L’écriture par imitation
L’écriture par imitation relève du même principe d’analogie que l’on utilise dans certaines situations
d’entraînement en orthographe (exercices sur les listes analogiques, exercices analogiques). Il s’agit
de faire fonctionner de manière correcte une structure afin de faciliter l’imprégnation, la
mémorisation, l’automatisation.
C’est le complément dialectique des situations où la prise de recul, l’explicitation permettent
d’observe et de comparer des faits de langue dans les buts suivants :
- mettre en évidence un fait de langue général (exemple : à la troisième personne du pluriel,
tous les verbes prennent un –nt final) ;
- comprendre quelle règle s’applique ou quelle analogie fonctionne dans une situation donnée
(exemple : en dictée, si j’entends un déterminant pluriel comme les, des…, je sais qu’il faut
mettre des marques du pluriel comme –s ou –x dans le groupe du nom et –nt au verbe
conjugué) ;
- trouver les erreurs et les corriger (exemple : en relecture, j’identifie le verbe conjugué en
transformant la phrase avec la formule « c’est…qui… » et je vérifie qu’il est bien accordé).
On peut partir d’un poème ou d’une comptine, pour ajouter des strophes ou pour en écrire un autre
sur le même modèle.
Certains modèles peuvent être très poétiques et inciter les élèves à produire des images émouvantes
et belles ; d’autres seront plus ludiques. On peut extraire un vers d’un poème, on peut rapprocher
des vers de plusieurs poètes.
Exemples :
La longue pelle bleue de la mer (R. Char)
La fleur rouge de la liberté (J. Prévert)
Le sable noir des nuits (L. Aragon)
Les lances vertes du défi (P. Neruda)
Les élèves peuvent être associés à la recherche d’exemples à imiter.
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Françoise Drouard
11 janvier 2013
écriture par imitation - adjectifs