "où?" réponse à "quand?") (ex: "ici",
"demain"), ils portent SEMN pour les différentier (pb de place)
AUTRES tous les autres, qui font partie des classes fermées et sont donc traités par le dictionnaire du
"noyau de base" et traité par UL dans les grammaires.
 Sur les subordonnants : KREG= (GN, PINF, PSUB)
Variable portée par la préposition ou le subordonnant pour dire quel type de groupe il introduit.
ATTENTION: il est prévu de mettre la même UL sur la préposition, la conjonction de subordination et par
la suite l'adverbe pour paraphraser (ex: « placer sur... », « placer dessus », « bien qu'il pleuve », « malgré la
pluie », « avant de partir », « avant qu'il ne parte »).
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GN introduit un GN (ex: "par", "de", "au dessus de")
PINF introduit une infinitive ((ex: "par", "pour", "avant de")
PSUB introduit une proposition subordonnée (ex: "parce que", "pendant que", "bien que")
(PPART) introduit une participiale (ex: "en", "tout en") traité par UL.
 Sur les déterminants : pas de sous catégorie, traités par UL.
 Sur les coordonnants : pas de sous catégorie
− COORDB= (EL1, EL2)
Cette variable, portée par les coordonnants indique qu'ils sont première partie ou deuxième
partie de coordination dite "à balance (ex: "non seulement…mais encore….", "soit…soit….soit",
"plus…plus…", "ni...ni" mais en fait on ne gère pas d'éventuels croisements.
Au niveau morphologique, on trouve le genre, le nombre, le temps, le mode,
(parfois l’aspect, mais pas en français où il est syntaxique).
 GNR= (FEM, MAS)
MAS masculin
FEM féminin
En fait il faudrait rajouter le NEUTRE qui existe en français et serait bien intéressant en TL vers
d'autres langues (ex: "ce qui est interressant…").
 NB=(SING, PLUR)
SING pour singulier (ex: cheval)
PLUR pour pluriel (ex: chevaux)
 TEMPS= (PRES, PAS, FUT, IPF)
Pour le temps, trois possibilités:
PRES pour présent, PAS pour passé simple,
FUT pour futur,
IPF pour imparfait.
ATTENTION, le passé composé est un présent composé pour nous (voir variable COMPOS)
 MODE= (IND, COND, SUBJ, IMP, GER10)
IND indicatif
COND conditionnel
SUBJ subjonctif
IMP impératif
GER gérondif (calculé en français).
 PERS= (1, 2, 3)
Sur les pronoms, PERS indique la personne,
1 pour 1e personne, ….
À combiner avec genre.
 TYPOG= (PCAP, TCAP, SCRIPT, ABBR, DIGIT)
PCAP mot dont la première lettre est en majuscule (ex: Paul).
TCAP le mot est tout en majuscule (ex: S.N.C.F.).
SCRIPT ordre de document format script (ex: .BR).
ABBRE le mot est une abréviation (ex: ABBREV.).
DIGIT le mot est en chiffre (ex: "deux" écrit "2").
b) Niveau FS
10
Syntaxique en français.
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La manifestation de ce niveau d’interprétation est au niveau syntaxique en
tant que fonction.
Au niveau syntaxique, on reprendra les variables précédentes et on pourra
y ajouter un rôle syntaxique.
Par exemple : « demain » et « hier » adverbe et rôle syntaxique de nom;
« bien », « mal », adverbe et rôle syntaxique d’adjectif.
Dans la grammaire traditionnelle, on parle de sujet, de complément d’objet
direct ou indirect, que l’on différentie des circonstants qui eux, ne sont pas
nécessaires à la compréhension de la phrase. Et ceci, sur les verbes
uniquement (y compris gérondif et participe).
Pour le nom, elle parle de complément de nom même s’il s’agit d’un nom
d’action.
Il y a la même chose pour les adjectifs où on parle de complément
d’adjectif : « sûr de…. », « relatif à… » et pour les adverbes où on parle de
complément d’adverbe : « relativement à… ».
Pour les propositions infinitives on parle d’objet direct ou indirect et on
parle aussi de proposition subordonnées complétive (objet directe) ou
complément d’objet indirect.
Les adverbes à rôle de complément d’objet ne sont pas nommés dans la
grammaire traditionnelle, on les appellera adverbe complément.
Pour les mots outils tout dépend de la structure choisie :
 « préposition ou subordonnant (Nom) »
Nedobejkine,
préféré par Nicolas
Ce choix est justifié par le fait que du point de vue étymologique, toutes ces
prépositions étaient des adverbes qui régissaient des groupes nominaux.
Même unité lexicale pour adverbe et préposition.
Exemples : dessus - sur, dessous - sous.
 « Nom (préposition ou subordonnant) » choix de Bernard Vauquois :
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Bien entendu, la m-structure n’impose pas de choisir entre ces deux visions
d’une même information.
Les variables choisies en français pour ce niveau d’interprétation sont les
suivantes :
La variable principale de fonction syntaxique :
FS= (GOV, SUJ, OBJ, ATSUJ, ATOBJ, CIRC, CIRCP, CPAG, ATG, ATGR, COORD,
COMP, RFDG, LXAX, DES, REG, ENUM, APP, INCL) Fonctions syntaxiques.
La FS=GOV, dans beaucoup de système au GETALP est interprétée comme FS=GOV, RS=GOV et RL=GOV.
Dans le français (GS par exemple et Grammaire Statique) on a GOV=1 pour RL=RS=GOV sur le prédicat
principal. Dans l’absolu, il faudrait définir un gouverneur (GOV) par niveau d’interprétation, qui indique
par où attraper la structure (avant le « secouage », expliqué plus haut).
GOV gouverneur
SUJ sujet ou sujet réel
OBJ complément d'objet. Personnellement je créerais bien le COD et COI traditionnels qui ne perturbent
pas les indexeurs !
ATSUJ attribut du sujet
ATOBJ attribut de l'objet
CIRC circonstant
CIRCP circonstant privilégié pour ce qui est à mis chemin entre l'objet et le circonstant sans que l'on sache
réellement qu'elles en sont les rections (réponse à "où?" sur "aller", réponse à "combien de temps?" sur
"durer", réponse à "combien?" sur "peser"," payer")
CPAG complément d'agent
ATG attribut du gouverneur
ATGR attribut du groupe (différence de portée entre ATG et ATGR)
COORD groupe coordonné
COMP complément de nom
RFDG référence au degré porté par la deuxième partie des comparatifs et consécutifs.
LXAX lexème auxiliaire porté par les préfixes, les éléments séparés d'une expression avant reconstitution,
DES désignation
REG régisseur
ENUM énumération porté par chaque élément de l'énumération, traitée comme une coordination avec le
1e groupe portant la FS commune (s'il y a, ce qui n'est pas forcément le cas), en fait sous Ariane,
actuellement on a après le pré-traitement des phrases isolées et on perd la continuité du texte.
APP apposition
INCL incise, inclusion
A laquelle s’ajoutent les variables morphologiques précédemment données
qui nous indiquent le comportement syntaxique des mots des différentes
catégories et d’autres encore nécessaires aux calculs de ce niveau telles
que :
 AUX= (ETRE, AVETRE) auxiliaire de conjugaison du verbe.
ETRE auxiliaire être (ex: partir),
AVETRE pour admet les deux (ex: monter), avoir est le cas par défaut.
Attention, un verbe qui a deux auxiliaires de conjugaison correspondants à des sens différents, aura des
entrées différentes, mais actuellement on a un tas.
 IMPERS= (VIL, VFIL, PPAIL, PPRIL)
Porté par les verbes impersonnels
VIL verbe toujours impersonnel (ex: pleuvoir, s'agir)
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VFIL verbe conjugué utilisé de façon impersonnelle, c'est une sorte de paraphrase (ex: il arrive que + subj,
il semble que…)
PPAIL adjectif ou ppa employé de façon impersonnelle (ex: il est nécessaire + de ou que , il est entendu
que...)
PPRIL participe présent impersonnel (ex: il est amusant + de ou que, il est satisfaisant ...)
Pour PPAIL et PPRIL, on se demande un peu si ce ne sont pas plutôt des adjectifs et ce codage serait en fait
dû à la non présence dans notre modèle actuel français de l'ambigüité adj-ppa et adj-ppr car "il serait
amusant que tu viennes" = "ta venue serait amusante". On ne devrait avoir que ADJIL.
 NEGIMP= (N, P) Indique si la forme négative ou/et la forme positive
peut/peuvent être impersonnelle(s)
N la forme négative est impersonnelle (ex: il est inacceptable de…', "il est inutile de…")
P la forme affirmative est impersonnelle (ex: "il est certain que…", "il est utile de…")
 NI= (1) Présence d'un ne explétif effectif sur le verbe.
Se place sur les mots qui demande le "ne explétif" (ex: 'il NE prend AUCUNE précaution)
Attention, je CRAINTS qu'il NE vienne est traité par la variable ************************
Voir aussi NIMOD.
 POTPASS= (1)
Porté par les verbes qui ne peuvent être mis au passif, cette variable est peut-être calculable (verbes
transitif se conjuguant avec avoir), (ex: tomber, se repentir, agir).
 PREF= (NEG, REP)
Les préfixes de négation et de répétition, morphologiquement marqués en français sont variabilisés. Ils
peuvent aussi être calculés par la suite à partir de la syntaxe (ex : "de nouveau"…) On a pour cela une
variable NEG mais on pourrait utiliser la même. Voir NEG et NEGMOD.
 REFL= (OBL, SE1, SE2) Rôle du pronom réfléchi sur la forme réfléchie
du verbe
OBL réfléchi toujours présent sur le verbe sans qu'il s'agisse d'une rection du verbe (ex: s'agir, s'évertuer)
attention ne pas confondre avec le réflexif passif (ex: s'évaporer= être évaporé)
SE1 verbe parfois réfléchi et pour lequel le pronom réfléchi a une place d'ARG1 (ex: se donner, se
retourner, se pendre)
SE2 verbe parfois réfléchi et pour lequel le réfléchi a une place d'ARG2 (ex: s'attribuer, s'offrir)
 TPN= (ILS, LES, LEUR, EUX) Type de pronoms en fait ce sont les cas
qu’il faudrait avoir.
Le nombre est très restreint et on traite par UL, mais en fait des cas et une seule UL serait plus propre.
 TYPE= (ATROB, FAIRE, INDIR) Type de verbe, pour ceux ayant un
comportement syntaxique particulier.
Cette variable indique un comportement syntaxique particulier pour un prédicat, elle devrait avoir
beaucoup plus de valeurs mais pour des raisons de place, les comportements qui ne touchent que peu de
prédicats ont été non indexés car ils pouvaient être traités en testant les UL et portaient sur des prédicats
qui font partie du noyau de base du français ou pour des problèmes de variabilisation ont été rentrés sous
une variable particulière:
ATROB: verbe admettant un attribut de l'objet (ex: croire "il croit X fort, il le croit son ami", considérer: il
considère X (comme) fort, comme son ami".
FAIRE prédicats introduisant des propositions infinitives avec sujet, ils sont au nombre de 7 : "laisser",
"faire", et les verbes dits de perception: "sentir", "entendre", "écouter", "voir", "regarder". (ex: "X laisse Y
manger", "il le lui laisse manger, "il laisse manger X à Y", "X laisse manger Y", "il le laisse le manger" .
Chacun des ces prédicats à un comportement syntaxique particuliers.
(COPULE) prédicats admettant un attribut du sujet, ils sont en nombre limités, 6 UL : "être", "paraître",
"semble", "devenir", "demeurer", "rester", "passer pour" "avoir l'air". On a préféré une variable
particulière pour leur présence TYPP car on les variabilise.
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
13
(MODAL) prédicats de modalités ils sont en nombre limités: POUVOIR et DEVOIR auquel il faudrait ajouter
la forme impersonnelle de falloir qui en est un paraphrasage. On a préféré une variable particulière
MODAL.
INDIR prédicats introduisant une interrogative indirecte, n'est pas traité dans le modèle mais devarait
être ajouté (ex: "demander", "savoir")
Auxquelles s’ajoutent les variables concernant les informations syntaxiques
calculées sur les mots et les groupes11.
 ASPECT= (FUTPROB, PASPROCH, FUTPROCH)
Variable d'aspect, essentiellement calculée et variabilisée car devant être transférée par des prédictions
d'aspects ou de temps en fonction de la langue cible.
FUTPROB futur PROB pour "probable" (ex: il va partir)
PASPROCH passé proche (ex: il vient de partir)
FUTPROCH futur proche (ex: être sur le point de partir, être en passe de)
PROG si il n'a pas été mis avec la variable MODE.
 COMPOS= (1)
Traitement des temps composés: à l'indicatif, le passé composé est un "présent composé", le futur
antérieur est un "futur composé", le passé antérieur est un passé composé, le plus que parfait est un
imparfait composé. Idem avec les autres modes.
 COMPOSMOD= (1)
La modalité étant variabilisée, la composition sur la modalité doit être dissociée de la composition (ex: il
doit avoir vu, il a dû voir).
 DEG= (COMP, SUP, CONS) Degré de comparaison
Il est morphologiquement marqué sur seulement 2 UL : bon et mauvais, aussi ces mots font partie du
noyau de base. Ce degré est pour le reste calculé.
On aurait pu et on devrait y ajouter le cas de très, qui peut être morphologiquement marqué: "bellissime",
"grandissime" et relève du même registre ABS pour absolu.
COMP comparatif, ex : plus, moins, plus vite
SUP superlatif, ex : le plus, le moins rapide
CONS consécutif, ex : si grand (que ---).
 ENONCP= (DECL, INTER, IMPER) Type d’énonciation
DECL déclarative
INTER interrogative
IMPER impérative
On pourrait rajouter des tas d'autres choses utiles:
TITRE
ALARME (ex: ATTENTION: ….)
 INT= (1)
Variable présente sur la phrase pour signifier qu'elle est interrogative.
Variable aussi présente sur les introducteurs ou adverbes pour signifier qu'il introduisent une
interrogation (ex: "quel homme ….?", "combien coûte ....?", "combien de personnes...?")
 MODAL= (DOIT, PEUT)
Indique la présence de la modalité.
Certaines variables expriment à la fois une valeur calculée au niveau syntaxique et une propriété
syntaxique d’un prédicat. C’est bien sûr maladroit, mais pour des problèmes de gain de place sur les
variables nous n’avons pu y échapper.
11
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
14
Cette variable peut être morphologiquement marquée (ex: "lisible", "calculable") 12, ou peut être calculée
(ex: "mesure à prendre = qui doivent être prises")
Il faudrait traiter la combinaison pouvoir + pouvoir (ex: peut être illisible = peut ne pas pouvoir être lu"),
différentier doit + pouvoir de peut + devoir, etc.
 MOTCOMP= (1)
Cette valeur est portée par les différents éléments d'un mot composé calculé (ex: électro-métallurgies,
radio-électricité, franco-suisse, citerne-avion).
 NEG= (1)
Présence d'une négation syntaxique. On aurait pu avoir pour la négation une seule variable mais on a
fréquemment ajout de négation sur un préfixe de négation, on a donc gardé les deux PREF=NEG et NEG=1
(ex: s'il n'est pas illisible).
 NEGMOD= (1)
La modalité étant variabilisée, la négation sur la modalité doit être dissociée de la négation (ex: il ne doit
pas voir, il n'a pas dû voir).
 NIMOD= (1)
Présence d'un ne explétif effectif sur le modal (car la modalité est variabilisée). Voir NI.
 PORTEE= (TOUT)
Cette variable exprime la portée d'une relation, par défaut la relation est exprimée par rapport au
gouverneur qui est le prédicat principal (même si les relations sont inverses), parfois, la portée va au-delà
du gov et concerne tous le groupe, la valeur de portée est alors TOUT.
(ex: "utile à tous et nécessaire", "utile et nécessaire à tous".
 REL= (1)
Cette trace permet de retrouver l'antécédent d'un pronom relatif en "remontant depuis le pronom jusqu'à
la PREL dont le gouverneur du père est l'antécédent et inversement.
 ROLE= (RSUJ, RCOMP, RADV) Rôle syntaxique des pronoms
personnels et aussi repérage des paraphrasages (2 variables en une
pour des problèmes de place !)
RSUJ rôle de sujet (ex: "il", "je", "nous")
RCOMP rôle de complément ou d'objet (ex: "nous", "me")
N'a rien à voir, mais mis au même endroit pour des problèmes de gestion de la place des variables :
RADV rôle d'adverbe, cette variable est calculée sur des groupes qui sont en fait des paraphrasages
adverbiaux, on aurait pu aussi supprimer le paraphrasage, on a laissé ce travail au TS pour l'instant.
(calculé sur "avec efficacité", "de façon efficace", "de manière très efficace", "sans la moindre utilité" par
exemple)
On aurait pu créer aussi RADJ sur des groupes nominaux jouant un rôle d'adjectif (ex: "de couleur=
coloré", "en court-circuit").
 SUBJONC= (VS, VPS, NGVS, VNIS, NGVNIS, IMPVS) Type de complétive
introduite par le prédicat
Cette variable est aussi portée par certains introducteurs de circonstants qui induisent le subjonctif (ex:
"avant que" + "ne" explétif + subjonctif, "jusqu'à ce que" + subjonctif))
VS la complétive est toujours au subjonctif (ex: "il faut qu'il vienne", ‘j’aimerais qu’il prenne son chapeau »,
« il est normal que tu finisses en retard » et derrière les introducteurs : « afin que », « pour que », etc. )
VPS La complétive est parfois au subjonctif (ex : « il semble qu’il est/soit venu en notre absence », « je
comprend qu’il a/ait des difficultés en classe »)
NGVS la complétive est au subjonctif si le prédicat est négatif (ex: "je ne pense pas qu'il vienne", « je
n’affirme pas qu’il soit le meilleur »)
12
Elle correspond alors au 1e niveau d’interprétation et se retrouve au 2e niveau.
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
15
VNIS la complétive est toujours au subjonctif et porte un "ne" explétif (ex: "je crains qu'il ne vienne") et
après des introducteurs tels que « avant que »
NGVNIS la complétive est au subjonctif et porte un "ne" explétif si le prédicat est négatif (ex: je ne doute
pas qu'il ne vienne")
IMPVS le prédicat, introduit un subjonctif lorsqu'il est utilisé à la forme impersonnel (ex: "il arrive qu'il
vienne")
 TYPP= (AVOLAIR, EST, SEMBLE, PARAIT, RESTE, DEMEURE,
DEVIENT)
Les prédicats admettant un attribut du sujet, sont en nombre limités, 6 UL : "être", "paraître", "semble",
"devenir", "demeurer", "rester", "passer pour" "avoir l'air".
Pour des problèmes de cohérence, i.e. même structure au niveau profond pour tous les paraphrasages
d'une même phrase, la description du français a choisi de variabiliser la présence des copules qui sont
morphologiquement marquées en français (ex: blanchir) ou absentes dans certaines construction: "une
femme forte", "une femme qui est forte" sans que les relations logiques ou sémantiques en soient
modifiées, entres les autres éléments.
 VOIX= (ACT, PAS, RXPAS, IMP, IMPRXPAS) Voix calculée et
variabilisée
ACT active (ex: il calcule l'équation par la méthode...)
PAS passive (ex: l'équation est calculée par la méthode...)
RXPAS réflexive passive (ex: l'équation se calcule par la méthode...)
IMP impersonnelle (il arrive que…)
IMPRXPAS réflexif passif impersonnel (ex: il se calcule beaucoup d'équation par la méthode...)
 SUBJR= (S, SSUBJ, DEI, N) sujet réel de la forme impersonnelle
S "complétive" (ex: "il est vrai que je suis …)
SSUBJ "complétive" + subjonctif (ex: "il est nécessaire que tu fasses …"
DEI de + infinitif (ex: "il est nécessaire de faire…")
N groupe nominal (ex: "il se passe qqchose")
c) Niveau RS
Les RS retenues seront celles du gros document publié par Nicolas
Nedobejkine13 « c’est le minimum, mais suffisant pour tout décrire »14. Au
niveau des RS il existe systématiquement la possibilité d’inversion de la
relation, cela demanderait simplement de dupliquer par leur inverse toutes
celles qui ne l’on pas encore été.
On aimerait aussi avoir à ce niveau le type de circonstant attendu par le
verbe. Il faudrait pour cela se reporter à Steinberg et à sa classification des
verbes. On a par exemple des circonstants qui fonctionnent avec des
verbes : « se comporter bien », « se comporter mal », cette catégorie de
verbe demande un adverbe, on attend clairement la réponse à
« comment ? ». De la même façon, « dormir » demande un temps, au niveau
RL, ce sera un argument donc il ne pose pas de problème, mais pour les
verbes de mouvement, « aller à », « sortir de », on a aussi un argument, mais
parfois on peut avoir à la fois provenance et destination, mais il est très clair
que « aller à » est plus fort que « aller de », l’autre est donc circonstant...
Document GETA, « Etude de la validité du formalisme choisi pour représenter la structure linguistique
interface », Contrat CEE, N. Nedobejkine, Avril 1980
14 Nicolas Nedobejkine, entretien 12 janvier 2003.
13
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
16
La définition classique d’un circonstant est qu’il peut être enlevé sans gêner
la compréhension. Il est flagrant que là, on gène la compréhension15.
Les relations logiques retenues dans nos modèles et communes à toutes les
langues sont les suivantes :
 RS= (GOV, ALTERN, METHODE, CAUSE, MATIERE, GENITIF, COND,
FINAL, BENEF, CONSEQ, THEME, INST, CTXT, MANIERE, ACCOMP,
ANALOG, CONCESS, QFIER, OBJQTF, MODUL, UNDE, UBI, QUO, QUA,
PART, TRAP, QUM, SAUV, QUALF, QUAL, ID)
On devrait d'après Nicolas Nedobejkine, avoir pour chaque RS sa RS inverse, il y a probablement des
langues où se sera nécessaire, en français j'ai détecté QFIER/OBJQTF, PART/TRAP, CAUSE/CONSEQ (mais
ce n'est peut-être pas suffisant si on veut garder la structure syntaxique).
GOV, la RL de gouverneur est absente sur beaucoup de systèmes du Geta, elle était prise en charge par FS
qui affectait en fait par la FS la valeur de Gov au niveau RL/RS sans le dire. En fait le gouverneur au niveau
FS peut ne pas être le même que le gouverneur au niveau profond. On a pallié à ce problème par manque
de place dans la GS du français par une variable GOV=1 pour remplacer RL=RS=GOV.
ALTERN alternative, (ex: "entre manger et boire")
METHODE méthode, (ex: "résoudre par itération")
CAUSE causalité, source de l’action (ex: « il est parti car il avait faim »)
MATIERE, matière (ex: "gants en caoutchouc")
GENITIF génitif (ex: "le siège du pilote, son siège")
COND/CONSEQ condition/conséquence (ex: "le faire si nécessaire", « si il pleut, tu rentreras la
voiture »)/conséquence « il pleut, donc tu rentreras la voiture »)
FINAL finalité ou but, autre que dans le temps et l’espace (ex: "table de travail", "nécessaire pour obtenir",
"travailler de manière à réussir")
BENEF bénéficiaire de l’action principale (ex: "acheter qqchose pour qqun", "accessoire pour conducteur"
THEME ce dont on parle, relatif à (ex: "le manuel entretien", "un livre de géographie")
INST instrument ( ex: "ouvrir avec une clé", "rincer à l'eau claire")
CTXT contexte, "ambiance" du procès (ex: effectuer le nettoyage porte ouverte)
MANIERE manière (ex: "répondre avec gravité", "visser en prenant garde à bien contrôler la verticalité")
ACCOMP accompagnement (ex: "faire une promenade avec son chien")
ANALOG analogie, comparaison (ex: " un homme tel que lui", "il travaille comme un fou")
CONCESS concession (ex: "il viendra malgré la pluie »)
QFIER / OBJQTF quantification (ex: "quelques pommes de terre", "une température de 3°C") / objet
quantifié (ex: "3 kilo de pommes de terre", "un sac de pomme de terre")
MODUL approximation, modulation, modulation d’une quantification (ex: "environ 3 jours", "il est fatigué,
surtout le matin")
UNDE+SEMN=LIEU lieu d'où l'on vient, provenance (ex: "il marche depuis Paris")
UBI+SEMN=LIEU lieu où l'on est (ex: "il se trouve à Paris", "il marche dans la pièce")
QUO+SEMN=LIEU lieu où l'on va (ex: intoduire la solution dans le bécher", on aurait aussi pu parler de
BUT de LIEU
QUA+SEMN=LIEU lieu par où l'on passe (ex: "regarder par la fenêtre"
UNDE+SEMN=TEMPS=> BORNPAS, provenance (ex: "il n'a pas téléphoné depuis 3 jours")
UBI+SEMN=TEMPS=> DATE (ex: "il sera là lundi", "il est venu hier")
QUO+SEMN=TEMPS=> BORNFUT ou TERME (ex: "il faudra rendre le document avant lundi", « faire ce
travail pour lundi ») on aurait pus aussi choisir BUT de TEMPS.
QUA+SEMN=TEMPS=> SIMUL ou MESURE (ex: "il dort pendant les 3 mois d'hiver", « prendre du travail
pour trois ans »)
PART/TRAP, partie, constituant d'un tout (ex: "l'ensemble des individus") / tout dont est pris l'objet (ex:"
le bouchon d'un réservoir", "chaque individu du groupe")
Ou plus simplement « aller quelque part » qui peut prendre de multiples formes syntaxiques, « aller par
les chemins », « aller en ville », etc. Si ce n’est pas argumentaire, c’est une RS très forte.
15
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
17
QUM en réponse à combien, cette relation sémantique est en fait une RL difficile à cerner car sans valence
particulière, elle est prédite comme un CIRCP sur les prédicats ou calculé sur les "quantités mesurables"
(ex: "peser 3 kg"," mesurer 3 m", "puissance de 50 watt", "fréquence de 50 Hz", etc.)
QUALF qualification forte pour les expressions à la limite de la locution (ex: "fromage de chèvre", "brosse à
poils durs")
QUAL qualification (ex: "un objet rouge", "une maison de grande taille")
ID identité de sémantique avec le nœud père, pour éviter de faire des calculs sur les coordinations par
exemple. Le TS rétablira ce qui lui conviendra pour attaquer une GS.
SAUV sauvegarde, RS tactique pour ce qu'on ne veut pas perdre en TS, puisqu'on recalcule tout en GS en
fonction des RS et RL, ce n'est pas terrible, mais cela palie à ce qu'on ne sait pas calculer au niveau logicosémantique.
Voir SEMN utilisée en complément de RS pour palier à des problèmes de place.
Par ailleurs les variables sémantiques qui nous permettent de calculer les
informations à ce niveau d’interprétation et qu’il faudrait améliorer encore,
puis figer, sont les suivantes :
 POTRS= (ALTERN, METHODE, CAUSE, MATIERE, GENITIF, COND,
FINAL, BENEF, CONSEQ, THEME, INST, CTXT, MANIERE, ACCOMP,
ANALOG, CONCESS, QFIER, OBJQTF, MODUL, UNDE, UBI, QUO, QUA,
PART, TRAP, QUM, SAUV, QUALF, QUAL, ID) portée par les
introducteurs ou adjoints.
Ces potentialités de RS seront recalculées en RS sur les groupes à partir des sémantiques et serviront par
défaut en cas de problème. Elles sont portées par les introducteurs certains adverbes ou adjoints et seront
prises comme telles sur les locutions prépositives ou adverbiales plus complexes. **** rajouter
exemples**************
ATTENTION: Ces potentialités sont prises en charge par RS dans les modèles pour gagner de la place.
 SEMA= (COUL, FORME, DIMEN, ESTIM) sémantique de l’adjectif (des
propriétés)
COUL couleur (ex: rouge, ambre)
FORME forme (ex: oblong, rond, carré)
DIMEN dimension (ex: grand, profond, haut)
ESTIM estimation (ex: beau, intelligent, puissant, nécessaire)
 SEMN= (ANIME, CONCRET, ACTION, ABSTRAIT, UNITE, LIEU, TEMPS)
sémantique du nom (des entités)
Je sortirais volontiers humain de la sémantique ANIME, on en a besoin séparément dans les calculs
contrastifs, ainsi qu'on a besoin des parties d'humain: mains, pieds, etc.)
ANIME animé, voir SSANIM
CONCRET concret voir SSCONC
ACTION action pour les procès, en fait le plus souvent ce sont des dérivés de prédicats verbaux et donc
cette sémantique est contenue dans la dérivation (ex: chute, remplissage), mais parfois le verbe n'existe
pas ou a disparu, critère de reconnaissance: peut être suspendu par le temps: "pendant la guerre", le verbe
serait "faire la guerre".
ABSTRAIT voir SSABST
UNITE voir SSUNITE
LIEU Autres que les unités. 0n doit pouvoir s'y positionner "se trouver dans" y aller "aller à" (ex: jardin,
Grenoble)
TEMPS Autres que les unités. 0n doit pouvoir s'y positionner dans le temps: il répondent à quand? (ex:
lundi, Janvier, hier)
Et les sous-sémantiques associées :
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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− SSANIM= (HUMAIN, ANIMAL, PLANTE, PERSON)
HUMAIN Il serait bon de sortir HUMAIN de SSANIM et d'en faire une sémantique à part. Ce n’est
pas fait dans les modèles actuels, mais on a eu beaucoup de problèmes d’ambigüités non résolues
et donc de traductions incorrectes ou imprécises à cause de l’absence de HUMAIN dans SEMZ,
SEM1, SEM2 qui doivent être compatibles avec SEMN. Cela nous oblige à utiliser ANIME qui est
alors trop général pour nos calculs fins. On a par exemple de gros problèmes vers l’anglais pour la
traduction des pronoms qui réfèrent à des noms ANIME (vers le neutre ?). Mais aussi dans nos
choix de traduction pour certains prédicats en fonction de la sémantique de leurs arguments qui
pourraient être bien améliorer par ce changement.
ANIMAL
PLANTE
PERSON personnifié, devrait peut-être être une propriété particulière sur certains mots, ce
classement n'est pas idéal.
− SSCONC= (SUBST, OBJCONT, OBJSUP, OBJET, ALTER)
SUBST substance voir SSSUBST
OBJCONT objet de type contenant (ex: verre, cuiller, réservoir), critère servent de mesure: "un
verre de farine"
OBJSUP objet de type support (ex: table), critère "poser sur le/la/l'" + nom)
OBJET autre objet (ex: clapet, cible, statue)
ALTER toutes choses qui sont concrètes mais ne sont pas des objets à proprement parlé mais des
altérations, modifications et déformations, voir l'absence de l'objet (ex: trou, orifice, éraflure,
fente, bosse, boursoufflure)
o SSSUBST= (GAZ, LIQUIDE, SOLIDE)
GAZ (ex: gaz, oxygène, vapeur)
LIQUIDE (ex: pluie, eau, liquide, carburant, graisse) (critère : voir si coule et remplir avec,
enduire avec)
SOLIDE (ex: sable, terre, caoutchouc, plastique, ciment) doit être malléable, gélatineux,
etc.)
− SSABST= (MESUR, DISCIPL, QUALITE, CONCEPT, COLLECT)
La sous sémantique d'abstrait pose de gros problèmes pour l'indexage des dictionnaires, on a
absolument n'importe quoi, dès qu'il s'agit de mots abstraits. Il faudrait donner des règles strictes
pour avoir la bonne info utilisable dans les calculs.
MESUR correspond à tout ce que l'on peut mesurer, appelé en physique le phénomène physique
mesurable, il doit y correspondre une unité (ex: pression, bruit, temps, température, tension, etc.)
DISCIPL discipline, activité (physique, politique, philo, sport, etc.)
QUALITE : - elle n'est pas mesurable, mais semble "quantifiable" (ex: beauté, intelligence, clarté,
claustrophobie), c'est alors une propriété d'un objet ou d'un être vivant. Attention, certains sont
des DRV=AN ou VA...N et ne sont pas indexés en fait, c'est le cas de beauté, intelligence, clarté,
claustrophobie d'ailleurs. - elle exprime un état d'un objet ou d'un être vivant (ex: maladie,
panne), ceux-ci sont souvent à indexer, souvent paraphrasable par: "état de celui qui est" , "état
de celui qui est malade, état de celui qui est en panne"
COLLECT mot exprimant un groupent d'objet ou de concepts homogènes. La sémantique final est
celle des composants du collectif (ex: ensemble, set, groupe, tas, collection, échantillon)
CONCEPT le reste de ce qui est abstrait.
− SSUNITE= (MN, KM, PSV*)
On n'a différentié que deux ou trois types d'unités particulières les autres qu'il serait nécessaire
d'avoir parfois sont trop variées, elles sont dans autres.
MN unités de temps (ex: minute, heure, jours, seconde)
KM unités de distance (ex: kilomètre, mètre, lieu)
PSV* poids surface volume (qui caractérisent tous les objets concrets)
AUTRES autres unités (ex: daN.m, ms-1, m/s)
d) Niveau RL
Pour chaque prédicat, définir la structure argumentaire en fonction du
nombre d’arguments (jusqu’à 4 arguments pour « traduire », « transférer »
par exemple) : à 4 arguments, 3 arguments, 2 arguments, 1 argument, 0
argument.
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Dans un cas comme : « coûter 3 francs » ou « coûter une somme
importante », on peut se demander si on a affaire à un argument ou un
circonstant. Pour Nicolas Nedobejkine et moi, ceci est très clair : un
circonstant peut être enlevé sans changer le sens du prédicat, ce qui n’est
pas le cas ici, il s’agit donc d’un argument et on retrouve ici ce que l’on a
pressenti au niveau RS16 (voir partie II. 5) c)).
ARG0, ARG1, ARG2, ARG3 (x traduit y de z en t, transformer…)17.
Ensuite, nous avons introduit des arguments doubles ARG01, ARG02,
ARG12,
Exemples : x échange y avec z, x et y échange z ou x échange y et z.
Puis nous avons introduit les arguments inverses GRA0, GRA1, GRA2,
GRA01, GRA02, GRA12.18
Nicolas Nedobejkine utilisait déjà les arguments doubles pour exprimer des
ambiguïtés, mais il a trouvé mon idée de relations logiques inverse « pas
bête ! »
Dans cette optique, la RL de TRL0 que l’on retrouve dans beaucoup de
systèmes du GETALP et qui est à supprimer (il s’agit d’une relation à l’arg0)
n’a été conservée que pour des problèmes de compatibilités entre eux.
Exemple : « Il le trouve intéressant »
« il » arg0 de « trouve »
« le » arg1 de « trouve »
« le » arg0 de « intéressant » ***************
Les variables de ce niveau, communes à toutes les langues, qui ont été
définies sont les suivantes :
 RL= (ARG0, ARG1, ARG2, ARG01, ARG02, ARG12, GRA0, GRA1, GRA2,
GRA01, GRA02, GRA12, TRL0, ID)
ARG0 (ex: X calcule, il arrive que….)
ARG1 (ex: X calcule Y, Y se calcule, Y est calculé)
ARG2 (ex: X tend Y à Z, X attend Y pour faire…)
ARG01 (ex: la rencontre de X et Y= X (arg0) rencontre Y (arg1))
ARG02 (ex: échange entre X et Y= X (arg0) échange Z avec Y (arg2))
ARG12 (ex: le mélange de X et Y = Z mélange X (arg1) avec Y (arg2) = mélange des gazs)
GRA0 argument inverse de ARG0 (ex: la tige coulissante)
GRA1 argument inverse de ARG1 (ex: la maison construite sur la falaise)
Cela a été ébauché en français avec les circonstants privilégiés CIRCP qui sont « à cheval » sur le rôle
argumentaire et porteur d’une RS et de cette info CIRCP, « peser 3 kilo », « aller quelque part ».
17 Dans nos modèles on s’est jusqu’ici limité à 3 arguments (Arg0, Arg1, Arg2, pour des raisons de place
essentiellement).
18 Nicolas Nedobejkine utilisait déjà les arguments doubles pour exprimer des ambiguïtés, mais il a trouvé
mon idée de relations logiques inverse « pas bête ! »
16
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
20
GRA2 argument inverse de ARG2 (ex:
GRA01 argument inverse de ARG01 ?
GRA02 argument inverse de ARG02 ?
GRA12 argument inverse de ARG12 ?
TRL1 et ID (même RL que le père) pour des problèmes de cohérence avec d'autres systèmes
Pour chaque langue, les prédicats sont considérés comme porteurs de
valences fortes qui expriment des liens privilégiés entres les éléments de la
phrase.
 SEMZ= (ANIME, CONCRET, ACTION, ABSTRAIT, UNITE, LIEU, TEMPS)
D’où il conviendrait d’extraire HUMAIN de la catégorie ANIME pour qu’elle
apparaisse dans SEMZ puisqu’on a pas accès pour des raisons de place à des
« sous-semz » comme c’est la cas pour les SEMN.
 VAL1= (N, AN, AVECN, CONTREN, DANSN, DEN, ENN, PAR, POUR,
SURN, ENTREN, COMMEN, I, AI, DEI, Q)
N nom (ex: "manger qqchose")
AN à + nom (ex: "réfléchir à qqchose")
AVECN avec + nom (ex: "compter avec qqun")
CONTREN contre + nom (ex: "lutter contre qqchose")
DANSN dans + nom (ex: "rentrer dans le fonction publique")
DEN de + nom (ex: "dépendre de qqun")
ENN en + nom (ex: « tomber en admiration", "remplir en carburant")
PAR par + nom (ex: "procéder par une méthode...")
POUR pour + nom (ex: lutter pour qqchose")
SURN sur + nom (ex: "insister sur qqchose")
ENTREN entre + nom ou entre + coord (ex: hésiter entre deux choses", "hésiter entre x et y"))
COMMEN comme + nom (ex: "se comporter comme un imbécile")
I infinitif (ex: "voulir faire")
AI à + infinitif (ex: "commencer à faire"
DEI de + infinitif (ex: "essayer de faire"
Q complétive (ex: "penser que...")
On aurait besoin de :
ENTREI, (ex: "choisir entre faire... et faire...") actuellement lié à entreN
ACEQUE (ex: "veiller à ce que...") actuellement lié à AN
DECEQUE (ex: dépendre de ce que...") actuellement lié à DEN
associé à SEM1= (ANIME, CONCRET, ACTION, ABSTRAIT, UNITE,
LIEU, TEMPS) (même remarque que pour semz).
 VAL2= (AN, AVECN, CONTREN, DANSN, DEN, ENN, PAR, POUR, SURN,
ENTREN, COMMEN, AI, DEI)
ATTENTION, dans le modèle réel, on a aussi VAL2=N pour pouvoir faire des intersections avec VALE
qui est prise en charge par VAL1, mais cette valeur n'a pas de sens.
AN à + nom (ex: "révéler qqchose à qqun")
AVECN avec + nom (ex: "discuter qqchose avec qqun")
CONTREN contre + nom (ex: "protéger qqun contre qqchose")
DANSN dans + nom (ex: "insérer qqchose dans qqchose"))
DEN de + nom (ex: "charger qqun de qqchose")
ENN en + nom (ex: "changer qqchose en qqchose")
PAR par + nom (ex: remplacer qqchose par qqchose")
POUR pour + nom (ex: "prendre qqun pour qqun")
SURN sur + nom (ex: "fonder qqchose sur qqchose")
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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ENTREN entre + nom (ex: "choisir qqchose entre qqchose et qqchose", "interposer qqchose entre
qqchose et qqchos")
COMMEN comme + nom (ex: "interpréter qqchose comme qqchose")
AI à + infinitif (ex: "engager qqun à faire qqchose")
DEI de + infinitif (ex: "empécher qqun de faire qqchose")
On devrait ajouter:
ENTREI (ex: "choisir de faire qqchose entre faire et faire")
Q (ex: "informer x que y")
ACEQUE (ex: "préférer que... à ce que ...")
DECEQUE (ex: "informer qqun de ce que...)
associé à SEM2= (ANIME, CONCRET, ACTION, ABSTRAIT, UNITE,
LIEU, TEMPS)
 VAL3 associé à SEM3*
 SEMC= (LIEU, TEMPS, QUANTUM) circonstant « privilégié »
Cette variable est une rection particulière du prédicat, sur laquelle il est difficile d'affecter une valence
particulière, celles-ci ayant des formes multiples
TEMPS
LIEU
QUANTUM
(ex: "durer", "attendre", "arriver" attendent un temps (combien de temps? à quel heure?, (ex: "aller"
attend un lieu, "passer" attend un lieu ou un temps, "peser" attend une quantité de masse ou de poids).
Pour TEMPS et LIEU, on y rajoutait une RS qui en fait était une POTRS UBI, QUO, QUA, UNDE pour ne pas
ramasser ou générer n'importe quoi et différentier: "quand? Combien de temps? ...
 ARG0INF= (ARG0, ARG1, ARG2) liens argumentaires entre des
arguments d’un même prédicat
L'infinitif est lui même ARG1 ou ARG2 du prédicat
ARG0 l'ARG0 du verbe introduit est l'ARG0 du verbe introducteur (ex: "je veux manger", "il demande à
Pierre à sortir")
ARG1 l'ARG0 du verbe introduit est l'ARG1 du verbe introducteur (ex: "il me pousse à utiliser X")
ARG2 l'ARG0 du verbe introduit est l'ARG2 du verbe introducteur (ex: "il demande à Pierre de sortir")
 SYM= (SYM01, SYM02, SYM12) symétrie argumentaire
SYM01 prédicat présentant une symétrie entre l'argument 0 et l'argument 1 (critère: possibilité de
coordination) (ex: "X rencontre Y", "X et Y se rencontrent", "la rencontre de X et Y")
SYM02 prédicat présentant une symétrie entre l'argument 0 et l'argument 2 (critère: possibilité de
coordination) (ex: "X échange Y avec Z", "X et Z échangent Y", "un échange entre X et Z")
SYM12 prédicat présentant une symétrie entre l'argument 1 et l'argument 2 (critère: possibilité de
coordination) (ex: "X mélange Y avec Z/àZ", "X mélange Y et Z", "le mélange de Y et Z").
e) Liens possibles entre relations argumentaires et sémantiques et
motivation des choix faits
Nous choisissons dans notre description de répartir les relations entre
logiques et/ou sémantiques en fonction du degré d’intensité de la relation
qui existe entre le subordonnant et le subordonné. L’emploi
« argumentaire » est alors d’une grande densité on dira qu’il relève des
rapports de place d’argument, il est bien plus fort que l’emploi
« circonstanciel », dont la densité est nulle, entre les deux un emploi
« particularisateur » permet une précision, extension ou restriction du sens
du subordonnant par le subordonné.
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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Nous dirons que les rapports « circonstanciel » et « particularisateur » sont
généralement facilement identifiables et donc calculables au cours de
l’analyse (calculs se basant sur les classes sémantiques des mots mis en
relations, ils peuvent parfois être même totalement prédits par un codage
adéquat sur certains régisseurs, voir POTRS, ils peuvent alors aider à régler
des problèmes de polysémie sur les mots qu’ils mettent en relation).
Les rapports argumentaires, nécessitent eux, un codage lexical très délicat
et individualisé car ils ne découlent pas toujours d’une quelconque logique
de calcul, ils sont souvent le fruit de l’usage ou d’accidents historiques et la
différence d’expression d’un même lien sémantique est parfois très obscure.
Cette « obscurité » est aussi manifeste sur certains rapports
particularisateurs, (par exemple, pourquoi « salle à manger » et « salle de
lecture »), mais généralement le lien sémantique reste calculable.
Nous allons voir pour chacune des RS définies pour les modèles français,
anglais (et russe), comment les RS peuvent être exprimées en français de
façon logique, circonstancielle ou particularisatrice et justifier ainsi
pourquoi, nous n’avons pas cherché à être couvrant pour les RS seules, mais
à être complets par l’association des deux niveaux : RL + RS.
La relation sémantique FINAL finalité, but qui peut être exprimée :
− par un emploi « circonstanciel » avec tout un ensemble de
régisseurs où l’élément « pour » domine : « courir pour se
maintenir en forme », « travailler en vue de la victoire »,
« travailler pour réussir ».
On se rend compte qu’on peut même le prédire sans grand risque
(quitte à recalculer quelque peu) sur certains régisseurs tels que
« afin de », « dans le but de », « dans l’intension de », etc.
− par un emploi argumentaire plus difficile à cerner et difficilement
calculable « donner à boire »
− par un emploi particularisateur calculable « salle à manger »,
« salle de lecture », « machine à coudre », « fusil de chasse ».
− on peut même y adjoindre les calculs de modalités qui expriment
en fait aussi des finalités : « travail à faire », soit « travail qui doit
être fait ».
La relation sémantique exprimant le but dans l’espace ou le temps est prise en
charge par QUO+SEMN=LIEU pour exprimer un but dans l’espace, le lieu où
l'on va et la relation sémantique et par QUO+SEMN=TEMPS pour exprimer
un but dans le temps, la borne future ou le terme :
− Emploi circonstanciel « faire un travail pour demain », « rester
ennemis jusqu’à la mort », « regarder au-delà de l’horizon ».
Il est prédictible sans grand risque sur « jusqu’à ».
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− emploi argumentaire, totalement incalculable dans certains cas
« couvrir la table d’une nappe » qui est bien équivalent à « mettre
une nappe sur la table », le plus souvent il est pris en charge par un
emploi circonstanciel « fort ». Il ne s’agit pas vraiment d’une RS car
le prédicat attend ce circonstant et son absence est perturbante.
Même si les valences de rection sont difficilement exprimables,
c’est bien le prédicat qui « crée la RS ». Sur « aller » par exemple on
attend très clairement en ARG1 un but dans l’espace et sur
« reporter » en ARG2 un but dans le temps. On a parlé dans le
modèle français anglais de circonstant privilégié, à cheval sur
RS et RL, le prédicat attend un QUO+Temps ou un QUO+Lieu.
Ainsi, « monter sur le toit », « se diriger vers la sortie », « attendre
demain », « se rendre à un rendez-vous », « s’introduire dans la
pièce », « reporter la réunion à lundi ».
− emploi particularisateur ************ ?
La relation sémantique de BENEF bénéficiaire (cas particulier de BUT en fait
et traité ainsi en russe)
− emploi « circonstanciel », intervenir en faveur de son ami »,
acheter quelque chose pour son fils ».
Il est prédictible sans grand risque sur « dans l’intérêt de », « au
bénéfice de », etc.
− emploi argumentaire évident sur « donner de l’argent aux
pauvres » (ARG2), « dire quelque chose à quelqu’un » (ARG2),
« prendre parti pour quelque chose ou quelqu’un »(ARG1 du
prédicat « prendre parti »), plus délicat à voir « Pierre reçoit un
colis » (ARG0), « le client emprunte un livre » (ARG0), « le chien
vole un os » (ARG0), difficilement décelable « Marie aime Jean »,
« le chat flaire la souris ».
− emploi particularisateur « film pour enfants », « farine à pain »,
« pot à confiture ».
La relation sémantique RESULT a finalement disparu de nos RS en français
et anglais, son emploi étant quasiment toujours argumentaire, on la
retrouve en effet sur des prédicats exprimant un échange ou une
transformation elle est alors le résultat de la transformation exprimable par
une relation logique.
− emploi argumentaire « échanger des francs contre des euros »,
« convertir des euros en dollars », « transformer en or», « prendre
quelqu’un pour un imbécile », « créer une œuvre », « construire
une maison ». un enfant naît »,
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On pourrait toutefois la prédire sur « moyennant », « en échange
de », « acheter une maison moyennant 300k€ » mais on sent plutôt
la réponse à combien et donc une quantification QFIER (emploi
semi-argumentaire). C’est le choix que nous avons fait.
La relation sémantique GENITIF était destinée à noter la chose possédée ou
dominé (inversement la personne possédante ou dominante). Ces emplois
circonstanciels sont très rares dans les autres cas elle est prise en charge
par la RL.
− Emploi circonstanciel « son père », « le père de cet enfant », « la
maison du maire », « la dame aux lunettes » (GENITIF),
− emploi argumentaire « il possède une maison », « cette maison
appartient au maire », « il obéît à ses parents », « il l’emporte sur
eux », « il a des droits sur cet héritage ».
− emploi particularisateur « maison paternelle » (GENITIF)
La relation sémantique de PART partie, constituant d'un tout, dont la
relation inverse est TRAP indique elle aussi une notion de possession ou de
domination d’une chose sur une autre
− Emploi circonstanciel « une pièce en trois actes »
− emploi argumentaire « la pièce comporte trois actes », « l’objet
possède huit cotés »
− emploi particularisateur « la fille aux yeux bleus » (PART, mais ce
sont bien « ses yeux bleus », « les yeux bleus de la fille » (relation
inverse TRAP), « la maison à la véranda » (PART) ou « la véranda
de la maison (TRAP), « le matelas à ressorts »(TRAP), « des crêpes
au beurre »(PART), « école du village »(TRAP), « un village sans
école » (PART), « une branche de sapin » (TRAP), « un stock de
livre) (PART)
La relation sémantique CONTN destinée à exprimer le contenu, qui se
rapproche soit de PART (« un stock de livre) soit est toujours difficile à
différencier de OBJQTF (« un pot de confiture », « un verre de vin ») n’a pas
été conservée.
La relation sémantique de CAUSE désigne le pourquoi, la source, l’origine de
l’événement
− Emploi circonstanciel « malade pour avoir trop mangé », « réagir
par bêtise »
Il est prédictible sans grand risque sur « à cause de », « parce
que », « sous l’empire de », « étant donné », etc.
− emploi argumentaire « pleurer de joie », « mourir de soif », la
cause peut être négative « se protéger contre le froid/du froid »,
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« lutter contre le froid », ou être une sorte d’origine « provenir de
son caractère », « s’expliquer par son caractère »
− emploi particularisateur « brûlure de cigarette », « larmes de joie »
La relation sémantique initiale de PROV provenance est prise en charge par
UNDE+SEMN=LIEU pour le lieu d'où l'on vient, la provenance dans l’espace
et par UNDE+SEMN=TEMPS pour exprimer une borne passée, une
provenance dans le temps
− Emploi circonstanciel « observer du balcon », « surgir de derrière
un arbre », « s’ennuyer depuis son départ »
Il est prédictible sans grand risque sur « à partir de », « dès que »,
« de devant », « depuis », « dès », etc.
− emploi argumentaire « commencer par réfléchir » (TEMPS ?),
« sortir de la pièce », « arracher un objet de ses mains », « puiser
l’eau au puit »
− emploi particularisateur « gamin des banlieues », « journal du
soir », « lampe chinoise » (interprétation venant de chine)
La relation initiale EMIT qui exprime la notion d’origine, de source d’un
transfert de propriété, n’a aucun emploi autre qu’argumentaire, elle a été
supprimée de notre modèle français « la rose sent bon », « emprunter un
livre à un ami », « recevoir une lettre d’un parent », l’emploi
particularisateur est quant à lui difficilement calculable « tableau par/de
Bellini »
La relation sémantique de MATIERE désigne la matière utilisée pour
fabriquer un objet ou bien l’objet de départ pour une transformation
− Emploi circonstanciel « fabriqué en bois »
Il est prédictible sans grand risque sur ***********
− emploi argumentaire « faire une succès d’une exposition »
« convertir des euros en dollars », « faire une épave de sa voiture »,
transformer un immeuble en hôtel »
− emploi particularisateur « une bague en or », « un meuble de bois »
La relation sémantique INST instrument désigne la cause physique inanimée
qui a servi à l’auteur d’une action pour l’effectuer (cette cause physique
peut comporter son absence)
− Emploi circonstanciel « il a fait ce branchement sans matériel »,
« dessiner avec un crayon », « frapper de la main », « avertir par un
lettre », « venir à pieds / en voiture »
Il est prédictible sans grand risque sur « à l’aide de », « au moyen
de », etc.
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− emploi argumentaire « jurer sur la bible », « vivre d’amour »,
« affirmer sur l’honneur », « faire signe de la tête »
− emploi particularisateur sur les appareils pour exprimer la source
de leur énergie « moulin à vent », « poêle à charbon, « machine à
sous », sur les noms d’action « pêche à la ligne » « peinture à
l’huile »
La relation sémantique LOCAL localisation a été décomposée en deux,
UBI+SEMN=LIEU soit le lieu où l'on est, pour la localisation dans l’espace
d’une personne ou d’une chose et UBI+SEMN=TEMPS soit la date, pour la
localisation dans le temps d’une action.
− Emploi circonstanciel « marcher sur la route », se rencontrer près
de Grenoble, « arriver à 6 heures », « travailler le week-end »
Il est prédictible sans grand risque sur « pendant », « au cours de »,
etc.
− emploi argumentaire souvent traité comme une RS et calculé
comme une RS bien qu’on sente un lien très fort avec le prédicat
car les valence sont trop divers, « se trouver quelque part » qui
prend des formes divers « se trouver ici / à Paris / en haut de la
tour Eiffel / dans une ville de banlieue / sur un bateau / etc. », de
la même façon « avoir lieu le 2 août / un jour sur deux / pendant
tout l’été / durant la période estivale / au cours de l’été / etc. »
− emploi particularisateur « peinture sur bois »
La relation sémantique de QUAL a été décomposée en deux QUAL pour
qualification et QUALF pour une qualification jugée comme plus forte (très
proche de la tournure ou du mot composé). Pour les groupes nominaux
c’est souvent dû à l’absence d’articles, par exemple « avec la force d’un
lion » (QUAL), « avec une force de lion » (QUALF))
− Emploi circonstanciel « un homme qui gagne », « pays membre »
« ville de Paris », « Airbus A380 »
− emploi argumentaire apparaît sur les attributs du sujet sur les
adjectifs dérivés « la neige est blanche », un système transformable
(GRA1), « un système transformateur » (GRA0)
− emploi particularisateur « une plante aromatique », « un système
intelligent », « volonté de fer »
La relation sémantique MANIERE exprime la qualification d’un procès par
un autre procès ou par une propriété
− Emploi circonstanciel « répondre avec le sourire », « accepter sans
hésitation », « parler gentiment », « regarder en souriant » mais
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aussi les relatives si les calculs permettaient de les dissocier le la
RS QUAL vue précédemment « un homme qui sourit (toujours) »
Il est prédictible sans grand risque sur « tout en », et calculable sur
des expressions telles que « de manière + adj », « de façon + adj »,
« avec +adj », « sans + adj », tous paraphrases de l’adverbe associé
à l’adjectif.
− emploi argumentaire « un homme souriant » (GRA0), on ne se
pose plus la question de savoir s’il s’agit de QUAL ou MANIERE,
dans le cas des attributs « il reste assis »
− emploi particularisateur ************* ?
La relation sémantique ACCOMP accompagnement, exclusion ou substitution
d’objet participant à l’action
− Emploi circonstanciel « venir avec ses enfants », « venir sans »,
« venir à la place de sa sœur »,
Il est prédictible sans grand risque sur « en compagnie de », « à la
place de », « en plus de », « sauf », « excepté », « hormis », etc.
− emploi argumentaire « discuter avec son fils » (ARG1), « échanger
un livre avec quelqu’un » (ARG2)
− emploi particularisateur *********** ?
La relation sémantique ANALOG exprime l’analogie, les comparaisons, la
conformité, la distribution, etc.
− Emploi circonstanciel « il est grand pour son âge », « agir selon ses
désirs », « sur 200 on en a pris 30 », « 10 films bons pour 100 de
mauvais », « deux euros le kilo », « rouler à 100 à l’heure »,
« mesure 50 m sur 30 », « augmenter de 10 pour 100 »
Il est prédictible sans grand risque sur « en comparaison avec »
« selon » « conformément à », « par rapport à », « à la mode de »,
« à la façon de » sur la locution adverbiale « à la pièce » aussi
− emploi argumentaire sur les verbes de jugement « croire
quelqu’un sur parole », « juger quelqu’un sur sa figure »,
− emploi particularisateur « une robe à la mode », « une tenue année
60 », « des tripes à la mode de Caen », « des pates à la napolitaine ».
La relation sémantique THEME (initialement TOPIC)
− Emploi circonstanciel « apprendre quelque chose à propos de cette
affaire », « travailler sur un problème »
Il est prédictible sans grand risque sur « au sujet de », « relatif à »,
« touchant », « à l’égard de », « quant à », « ès »
− emploi argumentaire « étudier un problème » (ARG1), « parler de
quelque chose » (ARG1), « questionner un ami sur son travail »
(ARG2), « inspecteur des finances » (GRA1)
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− emploi particularisateur « livre de géométrie », « cours sur
l’environnement »,
« licencié
ès-lettre »,
« diplomé
en
informatique »
La relation sémantique QFIER quantifieur et sa relation inverse OBJQTF
objet ou grandeur quantifiés, la relation QUM sert à la notation des mesures
de prix, de poids, de pression, attendues par des prédicats, en fait, c’est
quasiment une RL, mais de valences trop complexes pour qu’elles soient
directement exprimables).
− Emploi circonstanciel « 3 kilo de sucre » (OBJQTF), « 3 minutes de
retard » (OBJQTF), « un retard de 3 minutes » (QFIER), « situé à 10
km de distance » (OBJQTF), « situé à une distance de 10 km »
(QTF), « un billet de 10 euros » (QFIER), « venir 3 fois » (QFIER),
« pression de 10 bars » (QFIER), « une intensité de 16A » (QFIER),
« 1000$ d’achats » (OBJQTF), « il disjonctera dès 16 ampères
d’intensité » (OBJQTF), « un poids de 3 kg » (QFIER)
Il est prédictible sans grand risque sur « moyennant »,
− emploi argumentaire « baisser de 10% » (ARG2), « supérieur à 3 »
(ARG1). Il est souvent pris en charge dans le modèle français et
anglais par une RS (une pseudo RL, la relation sémantique
privilégiée QUM est affectée aux prédicats qui attendent des
quantifieurs) : « coûter 10 euros » (QUM), « payer quelque chose
entre 20 et 30$ » (QUM), « mesurer 10 m de long » (QUM), « peser
plus de 3 kg » (QUM), « peser un poids de 3 kg » (QUM),
« parcourir 10 km » (QUM) « acheter quelque chose 1000€ »
(QUM) « acheter une maison moyennant 300 000€ » (QUM),
« l’acheter au prix de 1000€ » (QUM), « l’acheter pour une somme
de 1000$ »(QUM).
− emploi particularisateur ************
La relation sémantique INTERV intervalle a été décomposée en deux valeurs
QUA+SEMN=LIEU pour exprimer le lieu par ou l’on passe, l’intervalle dans
l’espace et QUA+SEMN=TEMPS pour exprimer la simultanéité ou la mesure
dans le temps.
On devrait pouvoir la généraliser (si on en a la place) à d’autre intervalles
de grandeurs ou pour exprimer une progression avec d’autres SEMN
(UNITE, ABSTRAIT, ..) « peser entre 5 et 10 kg » (actuellement QUM).
− Emploi circonstanciel « chercher de Paris à Marseille » « manger
pendant 3 heures » « lire de 9 heures du matin à 6 heures du soir »
Il est prédictible sans grand risque sur « pendant », « durant » et
sur certains adverbes « longtemps »
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− emploi argumentaire « distant de 3km » (ARG1), souvent exprimé
par une demande de circonstant privilégié « durer 3 heures »,
− emploi particularisateur « d’années en années », « de jour en
jours », « de ville en ville », etc. Avec d’autres SEMN (« faire bêtises
sur bêtises », « de 100g jusqu’à 500g »)
La relation sémantique de MODUL approximation, modulation
− Emploi circonstanciel « coûter près de 100 € », « coûter dans les
100 € », « coûter 100 € environ », « il a presque fini », « il viendra
vers minuit »
Il est prédictible sans grand risque sur certains adverbes ou
locutions « approximativement », « environ », « dans les »,
« presque », etc.
− emploi argumentaire (aucun)
− emploi particularisateur « elle a mon âge à quelques jours près »
La relation sémantique COND condition et sa relation inverse CONSEQ
conséquence
− Emploi circonstanciel « s’il pleut, tu ne sortiras pas » (COND), « il
pleut, alors tu ne dois pas sortir » (CONSEQ), dans le cas de « s’il
pleut alors tu ne sortiras pas, on choisira probablement la partie
conséquence comme proposition principale, elle a une condition.
Ils sont prédictibles sans grand risque sur « si », « alors »
− emploi argumentaire (aucun)
− emploi particularisateur (aucun)
La relation sémantique ALTERN exprime l’alternative on le trouve
essentiellement sur des coordonnants « à balance », elle peut être négative,
pour repérer les éléments d’une alternative on dispose d’une variable
complémentaire COORDB=(EL1, EL2)
− Emploi circonstanciel « tu choisis, soit tu parts, sois tu restes »,
« une homme ni jeune, ni vieux »
Il est prédictible sans grand risque sur
− emploi argumentaire « hésiter entre rire et pleurer », « choisir
entre sa liberté et son amour ».
− emploi particularisateur
La relation sémantique METHODE
− Emploi circonstanciel « procéder par itération »,
Il est prédictible sans grand risque sur **********
− emploi argumentaire ************
− emploi particularisateur *************
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La relation sémantique CTXT qui exprime le contexte dans lequel s’effectue
ou doit s’effectuer l’action, elle est proche de MANIERE et on aurait pu s’en
contenter,
− Emploi circonstanciel « effectuer ce traitement fenêtres ouvertes »,
« procéder avion sur roue », « la soleil levé, il est possible de
reprendre la route », « son ami mort, il était seul ».
− emploi argumentaire (aucun)
− emploi particularisateur (aucun)
La relation sémantique CONCESS concession, opposition. Cette relation est
son propre inverse en fait
− Emploi circonstanciel « il reste bien qu’il ne soit pas d’accord », « il
n’est pas d’accord, il reste cependant »
Il est prédictible sans grand risque sur « bien que », « malgré »,
« cependant », « toutefois », etc.
− emploi argumentaire (aucun)
− emploi particularisateur (aucun)
Les relations sémantiques tactiques ID identité de sémantique avec le nœud
père et SAUV sauvegarde lorsqu’on ne sait rien calculer de spécial sur le
nœud.
Tous ces exemples montrent clairement l’intérêt qu’il y a à utiliser à la fois
les relations logiques et sémantiques pour décrire une langue de façon
complète au niveau profond. Pour en analyse d’une langue calculer ces
niveaux profonds à partir de la syntaxe et pour repartir de ces deux niveaux
pour reconstruire une syntaxe pour la génération d’une langue. Le niveau
logique est lié au lexique en cela que les procès et propriétés y sont vus
comme des prédicats avec des places d’arguments, les RS, elles étant
calculables (en analyse) et restituables (en génération) à partir de la
sémantiques des mots apportées par le lexique.
f) La description multi-niveau de la langue
Dans la démarche de description d’une langue, il faut plutôt partir d’en haut
(du plus proche du sens) pour trouver les exemples de la langue, en définir
les m-structures valides et en fignoler la représentation sémantique. C’est
d’ailleurs en partant d’en haut, et en voulant obtenir la même structure au
niveau RL & RS pour tous les paraphrasages de la langue que sont nées les
relations logiques et sémantiques inverses, les relations logiques doubles et
la variabilisation d’un certain nombre de mots outils utilisées dans les
dérivations du français.
Pour aborder cette notion de paraphrasage il va falloir introduire pour le
français une nouvelle variable « transversale » qui procède de plusieurs
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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niveaux d’interprétation, elle peut être morphologiquement marquée, ou
calculée, elle peut induire des comportements syntaxiques et bien entendu
donne des informations sur la sémantique du mot et sur son rôle
sémantique dans la phrase.
On associe donc de façon privilégiée aux informations des niveaux des
relations logiques et sémantiques, la notion de dérivation. Chaque type de
dérivation correspondant à un comportement sémantique dans une langue
donnée (et nous verrons aussi surtout à un comportement logique issu du
prédicat d’origine) et doit faire l’objet d’un schéma de paraphrasage figé
dans la langue. Les choix faits pour le français ont été les suivants :
 DRV= (VN, AM, AN, NA, NPA, VAPA, VAPP, VAPAN, VAPPN, VAPAM,
VAPPM, VAQP, VAQA)
VN verbe --> nom d'action (ex: constuire, construction) (critère d'indexage: on peut placer le nom dans le
temps: pendant la construction), (paraphrasage: action de +VB)
AM Adjectif --> adverbe (ex: rapidement) (paraphrasage: de façon +adj ou avec + nom si la dérivation AN
existe) ATTENTION NE PAS CONFONDRE AVEC VAQAM
AN adjectif --> nom (ex: rapidité, suffisance) (paraphrasage : le fait d'être + adj) (critère d'indexage:
validité du paraphrasage) PREVOIR D'INDEXER ENSEMBLE LE TRIO Adjectif+nom+adverbe.
NA nom-->adjectif (ex: céréalier, lunaire,) (paraphrasage: de+nom), (critère d'indexage: validité du
paraphrasage) PREVOIR D'INDEXER ENSEMBLE LE TRIO Adjectif+nom+adverbe car adverbe
paraphrasable par le nom "rapidement=avec rapidité"). ATTENTION NE PAS CONFONDRE AVEC VAQAN
NPA nom propre--> adjectif (ex: sartrien, stalinien, alsacien) (paraphrasage: de + NP) (critère d'indexage:
validité du paraphrasage actuellement, mais on pourrait peut-être améliorer)
VAPA verbe---> adjectif de potentialité active (ex: constructif) (paraphrasage: "qui peut + verbe à
l'infinitif ") (critère d'indexage: validité du paraphrasage)
VAPP verbe-->adjectif de potentialité passive (ex: lisible) (paraphrasage: "qui peut être + verbe au
participe passé ") (critère d'indexage: validité du paraphrasage)
VAPAM verbe-->adjectif de potentialité active--> adverbe de potentialité active (ex: constructivement)
(paraphrasage: "de façon + VAPA ") (critère d'indexage: validité du paraphrasage)
VAPPM verbe-->adjectif de potentialité passive--> adverbe de potentialité passive (ex: lisiblement)
(paraphrasage: "de façon + adj VAPP ") (critère d'indexage: validité du paraphrasage)
VAPAN verbe-->adjectif de potentialité active--> nom de potentialité active (ex: constructibilité)
(paraphrasage: "la qualité de qui peut + verbe à l'infinitif ", mais on sent mieux les chose en montrant que
le nom sert à paraphraser l'adverbe de type VAPAM s'il existe "constructivement ! =avec constructivité)
(critère d'indexage: validité du paraphrasage triangulaire) PREVOIR D'INDEXER ENSEMBLE LE TRIO
Adjectif+nom+adverbe
VAPPN verbe--> adjectif de potentialité passive --> nom de potentialité passive (ex: lisibilité )
(paraphrasage: "la qualité de ce qui peut être + verbe au participe passé") (critère d'indexage: validité du
paraphrasage, mais on sent mieux les chose en montrant que le nom sert à paraphraser l'adverbe de type
VAPPM s'il existe "lisiblement =avec lisibilité )
PREVOIR D'INDEXER ENSEMBLE LE TRIO
Adjectif+nom+adverbe
VAQA verbe--> adjectif de qualité active (ex: suffisant, constructeur) (paraphrasage: "qui + verbe
conjugué") (critère d'indexage: validité du paraphrasage)
VAQP verbe--> adjectif de qualité passive (ex: connu) (paraphrasage: "que l'on + verbe conjugué ou "qui
est+ppa")
Remarque, on n'a pas de dérivation card--> ord car un ordinal dérive toujours d'un cardinal, l'ordinal
porte l'UL du cardinal. En fait il y a dérivation il faudrait l'avoir.
Il existe aussi et il faudrait les rajouter:
VAQAM verbe--> adjectif de qualité active--> adverbe (ex: suffisamment) (paraphrasage: "de façon +
VAQA) (critère d'indexage: validité du paraphrasage) ATTENTION NE PAS CONFONDRE AVEC AM
VAQPM verbe--> adjectif de qualité passive (ex: modérément) (paraphrasage: "de façon+adjectif VAQA")
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
32
VAQAN verbe--> adjectif de qualité active--> nom (ex: tolérance) (paraphrasage: "la qualité de ce qui est")
(critère d'indexage: validité du paraphrasage)
PREVOIR D'INDEXER ENSEMBLE LE TRIO
Adjectif+nom+adverbe MAIS ATTENTION NE PAS CONFONDRE AVEC AN
VAQPN verbe--> adjectif de qualité passive --> nom de qualité passive (ex: modération) (paraphrasage: "la
qualité de ce qui est +adjectif VAQP") PREVOIR D'INDEXER ENSEMBLE LE TRIO Adjectif+nom+adverbe
La dérivation CARD vers ORD a été ignorée parce que l'ordinal dérive toujours du cardinal, on a l'UL du
cardinal sur les deux.
g) Exemple de m-structure
Pour l’énoncé « Jean aime Marie », la structure attendue au niveau du
parenthésage en termes de classe la structure est la suivante :
La structure attendue au niveau des fonctions syntaxiques est la suivante:
La structure attendue au niveau des relations logiques et sémantique est la
suivante :
En fait, très souvent on se contentera d’avoir soit une RS, soit une RL, l’une
n’apportant pas réellement une information exploitable supplémentaire par
rapport à l’autre, c’est pourquoi on parle souvent du niveau logicosémantique.
La m- structure qui regroupe ces 4 niveaux d’interprétation est la suivante :
GOV est une fonction syntaxique (resp. une relation logico-sémantique) qui
exprime que le nœud en question est (dans l’arbre) le prédicat principal au
niveau des fonctions syntaxiques (resp. des relations logico-sémantiques).
Si on définit une métrique qui donne une distance 0 entre un nœud et son
fils étiqueté GOV et 1 pour tous les autres fils, on retrouve dans la mGETALP – S. CHAPPUY - 2011
33
structure la géométrie de la structure fonctionnelle ou de la structure
logico-sémantique précédemment décrites.
Prenons un autre exemple : « il aime les gros gâteaux ».
Au niveau syntaxique, la structure est la suivante:
Au niveau logico-sémantique cet énoncé peut s’écrire :
AIMER(IL,GATEAU) ⋀ GROS(GATEAU) ce qui peut-être représenté par :
La représentation de ce graphe, sous forme arborescente (pour l’intégrer à
la m-structure) pose un problème, aussi, nous avons défini les relations
inverses. Dans le cas présent, gâteau est argument 0 du prédicat gros,
comme la structure représentative reflète l’interprétation en terme de
classe, ce n’est pas gâteau qui est fils de gros, mais gros qui est fils de
gâteau, on utilisera donc l’argument inverse de ARG0 qui est GRA0 qui
correspond dans la structure logico-sémantique à une inversion de
l’orientation de l’arc :
Voici la m-structure associée à notre exemple :
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
34
On définira donc au niveau logico-sémantique une équivalence entre les
deux structures suivantes :
On introduit de la même façon la relation GRA1, GRA2 et par la suite les RS
inverses.
Prenons l’exemple suivant : « Les gâteaux qu’il aime sont gros »
La m-structure associée à cette phrase sera :
C’est bien une structure équivalente au niveau logico-sémantique à celle de
la phrase précédente. Pour une même structure logique, on peut avoir
plusieurs m-structures c’est-à-dire plusieurs énoncés possibles.
Dans le cas où les phrases ne sont pas comme notre exemple précédent
totalement étiquetables par les seules relations logiques, mais nécessitent
un complément au niveau des relations sémantiques, ce sera au niveau
logico-sémantiques que les structures seront communes.
« Une balle en caoutchouc »
Au niveau du parenthésage en terme de classe K / Au niveau syntaxique FS
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
35
Au niveau logique RL / sémantique RS
La m-structure
« Etaler la colle avec une spatule »
Au niveau du parenthésage en terme de classe K / Au niveau syntaxique FS
Au niveau logique RL / sémantique RS
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
36
La m-structure
« Pierre aime Marie depuis leur rencontre en juillet »
D’où on peut extraire au niveau RL et RS
4) La puissance de paraphrasage de la m-structure
a) La notion d’UL et celle de dérivation
Nous avons vu la variable dérivation. Elle permet de reconnaître comme un
même prédicat que nous appellerons UL (unité lexicale) plusieurs lemmes
qui sont liés (et ce point est très important) par un paraphrasage
définitivement fixé ur la langue. Le but étant de pouvoir passer en analyse
ou en génération de l’un à l’autre suivant les besoins. En analyse, ce sera
l’UL qui sera calculée et transmise au TL pour traduction. En TL, l’UL sera
traduite, et ses potentialités de dérivation seront données. Le TS fera des
prédictions de FS et de K/cat et la génération essaiera de les restituer,
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
37
sinon, elle se contentera d’un paraphrasage qui lui permettra de répondre
au mieux aux prédictions.
Ainsi pour le prédicat LIRE on aura :
Lisible : qui peut être lu, qu’on peut lire.
Lisiblement : de manière lisible et donc de manière qui peut être lu mais aussi si
la dérivation lisibilité existe (ce qui est le cas ici) avec lisibilité
Lisibilité : la qualité de ce qui est lisible, …
Lecture : action de lire.
Lecture : ce qui est lu (absorption de l’ARG1)
Lecteur : celui qui lit (absorption de son ARG0 dans le prédicat)
Illisible : qui ne peut pas être lu, …
Illisiblement : de manière illisible, …
Illisibilité : la qualité de ce qui est illisible, de ce qui ne peut pas être lu, …
Pour le prédicat CONSTRUIRE
Constructible : qui peut être construit, qu’on peut construire.
Constructibilité : la qualité de ce qui est constructible, ….
Constructivement : de façon constructible, …
Constructif : qui construit.
Constructivité : de façon contructive, …
Construction : action de construire.
Construction : ce qui est construit (+ absorption de son ARG1)
Constructeur : celui qui construit.
Inconstructible : qui ne peut pas être construit.
Inconstructibilité : non-constructibilité, la qualité de ce qui ne peut pas être
construit.
Inconstructif : qui n’est pas constructif, qui ne peut pas construire, …
Inconstructivité : la qualité de ce qui ne peut pas construire,…
On pourrait imaginer d’autre dérivations à condition d’être capable de les
paraphraser de façon figées et qu’elles soient suffisamment productives
dans la langue pour justifier un traitement :
Ainsi la dérivation adjectivale anglaise « made of » qui est très productive
en anglais et qui se paraphraserait en français par en + nom, est
pratiquement inexistante en français.
Les différences dérivationnelles entre deux langues (puisqu’il s’agit de
différences contrastives) devront être prises en charge par le TS qui
restituera les paraphrasages en langue source. C’est le cas de la dérivation
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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« made of » anglaise sur « wooden » par exemple qui sera remplacée par
une RS matière sur le GN COMPLément qui domine le nom « bois »
(traduction du TL et transmission de la dérivation source) pour le français
pour faire au plus simple ou par une structure plus complexe qui permettra
de générer fait en ou fait de + nom c’est au choix du TS. C’est donc dans ce
cas le TS qui devra paraphraser la dérivation anglaise en français, pour le
rendre par la suite en français au cours de la GS en lui fournissant ce qui lui
serait normalement parvenu d’un tel paraphrasage.
Une dérivation existante dans la langue cible mais absente sur un mot (on
dit « visible », « regardable », « écoutable » mais pas « entendable », on dit
« qui peut pas être entendu », est du ressort de la seule génération qui
paraphrasera l’adjectif de potentialité passive. C’est une dérivation propre à
la langue cible et traitée comme telle.
Quant à l’analyse, nous l’avons vu, son ambition est d’obtenir une structure
logico-sémantique similaire pour tout paraphrasage.
b) Le paraphrasage
Nous avons vu dans les exemples précédemment présentés que le prédicat
« prendre » pouvait être aussi bien représenté par le verbe « prendre » que
par le nom « prise », de même on aura «le prédicat « rencontrer » sous la
forme « rencontre », et le prédicat « lire » sous les formes « lisible »,
« illisible », « lecture ».
Il arrive aussi qu’au niveau logique un prédicat absorbe l’un de ses
arguments :
Chanteur d’opéra = celui qui chante des opéras (prédicat+arg0)
La boisson de Jean : ce que boit jean (prédicat + arg1)
Confidente de Marie : celle à qui Marie se confie (prédicat + arg2)
c) Exemple de paraphrasage et « secouage »
Nous avons déjà abordé la capacité de la m-structure à fournir une même
information au niveau profond pour des phrases de syntaxes différentes.
Prenons un nouvel exemple :
- « Les historiens constatent que la prise de la Bastille par les parisiens a
surpris Louis XVI ».
- « Les historiens constatent que Louis XVI a été surpris par la prise de la
Bastille par les parisiens ».
- « Les historiens constatent que Louis XVI a été surpris que les parisiens
prennent la Bastille ».
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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Mais aussi : - « La surprise de Louis XVI à la prise de la Bastille par les
parisiens a été constatée par les historiens ».
Elles auront bien entendu des m-structures différentes qui prendront en
compte les différences syntaxiques de ces phrases, mais pour chacune
d’entre elles, par « secouage » - soit l’application de la métrique définie plus
haut - on obtient cette structure logique commune.
La structure logique (ici pas de RS) commune associée à ces 3 phrases est la
suivante :
Cette capacité de paraphrasage portée par le choix de la m-structure est ce
qui donne leur puissance aux systèmes développés sous Ariane. En effet,
nous avons vu maintenant que plusieurs énoncés de syntaxes différentes
pouvaient avoir la même interprétation au niveau logique (de même la
même interprétation au niveau sémantique).
Cette approche multi-niveau sera particulièrement intéressante lorsqu’on
abordera la synthèse en langue cible d’une phrase équivalente à la phrase
analysée en langue source. Il est bien entendu inenvisageable de générer
toutes les phrases syntaxiquement correctes en langue cible correspondant
à l’interprétation logico-sémantique de la phrase en langue source, même si
seuls les niveaux logiques et sémantiques sont pertinents pour aborder la
traduction.
Pour faire un choix entre les différentes solutions possibles, des prédictions
devront être faites par le transfert à partir des niveaux inférieurs (K et FS)
ces prédictions seront établies contrastivement (potentialités de FS, voix
prédite, K prédite sur le nœud père de la structure, etc.). La GS se basera sur
les potentialités de dérivation de son lexique et sur les prédiction pour, ne
sachant pas d’où elle vient, refléter au mieux le texte en langue source par
l’accomplissement de ces prédictions, et pour, en l’absence de celles-ci faire
au mieux (i.e. le plus souvent au plus simple) avec ce qu’elle a.
De même, si la synthèse ne suit pas une phase d’analyse dans le cadre d’une
utilisation autre que la TA, un certain nombre de prédiction pourront être
effectuées pour orienter ces choix.
Ainsi, si on reprend simplement notre précédent exemple au niveau
logique :
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
40
On aura ainsi, suivant le contexte local et en fonction du contexte du reste
de la phrase en attaquant le problème suivant différents angles. En
« attrapant » par exemple par le prédicat « aimer » et en cherchant une
K=PVB «Je suis surprise qu’il aime les gros gâteaux », « Je crois qu’il aime
que les gâteaux soit gros », mais en cherchant une K=GN « je connais son
amour des gros gâteaux », dans un autre contexte encore « son amour des
gâteaux qui sont gros »
En « attrapant » par le prédicat « gâteaux » on obtiendra aussi bien « son
appétit est légendaire et les gâteaux qu’il aime sont gros », « son poids
s’explique par les gros gâteaux qu’il aime »
En attrapant par gros, « Il faut reconnaître qu’ils sont gros les gâteaux qu’il
aime ».
Pour un simple exemple Prédicat (Arg0, Arg1/BENEF) comme AIMER
(JEAN, MARIE)
On peut choisir une structure syntaxique active AIMER (SUJ, OBJ) jean aime
Marie
On peut choisir une structure syntaxique passive AIMER (SUJ, CPAG) Marie
est aimée par jean
Une structure nominale avec AIMER (COMP, COMP) l’amour de jean pour
Marie.
Les formes de surfaces, en fonctions des informations transmise pourront
être multiples et plus ou moins « légères » : « Jean aimera Marie, le nonamour de Jean pour Marie, Jean n’a pas aimé Marie, Marie est aimée de Jean,
Jean aime-t-il Marie, etc.
Dans un autre contexte que la TA, les prédictions pourront être faites en
fonction de critères qui devront être étudiés, formulation de question par
exemple ou sujet sur lequel porte une réponse, ainsi :
« Qui Jean aime-t-il ?
Jean aime marie
De qui Marie est-elle aimée ?
Marie est aimée de Jean
Que raconte A la recherche du temps perdu,
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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A la recherche du temps perdu raconte l’amour de Swan pour Odette.
IV.
Une méthode et des outils de spécification linguistiques
1) Les grammaires statiques
Les grammaires dont nous parlons dans le cadre du traitement automatique
des langues, même si elle décrivent des langues naturelles n’ont pas grandchose à voir avec les grammaires usuelles (Le Bon Usage…). Il n’est pas
simple d’implémenter une grammaire sur ordinateur à partir d’une
grammaire naturelles. Le problème est de déterminer des méthodes de
calcul des phénomènes décrits dans ces grammaires naturelles.
Beaucoup de formalismes ont été proposés pour permettre de décrire une
langue naturelle de manière plus formelle. Le formalisme des grammaire
statiques est un de ces formalismes. Cette description pourra être
implémentée sans trop de difficultés, c'est-à-dire avec beaucoup moins
d’intervention humaine que si l’on partait dune grammaire naturelle.
Un concept classique en grammaire (tout au moins en ce qui concerne les
langues occidentales) est celui de groupe ou de phrase (on parle de groupe
nominal, de proposition verbale, etc.). On va s’intéresser à la construction
de la langue à partir d’éléments de base (qui peuvent être les morphes si on
s’intéresse à la morphologie d’une langue, ou les mots si on s’intéresse à la
syntaxe) d’éléments plus ou moins complexes (mots ou expressions dans le
cas de la description morphologique, groupes ou phrases dans le cas de la
description de la syntaxe).
Ceci étant posé, on se propose avec le formalisme des grammaires statiques
de décrire pour un phénomène linguistique donné, les différents éléments
qui le composent. La structure finale représentant le groupe ainsi que la
manière de passer de la liste des composants au groupe ou vice versa.
On choisira dans le formalisme des grammaires statiques de représenter le
groupe sous forme d’un arbre décoré, c'est-à-dire que chaque nœud de
l’arbre sera décrit par un ensemble de couples variable-valeur où variable
provient d’une liste donnée de façon exhaustive et valeur provient d’une
liste donnée de façon exhaustive et liée à chaque variable. Il existe deux
types de variables, les variables simples et les variables ensemblistes (voir
exemple plus loin). Dans le formalisme des grammaires statiques, on
appellera domaine d’information l’ensemble des arbres décorés (étant
donné la liste des couples variable/valeurs).
a) Indépendance et liens entre les phénomènes linguistiques
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
42
Un phénomène linguistique sera donc décrit dans le formalisme des
Grammaires Statiques par un triplet Chaîne/Arbre/Correspondance. Un tel
triplet sera appelé Planche (de la Grammaire) Statique.
Cette modularité est dictée par le fait que les phénomènes de la langue sont
« indépendants », en effet, en français par exemple, la constitution du
groupe nominal est un phénomène tout à fait indépendant de celui de la
constitution de la proposition complétive.
Mais, d’autre part, les phénomènes de la langue sont liés les uns aux autres,
en effet, toujours en français, le groupe nominal sujet est un des
composants de la proposition complétive, il faut donc définir une manière
d’exprimer ces liens. Dans le cadre de la Grammaire Statique, ceci est réalisé
grâce à la notion de référence entre les Planches Statiques.
b) Les différentes composantes d’une planche statique
Nous utiliserons des exemples linguistiques réels volontairement très
simples pour illustrer cette partie et la rendre plus parlante.
La description de la chaîne
La description de la chaîne revêt deux aspects, la description des éléments
constitutifs de la chaîne et la description de la position relative de ces
éléments dans l’énoncé.
Par exemple :
x , x , x
1 2 3
décrit une chaîne composée de 3 éléments nommés 1, 2 et 3 apparaissant
dans cet ordre dans l’énoncé.
Cette chaîne est donnée de façon formelle par son expression
« parenthésée » (chaîne d’arbres, ici unaires) de la façon suivante :
Chaîne : 1, 2, 3.
Si de plus nous ajoutons CAT(1)=det, CAT(2)=adj, CAT(3)=nom, nous
décrivons une chaîne composée d’un déterminant suivi d’un adjectif, suivi
d’un nom. Ces contraintes sont dites contraintes propres, car elles ne portes
que sur un élément à la fois.
On peut encore ajouter des conditions dites « contraintes inter-éléments »
(car elles portent sur plusieurs éléments de la chaîne) :
NBRE(1)=NBRE(2)=NBRE(3), GNR(1)=GNR(2)=GNR(3). Ces contraintes
indiquant que le genre et le nombre des 3 éléments doivent être les mêmes.
La description de la chaîne que nous avons maintenant est celle d’un groupe
nominal en français. Cette description peut correspondre à : « le petit
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
43
chien », « la petite chienne », « les petits chiens », …, mais pas « la petit
chiens ».
Nous voyons ici, que nous n’avons pas la description d’une chaîne du
français, mais d’une famille de chaînes.
Les contraintes sur les éléments de la chaîne sont exprimées à l’aide
d’expressions booléennes.
Les expressions simples ont la forme suivante :
− variable(élément)=valeur
− variable(élément)≠valeur
− variable(élément) dans ensemble de valeur
− variable(élément) nondans ensemble de valeurs,
si variable est de type simple ;
− variable(élément)=valeur
− variable(élément)≠valeur
− variable(élément) contient valeur (⊂)
− variable(élément) noncontient de valeurs ,
si variable est de type ensembliste.
Les expressions booléennes plus complexes sont obtenues grâce aux
connecteurs classiques de l’algèbre de Boole : et (⋀), ou ⋁, implique (→),
équivalent (↔), non.
La chaîne est donc décrite dans une Planche Statique par une suite
ordonnée d’éléments et par des contraintes sur ces éléments, ces
contraintes pouvant être propres ou inter-éléments.
Nous développerons plus loin l’aspect obligatoire, itératif, optionnel des
nœuds de la chaîne.
La description de l’arbre
Comme la description de la chaîne, la description de l’arbre présente deux
aspects qui sont la description des différents nœuds de l’arbre et la
description de la géométrie de l’arbre.
La géométrie de l’arbre est donnée pour plus de clarté par sa
représentation graphique :
De façon plus formelle elle est donnée par son expression parenthésée :
Arbre : 0(A,B,C)
L’arbre peut avoir la complexité désirée, tant en largeur qu’en profondeur.
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
44
Les contraintes sur les nœuds de l’arbre sont exprimées de la même
manière que les contraintes sur les éléments de la chaîne.
Dans le cas de la chaîne, on obtenait la description d’une famille de chaînes,
on obtient de la même manière une famille d’arbre associée.
Nous reviendrons plus loin sur l’aspect obligatoire itératif ou optionnels
des nœuds de l’arbre.
La description de la correspondance entre chaîne et arbre
Etant donné la famille de chaîne et la famille d’arbresdécrite par la Planche
Statique, il faut définir la correspondance qui existe entre ces deux familles,
c'est-à-dire déterminer pour une chaîne donnée l’arbre qui lui sera associé
et réciproquement. Lorsqu’une telle correspondance sera déterminée, il
faudra encore définir comment les éléments de la chaîne et les nœuds de
l’arbre entrent en correspondance.
La correspondance entre chaîne et arbre est de deux types :
o une correspondance implicite dans la forme parenthésée et
dans la représentation graphique associée :
 en ce qui concerne les noms des nœuds (l’élément 1 de
la chaîne est le nœud 1 de l’arbre) ;
 Un élément présent dans la chaîne et dans l’arbre sera
présent dans les deux parenthésages. Dans le graphe
explicatif, il sera noté x dans la chaîne et sera relié à
l’arbre ;
Chaîne : A, B, C
Arbre : 0(A,B,C)
 un élément présent dans la chaîne et absent dans l’arbre
(cas fréquent) sera dans l’expression de la chaîne et ne se
retrouvera pas dans celle de l’arbre. Dans le graphe
explicatif , il sera noté x dans la chaîne et il ne sera pas
relié à l’arbre.
Chaîne : A, B, C
Arbre : 0(B,C)
 Si l’ordre des éléments est différent dans la chaîne et dans
l’arbre (si ordre il y a), on retrouvera chaque élément à sa
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
45
place dans l’expression parenthésée de la chaîne et à sa
place dans l’expression parenthésée de l’arbre, sous
l’étiquette commune. Pour la représentation explicative
commune, il sera marqué x dans la chaîne et o dans
l’arbre pour signaler ce « déplacement ».
Chaine : A, B, C
Arbre : 0(B,C,A)
 Un élément absent de la chaîne et présent dans l’arbre
(reconstruction d’une élision par exemple), sera dans le
parenthésage de l’arbre seulement. Dans le graphe
explicatif, il sera noté o dans la chaîne et relié à l’arbre.
Chaîne : B, C
Arbre : 0(B,C,A)
 On peut imaginer aussi de dupliquer des éléments, etc.
o une correspondance explicite en ce qui concerne la décoration
des éléments de chaîne et des nœuds de l’arbre. Nous y
reviendrons plus loin.
Non pas une chaîne, mais une chaîne d’arbres
Nous avons vu qu’une des composante de la Planche Statique est la
description de la chaîne. Nous avons pris l’exemple « le petit chien » en
disant que la chaîne, composée d’un déterminant, d’un adjectif et d’un nom
est un groupe nominal en français. Mais « le très petit chien » est aussi une
chaîne de groupe nominal en français. Il faudrait donc un nombre énorme
de planches pour décrire les phénomènes de la langue française. Bien sûr, il
en va tout autrement dans le formalisme des Grammaires Statiques.
Nous allons dire que la chaîne du groupe nominal n’est pas composé d’un
déterminant d’un adjectif et d’un nom, mais d’un déterminant, d’un groupe
adjectival et d’un nom. Il n’y a alors qu’une chaîne pour décrire « le petit
chien » et « le très petit chien ». Le fait que « petit » est un groupe adjectival
au même titre que « très petit » est externalisé, il est décrit dans une (ou
des) planche statique du groupe adjectival. Le groupe adjectival est décrit
par un arbre, l’élément de chaîne qui y fait référence, n’est plus un mot,
mais un arbre. Les éléments de la chaîne ne sont pas forcément des mots, on
a donc une chaîne d’arbre. L’élément B dans notre chaîne n’est plus un mot
(terminal) mais un arbre décrit ailleurs et qu’il faudra donc dûment
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
46
référencer. Il faudra donc introduire la notion de planches référées, chaque
élément de chaîne non terminal devant être référencé.
Pour cela, chaque planche statique porte un nom qui permet de l’identifier.
La définition d’un élément de chaîne d’arbres (s’il est non terminal) se fera
donc en donnant le nom de la ou des planches qui le décrive par ailleurs.
Les contraintes données par la suite sur les éléments de la chaîne pourront
limiter la validité de cette référence (accord, etc.)
Une référence peut-être exprimée simplement : B, ou en donnant accès à la
totalité de l’arbre référé au 1e niveau : B($L1,G,$L2), ou B($L1,G,3,$L2), etc.
Deux types de représentations graphiques explicatives, suivant qu’on
s’intéresse ou non aux nœuds de l’arbre référé :
Les forêts gauches et droites sont représentées par des boîtes ou par (un
ou) des nœuds itératifs associées à (une ou) des boîtes vides suivant ce que
l’on veut tester ou affecter. Les boîtes vides sont notées en les suffixant par
0. On peut aussi avoir une boîte CI ou CI0 ou d’autres nœuds dûment
explicités dans une référence.
Enfin pour clore le chapitre des références, on trouve à un certain niveau de
description des éléments dont la place dans la chaîne d’arbre est située à
l’intérieure de la chaîne d’un arbre référé mais ne se trouvent pas dans
l’arbre référé où il n’aurait aucun sens (éléments qui se trouveraient dans
notre GADJ par exemple au niveau chaîne, mais ne ferait pas partie du GADJ,
alors qu’il ferait clairement partie du GN) . On les exprime sous la forme
d’une flèche verticale, pour exprimer cette insertion intempestive.
Chaîne :A, B(↑1,G,$L2), C
Arbre : 0(A,B(G,$L2),C,1)
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
47
La planche référée par B ne contient pas le nœud 1 qui n’aurait aucun sens
dans la chaîne de B, dans notre exemple, elle décrit des arbres de la forme
B(G,$L2).
La syntaxe d’une Planche Statique (Sandhi)
Pour permettre de décrire la chaîne d’arbre (ou plutôt la famille de chaîne
d’arbre), l’arbre (ou plutôt la famille d’arbres) ainsi que la correspondance
entre ces deux familles, la planche statique sera découpée en plusieurs
zones. Chaque zone prend en charge une partie bien définie de la
description.
Langue décrite :
Zone d’en-tête
Numéro de la planche :
Type de planche ;
Cas traité
ZREF
Zone des références
ZGRAPHE
Zone graphique
Chaine :
parenthésage de la chaîne
Arbre :
parenthésage de l’arbre
Graphe
graphique qui permet de fixer les
idées et d’aider à la compréhension
(parenthésages et zones suivantes
suffisent à la connaissance)
ZCA
Zone chaîne d’arbres
ZA
Zone arbre
ZCORR
Zone de correspondance
ZEX
Zone exemples et commentaires
a) Zone d’en-tête
b) La zone graphique ZGRAF (en fait ZGRAPH1 et ZGRAPH2)
c) La zone référence ZREF
d) La zone contrainte sur la chaîne d’arbre ZCA
e) La zone contraintes sur l’arbre ZA
f) La zone commune à l’arbre et à la chaine d’arbre ZACA (non
implémentée dans la grammaire statique du français)
g) La zone correspondance ZCORR
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
48
h) La zone exemples et commentaires ZEX
2) Interprétation sémantique19
V.
Stratégie d’implémentation
1) Statégie d’implémentation en analyse
a) L’ambiguïté (Sandhi)
b) L’obtention de la m-structure associée au texte
2) Stratégie d’implémentation en génération (synthèse)
La phase de génération se situant dans un processus de traduction, elle suit
une phase d’analyse d’un texte ayant un « sens » contrôlé par l’analyse. Elle
ne contrôle donc pas l’énoncé à généré a un sens ou pas. On s’intéressera en
génération uniquement à reformuler le message sémantique que l’on
trouve en entrée de génération, sous une forme grammaticalement
correcte.
Passage de la m-structure niveaux profond à l’une des m-structures valides
(heuristique)****
Descente récursive et remonté pour la mise en
branchement récursif sur paraphrasage.
ordre en français
a) L’entrée de GS (Sandhi + doc GS)
b) Passage de la grammaire statique à l’implémentation (Sandhi)
c) Stratégie (document Sandhi)
VI.
Une méthode et des outils de développement des
dictionnaires
1) La base lexicale
2) Dictionnaires mille-feuille
3) Stratégie de traitement de l’ambigüité lexicale (≠ niveaux)
VII.
Des méthodes d’implémentations des grammaires
spécifiées. (Des outils d’implémentation (moteurs)
spécialisés)
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Zaharin Yusoff The Static Grammar Formalism Mai 1990.
GETALP – S. CHAPPUY - 2011
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ANNEXE : Variables Ariane de la GS du français
ANETT:=(OUI).
$ARTICL:=(DEF,NART).
$ASPECT:=(FUTPROB,PASPROCH).
** ATTENTION: $ASPECT:=(FUTPROB,PROG,PASPROCH).
$AUXG:=(ETRE).
$CAT:=(V,NOM,A,D,R,S,C,P,PREF,INC,EDIT,NALF).
CATLOCK:=(1).
$CI:=(G,DR).
$CLTYPE:=(DECL,INTER,IMPER).
$COMPMOD:=(1).
$COMPOS:=(1).
$COORDBG:=(EL1,EL2).
$CPWORD:=(CONCAT).
$DAMNEG:=(P).
$DANNEG:=(P).
$DEG:=(COMP,SUP,CONS).
$DVNVA:=(P).
$DVNVAN:=(P).
$DVNVP:=(P).
$DVNVPM:=(P).
$DVNVPN:=(P).
$DVRVN:=(P).
$DVRVP:=(P).
ELID:=(1).
$FEUIL:=(1).
FS:=(GOV,SUJ,OBJ,CIRCP,CIRC,COMP,ATSUJ,ATOBJ,ATGR,ATG,
COORD,ENUM,NUMERO,DES,REG,JUXT,RFDG,LXAX,APP).
FSLOCK:=(1).
$GNRAVN:=(MAS).
$GNRVAN:=(MAS).
$GNRVPN:=(MAS).
$GOV:=(1).
$IMPERSG:=(VIL,PPAIL,PPRIL).
$INT:=(INT1).
**$IPLRECT:=(V0I0,V1I0,V2I0).
$K:=(GN,GADJ,GCARD,GORD,GADV,NV,PVB,PINF,PPART,PREL,PSUB).
KLOCK:=(1).
$LOCAL:=(A,EN).
$MODEG:=(IND,COND,SUBJ,IMP,GER).
$NEG:=(1).
$NEGMOD:=(1).
$NI:=(1).
$NLEUR:=(1).
$ON:=(1).
$PLADGNG:=(PLADGN1,PLADGN2,PLADGN3).
$PLADJG:=(AVPOS,AVANT).
PLCIRC:=(AVANT,APRES).
$POTPAS:=(1).
$PREDC:=(AVOIR,DONNER,FAIRE,MAINTENU,METTRE,PRENDRE,TENIR,VENIR,REVENIR,
YAVOIR).
$PORTEE:=(TOUT).
$REFLG:=(OBL,REC1,REC2,SE1,SE2).
$REL:=(1).
$REP:=(1).
$RL:=(ARG0,ARG1,ARG2,ARG01,ARG02,ARG12,TRL1,
GRA1,GRA2,GRA0,TRL0,ID,GRA12,GRA02,GRA01).
**
GRA1,GRA2,GRA0,TRL0,ID).
$ROLE:=(RSUJ,RCOMP,RADV).
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$RS:=(ALTERN,METHODE,CAUSE,MARIERE,GENITIF,COND,FINAL,BENEF,CONSEQ,
THEME,INST,CTXT,MANIERE,ACCOMP,ANALOG,CONCESS,QFIER,OBJQTF,MODUL,
UNDE,UBI,QUO,QUA,PART,TRAP,QUM,SAUV,QUALF,QUAL,ID).
** $SEMA:=(COUL,FORM,,AGE,DIMEN,AUTRE).
$SEMCG:=(LIEU,TEMPS,QUANTUM).
SERIE:=(1A,1B,2A,2B,3A,3B,4,5,6A,6B,7,8A,8B).
$SUBA:=(ADJ,CARD,ORD).
$SUBJONG:=(VS,VNIS).
$SUBN:=(NC,NP,REF).
$SUBR:=(REL,TELOC,AUTRES).
$SUBVG:=(VF,INF,PPR,PPA).
$SYM:=(SYM01,SYM02,SYM03).
$TEMPSG:=(PRES,PAS,FUT,IPF).
**TPN:=(ILS,LES,LEUR,EUX).
$TYPE:=(ATROB,FAIRE,INDIR).
$TYPP:=(AVOLAIR,EST,SEMBLE,PARAIT,RESTE,DEMEUR,DEVIENT).
$VAL1I:=(I,AI,PARI,POURI,DEI).
$VAL1N:=(N,AN,AVECN,CONTREN,DANSN,DEN,ENN,PARN,POURN,SURN,ENTREN,COMMEN).
$VAL1S:=(ACEQUE,DECEQUE,Q).
$VAL2I:=(AI,PARI,POURI,DEI,I).
$VAL2N:=(N,AN,AVECN,CONTREN,DANSN,DEN,ENN,PARN,POURN,SURN,ENTREN,COMMEN).
$VAL2S:=(ACEQUE,DECEQUE,Q).
VCALC:=(1).
$VOIX:=(ACT,PAS,RXPAS,IMP,IMPRXPAS).
VPRISE:=(1).
VLOCK:=(1).
-NEX$GNR:=(FEM,MAS).
INTCAT:=(V,N,A,M).
$KREG:=(GN,PINF,PSUB **,PPART.).
$MODAL:=(DOIT,PEUT).
$NB:=(SING,PLUR).
**$NEGIMP:=(N,P).
$PERS:=(1,2,3).
$PLADV:=(PLADV1,PLADV2,PLADV3).
$POTDRVA:=(AM,DAN).
$POTDRVN:=(NA,NPA).
$POTDRVV:=(VN,VAPA,VAPP,VAPAN,VAPPN,VAPAM,VAPPM **,VAQP.,VAQA).
$POTPREF:=(NEG,REP).
$SEMN:=(ANIME,CONCRET,ACTION,ABSTRAIT,UNITE,LIEU,TEMPS).
$SUBADV:=(ADV,ADADJ,MADV,MADADJ,ADGN).
$SUBJR:=(S,SSUBJ,DEI,N).
$TYPOG:=(PCAP,TCAP,SCRIPT,ABBR,DIGIT).
-ARITHNOEUD:=(100).
POIDS:=(200).
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CHAPITRE 1 : LA NOTION D*ENSEMBLE