COMMENT EXPRIMER UN SOUHAIT ? COMMENT TRADUIRE LE CONDITIONNEL ?
1 - Le Conditionnel
En principe le conditionnel est traduit par "Kén conjugué à l'accompli + verbe conjugué à l'accompli "
exemple (E p 79) : Ana ma hadan 2allé wa élla kénét jit zertark
mnih énno ma fi nâzir ... wa élla kéno kélloun akhado 2âsâsât
2âsâs / 2âsâsât = punition (s)
kénét ma3é wa2ét, kénét jit = j'aurais eu le temps, je serais venu
2 - Condition irréalisable LAW
Law kén ma3é mâsâré, kénét chtarét ktéb
Law kénét ma3koun mbérih, kénét akalét djéj
3 - Condition réalisable EZA
Dans la phrase qui suit le conditionnel français est traduit par un futur : Eza ma3é wa2ét rah éjé
Les libanais utilisent de préférence l'accompli après éza là où le français utilise le présent :
éza chi lébnéné 2allak bchoufak ba3éd chi sé3a... si un quelconque Libanais te dit qu'il te voit dans une heure
éza khôlis l ghada w kén ba3éd fi chwayyit wa2ét fi ménnoun byétsâttâho chwayy ( E p74)
éza hadan sâkhan ma fik tékhdo 3a l mestachfa w éza jé3ét ma fik trouh téchtéré khébéz ( E p 104)
éza ma 2émét halla2, rah yrouh l autocar balék (E p 85)
mais une construction dans la logique française est correcte :
éza ma bét2oum halla2, rah yrouh l autocar balék
... d'ailleurs l'utilisation de l'accompli n'est pas systématique :
Ba2a néhna ménkoun ktir férhanin éza hadértak bétcharréfna 3a l 3éréss ( M p 86) ( ici on se situe clairement
dans un futur possible, c'est le présent qui est utilisé, j'en conclus peut être abusivement que le Libanais a en quelque sorte un temps
d'avance ...)
éza btésmah baddé tlété kilo jazar ... ( M p103) si tu permets...
NB : baddé = je veux, alors qu'en français on dirait je voudrais
De même :
éza talajit halla2, ma brouh 3a darès térikh... ( E p 85)
éza btélouj halla2 méch rah rouh 3a l madrasé ( moins idiomatique mais correct)
4 - Souhait
- a - "nchalla" en principe : ça ne dépend pas de nous
nchalla l marra l jéyé byéjikoun tom banét ( E p 69) --> clairement "mén Allah" dans cet exemple
mais cela peut dépendre de notre interlocuteur :
bass nchalla ma ykoun chi kbir ax t2il ... ( E p 46) nchalla = j'espère
3a chou l bouza ? Nchalla ma tkoun 3a kousa ( M p 109)
A noter que "nchalla" peut être ironique pour signifier le contraire de ce qui est littéralement dit :
Haltak halé ya Rabi3 w nchalla tarakét halak héké ? (E p80)
-b- avec HABIB : pour dire j'aimerais --> ana habib bchoufik = j'aimerais te voir
ana est indispensable puisque habib est un participe actif
féminin : ana habbé nékoul sawa
pluriel : habbin nékoul sawa
-c- regret --> " ya rét" En principe " ya rét" se réfère à quelque chose de passé ou impossible :
ya rét fiyyé rouh ma3ak, bass hatta law kén 3éndé wa2ét, kérché sâr métél l tâbé ( E p 37)
néhna ma 3énna jnayné. Ya rét bykoun 3énna wéhdé (M p43)
ya rét ! bass ma fiyyé lézim ôtla3 3a jabal ... ( M p 47)
ya rét l 3alam byhébbo l mousi2a bé Lébnén addma byhébbo l siyésé ; kénit l haréb btokhlâs la l abad (M p142)
J'aurais souhaité que les gens aiment la musique au Liban autant que la politique ; la guerre serait finie pour toujours