A. Aoulmi – Lycée Pierre Corneille
Sciences économiques & sociales
Terminale ES
Thème 1 - Economie et Démographie
Questionnement 1 : Comment la dynamique démographique influe-t-elle sur la
croissance économique ?
Les attentes du programme officiel
Notions
Mouvement naturel
Mouvement migratoire
Population active
Epargne
Accumulation du capital
Cycle de vie






Indications complémentaires
On présentera les grandes évolutions démographiques séculaires et on montrera, notamment à l'aide de comparaisons
européennes, les différences dans les dynamiques démographiques nationales.
En partant de la diversité des taux
d'épargne des pays, on introduira la notion de cycle de vie, qui permet une représentation simple des choix individuels
de consommation et d'épargne. On montrera qu'elle implique un lien entre l'évolution des structures démographiques
(transition, vieillissement, etc.), l'accumulation patrimoniale et la croissance économique.
Acquis de première : allocation des ressources.
Le plan du cours
I.
Les grandes évolutions démographiques séculaires
A.
Comprendre les indicateurs démographiques : quelques clés d’analyse
B.
1.
2.
Les évolutions démographiques séculaires : L’Europe de la transition démographique
L’évolution de la population mondiale sur longue période
La transition démographique en Europe
1.
2.
La situation démographique européenne de l’après transition à aujourd’hui
La situation démographique européenne dans la seconde moitié du 20ème siècle – Aperçu général
L’Europe aujourd’hui : vieillissement de la population, chute de la fécondité et migration
C.
II.
L’impact des structures démographiques sur le niveau d’épargne : l’hypothèse du cycle de vie
A.
Qu’est-ce que l’épargne ?
B.
Le comportement d’épargne des individus selon la théorie du cycle de vie
C.
1.
2.
III.
L’hypothèse du cycle de vie permet-elle d’expliquer la diversité des taux d’épargne en Europe ?
Taux d’épargne et vieillissement des populations
Accumulation patrimoniale et cycle de vie
Quels liens entre structures démographiques et situation macroéconomique ?
A.
1.
2.
B.
L’importance du lien macroéconomique entre épargne, investissement et croissance économique
L’égalité épargne – investissement en économie fermée
Le lien investissement – croissance économique
Dynamique démographique et offre de travail
Quelques exemples de sujets possibles 1
-
1
1
Quels peuvent être les effets de la dynamique démographique française sur la population active ? (Polynésie 2013)
Comment la dynamique démographique agit-elle sur le montant de l’épargne en France ? (Sujet Zéro)
Comment la dynamique démographique peut-elle agir sur la croissance économique ? (Polynésie 2013)
Quels sont les effets de la dynamique démographique sur la croissance ?
Le vieillissement démographique peut-il être un frein à la croissance économique ? (Hatier)
Montrez comment la structure par âge de la population peut influer sur l’épargne et la consommation (Hatier)
Quels liens peut-on établir entre structure démographique, épargne et solde de la balance des paiements ? (Hatier)
La dynamique démographique influence-t-elle l’épargne des ménages en France ? (Bréal)
Le vieillissement démographique explique-t-il l’évolution du solde courant de la balance des paiements ? (Bréal)
Dans quelle mesure les structures démographiques influent-elles sur l’accumulation du capital ? (d’après Bordas)
Les sujets sont issus des premières sessions du baccalauréat ou des principaux manuels de SES de la classe de Terminale
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Terminale ES
Sensibilisation
Document 1 : Qu’est-ce que la démographie ?
L'année 1999 a célèbré avec quelque solennité la naissance du six milliardième humain vivant sur la terre ; en décembre 2005, les Nations unies annonçaient
qu'un demi-milliard supplémentaire s'était ajouté depuis 1999 : la population de la planète atteindra probablement 7 milliards d'hommes dès 2013. Au rythme
actuel de l'accroissement annuel (1,8 % en Inde, 0,6 % en Chine au cours de la décennie 1990), quand la population de l'Inde dépassera-t-elle celle de la Chine ?
On a compté, en 2005, 1,3 enfant par femme en Allemagne : l'Europe va-t-elle s'aligner sur ce niveau de fécondité́ ? [..] Existe-t-il plusieurs théories
démographiques ? Peut-on calculer les flux des classes issues du baby-boom qui se sont présentées sur les différentes marches, école, emploi, marché conjugal,
et maintenant retraite ? Quelle est l'efficacité́ des plans de redistribution spatiale de la population et des programmes de limitation des naissances ? [...]
Les définitions de la démographie ont une parenté remarquable : toutes confirment l'approche principalement quantitative des faits, allant de la simple
description statistique à la construction des modèle mathématiques ; toutes distinguent ensuite l'étude des phénomènes de structure, tels qu'on peut les
appréhender à travers les recensements, celle des phénomènes de mouvement (natalité́, mortalité, migrations) et celle des relations entre les deux. La plupart
soulignent en outre l'importance des calculs prospectifs, c'est-à-dire des projections de population que l'on peut faire à partir d'un jeu d'hypothèses, ce qui
suppose une bonne connaissance des évolutions passées et des facteurs de l'évolution.
Catherine Rollet, Introduction à la démographie, Armand Colin, Coll.128, 2011.
La démographie est souvent opposée à la psychanalyse. De ces deux sciences de l’homme et de la société, l’une s’occupe de populations, l’autre d’individus.
L’une utilise des mathématiques, l’autre se concentre sur le langage. Pour l’une, l’individu est un parieur anonyme et isolé qui tire au sort les événements de sa
vie, pour l’autre, la société demeure une foule obscure sous l’emprise des pulsions fondamentales du sexe et de la mort. (…) La démographie opère dans le
domaine de la réalité et la psychanalyse dans celui de l’interprétation. En démographie, on naît, on se marie, on donne naissance des enfants, on migre, dans
cet ordre ou dans un autre et puis on meurt. Ce sont des événements réels, des faits.
Hervé Le Bras, La Démographie, Odile Jacob, 2005
Questions :
1. Proposez une définition de la démographie ?
2. Donnez des exemples de variables étudiées / d’analyses menées par les démographes.
3. Pour chacune des propositions suivantes, dîtes si elle relève des études démographiques et termes de structures ou des études démographiques en
termes de mouvement :
a.
Le taux de mortalité en France en 2011 est de 8,5‰ selon l’INSEE
b. La génération des femmes nées en 1900 a eu en moyenne au cours de sa vie 1,52 enfant
c.
La population de l’UE à 27 a crû en 2010 de 1 371 212 personnes selon Eurostat
4. Donnez des exemples de questions en lien avec l’économie que peut se poser le démographe ?
I. Les grandes évolutions démographiques séculaires
A. Comprendre les indicateurs démographiques : quelques clés d’analyse




Natalité
Fécondité
Mortalité
Mouvement migratoire
Schéma de synthèse : le mouvement général des populations
Compléter le schéma ci-dessous à l’aide des termes suivants : Emigration, Natalité, Mortalité, Immigration, Solde naturel
SOLDE MIGRATOIRE
ACCROISSEMENT TOTALE DE LA
POPULATION
B. Les évolutions démographiques séculaires : L’Europe de la transition démographique
1. L’évolution de la population mondiale sur longue période
Document 2 – L’histoire des populations : la transition démographique
Extrait vidéo - http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/videos/transition_demographique/
Questions :
1. Quelles sont les caractéristiques de la population mondiale avant 1800 ?
2. Quel phénomène explique la très forte croissance de la population mondiale depuis 1800 ?
3. Comment explique-t-on ce phénomène ?
2
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2. La transition démographique en Europe
Document 3 – La transition démographique européenne en chiffres
Taux brut de mortalité
inférieur à 20‰ à partir de
Taux brut de natalité à 30‰ à
partir de
Taux brut de natalité
Taux brut de mortalité
Accroissement naturel
1880
1930
1880
1930
1880
1930
Danemark
1881
1899
32
18
19
11
13
7
Norvège
avant 1850
1899
31
16
17
11
13
6
Allemagne
1904
1910
37
16
26
11
12
5
Royaume-Uni
1881
1892
33
16
19
12
13
4
France
1902
avant 1850
25
18
22
16
2
2
Italie
1912
1923
36
25
29
15
8
11
Russie
Fin des années 30
vers 1950
50
44
36
22
14
22
Source : F. Rothenbacher, The European Population 1850-1945, MacMillan, 2002 cité par A. Monnier, Démographie Contemporaine en Europe, A. Colin, 2006
Questions :
1. Donnez la signification de la valeur de l’accroissement naturel au Royaume-Uni en 1880.
2. Pourquoi l’auteur du tableau a-t-il choisi d’y faire figurer la date à partir de laquelle la mortalité et la natalité passe en dessous d’un certain seuil ?
3. Tous les pays européen ont-ils connu la phase de transition démographique au même moment ?
4. Le tableau confirme-t-il les hypothèses du modèle de transition démographique en ce qui concerne natalité et mortalité ?
5. En quoi le cas de la France vous paraît-il relever d’une exception ?
C. La situation démographique européenne de l’après transition à aujourd’hui
1. La situation démographique européenne dans la seconde moitié du 20ème siècle – Aperçu général
Document 4 – Aperçu général des évolutions démographiques européennes entre 1950 et 2009
Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la population européenne dans son ensemble a achevé́ sa transition démographique. Dans les années 1950, le
taux d’accroissement annuel de la population de l’Europe oscillait entre 10 ‰ et 11 ‰ (…). Il a connu ensuite une diminution continue, pour devenir nul en 1995
et 1996. Jusque-là̀, la croissance était essentiellement assurée par l’excédent naturel. Mais la migration est devenue de plus en plus importante et, à partir du
milieu des années 1990, elle compense une grande partie des pertes de population liées à l’excèdent des décès sur les naissances. Entre 1997 et 2001 la
population de l’Europe a diminué de 2,08 millions d’habitants, mais sans l’apport migratoire la diminution aurait été́ plus de deux fois supérieure (4,86 millions).
En 2002-2008, la population de l’Europe retrouve une légère croissance (2,5 ‰ en 2007 et 2008), complètement assurée par la migration. (…).
Au 1er janvier 1980, l’Europe comptait 692,5 millions d’habitants ; au 1er janvier 2009 la population avait augmenté de plus de 40 millions (soit 6 %) pour
atteindre 733,4 millions. Dans 22 pays, l’accroissement de la population a été supérieur à 10 %. Parmi les pays les plus peuplés, les croissances fortes sont en
Espagne (23,1 %), en France (16,3 %), et au Royaume-Uni (9,5 %). La population de Pologne a augmenté de plus de 7 %, celle d’Italie de plus de 6 %, celle de
l’Allemagne de 4,9 %, et celle de Russie de 2,7 %. Au total, pour cette période de trente ans, la variation moyenne d l’effectif de population des pays (…)a été de
15 %.
Des trois [dernières] décennies, la plus favorable à la croissance démographique a été la première (1980-1990) ; la population augmentait alors dans presque
tous les pays à l’exception de la Hongrie (– 3 %), la Bulgarie (– 0,9 %) et la Macédoine (0 %). La croissance était la plus rapide en Europe du Sud et de l’Est, la plus
faible dans le Nord et l’Ouest.
Durant la décennie suivante, marquée par de profondes transformations sociales dans l’Est de l’Europe, la croissance de l’ensemble de la population
européenne s’est quasiment arrêtée. De 1990 à 2000, l’augmentation n’a été que de 4,5 millions de personnes, soit 0,6 %, l’effectif total atteignant 725 millions.
La population a diminué de 6 % en moyenne dans 17 pays qui abritaient près de 300 millions d’habitants (40 % de la population européenne). Les pertes les plus
sensibles ont eu lieu dans les pays ayant connu des conflits armés, notamment la Moldavie et la Bosnie-Herzégovine (– 16 %) et deux pays Baltes, l’Estonie et la
Lettonie (respectivement – 12 % et – 10 %). De fait, toute l’Europe orientale est une zone de dépopulation, à l’exception de la Pologne, la Slovaquie et surtout la
Macédoine (+ 8 %).
Entre 2000 et 2009, la République tchèque, la Bosnie-Herzégovine et la Slovénie ont cessé de se dépeupler, mais l’Allemagne et la Pologne ont commencé. La
population de l’Europe a augmenté de 1,2 % et le nombre de pays dont la population diminue a été réduit à 14, mais ces derniers regroupent 378 millions
d’habitants, soit plus de la moitié de la population de l’Europe.
Source : A. Adveev & alii,, « Populations et tendances démographiques des pays européens », Population n° 1, 2011, Ined
Question :
1. Quelle évolution générale le premier paragraphe décrit-il ?
2. Comment caractériser les évolutions démographiques européennes des trois dernières décennies ?
2.
L’Europe aujourd’hui : vieillissement de la population, chute de la fécondité et migration
Document 5 – Le vieillissement de la population : un phénomène généralisé ?
Proportion (en %) de la population âgée de :
Moins de 20 ans
Plus de 65 ans
Plus de 80 ans
1950
2010
1950
2010
1950
2010
Danemark
33,2
23,5
9,1
16,3
1,2
4,1
Norvège
30,7
25,7
9,7
14,8
1,7
4,5
Allemagne
30,4
21,3
9,7
20,7
1
5,1
Royaume-Uni
28,9
25,2
10,7
16,5
1,3
4,7
France
30,2
25,4
11,4
16,8
1,7
5,4
Italie
34,8
19,6
8,3
20,3
1,1
5,8
Espagne
36,5
21
7,3
16,9
1
4,9
Europe
34,6
24,4
8,2
17,4
1,1
4,7
Source : A. Monnier, Démographie Contemporaine en Europe, A. Colin, 2006 et Eurostat pour les données 2010
Questions :
1. Calculez, de deux façons différentes, l’évolution de la proportion des plus de 65 ans, dans les différentes partie de l’Europe.
2. Le vieillissement de la population est-il un phénomène généralisé ? Touche-t-il avec la même ampleur l’ensemble des pays européen.
3. La France est-elle dans une situation particulière ?
4. Quels sont d’après-vous les principaux facteurs du vieillissement des populations ?
3
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Document 6 – Fécondité : l’exception française
Source : Alain Monnier L’Union européenne élargie: quinze + dix = 455, Population et Sociétés n° 398, février 2004,
Légende : A : Déficit des naissances dû à la guerre 1914-1918(classes creuses) ; B : Passage des classes creuses à l'âge de la fécondité ;
C : Déficit des naissances dû à la guerre 1939-1945 ; D : Baby-boom ; E : Baisse récente de la fécondité
Questions :
1. Donnez la signification des données pour l’année de naissance 2000 en Espagne et 2002 en France.
2. Quelle phénomène démographique marquant s’est déroulé dans les 30 années suivant la seconde guerre mondiale explique la présence importante
des générations nées pendant cette période ?
3. Quel phénomène les différences de formes entre les pyramides traduisent-elles ?
II. L’impact des structures démographiques sur le niveau d’épargne : l’hypothèse du cycle de vie
A. Qu’est-ce que l’épargne ?
B. Le comportement d’épargne des individus selon la théorie du cycle de vie
Document 7 – Cycle de vie et épargne : le modèle de Modigliani
Questions :
1. Pour les 3 âges de la vie, à quoi correspondent les zones A, B
et C ?
2. A quelle motivation de l’épargne le modèle de Modigliani
renvoie-t-il ?
3. Comment expliquer l’évolution de la courbe représentant le
patrimoine ?
4. Quelle conséquence le vieillissement démographique a-t-il
sur la consommation et l’épargne globales selon le modèle
de Modigliani ?
Source : d’après P. Villieu, Macroéconomie. Consommation et épargne, La Découverte, Coll repères, 2008
4
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C. L’hypothèse du cycle de vie permet-elle d’expliquer la diversité des taux d’épargne en Europe ?
1. Taux d’épargne et vieillissement des populations
Document 8 – Le taux d’épargne (en %) des ménages dans quelques pays européens entre 2000 et 2010
20
18
16
UE (27 pays)
Allemagne
14
Espagne
France
Italie
12
Questions :
1. Comment caractériser le
comportement d’épargne
des ménages par rapport
aux autres ménages
européens ?
2. Comparez ce graphique
aux données du document
5 et dîtes si ce résultat est
compatible avec
l’hypothèse du cycle de
vie.
3. Comment pouvez-vous
expliquer le résultat
obtenu ?
10
8
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
Source : Eurostat
2. Accumulation patrimoniale et cycle de vie
Document 9 – Le patrimoine des ménages français en 2010
Montants de patrimoine net* en
2010
Moyen
Age de la personne de référence du ménage
Moins de 30 ans
32 700
De 30 à 39 ans
127 100
De 40 à 49 ans
243 700
De 50 à 59 ans
303 500
De 60 à 69 ans
345 500
70 ans et plus
259 800
Patrimoine net global
Médian
D9
7 200
48 600
132 500
203 700
211 500
148 600
91 500
312 700
510 700
648 500
693 300
524 600
D1
300
800
1 300
2 000
3 300
3 800
Questions :
1. Qu’est-ce qu’un patrimoine ?
2. Donnez la signification des valeurs pour les ménages
dont la personne de référence a moins de 30 ans.
3. Les faits présentés ici permettent-ils de confirmer
l’hypothèse du cycle de vie ?
Source : Insee, enquête Patrimoine 2009-2010. * Il s'agit du patrimoine brut, dont on a déduit les éventuels emprunts privés et/ou professionnels en cours
III. Quels liens entre structures démographiques et situation macroéconomique ?
A. L’importance du lien macroéconomique entre épargne, investissement et croissance économique
1. L’égalité épargne – investissement en économie fermée
2. Le lien investissement – croissance économique
Document 10 – Taux de croissance (en %) du PIB et de l’investissement en volume
Questions :
1. Proposez une définition de la croissance
économique.
2. Existe-t-il une corrélation entre investissement
et croissance économique ?
3. Par quels mécanismes l’investissement peut-il
contribuer à la croissance ?
Source : Insee, Comptes nationaux
5
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Exercice - Epargne, Accumulation du capital et croissance
Complétez le texte ci-dessous à l’aide des mots suivants : investissement, croissance économique, cycle de vie, démographique, vieillissement, réduction, taux
d’épargne, économique, épargne
La croissance économique d'une nation est liée à son effort d' investissement
et donc au niveau de l' épargne
réalisée. Selon
l’hypothèse du cycle de vie
, les transformations démographiques actuelles peuvent alors avoir des conséquences en termes de
croissance économique. Une forte croissance démographique
, qui permet une augmentation du taux d’épargne
, favorise des
investissements élevés et une forte croissance économiqu
e. Inversement, le
démographique risque de conduire à une
réduction
de l'effort d’
et d'investissement qui peut provoquer un ralentissement de la croissance.
B. Dynamique démographique et offre de travail
Document 13 – Démographie et capacité de production
Pour générer une croissance durable, une économie peut augmenter le volume de facteurs de production utilisé, les combiner plus efficacement ou faire les
deux. Dans le premier cas, la croissance nécessite un effort d’investissement en capital ou une augmentation de la population active, dans le second, la
croissance repose sur le progrès technique, qui désigne l’amélioration des connaissances permettant de mieux tirer parti des ressources utilisées pour produire,
soit la capacité à produire davantage avec une quantité donnée de facteurs de production. (...)Dans une économie dénuée de progrès technique, la production
de richesses supplémentaires passe par une augmentation de la population active employée, de façons à pouvoir produire davantage sans compter sur des gains
de productivité du travail. (...) Le volume de travail utilisé par une économie correspond au nombre total d’heures travaillées au cours de l’année. (...) On
observe par définition la relation suivante : Nombre d’heures travaillées = emploi total x nombre annuel d’heures travaillées par actif employé ».
Emmanuel Buisson, Croissance et développement économique au XXe siècle, in A. Beitone (dir.), 2007, Analyse économique et historique des sociétés
contemporaines, Armand Colin, Coll. U, (pp. 105-106)
Questions :
1. Quels sont les principaux facteurs à combiner pour générer de la croissance ?
2. Comment une économie peut-elle générer de la croissance économique?
3. Quels liens pouvez-vous faire entre population active et structures démographiques ?
Document 14 – Quelle structure d’âge optimale du point de vue économique ?
D’un point de vue économique, la structure par âge optimale peut être celle qui minimise le taux de dépendance et maximise la proportion d’adultes d’âge actif.
Il faudrait donc réduire la proportion des vieux, en pleine expansion dans les pays parvenus au dernier stade de la «transition démographique ». Mais comment
faire ? Réduire l’espérance de vie ? Qui oserait l’envisager ? Encourager la natalité pour réduire la proportion des vieux ? Cela augmenterait d’autant la
proportion de jeunes et le rapport de dépendance. Inversement, dans les pays où la montée des vieux n’a pas encore eu lieu on peut obtenir une maximisation
de la proportion d’adultes d’âge actif par une brusque réduction de la fécondité, qui entraîne presque immédiatement une diminution de la proportion de
jeunes. C’est ainsi que dans certains pays en développement s’est ouverte une fenêtre démographique d’opportunités économiques et sociales exceptionnelles.
Mais il s’agit là de situations purement transitoires, profitables pour un court laps de temps et qui risquent de conduire à des lendemains qui ne chanteront pas.
L’idéal se situe dès lors dans une structure par âge invariable, qui n’existe que dans une population dite « stable ». Reste alors à savoir si l’on veut une
population stable croissante ou décroissante, puisque, grosso modo, de l’une à l’autre il n’y a qu’un jeu de bascule entre jeunes et vieux qui laisse à peu près
inchangée la proportion d’âge actifs. En fait tôt ou tard croissance et décroissance posent problème ; le seul objectif rationnel à long terme serait donc celui
d’une population dite « stationnaire » (où composition par âge et effectif sont constants). Si toutefois il n’était pas pure utopie.
Jacques Vallin, « Faut-il une politique de population ? », Population et Sociétés, N°489, mai 2012
Questions :
1. Quelle est la structure par âge idéale dans une société ?
2. Dans quelle situation en terme de structure démographique se trouve la France ?
3. Quels peuvent en être les impacts sur la croissance ?
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