L’insecte et l’homme
Présentation des Insectes
Formés de 3 parties : la tête, le thorax (relié à la tête par le cou) et l’abdomen. La tête porte
les yeux et les antennes, le thorax est divisé en prothorax, mésothorax et métathorax, et
porte 3 paires de pattes, et l’abdomen est métamérisé, les derniers métamères sont
modifiés suivant le sexe (on parle de dimorphisme sexuel).
Classe des Insectes :
 Absence d’ailes : sous classe des Aptérygotes
Ex : collemboles, thysanoures
 Présence d’ailes : sous classe des Ptérygotes
Ex : tous les autres.
Cependant, certains ptérygotes n’ont pas d’ailes, mais ont des strepsiptères.
Un adulte est appelé Imago. On peut classer les insectes en fonction de la nervation alaire
(longitudinales, transversales). On sait aussi que plus un insecte est évolué, moins il a de
nervures alaires.
Cycle de vie :
Imago
Œuf (embryologie)
Stade nymphal (puparium)
Larve 1
n stades de larve
Le stade nymphal est le stade hivernal avec diapause (possible aussi au stade œuf, ou à un
stade larve). On dit d’un insecte qu’il est univoltime s’il n’a qu’une génération par an, et qu’il
présente un stade hivernal avec diapause. Il est parthénogène s’il se reproduit sans
accouplement, à part la dernière génération avant l’hiver (ex : le puceron).
On classe aussi les insectes en fonction de leurs caractères biologiques et abiotiques
(température, photopériode, peuplement biologique…)
L’insecte et l’expertise médico-légale
Introduction :
Dans le cadre d’une expertise médico-légale, le médecin légiste doit déterminer le plus
parfaitement possible la date de la mort. S’il n’est pas compétent, il fait intervenir des
entomologistes compétents. En anglais, ceci porte le nom de « Forensic entomology ». Les
différents insectes suivent la décomposition, qui se fait en plusieurs étapes :
 Rigide
 Livide
 Décomposition variée dans la composition chimique de cadavre (en plus de la
colonisation par les bactéries)
Il existe 2 méthodes pour dater la mort :
 Méthode à court terme, fondé sur la connaissance précise des cycles des
nécrophages (mangeurs de chair)
L ES CALLIPHORIDAE
Ex : La mouche bleue de la viande.
Les femelles déposent des œufs sur les blessures, ou dans les orifices naturels. Les œufs sont
en paquet, blanc-jaunes (blanc = jeune, jaune = vieux) en forme de banane. Chaque femelle
pond plusieurs centaines d’œufs. Les œufs incubent entre 10 et 100 heures, en fonction de la
température. La période larvaire est une période de nutrition, d’accumulation de graisses. Il y
a aussi une augmentation de la longueur, avec les mues, et changement de forme des crochets.
La mue est appelée exuvie.
Une larve L1 dure 15 heures, et au contraire, la larve L3, qui est le stade le plus long, dure
quelques jours. La nutrition s’arrête avec le passage au stade pupe : prépupe. La peau durcit,
les crochets restent, et il y a formation de la mouche : Pupe (stade nymphal). Ce stade dure
quelques jours. Ensuite, la pupe se coupe circulairement, et la mouche émerge. Les ailes sont
fripées au départ, et elles reçoivent de l’hémolymphe pour pouvoir s’ouvrir et entrer en
fonctionnement. La femelle peut pondre 1 semaine après son émergence.

Méthode à long terme, fondé sur la connaissance de l’ordre d’arrivée des différentes
escouades sur un cadavre.
Il y a une grande variété d’espèces sur un cadavre. On les prend insecte par insecte, et on
cherche à quelle génération on en est. Il y a par exemple les insectes nécrophiles, qui
mangent les parties rances, mais aussi les occupants.
Il existe 8 vagues de succession entre le cadavre frais et le cadavre os : 8 escouades.
HISTORIQUE DE L’UTILISATION DES INSECTES DANS LA DATATION DE LA MORT
a) Au 13ème siècle, dans la littérature chinoise, on trouve le premier fait permettant de
dater un meurtre par les insectes. On a trouvé une mouche sur une faucille. C’était
un Calliphoridae, une des espèces les premières arrivées sur un cadavre.
b) Le premier rapport d’expertise entomologique a été fait au 19ème siècle par un
français, Mr Bergeret, qui rapporte un fait le 22 mars 1850, par la présence de larves
et de pupes de mouches et de chenilles de micro coléoptères (mites). En se basant
sur les connaissances de l’époque, il rapporte la durée de vie des mouches à 1 an. Il
fait remonter la mort à 1848. Maintenant, en connaissant la biologie des espèces, on
peut le corriger, et déterminer la mort à fin été, début automne 1849.
c) Mise en place d’un plan de succession d’invasion entomologique et d’autres
arthropodes chez le cadavre. Entre 1879 et 1897, s’associent des entomologistes et
des médecins légistes pour la première fois au muséum de Paris : Megnin, Brouadel
et Yovanovitch. Ils mettent en évidence la succession des 8 escouades, de la mort à la
complète minéralisation de cadavres humains. En effet, ils indiquent que les
mouches peuvent intervenir dans les minutes qui suivent le décès, sans qu’aucune
odeur ne se fasse sentir.
LES 8 ESCOUADES :
1. 1ère escouade : Calliphoridae et Muscidae
Calliphora viscina (mouche bleue urbaine) : la femelle pond des œufs au niveau des orifices
humides. Si on trouve Calliphora vomitaria, c’est une espèce champêtre, et donc la mort a
eu lieu dans un bois. Il y aura une variation de colonisation selon les régions
biogéographiques.
2. 2ème escouade : Calliphoridae et Scatophagidae
Ex : Lucila caesar : elle arrive rapidement avec la forte odeur qui se dégage et repousse les
Calliphoridae. L’odeur est cadavérique. C’est le début de la fermentation, avec la
fermentation butyrique (qui raccourcit les graisses), réalisée par les bactéries anaérobies
(clostridium), dégagement d’un acide gras volatile : l’acide butyrique (odeur nauséabonde).
3. 3ème escouade : Coléoptères (Dermestidae) et Lépidoptères (Tineidae)
4. 4ème escouade : Diptères (Syrphidae et Piophilidae) et Coléoptères (Claridae)
Destruction des matières protéiques. Forte odeur d’ammoniac. Phase de fermentation
lactique : asticots qui ressemblent à ceux qui se nourrissent de fromage.
5. 5ème escouade : Muscidae (Ophyra, Phora) et Coléoptères (Necrophorus, larves
d’Hister)
Les petits Muscidae sont attirés par l’ammoniac. Les Coléoptères attirés sont de grande
taille. C’est à cette étape que se termine la fermentation.
Chaque type de fermentation a attiré des familles spécifiques d’insectes. A la fin de la
fermentation, les modifications chimiques du cadavre repoussent ses habitants. L’odeur est
donc un facteur d’attirance et de répulsion.
6. 6ème escouade :
Dessiccation bien avancée de la dépouille, marquée par la présence de nombreux petits
acariens dont certains sont accrochés sur la dépouille d’insectes qui ont précédé. On note la
présence de nombreux insectes détriticoles. Attention, les acariens ne sont pas des insectes.
Ils absorbent le peu d’humidité (humeurs) qui reste encore. Ils sont associés à des insectes
de petite taille : les Piophilidae.
7. 7ème escouade : Lépidoptères (Teniedae, Oecophoridae) et Dermestes
Les Dermestes rongent tout ce qui forme les lainages et fourrures, et les découpent en
restes séchés en petits bouts.
8. 8ème escouade : Coléoptères (Ténébrio, Ptinus) et Lamyres
Le cadavre a au moins un an, et peut aller, à cette étape, jusqu’à 3 ans (en fonction de la
localisation, l’altitude, la température, et les conditions atmosphériques). C’est maintenant
que commence la décomposition des os, ou la pénétration des cavités des os, pour faire
disparaître tout débris organique. Les Lamyres achèvent le nettoyage des charpentes
osseuses et des dépouilles des escouades antérieures (exuvies, dépouilles de nymphe).
Régions biogéographiques :
Zone de la Terre
Amérique du Nord
Amérique du Sud
Nord
Sud
Eurasie et Maghreb
Afrique
Inde et océan Indien
Océanie
Japon et l’Est
Région biogéographique
Néarctique
Néotropicale
Arctique
Antarctique
Paléarctique
Afrotropicale
Orientale
Australienne
Océanique
Une espèce qui ne se trouve que dans une seule région est appelée Endémique.
Les régions Arctique, Néarctique et Paléarctique sont appelées Holarctique.
Actuellement, on distingue 4 groupes d’arthropodes détritivores, selon leur intervention :
a) Les espèces nécrophages : elles se nourrissent de cadavre, et se succèdent selon un
stade biologique de décomposition. On retrouve ici des Diptères (Calliphoridae,
Sarcophagidae, Fannidae, certains Muscidae, Piophilidae), des Coléoptères (certains
Silphidae, Dermestidae, Tenebrionidae, Necrophoridae), des Lépidoptères (Pyralidae,
Tineidae), des Acarien.
b) Les espèces nécrophiles : Prédateurs carnassiers ou parasites qui se nourrissent en
grande partie des nécrophages. On retrouve ici des Coléoptères (Staphylinidae,
Cléridae, Histeridae, certains Hydrophilidae), des Diptères (certains Calliphoridae
dont chrysomya, Muscidae dont Ophyra, Phoridae), des Hyménoptères parasitoïdes.
c) Les espèces omnivores : elles mangent de tout, et sont donc nécrophages et
nécrophiles. Par exemple, des Hyménoptères (guêpes), des fourmis, des larves de
Coléoptères, ils doivent seulement posséder des mandibules.
d) Les opportunistes : ils se servent du cadavre comme d’une extension de l’habitat, et
colonisent les restes du cadavre (abris, cachette, endroit pour passer l’hiver…). On
peut par exemple citer les Collemboles (Aptérygotes), les araignées (qui en font des
abris, des pièges…)
L’expertise entomologique en médecine légale se pose 2 questions :
- A quand remonte la mort ?
- Le cadavre a-t-il été déplacé ?
Pour répondre à ces questions, il faut identifier les animaux récoltés et déterminer leur stade
et micro habitat. Ensuite, il faut établir les conditions auxquelles a été exposé le corps. En
effet, une mouche ordinaire se développe en une trentaine de jours à 18°C. Il ne lui faut que
15 jours à 25°C. Il faut ensuite déterminer l’évolution cadavérique, et enfin la rigidité ou non
du cadavre.
Le bilan entomologique repose sur la biologie des insectes identifiés.
On trouve, par exemple, facilement Calliphora vomitaria (Linné, 1758). C’est une espèce très
commune, très répandue en région Holarctique. Elle est rurale, forestière et montagnarde.
Les adultes ont une activité diurne. Leur vol est bruyant et rapide. Elles sont carnivores et
parasites de matière organique en décomposition. Elles interviennent directement après la
mort. Leur activité est très faible si la température est inférieure à 9,9°C, mais elle est
optimale entre 15 et 20°C. De la pupe, la femelle peut pondre après 4 à 5 jours. Elle pond
200 à 250 œufs, posés en petits paquets. Elle fait partie de la première escouade.
Différences dans le cycle en fonction de la température pour passer de l’œuf à l’imago :
Température
Nombre de jours moyen
11°C
59
15°C
39,3
20°C
27,8
Toujours avec même photopériode.
On trouve aussi facilement Calliphora vicina (RD, 1930). C’est une espèce Holarctique,
Afrotropicale, Orientale et Australienne. Elle possède une activité diurne, elle est omnivore,
carnivore ou parasite de matière organique en décomposition. C’est un insecte héliophobe
(fuie la lumière solaire). Elle intervient immédiatement sur un cadavre frais. Son activité est
minimale en dessous ou 10°C, et optimale entre 15 et 20°C. La femelle est mature à 4-5
jours, pond 200 à 250 œufs, par paquets de 10 à 25. Elle fait partie de la 1ère escouade.
Différences dans le cycle en fonction de la température pour passer de l’œuf à l’imago :
Température
Nombre de jours moyen
11°C
43,1
15°C
29,8
20°C
21,8
Toujours avec même photopériode.
On peut citer Lucila caesar (L., 1758). C’est une Cyclorrhaphe. Elle est d'un vert brillant, avec
des reflets jaunâtres. Elle est recouverte de poils. C’est un insecte hygrophile (aime milieux
humides), floricole. Elle est Saprophage, et Coprophage exceptionnellement. Elle est attirée
par les blessures ouvertes sur les animaux vivants, à peau ou à fourrure. La femelle est
ovipare, mais parfois, en zone tempérée, elle peut-être vivipare. Elle cherche les endroits
frais, humides et marécageux. Elle a un vol rapide, dont le son est caractéristique. Elle
provoque des myases, des blessures infestées de larves.
Différences dans le cycle en fonction de la température pour passer de l’œuf à l’imago :
Température
Nombre de jours moyen
11°C
103,5
15°C
34,5
20°C
18,5
Toujours avec même photopériode.
Necrophorus vespilloides, Necrophorus humator : Coléoptère, Silphidae. C’est un fossoyeur
carnivore. S’il est sur un cadavre, il vient se nourrir des larves de diptères.
Staphylin spp. : Coléoptères de la famille des Staphylinidae. Il profite de larves de diptères
qu’il dévore.
Hister spp. : Coléoptère, mange les œufs et jeunes larves de diptères, sur un cadavre récent.
Dermestes ondulatus : Cadavre réunit 3 mois après la mort.
Spalangia spp. : Parasite des larves de diptères Calliphoridae, Sarcophagidae, Muscidae.
Les paramètres climatiques
Ils ont une incidence directe sur le cycle biologique des insectes. Il faut alors s’informer à la
météo locale.
Ex : Température, méthode de calcul
Pour passer de l’œuf à l’imago, on fait la somme des températures nécessaires. On obtient
cette somme en additionnant les moyennes quotidiennes de température.
Température
250°C
jours
0
1
2
3
4
5
6
A ce chiffre, il faut soustraire un indice par espèce. Donc la somme des températures moins
l’indice = le temps pour devenir adulte.
Ex : espèce x
A besoin d’une somme de température de 49°C. Son indice est de 2.
Jour
Vendredi Jeudi Mercredi
Moyenne de température
10
11
8
Somme des températures
10
21
29
Somme des températures moins l’indice
8
19
27
Valeurs expérimentales :
Indice
Calliphora vicina
2.0
Calliphora vomitaria
3.0
Lucila sericata
9.0
Somme des températures totales
388,0
472,0
207,0
Mardi
10
39
37
Lundi
12
51
49
Temps d’œuf à pupe
191.0
213.0
Les aspects initiaux d’un Cadavre
Dès que les grandes fonctions physiologiques s’arrêtent, la température du corps chute en
principe de 1°C par heure pour s’équilibrer avec la température ambiante. Cela met entre 12
et 24 heures. En même temps, en 5 à 8 heures, la dépouille devient de plus en plus rigide
(surtout aux muscles du visage), car le glycogène des muscles se transforme en acide
lactique, responsable de la coagulation des fibres contractiles du muscle. Par la suite, on
constate une disparition de cette rigidité entre 2 et 4 jours selon les conditions extérieures. 3
à 5 heures après la mort, une coloration rouge violacée de la peau apparaît : la lividité. Elle
commence au cou et se répand au reste du corps. La lividité est complète au bout de 15
heures. La lividité se fait car le sang coagule, les globules sortent au niveau de la peau. Sous
l’effet de la gravitation, le sang descend et s’accumule dans les parties basses, en contact
avec le sol. Puis il y a autolyse des tissus : nucléases, estérases…
Ensuite se poursuit la déshydratation + autolyse des tissu = libération d’enzyme lysosomale
Emanation d’acide lactique.
Les graisses se transforment en acide acétique.
Description des protides entraîne la formation d’acide gras + dégagement ammoniac.
Contenu cellulaire disparaît, les cellules se désagrègent.
Cet altération naturelle est accélérée sous l’action de bactéries que le cadavre possédait
dans son organisme = e-coli, et d’autres du groupe bascillus.
Les champignons transportés par l’organisme se développent, ces bactéries son très
nombreuses sous la peau.
Il y a également à tenir compte de la corpulence du sujet (+ ou – de graisse) la production de
gaz entraîne un gonflement du corps ce qui explique sa flottaison. Malgré tout ceci, il existe
des parties indestructibles (cartilage os phanères dent = permet de savoir l’âge du sujet) la
date de la mort déduite n’est qu’une approximation.
I) Différente autre méthode d’investigation de détermination pour l’identité et
la date de la mort.
A) ANALYSE DES OS ET DES DENTS
Si on ne trouve que des os :
- détermination si cadavre humain ou cadavre animal :
Indice
[Schéma palette graphique]
- s’agit-il d’un homme ou d’une femme
Possibilité car femme à un bassin plus large que l’homme et les os ont une forme différente
- l’âge du cadavre
Utilisation de la jonction en le sternum et les côtes : plus cette jonction est usée, plus le
sujet est vieux ; ou le crâne : plus les soudures sont soudées, plus le sujet est âgé. Les très
jeunes enfants possèdent la fontanelle (petit trou dans le crâne).
Concernant les dents elles résistent à de fortes températures, l’émail ne s’éclate qu’a partir
de 400°C et si le cadavre est brûlé ont se base sur ses dents pour déterminer l’âge. La faune
trouvée dans les cendres sera différente selon la matière brûlée, avec les dents ont peut
déterminer l’ADN de l’organisme et même on peut estimer le groupe sanguin.
- possibilité de reconnaître si une goûte de sang est humaine ou animal
En effet grâce à des précipitations chimiques (antigène anti hémoglobine de l’homme)
Quelques exemples d’expertise entomologique
1er cas
Exemple de l’affaire RENARDY
-le 29 avril 1986 un bûcheron découvre la dépouille d’une personne dans les Ardennes
belges, sur le cadavre ont trouve des cheveux (pas de peau), des bout d’ongles, un crâne
fracturé, un fémur, un tibia, des morceaux de perçant, une parti du cubitus et un collier
entouré de graisse. Tous ces morceaux sont éparpillés sur une surface de 100m carrés. Les
os sont complètement délavés. A partir de ces éléments on détermine qu’il s’agit d’une
femme âgée entre 15 et 21 ans. Grâce au collier, une fille qui a disparu le 18 août 1985 est
reconnue par son père.
MARCEL LECLERCQ est appelé à la rescousse, il fouine et trouve simplement 5 petits
coléoptères de la famille des Staphylinidae qui appartiennent a trois espèces différentes.
Une seule espèce peut être apportée à la liste des insectes intéressants ayant attaqué le
cadavre. Les autres sont des opportunistes.
L’espèce est : Omalium rivulare
Cet espèce se rencontre sur des cadavres d’animaux a sang chaud, ce coléoptère venait juste
d’éclore a partir des os entreposés (possédait une pilosité entière). Sachant que sa fille avait
disparu le 18 août 1985 et sachant que le corps a été retrouvé le 29 avril 1986 grâce a
l’Omalium rivulare => besoin de savoir quand le femelle du coléoptère a pondu son œuf.
C’est la troisième période qui a permis l’éclosion. La larve a passé l’hiver
=> Le corps se trouver a l’endroit a il a été trouvé lors du décès (le corps na pas bougé).
C’est un prédateur des stades larvaires des insectes des premières escouades.
Des recherches entomologiques plus poussées ont permis de trouver une pupe de Piophila
casei, qui est un représentant de la quatrième escouade et seule cette espèce a eu accès au
cadavre en fermentation caséique.
 corps enveloppé dans un sac en plastique donc décomposition du cadavre continue.
Le corps a peut-être été déplacé, le cas se passe pendant le stade de fermentation
caséique et attire Piophila casei, l’Omalium mange les larves de Piophila casei.
Conclusion : A ce moment là, on peut en déduire que la mort se situe a la fin de la
première période. Au tribunal le préjugé coupable en écoutant l’histoire refaite de
Marcel LECLERCQ avoue bêtement son crime (quel con !!!!!!).
 deux prévenus qui furent condamnés en 1989 pour avoir séquestré, violé, assassiné
et torturé la jeune femme.
2eme cas :
On trouve un cadavre d’une femme enfouit sous une couche de feuilles préservant une forte
humidité le 10 octobre 1969, cette femme était portée disparue depuis le 6 octobre. Sur le
cadavre on trouve des larves vivantes de Calliphora vomitaria au niveau des yeux. Elles sont
au stade L3 et mesure 3 à 5mm. La température de ces 4 jours était élevée, pour cette
espèce il faut compter 4à 5 jours pour le cycle complet.
 la ponte a eu lieu le jour du décès et le cadavre n’a pas été déplacé. Il est mort ou il
se trouvait dans les bois quand elle est morte.
3eme cas :
Le 2 octobre 1975 on trouve le cadavre d’un homme dans un bois qui est réduit a l’état
squelettique parce que c’est un cadavre d’un homme pendu, le crâne et les os sont tombé
au pied de l’arbre dans une sorte de cuvette constamment humide= ceci est très favorable
au développement des insectes et des acariens, on trouve au niveau des pupariums vides de
Calliphoridae, des pupariums vides de Muscidae, des pupariums vides de Saprophagidae, de
nombreuses larves de Piophila casei qui mangent les larves des premières escouades. On a
élevé ces larves et on a eu les éclosions de Piophila le 21octobre. On trouve également des
coléoptères :
- Hister cadaverinus
- Philonthus (3 espèces différentes)
Plus des acariens.
On remonte les températures jusqu’en janvier 1975 pour définir le cycle biologiques des
espèces trouvées. En effet sur ce cadavre, les insectes des première escouades avaient finit
leur travail depuis longtemps, la quatrième escouade était représentée par Piophila, la
présence des acariens permet d’arriver a une estimation de quatrième ou 5eme escouade,
car les espèces trouvées ont un comportement amphibie, il n’y a pas de représentant de la
septième et de la huitième escouade. La mort remontait à 5 ou 6 mois au moment ou on l’a
trouvé, d’après les températures max et min.
Exemple d’enquête
- Les pontes de calliphora vicina sur un cadavre humain enseveli dans la neige. Mouche
classée dans les nécrophages et qui a pondu dans des conditions extrêmes. Comment ces
mouches qui ont peu d’activité en dessous de 12°C on pu pondre ? Cadavre retrouvé en
décembre 1999 car des enfants ont été attiré par le manège des mouches au dessus du
cadavre. On a constaté que le cadavre été enfuit sous 60 cm de neige, la température était
de 0,3 degrés, la température en haut du trou était de 0°C. On récupère les œufs et a partir
des œufs ont obtient des adultes du diptère.
 le diptères est aussi attiré par l’odeur du cadavre => lors d’une enquête forensique il
ne suffit pas de travailler sur le matériel biologique trouvé, mais de regarder les
informations sur le contexte environnant.
On simule la même « expérience » avec Calliphora vomitaria et les résultats sont les mêmes.
L’étude de l’entomofaune des cadavres peut aussi apporter des éléments complémentaires
comme :
- dépistage de mauvais traitement = par la détermination des larves de mouches que
l’on trouve et de leur âge.
t0 = œufs  L1 L2  L3  pupe
Si bébé a des plaies = les plaies attirent les mouches qui viennent manger l’épiderme,
le derme pour former une myase cutanée.
-
on peut en étudiant un cadavre grâce aux espèces, trouver l’origine de drogue
consommées ou injectées par le corps du cadavre. En effet dans les alpes on trouve
deux cadavres que l’on trouve au stade de momification (cadavre sec après les
fermentations) on retrouve un cadavre avec une humidité anormale, et il n’avait n’y
larve n’y pupe n’y exuvie n’y dépouille des diptères nécrophages (calliphoridae,
Muscidae). De même des larves ou la présence de nymphes de coléoptères
dermestidé était absent également. Il y avait absence de petit lépidoptères de la
famille des Pyralidae. Par contre on note la présence d’acariens de la famille des
Tyroglophidae en petit nombre ainsi qu’une variété de petits diptères. On récupère
l’ensemble pour le mettre en élevage et on obtient des adultes de Fannia scapularis
qui peuvent être déjà identifiées des l’état larvaire. On trouve également des
Pscychodidae, également on observe des Piophilidae (on les retrouve presque tout le
temps sur les cadavres) dont Lipiophila varipes ce qui veut dire qu’il y a eu
décomposition des substances protéiques. On n’observe pas d’espèces des
escouades nécrophiles. Les chiens policier n’ont pas détecté l’odeur de ces cadavres
on suspecte l’utilisation de substance tel que le mazout, arsenic de plomb, formol,
cyanure. A cause de la présence d’arsenic de plomb les chiens ont eu un effet négatif.
L’arsenic de plomb explique aussi le fait que les premières escouades aient été
repoussées par ces substances et donc on ne pouvait pas les trouver. On a du
attendre des pluies pour lessiver le cadavre ce qui a permis sa colonisation par les
escouades suivantes. Bien sûr cette présence n’a pas empêché l’action des bactéries,
chimiquement on peut remonter les filières et retrouver l’origine de ces produits
toxiques mais la datation reste très approximative en raison de l’absence des
premières escouades. En même temps on peut également trouver l’origine du
cannabis car certaine espèces seront repousser par le cannabis d’autre seront attirer
et on peut retrouver la présence de canabis dans les exuvies.
II) détérioration de matériel commercial vivant
Exemple : le cuir
Développement d’insecte parasite qui vont percer la peau de l’animal la rendant inapte à la
confection du cuir.
Exemple de Garstrophilus intestinalis infecte les chevaux, les œufs sont déposés à différent
niveau chez l’hôte (au niveau des pattes, des joues, des narines).
L’animal en se léchant les pattes absorbe les œufs
Caractéristique de la femelle =
- absence de pièce buccal car elle ne mange pas
- ponte immédiate
- vol immédiat au niveau de l’hôte
Le cycle du diptère ne passe pas au niveau de la peau mais il diminue l’épaisseur donc le
rend inutilisable.
Mais avec les Œstrus la larve percent le TD et viens au niveau du derme ou il fait des trous.
NB : ces cycles sont dits des cycles monoxènes
Incidences commerciales
Exemple : Varroa jacobsoni il s’agit d’un petit acarien véhiculé par des abeilles. Ils posent des
problèmes aux apiculteurs car il détruit les ruches et donc diminution de la production de
miel et de la pollinisation des plantes. C’est une espèce exogène (une espèce importée)
différent d’une espèce endémiques/endogène. Conséquence d’une espèce exogène
En Indonésie l’abeille Apis cerana ne produit pas beaucoup de miel en France Apis mellifica
qui a une forte production de miel. Ils ont importé Apis mellifica en Indonésie mais l’acarien
Varroa jacobsoni a été aussi importé, dans les ruches ces Varroa tuent les abeilles puis
s’agrippent aux autres abeilles pour aller infester d’autres ruches. Ces parasites vont dans les
alvéoles des ouvrières et des faux-bourdons mais jamais dans les alvéoles des reines à cause
de la gelée royale.
Le cycle est très rapide les femelles âgées entre dans une alvéole les œufs non fécondé
donneront des males en 5à 7 jour et les œufs fécondé donneront des femelles. En un an il y
avait entre 20 et 30% des abeilles parasitées. Insecte sert de parasite à une peste agricole.
III) transmissions parasitaires a l’homme
Dengue = virus
Peut être bénigne (sans danger) ou hémorragique
Transmission s’effectue par piqûre
Le moustique pique et suce du sang contaminé, le virus gagne les glandes salivaires, lors de
son prochain repas sanguin il pique et injecte le virus à un autre via ces glandes salivaires.
Exemple mondial du paludisme.
Le moustique injecte le parasite lors de la piqûre qui se rend au niveau de cellules
hépatiques pour effectuer sont premier cycles asexuée. Du foie sortent les schizozoïtes qui
passent dans le sang
Intérêt commercial et de santé publique. Car première endémie de la planète.
Exemple la maladie du sommeil Afrique et Amérique du sud => 2 insectes différents
(diptères ou punaise)
[Parasitologie voir cours année dernière]
Utilisation des insectes dans la lutte biologique
I)
Utilisation dans la lutte contre les mollusques des hôtes
intermédiaires de distomatoses
Exemple la limnée :
Lymnaca truncatula qui est l’hôte intermédiaire de Fasciola hepatica
On utilise un diptère de la famille des scionyzidae par exemple :
Tetanocera ferruginea qui a une larve qui mange les mollusques. Mais la limnée a besoin
d’un environnement particulier
Il faut faire attention a cet eau stagnante car c’est le terrain préféré de la limnée.
Les diptères interviennent en mangeant la limnée et ceci coupe le cycle.
[Voir cycle Fasciola hepatica]
Mollucicides permet de détruire les mollusques par exemple le DTT mais interdit pour le
bien de l’environnement.
Exemple la pyrale du mais
Le trichogramme mange la larve de la pyrale. On met les trichogrammes à plusieurs stades
différents pour couvrir tous les stades de la pyrale. A partir d’un œuf on a n individus qui
sorte.
Le trichogramme est un auxiliaire et l’utilisation de l’auxiliaire empêche l’utilisation de
pesticide. Dans un champ il y a des prédateurs (mollusques, insectes) si on les supprime on
peut augmenter la productivité mais on détruit la faune. Si on supprime les haies entre les
cultures ont supprime les habitats de certains insectes qui meurent ou disparaissent. => Les
haies permettent de conserver la biodiversité. Les haies composites assurent une
augmentation de la faune sauvage associée. Il y a une bonne importance d’effectuer un
choix judicieux des essences puisque parmi les essences intéressante il y a le chêne blanc
que l’on trouve un peu partout mais également le chêne vert. Les espèces végétales
introduites/exotique ont une faune spécifique plus pauvre que les espèces indigènes surtout
si elle s’apparente à des espèces locales. Au niveau de la diversité l’implantation
plurispécifique sont plus riche et plus équilibrées que les plantations mono spécifiques.
La modification de l’espace et l’utilisation d’insecticides peuvent entraîner la disparition de
plusieurs espèces
Un milieu perturbé par l’homme aura moins espèces qu’un milieu ou l’homme n’intervient
pas, de plus une jachère fleurie aura encore plus d’espèces.
La biodiversité = ensemble des espèces dans un milieu donné.
La biodiversité spécifique
On peut utiliser des indices de diversité qui intègrent à la fois le nombre d’espèces trouvées
(richesse spécifique) et leur abondance. La diversité sera d’autant plus importante que les
espèces se trouvent en quantité relativement identique. Si on trouve un indice élevé, les
espèces sont a peu prêt au même niveau donc les espèces sont très équilibrées.
Si l’indice est faible certaines espèces sont plus fortes que d’autre. Les psylles aspirent la
sève des arbres fruitiers avec une émission de miellat par l’anus. Ce miellat s’étale sur les
feuilles, et avec le soleil, on a un effet loupe qui cuit les feuilles => destructeur de feuille par
l’absorption de sève mais aussi par émission de miellat. Mais présence de prédateur : des
punaises qui se réfugie dans les haies, si on supprime les haies on supprime le prédateur du
psylle. En utilisant plusieurs essences on augmente la préservation des auxiliaires. Dans les
haies composites besoin de grands arbres, d'arbuste et d’arbre moyen. Besoin d’un certain
espacement entre les grands arbres. Présence de prédateur spécifique au psylle mais aussi
présence de prédateur omnivore qui mange entre autre le psylle. => nécessité de connaître
les insectes
II)
Évaluation d’une biodiversité entomologique
Biodiversité = richesse spécifique du milieu.
Exemple les jachères
Les jachères traditionnelle = on laisse les plantes grandir librement et on fauche ou non.
On a établie des jachères fleurit pour 4 ou 5 type de fleurs. A partir de notre parcelle on
étudie sa biodiversité.
Technique :
a) MATERIEL DE CAPTURE
Les filets faucheurs => les insectes volants (le filet a papillon) diamètre de 30cm. Nécessité
de déterminer la longueur du déplacement à faire et il faut avoir le même rythme. On scinde
la ligne en plusieurs segments pour avoir une meilleur approche écologique de la faune.
Les pièges Barber => on place un gobelet dans le sol avec de l’eau, du liquide vaisselle et de
la bière. On récolte des insectes marcheurs => carabidae
On les place dans un champ, espacés par plus de 10 m. permet de voir l’influence des haies
environnantes. Présence de surprise : en effet certains animaux mangent des insectes et
peuvent tomber dans le piège, mourir, et ceci attire des insectes nécrophages qui sont
attirés par la mort des mulots. Si les sangliers passe les gobelets ne sont plus là.
Le piège Malaise ou tente Malaise=> permet de capturer les insectes qui se déplacent. Les
insectes montent sur les piquets et rentrent dans le bocal qui est remplit de liquide
conservateur
On installe dans notre système la tente Malaise et on peut déterminer les insectes venant
d’un sens et de l’autre => on peut étudier le flux biologique.
C’est un piège d’interception qui capture tout ce qui vole (diptère hyménoptère papillon et
coléoptère) d’où la nécessité de trier les insectes capturés.
Les pièges d’interceptions en hauteur en placent des pièges à différents niveaux dans un
arbre.
On peut aussi mettre juste un drap blanc qui est fixé au sol par deux piquet et une ampoule
électrique placée a un certain niveau d’un coté du drap blanc. De préférence faire cette
expérience la nuit noire sans lune. Le type d’insecte capturé dépend de la météo.
Utilisation d’une lampe a UV besoin de connaître l’intensité lumineuse.
Chaque prélèvement doit avoir sa date. La détermination/expertise d’entomologie :
- déterminer les ordres (diptère, hyménoptère…)
- déterminer la famille (Syrphidae, Muscidae)
- déterminer les genres et détermination de l’espèce
b)
PRESENTATION DES RESULTATS
Au début le nombre d’espèces augmente beaucoup mais au fur est a mesure les résultats
stagnent.
Abondance relative= quantité d’espèce sur la quantité d’espèces trouvées fois 100.
La fréquence = le nombre de fois que l’espèce est présente dans les prélèvements. En effet si
on trouve a en grande quantité mais sur un seul prélèvement b en petite quantité mais a
tous les prélèvements et c de temps en temps et en quantité moyenne puis l’espèce d qui
est en quantité et en fréquence supérieur a c :
On en déduit que
- a est une espèce explosive limitée
- b est une espèce rare
- c est une espèce accompagnante
Les espèces d et b sont tout les deux des espèces structurante du milieu (Fi supérieur a 50%
quelque soit leur abondance). Les espèces à faible abondance et fréquence faible sont des
espèces rare ou exceptionnel (Fi inférieur à 5%). Les espèces entre les deux sont des espèces
accompagnante. Représentation en diagramme en camembert ce qui permet de visualiser
l’importance de chaque groupe.
Arrivée des espèces
opportunistes qui mangent
souvent les autres espèces
La Bionique
Définition : science qui a pour objet de copier ce qu’il y a dans la nature. Biologie appliquée à
la technique, pour pouvoir réaliser de nouvelles technologies. Pour cela on s’adresse aux
plantes et aux animaux. C’est en regardant la chute de quelques feuilles qu’Etrich eut l’idée
de faire une aile volante. Et c’est en regardant la constitution de la peau du dauphin que le
docteur Kramer eut l’idée de fabriquer un revêtement anti turbulences sous-marines.
Léonard de Vinci suite à ses observations au niveau des chauves souris a établit ses machines
volantes. C’est en regardant les fructifications de la plante de la Bardane qu’un italien
Georges de Mestral eut l’idée de fabriquer le velcro. Vers 1960, un américain impose le nom
de Bionique et permet une transposition de la nature vers la technologie. Parfois, c’est
simplement une copie, mais c’est la plupart du temps voué à l’échec, car on ne comprend
pas le fonctionnement (ex : aile volante).
On observe des objets adaptés au vol, à la propulsion, à la perception d’images et à
l’architecture.
Exemple d’architecture : Le nid d’abeille.
L’homme utilise ce vocable en disant que ce sont des structures sandwich. On l’utilise
souvent en aéronautique pour la solidité, la légèreté (économie des matériaux)
Forme d’alvéole :
La forme hexagonale présente la plus grande solidité, et elle donne une capacité supérieure
aux autres. Dans sa constitution, chaque paroi a une orientation de 120° par rapport aux
autres qui assure une grande stabilité : renforcement de chaque liaison en 3 points. Il existe
en chaque plaque une épaisseur supplémentaire.
Faire schémas rond avec dedans alvéoles, ou ronds ou carrés, ou octogones, ou triangles ou
pentagones.
Exemple de vol : le vol battu.
Sert au déplacement. Ici, les ailes engendrent en même temps la propulsion et la portance.
C’est à partir de l’aile des oiseaux que l’homme a pu améliorer le vol des avions, puisque ça
ne marchait pas toujours, pas bien. En regardant l’aile des oiseaux :
Portance
Oiseaux (muscle)/ réacteur
Air
Force de résistance
Poids
Bord d’attaque
Chemin de l’air passant par le dessus de l’aile plus long que le chemin passant par le dessous
de l’aile. Avant de faire cette observation, on avait des ailes toutes droites.
Exemple de vol : le colibri
Vol stationnaire. Il est assuré par une rotation de l’aile à sa base (180°), et l’aile est beaucoup
plus alourdie dans sa partie antérieure. Quand il vole sur place, il va déplacer la partie lourde
en fonction de la correction qu’il doit faire pour rester en vol stationnaire. Le colibri doit
manger 6 fois son poids. On a adapté ces rotations pour les palles des hélicoptères.
Exemple de vol : Réduction des vibrations
Ptérostigma : cellule du bout de l’aile chez libellules ou fourmillions pour équilibrer et
réduire les vibrations. On a utilisé cette observation pour alourdir le bout de l’aile des avions,
pour réduire les vibrations. EQUILIBRATION
Exemple de vol : Les haltères des diptères
Quand on regarde l’aile des diptères (mouches), la deuxième paire réduite est transformée
en tige, dont le bout distal est bourré.
A= extrémité proximale
A
B
B= extrémité distale
Corps
Il y a également des fossettes, qui portent des sensilles (poils) contenant une fibre nerveuse,
permettant à la mouche de se maintenir en vol (balancier). Indispensable à la mouche pour
voler, aile transformée complètement en système d’équilibre. L’homme utilise ce système
dans le gyrotron, dont les vibrations des branches sont entretenues et contrôlées par la mise
en place de 2 balanciers à sa base.
Exemple de vol : Les Melanophila acuminata (Holarctique, carbonicole)
C’est un coléoptère de la famille des Buprestidae (coléoptères qui se retournent lorsqu’ils
sont sur le dos en se cambrant puis en se dé cambrant brusquement pour taper le sol, sauter
et se retourner). Il se nourrit de bois brulé. Il détecte un feu à 80 km. Si cet insecte peut
détecter le feu à 80 km, c’est qu’il a un détecteur particulier. Un chercheur a pu étudier ce
détecteur en prenant des feuilles synthétiques en polyéthylène sensible au rayonnement
que perçoit le Melanophila. Ce sont les radiations des flammes que perçoit l’insecte. Le
chercheur a pu, en voyant vibrer le système, détecter un feu à 2 m. Il espère arriver bientôt à
la détection d’un feu à 10 m. Ceci permettra de détecter un départ de feu de foret.
En Australie, il y a des feux de foret spontanés. Il existe des plantes qui doivent avoir leurs
graines brulées pour germer.
Exemple de vol : La guerre des ondes entre les chauves souris et les papillons
Les chauves-souris sont insectivores, et emploient un système de radar, émettant un son, et
par écholocation arrivent à détecter leurs proies, essentiellement composée de papillons. Le
papillon a développé une défense, puisqu’il peut détecter la présence de la chauve-souris à
30m, alors que la chauve-souris détecte la présence du papillon à 6 m. Pour éviter d’être
détecté, le papillon a développé une fourrure, un épais tapis de poils qui amorti les sons.
Comme il entend la chauve-souris avant, il a le temps de changer de direction, ce qui lui
permet d’échapper au prédateur le plus souvent. Mais la chauve-souris a adapté son
comportement. Elle ne vole pas en ligne droite, en zigzag. Le papillon qui se fait avoir (moins
de 6 m) se laisse tomber pour échapper à la chauve souris. Chez certains papillons, de la
famille des Arctiidae, on note l’émission d’ultrasons qui déroutent les chauves-souris, leur
faisant croire que ce sont des prédateurs des chauves-souris.
Exemple de vol : le vol silencieux des papillons de nuit
Le papillon a développé des poils sur ses ailes, pour faire moins de bruit. La chouette ne fait
pas de bruit en volant. La chouette ne fait pas de bruit car elle présente une multitude de
crochets sur le bord d’attaque de l’aile, et une longue frange sur le bout, réduisant le bruit. A
la NASA, un ingénieur avait trop de bruit, à cause de son ventilateur et de l’extérieur. Il a mis
des franges sur les ailes du ventilateur et a fermé les fenêtres, réduisant le bruit. On a utilisé
ce système sur les planeurs, pour espionner.
Exemple de ??? : La thermo détection du crotale
Un crotale mange un rat, peu importe l’endroit où soit le rat. Le crotale a des fossettes entre
les yeux. Si on les bouche, le rat ne craint rien. Chaque fossette s’ouvre sur une cavité qui
possède une membrane, remplie de cellules nerveuses sensorielles. Elles permettent au
crotale d’estimer la température, au millième près. La disposition de ces fossettes permet
une détection stéréoscopique. Et cette disposition permet au crotale de voir en relief la
proie potentielle, grâce à la chaleur dégagée par la proie. C’est grâce à ce système que
l’homme a fabriqué des appareils infrarouges pour voir la nuit.
Exemple de ??? : La lumière froide des vers luisants
La femelle du vers luisant émet une lumière. Ce sont des Lampyris noctilula. Les femelles
sont aptères, et émettent la lumière pour attirer les mâles qui volent. D’autres espèces
d’insectes volants émettent de la lumière. Ce sont les lucioles. Le rythme de la lumière
diffère suivant les espèces. La lumière se fait dans des glandes, suivant des dégradations
enzymatiques.
Eclipse totale de soleil en 2008
L’homme a utilisé ce système dans les phares. Chaque phare du monde a un rythme bien
précis de passage de son rayon de lumière. En étudiant la rythmicité des lucioles, on peut en
capturer facilement en imitant ces battements de lumière. Il y a un coléoptère Photurius qui
émet également de la lumière. Des femelles imitent le code d’autres espèces de façon à
attirer les mâles pour les manger. Jimm Lloyd a appelé ces femelles les « femelles fatales ».
Exemple de ??? : Les protéines élastiques.
L’élastique présentant les propriétés les plus intéressantes et un élastique naturel, présenté
par des insectes. Un australien a restitué cette élasticité à environ 99%. Cette protéine est la
résiline. Une libellule l’utilise pour se catapulter à une distance de 100 fois sa taille. La puce
utilise cette protéine pour sauter à plus de 100 fois sa taille. Cette protéine emmagasine
beaucoup d’énergie, restituée lors du saut. Les autres produits élastiques (normaux) sont
faits d’élastine (comme chez l’homme).
Les insectes ont 2 types d’yeux :
 les yeux simples : ommatidie (composant œil à facette = ocelle). Utilisé pour la boule
à facette. Ce type a été observé aussi pour étudier le ciel.
 les yeux
FIN
Devoir le 21/12/06