A LA MEMOIRE DES 1 500 000 VICTIMES ARMENIENNES
24 avril 2017 : 102e anniversaire du génocide arménien de 1915
perpétré par le gouvernement Jeune-Turc
102 ans de déni : ça suffit !
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VEILLE MEDIA
Mardi 14 mars 2017
Retrouvez les informations sur notre site :
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Rubrique Info Collectif VAN :
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et Rubrique News (Revue de Presse) :
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] vous propose une
revue de presse des informations parues dans la presse
francophone sur les thèmes concernant le négationnisme, le
racisme, l'antisémitisme, le génocide arménien, la Shoah, le
génocide des Tutsi, les crimes perpétrés au Darfour, la Turquie,
l'Union européenne, l'occupation de Chypre, etc... Nous vous
suggérons également de prendre le temps de lire ou relire les
articles mis en ligne dans la rubrique Info Collectif VAN et les
traductions regroupées dans notre rubrique Actions VAN. Par
ailleurs, certains articles en anglais, allemand, turc, etc, ne sont
disponibles que dans la newsletter Word que nous générons
chaque jour. Pour la recevoir, abonnez-vous à la Veille-Média :
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dans votre boîte email. Bonne lecture!
14/03/2017 - Collectif VAN
Turquie ou Azerbaïdjan : Paris s'incline devant les régimes
autoritaires
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14/03/2017 - Kedistan
Turquie : Erdoğan s’exprime sur la liberté d’interdire
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14/03/2017 - Collectif VAN
Collectif VAN : l'éphéméride du 13 mars
******
LE MONDE | 14.03.2017 à 12h13 | Par Patrick Labaune
Pourquoi la France « garde-t-elle un silence assourdissant » dans
l’affaire Lapshin incarcéré en Azerbaïdjan ?
******
11 mars 2017 KEDISTAN
Ahmet Altan a utilisé le mot turc “soykırım”
******
09/03/2017 - NAM
Le pied de nez des Arméniens de l’Artsakh
******
14/03/2017 - La Dépêche du Midi
Les élèves du LPA ont jardiné et filmé à Marseille -Regards croisés
vers l'Arménie
******
13/03/207 - Tribune de Genève
Zurich : Soupçons d'espionnage turc à l'Uni
******
14/03/2017 - 7sur7
La Turquie va porter plainte "partout"
******
12/03/2017 - La Tribune
Tensions entre la Turquie et les Pays-Bas : Ankara promet des
représailles sévères
******
13/03/2017 - Isabelle Lasserre - Le Figaro
Le fossé se creuse entre la Turquie et les Européens
******
13/03/2017 - Jean-Jacques Régibier - Humanite.fr
Constitution turque : une « régression dangereuse » pour la
démocratie, selon le Conseil de l’Europe
******
13/03/2017 - RTL
La Turquie d’Erdogan continue à s’en prendre aux Pays-Bas... et
désormais à l'Europe entière
******
13/03/2017 - Thomas Cluzel - France Culture
Que cache la position victimaire de la Turquie en Europe ?
******
13/03/2017 - 7sur7
Le meeting turc ne sera pas interdit à Genk
******
13/03/2017 - Francinfo
Turquie : "Taper sur l'Europe, c'est pour Erdogan un moyen de
gagner plus de voix"
******
13/03/2017 - MEDYATURK
Ahmet Insel et la théorie du complot
******
12/03/2017 - France Soir
Turquie: le drapeau néerlandais arraché au consulat à Istanbul
******
13/03/2017 - La Croix
La Turquie fulmine contre les Pays-Bas, l'UE essaye de calmer le
jeu
******
14/03/2017 - Voaafrique.com
L'UE appelle la Turquie à "éviter toute déclaration excessive"
******
14/03/2017 - Le Soir
Crise diplomatique: la Turquie rejette la déclaration «sans valeur»
de l’Europe
******
14/03/2017 - Le Figaro.fr
La Pologne veut l'extradition d'un criminel nazi
INFOS COLLECTIF VAN
Turquie ou Azerbaïdjan : Paris s'incline devant les
régimes autoritaires
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org – Le président
d'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, est arrivé à Paris dimanche 12 mars
2017 pour une visite officielle. Celui que certains nomment le "Ben
Ali azéri" sera reçu à 19h par le président François Hollande pour
un entretien et un dîner à l'Élysée, tandis que le CCAF [Conseil de
Coordination des organisations Arméniennes de France] appelle à
une manifestation à 18h30 au Trocadéro pour protester contre sa
présence en France. Ilham Aliyev, auquel RSF a attribué le titre de
"Prédateur des droits de l'homme", enchaîne depuis son arrivée
les réunions avec de grandes entreprises françaises. Parmi elles,
Airbus Group, qui vend à la pétrodictature azérie les satellites lui
permettant de surveiller le Haut-Karabagh et l'Arménie. Et donc de
préparer ses attaques militaires meurtrières contre les Arméniens.
Des contrats juteux qui réjouissent la France des droits de
l'homme, cette France qui vient de dérouler le tapis rouge à Metz à
Mevlut Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères, refoulé
des Pays-Bas qui n'entendaient pas, pour leur part, céder aux
menaces d'Ankara.
Après qu'Erdogan a traité l'Allemagne de "nazie", la Haye ne
souhaitait pas qu'Ankara dépêche ses émissaires pour tenir en
Hollande des meetings électoraux provocateurs, d'autant plus que
le gouvernement turc est engagé dans une féroce répression de la
société civile en Turquie. Le PM Mark Rutte essayait aussi - et
surtout - ne pas donner du grain à moudre à l'extrême-droite
néerlandaise à quelques jours des élections législatives prévues
demain mercredi, sachant que le parti du député anti-islam, Geert
Wilders, est donné en deuxième place dans les sondages. François
Hollande n'aura pas fait la même analyse et aura gagné, pour prix
de sa complaisance, les félicitations d'Erdogan. Et sans nul doute
des points en plus pour Marine Le Pen.
Les opposants qui manifestent en Turquie pour la démocratie
apprécieront le courage politique de Jean-Marc Ayrault qui s'est de
facto désolidarisé de ses homologues européens au lieu de
condamner fermement les accusations de "nazisme" et de
"fascisme" éructées à leur encontre par Erdogan.
Que la droite républicaine ne se réjouisse pas trop vite : la danse
du ventre envers les dictatures est une activité partagée de la
même manière sur l'ensemble de l'échiquier politique français.
Terminons sur une petite note légère : le site azéri Azertag se
réjouit que le président d'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, ait été
accueilli à sa descente d'avion à Orly par "de hauts fonctionnaires
d'Etat" et par des membres "du gouvernement français". Or, sur
les photos en ligne sur le site Azertag, la France ne semble
représentée que par Mme Aurélia Bouchez, Ambassadrice de
France en Azerbaïdjan, ainsi que par des militaires. Y aurait-il eu
un remaniement ministériel qui nous aurait échappé ?
À la suite de l'Agenda de l'Élysée, le Collectif VAN diffuse cidessous les compte-rendus des visites d'Ilham Aliyev avec les
responsables de grands groupes industriels français, publiés sur le
site azéri Azertag.
----------------------Agenda de M. le président de la République du lundi 13 mars au
dimanche 19 mars 2017 - Présidence de la République
MAR 14 MARS 2017
19h00
Entretien avec M. Ilham ALIYEV, Président de la République d’Azerbaïdjan
20h15
Dîner officiel en l’honneur de M. Ilham ALIYEV, Président de la République
d’Azerbaïdjan.
http://www.elysee.fr/Agenda/index/252/agenda-de-m-le-president-de-larepublique-du-lundi-13-mars-au-dimanche-19-mars-2017
-----------------------Entretien du président Ilham Aliyev avec le directeur des activités
spatiales d’Airbus Group
Paris, 13 mars, AZERTAC
Ce lundi 13 mars, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a rencontré
Nicolas Chamussy, Directeur des activités spéciales d’Airbus Group.
Lors de la rencontre, il a été noté que l’Azerbaïdjan et le groupe Airbus
entretenaient une bonne coopération depuis quelques années et il existait
de bonnes perspectives. Les parties ont échangé sur la coopération
spéciale, surtout en matière de construction des satellites permettant
d’obtenir de meilleurs résultats.
http://azertag.az/fr/xeber/france-1042795
-----------------------Paris : le président Ilham Aliyev rencontre le PDG du groupe
CIFAL
Paris, 13 mars, AZERTAC
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a rencontré, lundi à Paris, le PDG
du groupe CIFAL Gilles Rémy.
Au cours de la rencontre, les parties ont échangé sur les perspectives de
la coopération bilatérale, ainsi que la construction des navires dans le
domaine militaro-technique.
http://azertag.az/fr/xeber/france-1042731
------------------------
Le président Ilham Aliyev rencontre la directrice générale adjointe
du groupe SUEZ
Paris, 13 mars, AZERTAC
Ce lundi 13 mars, le président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham
Aliyev, a rencontré Marie-Ange Debon, directrice générale adjointe du
groupe SUEZ.
Au cours de la rencontre, il a été noté que l’Azerbaïdjan et le groupe SUEZ
entretenaient une coopération dans certains domaines, qu’on travaillait
sur une série de projets. Les discussions ont porté sur les questions
concernant l’évacuation des eaux pluviales à Bakou et d’autres projets.
http://azertag.az/fr/xeber/france-1042717
-----------------------Entretien du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev avec le PDG du
groupe naval DCNS
Paris, 13 mars, AZERTAC
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev s’est entretenu, aujourd’hui à
Paris, avec Hervé Guillou, PDG du groupe naval DCNS.
Lors de l’entretien, il a été noté que l’Azerbaïdjan et le groupe DCNS
coopéraient depuis 2004. Les parties ont souligné que la coopération avec
l’usine de construction navale de Bakou avait de bonnes perspectives.
http://azertag.az/fr/xeber/france-1042726
-----------------------Le président Ilham Aliyev rencontre le directeur général délégué
de Thales international
Paris, 13 mars, AZERTAC
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a rencontré, le 13 mars à Paris,
le directeur général délégué de la société Thales international, Raphael
Eskinazi.
http://azertag.az/fr/xeber/france-1042810
------------------------
Entretien du président azerbaïdjanais Ilham Aliyev avec le PDG de
Vivactio
Paris, 13 mars, AZERTAC
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, en visite officielle en République
française, s’est entretenu ce lundi avec Richard Marry, PDG de la société
Vivaction.
Lors de l’entretien, les parties ont procédé à un échange de vues sur les
perspectives de la coopération en matière de cybersécurité.
http://azertag.az/fr/xeber/france-1042713
-----------------------Rencontre du président azerbaïdjanais avec le directeur général
délégué du Crédit Agricole - MISE À JOUR
APA
13 Mars 2017 / 14:24
Le président de la République Ilham Aliyev a rencontré, lundi à Paris,
Xavier Musca, directeur général délégué du Crédit Agricole SA.
Les parties ont exprimé leur satisfaction du développement des relations
azerbaïdjano-françaises. Le bon financement de différents projets entre
l’Azerbaïdjan et le Crédit Agricole SA a été évoqué. Il a été noté qu’un
certain nombre de projets avaient déjà été mis en œuvre, que le Crédit
Agricole SA participait dans le financement du projet de Corridor gazier
Sud, qu’une très bonne coopération était entretenue avec la Société
nationale des pétroles de la République d’Azerbaïdjan.
Les parties ont indiqué que la coopération entre l’Azerbaïdjan et le Crédit
Agricole SA se poursuivrait dans les années à venir, ont échangé sur les
perspectives de la coopération en matière de réalisation de divers projets
dans le secteur non pétrolier, notamment dans l’agriculture, dans la
diversification de l’économie.
Azertac
http://fr.apa.az/economie/economie/rencontre-du-pr-sident-azerbadjanais-avec-le-directeur-g-n-ral-d-l-gu-du-cr-dit-agricole-mise-jour.html
-------------------------------
Le président Ilham Aliyev est arrivé en France pour une visite
officielle
12.03.2017 [19:15]
Paris, 12 mars, AZERTAC
Le président de République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, est arrivé ce
dimanche en République française pour une visite officielle.
Une garde d'honneur était alignée en l'honneur du président Ilham Aliyev
à l'Aéroport d'Orly à Paris où flottaient les drapeaux nationaux
d'Azerbaïdjan et de la France.
Le chef de l'Etat a été accueilli par de hauts fonctionnaires d'Etat et du
gouvernement français
http://azertag.az/fr/xeber/1042669
---------------------Lire aussi:
Dossier du Collectif VAN : L'Azerbaïdjan, une dictature nationaliste et
négationniste http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=76380
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95873
Turquie : Erdoğan s’exprime sur la liberté d’interdire
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
invite à lire cet article de Daniel Fleury publié sur Kedistan le 14
mars 2017.
Kedistan
Erdoğan s’exprime sur la liberté d’interdire
Chronique de Daniel Fleury
14 mars 2017
Les “interdictions” faites aux ministres turcs de l’AKP de tenir meeting
dans différents pays européens ou landers allemands font éructer Erdoğan.
Une partie de la “gôche” européenne appelle au calme, à la raison, et par
exemple, le gouvernement français laisse volontiers le ministre des
affaires étrangères turc tenir meeting et conférence de presse à Metz,
durant lesquelles il reprend les qualificatifs de “nazis” à l’encontre de pays
européens voisins.
Doit-on placer le débat sur le terrain de “la liberté d’expression” ?
Erdoğan n’hésite pas à le faire, et son outrance coutumière y trouve un
terrain favorable. “Nazisme” contre “nouvelle démocratie turque d’après
15 juillet“, voilà à peu près le niveau des discours.
Et, en écho, toutes les droites et extrêmes droites xénophobes
européennes entonnent le crédo de l’interdiction de “meetings islamistes”
sur le sol des belles démocraties.
Nous voilà dans le choc de “civilisations”, ou du moins son avatar…
Et quand tout cela se fait, tant aux Pays-Bas, qu’en France ou en
Allemagne, sur fond d’échéances électorales en cours, ou imminentes,
cela devient arguments de campagne pour identitaires de tous bords.
Nous voilà revenus à des instrumentalisations politiques, favorables de
part et d’autre, au renforcement des courants populistes identitaires, avec
toute la division que cela suppose, et toutes les confusions et brouillages
surtout.
Voilà donc remis en selle le faux débat sur la Turquie et l’Europe, entre
autres, qui a cours depuis plus d’une décennie.
Pour rappel, et pour faire court, l’accession au pouvoir d’Erdoğan, mais
surtout sa crédibilité, doivent beaucoup à son aura “moderniste
européenne” dont il enfila le costume, et à l’adéquation entre les propres
orientations économiques libérales de ses “soutiens” et la finance
internationale, dont l’européenne, en recherche d’investissements juteux.
Le repli “politique” européen qui suivit a quasi effacé cette “embellie”… Et
cet effacement a d’ailleurs autant servi les desseins politiques populistes
du régime AKP, que ceux des droites européennes, dont les politiciens
surfaient sur la xénophobie et les “identités nationales”.
Comme pour le putsch manqué de juillet, le repli européen d’alors fut un
“cadeau du ciel” pour Erdoğan, confronté qu’il était aux “ouvertures”
démocratiques du processus de rapprochement, qui suscitaient en Turquie
même, des ruptures, tant dans la jeunesse que parmi les représentations
des “minorités”.
L’illusion démocratique européenne aurait pu lier les mains d’un régime
dont le seul but était pourtant de se maintenir au pouvoir, et d’en faire
profiter ses secteurs économiques et financiers alliés, tout en maintenant
un verrouillage autoritaire. Le dernier livre d’Ahmet İnsel développe très
bien cet aspect, et pose la question de savoir comment ces doubles
mouvements de replis, européens et turcs, ont favorisés des classes
politiques au pouvoir, en dialectique, de part et d’autre du Bosphore…
Bref, dire que ce qui se passe en Turquie “secoue inévitablement l’Europe
entière“, et vice-versa, ne se lit pas que chez l’écrivaine Aslı Erdoğan,
mais dans la réalité des vingt dernières années.
Et c’est bien encore le cas avec ces meetings de campagne pour le OUI au
changement constitutionnel, animés par des ministres en personne,
tentant de s’imposer malgré les mises en garde et les interdictions.
L’occasion était trop belle pour Erdoğan, et sa capacité de vocifération,
pour ne pas en appeler à nouveau au “Monde”…
En passant, nous pouvons souligner qu’envoyer des “ministres” pour
prêcher la bonne parole du Reis, était de fait une provocation totalement
réfléchie, alors que le Conseil de l’Europe s’était divisé en ce début
d’année sur une prise en compte des rapports multiples sur “les atteintes
au droits humains et les menaces pour la paix” et leur inscription à l’ordre
du jour de cette assemblée, liée à la Cour Européenne des Droits de
l’Homme.
Les pressions multiples du gouvernement AKP, les aides de ses nouveaux
alliés (Russie) et l’abstention de gouvernements sociaux démocrates
européens avaient permis pour un temps de repousser l’examen politique
des répressions en cours et des crimes actuels et exactions passées au
Bakur.
Il était donc facile et prévisible, pour un Erdoğan, d’enfoncer le fer dans le
ventre mou européen, à l’occasion de cette campagne référendaire pour
son sacre.
On est à la fois dans la psychologie politique du personnage, et dans la
nécessité de trouver “officiellement” des voix dans la diaspora turque (3
millions de personnes en Europe, soit plus d’un million d’électrices et d’
électeurs potentiellEs) et la radicaliser, confrontée qu’elle est de plus en
plus ici à la divulgation des crimes du régime, par voies de médias, même
édulcorées. Garantir une marge pour la triche qui ne manquera pas avec
les voix de la diaspora fait aussi partie de l’objectif.
Mais cette “aubaine” pour Erdoğan, en est également une pour toutes les
voix identitaires qui s’expriment dans les pays européens et portent le
poison du racisme et de la division dans les classes populaires et pas que…
Nous sommes bien loin de “je cause avec tout le monde, et je laisse
causer tout le monde”, ou, pour le dire plus politiquement correct, “la
liberté d’expression”.
En Turquie, les milliers de tuéEs du Bakur ne sont plus là pour la réclamer.
Les otages politiques emprisonnés ou en procès en cascade, non plus. Les
familles, projetées dans la misère sociale, du fait des purges et des
arrestations, sont autant priées de se taire, que réduites au silence par la
menace et la répression s’il le faut. Toutes ses paroles-là se sont éteintes,
sont empêchées, et les mots rentrés dans les gorges par force.
Alors, interdire à un ministre des basses œuvres de l’AKP de s’exprimer
peut-il être mis en balance avec ce silence de mort imposé ? Ma liberté
d’expression n’irait pas jusqu’à faciliter la prise de parole de l’assassin.
N’y a-t-il pas déjà dans la diaspora turque européenne suffisamment de
loups gris ou de supporters d’AKP pour faire campagne pour le sacre du
Reis ?
La parole même de toute opposition n’est-elle pas muselée déjà, avec la
fermeture de chaînes d’infos émettant via des satellites européens, la
mise sous surveillance anti-terroriste de membres de mouvements kurdes,
la surveillance des réseaux et des communautés ?
La question n’était pas de savoir s’il fallait interdire ou pas l’expression
des partisans d’une Turquie fascisante, mais simplement de savoir
pourquoi seules ces voix-là sont soutenues et mises en avant.
Et pourquoi ces gouvernements européens aux mains liées par des
accords migratoires ou des contrats économiques se taisent depuis plus de
deux ans…
Il est facile à des gouvernements qui ont signé un deal financier avec
Erdoğan afin qu’il serve de chien de garde pour les réfugiés des guerres,
de hausser le ton sur cette provocation, alors que les mêmes n’ont jamais
amplifié la voix de l’opposition démocratique turque et kurde. Et la
surenchère, lorsqu’elle procède d’arrières pensées racistes, brouille encore
le message davantage.
Au final, ce sont les populistes identitaires qui se renforceront, ici et là-bas.
L’exact inverse de ce que peuvent attendre les partisans du NON, et celles
et ceux qui réclament justice pour les crimes du régime.
Pourtant, être crédule au point d’attendre des gauches européennes en
campagne, et de leurs variantes sociales démocrates ou sociales libérales,
tout autant que des droites libérales autoritaires, autre chose que des
positionnements opportunistes, serait croire au lapin de Pâques.
Il n’est guère que les courants “communistes” qui aient conservés
quelques réflexes “internationalistes” et aient condamné cette mascarade
organisée, en écho aux mouvements kurdes de la diaspora.
La seule question qui mérite d’être posée, c’est celle de la facilitation de
l’expression des voix de l’opposition au régime Erdoğan en Europe, face
aux provocations. Jusqu’ici, on a plutôt vu ces mouvements d’opposition
accusés de créer des “troubles à l’ordre public”, là où ils portaient la
contradiction. Et savoir que les bureaux de votes, pour certains, se
trouveront dans des locaux associatifs favorables à l’AKP, et non
systématiquement dans les consulats, devrait aussi mobiliser les autorités
gouvernementales en Europe, davantage que “l’accueil” dû, paraît-il, à un
ministre d’un gouvernement assassin.
Et, pendant que tout ce monde communique sur la polémique créée, on
continue dans le gris des tribunaux, à juger des journalistes, des
intellectuels, des opposants politiques, tout comme à réprimer l’expression
du NON sur place. Pas de problème sur la “liberté d’interdire”, dans le
nouvel ordre constitutionnel turc.
Il sera dit un jour, sans doute aussi sur Kedistan, si le magazine se survit
à lui-même, que les gouvernements européens ont contribué à ce que la
nuit soit plus épaisse encore en Turquie, aux couleurs d’un croissant de
lune rouge sang… Tandis que les couteaux s’aiguisaient en Europe…
Et s’il fallait parler en plus du rôle que joue la Turquie dans
l’approfondissement des guerres en Syrie et en Irak, nous verrions que
ces lames tuent déjà bien des vies, et que le manche n’est pas toujours
tenu par ceux qu’on croit.
Traductions & rédaction par Kedistan.
http://www.kedistan.net/2017/03/14/meeting-europe-erdogan/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95869
Collectif VAN : l'éphéméride du 13 mars
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique
Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du
Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).
Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans
la Rubrique Actions VAN, en cliquant ici
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=51673
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=3&id=55304
Ça s’est passé un 14 mars (les événements sont classés du plus
ancien au plus récent) :
14 mars 1191 -- La communauté de Bray (France) devient victime d'une
calomnie colportée par ses concitoyens. Les juifs sont accusés d'avoir
exécuté un meurtrier en le crucifiant, tournant ainsi en dérision la mort de
Jésus. Le roi Philippe Auguste se rend précipitamment à Bray à la tête de
ses troupes : les juifs doivent choisir entre la mort ou le baptême. Près
d'une centaine, pratiquement l'ensemble de la communauté, est brûlée
sur le bûcher.
Israël Vivra : Le livre de la mémoire juive de Simon Wiesenthal
14 mars 1473 -- Au cours d'une procession chrétienne, des émeutes
antijuives éclatent à Cordoue (Espagne). Le quartier juif est saccagé de
fond en comble et les conversos massacrés jusqu'au dernier. Un décret
promulgué après les émeutes interdit désormais aux juifs convertis de
s'installer à Cordoue.
Israël Vivra : Le livre de la mémoire juive de Simon Wiesenthal
14 mars 1723 -- Autodafé de l'Inquisition à Coimbra (Portugal) : parmi
les victimes accusées de pratiquer le judaïsme en secret se trouve le
pharmacien Francisco Diaz, de Bragance, une ville située près de la
frontière espagnole, où beaucoup de juifs clandestins avaient trouvé
refuge jusque-là. Francisco Diaz reste stoïque jusqu'au bout. Il est brûlé
vif pour ne s'être pas repenti. Les autres victimes de l'autodafé se
repentent. On les condamne seulement à la prison, après confiscation de
tous leurs biens.
Israël Vivra : Le livre de la mémoire juive de Simon Wiesenthal
14 mars 1878 -- Constantinople : Mémoire sur la question arménienne
présenté aux grandes puissances à l'occasion du congrès de Berlin :
Extrait : « … La liberté de conscience en Turquie ne signifie que la liberté
du Chrétien de se faire Musulman. Jamais une autorité musulmane ne
tolérera et n'a toléré la conversion au Christianisme d'un Musulman, voire
même d'un Chrétien devenu un moment Musulman… » © Jean-Marie
Carzou, Arménie 1915, un génocide exemplaire ; Calmann-Lévy (2006),
Flammarion (1975),Marabout (édition de poche, 1978)
Imprescriptible.fr : 1878 : Mémoire sur la question arménienne présenté
aux grandes puissances à l'occasion du congrès de Berlin
14 mars 1897 -- France : publication du N° 1790 du périodique « La
libre parole». Au sommaire : « Nouveaux massacres en Arménie. -- La
mobilisation en Grèce ».
Archives Imprescriptible
Le 14 mars 1910 -- Allemagne : le 14 mars, naissance d’Helmut
Knochen à Magdeburg. Il fut pendant la Seconde Guerre mondiale Chef de
la police de sûreté (SIPO) et du service de sécurité (SD) pour la France,
avec rang de SS Standartenführer dans la hiérarchie SS (soit colonel). Il
est impliqué dans la politique antisémite de l'occupant, notamment dans
les déportations massives de Français juifs vers les camps de
concentration, et s'est rendu responsable de l'exécution de plusieurs
milliers de résistants français.
Wikipedia : Helmut Knochen
14 mars 1914 -- Empire ottoman : Mustafa Abdülhalık [Renda](18811948) beau-frère de Talât Pacha est nommé préfet de Bitlis (à partir de
mars 1914) et plus tard directement responsable du massacre des
Arméniens de Bitlis (25 juin 1915) et du massacre des Arméniens de
Mouch (11-14 juillet 1915)
Chronology of the Armenian Genocide – 1914
Imprescriptible.fr: Mustafa Abdülhalık [Renda]
14 mars 1915 -- Sahag, le Catholicos de Cilicie, conseille aux Arméniens
de Zeïtoun de ne pas résister à n'importe quelles conditions.
Chronology of the Armenian Genocide -- 1915 (January-March)
14 mars 1915 -- Empire ottoman : un lieutenant de gendarmerie,
Suleïman effendi, avec 30 gendarmes, vint au village de Minn dans le
sandjak d'Erzingian. Au matin les perquisitions commencèrent. Il y avait
dans le village quelques armes distribuées par les Jeunes-Turcs au temps
de la révolution. Le prêtre du village donna les noms de ceux qui avaient
des armes. Ils furent arrêtés et on leur enleva les armes. Mais le
lieutenant de gendarmerie voulut encore avoir des bombes, et commença
à battre les hommes, les femmes et les enfants. Comme ils ne trouvaient
pas de bombes, il fit donner au prêtre cinq fois de suite la bastonnade.
Quand il eut assez frappé, il enferma le prêtre dans une chambre et viola
sa femme. Puis les gendarmes commencèrent à tirer sur les paysans pour
s'amuser. Quand ils eurent assez de ce jeu, ils armèrent le prêtre et
quelques paysans jusqu'aux dents, de sorte qu'ils semblaient des bandits,
et conduisirent cette bande armée artificiellement, dans le quartier
musulman du chef-lieu du district, à Kernagh, pour soulever les
Mahométans contre les Arméniens. Ensuite, ils furent jetés en prison et
conduits enfin à Erzéroum.
Imprescriptible.fr : Vilayet d'Erzéroum. - Rapport Lepsius sur les
massacres d'Arménie
14 mars 1916 -- France : publication du N°12071 du périodique «
Journal Le Temps ». Au sommaire : « Les massacres d’Arménie, avoués
par des Allemands »
Archives Imprescriptible
14 mars 1916 -- Empire ottoman: Kerim Refi, décrit comme un Turc de
Roumélie très cruel, avait été nommé vice-gouverneur de Ras-el-Ain (Ras
ul-Ain), en remplacement de Youssouf Zia jugé trop humain. Il avait
accéléré les massacres des déportés arméniens concentrés dans Ras-elAin (Ras ul-Ain). Les massacres s'étendent sur une période de cinq mois.
Kerim Refi utilise principalement les forces Tchétés, dont une tribu très
sauvage de Circassiens (Tcherkesses). Tous les jours ou presque, pendant
un mois, 300 à 500 personnes ont été emmenées hors du camp et
abattues à une dizaine de kilomètres de Ras el-Aïn. Les cadavres ont été
jetés dans la rivière qui porte le nom de Djirdjib el Hamar sur la grande
carte d'Asie mineure de Kiepert [ ...]
Chronology of the Armenian Genocide -- 1916 (January-June)
Imprescriptible.fr: Les fonctionnaires ; Mustafa Abdulhalik | Choukri Kaya
| Abdulahad Nouri |Eyoub Sabri | Kerim Refi | Zeki Bey
14 mars 1918 -- La lutte contre les Turcs qui continuaient leur avance
malgré l'armistice russo-turc d'Erzinghian, échut aux seuls Arméniens,
lesquels furent bientôt contraints par des forces supérieures ottomanes de
se retirer de l'Arménie turque. Dans ces conditions, la Transcaucasie fut
obligée d'entrer en pourparlers avec la Turquie, et le 14 mars une
Conférence des délégués turcs et transcaucasiens s'ouvrit à Trébizonde.
L'effort de négociation était vain car les mencheviks, dirigé par
Chkhenkely, ont accepté de céder aux exigences territoriales de la Turquie.
Une attaque germano-turque a lieu en même temps.
Imprescriptible.fr : L'Arménie russe pendant la Grande Guerre et après
l'armistice de Lemnos
American University of Armenia: This day in armenian history
14 mars 1919 -- Le régiment « Nalivaiko », une unité de l'Armée
nationale ukrainienne de Simon Petlioura, se livre à un pogrom à Berhad
(district de Podolie). 9 juifs sont massacrés, on ignore le nombre des
blessés.
Israël Vivra : Le livre de la mémoire juive de Simon Wiesenthal
14 mars 1921 -- Début d’une attaque importante de l'Armée rouge sur
Erevan.
American University of Armenia: This day in armenian history
14 mars 1921 -- Fin de la Conférence de Londres. Elle fait une vague
allusion à un « foyer national » pour les Arméniens en Arménie
occidentale. La partie turque l’a rejeté plus tard.
American University of Armenia: This day in armenian history
14 mars 1921 -- Mossoul : décès du père Rhétoré, témoin du génocide
arménien et assyro-chaldéen-syriaque. Le manuscrit du père Rhétoré
(père dominicain réfugié à Mardin pendant la Première Guerre mondiale),
Les chrétiens aux bêtes ! Souvenirs de la guerre sainte proclamée par les
Turcs contre les chrétiens en 1915, se trouve à la bibliothèque du
Saulchoir. L’original ne peut plus, désormais, être consulté, car il est trop
fragile. Une de ces photocopies se trouve dorénavant à la Bibliothèque
Nubar ; une autre à la Bibliothèque du Saulchoir. Ce texte est rédigé dans
un excellent français et il est parfaitement lisible.
Imprescriptible.fr : Rencontres
Imprescriptible.fr : Arméniens et Syriaques à la Conférence de la paix
14 mars 1942 -- 800 juifs de Szadek (district de Lodz, Pologne) sont
déportés au camp d'extermination de Chelmno.
Israël Vivra : Le livre de la mémoire juive de Simon Wiesenthal
14 mars 1942 -- Premières déportations de juifs de Galicie à Belzec.
1939-1945 : chronologie de la guerre
13 et 14 mars 1943 -- A Cracovie, 2 000 Juifs sont sélectionnés pour les
déportations. Avant le départ du train, des centaines d’enfants, de
vieillards et de malades sont exécutés. Les enfants de moins de 3 ans sont
brûlés vivants. L’un d'eux, Shashne Hiller est sauvé par un couple qui
souhaite le baptiser. Ils l’emmènent chez un prêtre du nom de Carol
Wojtyła, qui refuse de le baptiser, affirmant que ce n’est pas là la volonté
des parents. Carol Wojtyła deviendra Jean Paul II. 1943
ajpn.org : Repères chronologiques 1905 à 1945
14 mars 1943 -- L'occupation nazie au cours de la Seconde Guerre
mondiale, fut la période la plus noire de l'histoire du quartier de Kazimierz
à Cracovie en Pologne. Après avoir chassé beaucoup de Juifs de la ville à
partir de mai 1940, les Nazis firent construire en mars 1941 un ghetto au
sud de Kazimierz, de l'autre côté de la Vistule, dans le quartier de
Podgórze, où furent entassés jusqu'à 45 000 Juifs de la ville et des
environs. C'est dans ce ghetto que les Nazis firent bâtir plusieurs usines
où des Juifs étaient employés. La fabrique d'Oscar Schindler, qui parvint à
sauver une partie de ses travailleurs (La liste de Schindler), se situait
toutefois à l'est, en dehors des limites du ghetto. La première évacuation
du ghetto eut lieu en juin 1942, la suivante en octobre de la même année.
Ses habitants étaient déportés vers les camps de la mort. Finalement, le
13 et 14 mars 1943, le ghetto fut totalement liquidé. Les vieillards, les
enfants et les malades furent tués sur place ou déportés à AuschwitzBirkenau ou Belzec. Les personnes encore aptes à travailler furent
incarcérées dans le camp de travail forcé voisin, à Plaszow.
Wikipedia : Kazimierz
14 mars 1943 -- Les juifs de Salonique (Grèce) sont rassemblés par les
nazis, qui leur disent qu'ils seront envoyés en Pologne afin d'y commencer
une vie nouvelle. Ils peuvent emporter 20 kilos d'effets personnels. Les
nazis les entassent dans des wagons et les déportent directement au
camp d'extermination d'Auschwitz, où ils périssent tous.
Les juifs encore en vie à Sambor (province de Lwow, R.S.S. d'Ukraine)
sont rassemblés au cimetière juif. Les mères doivent laisser leurs enfants
sur un terrain vague et les regarder se faire tuer. 900 juifs sont assassinés.
Un petit nombre seulement réussit à fuir.
Israël Vivra : Le livre de la mémoire juive de Simon Wiesenthal
14 mars 2008 -- Turquie : la Cour constitutionnelle est saisie le 14 mars
2008 par le procureur en chef de la Cour de cassation, d’une demande
d'interdiction du Parti de la Justice et du Développement (AKP), parti au
pouvoir accusé d'activités anti-laïques.
Wikipedia : La République de Turquie (depuis 1923)
14 mars 2010 -- Les langues se délient en Turquie. Alors que
paradoxalement les médias occidentaux s’autocensurent et hésitent à
parler ouvertement du génocide arménien (avec une « prime spéciale » à
l’AFP dont les dépêches inondent la presse internationale d’expressions
tendancieuses telles que « ‘génocide’ selon les Arméniens »), des voix
fortes et courageuses s’élèvent en Turquie. Ergun Babahan est l’une de
celles-ci. Le journaliste turc a signé le 14 mars 2010 dans le journal Star
une tribune ironique contre l’esprit des Unionistes (les responsables du
génocide de la population arménienne de l’Empire ottoman) qui perdure
jusqu’à aujourd’hui en Turquie. Babahan écrit : « Si Hitler avait été Turc,
nous aurions nié le génocide des Juifs aussi. »
Collectif VAN: « Si Hitler était Turc, nous aurions nié le génocide des Juifs
aussi »
Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=52546
FRANCE/AZERBAIDJAN
Pourquoi la France « garde-t-elle un silence
assourdissant » dans l’affaire Lapshin incarcéré en
Azerbaïdjan ?
Dans une tribune au « Monde », le président du conseil départemental de
la Drôme, Patrick Labaune, explique que ce jeune blogueur russo-israélien
a été extradé de Biélorussie vers l’Azerbaïdjan pour s’être rendu dans le
Haut-Karabakh. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev est à Paris en
visite officielle. La France doit lui demander des explications.
LE MONDE | 14.03.2017 à 12h13 | Par Patrick Labaune (Président du
Conseil départemental de la Drôme)
C’est un fait d’une gravité extrême qui s’est déroulé le 7 février. Ce jourlà, le blogueur russo-israélien Alexandre Lapshin a été extradé de
Biélorussie vers l’Azerbaïdjan à la requête de ce dernier Etat. Ni les
protestations de la Russie, ni celle d’Israël n’y ont rien changé. Moscou a
fait part de « sa profonde déception » face à une décision d’extradition qui
« ne correspond pas à l’esprit des relations alliées entre la Russie et la
Biélorussie », tandis que Tel-Aviv indique « suivre étroitement les
développements » et « être en contact avec toutes les parties concernées
par des voies diplomatiques et consulaires ».
Ce qui est grave, ce sont les raisons invoquées par l’Azerbaïdjan et
retenues par une justice biélorusse aux ordres pour motiver cette
extradition : Alexandre Lapshin aurait commis le « crime » d’avoir insulté
Ilham Aliev, le président azerbaïdjanais, mais surtout celui de s’être rendu
au Haut-Karabakh, un Etat aujourd’hui indépendant et principalement
peuplé d’Arméniens, que lui avait arbitrairement offert la dictature de
Staline. Comme l’atteste cette affaire, Bakou n’a de cesse que de tenter
d’isoler la République du Haut-Karabakh pour mieux l’agresser ensuite,
comme il l’a du reste fait en avril 2016.
Pays d’insécurité physique et juridique
Mais c’est une stratégie contre-productive. L’affaire Lapshin ne fait
qu’attirer un peu plus l’attention sur la démocratie karabaghiote. Nous
sommes nombreux à avoir fait le voyage de Stepanakert et à pouvoir
témoigner de la réalité et de la vigueur de la démocratie karabaghiote.
Comme membre du Cercle d’amitié France-Artsakh, je me suis rendu à
plusieurs reprises au Haut-Karabakh à l’invitation des autorités élues de ce
pays. En septembre 2015, à l’occasion des « journées de la
francophonie » organisées par Stepanakert, nous étions deux cents
Français de tous horizons à étudier avec nos homologues karabaghiotes
les moyens de renforcer les liens d’amitiés entre nos communes et ceux
d’exploiter les opportunités économiques d’un pays en pleine croissance.
Qu’entend faire M. Aliev ? Nous interdire à nouveau le territoire
azerbaïdjanais par le biais de ses dérisoires et anachroniques « listes
noires » de persona non grata ? Mais qui voudrait se rendre dans un pays
offrant si peu de garantie de sécurité physique et juridique ! Lancer des
demandes d’extradition pour nous tous ? Mais les geôles de Bakou – déjà
encombrées...
En savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/14/pourquoi-la-francegarde-t-elle-un-silence-assourdissant-dans-l-affaire-lapshin-incarcere-enazerbaidjan_5094243_3232.html#0bh0igepcooHz8yJ.99
GENOCIDE
Ahmet Altan a utilisé le mot turc “soykırım”
KEDISTAN
11 mars 2017
Ahmet Altan a utilisé le mot turc soykırım qui signifie génocide, dans
un texte en 2008. Rappeler qu’un génocide arménien a eu lieu en 1915
est toujours passible de poursuites au titre de l’Article 301 du Code Pénal
en Turquie.
Cela avait été le cas pour le journaliste Hrant Dink, qui fut assassiné le 19
janvier 2007 à Istanbul, après une condamnation selon l’Article 301.
Ahmet Altan lui a emboîté le pas à l’époque.
Nous documentons les multiples mises en accusation que ce journaliste
écrivain subit depuis des décennies, parce que nous savons que les juges
connaissent ces dossiers par coeur, et n’auront de cesse de lui faire payer
très cher sa critique radicale, mais constructive, de la turcité.
Un texte donc, publié dans “Taraf” en 2008.
Chaque fois que j’écris sur les Arméniens, ma main, bizarrement, cherche
un disque d’une mélodie qui fait souffrir l’âme de son auditeur.
J’ai envie d’écouter le son poignant du violon ou bien le son étouffant et
triste du doudouk.
Je sais que dans ce pays on n’aime pas qu’on dise cela, mais ils ont connu
l’une des plus grandes souffrances que la terre n’a jamais connue.
Ne dites surtout pas que « eux aussi nous ont tués ». Il faut vraiment
avoir honte de dire cela. Quel est le rapport entre un maquisard à la
frontière russe et une femme arménienne de Bursa, un vieillard d’Adana,
un bébé de Sivas… En dehors d’être Arménien?
Les unionistes ont perpétré un génocide impitoyable. Très impitoyable.
Arrêtez-vous un instant… S’il vous plait, arrêtez-vous un instant. Et,
réfléchissez…
Une nuit tranquille alors que vous êtes chez vous, la porte sonne et on
vous emmène de force. La porte de votre maison reste ouverte. Vous
vous retrouvez en route.
On vous fait traverser des routes montagneuses au milieu de la nuit. On
vous fait marcher par groupe, des groupes nombreux, fatigués,
dispersés… Juste à côté de vous, une vielle femme tombe soudain épuisée.
On frappe sa tête avec la crosse d’un fusil. Elle reste là-bas accroupie. On
cogne aux rochers son petit fils qui pleure.
Croyez-vous que ce sont des légendes ?
Est-ce que vous connaissez le Teşkilat-ı Mahsusa? L’horrible organisation
des Unionistes?
Est-ce qu’on a jamais violé votre femme sous vos regards? Est-ce qu’on a
jamais poignardé le torse de votre mari sous vos yeux? Est-ce qu’on vous
a jamais enlevé et emmené en vous traînant au milieu de la nuit, alors
que vous étiez en train de dîner avec votre famille, uniquement parce que
vous êtes Turc ?
Des centaines de milliers de personnes ont subi ces choses-là uniquement
parce qu’ils étaient Arméniens.
Il n’y avait aucune autre raison pour qu’ils soient assassinés, à part le fait
d’être Arménien.
Nous avons la voix de notre conscience.
Va-t-on défendre les Unionistes et le Teşkilat-ı Mahsusa uniquement parce
que nous sommes de la même race qu’eux, ou bien va-t-on pleurer la
mort d’un nourrisson d’une autre race ? Savez-vous combien d’Arméniens
ont été plaqués aux rochers et fusillés ? Beaucoup trop.
Uniquement par ce qu’ils étaient Arméniens.
On les a noyés dans les rivières. Ils ont été passés à la baïonnette, après
qu’ils soient tombés de fatigue. Ils ont pillé les biens des Arméniens qu’ils
avaient assassinés.
Pensez à cette bru potelée à l’accent doux, pensez à cette joyeuse femme
arménienne, pensez à ce maître tailleur de pierre avec des mains robustes
comme les pierres qu’il taille… Un jeune homme arménien amoureux…
Une petite jeune femme bien fragile… Pensez à tout cela… Et, imaginez
tous ces gens au milieu de la nuit sur les montagnes. Affamés, fatigués,
misérables et seuls. Couverts de poux. Malades. Ils savent qu’ils sont
emmenés vers la mort. On les fait marcher vers leur propre mort. Et on
les assassine. Des centaines de milliers d’êtres humains. Des centaines de
milliers d’êtres humains.
Leur “race” a-t-elle vraiment de l’importance ?
Imaginez qu’on arrache votre mari de votre poitrine et qu’on le colle à un
mur… Imaginez qu’on arrache votre femme de vos bras et qu’on
l’emmène derrière un rocher. Cela ne vous attriste vraiment pas, parce
qu’ils étaient Arméniens?
Mettez-vous à leur place un instant, un tout petit instant. Imaginez cet
instant, ce désespoir. Sollicitez la profondeur de votre âme pour
comprendre ce que cela peut vouloir dire que l’assassinat de votre bienaimé. Vous allez ignorer les souffrances de ces personnes parce que vous
êtes Turc ?
Les Unionistes ont beaucoup péché. Ils ont tué beaucoup d’hommes. Ils
ont éliminé une “race”. Et nous, pendant des années, nous avons interdit
aux proches de ces gens de pleurer leurs morts, nous leur avons même
interdit de dire une élégie pour leur bien-aimé disparu.
Même une élégie était de trop.
On nous a menti sans cesse. Ils nous ont dit “ce sont eux qui nous ont
assassinés”. A la frontière russe, il y avait des maquisards arméniens qui
ont tué des Turcs musulmans et ils ont tué aussi. Eux aussi étaient
violents.
Mais quel est le rapport entre ces maquisards à la frontière russe et les
femmes, les nourrissons, les hommes, les vieillards de Malatya, de Bursa,
de Sivas, de Marach, d’Adana ?
Les Unionistes les ont tués uniquement parce qu’ils étaient Arméniens.
Ensuite nous nous sommes fâchés avec les petits enfants de ceux que
nous avions assassinés car ils voulaient parler de ’ces jours-là’. Ne
voudriez-vous pas hurler si on avait tué vos grands-mères, vos mères, vos
pères ? Ne vous sentiriez-vous pas redevables envers eux?
Laissez tomber les Unionistes, les assassins, les tireurs des organisations
secrètes.
Vous n’êtes pas proches de ces gens-là, vous êtes proches de ceux qui ont
été assassinés.
Vous êtes des être humains.
Et, maintenant nous allons dans “leur” pays. Mais en est-on capable… Au
souvenir des vieux jours, si on pouvait avoir un peu de larmes aux yeux et
si on pouvait murmurer ‘pardonnez-nous’ …
Peut-être cela nous enlèverait-t-il un poids lourd de notre dos, peut-être
que l’esprit d’un vieil Arménien moustachu va-t-il sourire pour un court
instant de là où tout le monde va un jour, de là où nous allons tous partir.
Ahmet Altan
Taraf – 06 09 2008 (traduction française Collectif Van) – titre original : Ah
Ahparik (Oh mon petit frère)
Lire aussi dans le dossier spécial Ahmet Altan d’autres articles….
http://www.kedistan.net/category/eclairages/dossier-special-ahmet-altan/
http://www.kedistan.net/2017/03/11/ahmet-altan-soykirim/
HAUT-KARABAGH
Le pied de nez des Arméniens de l’Artsakh
NAM
Le Nagorno-Karabakh change de nom par référendum. Tant pis si l’Onu
l’ignore. Tant mieux si cela agace le voisin azéri.
L’histoire
C’est un vieux conflit oublié. Il fut pourtant un feuilleton des journaux
télés, au début des années 1990, après l’éclatement de l’Union soviétique.
À peine indépendants, Arménie et Azerbaïdjan se déchirent sur le sort du
Nagorno-Karabakh, petit territoire peuplé d’Arméniens mais enclavé dans
l’Azerbaïdjan. La guerre dure jusqu’en 1994, fait 30 000 morts, un million
de déplacés et se termine par la victoire des Arméniens.
Le Nagorno-Karabakh proclame son indépendance, qui n’est pas reconnue
internationalement. Depuis, le petit territoire, soutenu par le grand frère
arménien, vit sa vie. Il a sa capitale Stepanakert, sa présidence, son
Parlement. Il s’enorgueillit d’avoir organisé une douzaine de scrutins,
qualifiés de réguliers par les observateurs indépendants.
Hier, les 102 000 électeurs (sur 147 000 habitants) étaient conviés à un
nouveau vote qui va peser lourd. Selon toute vraisemblance, ils devraient
approuver une modification de leur Constitution, confier davantage de
pouvoir à la présidence et modifier en Artsakh le nom du territoire.
Histoire de jeter aux oubliettes l’ancien, formé du russe Nagorno et de
l’azéri Karabakh.
De quoi ulcérer le président azéri Ilham Aliev. Parce que l’Artsakh désigne
une province du mythique royaume d’Arménie, plus grande que le seul
Nagorno-Karabakh... Mais comment contester un scrutin
« démocratique » quand on a hérité, en 2003, du fauteuil de Président de
papa Aliev. Et que les élections en Azerbaïdjan sont marquées par des
fraudes massives ! Le pied de nez des Arméniens de l’Artsakh fait sourire.
Sauf qu’en avril 2016, la guerre a failli reprendre pour de bon après une
offensive de l’armée azérie qui a fait des dizaines de morts.
Ouest-France
mardi 21 février 2017
jeudi 9 mars 2017,
Stéphane ©armenews.com
http://www.armenews.com/article.php3?id_article=138423
FRANCE/ARMENIE
Les élèves du LPA ont jardiné et filmé à Marseille
Regards croisés vers l'Arménie
La Dépêche du Midi
Publié le 14/03/2017 à 03:50
C'est une belle aventure à la fois pédagogique et humaniste qui se
poursuit. C'était en mars 2016, il y a tout juste un an, les élèves de
première bac pro Aménagements Paysagers du LPA de Moissac rendaient
un magnifique hommage au peuple arménien, avec cette évocation de ce
génocide oublié, dilué dans la grande boucherie de la première guerre
mondiale. «Arménie 1915 je me souviens... du génocide à l'arbre de vie»
était nommé ce projet, un trait d'union qui a été scellé au cœur du lycée
avec ce jardin paysager commémoratif dessiné et planté par les élèves.
Mais ce projet ne pouvait pas se terminer de manière abrupte, effacé par
les vacances scolaires… Sous l'impulsion de Christophe Squarcioni,
professeur d'histoire géographie au lycée, et instigateur du projet, les
élèves, aujourd'hui en terminale, ont prolongé, approfondi et étendu leurs
travaux sur la même thématique pour cette année scolaire.
Un espace paysager dans une école
Le nouveau projet est titré «Regards croisés vers l'Arménie», et se nourrit
de l'échange et de la rencontre entre les communautés, avec notamment
la correspondance avec les élèves de l'école 119 à Erevan en Arménie, et
la visite de l'école franco-arménienne Hamaskaïne à Marseille. À cette
occasion, les élèves moissagais réalisent un espace paysager au cœur de
l'école marseillaise, rendant hommage aux valeurs humanistes et mettant
en pratique leurs compétences professionnelles apprises au lycée. Un film
court métrage est également en cours de tournage, avec l'aide précieuse
de Carole Garrapit pour le scénario et Antoine Caceres pour la réalisation.
C'est ainsi que 10 élèves de terminale et 4 de première ont pris le départ
il y a quelques jours pour Marseille, accompagnés de leurs professeurs
Christophe Squarcioni et Sandrine Guglielmet ainsi que du réalisateur
Antoine Caceres, pour cinq jours très denses avec la création du jardin au
sein de l'école Hamaskaïne, les rencontres, les visites touristiques et
protocolaires, et les prises pour le film. À signaler que ce beau projet a été
soutenu par les associations arméniennes locales, la région Occitanie, et la
Fédération Nationale André Maginot.
La Dépêche du Midi
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/14/2535343-les-eleves-du-lpaont-jardine-et-filme-a-marseille.html#
SUISSE
Zurich : Soupçons d'espionnage turc à l'Uni
Tribune de Genève
Deux hommes auraient photographié en janvier dernier les
participants d'un séminaire consacré au génocide arménien à
l'Université de Zurich.
L'Université de Zurich envisage de prendre des mesures après des
révélations sur un possible espionnage par la Turquie de critiques du
gouvernement de Recep Tayyip Erdogan dans ses murs. La haute école
n'était jusqu'ici pas au courant de ces incidents.
Le 11 janvier, deux hommes sont arrivés dans un séminaire d'histoire
consacré au génocide arménien. Ils ont systématiquement photographié
les participants avec leurs téléphones portables, selon un doctorant de
l'université cité lundi par le Tagesanzeiger.
En décembre, c'est l'hommage rendu au journaliste Can Dündar,
rédacteur en chef du journal d'opposition turc «Cumhuriyet», qui a été
visé. L'animateur de la cérémonie, Ole von Uexküll, se souvient avoir vu
des partisans présumés de Recep Tayyip Erdogan filmer le public réuni
dans l'aula de l'Université avec quatre téléphones portables.
Plusieurs personnes présentes ont dit s'être senties observées, a-t-il dit à
l'ats. Can Dündar a lui-même affirmé avoir été menacé par un partisan de
Recep Tayyip Erdogan. Il a été finalement «exfiltré» par la sécurité.
«J'étais très choqué», ajoute M. von Uexküll. Selon lui, un tel incident ne
s'est jusqu'ici jamais produit dans une autre ville d'Europe.
Fin possible des manifestations publiques
Ole von Uexküll est directeur de la fondation «The Right livelihood award
foundation» - communément appelée en français le «prix Nobel alternatif»
-, qui décerne des récompenses à des personnes ou des associations qui
«façonnent un monde meilleur». La fondation réfléchit désormais à ne
plus organiser de manifestations publiques de ce genre, mais à travailler
sur invitation.
L'Université n'avait pas connaissance de ces deux incidents jusque là.
Interrogé par l'ats, son porte-parole Beat Müller a assuré que la loi interdit
des prises de vue en gros plan sans l'aval explicite des personnes
concernées. La haute école ne saurait tolérer qu'on filme ou qu'on
photographie systématiquement les personnes présentes dans ses murs.
Parmi les mesures envisageables, l'Université évoque l'interdiction des
prises de vues, l'expulsion hors de la salle des personnes qui
contreviendraient au règlement ou la sensibilisation du personnel de
sécurité à intervenir immédiatement. L'Alma Mater zurichoise n'a toutefois
fait aucune démarche concrète pour l'instant. (ats/nxp)
Créé: 13.03.2017, 18h23
http://www.tdg.ch/suisse/soupcons-espionnage-turc-luni/story/21694456
L’EUROPE/TURQUIE
La Turquie va porter plainte "partout"
7sur7
Par: rédaction
14/03/17 - 09h21 Source: Belga
La Turquie va porter plainte contre les Pays-Bas pour violation du Traité
de Vienne auprès des Nations Unies, de l'Organisation pour la sécurité et
la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l'Europe, affirme mardi
le quotidien Hürriyet. Lundi déjà, le gouvernement turc avait assuré
vouloir porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'Homme.
Le Traité de Vienne fixe le statut des diplomates et leur immunité. La
Turquie estime que l'immunité de sa ministre en charge des affaires
familiales Fatma Betül Sayan Kaya, ainsi que celle de son chargé d'affaires
à La Haye Alper Yüksel n'ont pas été respectées, samedi aux Pays-Bas.
Pas de valeur
La Turquie s'est élevée par ailleurs mardi contre une déclaration de l'Union
européenne l'enjoignant à "s'abstenir de toute déclaration excessive" dans
sa crise diplomatique avec les Pays-Bas, jugeant que". "La déclaration
irréfléchie de l'UE n'a pas de valeur pour notre pays", a déclaré le
ministère des Affaires étrangères turc dans un communiqué.
L'UE a exhorté lundi Ankara "à s'abstenir de toute déclaration excessive et
d'actions qui risqueraient d'exacerber encore la situation", dans une
déclaration de la responsable de la diplomatie européenne, Federica
Mogherini. "Il est essentiel d'éviter une nouvelle escalade et de trouver les
moyens de calmer la situation", ont-ils ajouté.
Diaspora
Les tensions avec Ankara sont liées à la tenue de meetings de
responsables turc avec la diaspora turque dans plusieurs pays européens
pour promouvoir le oui au référendum sur le renforcement des pouvoirs
présidentiels.
Des villes allemandes ont annulé plusieurs meetings et une grave crise a
été déclenchée par le refus des Pays-Bas d'autoriser samedi une visite du
chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, suivi de l'expulsion de la
ministre turque de la Famille Fatma Betül Sayan Kaya. Le président turc
s'est emporté contre ces décisions, parlant à plusieurs reprises de
pratiques "nazies" ou "fascistes".
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3104430/2017/03/
14/La-Turquie-va-porter-plainte-partout.dhtml
Tensions entre la Turquie et les Pays-Bas : Ankara
promet des représailles sévères
Par La Tribune | 12/03/2017, 8:47 |
Après le refus des Pays-Bas d'accueillir deux ministres turcs, Ankara
promet des meures de rétorsion "de la manière la plus sévère". La Haye
joue l'apaisement.
La Turquie va prendre des mesures de rétorsion "de la manière la plus
sévère" après la décision des Pays-Bas de refuser l'accès à leur territoire à
deux ministres turcs, a annoncé dimanche le Premier ministre turc, Binali
Yildirim. Une décision également dénoncée samedi par le président turc
Recep Tayyip Erdogan comme le signe de "vestiges du nazisme". Il a
prévenu dimanche que les Pays-Bas auraient un prix à payer pour avoir
porté atteinte aux relations entre les deux pays en interdisant à deux de
ses ministres de venir faire campagne auprès de la diaspora turque.
"Ils auront naturellement à en payer le prix et aussi à apprendre ce qu'est
la diplomatie", a asséné le président turc lors d'un discours à Istanbul.
"Nous leur apprendrons la diplomatie internationale", a-t-il précisé.
Les deux ministres turcs entendaient effectuer une visite à Rotterdam en
faveur du référendum constitutionnel du 16 avril et promouvoir le "oui"
qui vise à renforcer les pouvoirs du président Erdogan. Le gouvernement
turc souhaite que ses ministres puissent venir faire campagne dans
certains pays européens où réside une communauté turque, provoquant
une situation de malaise parmi les autorités locales craignant des troubles
à l'ordre public.
"Cette situation a fait l'objet d'une protestation de la plus ferme manière
de notre part et il a été signifié aux autorités néerlandaises qu'il y aurait
des représailles de la manière la plus sévère", a déclaré Binali Yildirim.
"Nous répondrons en conséquence à ce comportement inacceptable", a-t-il
ajouté.
Fermeture de l'ambassade néerlandaise à Ankara
Les autorités turques ont fait fermer l'ambassade à Ankara et le consulat
des Pays-Bas à Istanbul devant lesquelles des centaines de turcs ont
manifesté. Les résidences de l'ambassadeur néerlandais, absent de
Turquie en ce moment, du chargé d'affaires de l'ambassade et du consul
général ont également été bouclées. Le ministère des Affaires étrangères
turc a dit ne pas souhaiter le retour de l'ambassadeur néerlandais avant
"un certain temps".
Dimanche, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a déclaré vouloir
faire tout ce qui était possible pour apaiser les tensions diplomatiques
nées entre son pays et la Turquie, les plus graves qu'aient connues les
Pays-Bas depuis des années. "Je n'ai jamais vécu cela auparavant mais
nous voulons observer une attitude prudente, a-t-il expliqué. S'ils (les
Turcs) se lancent dans l'escalade, nous devrons répliquer mais nous
ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour désamorcer" la crise.
La ministre turque de la famille également refoulée
La police néerlandaise a escorté dimanche la ministre turque de la Famille
jusqu'à la frontière allemande après l'avoir empêché d'entrer dans le
consulat de Turquie à Rotterdam. Fatma Betul Sayan Kaya était arrivée en
voiture samedi soir à Rotterdam en provenance d'Allemagne, quelques
heures après la décision des autorités néerlandaises de refuser au ministre
turc des Affaires étrangères d'atterrir dans l'aéroport de la ville. La
ministre a pris un avion privé à Cologne pour rentrer à Istanbul, a précisé
le quotidien Hurriyet, dimanche
La police néerlandaise a utilisé des chiens et des canons à eau pour
disperser les centaines de manifestants réunis devant le consulat pour
protester contre l'interdiction faite aux deux responsables de mener
campagne auprès de la diaspora turque en faveur du "oui" au référendum
du 16 avril sur la réforme constitutionnelle.
Pourquoi les Pays-Bas ont refoulé deux ministres turcs
Le Premier ministre néerlandais, qui remettra son mandat en jeu lors des
élections législatives de mercredi prochain, a justifié cette interdiction en
invoquant un risque pour l'ordre public. Il a ajouté que la menace de
sanctions économiques invoquées samedi matin par le chef de la
diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu avait empêché de trouver une
solution négociée. Le gouvernement a estimé en outre que la campagne
risquait d'importer des divisions au sein de la minorité turque des PaysBas, partagée entre pro-Erdogan et opposants.
D'autres pays européens, dont l'Allemagne et l'Autriche, ont pris des
mesures similaires. Par ailleurs, le propriétaire d'une salle de réunion de
Stockholm dans laquelle devait se tenir en rassemblement en faveur du
référendum constitutionnel turc a annulé le contrat de location des lieux, a
annoncé l'agence de presse turque Dogan, dimanche. En revanche, Mevlut
Cavusoglu, qui a atterri dimanche matin très tôt en France, va participer à
13h à un rassemblement politique à Metz. Face à la polémique de la venue
du chef de la diplomatie turque, le ministère des Affaires étrangères a
estimé qu'en "l'absence de menace avérée à l'ordre public, il n'y avait pas
de raison d'interdire cette réunion qui, au demeurant, ne présentait
aucune possibilité d'ingérence dans la vie politique française". La France
appelle d'ailleurs "à l'apaisement".
"Une association a pris l'initiative d'organiser à Metz une réunion dans un
espace fermé. Cette réunion relevait du régime de la liberté de réunion. La
France est un État de droit qui tient compte des circonstances. En
l'occurrence, en l'absence de menace avérée à l'ordre public, il n'y avait
pas de raison d'interdire cette réunion qui, au demeurant, ne présentait
aucune possibilité d'ingérence dans la vie politique française. Face à la
tension existant actuellement entre la Turquie et plusieurs États membres
de l'Union européenne, la France appelle à l'apaisement. Elle invite
également les autorités turques à éviter les excès et les provocations. Elle
rappelle son attachement aux principes démocratiques. Dans ces
circonstances, il est indispensable de faire preuve de responsabilité et
d'éviter les polémiques inutiles".
Copenhague demande un report de la visite de Yildirim
Le Premier ministre danois Lars Løkke Rasmussen a "proposé" dimanche à
son homologue turc Binali Yildirim de reporter une visite au Danemark
prévue fin mars en raison de "l'escalade" entre Ankara et les Pays-Bas. Sa
visite officielle devait se tenir le 20 mars, selon la radio danoise DR. "Une
telle visite ne pourrait se tenir en faisant abstraction des attaques
actuelles de la Turquie contre les Pays-Bas. J'ai donc proposé à mon
collègue turc de reporter notre rencontre", a écrit le chef du
gouvernement danois dans un communiqué.
"En temps normal, ce serait un plaisir d'accueillir le Premier ministre Turc
Yildirim avec lequel j'ai eu un dialogue franc et constructif le 10 décembre
à Ankara", a-t-il expliqué.
Lars Løkke Rasmussen a souligné que le Danemark "voyait avec une vive
préoccupation l'évolution de la Turquie, où les principes démocratiques
sont sous forte pression". Une visite du Premier ministre turc pourrait être
perçue comme la manifestation "d'une vision plus complaisante" du
Danemark quant à l'évolution politique en Turquie, "ce qui est loin d'être
le cas", a-t-il assuré.
http://www.latribune.fr/economie/international/tensions-entre-la-turquieet-les-pays-bas-ankara-promet-des-represailles-severes-659833.html
Le fossé se creuse entre la Turquie et les Européens
Le Figaro
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Par Isabelle Lasserre
Mis à jour le 13/03/2017 à 21:39
Publié le 13/03/2017 à 18:58
L'Union européenne a lancé des appels au calme à l'adresse d'Ankara, qui
menace de réexaminer l'accord sur les migrants.
La vive crise diplomatique qui oppose Ankara à certains pays européens
pose à nouveau la question: la Turquie a-t-elle vocation à entrer dans l'UE?
Mois après mois, jour après jour, le pays s'éloigne du continent européen
et de ses valeurs. Depuis la tentative de putsch de l'été dernier, la dérive
autoritaire d'Erdogan s'est encore aggravée. Les prisons se remplissent
aussi vite que les journaux sont fermés. Les atteintes aux droits de
l'homme se multiplient. Quant au référendum constitutionnel organisé par
Erdogan pour renforcer son pouvoir et lui permettre de rester président
jusqu'en 2029, il fragilise à son tour la démocratie, déjà bien malmenée.
«La Turquie a détruit la base pour progresser dans la coopération»
Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances
Cette nouvelle dégradation des relations entre Bruxelles et Ankara est-elle
de nature à briser les derniers liens qui rattachent la Turquie au continent
européen? L'Union peut-elle fermer les yeux sur les insultes adressées aux
Pays-Bas et à l'Allemagne, à qui Erdogan prête des pratiques «fascistes»
ou «nazies» et qui a accusé lundi soir Angela Merkel de «soutenir les
terroristes» ? Pouvait-elle continuer à accepter que le président autoritaire
d'un pays étranger envoie ses ministres faire campagne électorale sur le
sol de ses démocraties? Peut-elle rester silencieuse face aux menaces de
sanctions proférées par Ankara à l'encontre de l'un de ses membres, les
Pays-Bas, qu'Erdogan a juré de «faire payer» ?
À moins de renier ses principes et ses valeurs, l'Europe sera obligée de
soutenir et de défendre les États malmenés par Ankara. Ce nouveau
dérapage verbal du président turc pourrait en outre la pousser à entériner
la fracture qui existe désormais entre l'UE et Ankara. La Turquie «a détruit
la base pour progresser dans la coopération», estime Wolfgang Schäuble,
le ministre allemand des Finances.
Le ministre turc des Affaires européennes, Omer Çelik, a évoqué un
«réexamen» de l'accord sur les migrants passé avec l'Union européenne
À Bruxelles, l'Union européenne et l'Otan ont lancé des appels au calme.
La première a demandé à Ankara d'éviter toute «déclaration excessive».
La seconde, par la voix de son secrétaire général, a rappelé que la Turquie
coopère avec les alliés en Syrie et en Irak. Mais les propos apaisants des
deux organisations n'ont pas eu d'effet sur Ankara.
Au contraire. Le ministre turc des Affaires européennes, Omer Çelik, a
évoqué un «réexamen» de l'accord sur les migrants passé avec l'Union
européenne. Le pacte migratoire a permis d'assécher le flux des passages
clandestins vers l'Europe. Mais à chaque désaccord avec Bruxelles, Ankara
fait du chantage et menace de le remettre en cause. Le «robinet à
migrants» dont il contrôle l'ouverture et la fermeture a longtemps permis
à Erdogan d'étouffer les critiques envers ses atteintes à la démocratie et
aux droits de l'homme.
L'Union européenne s'est efforcée lundi de donner d'elle une image unie.
Angela Merkel fut la première à manifester son «soutien total et sa
solidarité» aux Pays-Bas. Mais sur le fond - interdire ou non les meetings
électoraux des ministres turcs en Europe - la chef de la diplomatie
européenne Federica Mogherini a renvoyé les États membres à leurs
compétences nationales…
La position française critiquée
La France avait marqué sa différence, dimanche, en autorisant la venue
du ministre turc des Affaires étrangères à Metz, en Moselle. La plupart des
autres pays européens, confrontés au problème, avaient choisi d'interdire
ou de reporter les meetings, comme l'Allemagne, le Danemark, la Suède
ou la Suisse. La décision de Paris a été vivement critiquée par l'opposition,
qui a dénoncé ce qu'elle considère comme une «rupture de la solidarité
européenne» et une «caution» apportée au régime d'Erdogan. Elle
regrette aussi que Paris ait, en autorisant le meeting électoral proErdogan, manqué de solidarité envers les autres pays européens.
Depuis, le chef de la diplomatie, Jean-Marc Ayrault, a redressé la barre en
affirmant que les déclarations d'Erdogan étaient «inacceptables». Mais il
en faudra sans doute plus pour refaire l'unité de l'Europe sur la question
turque. Et pour maintenir plus longtemps l'illusion à laquelle même les
Turcs ne croient plus. L'Europe paye aujourd'hui le prix de ses
atermoiements et fait face à ses contradictions vis-à-vis de la Turquie.
«Nous sommes en train de perdre les Turcs. Ils s'orientalisent à très
grande vitesse, commente un diplomate français. Peut-être est-il temps
d'en tirer les conclusions.»
http://www.lefigaro.fr/international/2017/03/13/0100320170313ARTFIG00306-le-fosse-se-creuse-entre-la-turquie-et-leseuropeens.php?utm_medium=Social&xtor=AL-155[twitter]&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autof
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Constitution turque : une « régression dangereuse »
pour la démocratie, selon le Conseil de l’Europe
Jean-Jacques Régibier
Lundi, 13 Mars, 2017
Humanite.fr
Pour les spécialistes en droit constitutionnel du Conseil de l’Europe réunis
au sein de la Commission de Venise, le projet de Constitution turque qui
va être soumis au referendum le 16 avril constitue une « régression
dangereuse » pour la démocratie. Leur rapport vient d’être rendu public.
Hasard du calendrier. Au moment où la France vient d’accueillir à Metz le
ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, venu vanter les
mérites de la nouvelle constitution qu’Erdogan s’est taillée sur mesure,
l’Europe - par la voix de son Conseil - la condamne vigoureusement. Alors
que d’autres pays européens - Allemagne, Suisse, Suède et Autriche - ont
interdit des meetings de propagande en faveur de cette constitution, la
France n’y a rien vu à redire. « Il n’y avait pas de raison d’interdire cette
réunion », a affirmé le premier ministre Jean-Marc Ayrault. Une fausse
naïveté étonnante quand on se souvient par ailleurs de la virulente
polémique qu’avait déjà provoqué la venue de Erdogan à Strasbourg le 4
octobre 2015, et surtout quand on sait ce que contient le projet de
constitution mitonné par Erdogan, tel qu’il sera soumis à referendum dans
un mois. Un referendum auquel participeront les Turcs résidant à
l’étranger, dont les 75000 inscrits sur les listes électorales du consulat de
Turquie à Strasbourg, regroupant 10 départements du Nord-Est de la
France. Ce sont ces voix que le ministre turc est venu chercher à Metz.
Pour quelle constitution ?
En 30 pages et 134 articles, la Commission de Venise livre un verdict sans
nuance de ce qu’est la constitution Erdogan: un « régime personnel » ne «
respectant pas le modèle d’un système présidentiel démocratique fondé
sur la séparation des pouvoirs. » Rappelons que la Commission de Venise
n’est pas un organisme partisan. C’est un organe consultatif du Conseil de
l’Europe, composé d’experts indépendants en droit constitutionnel,
chargés, entre autres, de rendre des avis sur des projets de constitutions.
Tous les avis rendus se fondent sur les critères qui sont ceux définis par
les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, dont la Turquie. Il n’y a donc
dans le verdict de la Commission de Venise aucune subjectivité, ni partipris politique. Il s’agit juste d’une expertise institutionnelle.
Le rapport relève ainsi plusieurs atteintes aux principes d’une constitution
démocratique qui vont transformer le régime turc, « en un système
présidentiel autoritaire. »
Le fait, par exemple, de laisser le nouveau président exercer le pouvoir
exécutif seul, lui permettant, sans avoir à en rendre compte à quiconque,
« de nommer et de démettre les ministres et l’ensemble des hauts
fonctionnaires d’après des critères que lui seul aura fixé. »
La Commission dénonce également le pouvoir que donnera la nouvelle
constitution turque au président, de dissoudre le parlement « pour
quelque motif que ce soit, » ce qui, pour les experts, « est
fondamentalement contraire aux systèmes présidentiels démocratiques. »
Le rapport note également que la nouvelle constitution affaiblira le
système « déjà insuffisant » de contrôle judiciaire de l’exécutif, ainsi que
l’indépendance de la justice. Il pointe également le danger qu’il y a à «
laisser le président être membre, voir chef de son parti politique, » ce qui
lui permettra « d’exercer des influences indues sur le corps législatif. »
Mais la Commission de Venise fait part également de ses « graves
préoccupations », quant à la manière dont se déroule le referendum.
Notamment sur deux points. Le premier concerne les conditions dans
lesquelles les amendements à la Constitution ont été votés par le
parlement turc « alors que les députés du deuxième plus grand parti de
l’opposition ( le HDP, Parti Démocratique des Peuples, ndlr ) étaient en
prison. » D’autant que ces amendements n’ont pas été approuvés par un
vote à bulletin secret, ce qui, note le rapport, « jette le doute sur le
caractère authentique du soutien exprimé en faveur de la réforme et sur
le caractère personnel du votre des députés. »
Autre critique de fond sur les conditions du referendum : l’état d’urgence,
décrété par Erdogan à la suite de la tentative de coup d’état de juillet
dernier, qui, toujours selon l’avis des experts, « n’offre pas le cadre
démocratique nécessaire à un scrutin aussi important qu’un referendum
constitutionnel.» Chacun a le droit de choisir son propre système politique,
résume la Commission de Venise, « mais ce droit n’est pas sans condition.
»
Les experts du Conseil de l’Europe confirment donc sans ambiguïté la
dérive de la constitution turque soumise à referendum vers un régime
présidentiel donnant tous les pouvoirs à un seul homme. Ils dénoncent
également les conditions anti-démocratiques dans lesquelles va se
dérouler ce scrutin - dont participe le meeting de Metz, tenu par un
ministre d’Erdogan, sans contradicteur, alors que les députés d’opposition
sont en prison.
Jean-Jacques Régibier
http://www.humanite.fr/constitution-turque-une-regression-dangereusepour-la-democratie-selon-le-conseil-de-leurope-633325
La Turquie d’Erdogan continue à s’en prendre aux
Pays-Bas... et désormais à l'Europe entière
RTL
Publié le 14 mars 2017 à 07h09 , mis à jour à 09h30
Face à l’interdiction décrétée par les Pays-Bas d’autoriser des
meetings qui ont pour but de renforcer les pouvoirs d'Erdogan, le
gouvernement turc a mis ses premières menaces à exécution :
l’ambassadeur néerlandais ne peut plus rentrer en Turquie et les
diplomates néerlandais ne peuvent plus survoler le pays. La
Turquie va aussi porter plainte contre les Pays-Bas au niveau
international. Mais ce mardi, c'est carrément à l'Europe entière
que les dirigeants turcs s'en prennent verbalement, en qualifiant
l'appel au calme de la diplomatie européenne comme "irréfléchi".
De plus, le gouvernement turc a de nouveau mis dans la balance
l’accord passé avec l’Europe pour limiter l’arrivée de migrants chez
nous...
L'ambassadeur néerlandais en Turquie est désormais persona non grata à
Ankara, "jusqu'à ce que les conditions" posées par la Turquie "soient
remplies". La Turquie a également annoncé l'exclusion des diplomates
néerlandais de son espace aérien, et le gouvernement a appelé le
parlement à dénoncer le traité d'amitié existant entre les deux pays, alors
que les rencontres bilatérales de haut niveau sont mises à l'arrêt.
"Il a été décidé que jusqu'à ce que les conditions que nous avons posées
soient remplies, l'ambassadeur néerlandais ne sera pas autorisé à revenir",
a déclaré Numan Kurtulmus, le vice-Premier ministre turc après une
réunion du conseil des ministres. En outre, "tant que les Pays-Bas
n'auront pas réparé les torts qu'ils ont commis, les relations au plus haut
niveau et les rencontres prévues au niveau ministériel et à haut niveau
sont suspendues", a-t-il ajouté, après que La Haye a interdit à des
ministres turcs de participer à des rassemblements de propagande proErdogan. L'ambassadeur des Pays-Bas Kees Cornelis van Rij est
actuellement hors de Turquie et ne peut donc y retourner. C’est le chargé
d'affaires gère les affaires courantes. Le vice-Premier ministre a ajouté
que le parlement turc serait invité à se retirer du groupe d'amitié turconéerlandais. Il a aussi indiqué que la Turquie souhaitait une enquête sur
les évènements des derniers jours, dont le recours à des policiers à cheval
et à des chiens pour rétablir l'ordre après une manifestation devant le
consulat turc à Rotterdam.
Mark Rutte note que ces sanctions ne sont pas économiques
Le gouvernement néerlandais étudie actuellement ces sanctions. Mais le
Premier ministre néerlandais Mark Rutte, s'exprimant dans la cadre du
programme RTL Late Night, a indiqué qu'il ne pouvait pas encore
commenter de manière détaillée, sur le fond, les sanctions turques, vu
que celles-ci viennent seulement d'être annoncées. Il a malgré tout
souligné qu'elles ne touchaient pas au domaine économique. "Nous avons
énormément d'investissements là-bas, nous y sommes premiers ou
deuxièmes à ce niveau. Je comprends donc qu'ils ne visent pas cela", a-til précisé.
Une nouveau chantage envers l’Europe qui n’impressionne pas
Rutte
Le ministre turc des Affaires européennes Omer Celik a par ailleurs
évoqué un possible "réexamen" de l'accord passé avec l'Union Européenne
en mars 2016 pour endiguer le flux de migrants tentant d'atteindre
l'Europe via la Turquie. Une menace voilée qui ne semble pas
impressionner Mark Rutte. "Nous entendons cela constamment. Ce deal
est également dans l'intérêt de la Turquie. Nous aidons à l'accueil de
Syriens en Turquie. Nous faisons quelque chose ensemble pour résoudre
le problème".
La Turquie devrait porter plainte partout où c'est possible
Mais selon le quotidien turc Hürriyet, la Turquie va aller encore plus loin et
va porter plainte contre les Pays-Bas pour violation du Traité de Vienne
auprès des Nations Unies, de l'Organisation pour la sécurité et la
coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l'Europe. Lundi déjà, le
gouvernement turc avait assuré vouloir porter l'affaire devant la Cour
européenne des droits de l'Homme. Le Traité de Vienne fixe le statut des
diplomates et leur immunité. La Turquie estime que l'immunité de sa
ministre en charge des affaires familiales Fatma Betül Sayan Kaya, ainsi
que celle de son chargé d'affaires à La Haye Alper Yüksel n'ont pas été
respectées, samedi aux Pays-Bas.
Le gouvernement turc dénigre aussi la diplomatie européenne
La Turquie s'est enfin élevée ce mardi contre une déclaration de la
responsable de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, l'enjoignant
à "s'abstenir de toute déclaration excessive et d'actions qui risqueraient
d'exacerber encore la situation" dans sa crise diplomatique avec les PaysBas. "La déclaration irréfléchie de l'UE n'a pas de valeur pour notre pays",
a déclaré le ministère des Affaires étrangères turc dans un communiqué.
La crise entre les Pays-Bas et la Turquie a éclaté lorsque La Haye a
interdit au ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu
d'atterrir aux Pays-Bas pour participer à un rassemblement à Rotterdam
et expulsé du pays la ministre de la Famille Fatma Betul Sayan Kaya. Les
ministres avaient prévu de participer à des meetings avec la diaspora
turque pour inciter leurs ressortissants à voter « oui » au référendum qui
augmentera encore pouvoirs concentrés dans les mains du président
islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan, qui doit être organisé en
Turquie le 16 avril. Le président Erdogan qui s'est emporté contre ces
interdictions en parlant à plusieurs reprises de pratiques "nazies" ou
"fascistes".
http://www.rtl.be/info/monde/international/la-turquie-d-erdogancontinue-a-s-en-prendre-aux-pays-bas-et-revient-a-la-charge-avec-sonchantage-aux-migrants-899368.aspx
Que cache la position victimaire de la Turquie en
Europe ?
France Culture
Revue de presse internationale par Thomas Cluzel
du lundi au vendredi à 7h24
13.03.2017
Chaque matin, l’actualité vue au travers de la presse étrangère.
Aujourd’hui : L’escalade diplomatique continue après le refus de
plusieurs capitales d’autoriser la venue de ministres turcs en
Europe. Cette affaire met en exergue la place de l'extrême droite
dans les scrutins européens à venir.
Décidément, plus les semaines passent et plus on se demande si aux trois
scrutins qui marqueront cette année le calendrier européen (Pays-Bas,
France, Allemagne), il ne conviendrait pas d'en ajouter un quatrième : le
référendum sur la révision constitutionnelle en Turquie. La campagne
menée par le gouvernement turc dans plusieurs pays d'Europe continue,
en effet, de susciter de vives polémiques, de sorte que jamais des
élections en Europe n'avaient revêtu une telle dimension géopolitique.
Après l'Allemagne, dont plusieurs municipalités ont annulé ce mois-ci des
meetings électoraux au cours desquels des responsables politiques turcs
devaient s'exprimer, hier, le Premier ministre danois a proposé que la
visite de son homologue turc (prévue le 20 mars) soit différée. Un peu
plus tôt, en Suède, on apprenait que le propriétaire d'une salle de réunion
de Stockholm (dans laquelle devait se tenir un rassemblement en faveur
du référendum turc) avait annulé le contrat de location des lieux. Hier
toujours, en Suisse précise LE TEMPS, la rencontre prévue avec le
ministre turc des affaires étrangères a elle aussi été annulée, à la suite du
refus de l'hôtel où elle devait avoir lieu. Enfin ce weekend encore, ce sont
les Pays-Bas qui, à leur tour, ont provoqué l'ire d'Ankara, en empêchant
deux de ses ministres de venir faire campagne auprès de la diaspora
turque. Aussitôt, le président Recep Tayip Erdoğan a qualifié les Pays-Bas
de « république bananière », avant d'ajouter que le traitement réservé à
ses ministres en Europe traduisait une montée « du racisme, du fascisme
et une forme d'islamophobie ». En revanche, après le meeting samedi soir
à Metz du ministre turc des affaires étrangères, Recep Tayip Erdoğan s'est
félicité de ce que la France, elle, ne soit pas tombée « dans ce piège ».
Aujourd’hui, les termes du débat sont connus. Nous les évoquions déjà,
d'ailleurs, la semaine dernière dans cette même Revue de presse. D'un
côté, certains jugent que les européens qui parlent si souvent de
démocratie et de liberté d’expression ne sont pas à la hauteur de leurs
exigences. C'est le cas, en particulier, du journal islamo-conservateur
YENI SAFAK, lequel s'insurge dans une tribune placée en Une et repérée
par le Courrier International : Pendant des dizaines d’années, les pays
européens ont tenté de vendre aux pays musulmans les concepts de
démocratie et de liberté d’opinion, mais quand il s’agit de la Turquie, tout
à coup, dit-il, c’est le fascisme qui prévaut. A l'inverse, son confrère
CUMHURIYET juge la position de la Turquie indécente et s'étonne :
Comment ce pays pourrait-il donner des leçons de démocratie à l'Europe ?
Evidemment, derrière ce débat, se pose la question du véritable objectif
de ces meetings, note le journal T24 : S'agit-il uniquement de motiver les
électeurs de l’AKP en Europe (afin de faire passer la révision
constitutionnelle voulue par le président Erdoğan) ou bien de profiter de
l’interdiction en Europe de ces meetings antidémocratiques pour prendre
une position victimaire auprès des électeurs de la diaspora ? Seule
certitude, le pouvoir turc joue aujourd'hui avec la liberté en Europe. Et en
ce sens, le risque c'est que chaque interdiction joue désormais en sa
faveur.
Et puis toute cette affaire en révèle une autre, au centre des
préoccupations européennes, cette fois-ci : La place de l'extrême droite
dans les différentes campagnes électorales actuelles. A ce titre, l'exemple
des Pays-Bas, ce weekend, est tout à fait symptomatique. Pourquoi le
premier ministre néerlandais a-t-il pris le risque d’une confrontation
diplomatique inédite entre son pays et la Turquie ? Réponse : Parce que
cette visite avortée de deux ministres turcs intervient à trois jours des
élections législatives aux Pays-Bas, dans un contexte où l’islam et
l’immigration ont polarisé l’opinion publique durant toute la campagne. En
ce sens, le risque d’une récupération politique, notamment par Geert
Wilders (dont le parti prône ouvertement l’islamophobie et la xénophobie),
ne laissait d’autre choix au gouvernement néerlandais que d’interdire son
territoire aux ministres turcs. Etant entendu, par ailleurs, que le
gouvernement néerlandais ne l'a pas fait de manière autoritaire. LE
TEMPS rappelle que le premier ministre Mark Rutte a parlé huit fois, ces
derniers jours, à son homologue turc, sans parvenir à un accord. Hier
encore, dans une émission télévisée sur la chaîne publique NOS, Mark
Rutte (dont le Parti est donné au coude à coude avec celui de Wilders) a
tenu à rappeler les faits : Ayant informé Ankara que la visite de la ministre
de la Famille n’était pas possible avant les élections de mercredi prochain,
il trouve « extraordinaire » que le gouvernement turc ait décidé de passer
outre, en faisant passer la ministre par la route pour éviter les contrôles.
A l’issue du premier et dernier débat télévisé, ce soir, entre Mark Rutte et
Geert Wilders, on saura si ce dernier aura ou non réussi à récupérer cette
brouille diplomatique à ses fins électorales. Mais au-delà des tensions avec
la Turquie, tout cette histoire révèle d'ores et déjà à quel point Geert
Wilders est parvenu à impacter la politique de son pays, explique le
journal de Göteborgs POSTEN. De sorte que les partis traditionnels
tentent désormais, eux-aussi, de surfer sur l'islamophobie. Le Premier
ministre néerlandais a lui-même récemment indiqué dans une lettre
ouverte que ceux qui s'en prenaient aux homosexuels, aux filles en minijupe ou qualifiaient de racistes les Néerlandais moyens n'avaient qu'à faire
leurs valises. Ou dit autrement, « comportez-vous normalement ou fichez
le camp ». A travers cette lettre, d'ailleurs, Mark Rutte aurait pu tout aussi
bien demander à Geert Wilders de « se casser », étant donné que la
démocratie et la justice ne lui conviennent pas. Mais non. Cette lettre du
Premier Ministre, note l'hebdomadaire d'Amsterdam DE GROENE, vise à
rejoindre les priorités anti-immigration de son adversaire et non de s’en
dissocier. Voilà pourquoi le vrai problème réside dans la mollesse des
partis traditionnels, renchérit son confrère de Bruxelles DE MORGEN : Ils
devraient rester solidement attachés à l’essence de l’État de droit, à
laquelle se heurte constamment le discours des populistes antilibéraux. Or
c'est tout le contraire qu'on observe aujourd'hui. Où quand des politiciens
expérimentés continuent de tomber dans le piège que leur tendent les
leaders populistes d'extrême droite, en copiant leur programme, au lieu
de tenir un discours opposé.
D'où la conclusion du quotidien HÜRRIYET DAILY NEWS. Peu importe
finalement la brouille diplomatique aujourd'hui entre la Turquie et les
Pays-Bas, les élections néerlandaises de mercredi seront un indicateur
précoce de la capacité de l’extrême droite à poursuivre son essor en
Europe.
Par Thomas CLUZEL
https://www.franceculture.fr/emissions/revue-de-presseinternationale/que-cache-la-position-victimaire-de-la-turquie-en-europe
Le meeting turc ne sera pas interdit à Genk
7sur7
Par: rédaction
13/03/17 - 09h47 Source: Belga
Le bourgmestre de la ville de Genk (Limbourg), Wim Dries (CD&V), a
affirmé lundi ne pas avoir l'intention d'interdire un meeting d'un parti turc
de droite nationaliste, le MHP, expliquant ne pas disposer d'éléments
faisant état d'un risque de trouble à l'ordre public.
La section locale de la N-VA a appelé M. Dries à intervenir contre la tenue
de ce meeting en faveur du "oui" au referendum constitutionnel du 16
avril prochain en Turquie. Il est prévu dimanche prochain dans la salle
Anatolia.
Le Parti d'Action nationaliste (MHP) prône le "oui" lors de ce referendum,
ce qui amènera un renforcement des pouvoirs du président turc Recep
Tayyip Erdogan, et fait campagne en ce sens.
Un parlementaire flamand N-VA, Jos Lantmeeters, a mis en garde le
bourgmestre contre "le climat extrêmement dangereux" de ce meeting, en
raison de l'opposition de certains Turcs et de nombreux Kurdes vivant
dans la région face à un renforcement des pouvoirs du président.
Mais M. Dries s'est voulu rassurant, affirmant ne pas voir de possibles
problèmes liés à l'ordre public.
"Il y a des pro et des contre, mais ils débattent de manière adulte dans
notre ville. La police suit la situation de près", a-t-il affirmé à la VRT-radio.
"En tant que bourgmestre, j'agis dans le cadre légal", a ajouté M. Dries.
Le MHP a souvent organisé des réunions à Genk qui n'ont jamais dégénéré,
a indiqué le journal 'Het Belang van Limburg'.
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3103468/2017/0
3/13/Le-meeting-turc-ne-sera-pas-interdit-a-Genk.dhtml
Turquie : "Taper sur l'Europe, c'est pour Erdogan un
moyen de gagner plus de voix"
francinfo
Pour le journaliste turc Emre Demir, la crise diplomatique entre la
Turquie et les Pays-Bas, permet au président, Recep Tayyip
Erdogan, de se renforcer auprès de son électorat "en tapant sur
l'Europe".
Mis à jour le 13/03/2017 | 11:59
publié le 13/03/2017 | 11:53
Les tensions restent très fortes entre la Turquie et les Pays-Bas, après que
deux ministres turcs ont été refoulés du territoire néerlandais où ils
voulaient mener campagne en vue du référendum qui vise à donner plus
de pouvoirs au président turc, Recep Tayyip Erdogan. Le journaliste turc
Emre Demir estime, lundi 13 mars sur franceinfo, que le fond du problème
est plutôt les associations financées, sur le sol européen, par le régime
turc. Selon l'ancien directeur de la rédaction de Zaman France, la crise
diplomatique avec plusieurs pays européens permet aussi à Erdogan de
"gagner plus de voix en tapant sur l'Europe", alors que le référendum du
16 avril prochain s'annonce très serré.
francinfo : Quels sont les grands principes de cette réforme de la
Constitution que veut Erdogan ?
Emre Demir : Cette réforme propose le changement de 18 articles pour
réunir tous les pouvoirs de la justice, de la présidence, du parlement et du
gouvernement dans les mains d'un seul homme. C'est comme si le
président du PSG devenait le président de la fédération de foot, contrôlait
les arbitres, et pouvait annuler la ligue et changer les règles du jeu quand
il le veut. L'essentiel de cette réforme est de donner le pouvoir absolu à
Erdogan.
Pourquoi le gouvernement turc tient-il autant à faire campagne
auprès de la diaspora en Europe?
Il faut savoir que les sondages donnent un résultat très serré ; on est à
50% pour le "oui" et 50% pour le "non". Et les Turcs qui vivent en Europe
représentent, selon la participation, entre 1 et 2% des suffrages. Ça peut
donc faire basculer le résultat pour le "oui", sachant qu'Erdogan est plus
populaire chez les Turcs vivant en Europe qu'en Turquie. Et quand on
regarde de plus près, on voit nettement que le gouvernement d'Ankara
cherche délibérément une crise diplomatique avec des pays européens.
Erdogan a absolument besoin des votes des nationalistes en Turquie. C'est
un moyen de gagner plus de voix en tapant sur l'Europe.
Faut-il interdire ces meetings, comme l'ont fait les Pays-Bas?
Le fond du problème, c'est qu'Erdogan a créé tout un système, un réseau
d'ONG qui sont capables d'organiser des campagnes de dénonciation. Ils
préparent des listes de traîtres pour qu'en Turquie on puisse punir leurs
proches. Les fonctionnaires turcs pratiquent l'espionnage ici en France,
mais aussi en Allemagne. Ce sont des actes d'ingérence pour plusieurs
pays membres. Il est là le fond de la crise avec l'Allemagne ou la Suède,
et c'est pour cela que ces pays interdisent ces manifestations. C'est aussi
un message envoyé à Ankara. Sur le principe, je suis plutôt d'accord avec
le quai d'Orsay : ces meetings se tiennent dans le cadre de la liberté de
réunion. Mais il faut s'attaquer à l'origine du problème et se demander
comment sont financées ces associations qui sont en vérité les structures
d'Ankara.
http://www.francetvinfo.fr/monde/turquie/turquie-taper-sur-l-europe-cest-pour-erdogan-un-moyen-de-gagner-plus-de-voix_2094673.html
TURQUIE
Ahmet Insel et la théorie du complot
MEDYATURK | Publié le 13 mars 2017 à 11h03. Mis à jour le 13 mars
2017 à 13h03
Pourquoi inviter toujours des anti-Turquie ou des antigouvernement turc dans les médias?
Ahmet Insel s’est exprimé dimanche 12 mars sur France info à propos des
événements survenues entre ministres turcs et l’Allemagne et les Pays
Bas. Pour cet éditeur/journaliste et économiste il ne s’agit que d’une
manœuvre politique pour obtenir le Oui. Ahmet Insel ; « Le président
Erdoğan a compris que cette tension et même je dirai les interdictions lui
servaient. D’ailleurs, ils l’ont dit que de toute façon grâce à ça le vote du
Oui en tout cas chez les Turcs, les ressortissants Turcs habitants en
Europe, allait énormément augmenter par ces sanctions, dossiers.
Deuxièmement cela lui permet également de mobiliser son camp qui faut
dire n’est pas aussi enthousiaste pour voter, le changement
constitutionnel, la campagne du Oui piétine, mais d’ailleurs là il y a un
cynisme extraordinaire, parce qu’en Turquie on interdit énormément de
campagne du Non, et en même temps on se drape sous le statue de
victime des Européens. Bon, là cette hypocrisie lui sert d’une certaine
manière, pour mobiliser aussi son électorat pour mobiliser les gens qui
hésitent encore autour du oui. »
Ahmet Insel, journaliste pour Radikal (fermé depuis) et Cumhuriyet a
initié une pétition, le 15 décembre 2008 avec Baskın Oran, Ali Bayramolğu,
Cengiz Aktar et un millier d’intellectuels ont commencé la campagne du
« Je suis désolé » pétition qui demande pardon aux Arméniens.
L’or des événements de place Taksim (Istanbul) en 2013, Ahmet Insel
déclarait « Il est dorénavant plus possible de dire que 50% des gens sont
derrière le premier ministre », « Depuis une semaine, à la place Taksim et
dans ses environs les jeunes oiseaux ont pris un nouveau vent de liberté,
à partir de maintenant le travail du premier ministre sera encore plus dure.
Ceci est la nouvelle Turquie et le premier ministre est de l’ancienne
Turquie ». Recep Tayyip Erdoğan fut premier ministre de 2003 à 2014 et a
été élu avec les votes des 52% de citoyens.
La plus part des médias français ou européens invitent toujours les
mêmes personnes qui sont idéologiquement opposés à Erdogan. Dans ce
contexte, il est impossible d’établir la vérité et d’avoir un point de vue
différent. Ceux qui critiquent longuement la Turquie devraient commencer
par respecter la pluralité des idées. Par la suite il sera possible de parler
des problèmes, mais cette attitude ne fait que conforter les citoyens dans
l’idée que les européens ne sont pas sincères et ne veulent pas d’une
Turquie forte.
Source Image: Wikipédia Commons
FTU
http://www.medyaturk.info/international/2017/03/13/ahmet-insel-et-latheorie-du-complot/
RUBRIQUE AGENDA
RASSEMBLEMENTS-COLLOQUES-EXPOSITIONS- SPECTACLESPARUTIONS
Agenda - Dictature azérie : Manifestations le 14 mars
contre Aliyev à Paris
Dictature azérie : Manifestations le 14 mars contre Aliyev à Paris Collectif VAN - www.collectifvan.org - Ilham Aliyev, le président
de l’Azerbaïdjan, sera en visite officielle en France le 14 mars 2017.
L’État azéri, ce sont les atteintes généralisées aux droits de
l’homme - y compris contre des citoyens étrangers tels le blogueur
russo-israélien Alexandre Lapshin extradé de Minsk (Biélorussie)
vers Bakou - c'est la corruption à l’intérieur et à l’extérieur du
pays, la haine et le racisme anti-arméniens, le négationnisme
délirant qui va jusqu'à inventer des génocides à imputer aux
Arméniens, la guerre contre le Karabagh au nom du panturquisme
ultranationaliste, la volonté d'envahir l'Arménie et d'en chasser
ses habitants. Dénonçons la complaisance de nos élus envers cette
pétrodictature agressive. Exigeons la paix, le droit des peuples à
l’autodétermination et la reconnaissance de la République
d’Artsakh (Karabagh). Des manifestations ont lieu le mardi 14
mars à 18h30 à Paris, Lyon et Marseille à l'appel du CCAF (Conseil
de Coordination des organisations Arméniennes de France). La
manifestation parisienne se tiendra sur le Parvis des droits de
l’homme, Place du Trocadéro (75016).
CCAF
FRANCE
Contre la visite officielle en France du président azerbaïdjanais,
Ilham Aliyev, manifestations à Paris, Lyon et Marseille
Le président de l’Azerbaïdjan sera en France le 14 mars pour une visite
officielle.
Or, l’État azerbaïdjanais, c’est la guerre contre l’Artsakh au nom d’un
panturquisme revendiqué, le racisme anti-arménien assumé, les atteintes
généralisées aux droits de l’homme, la corruption à l’intérieur et à
l’extérieur de ses frontières.
Ne pas réagir à la venue du chef de la dictature azerbaïdjanaise serait
cautionner un régime dictatorial (163e sur 180 États au classement RSF
sur la liberté de la presse) dont les victimes oubliées se comptent par
milliers et un hypernationalisme encouragé par l’impunité du génocide des
Arméniens en 1915.
Profitons de cette visite pour lui rappeler que les droits de l’homme ne
sont pas à vendre !
Exigeons le respect du cessez-le-feu en Artsakh et la fin des menaces anti
arméniennes !
Exigeons l’arrêt de la course aux armements !
Exigeons la libération du blogueur russo-israélien Alexandre Lapshin !
Exigeons la libération de tous les prisonniers politiques et l’arrêt des
tortures !
Dénonçons toute complaisance envers cette pétrodictature.
Exigeons la paix, le droit des peuples à l’autodétermination et la
reconnaissance de la République d’Artsakh !
Manifestons le mardi 14 mars dans toute la France !
Paris 14 mars 18h30 sur le Parvis des droits de l’homme
Lyon, 14 mars 18h30, devant la Préfecture du Rhône
Marseille 14 mars 18h30 devant la préfecture
Bureau National du CCAF
Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France
http://www.ccaf.info/item.php?r=0&id=688
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95825
Agenda - Lyon : Lecture en soutien à Asli Erdogan et
Pinar Selek
Agenda - Lyon : Lecture en soutien à Asli Erdogan et Pinar Selek Collectif VAN - www.collectifvan.org - Rencontre et lecture en
soutien à Asli Erdogan et Pinar Selek avec le Collectif lyonnais de
solidarité avec Pinar Selek et la comédienne Anne Monteil-Bauer le
mercredi 15 mars de 19h00 à 21h00 (Librairie La Virevolte, 4 rue
Octavio Mey, 69005 Lyon).
Publié le 7 mars 2017
Lecture en soutien à Asli Erdogan et Pinar Selek
mercredi 15 mars de 19:00 à 21:00
Librairie La Virevolte
4 rue Octavio Mey, 69005 Lyon
Le Collectif lyonnais de solidarité avec Pinar Selek s’associe à l’appel
« Lire pour qu’elle soit libre » lancé par le média en ligne Kedistan et
propose des lectures de textes de deux femmes de Turquie, Asli Erdogan
et Pinar Selek, toutes deux des symboles d’une société soumise à la
violence d’Etat.
La lecture d’extraits de "Le bâtiment de pierre" et de "Le silence même
n’est plus à toi", recueil de chroniques qui l’a conduite en prison, d’Asli
Erdogan et de "Loin de chez moi mais jusqu’où" de Pinar Selek, par la
comédienne Anne Monteil-Bauer, sera accompagnée d’un point sur leur
situation et sur les actions à entreprendre à Lyon.
Entrée gratuite
En savoir plus : https://web.facebook.com/events/1165321240247347/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95807
Agenda - Paris : Projection du film "Celui qu'on
attendait"
Agenda - Paris : Projection du film "Celui qu'on attendait" Collectif VAN - www.collectifvan.org - L’UCFAF présente la
projection du film "Celui qu'on attendait" (durée 1h30) le jeudi 16
mars à 20h00 au Centre Culturel UCFAF-JAF, 6 cité du Wauxhall,
75010 Paris (M° République) en présence du réalisateur Serge
Avédikian. Dans les rôles principaux: Patrick Chesnais, Arsinée
Khanjian, Robert Harutyunyan. Participation libre.
Publié le 1er mars 2017
UCFAF
Projection du film "Celui qu'on attendait" (durée 1h30)
Jeudi 16 Mars à 20h00
en présence du réalisateur Serge Avédikian
Dans les rôles principaux: Patrick Chesnais, Arsinée Khanjian, Robert
Harutyunyan
Participation libre
Centre Culturel UCFAF-JAF, 6 cité du Wauxhall, 75010 Paris (M°
République)
www.armenie-ucfaf.fr
Synopsis
Jean-Paul Bolzec était parti jouer son spectacle pour une société française
installée en Azerbaïdjan. Sur le chemin du retour vers l’aéroport, le taxi
tombe en panne. Bolzec est abandonné sur une route désertique, au
milieu de nulle part. Sans s’en rendre compte, il franchit à pied la frontière
avec l’Arménie, en guerre larvée avec son voisin l’Azerbaïdjan depuis des
années. Clandestin dans un pays qu’il ne connaît pas, dont il ne parle pas
la langue et ne lit pas l’alphabet, il comprend assez vite qu’on le prend
pour un autre, car il est fêté comme le messie…
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95769
Agenda - Paris : Poutine de A à Z - Rencontre avec
Vladimir Fédorovski à l'UMAF
Agenda - Paris : Poutine de A à Z - Rencontre avec Vladimir
Fédorovski à l'UMAF - Collectif VAN - www.collectifvan.org L'Union Médicale Arménienne de France vous convie à une
rencontre au Yan's Club (75013) le Vendredi 17 mars 2017 à
20h30 avec Vladimir Fédorovski, autour de son dernier ouvrage,
Poutine de A à Z. Après le débat, possibilité de dîner sur
réservation (0145892048).
Publié le 3 mars 2017
UMAF
Vendredi 17 mars 2017 à 20 heures 30 : Vladimir Fédorovski
Yan's Club
5 avenue Reille, 75014 Paris
Réservations au Yan's Club
01 45 89 20 48
Nous recevrons pour cette soirée exceptionnelle le grand écrivain Vladimir
Fédorovski
Vladimir Fédorovski est un écrivain et ancien diplomate russe1, né le 27
avril 1950 à Moscou, d'origine ukrainienne, et aujourd'hui français. Il a
d'abord été élève à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou
(MGIMO). Ayant acquis une parfaite connaissance des langues anglaise,
française et arabe, il a commencé par travailler comme attaché à
l'ambassade soviétique de Mauritanie, avant d'être nommé dans les
années 1970 interprète au Kremlin, assistant Léonid Brejnev dans ses
rencontres avec les dirigeants des pays arabes. En 1977, il est nommé à
l'ambassade soviétique à Paris et en 1985, passe un doctorat d'État en
histoire sur le rôle des cabinets dans l'histoire de la diplomatie française.
De retour à Moscou, il travaille au ministère des affaires étrangères
comme chef de cabinet du vice-ministre Vladimir Petrovski (qui écrit les
discours de Léonid Brejnev et du ministre Gromyko), et fait la
connaissance d'Alexandre Iakovlev, conseiller de Gorbatchev et futur
inspirateur de la perestroïka ; Fédorovski sera ensuite nommé conseiller
diplomatique pendant la période de la glasnost. Partisan de Gorbatchev, il
est porte-parole du Mouvement des réformes démocratiques pendant le
putsch de Moscou d'août 1991, s'opposant à la ligne « dure » du Parti
communiste.
Devenu écrivain, il enseigne à HEC depuis 1992, a été fait officier des Arts
et des Lettres et a obtenu la nationalité française en 1995. Membre de la
Société des auteurs de Normandie, il est également conseiller historique
au Mémorial de Caen pour la période de la guerre froide, et a été distingué
de plusieurs prix littéraires dont le prix d'histoire André Castelot en 2006.
Il a publié son premier roman en 1997, Les Deux sœurs (Lattès), puis une
série romanesque de l'histoire russe en trois volumes (Le Roman de SaintPetersbourg, Le Roman de Moscou, et Le Roman de la Russie insolite) de
2003 à 2004 ; il dirige par ailleurs la collection « Le Roman des lieux
magiques » des Éditions du Rocher et est Président d'honneur de la
Fédération Française des Salons du livre.(Source: Wikipedia)
Nous attendons des précisions sur les thèmes qu'il voudra aborder,
probablement les relations de la France et l'Europe avec la Russie de
Vladimir Poutine.
Pensez à réserver vos places pour cette soirée exceptionnelle en
appelant le Yan's Club.
http://www.umaf.fr/index.php?post/2017/01/21/Vendredi-17-mars-2017%C3%A0-20-heures-30-%3A-Vladimir-F%C3%A9dorovski
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95784
Agenda - Paris : Exposition du sculpteur Raffy
Sarkissian
Agenda - Paris : Exposition du sculpteur Raffy Sarkissian Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous
annonce l'exposition du sculpteur Raffy Sarkissian qui reçoit
également la céramiste Annie Ezgulian le samedi 1er et dimanche
2 avril de 14h à 18h30 dans le cadre du Printemps des Arts du 15e
(Atelier (fond de cour, 1er étage à droite), 145 rue Saint Charles,
75015 Paris (code d'entrée 27541).
Exposition
Samedi 1er et dimanche 2 avril de 14h à 18h30
Printemps des Arts du 15e
Exposition du sculpteur Raffy Sarkissian qui reçoit également la
céramiste Annie Ezgulian .
Rens. : 01 45 75 55 61 pour Raffy et 06 50 71 11 89 pour Annie.
Infos : http://raffysarkissian.wix.com/arts
et
http://www.ceramicattitude.com
Atelier (fond de cour, 1er étage à droite)
145 rue Saint Charles
75015 Paris (code d'entrée 27541)
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95759
Agenda - Paris/Exposition : Herero et Nama, premier
génocide du XXe siècle
Agenda - Exposition : Herero et Nama, premier génocide du XXe
siècle - Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Le premier
génocide du XXe siècle. Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain
allemand, 1904-1908 » du 25 novembre 2016 au 12 mars 2017 au
Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy – l’Asnier, 75004 Paris.
Ouverture tous les jours sauf le samedi de 10 heures à 18 heures
et le jeudi jusqu’à 22 heures. Entrée libre.
Mémorial de la Shoah
L'exposition
#GenocideHereroNama
Le premier génocide du XXe siècle
Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand, 1904-1908
du 25 novembre 2016 au 12 mars 2017
Entre 1904 et 1908, environ 80% du peuple herero et 50% du peuple
nama vivant sur le territoire de l’actuelle Namibie ont été exterminés par
les forces du Deuxième Reich, soit environ 65 000 Herero et 10 000 Nama.
En passe d’être reconnu publiquement par la République fédérale
d’Allemagne comme génocide, ce crime de l’histoire coloniale africaine est
aujourd’hui considéré comme le premier génocide du XXe siècle.
À travers une exposition riche de nombreux documents d’archives,
d’objets et de photographies, le Mémorial de la Shoah propose pour la
première fois en France d’aborder cet événement encore très largement
méconnu du grand public, et devenu un sujet de recherche depuis le
milieu des années 1990.
Entrée libre niveau crypte et entresol
«C’était, et c’est aujourd’hui encore, ma politique que d’appliquer cette
force par la terreur absolue, voire la cruauté. Je détruirai les tribus
rebelles en versant des torrents de sang et d’argent. C’est uniquement
après un tel nettoyage que quelque chose de nouveau pourra apparaître
et perdurer.»
Lothar von Trotha, 1904.
Mémorial de la Shoah
Adresse : 17, rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris
E-mail : [email protected]
Site web : www.memorialdelashoah.org
http://genocide-herero-nama.memorialdelashoah.org/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95138
Agenda - Journée de la mémoire de l’Holocauste :
Expositions et événements en France
Agenda - Journée de la mémoire de l’Holocauste : Expositions et
événements en France - Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le
Mémorial de la Shoah étend son activité et son travail de
prévention du racisme, de l’antisémitisme et des génocides audelà de ses murs. En France, de nombreuses villes accueillent une
partie de la programmation et du Mémorial.
Mémorial de la Shoah
---------------------------------------Expositions et événements en France
Le Mémorial de la Shoah étend son activité et son travail de
prévention du racisme, de l’antisémitisme et des génocides au-
delà de ses murs. En France, de nombreuses villes accueillent une
partie de la programmation et du Mémorial.
------------------Auschwitz-Birkenau, camp de concentration et centre de mise à mort
Exposition aux Archives départementales du Rhône et de la Métropole de
Lyon
jeudi 26 janvier 2017 vendredi 10 mars 2017
Le complexe d’Auschwitz- Birkenau occupe une place tout à fait singulière
dans l’histoire du génocide des Juifs.
En savoir plus Ici
------------------Les Justes de France
Exposition à Marciac
mardi 21 mars 2017 dimanche 26 mars 2017
Durant la Seconde Guerre mondiale, le silence qui entourait la persécution
dont les Juifs étaient victimes semblait signifier que l’Europe avait sombré
dans la peur et l’indifférence ou la collaboration.
En savoir plus Ici
http://www.memorialdelashoah.org/evenements-et-expositions/hors-lesmurs/expositions-et-evenements-en-france.html
------------------SHOAH ET BANDE DESSINÉE
du 19 janvier au 30 octobre 2017
L'exposition
La mémoire contemporaine réserve une place particulière à la Shoah, un
événement sans précédent dans l’Histoire. Le propre de tout événement
est d’être historicisé, médiatisé, bref de devenir sujet de fiction. Le
génocide des Juifs d’Europe ne pouvait y échapper. Non sans prudence,
erreurs et tâtonnements, parfois avec génie, la bande dessinée s’est donc
emparée de la Shoah.
C’est ce parcours historique et artistique dans ce qu’il est convenu
d’appeler le 9e art que vous invite à explorer l’exposition Shoah et bande
dessinée, en interrogeant les sources visuelles de ces représentations,
leur pertinence, leur portée et leurs limites.
Il appartenait logiquement au Mémorial de la Shoah de s’emparer du sujet,
de s’interroger sur les tenants et les aboutissants de cet art, populaire s’il
en est, et ce dans toute sa diversité, des comics à la bande dessinée
franco-belge, des romans graphiques aux mangas.
Autour de cette exposition, de nombreuses rencontres sont organisées au
Mémorial, dont celle du 22 janvier 2017 sur le thème « Pourquoi les
super-héros n’ont-ils pas libéré Auschwitz ? » avec la présence
exceptionnelle de Chris Claremont, l’homme qui fit de Magneto (X-Men)
un rescapé de la Shoah.
http://expo-bd.memorialdelashoah.org/expositions.html
http://www.memorialdelashoah.org/evenementsexpositions/commemorations/manifestations-commemoratives-avocation-pedagogique.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95487
Agenda - Appel à la diaspora : « Ensemble au service
de la démocratie en Arménie ! »
Collectif VAN - www.collectifvan.org - L’Initiative « CitoyenObservateur », dont le but principal est de favoriser l’instauration
des principes de liberté, de concurrence et de justice dans
l’institution électorale en Arménie, a décidé de se préparer
sérieusement à l’élection législative du 2 avril prochain qui aura
une importance décisive pour le devenir de l’Arménie. L’Initiative
“Citoyen-Observateur” est menée par trois ONG : le Centre AntiCorruption Transparency International, l’Union Droit en Europe, et
le Club de la presse Asparez, dans le but d’assurer la surveillance
des élections arméniennes nationales et locales ainsi que le
contrôle de leur conformité aux normes constitutionnelles et
démocratiques internationales. Cet objectif inédit est de contrôler
tous les bureaux de vote d’Arménie, soit près de 2000 bureaux de
votes, en mobilisant près de 4000 observateurs. À cette fin, une
vaste campagne de « recrutement » d’observateurs est lancée de
façon à associer à l’Initiative « Citoyen-Observateur » non
seulement un plus large volant de nationaux et de résidents
d’Arménie, mais aussi les Arméniens de la diaspora. Le Collectif
VAN diffuse ci-dessous l'appel de l’Initiative « CitoyenObservateur » et espère vivement qu'il retiendra votre attention.
« Ensemble au service de la démocratie en Arménie ! »
L’Initiative « Citoyen-Observateur » d’Arménie
Nous vous adressons ce présent courrier au nom de l’Initiative « CitoyenObservateur » dont le but principal est de favoriser l’instauration des
principes de liberté, de concurrence et de justice dans l’institution
électorale en Arménie. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, permetteznous de nous présenter.
Créée en 2013, l’Initiative “Citoyen-Observateur” est menée par trois
ONG : le Centre Anti-Corruption Transparency International, l’Union Droit
en Europe, et le Club de la presse Asparez, dans le but d’assurer la
surveillance des élections arméniennes nationales et locales ainsi que le
contrôle de leur conformité aux normes constitutionnelles et
démocratiques internationales.
L’Initiative a exercé sa première mission durant l’élection du conseil
municipal de Yèrèvan en mai 2013. Par la suite, de 2013 à 2016, elle est
intervenue dans plus de 80 localités urbaines et rurales lors des élections
locales.
Forts de cette expérience, nous pouvons aujourd’hui affirmer qu’en cas de
contrôle public effectif des bureaux de votes, on peut réduire au minimum
les violations électorales et protéger ainsi les droits des électeurs
arméniens.
Le référendum constitutionnel du 6 décembre 2015 en a fourni un
exemple éclatant, lorsque l’Initiative a réussi à rassembler 28 ONG et à
mobiliser plus de 1000 observateurs répartis dans quelques 520 bureaux
de vote dans toute l’Arménie, permettant la prévention d’un grand
nombre de fraudes et leur enregistrement quand elles ont eu lieu. Notons
que l’exercice de notre mission s’est accompagnée d’une formation des
volontaires et qu’à ce jour près de 1500 personnes ont été formées par
nos soins à l’observation électorale.
C’est la raison pour laquelle notre Initiative a décidé de se préparer
sérieusement à l’élection législative du 2 avril prochain, laquelle, vous le
savez, aura une importance décisive pour le devenir de l’Arménie.
Et de fait, nous nous sommes fixés pour objectif inédit de contrôler tous
les bureaux de vote d’Arménie, soit près de 2000 bureaux de votes, en
mobilisant près de 4000 observateurs. Nous sommes conscients qu’il
s’agit là d’un programme ambitieux, mais nous le croyons réalisable pour
peu que nous réussissions à augmenter sensiblement le nombre des
observateurs.
Pour y arriver, nous avons décidé de lancer une vaste campagne de «
recrutement » d’observateurs de façon à associer à l’Initiative « CitoyenObservateur » non seulement un plus large volant de nationaux et de
résidents d’Arménie, mais aussi nos compatriotes de la diaspora.
Il s’agit d’enregistrer un maximum de volontaires prêts à suivre la
formation à distance que nous leur délivrerons d’ici l’échéance, prêts à
venir en Arménie à la fin du mois de mars (idéalement le 26 ou le 27 mars
de façon à être présents aux préparatifs des trois derniers jours de mars),
prêts, le jour du vote du 2 avril, à observer le cours du scrutin du matin
au soir avec leurs collaborateurs d’Arménie ainsi que le processus du
dépouillement des bulletins, et prêts, enfin, à rester sur place encore deux
à trois jours pour participer aux processus post électoraux.*
Nous vous proposons de participer à cette vaste campagne en vous
engageant vous-même et en diffusant notre appel aux membres de votre
association et autour de vous, c’est-à-dire à vos amis et connaissances et
plus généralement aux milieux arméniens de votre pays. Pour s’engager
en tant qu’observateur volontaire, il faut s’inscrire sur le site suivant :
http://citizenobserver.am/observers/registration
En espérant que notre proposition, sous le vocable de « Ensemble au
service de la démocratie en Arménie ! » retiendra votre attention et
deviendra l’occasion d’une collaboration nouvelle, singulière et
enthousiaste entre l’Arménie et la Diaspora, nous vous adressons nos
meilleures et compatriotiques salutations,
Les membres de l’Initiative « Citoyen-Observateur » :
Centre Anti-Corruption Transparency International
Sona Ayvazyan, Directrice-Exécutive
Club de la presse Asparez
Lèvon Barsèghyan, Président
Union Droit en Europe
Loussiné Hakobyan, Présidente
Site officiel de l’initiative « Citoyen-Observateur » :
www.citizenobserver.am
Pour nous joindre : [email protected]
* Nous vous prions de noter que les frais de voyage et de séjour en
Arménie durant la semaine de l’observation sont à la charge des
volontaires de la diaspora, hormis les frais inhérents à la mission
d’observation en elle-même.
http://www.citizenobserver.am/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=95210
Agenda - Paru : Génocide. Anatomie d’un crime et
Genèse du droit international d'Yves Ternon
Agenda - Parution : Génocide. Anatomie d’un crime et Genèse du
droit international d'Yves Ternon - Collectif VAN www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous annonce la parution
des ouvrages d’Yves Ternon Génocide. Anatomie d’un crime, éd.
Armand Colin, 2016, et Genèse du droit international. Des pères
fondateurs aux conférences de La Haye, éd. Karthala, 2016.
*******
Génocide - Anatomie d'un crime d'Yves TERNON - Préface
d'Annette Becker
Editeur : Armand Colin
Année : 2016
Imprimeur/Fabricant : 95-Domont : Dupli-print
Description : 14 x 22 cm, 304 pages
Collection : Le temps des idées
Notes : Contient 4 articles publiés précédemment dans la "Revue
d'histoire de la Shoah" et 3 exposés faits lors de conférences, de colloques
ou d'enseignement dispensé par le Mémorial de la Shoah. - Bibliogr. p.
288-292. Index
Sujets : Racisme - Histoire - Génocide -- 20e siècle
ISBN : 9782200614423
Bibliothèques : Consultable à la Bibliothèque de la Cathédrale
apostolique arménienne, Paris
Prix : 23,90 euros
Achat possible sur : Amazon
Présentation
Génocide. Ce néologisme, créé par Rafael Lemkin en 1943 pour signifier la
destruction des Juifs d’Europe, assassinés pour ce qu’ils étaient,
n’appartient hélas pas au passé. Avant la Shoah, le monde avait été
témoin du génocide des Arméniens en 1915 ; plus près de nous, en 1994,
les Tutsi furent également les victimes de ces destructions de masse.
Yves Ternon s’est consacré depuis les années 1960 à l’étude de la
médecine allemande sous le national-socialisme. Il est depuis devenu un
historien de premier plan sur la question du crime de génocide.
Cet ouvrage, qui constitue la synthèse de ses recherches sur la question,
est consacré dans un premier temps à « décortiquer » les sources
idéologiques, juridiques et historiques ; dans un second temps, aux
paramètres ayant conduit à leur application visant à la destruction du
peuple arménien de l’Empire ottoman, des Juifs d’Europe et des Tutsi du
Rwanda.
La préface de l’historienne Annette Becker revient sur le parcours d’Yves
Ternon, parcours ayant abouti à cette réflexion autour de la genèse du
racisme biologique et du crime de génocide.
Une réflexion nécessaire à l’heure où le monde est de nouveau plongé
dans d’autres formes de violences.
Analyse scientifique. Le terreau idéologique : "Penser, classer, exclure.
Origine du racisme biologique". L'infraction criminelle : "Qu'est-ce qu'un
génocide ?" Méthode de travail : "Approche comparée des génocides
avérés du XXe siècle : génocide des Arméniens. Génocide des Juifs
d'Europe Génocide des Tutsi au Rwanda". Dossiers criminels. Le rôle de la
guerre dans l'accélération du processus génocidaire. "Violations des lois et
coutumes de guerre au cours des guerres des Balkans (1912-1913)". "Le
génocide des Arméniens de l'Empire ottoman (1915-1916). Cent ans de
recherche". Première étape de la mise en application du racisme
biologique par purification de la race allemande : "L'Aktion T4. De l'usage
des chambres à gaz par l'organisation SS". Les méfaits de l'ethnisme : "Le
génocide des Tutsi au Rwanda (avril-juillet 1994)
http://www.armand-colin.com/genocide-anatomie-dun-crime9782200614423
----------------------------------Genèse du droit international : Des Pères fondateurs aux
conférences de la Haye Broché – 18 avril 2016
de Yves Ternon (Auteur)
Détails
ISBN : 9782811114534
Nombre de pages: 480
Hauteur: 215 mm
Largeur: 135 mm
Date de parution: 2016
Date de publication: 18/04/2016
Editeur: Karthala
Prix : 27,00 €
Résumé
Comme le développe Yves Ternon dans cet ouvrage, le droit international
est l’œuvre de Pères fondateurs. Pour chacun d’eux, son élaboration se
situe dans un espace politique et un mouvement de pensées qui
influencent leur œuvre. Ce droit, ils l’ont construit avec les philosophes,
les publicistes et autres témoins de leur temps, tout en demeurant
attachés aux intérêts de leur nation.
Description complète
Pendant plus de vingt siècles, les jurisconsultes ont débattu du droit.
Traitant des lois naturelles, ils faisaient référence aux principes moraux du
monde civilisé et à la nécessité pour les États de s’accorder sur des règles
qui leur permettraient de coexister dans la paix. Après qu’Athènes eut
ébauché les premières règles d’un droit international privé, Rome rédigea
un jus gentium, ensemble des droits accordés aux peuples étrangers, un
droit que Justinien codifia pour le monde chrétien.
Au XVIe siècle, le théologien catholique espagnol Vitoria pose la première
pierre de l’édifice d’un droit des gens, expression de la renaissance de
l’humanisme. Au XVIIe siècle, Grotius fixe les règles de ce droit dans la
guerre et dans la paix, alors qu’au terme de la guerre de Trente Ans, la
paix de Westphalie tente d’établir un équilibre européen. Les
jurisconsultes du XVIIIe siècle incluent le droit des gens dans le droit
naturel, puis Vattel, dans un ouvrage écrit en langue française – et non
plus en latin – dissocie ces deux droits, au nom de la raison. Les Lumières,
les Révolutions américaine puis française, l’Empire napoléonien imposent
les principes des droits de l’homme : on commence à parler d’un droit
international.
Au XIXe siècle, conscients de la nécessité de contenir les violences de
guerre, les jurisconsultes posent les fondements d’un droit pénal
international. Au terme de congrès et de conférences, ils les font adopter
par de plus en plus de nations. Néanmoins, à la veille de la Première
Guerre mondiale qui ouvre un siècle de violences extrêmes, ce droit n’est
qu’une ébauche.
Comme le développe Yves Ternon dans cet ouvrage, le droit international
est l’œuvre de ces Pères fondateurs. Pour chacun d’eux, son élaboration
se situe dans un espace politique et un mouvement de pensées qui
influencent leur œuvre. Ce droit, ils l’ont construit avec les philosophes,
les publicistes et autres témoins de leur temps, tout en demeurant
attachés aux intérêts de leur nation.
Yves Ternon, historien, s’est spécialisé dans l’étude des crimes de masse
et a initié une approche comparée des trois génocides qui ont marqué le
XXe siècle : des Arméniens de l’Empire ottoman, des Juifs dans l’Europe
occupée par les nazis et des Tutsi du Rwanda. Il a notamment publié : Les
Arméniens. Histoire d’un génocide ; L’État criminel (ces deux livres aux
Éditions du Seuil) ; Guerres et génocides au XXe siècle (chez Odile Jacob).
http://www.karthala.com/
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95363
Agenda - Parution-Événement : Mémorial du 24 avril
par Téotig
Agenda - Parution-Événement : Mémorial du 24 avril par Téotig Collectif VAN - www.collectifvan.org - Événement ! Les Éditions
Parenthèses annoncent la parution de la traduction du livre
référence de Téotig qui a rendu un nom et un visage aux victimes
arméniennes de la rafle du 24 avril 1915 dans l'actuelle Istanbul.
Ce témoignage capital avait été publié en 1919 à Constantinople
pour la première commémoration de cette date fatidique. Un siècle
plus tard, cet irremplaçable Mémorial garde sa valeur de symbole.
Il s’agit ici du document de référence sur la rafle et l’exécution de
761 personnalités, prémisse du génocide perpétré à l'encontre du
peuple arménien par le gouvernement Jeune-Turc.
Publié le 22 novembre 2016
Éditions Parenthèses
Quatre ans après la nuit tragique de la rafle du 24 avril 1915 à Istanbul,
marquant le début du génocide des Arméniens par la Turquie ottomane,
un groupe d’intellectuels survivants se donne la mission de commémorer
solennellement le souvenir des disparus. Il est alors demandé à Téotig,
écrivain et éditeur réputé pour la qualité de ses biographies lui-même
rescapé d’années de déportation, de préparer une publication à l’occasion
de la première Commémoration de cette date fatidique, en 1919, au
lendemain de l’armistice.
Le « Mémorial du 24 avril » se compose de deux parties, l’une purement
biographique (intellectuels de la capitale Istanbul déportés et éliminés —
écrivains, poètes, enseignants, avocats, députés —, médecins, soldats,
artisans, ecclésiastiques de province), par région et ville. Une seconde
partie comprend deux témoignages de rescapés, concernant les deux
centres principaux où l’élite a été déportée puis exécutée :
« Vers Ayache » de Puzant Bozadjian, décrit les arrestations et la
déportation au fin fond de l’Anatolie ; « Souvenirs de Tchanguere » de
Mikael Chamdandjian, s’attache particulièrement aux derniers jours de
deux poètes emblématiques disparus, Daniel Varoujan et Roupen Sevag.
Un siècle plus tard, cet irremplaçable Mémorial garde sa valeur de
symbole. Il s’agit ici du document de référence sur la rafle et l’exécution
de 761 personnalités, prémisse de l’élimination de tout un peuple.
Téotig
Mémorial du 24 avril
Traduit de l’arménien par Alice Der Vartanian et Houri Varjabédian
Collection : Diasporales
16,5 × 23 cm, 176 pages, photographies, index, 2016.
ISBN 978-2-86364-300-6
Prix : 23 €
Éditions Parenthèses
72, cours Julien —13006 Marseille
téléphone : 0 495 081 820
[email protected]
http://www.editionsparentheses.com/Memorial-du-24-avril
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94984
Agenda - Paru : Une enquête sur l'assassinat des 3
militantes kurdes à Paris
Agenda - À paraître, une enquête sur l'assassinat des 3 militantes
kurdes à Paris - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Dans le
10e arrondissement de Paris, derrière la lourde porte du 147 rue
La Fayette, se trouve un crime impuni, protégé par la raison d’Etat.
Le 9 janvier 2013, trois femmes kurdes ont été tuées au premier
étage de l’immeuble, dans un petit appartement. Elles ont été
exécutées de plusieurs balles dans la tête. Sakine Cansiz était une
des fondatrices de la guérilla kurde du Parti des travailleurs du
Kurdistan (PKK) et avait créé la branche des femmes de
l’organisation; Fidan Dogan était en charge du lobbying du
mouvement en France et Leyla Saylemez était une jeune militante.
Pendant plusieurs mois, Laure Marchand a enquêté dans plusieurs
pays et a eu accès à des sources turques et françaises inédites qui
lui ont permis d’établir des liens entre le suspect numéro 1 et le
MIT, les services secrets turcs."
Publié le 07 décembre 2016
Actes sud
Triple assassinat au 147, rue La Fayette
Laure MARCHAND
Solin
Hors collection
Janvier, 2017 / 11,5 x 19,5 / 192 pages
ISBN 978-2-330-06889-9
prix indicatif : 22, 00€
Genre : Essais, Documents
Triple meurtre au 147 rue La Fayette
Dans le 10e arrondissement de Paris, derrière la lourde porte du 147 rue
La Fayette, se trouve un crime impuni, protégé par la raison d’Etat.
Le 9 janvier 2013, trois femmes kurdes ont été tuées au premier étage de
l’immeuble, dans un petit appartement. Elles ont été exécutées de
plusieurs balles dans la tête. Sakine Cansiz était une des fondatrices de la
guérilla kurde du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et avait créé la
branche des femmes de l’organisation; Fidan Dogan était en charge du
lobbying du mouvement en France et Leyla Saylemez était une jeune
militante.
Depuis trois ans, les éléments à charge contre les services secrets turcs,
suspectés d’avoir commandité leur exécution, se sont accumulés sur le
bureau de la juge d’instruction qui a bouclé son enquête. Mais un seul
accusé, Ömer Güney, sera jugé lors du procès en assises qui s’ouvrira à
Paris en décembre 2016.
Malgré des faits accablants, les autorités politiques françaises ne
réclament aucun compte à la Turquie. Alors que le courage des
combattantes kurdes du PKK contre l’Etat islamique en Irak et en Syrie est
salué dans le monde entier, la mort de leurs camarades en plein Paris est
recouverte d’un linceul de silence. Car les autorités françaises ont choisi
de renforcer leur alliance stratégique avec Ankara. Faisant fi de leurs
engagements à lutter contre le terrorisme. L’instruction a conclu que
Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Saylemez avaient été victimes d’un «
acte terroriste ». Sur le sol français, cyniquement, les victimes du
terrorisme n’ont donc, à l’évidence, pas toute la même valeur.
Pendant plusieurs mois, j’ai enquêté dans plusieurs pays et j’ai eu accès à
des sources turques et françaises inédites qui m’ont permis d’établir des
liens entre le suspect numéro 1 et le MIT, les services secrets turcs.
http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/triple-assassinat-au-147rue-la-fayette
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=95114
Agenda - Paru : Exils arméniens, Du Caucase à Paris
Agenda - Paru : Exils arméniens, Du Caucase à Paris - Collectif
VAN - www.collectifvan.org - "Exils arméniens, Du Caucase à
Paris" vient de paraître aux Éditions Belin, sous la signature
d'Anouche Kunth. Cette jeune chercheuse publie ici sa thèse
menée sous la direction de Claire Mouradian, et brillamment
soutenue à l'EHESS le 8 juillet 2013. Cet ouvrage magistral et
passionnant retrace le destin des grandes familles arméniennes
issues des marges caucasiennes de l'Empire russe et fuyant les
convulsions de la révolution bolchevique. Leurs trajectoires
croisent en France celles des Arméniens de Turquie, rescapés du
génocide de 1915.
Editions Belin
Anouche Kunth
Exils arméniens
Du Caucase à Paris
Collection : Contemporaines
Editeur : Belin
Directeur de collection : Henry Rousso
23.00 €
ISBN 978-2-7011-9838-5
"Une histoire d'exils, de l'Arménie à la France"
Les convulsions de la révolution bolchevique jettent hors de Russie plus
d'un million de réfugiés, qui croient leur fuite temporaire. Elle va s'avérer
irréversible, la perte de la patrie se conjuguant bientôt avec celle des
droits nationaux. Parmi ces « sans-droits », quelques centaines de
grandes familles arméniennes, issues des marges caucasiennes de
l'Empire des Romanov. Banquiers et industriels, artistes, professeurs
d'université, hommes politiques : tous, vers 1920, s'enfuient avec femmes
et enfants, par crainte des violences que le nouveau régime de Moscou
inflige à ses « ennemis de classe ». Hors de Russie, et tout
particulièrement en France où convergent des dizaines de milliers d'exilés,
leurs trajectoires croisent celles des Arméniens de Turquie, persécutés
quant à eux pour des motifs ethno-confessionnels.
L'histoire des exils arméniens s'écrit ici à hauteur d'hommes et de femmes
en fuite, de familles soudées face au danger, parfois séparées, plongées
dans l'opacité après le renversement de l'ordre ancien. Que faire ? Où
aller ? Quel projet poursuivre en ces temps de chaos et d'incertitude ?
Comment préserver ses ressources et recréer un ordre pour soi ? Les
parcours de ces anciens sujets d'empires donnent à penser ce que
reconstruit l'exil, lieu de mise à l'épreuve individuelle et de réélaboration
des destinées collectives.
Anouche KUNTH est historienne, chargée de recherche au CNRS
(Migrinter). Ses travaux actuels, consacrés au monde arménien en exil,
abordent l'événement génocidaire depuis la dispersion massive et forcée
des survivants. Elle est l'auteur, notamment, de Arméniens en France, du
chaos à la reconnaissance, Toulouse, L'Attribut, 2010, co-écrit avec Claire
Mouradian.
http://www.editions-belin.fr/ewb_pages/f/fiche-article-exils-armeniens27735.php?lst_ref=1
http://www.collectifvan.org/article.php?r=5&id=94815
Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger
l'Etat à travers la guerre"
Agenda - Paru : "L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à
travers la guerre" - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le
Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé
entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de
cette enclave à majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les
premiers dirigeants soviétiques : véritable bombe à retardement,
elle aura lancé la longue série des mouvements nationaux
ébranlant l'URSS à la fin des années 1980. (...) Grâce au conflit
gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au
Caucase du sud." Préfacé par Gérard Chaliand et publié par les
Éditions Karthala, cet ouvrage capital est signé Taline Papazian,
docteure en science politique et chargée de cours à Sciences Po
Paris. Le présent ouvrage constitue sa thèse de doctorat en
science politique, brillamment soutenue le 25 janvier 2011 à l’IEP
de Paris.
Publié 17 octobre 2016
L'Arménie à l'épreuve du feu. Forger l'Etat à travers la guerre
Par Taline Papazian
Préface de Gérard Chaliand
26€ - Karthala
Le Haut-Karabakh est depuis plus de 25 ans l'objet d'un conflit armé entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Situation étrange que celle de cette enclave à
majorité arménienne placée en Azerbaïdjan par les premiers dirigeants
soviétiques : véritable bombe à retardement, elle aura lancé la longue
série des mouvements nationaux ébranlant l'URSS à la fin des années
1980. Mais tandis que l'URSS se décompose, la question du Karabakh
explose. Le présent ouvrage démontre comment la guerre fournit contre
toute attente des ressorts idéologiques, politiques et militaires favorables
à la reconstruction de l'Etat arménien. C'est paradoxalement au moment
où le cessez-le-feu s'installe dans la durée, depuis le milieu des années
2000, que la pérennité de l'Etat arménien semble la plus sournoisement
menacée. Dans la guerre ouverte comme dans l'absence de paix véritable,
l'Arménie est soumise à l'épreuve du feu. Après avoir remporté la
première manche, c'est désormais la consolidation de l'Etat dans sa
dimension non plus guerrière mais de gouvernance qui sera le gage de
son succès. Le conflit du Karabakh et ses rapports intrinsèques avec les
aléas de l'Etat arménien s'inscrivent dans l'histoire longue des
nationalismes du sud de l'Europe depuis le début du vingtième siècle, à la
croisée des intérêts des puissances européenne, américaine, russe et
turque. Crise politique régionale aux implications internationales dont le
règlement est perpétuellement différé, elle condense les enjeux
géopolitiques contemporains de l'ancienne aire soviétique : grâce au
conflit gelé du Haut-Karabakh, Moscou reste l'arbitre de la rivalité entre
l'Arménie et l'Azerbaïdjan et, plus largement, maîtresse du jeu au Caucase
du sud. Si le Haut-Karabakh se rattache aux conflits ethno-territoriaux
légués par l'URSS, sa portée géostratégique est plus large : il est la clé
d'un déblocage des relations géopolitiques entre les trois pays du Caucase
du sud (Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) et leurs partenaires
internationaux : Union Européenne, Etats-Unis, Russie, Turquie et Iran.
Taline Papazian est docteure en science politique et chargée de cours à
Sciences Po Paris. Outre l’espace post-soviétique contemporain, ses
travaux portent également sur les usages de la violence armée dans les
espaces impériaux ottomans et russes.
Table des matières
Préface
Remerciements
Introduction
Première partie : Le conflit du Karabakh : problème national,
affaire d’État
1. La question du Haut-Karabakh, d’un syndrôme du nationalisme
à la redéfinition politique de la nation
2. Violence physique et souveraineté politique : aux origines d’une
filiation
3. Un État arménien indépendant, réponse à la question du
Karabakh
L’État, aboutissement du mouvement du Karabakh
Stratégie de gouvernement et topoï nationaux : les ambiguités de l’État
arménien
L’« État des Arméniens » (Hayots bédaganoutiun)
Refonder l’État, l’entreprise politique du MNA
Subordonner les questions nationales aux intérêts de l’État
La « normalité », sens contesté de la refondation de l’État
Idéologie et pratique de la « normalisation »
Nation-État, un rapport au cœur de nouveaux clivages idéologiques
Deuxième partie : La guerre et l’État
4. La guerre, épreuve de l’État arménien
Le contrôle des forces armées, enjeu de l’affirmation du nouvel ordre
étatique
Les fonctions de l’État : assurer la sécurité à l’intérieur
En vue d’affronter l’hostilité extérieure
Du dire au faire : gagner du temps sur la guerre
Situation d’hostilité et décision de guerre : les difficultés d’une réalité
politique
Au-delà des positions de principe, l’irréductibilité de l’ennemi ?
La guerre pour le Haut-Karabakh, épreuve de la souveraineté de l’État
arménien
5. Faire la guerre, bâtir l’armée
Espace de la guerre et territoire de l’État
De l'autodéfense des volontaires à la guerre moderne : faire la guerre et
construire l’armée
Les bases d’une armée régulière
Les officiers supérieurs de l’armée soviétique : l’expérience d’une tradition
militaire d’État dans l’organisation de l’armée nationale
Le combattant volontaire, du défenseur de la liberté au contractuel d’État
Le financement de la contrainte : l’État en quête de ressources
La participation directe de l’État à l’effort de guerre
Effets sur l’État d’une quête de ressources pour la guerre
6. En l’absence de paix, « garder la poudre au sec »
Le renforcement de l’institution militaire, gage de l’État arménien
La guerre, l’armée et l’État
La conscription, problème exemplaire des forces et faiblesses de l’armée
nationale
L’Armée, institution fédératrice de la société
La modernisation de l’armée en situation de ni guerre ni paix
Troisième partie : Trajectoire d’un État forgé dans le conflit
7. Contrainte et capital dans l’Arménie en conflit : entre
implication et déresponsabilisation
Un capital longtemps au service de la contrainte
Le conflit du Karabakh, facteur du déséquilibre ou prétexte à
l’immobilisme ?
8. Guerre et paix : pratiques de pouvoir et institutions
républicaines
Le conflit du Karabakh, domaine réservé du pouvoir exécutif
La situation d’exception, révélatrice de la nécessité d’un pouvoir exécutif
autonome
Le conflit du Karabakh, objet de lutte pour un monopole politique
Le conflit du Karabakh et la Constitution de la République d’Arménie
9. Des représentations conflictuelles de l’État arménien
Cause ou prétexte de la crise de 1997-1998
Clé de la normalité de l’État : Levon Ter Petrossian ou la conviction du
libéralisme
Moteur d’un État-nation : Vazgen Sargsian du père de l’armée au chef de
la nation
Sceptre du pouvoir : Robert Kotchorian de l’enclave assiégée à l’État
forteresse
Ni sans, ni sens : Serge Sargsian, « le dernier des Mohicans » ?
Conclusion : La forge refroidie, l’État achevé ?
Annexes
Sources et bibliographie
http://www.karthala.com/hommes-et-societes/3089-l-armenie-a-lepreuve-du-feu-forger-l-etat-a-travers-la-guerre-9782811115616.html
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=94712
Agenda - Paru : Un siècle de génocides. Des Hereros
au Darfour (1904-2004)
Agenda - Paru : Un siècle de génocides. Des Hereros au Darfour
(1904-2004) - Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le XXe
siècle restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec
l'anéantissement des Hereros en 1904 et l'éradication des
populations arméniennes de l'Empire ottoman pour se terminer
avec l'extermination des Tutsis du Rwanda et les nettoyages
ethniques dans l'ex-Yougoslavie et du Darfour. Entre ces deux
moments, le monde aura été le témoin de la famine ukrainienne,
de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie
du peuple cambodgien." Un siècle de génocides. Des Hereros au
Darfour (1904-2004), de Bernard Bruneteau, vient de paraître
chez Armand Colin.
Publié le 22 septembre 2016
Armand Colin
Un siècle de génocides
de Bernard Bruneteau
Armand Colin
2016-09-14
PRIX 16,99 €
EAN ebook 9782200616731
Le XXe siècle restera celui de l'épouvante.
Il a commencé avec l'anéantissement des Hereros en 1904 et l'éradication
des populations arméniennes de l'Empire ottoman pour se terminer avec
l'extermination des Tutsis du Rwanda et les nettoyages ethniques dans
l'ex-Yougoslavie et du Darfour. Entre ces deux moments, le monde aura
été le témoin de la famine ukrainienne, de l'immense tragédie de la Shoah,
de la disparition d'une partie du peuple cambodgien.
Cet essai met en perspective les entreprises exterminatrices les plus
marquantes du XXe siècle en donnant un caractère opératoire au concept
de génocide défini en 1944 par Raphael Lemkin. Leur histoire montre que
le génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la
définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur. Aussi
l'auteur s'attache-t-il en permanence à répondre à deux questions :
qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocide? qu'est-ce qui
autorise le génocide à se présenter comme une "solution"?
Nota CVAN : nous avons fait le choix de reproduire le texte de la 4e de
couverture du livre, plus complet que celui présenté en ligne.
http://numerique.armand-colin.com/703887/Un-siecle-degenocides.ebook
http://www.collectifvan.org/article.php?r=0&id=94530
DOSSIERS PERMANENTS
Observatoire du Négationnisme du Collectif VAN
Récapitulatif des principaux faits et articles négationnistes relevés
depuis 2006.
SOMMAIRE : http://www.collectifvan.org/article.php?id=21105
Ephémérides
La rubrique "Ephéméride" du Collectif VAN a été lancée le 6
décembre 2010. Elle recense la liste d’événements survenus à une
date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les
thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du
Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de
nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée).
Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)
Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)
SITES INTERESSANTS
Visitez notre page de liens : http://www.collectifvan.org/liens.php?r=7
QUELQUES INFORMATIONS SUR LE SITE DU COLLECTIF VAN
Rubrique Info Collectif VAN
Retrouvez toutes les traductions de la presse anglophone ou
turcophone dans notre rubrique Info Collectif VAN
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?r=0&page=1
Le Collectif VAN met en ligne régulièrement des traductions de la presse
anglophone et turcophone. Oeuvres de militants, de sympathisants du
Collectif VAN et de prestataires, ou émanant de sites externes (tel celui de
la FEAJD), ces traductions visent à mettre à la disposition du plus grand
nombre, les informations essentielles à la bonne compréhension de
l'actualité.
Vous retrouverez également dans la Rubrique Info Collectif VAN :
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- nos informations ou communiqués de presse, ainsi que ceux de certaines
organisations externes.
- le sommaire bi-quotidien de notre Revue de Presse du jour.
- la Revue de la presse turque en français (ni traduite ni commentée de
notre part).
- la Revue de la presse arménienne préparée par l'Ambassade de France
en Arménie.
Rappel :
Vous avez en haut de page, un module Recherche pour retrouver un
article. Attention, le champ de saisie ne doit comporter qu'un seul mot.
Essayer de cibler en choisissant plutôt des noms propres, pour éviter un
trop grand nombre d'occurrences.
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met à jour quotidiennement des dizaines d'articles. Sachez
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Rubrique News
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cessé d'être alimentée mais elle constitue une source d'archives pour les
informations quotidiennes qui y ont été postées depuis le lancement du
site en mars 2006. La revue de presse - collectée 5 jours par semaine par
la webmaster du Collectif VAN à partir des médias en ligne francophones
- est donc à suivre uniquement dans la Veille-Média du Collectif VAN et
sur les réseaux sociaux de notre association très active sur Facebook et
Twitter.
Info Collectif VAN
Toutes les traductions, résumés, informations propres au Collectif VAN
sont en ligne à l'accueil dans la Rubrique Info Collectif VAN
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Tout sur VAN
Mieux connaître le Collectif VAN : rendez vous à la rubrique Tout sur
VAN.
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Tout sur VAN : vous y trouverez également les courriers des
lecteurs
Les courriers des sympathisants du Collectif VAN nous font chaud au coeur
et nous confortent dans la certitude que notre approche du combat que
nous menons, est juste. Et comme ça fait toujours du bien de relire de
temps en temps leurs encouragements et dans la mesure du possible,
nous mettons en ligne les mails reçus, du plus récent au plus ancien (en
ne gardant que les initiales des sympathisants) :
http://www.collectifvan.org/article.php?r=1&id=6137
http://www.collectifvan.org/article.php?r=1&id=2203
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Tous les articles de la presse française rendant compte des actions
réalisées par le Collectif VAN sont en ligne dans la rubrique Salle de
presse.
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Communiqués
Les Communiqués du Collectif VAN se trouvent dans la rubrique
Communiqués.
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Tous les articles présentant les actions organisées et réalisées par le
Collectif VAN sont mis en ligne dans la rubrique Actions VAN.
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Agenda
Les annonces parlant des événements culturels à venir (réunions
publiques, manifestations, conférences, concerts, projections de films,
expositions, parution d'ouvrages, etc.), sont mises en ligne dans la
rubrique Agenda.
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Photothèque
De nombreux photos-reportages sont disponibles en ligne dans la rubrique
Photothèque
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Veille-Media
Toutes les Veilles-Media à télécharger sur :
http://www.collectifvan.org/rubrique_veille.php?r=9&page=1
MEDIAS
Quelques émissions TV & radios
où les citoyens peuvent intervenir
Soyez un citoyen actif et participez aux débats dans les médias.
Quelques coordonnées :
TF1 - 1, quai du point-du-jour 92656 Boulogne cedex
Tel : 01 41 41 12 34 / 0803 809 810 — Fax : 01 41 41 28 40
Internet : www.tf1.fr
France 2 - 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris cedex 15
Tel : 0825 033 333 Fax : 01 56 22 98 74
Internet : www.france2.fr
Email : [email protected]
France 3 - 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris cedex 15
Tel : 0825 033 333 Fax : 01 56 22 75 02
Internet : www.france3.fr
Email : [email protected]
[email protected]
Canal + - 85-89 quai André Citroën 75711 Paris cedex 15
Tel : 01 44 25 10 00 Fax : 01 44 25 12 34
Internet : www.cplus.fr
France 5 - 8, rue Marceau 92785 Issy-les-Moulineaux cedex 9
Tel : 01 55 00 74 74 — Fax : 01 55 00 77 00
Internet : http://www.france5.fr/
Email : http://www.france5.fr/contact/
Ecrivez à Alain Le Garrec, médiateur des programmes sur :
http://www.france5.fr/contact/W00069/2/71909.cfm
Arte - 2a rue de la Fonderie 67080 Strasbourg cedex
Tel : 03 88 14 22 55 — Fax : 03 88 14 22 00
Internet : www.arte-tv.com
Email : [email protected]
M6 - 89, av. Charles de Gaulle 92575 Neuilly/Seine cedex
Tel : 0825 06 66 66 - Fax : 01 41 92 66 10
Internet : www.m6.fr
iTélé - 6 allée de la Deuxième DB 75015 Paris
Tel : 01 53 91 50 00— Fax : 01 53 91 50 01
Internet : www.itelevision.fr
LCI - 54 av. de la Voie Lactée 92656 Boulogne cedex
Tel : 01 41 41 23 45— Fax : 01 41 41 38 50
Internet : www.lci.fr
Quelques émissions TV :
France2 :
Relations.france2
Participez
"On n'est pas couché"
Chaque samedi soir, en deuxième partie de soirée, retrouvez Laurent
Ruquier entouré de Natacha Polony et Aymeric Caron.
Vous voulez donner votre avis ?
Contactez l'émission au 01 41 11 11 11
On n'est pas couché
Participez au débat sur le Forum.
Ce soir (ou jamais !) de Frédéric Taddéï.
Tous les vendredis, en direct à 22h30
Participez au débat sur le Forum.
Mots croisés avec Yves Calvi
Tous les lundis, en deuxième partie de soirée, Mots croisés provoque et
nourrit le débat citoyen avec ceux qui font l’actualité.
Une fois l'émission terminée, continuez le débat sur le Forum.
Quelques émissions Radio :
Europe 1www.europe1.fr
Semaine de 10h30 à 12h00
Jean-Marc Morandini
Coup de pied dans le PAF chaque matin : Jean-Marc Morandini nous dit
tout sur le monde du petit écran au travers de reportages et d’enquêtes
dans les coulisses de la télé. Egalement en studio chaque matin, une star
du petit écran ou un patron de chaîne répondra aux questions de JeanMarc Morandini et des auditeurs. A découvrir aussi, le zapping de la télé
de la veille et les commentaires des auditeurs qui donnent leurs coups de
cœur et leurs coups de gueule sur le répondeur de l’émission au 01 42 32
42 32 ou en direct au 01 42 32 15 15.
RTLwww.rtl.fr
En semaine de 13h00 à 14h00
Pierre-Marie Christin"Les auditeurs ont la parole"
Pierre-Marie Christin présente de 13h00 à 14h00, “Les Auditeurs ont la
Parole”. Réagissez à l'actualité par téléphone (32 10) ou sur internet.
Entre 10H et 14H, une standardiste prend votre témoignage. Avant 10H et
après 14H, vous pouvez laisser vos messages sur le répondeur, sans
oublier de laisser vos coordonnées téléphoniques si vous voulez participer
à l'émission.
France Interwww.radiofrance.fr
Le téléphone sonne
En semaine de 19h20 à 20h00
Si vous voulez poser une question, témoigner et/ou intervenir à
l'antenne...
- le téléphone 01.45.24.70.00 dès 17h
- Internet, en utilisant le formulaire de la page "Pour intervenir".
- le SMS+ pour réagir pendant l'émission, de 19h20 à 20h : sur votre
téléphone mobile, saisir le code " TEL " suivi d'un espace, votre question
puis valider et envoyer au 6 20 30. (0.35€ par message plus le prix du
sms)
Le lundi, mardi, jeudi et vendredi à 19h20, nous vous invitons à réagir sur
un thème de l'actualité, à poser vos questions aux invités du téléphone
sonne. Vous pouvez également, après la diffusion, réécouter l'émission
dans son intégralité.
Là-bas si j'y suis
En semaine, à 15h
Exprimez-vous sur le répondeur de « Là-bas si j’y suis » : 01 56 40 37 37
ou par mail : [email protected]
RMCwww.rmcinfo.fr
BOURDIN & Co Le 1er show radio d'info
Du lundi au vendredi de 6h à 10h.
Découvrez une nouvelle façon de traiter l'info du matin avec "Bourdin
&Co" ! Finis les journaux austères et redondants. Voilà enfin un espace de
liberté où auditeurs, politiques et journalistes sont logés à la même
enseigne. Jean-Jacques Bourdin agite, provoque, polémique, et vos
réactions ne se font jamais attendre! Un ton débridé et sincère pour des
échanges parfois musclés mais toujours respectueux. Pour intervenir :
Appelez le 3216 (0,34€/min).
=============================================
L'association des auditeurs de France Culture
L'association des Auditeurs de France Culture (aafc), créée en 1984,
rassemble les personnes qui veulent manifester leur intérêt pour cette
chaîne de radio dont les émissions sont écoutées et appréciées au delà de
nos frontières.
L'objet de l'association est de regrouper les auditeurs de France Culture
pour favoriser des rencontres et coordonner les actions visant à :
- l'évolution de la chaîne dans le maintien de sa qualité ;
- la préservation de son identité et de sa spécificité ;
- l'amélioration de sa technique et de son confort d'écoute ;
- son ouverture aux différents aspects de la culture ;
- son rayonnement et développement de son influence ;
- sa pérennité.
L'Association se déclare attachée au caractère de service public de France
Culture et ne saurait en aucun cas se substituer à lui. Elle se veut
pluraliste et indépendante de tout engagement politique, confessionnel,
syndical et philosophique.
Association des auditeurs de France Culture
83 boulevard Beaumarchais
75003 Paris
Téléphone : 01 42 09 03 67
Courriel : [email protected]
=============================================
----------------------------------------------------------------------------------Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: [email protected]
http://www.collectifvan.org
Les Infos Collectif VAN sur :
http://www.collectifvan.org/rubrique.php?page=1&r=0
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Veille Media du 14/03/2017