Economie de l’Union
Européenne
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Livre : International Economics – Krugman – Obstfeld
L’économie est divisée en deux sous disciplines :
1. La microéconomie micro est l’éco s’intéressant aux comportements des agents
individuels
2. La macroéconomie s’intéresse aux niveaux des Etats etc..
En macroéconomie, on va introduire les concepts de chômage, d’emplois.. Elle même, se
divise en deux manches.
Le Produit Intérieur Brut : valeur de marché de l’ensemble des biens et services finaux
produits dans un pays pendant une période donnée.
Tout ce qu’on produit représente la richesse ou pas. Le PIB français est l’ordre de 2
000 milliards d’euro, les Etats-Unis 15 000 milliards de $. Le PIB, d’un point de vu
comptable est l’ensemble des revenus distribués dans un pays.
 Mais c’est une mesure imparfaite, difficile de mesurer tout les éléments (services
publics..)
Est-ce que la valeur de marché de l’agriculture est un bon indicateur même si ça pollue
beaucoup ?
Cependant, il a l’avantage d’être plutôt objectif. Si on regarde l’évolution du PIB dans le
temps, à long terme, il est croissant. A court terme, il évolue en vague et à long terme, en
ligne droite. La tendance, c’est à dire une moyenne de la vague est une construction
intellectuelle et statistique.
1. La macroéconomie de long terme avec les théories de croissance. Elle va
s’intéresser à la hauteur, à la pente, la démographie. On a une variable
fondamentale qu’est le capital. La question centrale est comment accumuler du
capital ?
2. La macroéconomie de court terme s’intéressant aux pourquoi de la vague
dans l’évolution du PIB. Son objectif étant la stabilisation.
Ainsi, on aimerait pouvoir « lisser le cycle ». La question est de savoir : peut-on le
faire ? Dans cette hypothèse là, on estime que le stock de capital est fixe. C’est dans
ce cadre là, que l’on va mettre en place des politiques conjoncturelles. Pour les
classiques, l’Etat ne doit pas pratiquer de politiques conjoncturelles alors que pour
les Keynésiens, oui c’est la bonne solution. Ces politiques sont de deux ordres : les
politiques budgétaires et les politiques monétaires.
Lorsqu’on parle de macroéconomie sur le long terme, on parle seulement de politiques
structurelles, qui ont vocation à modifier la droite.
Exemple, les politiques mises en œuvre en Europe sont d’infrastructures. L’idée est
d’espérer le changement de trajectoire de la courbe de long terme.
 Court terme : politique conjoncturelle / Long terme : politique structurelle
Il est évident que l’aspect monétaire sera mis en avant puisque l’Union est plus
avancée sur le point de vu monétaire. Autre raison, c’est un domaine de la science
économique ayant progressé de façon considérable depuis les 30 dernières années. Il
faut aussi souligner des Etats ayant accepté de partager la même monnaie se privant du
taux de change.
1. Balances des paiements
C’est un document comptable mais qui est extrêmement important. La BDP va
enregistrer l’intégralité des opérations que les résidents d’un pays font avec un non
résident.
Définition : La BDP est un document statistique qui recense sous forme comptable
l’ensemble des flux économiques et financiers intervenus entre résidents et non résident au
cours d’une période donnée.
La forme comptable signifie que quand on fait de la comptabilité, chaque opération est
inscrite deux fois et donc, la BDP est par définition toujours équilibrée.
L’ensemble des flux économiques est composé de deux grandes parties :
1. Les flux économiques où l’on retrouve toutes les opérations du commerce
international
2. Les flux financiers où l’on retrouve tous les échanges d’actifs financiers, des
mouvements capitaux.
Les résidents ce sont les personnes physiques résident en France quelque soit leurs
nationalités. On retrouve les personnes morales françaises ou étrangères pour leur
établissement en France. La France, d’un point de vu comptable, c’est la métropole, les
DOM, les collectivités territoriales, Mayotte et la Principauté de Monaco. Les TOM font
partis du reste du reste du monde.
La BDP est établie par la BDF pour une raison aisée, les banques centrales ont une
mission importante de gérer la bonne santé du système bancaire. Ainsi, elles font la
supervision du système bancaire. La BC va en profiter pour collecter des données,
notamment sur les opérations de changes. La très grande majorité de ces opérations se
fait par les banques.
Avant l’euro la BDP était établie par la BDF en franc. Depuis que l’on a l’euro, on a plus
de taux de change en mark, le pesetas etc.. Les collectes de données auprès des banques
perdent de sa valeur. C’est la raison pour laquelle que la BDF va réaliser des enquêtes
statistiques.
 La BDP est un document faisant l’objet d’accords internationaux. Dans le cadre du
FMI, les pays s’engagent à réguler leur BDP selon certaines règles.
Le principe d’enregistrement, une opération doit être enregistrée. Au crédit (+), on va
enregistrer les opérations donnant lieux à une sortie de biens, de services ou d’actifs. Au
débit (-), on met toutes les opérations faisant l’inverse, l’entrée.
La BDP est composée de trois comptes :
1. Le compte des transactions courantes
2. Le compte de capital
3. Le compte financier.
1. Le compte des transactions courantes
A) Opérations sur les biens
Si je regarde le solde du compte des biens, on le nomme la balance commerciale.
L’idée est puisqu’on parle que de biens, on est face à un indicateur de la
compétitivité de l’industrie nationale. Tout de même, il faut préciser que c’est
indicateur imparfait puisque on peut très bien avoir un mauvais excédent.
Exemple, la France est dans une profonde récession et ainsi, on importe peu. En même
temps, les autres sont en pleine expansion et ainsi, ils exportent beaucoup. Et donc, on
obtient un mauvais excédent. De la même manière, on peut avoir un bon déficit si on est
dans la situation inverse, c’est à dire une grande importation française et une mauvaise
exportation étrangère. On obtiendra alors un bon déficit.
Il est évident que nous avons de bons excédents et de mauvais déficits. Si on regarde
l’année 201-2012 pour la France, on a une balance commerciale déficitaire. Il est évident
que sachant qu’il dure depuis plusieurs années, il nous amène à nous interroger sur la
compétitivité de l’industrie nationale. Il faut ainsi l’observer sur plusieurs années.
Pour atténuer l’interprétation de ce chiffre, on va également calculer le taux de
couverture. Ce sont les exportations / importations * 100. Il est évident que ce n’est pas
la même chose de prendre un petit pays qu’un plus grand pays.
B) Opérations sur les services
Le solde est appelé le solde de la balance des services. C’est là dedans que l’on
trouve tout ce qui concerne le tourisme et ainsi, on retrouve un des points fort de la
France.
C) Les revenues
On va importer et exporter des facteurs de productions qui vont être rémunérés. Les
salariés correspondent aux frontaliers. Ensuite, on a le revenu du capital.
Exemple : pour les investissements, j’achète une action Mercedes à Frankfort 30 euros.
Cette opération sera inscrite dans le mouvement des capitaux, pas ici. Mais si j’ai une
action, je peux percevoir un dividende, une partie du profit que réalise l’entreprise. Si on a 1
euro/action, on le retrouvera ici sur les revenus d’investissements.
D) Les transferts courants
Les transferts courants sont la contrepartie comptable des biens, services et
capitaux exportés ou importés gratuitement, c’est à dire sans contrepartie
apparente ou mesurable.
Dans le secteur des administrations publiques, on retrouve tout ce qui est coopération
internationale, la contribution aux institutions internationales.. On retrouve aussi les
autres secteurs avec les envois de fonds des travailleurs, on exporte des capitaux à titre
gratuit.
Si on fait le solde de la balance des transactions courantes, on a un solde de -7 pour
2004. On va ensuite avoir, el compte capital.
2. Le compte de capital
Il a un solde positif de +2 en 2004. On retrouve essentiellement :
1. Les transferts en capital qui sont des opérations donnant lieu au transfert de
propriété d’un actif fixe ou à la remise d’un engagement par le créancier sans que
rien ne soit perçu en échange. C’est très proche de ce qu’on avait dans les
transferts courants. Un exemple typique est la remise de dette.
2. Les acquisitions d’actifs non financiers (brevets). Exemple, Mac Donald qui
veut acheter le droit d’utiliser l’image du Roi Lion.
Si je fais le solde du 1 et du 2, dans la suite, je vais l’appeler, le solde de la BTC
(balance des transactions courantes)
 Compte des transactions courantes + compte de capital = Balance des
transactions courantes.
Si j’ai un taux négatif à la BTC, j’aurais un taux de +5 au compte financier pour
rééquilibrer. Les étrangers vont devoir me prêter de l’argent. C’est le cas typique des
Etats-Unis.
Y (PIB) = C (ménages, consommations) + I (entreprises qui investissent) + G
(gouvernement, Etat et dépenses publiques) +(X - M) (importations exportations, étrangers). X et M (consommation nette du reste du monde)
3. Le compte financier
1.
2.
3.
4.
5.
Les investissements directs
Les investissements en portefeuille,
Les produits financiers dérivés.
Autres investissements
Les avoirs de réserves
 Ils ont été ventilés du moins spéculatif au plus spéculatif.
a) Les investissements directs
Définition : Cela désigne l’opération effectuée par un investisseur afin d’acquérir,
d’accroître ou de liquider un intérêt durable dans une entreprise et de détenir une
influence dans sa gestion.
Il faut retenir les termes : durable et influence.
Les investissements sont stables puisque on s’investit dans la durée en exerçant une
forte influence dans une entreprise X. De nombreux pays tentent d’attirer des
investisseurs pour accroitre leur économie. De là, l’importance d’une stabilité
politique.
b) Les investissements en portefeuille
Ce sont les mouvements de capitaux au sens propre du terme. Ainsi, on retrouve les
actions, les obligations…
Exemple : achat d’action dans une entreprise. C’est un titre risqué car il est exposé au
même risque que l’entreprise. Si j’achète chez Peugeot et que l’entreprise ne va pas bien,
l’action peut s’écrouler.
 L’obligation est un titre de créance.
Exemple : Si j’achète une obligation à la RATP de 100 euros à 4% sur 5 ans. C’est à dire
qu’aujourd’hui je donne 100 euros mais dans 1 ans, je touche 4 euro, puis 4 euros, puis 4
euros. Au bout de 5 ans, je touche 4 euros plus mon prêt de 100 euros.
Sachant qu’un Etat ne peut pas faire faillite produisant sa monnaie, il émet de
nombreuses obligations.
c) Les produits financiers dérivés
Ce sont des produits purement spéculatifs. On peut acheter des actifs donnant le droit
d’acheter d’autres actifs sous certaines conditions.
 Les montants sont modestes
d) Autres investissements
On retrouve ici les crédits commerciaux.
Exemple : J’ai une PME à Strasbourg, j’achète une machine outil à un fournisseur allemand
et je peux payer dans 3 mois. J’ai acheté un crédit commercial.
e) Les avoirs de réserves
Ce sont les réserves détenues par la banque de France. Ce solde se nomme ΔR jouant un
rôle extrêmement important.
1) + 2) = -5 (balance des transactions courantes)
2) = + 5 (le compte financier)
La BDP est toujours équilibrée
BTC
- 50
Balance
capitaux
(grande partie
du compte
financier)
+ 80
ΔR (avoir de
réserves)
Si la BDP de la zone euro est déficitaire de -50. Pour la
transaction courantes, on a une offre excédentaire de 50 euros
et une demande excédentaire de 50 $. Pour les opérations liées
aux biens et aux services
Pour la balance des capitaux, sur le marché euro-dollar, j’ai
une offre excédentaire de 80 $ et une demande excédentaire
de 80 euros.
Au total : sur le marché euro-dollar, on a une offre
excédentaire de 30 $ et une demande excédentaire de 30
euros.
Dans ce cas là, la BCE peut rééquilibrer le marché vendant 30 euros et achetant 30 $.
 La balance des transactions courantes et la balance des capitaux = La balance
globale.
Ainsi, quand on parle de déficit ou d’excédent, on fait référence à la balance globale.
BTC + BC + ΛR = 0
BTC + BC + Balance globale
Compte transactions courantes + Compte capital = Balance des transactions
courantes
Compte financier : Balance des capitaux + ΔR
2. Marchés des changes et détermination des
taux de change
Le marché des changes : C’est le marché sur lequel s’effectue le commerce des devises.
Les taux de changes (e) : Ils sont déterminés par les interactions entre offre et demande,
c’est à dire les interactions entre les agents qui achètent et les agents qui vendent des
devises afin de couvrir leurs paiements internationaux.
 Le taux de change observé en t est le prix d’équilibre observé dans un espace de
temps déterminé.
Les principaux acteurs sur le marché des changes
1. Description du marché des changes
a) Les acteurs
On retrouve 4 acteurs parmi un grand :
1. Les banques commerciales : La très grande majorité des opérations
internationales se font par le biais de transferts de dépôts bancaires libellés en
différentes devises.
Exemple : Un week-end à Londres, je veux échanger l’euro contre des livres. J’appelle mon
banquier.
Le marché des changes a un compartiment appelé le marché interbancaire, marché dans
lequel les banques se rencontre.
2. Les instituions financières non bancaires : Ce sont des entreprises qui vendent
des produits financiers mais qui ne sont pas des banques.
Exemple : Les assurances.
3. Les grandes firmes multinationales : Ces boites sont assez grosses pour se
passer des banques.
4. Les banques centrales : Elles peuvent intervenir sur le marché des changes en
jouant le rôle ΛR. Ce sont d’importants agents puisqu’elles distillent de
l’information.
Exemple : Le franc suisse a commencé à prendre beaucoup de valeur. Ainsi, on avait 1 euro
= 1,2 fch.
b) Les caractéristiques
On peut en souligner deux :
1. Une convergence très forte des e (taux de changes) sur les différentes
places financières.
Exemple : A New-York à l’ouverture on est 1 euro = 1$. En même temps à Londres, 1euro =
1,1$. Cette situation n’est pas tenable en raison d’une opportunité d’arbitrage. C’est à
dire que je peux réaliser des gains infinis sans risque.
 Si je dispose de 100$ -> vendre à NY -> 100 euros -> vendre à Londres -> 110 $.
Je peux refaire cette opération à l’infinie. Dans ce cadre là, à New-York, tout le monde
vend du $ et achète de l’euro. De même à Londres, tout le monde vend de l’euro et achète
du $. Par conséquent, l’euro va prendre de la valeur à New York et l’euro va
perdre de la valeur à Londres.
 Finalement, le but est la convergence.
Elle est extrêmement marquée depuis 30 ans en raison de la vitesse des déplacements
des transactions et des échanges financiers.
2. Le rôle du $.
Exemple : Un espagnol fait du commerce avec un Italien à l’époque du pesetas et de la lire.
Le banquier espagnol va devoir passer sur le marché du $. Ainsi le dollar est une monnaie
véhiculaire.
c) Les taux de changes au comptant / à terme
Pour les opérations au comptant, deux parties s’accordent sur l’échange de devises et le
réalise immédiatement.
Exemple : Un américain et un européen qui échange entre eux 1 000 euros et 1 330 $.
 Le taux de change (e) utilisé ici est appelé le taux de change au comptant ou le
taux spot.
Pour les opérations à terme, deux parties s’accordent sur l’échange de devises à un taux
fixé et réalisent cet échange plus tard.
Exemple : On est le 20 septembre, on conclu 1 000 euros contre 1 420 $ pour le 20 octobre.
 Au comptant = Maintenant / A terme = date ultérieur spécifique.
Le but d’une opération à terme est de se prémunir contre les risques de change.
Exemple : Je suis un importateur Américain de jeux vidéos japonais. Je sais que je serai livré
dans 30 jours et je revendrai ces jeux 100$ / pièce. Aujourd’hui, je regarde le taux de
change qu’est 1 yen = 0,0105$. Si je fais le compte 9 000 yen = 94,5$. Je dispose de 94, 500$
et donc je vais acheter 9 000 000 de yen au comptant. Ensuite, j’attends un mois et je fais
un projet de 5 500$.
Deuxième cas, je ne dispose pas de 94 500$. La première possibilité est de ne rien faire et
j’attends le mois prochain. Mon profit dépend du taux spot du mois prochain.
Imaginons si le mois prochain le taux de change est le même qu’aujourd’hui, alors j’ai un
profit de 5 500$. Mais si le e a bougé et le yen a pris de la valeur, alors le profit baisse.
Aujourd’hui, je peux regarder le taux de change interne.
2. Détermination du taux de change
Le taux de change est couvert par les interactions. D’où l’intérêt de la BDP avec tout ce
qui relève des transactions courantes et de la balances des capitaux.
On a deux théories qui vont tenter d’expliquer la détermination du taux de change :
1. Le prix : théorie de la parité des pouvoirs d’achat : PPA.
2. Le taux d’intérêt : théorie de la parité des taux d’intérêts : PPI.
On peut ajouter deux moyens pour présenter le taux de change :
1. Le taux de change à l’incertain et dans ce cas, le taux de change indique le nombre
d’unité nationale pour une unité étrangère.
Exemple : 1 franc = 8 livre, e= 3 …
3. Le taux de change au certain : dans ce cas, e indique le nombre d’unité de
monnaie étrangère pour une unité de monnaie nationale
Exemple : 1 franc = 8,8101 livre..
 Certain et incertain sont des terminologies stupides.
Il faut se mettre d’accord sur le taux de change qu’on choisit. En effet, si le taux de
change augmente, à l’incertain la monnaie nationale perdra de sa valeur, au certain, la
monnaie prendra de la valeur.
Le choix est la cotation à l’incertain puisque le système monétaire européen à
l’habitude de travailler ainsi.
a) La théorie de la parité des pouvoirs d’achat : PPA
La PPA repose sur la loi du prix unique. Si je suis sur un marché de concurrence pur
et parfait sans coût de transport, si Pi est le prix du bien acquis dans l’économie
nationale et si Pi* est le prix du bien i dans l’économie étrangère, la loi du prix unique
nous dis que Pi = e Pi*.
 Pi (prix du bien national) = e (Taux de change) Pi * (prix du bien étranger)
 E = Pi ⁄ Pi*
Exemple : On est dans une situation où le bien i = lait. Le producteur de lait français, le prix
du litre = 6franc. Le producteur de lait allemand, le prix du litre : 2dm. La loi du prix
unique : dans cette configuration, le bien devient un prix unique. Pi : e Pi$
La loi du prix unique ne marche pas.
On va passer à la PPA absolue.
On va étendre la loi du prix unique à un panier de biens.
Exemple : Le panier français. S’il y’a 12,5 kg de viandes, 15 litres de vins, 3 journaux.. Le
prix de ce grand panier : P= 12,5p1 + 15p2 + 3p3…
L’idée, valeur en Allemagne ? P* = 12,5p1* + 15P2* + 3P3* + ..
Si la loi du prix unique tient, j’obtiens P = e P*.
La PPA absolue nous explique pourquoi 1 Deutsch mark vaut 3 francs. Mais ce qui nous
intéresse plus est de savoir l’évolution de ce taux de change avec la prise ou la perte de
valeur. Devant ces problèmes, on est passé de la PPA absolue à la PPA relative.
La PPA relative est moins stricte, c’est l’idée de dire : on ne peut plus expliquer le
niveau de e mais on peut expliquer l’évolution de e.
 L’évolution de e (taux de change) et = et – et-1 / e
Exemple : En 1994, 1dm vaut 3,12 f. En 1993, 1dm vaut 3f.
Pourquoi e a augmenté ? ê1994 = 3,12-3 / 3 = 0,04 soit 4%
PPA absolue : et = Pt / P*t -> Ne tient pas !!!
PPA absolue : et : λ Pt/P*t Variable captant toutes les imperfections de marchés qui
font que la PPA absolue n’est pas vérifiée.
Et = et – et-1 / et-1
Pt / Pt-1 (Pt-1 = 100 euros. Pt = 120 euros.) 120/ 100 = 1,2. Donc : 20% Inflation.
Inflation = π
Ln = Logarithme népérien
ln (a b) = ln a + ln b.
ln (6) = ln 2 + ln 3
ln (a/b) = ln a – ln b
ln (1+ êt) = mn (1+πt/ 1+ π*t)
ln (1+ êt) = ln (1+ πt) – ln (1+π*t).
ln (1+a) = a quand a est « petit » .
ln (1,03) = 0,029 ≅ 0,03. C’est à dire qu’on accepte l’inflation de 0,03.
ln (1,05) = 0,04879 ≅ 0,05.
Ln (1,1) = 0,09531 ≅ 0,1 A peu près !
et = πt – π*t (l’’évolution du taux de change = l’inflation dans le temps de la
France soustrais à l’inflation dans le temps de l’Allemagne)
Les évolutions du e (taux de change) s’expliquent par les différentiels d’inflations.
Exemple : π1994 = 7%
Π* 1994 = 3%
ê1994 = 7 -3 = 4%
e1993 = 3 et e1994 = 3,12
Autre exemple :
T1 : Une voiture 60 000 francs et 20 000 dm et e=3.
T2 : France π 7% -> 64 200 f
Allemagne π 3% -> 20 600 dm
Ainsi, 20 6000 × 3 < 64 200.
La voiture allemande est moins chère.
64 200 ⁄ 20 600 = 3,12. Le taux de change va s’ajuster à la compétitivité d’être établie.
Ainsi : ê = π –π*
Une monnaie forte a tendance à prendre de la valeur par rapport aux autres. Autrement
dit, c’est une monnaie qui n’est inflationniste. Le $ est une monnaie forte car les EtatsUnis sont la première puissance économique.
Une monnaie forte, on a envie de la détenir.
Imaginons qu’on soit aux changes fixes mais ajustables comme le système monétaire
européen. C’est à dire, qu’on se met d’accord pour se fixer une valeur par rapport
aux autres.
Ainsi ê = 0 -> il faut que π = π* -> Les taux d’inflations les mêmes.
Si je perds en compétitivité, il faut que je réajuste un système de change fixe.
Si maintenant, on prend des changes fixes irrévocables tels que dans la zone euro :
Ainsi ê = 0 -> il faut que π = π* Toujours -> Si on a des différentiels, pas de
dévaluation, réajustements réels sinon.
b) La théorie de la parité des taux d’intérêts : PPI
On retrouve 3 caractéristiques :
1. La liquidité d’un actif. Un actif est liquide si je peux facilement le transformer en
moyen de paiements. Au contraire, un actif immobilier est peu liquide. Il faut que
je le transforme en moyen de paiements (le vendre).
2. Le rendement. Combien cela va t-il me rapporter ? La monnaie a la particularité
d’être liquide mais avoir un taux de rendement nul. En effet, un billet de 50 euros
vaudra toujours 50 euros.
3. Le risque. Quand on achète des actions, c’est risqué. Le risque d’un billet de 50
euros est nul.
La PPI est utilisé où on compare deux actifs caractérisés par une même liquidité et par
un même risque. La seule chose qui diffère est le rendement.
Exemple : Les obligations des Etats bénéficient d’une excellente liquidité et ont un risque
nul. En effet, on paye ses dettes dans la monnaie que l’on fabrique.
Si j’ai x franc, où est-ce que je vais placer mes francs ? J’achète des obligations
françaises ou des obligations allemandes en dm ?
L’obligation française je peux l’acheter au rendement R et l’obligation allemande au
rendement R*.
Il faut que x (1+r) doit être égal à x (1r*) × et+1 ⁄ et.
1 + r = (1+r*) et+1 ⁄ et
et +1 / et = 1 + ê.
(1+r) = (1+r*) (1+ê).
Ln (1+r) = ln (1+r*) + ln (1+ê). La causalité n’est pas la même PPA : ê = π-π* Différentiel
d’inflation qui explique les réactions du taux de change
Ici, c’est les évolutions probables du taux de changes qui vont expliquer les écarts du
taux d’intérêts.
Si les gens acceptent de prêter à l’Allemagne à 6% alors qu’ils veulent prêter en France à
10%, alors le dm va prendre 4% par rapport au franc. Si je fais ça, c’est que je pense que
le dm va prendre de la valeur.
R = r* + ê = 10% = 6% = 4%. Dans cette logique : ê explique le différentiel de
taux.
Avec la PPI, si je suis en change fixe, ê = O alors R = R*.
Dans les années 1990, le R – R* est observé de manière attentive car on regardait la
convergence par rapport à l’Allemagne. L’idée est de mélanger PPI et PPA.
PPA : ê = π –π*
PPI : r = r* + ê
r = r* + π-π*
r –r* = π – π*
Ainsi, s’il y’a convergence des taux d’intérêts alors les taux d’inflations vont
converger.
3. Régime des changes
On a deux régimes des changes :
1. Le régime des changes flexibles : e bouge
2. Le régime des changes fixes : e + O
La BDP est toujours équilibré. BTC + BK + ΔR = 0.
Qu’est-ce qui s’ajuste pour garantir l’équilibre de la BDP ?
a) Le régime des changes flexibles
Dans les changes flexibles, le taux de change (e) s’ajuste (ΛR) = 0 pour garantir
l’équilibre de la balance globale.
Exemple : La BDP française et on n’a que la France et l’Allemagne
et = 3
BTC
Ma balance globale est déficitaire de 120. Sur le marché des
changes, il y’a une demande excédentaire de 40dm et une offre
excédentaire de 120 francs.
Cela se traduit par une tendance à l’appréciation du dm et à la
dépréciation du franc.
BK
Mais puisque ΛR = 0, la banque de France n’intervient pas,
cette tendance se réalise. Le franc perd de la valeur et le dm en
gagne.
En t+1, et + 1 = 3,12 : différence de 4%.
Le déficit se réduit. On va tendre vers ≅ 0.
ΛR
En changes flexibles, les taux de changes vont s’ajuster en permanence pour établir
l’équilibre de la balance globale (BTC + BK = 0).
b) Les changes fixes
En change fixe, e ne bouge pas. C’est ΛR qui s’ajuste.
Une différence par apport à la situation précédente est que le prix d’équilibre ne doit pas
bouger car les changes sont fixes. Ainsi, la banque de France doit lutter contre cette
tendance à la dépréciation du franc.
Il va falloir que la banque de France doive acheter du franc et vendre des dm. Cette
opération là, on la retrouve dans ΔR qui = 120.
En effet par rapport à notre graphique, si la balance globale est déficitaire de 120
alors ΔR= 120 et on vide notre réservoir de 120.
Il n’y a aucun mécanisme garantissant la tendance à l’équilibre. La BDF est obligé de
vendre des dm. C’est compliqué car elle ne fabrique pas le dm et les réserves de changes
diminuent.
 Dans les cas extrêmes, le risque est de changer les règles du jeu et de dévaluer la
monnaie pour lutter contre la dépréciation.
3. Le Système monétaire International (SMI)
1870-1973 : L’étalon-or et le système de
Bretton-Woods
1. L’Etalon-or
1870 -> 1914.
Chaque monnaie fixe sa valeur en poids d’or. On aboutit à un système de changes
fixes dans lequel chaque pays est prêt à échanger de l’or contre sa monnaie nationale
pour en défendre les parités.
La grande majorité des réserves officielles est détenue sous forme d’or.
Ce système de change fixe à des vertus par deux mécanismes pour aller à l’équilibre
de la BDP.
1. Le mécanisme flux espèce : C’est un mécanisme automatique.
Exemple : On a une BDP anglaise tenue en Livre. On a un excédent de la balance
globale (BTC + BK). Si j’ai un excédent, c’est un déficit dans ΔR. En France, c’est
tout à fait l’inverse. Donc en France, pour avoir des Livres, on va aller sur le marché et
la Banque Centrale Anglais achète de l’or et en contrepartie, elle vend des Livres. La
Banque de France fait l’inverse, va vendre de l’or et acheter des francs.
Ainsi, j’ai une tendance à l’augmentation de l’inflation anglaise en créant de la
monnaie alors qu’en France, c’est le contraire alors mon inflation va avoir tendance à
diminuer.
Ainsi, augmentation de la compétitivité française et baisse de la compétitivité
anglais. D’où, une réorientation de la demande mondiale des produits anglais vers les
produits français.
Le problème dans cette logique est que le mécanisme va être lent. Pendant le temps
du réajustement, la BDF perd de l’or et il faut faire attention.
2. Les règles du jeu : Mécanisme non automatique.
 Les BC qui perdaient de l’or vont augmenter leurs taux d’intérêts pour augmenter
leurs capitaux.
 Les BC qui gagnaient de l’or vont diminuer leurs taux d’intérêts.
Le temps que la balance des transactions courantes s’équilibre, on va inverser les flux
des capitaux pour permettre de financer le déficit. Mais ces règles du jeu n’ont pas
tellement marché car tout le monde ne jouait pas le jeu (banque qui gagnaient de
l’or). Et donc une politique de stérilisation.
Ces deux mécanismes mettent tout de même en avant, une caractéristique
appréciable, c’est la symétrie. Quand il y’a un déséquilibre qui apparaît, le retour à
l’équilibre se réalise par un ajustement entre les deux pays.
Un autre point important soulignant la symétrie est au niveau de la création
monétaire.
3. La création monétaire :
Exemple : Supposons que la banque d’Angleterre veut augmenter sa masse monétaire.
Cette politique se traduit par une baisse des taux d’intérêts. Ainsi, si on compare avec la
France, les titres français sont supérieurs au rendement des titres britanniques. De là, on a
des flux de capitaux du Royaume-Uni vers la France.
Ainsi, on vend de la livre contre de l’or à la Banque Centrale du R-U. Et en France, ils
vendent leur or contre du franc. Au R-U, la masse monétaire diminue à nouveau car on
vend de la monnaie, elle est retirée du circuit économique alors qu’en France, on
augmente la masse monétaire.
Par conséquent, au RU, les taux d’intérêts vont augmenter et les taux d’intérêts français
vont diminuer.
On dit souvent que le système de l’étalon-or a permis des dérives inflationnistes
puisque si un pays veut faire une politique monétaire expansionniste, il sera freiné par
les autres. Mais, ce système présentant des avantages en terme de symétrie n’est pas
parfait notamment dans le contrôle de l’inflation.
 L’inflation est contrôlée tant que la production d’or est stable.
De plus, l’or n’est réparti de manière homogène sur le territoire. Les pays en
produisant beaucoup sont davantage symétrique sur les autres. Après la 2nd guerre
mondiale, l’URSS était le principal producteur d’or et donc on va plutôt abandonner cette
idée.
Par conséquent, le système de l’étalon or a perduré jusqu’à la première guerre
mondiale. Dans l’entre deux guerres, la période est marquée par de nombreuses
instabilité avec la crise de 1929.
 On retrouve des analogies entre la crise de 1929 et celle que nous vivons
actuellement.
Entre 1919 et 1939, on a de tel écart entre les pays qu’on ne peut pas revenir à des taux
de change fixe. La crise de 1929 est extrêmement profonde. En 4 ans, le PIB mondial
baisse d’1/3.
Exemple : Le cas de l’hyper inflation allemande. En 1914, 1$ = 4RM. En 1919, 1$ = 14RM.
En janvier 1923, 1$ = 17 000 RM. Le 15 novembre 1923, 1$ = 4 200 milliards RM.
C’est aussi une période caractérisée par une incertitude au niveau mondial puisque
l’Angleterre n’est plus la première puissance économique mais les Etats-Unis. Mais, ils
ne veulent pas assumer leur rôle de leadeur.
Dans la crise de 1929, les pays tentent de s’en sortir de manière coordonnée. Pour
beaucoup, la fin de la crise est due à la 2nd guerre mondiale.
2. Le système de Bretton Woods
 En 1944, les 44 pays alliés vont se réunir à Bretton Woods.
On aura dans ce système de nombreux objectifs :
1. Eviter les désordres de l’entre deux guerres.
2. Stabiliser les changes. Si on stabilise, le commerce se développe.
Exemple : Je suis Français et j’ai le choix entre une machine française à 3 000 francs et une
allemande à 900dm. Le taux de change est de 3.
Si je suis en change flexible, le choix ne sera pas évident en raison de la confiance.
Si je les changes sont stables, on va avoir confiance et un meilleur commerce.
Lors de ce sommet, on aura deux plans qui s’affrontent :
1. Le plan Keynes. Il propose une monnaie supranationale (Bancor) et on va
mettre en place une Banque Centrale Mondiale chargée de gérer la monnaie.
2. Le plan White. Il propose le $ et la Banque Centrale est le $.
Finalement, le plan White va l’emporter et on est clairement dans une situation où les
Etats-Unis acceptent de prendre les commandes du monde.
Le système Bretton Woods est à deux étages :
1. Les taux de change sont fixes par rapport au $ dans une marge de 1%.
2. La valeur du $ est fixe en or : 1 once d’or = 35$.
Ainsi, les Etats-Unis s’engagent à donner 1 once d’or contre 35$. Ils assurent la
convertibilité totale.
 Les USA assure la convertibilité de l’or au $.
 Les autres assurent les taux de change fixes par rapport au $.
De ce fait, tout les taux de change sont fixes entre eux.
Mais, le système est profondément asymétrique.
Exemple : N pays -> N-1 taux de change / $.
Tout le monde doit défendre la parité de sa monnaie devant l’étalon sauf les
Américains. 1$ vaudra toujours 1$, ils ne devront pas défendre la parité de leur devise.
Ainsi, la stabilité du taux de change, c’est le problème des autres.
Imaginons que les USA décident d’augmenter la masse monétaire. Ils vont tenir en
compte leur situation économique et décide de baisser le taux d’intérêt. Ici, on a des flux de
capitaux des USA vers les autres. Donc, une tendance à la dépréciation du $. Pour
intervenir, la Banque de France devra vendre des francs et acheter des $.
Cela veut dire qu’on a une augmentation de la masse monétaire en France et les taux
d’intérêts français diminuent.
Si les Américains décident un chiffre, 3% par exemple, alors les autres devront s’aligner sur
ce taux.
Ces caractéristiques vont être sources de problèmes.
Exemple : Imaginons qu’aux Etats-Unis, on a une inflation de 1,5% et un chômage de 9%
alors qu’en Europe, on a une inflation de 10% et un chômage de 4%.
Si les Américains peuvent pratiquer une politique monétaire expansionniste en relançant
la monnaie. On va baisser les taux d’intérêts pour relancer le crédit et refaire démarrer
l’économie.
Mais pour les Européens, ils n’ont pas ce problème mais ils vont devoir subir la politique
américaine.
Retenons que lors de Bretton Woods, on a décidé de la création du Fond Monétaire
International dont les objectifs sont :
1. Assurer l’épanouissement du commerce international par la liberté du
commerce, la convertibilité des monnaies et la fixité des changes.
2. Assurer un peu de flexibilité car les pays ne sont pas dans les mêmes
situations. De là, le FMI peut accorder des prêts et on peut négocier un
ajustement des parités. Elles sont ajustables en cas de « déséquilibre
fondamental. »
Sur la convertibilité des monnaies, après la 2nd guerre mondiale, presque tout les pays
ont effectué une convertibilité. La plupart des pays ont rétabli leur convertibilité en
1958, le Japon en 1964.
Le FMI va militer en faveur de la convertibilité des monnaies uniquement pour les
opérations relevant des transactions courantes mais pas pour les mouvements de
capitaux.
Le fonctionnement de Bretton Woods
De 1944 à 1950 :
Dans cette période, les déséquilibres sont limités car on est dans une phase de
convertibilité et on trouve des restrictions au commerce. Puis, on a peu de mouvements
de capitaux. D’ailleurs, pour les limiter, la plupart des pays vont dévaluer leur monnaie.
Exemple : Le France français sera dévalué en 1948 et en 1949.
La livre sterling en 1949.
Le problème est qu’on a besoin d’importer du matériel aux Etats-Unis. Pour importer, on
a besoin de $ et on a du déficit. Ainsi, on doit vendre du $ pour tenir la parité. De ce fait,
le problème du « $ gap », c’est à dire la pénurie de $.
Les Américains sont dans une situation inverse, ils se doivent d’exporter. C’est la raison
pour laquelle les USA décident d’apporter une aide massive aux autres. Cette aide n’est
pas l’altruisme : les Européens ont besoin de $ et les Américains ont besoin que les
Européens achètent
 Par conséquent, ces aides massives sont l’annulation des dettes et l’instauration
du Plan Marshall.
De même, les Américains sont les catalyseurs de la coopération européenne puisque le
plan Marshall va donner naissance à l’Organisation Européenne de Coopération
Economique. Cette organisation en 1964 va être transformée en OCDE.
Les années 1950 :
Ce sont les années parfaites pour Bretton Woods car elle voit l’apparition du déficit
de la Balance des Paiements Américaine.
 Le déficit de la balance des capitaux sera plus important que la balance des
transactions courantes.
Ces déficits sont liés au fait que les Américains commencent à jouer le rôle de grande
puissance. Ils sont à l’origine de sortie de capitaux extrêmement importants liés aux
accords de coopération.
De même, des investissements privés à l’étranger très important. On passe de 19
milliards de $ en 1950 à 40 milliards en 1959 et 130 en 1971.
Les autres sont satisfaits puisque ce déficit fait affluer des $.
Les années 1960 :
 Dans les années 60, on a la convertibilité pour tout les pays Européens.
Ainsi, les banques centrales doivent être attentives à la Balance des Paiements.
Exemple : Si le déficit de la balance global est trop important, on aura des pertes de
réserves de change trop importants et je ne pourrai plus défendre la parité.
Est-ce que les déficits de la balance des paiements sont fondamentaux ?
Si tel est le cas, on court le risque d’une dévaluation. Par conséquent, on verra
l’apparition de flux spéculatifs. En changes fixes, la spéculation est un jeu à somme
positive.
Exemple : 1$ = 7francs. La balance globale française est déficitaire. J’estime qu’on va vers
une dévaluation de 10%. Ainsi, on passera à un taux de 7,70%.
Imaginons que j’ai 7 000 francs. Alors, je vais acheter 1 000$ (1$ = 7francs). En faisant cela,
je contribue au déficit. Avec mes 1 000$ j’attends. Si la Banque de France gagne pour
défendre la parité, alors je vais reprendre mes francs.
Maintenant si le déficit est jugé comme lourd, la Banque de France acceptera la victoire du
marché. Avec mes 1 000$ j’obtiendrai 7700francs, c’est à dire 10%.
En résume, si je spécule : soit je gagne, soit je ne perds pas.
Autre problème dans les années 60, le problème de confiance dans le $.
Le déficit de la BDP américaine apparaît dans les années 50 et se creuse dans les années
60. D’une part, le solde de la balance des capitaux devient de plus en plus négatif et le
solde de la balance des transactions courantes devient de plus en plus faible.
Cette BDP voit faire affluer de plus en plus de $ dans les réserves des autres pays. Ainsi,
la somme des avoirs en $ détenu par les autres augmente. De ce fait, la valeur en $
du stock d’or américain n’augmente pas.
Au contraire, le stock d’or va même diminuer. Ainsi, si j’arrive à une inégalité dans ce
sens, alors mécaniquement, les Etats-Unis se trouveraient dans la situation de ne pas
pouvoir assurer la convertibilité de l’or en $ si tout les autres demanderaient de l’or.
Le problème de confiance posé va s’accentuer. Tant que le déficit persiste, la
somme des avoirs en $ des autres augmente.
Par Triffin les solutions envisagées étaient de dire que :
1. On pourrait augmenter la valeur de l’or. C’est à dire 1 once d’or = 70$ plutôt
que 35.
Cette solution n’a pas été retenue pour une raison économique créant des problèmes.
Ensuite pour une raison politique, les pays producteurs d’or comme l’URSS se voient
offert un cadeau.
2. On va créer en 1969 une monnaie gardée par les Banques Centrales comme
réserve de valeur : les DTS (droit de tirage spéciaux).
C’est un panier où on mettra les plus importantes devises du monde. Mais le DTS n’a
jamais eu beaucoup de poids mais on voit bien qu’on tente de colmater les brèches avec
d’étranges solutions.
Les années 65 – 68 :
On a l’effort de guerre du au Vietnam. Par la guerre, on a un choc de la demande, des
tensions et une augmentation de l’inflation. Cela se traduit par une perte de
compétitivité.
De même, de 1961 à 1968, le stock d’or américain est divisé par deux. Au début de 1968,
la plupart des opérateurs n’ont plus confiance dans le système de Bretton Woods.
Exemple : A Londres, en 1968 on a assiste à des ventes massives de $ et des achats
importants d’or.
La Banque Centrale Américaine intervient, jouant contre le marché. Mais cela ne fait pas
le poids et c’est la raison pour laquelle, le 15 mars 1968 la banque d’Angleterre ferme
le marché de l’or à Londres.
 Le 17 mars 1968, on assiste à l’ouverture de marchés de l’or, un marché officiel et
un marché libre.
En 1971, les chiffres de la BDP tombent, elle est déficitaire. Mais, pour la première fois
depuis 1893, la balance commerciale américaine est aussi déficitaire.
Ainsi, on assiste à des attaques spéculatives contre le $ et on va se tourner vers le DM. Là
encore, les Banques Centrales ne font pas le poids et c’est la raison pour laquelle, le 15
aout 1971, Nixon suspend la convertibilité du $ en or.
Simplement pour établir un diagnostic, le système de Bretton Woods a été jugé
comme peu cohérent en raison de la prédominance de la Balance des Paiements
Américaine.
L’après Bretton Woods :
Après l’arrêt de la convertibilité, en décembre 1971, le groupe des dix se réunit à
Washington pour tenter de trouver une solution. Il décide de poursuivre avec un change
fixe par rapport au $. Il consente à élargir les fluctuations à 2,25%.
Puis surtout, il confie au groupe des 20, le point de réfléchir à une grande réforme
monétaire internationale programmée pour fin 1974.
En mars 1973, un flottement généralisé des monnaies. Depuis, on adopte des
changes flexibles. La réforme prévue va tomber dans l’oubli car en 1973, le premier
choc pétrolier va survenir.
De là, on applique des politiques de relance. Et quand on fait le bilan quelques années
plus tard, la balance des transactions courantes des pays les plus développés retourne à
l’équilibre.
 Les changes flexibles ont bien joué leur rôle.
En 1976, lors de la conférence de la Jamaïque, les pays adhérant au FMI décident
d’entériner le système de change flexible en révisant la charte. Dans ce cas là, les pays
choisissent le régime de change de leur propre choix.
 On enlève les taux de changes fixes, on garde la convertibilité et le FMI devra
surveiller, conseiller et assister les pays.
1971 : On arrête Bretton Woods
1973 : Change flexible
1976 : Révision
4. La construction européenne : de 1945 au SME
En 1969 à la Haye, il est décidé d’aboutir à une Union Economique et Monétaire
pour la fin des années 1970. C’est la raison pour laquelle les chefs d’Etat charge
Vérnère d’établir un plan.
Il préconise une convergence des économiques, une convertibilité totale des
monnaies, une fixation irrévocable des parités. Ainsi, on programme un transfert de la
souveraineté nationale.
En 1971, le système de Bretton Woods est mort et en décembre, on élargit les marges de
fluctuations. Cet élargissement va contraindre les européens à prendre leur destin en
main.
 Entre les monnaies européennes, cela signifie une marge de fluctuation de plus
ou moins 4,5%.
Exemple : Entre une moyenne de 3%, on peut aboutir à 9%, ce qui est énorme.
Ainsi, les Européens se sont rencontrés de nombreuses fois. A Bale en mars 1972, à
Bruxelles en avril et à Paris en octobre. Ils vont décider de mettre en place des solutions
pour limiter les fluctuations.
 A Paris, ils décident solennellement d’aboutir à une Union Economique et
Monétaire pour le premier janvier 1980.
Ces solutions sont regroupées autour du serpent monétaire européen. Les pays
européens décident de s’autoriser une marge de fluctuation limitée de 2, 25% entre
les pays européens.
Egalement, le 3 avril 1973 est mis en place le FECOM (Fond Européen de Coopération
Monétaire).
En 1979, c’est le second choc pétrolier et donc, ça va induire des réactions monétaires
différentes entre les pays. Chaque pays essaye de s’en sortir. De 1972 à 1978, on a la
sorti du serpent monétaire.
 En 1976, les accords de la Jamaïque et de laisser les Européens se débrouiller et
de même, une démonétisation de l’or.
Le sommet de Brême en juillet 1978 va proposer le système monétaire européen qui
va officiellement commencer à fonctionner le 13 mars 1979. Ce système va être pensé
pour éviter de remettre les erreurs de Bretton Woods.
On va créer l’ECU. Une monnaie :
1. Unité de compte
2. Réserve de valeur
3. Moyen de transaction.
L’ECU remplit les deux premiers critères mais pas le 3ème. Il est logique de dire que l’ECU
va contenir les devises rentrant de la SME.
1 ECU
On ajoute du
DM
Du Franc
De la Livre
Sterling
L’ECU reflète le poids de chaque monnaie, déterminé en fonction du PIB de chaque
pays et en fonction de l’application intra-européen de chaque pays.
Exemple : Le DM apporte 1/3 de sa valeur à l’ECU. Le FF 1/5ème.
On peut calculer la valeur de chaque monnaie en écu ? Un écu vaut combien de DM ?
 On sait que dans 1 écu, on a 0,828 de DM représentant 33% de la valeur.
Alors, 0,828/0,33 DM= 2,51 DM / Pour le FF : 1,15/0,199 FF = 5,78 FF.
On appelle les valeurs fortes : les cours pivots centraux.
Combien 1 DM vaut de FF ?
1 DM : 5,78/ 2,51 = 2,30 FF
En 1979, la parité officielle est 1 DM = 2,30 FF.
Cette conversion du DM au FFF est appelée le cours pivot bilatéraux.
Les textes évoquent que la révision du panier se fera tout les 5 ans. Mais on la révise
puisque l’écu est la monnaie de l’Europe et donc, il faut que sa composition reflète ce qui
se passe en Europe.
Deux raisons pour lesquelles on peut réviser le panier :
1. Si les pondérations effectives s’écartent de plus de 25% des pondérations
officielles.
Exemple : 1 Ecu = 7,70 FF. Dans ce cas là, je peux calculer la pondération effective du
Franc (Pi’). Pi’ = 1,15/7,70 = 14,9%, c’est à dire 0,149. Or, le Pi est de 0,199. Ainsi, on
s’écarte bien de 20%.
Par conséquent, le poids du FF n’est pas suffisant par rapport au vrai poids de la France.
Ainsi, lors de la révision, on va rajouter du Franc dans le panier.
Si on observe la révision de 1984, on va devoir rajouter des monnaies faibles. Si on veut
que l’écu représente bien l’ensemble économique, on va rajouter du Franc et enlever un
surplus de monnaies.
2. L’introduction de nouvelles monnaies.
En 1984, on a introduit la monnaie grecque. Mais globalement, on enlève du mark, on
rajoute du franc, on rajoute de la lire.
En 1989, on introduit les monnaies espagnoles et portugaises.
La révision s’établit à l’unanimité et quand on modifie les quantités de monnaies, cela
ne doit pas altérer la valeur de l’Ecu.
Par la suite, on a plus de révision car le Traité de Maastricht amène la monnaie
unique.
Dès lors, on a des cours pivots centraux et des cours pivots bilatéraux. Maintenant, il faut
établir des marchés de spéculations et spécifier les obligations des uns et des autres.
a) L’intervention sur les cours pivots bilatéraux
On va choisir une marge de fluctuation de plus ou moins 2,25%.
Exemple : Si sur le marché on a une offre excédentaire de Franc et une demande
excédentaire de DM, alors la Banque de France et d’Allemagne interviennent de concert
pour ramener le taux de marge dans la fluctuation moyenne.
L’inverse est aussi vrai, si on une demande excédentaire de Franc et une offre excédentaire
de DM, alors les deux BC vont se coordonner.
b) L’intervention sur les cours pivots centraux
On ne pas mettre les bornes de fluctuations pour tout le monde. Il est évident que pour
un pays comme l’Allemagne, il sera plus facile à tenir pour elle car elle tient 1.3 de l’Ecu.
Le mark peut fluctuer dans 2/3 de l’Ecu. Au contraire, pour l’Irlande c’est davantage plus
compliquer.
Dès lors, on va calculer les divergences max.
Exemple : Si on prend la France. Le Franc sera plus faible à l’Ecu quand il sera le plus
faible face à toutes les monnaies. On atteindra 2,25% sur la partie de l’Ecu qui n’est pas du
Franc, sur les 81% restant.
Ainsi, on va calculer un seuil de divergence qu’est 75% de la divergence max. Les textes
évoquent que si un pays franchit son seuil de divergence, il en résulte une
présomption d’intervention en prenant les mesures adéquates.
c) Synthèse et crise du SME
1. De 1979 à mars 1985, on a eu 16 modifications dans les cours pivots bilatéraux.
2. De 1989 à 1993, on a eu que 5 réalignement.
3. Depuis 1993, on a plus eu de réajustement par l’élargissement des bandes de
fluctuations à plus ou moins 15%.
Si on veut expliquer la crise du SME de 1993 et si on veut expliquer son fonctionnement
effectif, il va nous falloir faire un détour par la situation au début des années 1970.
D’abord on a des faits, puis on a la théorie économique. Lors de la mise en place du
SME le problème en Europe est l’inflation mais pas le chômage. Les Allemands sont
les rois de l’inflation.
Dans la moitié des années 1970, on a une nouvelle économie classique par Robert Lucas.
Il a émis en 1976 la critique de Lucas.
Supposons que je fasse l’hypothèse que la fonction de consommation :
Consommation ménage = a (Y revenu – T impôts) + Co
Entre 1950 et 1970, j’obtiens C = 0,71 (Y-T) + 151,3. Après cette estimation, on faisait de
la simulation.
Imaginons que je diminue les impôts de 100, alors la consommation va augmenter de 71.
Autre exemple : en 1970, je constate que le prix du billet est de 10, qu’il y’a 500
voyageurs et les coûts fixe de 8 000. Donc, je fais un profit négatif de 3 000.
En revenons à l’inflation, une théorie sous produit de l’économie classique évoque :
Dans un pays, on a 15% d’inflation et que l’autorité monétaire annonce un objectif de 5%.
Donc, on va instaurer une politique monétaire. Maintenant, on a deux possibilités. Cette
annonce est crédible ou non crédible par les agents des secteurs privés.
S’il est jugé crédible, ils vont en tenir compte dans leur comportement comme une
modération salariale. Mais c’est un élément de réussite de la politique de désinflation.
S’il n’est pas jugé crédible, on n’a pas de modération salariale et l’autorité monétaire n’y
arrivera pas.
C’est pour cela qu’on parle de modèle d’anticipation rationnelle. En effet, ceux qu’ils
croient va induire un comportement leur donnant raison.
A la fin des années 1970, le SME est à la mode. Les Européens sont dans la lutte contre
l’inflation. La théorie explique aussi le pourquoi des Allemands. Cela passe par là car les
Allemands ont une banque centrale indépendante avec un objectif unique de lutte
contre l’inflation. Ils l’ont pensé ainsi à cause du traumatisme de l’inflation entre les
deux guerres.
Les autres pays européens vont donc faire tout comme les Allemands. Ainsi, le SME
devient du DM. Ainsi, la politique monétaire allemande devient la politique monétaire de
l’Europe.
Pendant les années 1980, on a bien importé la crédibilité Allemande. La réunification
Allemande va être à l’origine d’un décalage conjoncturel extrêmement important.
D’un point de vu économique, c’est la réintégration d’un petit pays. L’un des objectifs
principaux c’était de fixer la population à l’est. Si on veut reconstruire l’Allemagne, il faut
des gens qualifiés. Par conséquent, il faut augmenter le niveau de vie.
La seule solution à court terme, c’est des transferts massifs de revenus. Mais comment
peut-on les effectuer ?
1. La première solution : les impôts en prenant de l’argent à l’ouest et en
distribuant à l’est. Helmut Kohl n’a pas retenu cette solution.
2. Une deuxième solution : la création monétaire. On crée de la monnaie et en la
distribuant à l’est. Mais le problème, le risque d’inflation. La banque centrale
Allemande dit non.
3. Une troisième solution : Augmenter les dépenses publiques alloué à des
projets à l’est. Helmut Kohl peut le faire.
4. Quatrième solution : La politique de taux de change. C’est à dire, 1DM de
l’ouest doit être égal à 1 DM de l’est. Cela donne du pouvoir d’achat à l’est.
Tout ceci va se traduire par un grand choc de demande. Les Allemands de l’est vont en
vouloir toujours plus. Au début des années 1990, la balance commerciale Allemande
revient à l’équilibre, ils importent beaucoup.
Par conséquent, on a des tensions sur les prix. Autrement dit, une tendance à
l’augmentation de l’inflation.
On voit bien que l’économie allemande est en expansion par la demande interne mais
dans les autres pays européens, c’est une période noire.
Allemagne
Les autres
Pleine expansion :
Récession :
Augmentation de l’inflation
Baisse du chômage.
Baisse de l’inflation
Augmentation du chômage.
La Banque Centrale Allemande a été mise en place pour servir l’inflation. Ainsi, la
Bundesbank observe une augmentation de l’inflation et va pratiquer une politique
monétaire restrictive en augmentant ses taux d’intérêts. Par conséquent, le DM va avoir
tendance à s’envoler.
Quant aux autres pays, ils ont le choix. Soit ils augmentent les taux d’intérêts avec une
défense de la parité ou soit, ils dévaluent.
La plupart des pays vont augmenter leurs taux d’intérêts. En 1992, l’Italie et le
Royaume-Uni font l’objet d’attaques spéculatives. La Lire et la Livre sortent du SME.
L’Italie à cette période consacre 10% de son PIB a payer les intérêts sur la dette et elle
augmente les taux d’intérêts, le poids de sa dette pour être crédible.
En 1993, les attaques spéculatives reprennent contre le franc. La situation est
extrêmement grave en raison de l’inflation. La France va progressivement sortir du SME
et ce n’est plus sérieux.
Plutôt que de faire sortir le franc, les bandes de fluctuations sont amenées à plus
ou moins 15% en étant officiellement toujours en change fixe.
Le problème de la crise du SME et de s’être aligné sur l’Allemagne sur tous les
problèmes.
 Après réflexion, au départ, la dévaluation aurait permis la baisse du chômage et
aurait permis la baisse de l’inflation Allemande.
Des auteurs plutôt keynésiens vont expliquer ce phénomène. Drazen et Masson en
1994 vont tenter d’expliquer la chute du SME en incluant des phénomènes de
persistance.
Exemple : Aujourd’hui je veux faire un régime et je ne mange rien. Je donne une crédibilité
à mon annonce. Avec la persistance, ce n’est pas si simple.
Pour adhérer à Maastricht, il faut être dans le SME depuis 2 ans sans problème (ce qui
n’est pas compliqué avec 15%). De même, la soutenabilité de la dette, de l’indépendance
de la banque centrale.
3. La politique monétaire de l’Union
Economique et Monétaire (UEM)
PIB
Bloc Monétaire
et Financier
Bloc réel
Le taux de change
La bourse
Le marché financier
Monnaie
Production
Travail
Biens et services
Exportations /
Importations
Politique Monétaire
Politique Budgétaire
Taux d’intérêt, taux de change et prix des
titres.
Ces deux blocs interagissent. Dans le bloc réel, on utilise du travail, du capital physique.
La nouvelle richesse créée permet des revenus pour rémunérer le travail (le salaire) et
le capital (les dividendes). Dans ces revenus, l’Etat prend une partie par les impôts.
PIB (Y) : C + I + G + EX -IM (exportation moins importation). Le PIB est issue du
processus de production du bloc réel.
Il nous reste la question de l’épargne ?
Monnaie
Titre
Rappel : Balance des paiements = Balance des capitaux + Balance commerciale.
Le marché de change sera capitale car on sera obligé de passer dessus pour des
transactions dans le monde.
1. Les liens entre l’économie réelle et l’économie
monétaire
Est-ce que les phénomènes monétaires et financiers peuvent-ils jouer ou influencer
sur les déséquilibres réels ?
On peut déceler trois conceptions à propos de cette question :
1. Une approche néoclassique ou la nouvelle école classique : la monnaie n’a pas
de valeur en soi, elle n’est pas demandée. On l’utilise uniquement pour les
transactions, elle ne peut pas affecter les secteurs réels.
2. Une approche Keynésienne avec une interdépendance entre les phénomènes
monétaires et les phénomènes réels. L’Etat doit intervenir sur les phénomènes
monétaires afin de corriger les déséquilibres réels.
3. Une approche monétariste de Friedman. La sphère monétaire doit refléter la
sphère réelle. Tout désajustement est une source de déséquilibre. Trop de
monnaies dans l’économie par rapport à la production va lui octroyer de
l’inflation.
 En synthèse : Court terme (2-3 ans) : Oui Long terme : Non
Dans le court terme :
1. Augmentation de la masse monétaire : Après la guerre, on a augmenté la masse
monétaire, l’endettement des ménages, des entreprises. Cette hausse a réduit le taux
d’intérêt, stimulant l’activité économique et la hausse des investissements.
En clair : M (masse monétaire)  -> r (taux d’intérêt)  -> I (investissements)  -> Y
(PIB) 
Si la hausse de l’inflation est modérée, ce n’est pas mauvais et peut faciliter la croissance
économique.
Exemple : Prenons un prêt de 1000 euros et l’indice de prix est 1. Dans 5 ans, on va
rembourser le prêt et les taux d’inflations ont doublés passant à 2 ans. Ainsi, de ce qu’on va
rembourser, on va rembourser une somme plus faible.
Donc avec une inflation modérée, on va s’endette, on va investir et on va consommer.
Le problème se pose lors d’une accélération de l’inflation.
2. La courbe de Phillips : Si on  π (l’inflation) alors u (le chômage). Mais si π est
trop fort alors le chômage va augmenter.
3. La dévaluation : Si on dévalue la monnaie, on peut stimuler l’activité économique.
4. La déflation : Politique monétaire restrictive, c’est à dire une hausse du taux d’intérêt
diminuant l’inflation. Cette baisse des prix va augmenter les exportations.
 Augmentation de la masse monétaire, courbe de Phillips, la dévaluation et la
déflation permettent d’expliquer le oui du court terme.
Dans le long terme :
Les effets peuvent être nocifs. L’inflation va aggraver la charge financière, va créer des
anticipations pessimistes pour les individus à l’avenir. Tous les effets positifs du court
terme vont s’annuler.
Exemple : Dans le cadre d’une dévaluation, on va stimuler nos exportations à court terme
mais à long terme, l’importation deviendra plus difficile en raison de l’augmentation du
coût.
La compétitivité dans le long terme ne dépend pas des prix mais des variables
monétaires.
Dans la courte période, on peut utiliser de la monnaie mais dans la longue
période, on créera de l’inflation.
2. L’application de la politique monétaire
a) La stabilité des prix comme objectif prioritaire de la politique
monétaire
Qu’est-ce qu’on a fait en Europe dans la mise en application de la politique
monétaire ?
Est-ce que la stabilité des prix des biens doit-être le seul et unique objectif de la
politique monétaire ?
La politique monétaire intervient dans le bloc monétaire et financier. Avec la politique
budgétaire, ce sont les principaux instruments d’intervention conjoncturelle des
pouvoirs publics.
La politique monétaire en créant de la liquidité dans l’économie, les autorités
monétaires peuvent influencer la capacité des individus à consommer et à investir mais
aussi peuvent influencer les prix.
Au centre du débat, on a une opposition entre la stabilité des prix et la croissance
économique.
Dans l’histoire, on voit qu’on a préféré jusqu’en 1970 stimuler la croissance économique.
Après, par les deux chocs pétroliers, on a eu de l’inflation. Les années 1980 sont
caractérisées par de la désinflation.
Le marché financier peut-il rétablir la stabilité des prix ?
La stabilité des prix comme objectif prioritaire de la politique monétaire :
La Banque Centrale Européenne privilégie la stabilité des prix des biens. Suite au choc
pétrolier des années 1970, les Banques Centrales ont fixé comme objectif prioritaire la
stabilité des prix ou la lutte contre l’inflation.
 La BCE est l’héritière de cette période.
Le Traité de Maastricht de 1992 lui impose un objectif de stabilité des prix. Plus
précisément, les taux d’inflation doivent rester à un niveau inférieur de 2%.
Pour assurer cette stabilité des prix, la BCE a aussi un objectif intermédiaire
qu’est la croissance de la masse monétaire.
Définition : La masse monétaire et la somme des liquidités existant dans une économie
pour les utiliser dans des transactions.
 Objectif intermédiaire : masse monétaire et taux de change. -> objectif finale :
stabilité des prix.
1. La monnaie M1 : c’est à dire l’agrégat le plus strict. On retrouve les pièces, les
billets et le dépôt a vu. Ce sont des instruments de paiements.
2. La monnaie M2, on retrouve le M1 et les dépôts a vu rémunérés comme un livret
d’épargne.
3. La monnaie M3, on retrouve le M1, M2 et les dépôts à terme.
Pour la BCE, pour contrôler l’inflation, il faut surveiller comme objectif intermédiaire
le M3.
Exemple : La théorie quantitative de la monnaie nous dit que le taux de croissance de la
monnaie est égal au taux de croissance du PIB + le taux de croissance des prix (inflation).
Si je veux avoir un taux de croissance égal à 2,5% et un taux d’objectif de 2% alors le M3,
taux de croissance de la monnaie doit être égal à 4,5%.
Parfois ces calculs ne peuvent ne pas suffire et ainsi, la BCE va surveiller d’autres
indicateurs de tendance inflationniste. On retrouve le niveau des salaires, la variation
des impôts, les prix à l’importation.
BCE : 2% d’inflation avec comme objectif ultime, la stabilité des prix et comme
objectif intermédiaire, M3
Mais sur quelle théorie se base l’attitude de la BCE ?
La Banque Centrale Européenne est basée sur l’attitude monétariste. La pratique de la
BCE est légitimée par le courant monétariste, c’est à dire que l’inflation est un
phénomène purement monétaire.
Alors, une augmentation de la masse monétaire ne peut pas avoir de répercussions en
dehors de son propre bloc. L’inflation est donc provoquée par une augmentation de la
masse monétaire et dépend de son taux de croissance.
Cette théorie monétariste fut adoptée par toutes les Banques Centrales en 19741979.
Exemple : Aux Etats-Unis, cela a commencé en 1979 avec l’administration Reagan. En
France, en 1982.
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
Mais face à la crise de 2008, qu’on fait les banques centrales ?
Elles ont favorisé la croissance économique. Pour déclencher la crise, on a eu une baisse
généralisée des taux d’intérêts.
La crise de 2008 :
Elle a débutée aux Etats-Unis et à son origine, dans la distribution des crédits
«subprime » en dessous du premier choix. Ce sont des crédits crées par les banques
américaines à des clients peu fortunés à partir du milieu des années 2000.
Une partie de cette clientèle n’a pas pue rembourser ces emprunts. De là, les créances
se sont transformées comme perte pour les banques. Or, pour réduire les risques, les
banques ont transformé ces créances en titres financiers pour les vendre à d’autres
institutions financières.
Par conséquent, le risque de perte s’est diffusé dans l’ensemble des acteurs de la
finance. Alors en juillet 2007, on assiste à la faillite des premières banques et cela a
enclenché un mouvement de défiance tel qu’en 1929.
 Suite à cela, les Etats-Unis et le R-U ont tout de suite réagi en baissant les
taux d’intérêts en passant en deux ans de 5% à 0%.
 Mais, la BCE a réagi lentement. En effet, en fin 2008, elle continuait à
augmenter ses taux d’intérêts pour anticiper une spirale à cause de la
hausse des matières premières importées.
En fin 2009, les 4 principales banques centrales mondiales ont appliquées des taux entre
0,1% et 1%. Les banques commerciales ont eu accès à une liquidité supplémentaire.
 Cette politique monétaire expansionniste a permis aux économies de sortir de la
récession en 2010.
 Mais l’Europe est toujours dans cette profonde récession.
L’analyse Keynésienne justifie ce choix :
Il faut inonder le marché de liquidité et l’accompagner de politique budgétaire
expansionniste. Ainsi, le taux d’intérêt baisse, les investissements augmentent et le PIB
augmente.
On a une conception différente entre les Etats-Unis et l’Europe :
1. Pour les E-U, l’objectif de court terme est la croissance et l’objectif de moyen et
long terme est la consolidation budgétaire pour équilibrer ses comptes.
2. Pour l’Europe, l’objectif de court terme est l’austérité budgétaire et l’objectif de
moyen et long terme et à long terme est le chômage et la croissance.
c) Est-ce que les Banques Centrales ne devraient pas avoir comme
objectif d’éviter l’apparition de bulle spéculative ?
Une nouvelle bulle spéculative créée depuis 2009 :
Suite à cette politique évoquée d’influe de liquidité et la baisse des taux intérêts, on a
observé une hausse de prix dans les bourses.
 Plus les taux d’intérêts baisse, plus le prix des titres vont augmenter.
Cette progression a été nettement importante dans les pays émergents (les BRICS). Dans
le marché des matières premières, la hausse des prix devient plus spectaculaire alors
que la plupart des économies sont encore en récession.
Cette spéculation est alimentée par l’accroissement des liquidités offertes par les
banques centrales. En effet, elles ont augmentées entre 1990 et 2007 de 15%. Et dans
l’année 2009, cette progression a été multipliée par 2.
De ce fait, faute de projet économique suffisamment rémunératoire, les investisseurs
préfèrent utiliser les fonds dans un but spéculatif.
On est devant l’éclatement d’une nouvelle bulle spéculative.
Est-ce que ça serait mieux pour les BC de surveiller les prix des actifs financiers, c’est à dire
avoir comme objectif d’éviter l’apparition de bulle spéculative ?
Les prix des biens sont plus ou moins stables et la seule hausse des prix s’exprime sur
le marché spéculatif.
Dès lors, la Banque Centrale doit se fixer un objectif concernant le prix des actifs. Elle
doit évaluer la valeur d’un titre d’un actif et émette des actions pour éviter des
distorsions trop importantes entre cette valeur et la valeur courante.
Dès l’apparition d’une bulle spéculative, elle pourrait agir en augmentant les taux
d’intérêts afin de freiner la création monétaire et imposer aux banques commerciales
une augmentation des fonds propres. Pour éviter une crise spéculative, il faut
contrôler l’endettement des ménages.
La politique monétaire n’est donc pas si simple que cela entre stabilité des prix et
la croissance. D’autres marchés sont volatiles tels que les marchés financiers, les
matières premières ou encore, l’immobilier. Ainsi, il faudrait se concentrer avant
tout là dessus.
3. L’indépendance de la Banque Centrale Européenne
La question qu’on se pose est : Quels sont les enjeux de l’indépendance des Banques
Centrales et plus particulièrement de la Banque Centrale Européenne ?
En fait, durant le XXème siècle, les BC sont dépendantes le plus souvent des Etats. C’est à
dire, les citoyens par leur vote, pouvaient indirectement contrôler la politique monétaire
d’un pays. Mais depuis 1980, on entre dans une période de désinflation, c’est à dire
réduire à tout prix l’inflation dans le monde.
 Au début des années 80, l’unique objectif est l’inflation.
Elle nous a conduit à l’indépendance des banques centrales. On a une tendance
généralisée à rendre toutes les banques indépendantes. Ainsi, la BC ne doit pas suivre
les cycles politiques.
La question qui se pose est un déficit démocratique de la politique monétaire car les
élus ne peuvent pas contrôler la banque.
a) L’indépendance de la banque centrale a pour objectif la stabilité
des prix
La nationalisation des BC a permis aux Etats d’intégrer la politique monétaire dans leur
panoplie des instruments de politique économique conjoncturelle.
Ceci nous donnait la confiance que la politique monétaire gérait la monnaie dans un
contexte précis. Mais l’accélération de l’inflation nous a conduit à des politiques
désinflationniste.
A ce moment où la stabilité des prix devenait l’objectif principal de la politique
monétaire, l’indépendance des banques centrales devait s’imposer. Ainsi, dans cette
vague, en 1992 le Traité de Maastricht stipule une Banque Centrale Européenne
indépendante des pouvoirs politiques.
En effet, l’indépendance vise à la garantit de la stabilité des prix. Selon les économistes
monétaristes, une forte création monétaire se traduit à long terme par une hausse des
prix.
 Le mot clé est l’anticipation de l’inflation.
C’est à dire, si on veut réduire l’inflation, il faut absolument arriver à réduire les
anticipations des agents privés. En effet, si mon annonce est crédible alors la tendance
sera positive. L’indépendance est là pour garantir une non déviation de la Banque
Centrale.
Ainsi, l’inflation est phénomène monétaire à long terme et on se fixe de suite une
maitrise par la politique monétaire.
b) L’indépendance et le déficit démocratique
La politique monétaire échappe aux citoyens :
Le citoyen n’a plus le contrôle par une dépolitisation de la politique monétaire sur le
consensus de la stabilité des prix. Elle est devenue une affaire technique et non pas
une politique spéciale.
Les conséquences des politiques monétaires sont ressenties dans tous les pays et les
classes sociales. Au sein de la zone euro, une politique monétaire adaptée à la situation
moyenne des économies peut-être défavorables à une partie des Etats-membres.
Exemple : Des taux d’intérêts élevés favorisent les créanciers au détriment des débiteurs et
peuvent générer du chômage en freinant l’activité économique.
Ainsi, la politique monétaire peut faire l’objet d’oppositions et la gestion de la
monnaie est donc aussi une affaire politique.
La responsabilité de la Banque Centrale :
La responsabilité de la BC est la contrepartie de leur indépendance. Par le mot
responsabilité, il faut comprendre le fait que les autorités monétaires doivent rendre
compte à des élus au Parlement.
Exemple : La banque fédérale américaine doit donner des comptes rendus.
Même à postériori, on a un contrôle de la politique monétaire. La BCE admet les
principes de cette responsabilité à postériori. Cependant, les dispositifs européens, le
Traité de Maastricht imposent à l’Institution monétaire le devoir de communication
sans pour autant imposer la publication des procès verbaux, des délibérations de son
conseil de gouverneurs.
Le Parlement Européen est un interlocuteur privilégié de la BCE, mais ne dispose
d’aucune possibilité juridique pour contrôler la politique monétaire de la BCE.
Enfin, l’intervention du président de la BCE devant les parlementaires est une opération
de communication plutôt qu’un travail d’investigation profond comme aux Etats-Unis. Et
en 2010, le Traité de Lisbonne n’a pas modifié cette situation.
La crise de 2008 a des conséquences sur l’économie réelle. Plusieurs gouvernements où
l’inflation n’est plus le seul objectif des BC. C’est uniquement la BCE qui semble
préserver son indépendance.
Cela s’explique notamment par son choix de participer à la lutte contre la crise en accord
avec la volonté des pays européens les plus influents.
4. L’euro est-il un instrument de croissance ?
La création de l’euro se fait par une assurance de l’augmentation du bien-être du citoyen
européen et la richesse des pays européens.
Ainsi, nous avons une monnaie commune, mais en même temps, elle est étrangère aux
Etats-membres. L’euro n’appartient à personne et il faudrait constituer un Etat gérant la
monnaie.
a) L’euro a remplacé 17 monnaies (2013)
Le commencement est le Traité de Maastricht de 1992 prévoyant deux volets : une
union économique et monétaire et une union politique.
On a eu la création de la Banque Centrale Européenne avec l’objectif de l’inflation. Pour
accéder à cette zone euro en 1999-2000, il fallait remplir des critères de
convergence.
1.
2.
3.
4.
Le déficit public doit être égal ou inférieur à 3% du PIB.
La dette publique doit être égal ou inférieur à 60% du PIB.
Les taux d’inflations doivent être égal ou inférieur à 2%.
Les taux d’intérêts doivent être égal ou inférieur à la moyenne des pays les plus
vertueux de la zone.
Ceci garantit la bonne gestion d’une économie pour rentrer dans un système de
monnaie unique.
La politique budgétaire a un avantage par la stimulation de la croissance mais le
désavantage réside dans le coût à fournir. Dans le contexte de l’Union monétaire, par
l’indépendance de la BCE et des BC, chacun aura intérêt à faire des déficits. Et parce que
la politique monétaire est commune, la BC partagera le coût avec son voisin.
Le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède et la Grèce ne rentrait pas au début dans la zone
euro. En 2001, la Grèce entre dans la zone euro. Puis rentrent : Chypre, Malte, Slovénie,
Slovaquie et Estonie.
Les pays actuellement en attente ne peuvent pas obtenir actuellement les critères tels
que la Bulgarie, la République-Tchèque, la Lettonie..
b) L’Euro devait favoriser la croissance
Quand on a une monnaie unique, nous pouvons déceler quatre avantages :
1. Un taux de change irrévocablement fixe.
2. La stabilité des prix crée des conditions une activité économique efficace.
Cette stabilité peut favoriser les investisseurs, les ménages.
3. Un avantage par rapport aux faibles taux d’intérêts. Les taux d’intérêts en
France par le manque de crédibilité sont plus élevés qu’en Allemagne. Dans une
Union monétaire, ces taux devraient s’aligner.
4. Une zone fermée et interdépendante. Les degrés d’ouverture sont comme les
Etats-Unis de 12%. Ainsi, la France dépend de l’Allemagne. La zone euro permet
d’améliorer l’efficacité politique et économique autant monétaire que budgétaire.
c) La croissance reste médiocre
Dans les années 1990, elles correspondent à la mise en place de la zone euro. On voit
que dans cette période, le PIB s’accroit à un taux moyen de 1,6%. Au même moment, les
Etats-Unis avaient quasiment le double.
On peut expliquer cette faible croissance par les politiques de désinflation, la réduction
du déficit et des dettes, on a fixé un taux de change fixe.
L’euro s’installe dans les années 2000. On assiste à deux années de folie, logique par
les nouvelles possibilités de la monnaie unique. Mais en 2001, on commence déjà à
apercevoir une crise financière aux Etats-Unis, la crise de l’internet.
Cette crise se propage sur l’Europe a des effets négatifs sur la croissance économique
européenne.
Dans les années 2004-2006, on observe des taux de croissance dans la zone euro de
2,6% et aux Etats-Unis de 3,5%. Ainsi, ils s’en sortent mieux que l’Europe.
Dans l’année 2008, la zone euro est durement affectée par la crise des « subprimes ».
Curieusement, la récession est plus forte qu’aux Etats-Unis où la crise est démarrée. En
2009, la récession aux Etats-Unis est moins 2,4% du PIB et en Europe, moins 4,1% du
PIB.
Depuis 2010, une reprise aux Etats-Unis avec une baisse du chômage et en Europe, une
stagnation.
d) L’Union économique et monétaire a contribué à freiner la
croissance ?
Il faut établir un constat général par la faiblesse de la croissance en Europe. Comme
tous les pays développés, les pays européens ont des gains de productivité faible. Ils sont
plus faibles que dans les pays émergents car ils sont pénalisés par le déclin de leur
industrie.
 Mais lorsqu’on compare l’Europe aux Etats-Unis, on aperçoit une claire
différence.
Ainsi, il faut évoquer le problème de la politique monétaire. De là, on peut détacher la
gestion du taux de change et surtout, de son absence.
Le Traité de Maastricht a prévu que la politique de change de l’euro devrait se faire par
deux institutions :
1. La Banque Centrale Européenne,
2. Les Conseils des Ministres.
 La monnaie est toujours gérée par les politiques dans les processus de décision.
Mais, étant la BCE indépendante avec l’objectif l’inflation, la politique de change est
restée caduque. Par conséquent, on voit le taux de change levé.
4. La politique budgétaire et la soutenabilité de
la dette publique
5. 1. Les liens entre l’économie réelle et l’économie
monétaire
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
1. Les liens entre l’économie réelle et l’économie
monétaire
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
6. Quel avenir ?
1. Les liens entre l’économie réelle et l’économie
monétaire
2. b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
1. Les liens entre l’économie réelle et l’économie
monétaire
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique
b) Face à la crise de 2008, les Banques Centrales ont favorisé la
croissance économique